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L’école

Le système éducatif fait penser à un bateau ivre, prenant l’eau de toutes parts, naviguant sur la mer des Tempêtes et livré aux courants d’Opinion. Son Capitaine doit emmener 80 % des passagers jusqu’au bac qui les conduira au Port de l’Emploi et au Monde du Savoir. Les billets sont gratuits. Les passagers accèdent par ancienneté de la dernière classe à la première, et ont droit à plusieurs passages du bac. Malgré tout, certains empêchent de tenir le cap. Par ailleurs, le bâtiment peut être attaqué par des Pirates venus des mers outre Périphérique. L’équipage en grande difficulté exige du Capitaine de nouvelles recrues. Cela permettrait d’attendre la Quille, malheureusement sans cesse repoussée par les princes d’Énarchie. Le Capitaine pourrait aussi, comme jadis, distribuer des rations supplémentaires de rhum pour doper les marins. Hélas, la Tempête Financière a vidé les tonneaux pour sauver les vaisseaux bancaires en perdition. Faute de rhum, on ne remplace plus qu’un marin sur deux. Que peut faire le Capitaine ? Convoquer des États Généraux, mais, pas plus que des Assises et autres Débats, ils n’ont jamais donné de réponse. Ils ne servent qu’à récupérer quelques gouttes de rhum oubliées et à faire patienter jusqu’à la Tempête suivante.

Le texte ci-dessus a été publié il y a plusieurs années dans la newsletter de l’éditeur scolaire Fabert. C’est de l’humour noir : l’état catastrophique de notre système éducatif n’a cessé d’empirer depuis de nombreuses dizaines d’années.

Emmanuel Macron a proposé dans son programme une réforme qui se distingue des précédentes par des mesures fortes, en particulier la diminution du nombre d’élèves par classe dans les établissements situés dans des quartiers défavorisés. Il a raison : c’est à la fois un signe que l’État ne se désintéresse pas de ces quartiers et une mesure efficace pour les élèves. Mais cette mesure et les autres ne peuvent faire oublier l’ampleur de la tâche.

Je m’inspire ici des grandes lignes du projet présenté en détail dans mes essais Reconstruire l’école (Nuvis, 2012) et dans le chapitre 5 de Un projet social-libéral pour la France (Libréchange, 2017).

Les objectifs de l’école

L’objectif politique

L’objectif politique de l’école est défini par le régime politique en place. Quelle société voulons-nous laisser à nos enfants ? Quel régime politique ? Quelles valeurs ?

Les gouvernements qui se sont succédé en France depuis 1870 ont un point commun évident : c’est la préservation du régime démocratique et plus précisément républicain.

La pérennité du régime démocratique ne fait donc pas débat même si la démocratie est elle-même soumise à des variations conceptuelles importantes. Les valeurs qui fondent ce régime sont connues et données dans la Déclaration des droits de l’homme : liberté, égalité en droit, fraternité, droit de propriété, tolérance, etc. Il est indispensable pour la paix du pays qu’elles soient partagées par l’ensemble de la population, et donc qu’elles soient transmises aux générations successives. Il ne s’agit pas d’un choix parental, mais d’un objectif politique indiscutable, de la responsabilité de l’État.

Cette transmission des valeurs est le rôle fondamental de l’école, précisé dans l’article 26 de la Déclaration (alinéa 2). C’est un sujet qui ne doit pas être débattu : il faut que la jeunesse intériorise ces valeurs de façon qu’elles ne soient pas contestables[1], et les limiter aux valeurs fondamentales de la démocratie. Cela exclut en particulier l’égalitarisme et toutes les idéologies qui en découlent. Pour cette raison, je défends le retour à un ministère de l’Instruction publique, l’éducation étant seulement déléguée par les parents à l’école suivant leur propres choix, conformément à l’article 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme qui précise : « Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants » (alinéa 3).

L’intégration culturelle

L’intégration culturelle consiste à transformer les élèves en citoyens, à leur faire acquérir un esprit rationnel et critique, à leur permettre de construire leur liberté individuelle et à leur donner une culture suffisante pour résister aux obscurantismes laïcs et religieux. Ce n’est pas facile parce que toutes ces tâches doivent être menées simultanément et progressivement.

L’esprit critique et la culture sont transmis par les enseignements fondamentaux assurés par les enseignants. L’intégration culturelle étant indispensable à la pérennité de la nation, ces enseignements fondamentaux ne peuvent être contestés ni refusés par les élèves et les parents. Ces enseignements doivent transmettre la culture française et respecter une stricte neutralité par rapport aux opinions politiques, idéologiques, religieuses conformes à la démocratie.

Les contenus des programmes doivent être fixés par une commission nationale, toujours sous la tutelle de l’État. Je propose d’exclure des programmes d’enseignement obligatoires tous les sujets de société à l’origine de conflits religieux, politiques et sociaux contemporains : pour Hannah Arendt, « nous devons fermement séparer le domaine de l’éducation des autres domaines, et surtout celui de la vie politique et publique. »[2]

 

L’intégration sociale

L’intégration sociale est un autre aspect de l’intégration de la jeunesse dans la société des adultes. Elle complète l’intégration culturelle qui transforme l’élève en citoyen, par l’initiation professionnelle qui le transforme en travailleur, en producteur de richesses.

Cette capacité au travail est évidemment liée à l’intégration culturelle : il faut savoir parler français, lire, écrire et compter, comprendre une notice technique, et apprendre à travailler. La proximité entre les entreprises et les établissements scolaires est une nécessité pour réussir l’intégration sociale : dans chaque région économique, il y a un bassin d’emploi, des entreprises, des objectifs de développement, et l’adaptation des établissements scolaires à leur environnement doit être permanente.

C’est aussi la répartition des élèves entre les filières professionnelles, techniques et générales qu’il faut revoir au profit des deux premières, tout en laissant le libre choix à chacun suivant ses compétences. Je propose que l’apprentissage soit possible dès le collège et systématique dès la seconde dans la filière professionnelle et technique.

L’enseignement général, qui mène aux filières universitaires classiques, est trop développé en France. Ce sont les formations qui doivent s’adapter aux besoins économiques et sociaux, et non l’inverse : le diplôme aide à trouver un emploi, mais ne le crée pas. L’emploi n’est pas un dû, un droit-créance : c’est la conjonction d’un besoin économique et d’un savoir-faire.

Il est donc nécessaire de limiter l’accès au lycée d’enseignement général. C’est en augmentant les exigences dans la capacité d’abstraction, l’esprit critique, la rationalité et le désir d’apprendre que l’on peut y parvenir en toute justice.

L’éducation et les familles

Le monopole de l’État

Le monopole de l’État sur l’éducation (publique et privée) est quasi total. Il lui donne une puissance morale utilisée actuellement à des fins idéologiques, qui se manifeste par la volonté affirmée des gouvernements de « transformer les mentalités » comme le voulaient les physiocrates du XVIIIe siècle. Ces idéologies ne sont pas seulement politiques, mais morales : égalitarisme, relativisme culturel, etc. 

Condorcet et les libéraux étaient fermement opposés à ce monopole : « aucun pouvoir public ne doit avoir l’autorité ni même le crédit, d’empêcher le développement des vérités nouvelles, l’enseignement des théories contraires à sa politique particulière ou à ses intérêts momentanés. »[3]

 Kintzler ajoute : « loin d’exiger l’exclusivité de l’enseignement public, la laïcité scolaire suppose au contraire l’existence d’un réseau privé d’enseignement comme double condition du fonctionnement du réseau public : elle en garantit la bonne santé épistémologique et elle assure aux citoyens la liberté dans le choix de l’éducation à donner à leurs enfants. »[4]

La suppression de ce monopole doit préserver laisser à l’État la responsabilité du caractère démocratique des établissements publics et privés.

L’État et la famille

L’école n’a pas à se mêler de l’éducation parentale proprement dite. Tout ce qui est individuel ne concerne que les élèves et leurs parents. Par exemple, elle n’a pas à se mêler de la sexualité ni de la contraception des élèves. Au plan médical, son rôle est uniquement l’information et le contrôle sanitaire.

Elle doit compléter l’éducation parentale en apportant l’éducation à la vie collective, c’est-à-dire l’apprentissage par l’expérience de la liberté religieuse, de l’égalité des sexes, etc.

La relation sur ce plan entre parents et enseignants doit être organisée de façon qu’une collaboration s’installe et renforce à la fois l’autorité parentale et l’autorité des enseignants. Tous les enseignements obligatoires relèvent de la responsabilité unique des enseignants, et tout ce qui relève de la vie privée et individuelle de la responsabilité parentale.

La liberté scolaire

La liberté scolaire consiste à autoriser la création d’écoles privées sous la seule restriction d’une autorisation préalable de l’État, à donner à tous les établissements publics et privés leur autonomie financière et pédagogique, et à laisser aux parents le choix de l’école de leurs enfants.

Cette liberté scolaire implique la fin de la carte scolaire qui, à l’inverse d’une opinion largement répandue, a contribué à regrouper des élèves d’un même milieu socioculturel dans la même école, contrariant la diversité des élèves.

La liberté scolaire ne concerne pas que les parents : en donnant l’autonomie pédagogique aux établissements, on leur permet de proposer des cycles d’enseignement et des méthodes pédagogiques adaptés à leur public. Il faut abandonner l’idée bizarre d’enseigner la même chose au même moment par les mêmes méthodes à une population scolaire complètement hétérogène.

Il est simple et facile de libérer l’école de toutes les contraintes bureaucratiques : il suffit de distribuer à chaque famille un chèque éducation lui permettant de financer la scolarité de leurs enfants dans l’établissement de son choix.

Le nouveau système éducatif

Je propose la transformation du Conseil supérieur des programmes en Conseil supérieur de l’éducation (CSE), analogue au Conseil supérieur de l’audio-visuel et au Conseil supérieur de la magistrature.

La constitution et les missions du Conseil supérieur de l’éducation

Les membres du CSE sont élus en trois collèges : enseignement primaire, secondaire, supérieur. Il s’agit d’associer des enseignants de terrain (primaire et secondaire) à des universitaires pour donner aux programmes une valeur scientifique incontestable mais adaptée à l’enseignement. Ces collèges intègrent aussi des membres nommés par l’Assemblée nationale et le Sénat.

La première mission est la rédaction d’un code de déontologie, fondé sur le respect de la laïcité. La seconde mission est la composition des programmes. Ils s’imposent aux établissements de façon globale, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas imposés annuellement, pour respecter la liberté pédagogique.

La seconde mission est l’organisation des examens. La garantie aux employeurs et aux parents d’un niveau de connaissances des élèves reçus est obtenue par l’indépendance du Conseil supérieur de l’éducation vis-à-vis du pouvoir politique.

Les sujets sont nationaux. Ils ont lieu en fin d’école primaire, de collège et de lycée. La correction des épreuves doit être indépendante du ministère pour éviter les interventions politiques : les barèmes fixés par les commissions sont non modifiables a posteriori, même en cas de grève d’élèves.

Le rôle de l’administration dans les examens se limite ainsi à l’organisation des épreuves.

Les établissements

La liberté des établissements nécessite une structure administrative particulière pour leur garantir une grande marge de manœuvre. Une phase de transition doit permettre l’adaptation des personnels enseignants et de direction, des élèves et des parents. Il faut se hâter lentement. Les propositions qui suivent ne constituent bien entendu qu’un projet.

C’est au niveau de chaque établissement que la réforme est mise en place. Une association de gestion à but non lucratif, constituée à l’origine de membres fondateurs (personnes morales et personnes physiques) élit un Conseil d’Administration (C.A.). Un Conseil pédagogique est chargé des choix pédagogiques généraux. C’est une structure classique des associations à but non lucratif.

Cette libération de l’éducation sera progressive et concernera tous les établissements. Il n’est pas question de tout bouleverser rapidement. Pendant la phase de transition, les établissements publics devront manifester par un vote en assemblée générale des personnels enseignants leur volonté d’obtenir l'autonomie pédagogique et financière, faute de quoi ils resteront gérés comme auparavant.

La gestion des personnels enseignants dans les établissements est faite au niveau local. Lors de la mise en place de la réforme, les enseignants conservent leur statut, leurs conditions de travail et leur rémunération. Au fur et à mesure des départs en retraite, des mutations et des aménagements de service volontaires, les missions confiées aux personnels changent et les contrats de travail sont rédigés par chaque établissement en fonction de leurs objectifs, des méthodes pédagogiques et des missions prévues.

Les établissements autonomes ont la liberté de fixer les rémunérations des personnels conformément aux conventions collectives.

Les recrutements sont effectués par le directeur sur proposition d’une commission de recrutement dont la composition est fixée par le conseil d’administration et, pour les enseignants, après avis du conseil pédagogique.

La promotion des personnels est effectuée en interne. Toute promotion est proposée au conseil d’administration par le directeur, après avis du conseil pédagogique pour les enseignants. Inversement, chaque établissement dispose de la possibilité de se séparer d’un membre du personnel, suivant la procédure prévue par la législation du travail en cours et après arbitrage extérieur.

La formation des enseignants

La formation initiale des enseignants comprend une formation universitaire ou équivalente, aboutissant à un niveau licence (L3) pour l’école primaire, à un mastère 1 (M1) pour l’enseignement du second degré, d’une formation pratique constituée d’un apprentissage de deux ans dans un établissement scolaire, d’un stage et d’une formation théorique d’un an. L’apprentissage commence en seconde année de licence pour l’enseignement primaire (L2), en troisième année pour l’enseignement secondaire (L3).

La formation pratique est une formation pédagogique confiée à un établissement d’enseignement supérieur. Elle consiste à apprendre les méthodes pédagogiques utilisées dans l’enseignement, à suivre une formation en psychologie, en sociologie et en économie. Cette formation est donnée après l’obtention du diplôme (L3 pour le primaire, M1 pour le secondaire) et dure un an pendant lequel l’étudiant est stagiaire dans un établissement.

La formation universitaire est validée par l’université, la formation pratique par une habilitation délivrée par un jury constitué d’un inspecteur, du directeur de l’établissement dans lequel le candidat a fait son stage et d’enseignants en exercice. Cette habilitation comprend un engagement à respecter le code de déontologie, analogue au serment d’Hippocrate (on pourrait l’appeler serment de Socrate).

L’apprentissage est rémunéré de la même façon que l’externat en médecine (en première et seconde années) et le stage en troisième année comme l’internat.

Après l’habilitation, l’étudiant est libre d’exercer le métier d’enseignant. Il lui appartient ensuite de rechercher un emploi. Inversement, toute personne non habilitée ne peut exercer cette profession.

Deux conditions nécessaires à la réussite de la réforme

Pour faire face aux difficultés du système éducatif, deux facteurs me paraissent particulièrement importants :

· Le retour au travail, sans lequel la réussite scolaire est impossible ou incomplète. 

· La garantie d’un niveau de connaissances et non d’un pourcentage de reçus.

 

 

[1] Foucart T., 2015, Engagement et transmission des valeurs démocratiques, contribution à l’ouvrage collectif L’engagement et ses différentes figures, dir. G. Ferréol et A. Tuaillon Demésy, coll. Proximités, EME éditions, 1348-Louvain-La-Neuve, Belgique

[2] Arendt H., 1993, « La crise de l’éducation », in La crise de la culture, p. 250, Folio Essais, Gallimard, Paris.

[3] Condorcet, 1792, in Kintzler, 2008, op. cité, p.101.

[4] Kintzler C., 2008, Qu’est-ce que la laïcité, p.53, Vrin, Paris.


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5 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 17 mai 17:56

    Au-delà de son rôle d’intégration sociale, l’école a été un moteur efficace descenseur social entre 1905 et les nnées 70. 


    En trois générations beaucoup de familles sont passées du statut d’ouvrier/paysan à celui de technicien/cadre et même patron/bourgeois.Et puis l’ascenseur s’est arrêté : pourquoi continuer à qualifier de futurs chômeurs ? 

    L’école publique et gratuite devient une entreprise de formatage et de soumission et la formation de l’élite se fait dans les écoles publiques ou privées payantes.Une émission sur les université payantes diffusée hier sur arte montre bien l’évolution.

    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 17 mai 18:00

      @Jeussey de Sourcesûre

      erratum :

      l’école a été un moteur efficace d’ascenseur social

    • Ciriaco Ciriaco 17 mai 21:47

      L’idée de garder une école indépendante des mouvements de la société de l’information (dont les acteurs sont désormais aussi particulièrement jeunes) est intéressante. Comme assurer cette indépendance via un CSE composé d’enseignants, eux-même issus à divers niveaux de la société civile ? Le rôle de garant n’est-il pas foncièrement politique ? La laïcité est pourtant un bon exemple en la matière...


      Le souci d’adaptation de l’école à l’hétérogénéité des publics me paraît être au cœur de la question. Pourtant votre résonance à l’idée d’égalité apparaît négativement plusieurs fois dans votre texte. Or je crois qu’il ne peut être question de l’abandonner. Peut-être faudrait-il rappeler ce que fût le projet de l’école républicaine en des temps d’inégalités fortement structurées. Si l’époque que nous vivons n’est pas la même, l’inégalité reste au centre du problème.

      Aussi je suis plus sceptique sur la libéralisation de l’école, bien que je trouve très intéressante l’ouverture à des pratiques pédagogiques réellement variées, qui auraient d’ailleurs à inspirer un socle commun. N’oublions pas non plus que la condition inévitable à une meilleure école est l’attribution de moyens plus importants. La politique et l’État ont une nature irremplaçable dans la gestion des affaires publiques. Je crois que de réelles concertations entre le public et le privé, sur un sujet aussi fondamental, seraient le signe d’une société beaucoup plus mature.



      • julius 1ER 18 mai 11:23

        c’est vrai qu’une Ecole qui enfante des gens venant vous dire que le Marché qui sait tout, voit tout régule tout c’est merveilleux la main invisible .. ...est une calamité !!!!


        il faut supprimer l’école lorsqu’elle n’est plus que l’appendice du Marché .... au moins après on sera obligé de se poser les vraies questions !!!

        • pipiou 18 mai 16:43

          ça reste super naïf et super théorique ; si les parents ne font pas leur boulot d’éducation sexuelle ou d’éducation à l’hygiène, on fait quoi ?
          ça veut dire quoi ce qui est « individuel » ?

          Inversement il est difficile de demander à ce que l’école fasse ce que la société elle-même est incapable de faire, notamment l’intégration.

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