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L’avenir institutionnel de la Lorraine en discussion chez le Préfet du Grand Est

Une délégation emmenée par le Président du Groupe BLE Lorraine et le Vice-président du Parti Lorrain a dernièrement été reçue en l’Hôtel de Préfecture à Strasbourg par Monsieur Jean-Luc Marx, Préfet de la Région du Grand Est et Préfet du Bas-Rhin, dans le cadre de ses consultations sur l’avenir institutionnel de l’Alsace et désormais de la Lorraine. Le Préfet doit en effet remettre d’ici fin juin un rapport sur la question à Monsieur le Premier Ministre.

A cette occasion, la synthèse des travaux de réflexion menés par le Groupe BLE Lorraine au sujet de l’avenir institutionnel de la Lorraine et de l’Alsace a été remise en main propre à Monsieur le Préfet (Lire la synthèse ici). 

Au cours de cet entretien d'une heure, le Préfet a pris note de la possibilité de fusionner les quatre départements lorrains pour former une collectivité unique de Lorraine. Une proposition de loi a d’ailleurs été déposée en ce sens fin 2017 au Sénat. La question de l’égalité républicaine entre les territoires a également été évoquée. Autrement dit, ce qui est envisagé et fait pour l’Alsace, doit aussi l’être pour la Lorraine et la Champagne-Ardenne. La notion d’égalité, chère à la devise de la France, doit être respectée au risque d’accentuer les disparités territoriales, d’autant plus au regard de l’histoire de la Lorraine (800 ans comme Etat indépendant et souverain avant son rattachement à la France à la fin du XVIIIème siècle) et au rôle qu’elle a joué dans la reconstruction et au développement du pays après-guerre.

La création d’une nouvelle Région Lorraine sous la forme d’une collectivité unique à statut particulier devra s’accompagner bien entendu d’une délégation de compétences dans les domaines de la culture, de l’enseignement, de l’économie et de la coopération transfrontalière. Cette nouvelle Région Lorraine devra reposer sur une légitimité citoyenne. Dès lors, la question du maintien ou de l’abandon de la Région Grand Est devra être posée par voie de référendum, afin de repartir sur de bonnes bases. Elle pourrait de même ouvrir la voie à l’extension du Droit Local alsacien-mosellan à l’ensemble de la Lorraine par expérimentation dans un souci d’harmonisation et de nivellement par le haut. Cette extension, à envisager dans le cadre constitutionnel, créerait de facto les conditions de sa pérennisation.

A noter enfin que différentes initiatives sont été menées dans la région pour défendre et faire-valoir les droits de la Lorraine, à l’image par exemple de la pétition « Rendez-nous la Lorraine » et de l’Appel à la Lorraine.


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10 réactions à cet article    


  • Gwynplaine Clark Kent 18 juin 11:09

    Après la fabrication de mille-feuilles, on joue aux poupées russes... une façon comme une autre de préserver les clientélismes et de se partager les fromages...


    • Paul Leleu 18 juin 22:21

      @Clark Kent


      oui... dans une ambiance de trahison nationale façon « euro-régions »... Je me demande si tous nos politiciens sont des traitres ou seulement une partie... 

      en tous cas, du temps de la « grande lorraine souveraine », je sais pas ce qu’on faisait aux traitres ... je me demande... 

    • troletbuse troletbuse 18 juin 22:29

      @Paul Leleu
      Comme disait Brassens, on pourrait les pendre par les couilles mais comme ils n’en ont pas.


    • Pascal L 19 juin 18:09

      @Paul Leleu
      La grande Lorraine souveraine n’a jamais existé. Sur les cartes de Metz éditées par A. Fabert au XVIIème siècle, Metz n’est pas en Lorraine et la Lorraine n’apparait ni au nord (duché du Luxembourg à Thionville), ni à l’est (Allemagne à partir de la vallée de la nied) ni à l’ouest (duché de Bar). Il faut remonter à la Lotharingie pour trouver un grand royaume qui va alors jusqu’aux Pays-Bas. Il faut attendre la révolution (1790) pour voir la création de 4 départements qui ne sont pas encore les départements que nous connaissons car les Allemands vont largement rétrécir ce territoire en 1870 puis en 1940. De toutes façons, le duché de Lorraine n’est déjà plus souverain depuis 1740.

      La Moselle aurait certainement choisi l’indépendance en 1918 si elle n’avait pas été exsangue à ce moment là. 
      Le scénario qui se passe aujourd’hui est pratiquement le même qu’en 1918. L’idée d’indépendance vient des difficultés économiques rencontrées, comme si nous pouvions les effacer en s’isolant. En fait, notre système économique est un outil de prédation sur les plus faibles et s’isoler ne les renforce pas. Je ne connais d’ailleurs aucun mouvement d’indépendance qui fait une analyse correcte des mécanismes de prédation et qui propose de les corriger. On sent plutôt une tendance à vouloir profiter à son tour de la prédation sans rien changer d’autre que les personnes. Si nous voulons remettre l’économie sur des rails, c’est au niveau mondial qu’il faut agir.

    • troletbuse troletbuse 18 juin 12:40

      Pour des papiers importants, il faudra se rendre à Strasbourg même pour les habitants de la Marne. Heureusement il y a un autoroute (130 km/h) mais payant. On n’arrête pas le progrès. Et comme il y a plus d’élus qu’avant, le chômage régresse mis les impôts augmentent  smiley


      • Ouallonsnous ? 18 juin 17:00

        Il n’y a pas de raisons de substituer aux régions historiques de l’est de la France une région « artificielle » préparant la partition en « landers futures », chères aux européistes à la solde de l’UE/OTAN de Bruxelles !!!!



          • lloreen 20 juin 10:19

            L’Alsace-Lorraine a(vait) un statut particulier, me semblait-il. Quelles dispositions ont été modifiées à ce sujet ?


            • lloreen 20 juin 11:15
              L’Alsace-Lorraine fait partie du territoire fédéral allemand si l’on en croit bases juridiques fondées sur les règles internationales du droit international et les règles de la loi fondamentale pour la république fédérale d’Allemagne du 23 mai 1949 qui comporte 26 états (dont l’Alsace-Lorraine).

              • Groupe BLE Lorraine Groupe BLE Lorraine 28 juin 19:24

                Au terme de ses consultations, le Préfet de la Région du Grand Est, Jean-Luc Marx, a remis fin juin et en toute discrétion son rapport sur l’avenir institutionnel de l’Alsace et par extension de la Lorraine au Premier Ministre français Edouard Philippe. Rappelons que Thomas Riboulet et Camille Zeghmouli, respectivement Président du Groupe BLE Lorraine et Vice-président du Parti Lorrain, avaient été reçus par le Préfet à ce sujet pour faire valoir le point de vue lorrain et faire entendre la voix de la Lorraine. Deux ans et demi après sa création, la méga région Grand Est, imposée sans concertation dans un climat de défiance, cherche en effet toujours la moindre légitimité. A noter enfin, transparence de la vie politique oblige, que seul Matignon peut décider de communiquer sur le contenu du rapport à la date qu’il choisira.

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