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Accueil du site > Tribune Libre > L’Egotisme, dynamique des croyants au dieu unique

L’Egotisme, dynamique des croyants au dieu unique

Un raisonnement psychique potentiellement aigü, difficile, radical, quant à la nature du dieu unique, cultivant l'ego, égotiste, c'est-à-dire la complaisance quant à soi et tout ce qui nous touche seulement. Entre parenté poupine, poupinette et pimpante, d'une beauté fatale dans sa tendresse manifeste non moins intransigeante. Son simplisme est bien trop convaincant.


Source 2001, l'Odyssée de l'espace (Stanley Kubrick) :
la pierre de l'omphale (omphalos, nombril),
symbole artistique du dieu unique,
entre arche d'alliance, croix et kaaba.

 

Une seule attention à soi

Quand on y pense bien, "Dieu", c'est foncièrement égotiste. A ce titre le Tanakh (Bible hébraïque) est le long déploiement de l'égotisme yahvite depuis une création du monde jusqu'à ses sentences de sagesse, en passant par plusieurs relances historico-légendaires aventureuses, jusqu'au cataclysmique (Babel, le Déluge, l'Exode, l'Invasion, la Diaspora, etc.). C'est que ce dieu s'attentionne en propre, et par lui ceux qui y croient envers lui comme eux-mêmes. Comme un nombril.

C'est patent dans le Tanakh autant que dans l’Évangile (par quoi je désigne l'ensemble du Nouveau Testament, pour faire joli), néanmoins l’Évangile contient quelque chose d'inquiétante étrangeté, puisque c'est en y renonçant à s'attentionner qu'on sera attentionné. L'imitatio christi c'est cela qu'on prend attention de soi à ne pas le prendre, par quoi on sera attentionné. "Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dit seulement une parole et je serai guéri." L'amour rend aveugle, jamais cet adage n'a été plus juste.

Le Coran alors, revient ou plutôt reste nettement hébraïque, devant l’Évangile : les allahites ont l'attention d'eux-mêmes en attentionnant ce dieu qui s'attentionne d'abord (qui instaure sa tension attentionnelle ès soumission). C'est plus radiciel que chez les yahvites, donc évidemment plus manifeste que chez les emmanuelites (Emmanuel : le "dieu parmi nous" chrétiens, devenu "ami"), emmanuelites qui étaient déjà moins manifestes que les yahvites.

Ainsi yahvites, emmanuelites et allahites, de s'entendre en attentionnement unithéiste, égotisme sublime et ... nombriliste, quoique confraternel. C'est humain, trop humain.

 

L'Unique et sa propriété (Max Stirner) divinisé

Dans l'unithéisme (ou monothéisme, peu importe) le dieu est une personne, un ego caractérisé, en tant qu'il entre en relation messianique-prophétique-sainte avec ses créatures humaines créées à sa ressemblance. Cette ressemblance est manifeste en termes d'ego.

Mais ce n'est pas qu'une affaire d'ego, puisque ça court à l'égotisme dans la mesure où les Écritures Saintes (Tanakh, Évangile, Coran) témoignent de cette complaisance à soi, y compris par les détours historico-légendaires et magico-miraculeux puisqu'ils permettent - selon - de l'attester par le déboire aussi, c'est-à-dire par l'obstacle que lui oppose le non-ego, c'est-à-dire le restant de la Création qui - pour autant qu'elle provient de l'ego divin - a depuis sa genèse sécrété des oppositions intrinsèques, à commencer par la révolte de Lucifer quant aux anges, à continuer par l’expulsion de l’Éden quant aux hommes, etc. par exemples encore, emblématiquement : la passion de Jésus avant la croix qui au fond déploie l'obstacle de l'homme original devant le groupe mimétique, ou bien l'insoumission non-islamique appelant aléatoirement des malversations conflictuelles et diplomatiques (djihad géopolitique et taqyia communautaire islamiques ... Pour dire : les allahites y sont de bouture ismaélite sur la répudiation de leur mère Ajar par le père Abraham, vécue sur le mode d'une bénédiction digne de Saint Paul : là où le péché a abondé, la grâce a surabondé, à moins que pragmatiquement ils justifient ainsi la possibilité du divorce - le Coran est proto-progressiste sur ce point).

Même quand l'unithéisme domine massivement, ça se présente toujours sous l'angle de l'homme original contre les groupes mimétiques, et pour ainsi dire une sublimation de l'Unique et sa propriété de Max Stirner, en divinité (Max Stirner étant alors paradoxalement hyper-théiste sous cet angle, dans son solipsisme).

 

Le narcissisme à l'oeuvre

L'égoïsme, c'est généralement péjoratif, cette tendance à faire pour soi malgré autrui. Opposé positivement à l'altruisme, tendance à faire pour autrui malgré soi, on peut aléatoirement répéter que l'altruisme serait un égoïsme par procuration : n'empêche qu'à la fin, l'altruiste a plus de chances d'avoir succombé avant l'égoïste, sauf maladresse de l'égoïste repéré subissant retour de bâton. Ce que d'ailleurs espère souvent l'unithéisme (ou le monothéisme) par-devers tout égotisme assignable : la vengeance des faits contre l'égoïste en faveur de l'altruiste, par la grâce du dieu, et que l'altruiste ainsi soit sauvé en tant qu'il est posé comme Juste. Cette identification à la Justice grand J, est égotiste.

Seules les modalités opérationnelles diffèrent : le yahvite ne rechigne pas à l'empowerment matérialiste, c'est même ainsi que Jacob-Israël fut encouragé à vivre, cela se lit encore dans le livre de Job qui croit fermement malgré Lucifer, que Yahvé l'exaucera matériellement et malgré son pari ludique avec Lucifer aussi - ou plutôt à cause de son pari ludique, puisque Yahvé premièrement croit en Job, confiance mutuelle admirable jusqu'au narcissisme (ultimement introjectif, dans l'égotisme). A la fin, tout est bien qui fini bien, puisque Job est à nouveau matériellement empowered (Lucifer ayant perdu et se sachant perdant si seulement il tuait Job - car alors il ne pourrait plus lui infliger des malheurs ... Pour dire : la mort est au dieu, il est très important d'y penser, puisque la mort est elle-même égotiste : la preuve par le Dasein heideggerien qui trouve son authenticité dans son être-vers-la-mort, et encore qu'Heidegger élude le point de l'ego). Pour l'anecdote, la sagesse de l'Ecclésiaste (vanité de vanité, tout est vanité) est une sagesse d'homme blasé par l'opulence : la tradition l'identifie à Salomon, Hébreu pour ainsi dire pharaonique.

Bref : le yahvite ne rechignait pas à l'empowerment matérialiste, ce dont l'emmanuelite - quant à lui - n'a cure, quoiqu'il soit plus dur à un riche d'entrer au paradis, qu'à un chameau de passer par le chas d'une aiguille. Néanmoins, laïquement, laissons à César ce qui lui appartient, et à Dieu ce qui lui revient. A partir de là voici l'imitation de Jésus en sainteté, et notamment le catholique, par le baptême, n'est-il pas messie, roi, prophète et saint ? tout comme Jésus envoya ses apôtres en son nom à travers tout le territoire occupé. Ce qui revient à un narcissisme (ultimement introjectif : Christ intérieur, encore cultivé par cet analyste du livre de Job, Carl G. Jung, quand il fait du Ressuscité une image du Soi - égotisme dans l'absolu).

Enfin, l'allahite, dans sa consécration de Mahomet comme irreprésentable, réalise ce coup de maître d'élever son prophète à la dignité du dieu irreprésentable, véritable culte de la (de l'im)personnalité (impersonnalité, de ce que le dieu est particulièrement principiel là, contrairement aux cultures religieuses yahvites et surtout, évidemment, emmanuelites). C'est une extraction radicielle de l'ego, d'autant plus égotiste toutefois qu'elle reprend à son compte l'Histoire Sainte depuis Abraham comme Heidegger reprenait à son compte l'Histoire Métaphysique depuis Parménide : la rétorsion est absolue, par exemple d'inventer cette bouture d’Ismaël fils d'Ajar, répudiée par Abraham au profit de Sarah engendrant Jacob-Israël. Vraiment, c'est un coup de maître complotiste puisque rien n'atteste Mahomet auparavant, même dans les apocryphes : mais il faut bien protéger Mère Ajar du répudiateur Père Abraham, encore qu'on s'en réclame : c'est arrangeant qu'il l'ait répudiée, car il nous l'a laissée pour nous seuls, à la gloire de notre égotisme !

 

Dieu est une mère

Reste, qu'on l'appelle Yahvé, Emmanuel ou Allah, que le Créateur absolu n'a pas de sexe apparent - il est encore plus psychorégressif, avant le constat biologique exclusif membré ou vulvaire (en dehors des exceptions qui confirment la règle). Seul, il crée le monde, inséminateur sans incubation/incubateur pré-éternel sans insémination. Le monde, l'univers, "sa Création", est symboliquement ou bien son sperme pur ... ou bien son enfantement pur. Outre que cette insexualité reste égotiste, narcissique, nombriliste, le dieu unique appert dans un état de grâce.

"Il" est est bien plus mère, femme, "mère juive" pour commencer. Au nom de Allah "le Bon, le Clément, le Miséricordieux, le Matriciel" : autant de qualités fortement genrées. Emmanuel de même, est d'une intransigeante bienveillance ainsi genrée. L'intransigeance n'en est pas moins une qualité mêmement genrée. L'identification introjective d'idéal du Moi, est totale. Soi incorporé, "Christ intérieur".

L'unité des trois unithéismes est flagrante. Aussi flagrante que l'égotisme qu'elle cultive, et dont l'altruisme est intrinsèquement animicentrique. C'est sa beauté fatale, pour ainsi dire digne d'une séduction incestuelle, contemporaine, "enfin advenue", sans quoi l'époque n'en serait pas à sur-estimer médiatiquement le féminin, gynocratiquement.

Les patriarches ou prophètes barbus, ne sont autre que des pères usurpateurs du versant maternel (la barbe, symbole pubien autour de la bouche, récupéré dans le verbe législateur de Moïse - cf. Otto Rank, le Traumatisme de la naissance). Non, ça ne cache pas un matriarcat originel impossible à prouver scientifiquement, mais ça montre à quel point l'unithéisme est simpliste, et convainquant à cause de son simplisme. On a tous une mère évidente.

 

 

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59 réactions à cet article    


  • Laconique Laconique 24 juillet 18:03

    2001, fucking good movie.


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 24 juillet 18:23

      Ce n’est pas bien de troller, après notre échange sur mon article précédent. Trollé-je les vôtres.


    • Laconique Laconique 24 juillet 18:35

      @Marzhin Tavernier

      Man, I’m a fucking troll. J’aime bien vos articles, mais vous passez complètement à côté du sujet. Vous le considérez sous l’angle subjectif, en bon moderne, or la Bible est toute entière placée sous le signe de l’objectivité. Mais je vous lis avec intérêt. Votre aspiration est pure, malgré la confusion moderne qui ne vous a pas épargné. Vous devez être jeune. Vous allez beaucoup changer au cours de votre vie.


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 24 juillet 19:49

      Ce maternalisme chrétien ! ... Vous savez, j’ai adoré être lecteur à la messe, à 17 ans. Et puis, l’âge a fait son oeuvre. Vous êtes juste incrédule devant ce que vous estimez sur mon compte. Ici, Saint Thomas, ce n’est pas moi smiley


    • Pascal L 24 juillet 20:46

      @Marzhin Tavernier
      Alors vous n’avez toujours pas compris ce que vous lisiez à 17 ans... Personne dans l’Eglise Catholique ne fait une interprétation à la lettre de l’ancien testament. Et si vous ne comprenez pas, vous pouvez toujours lire ce que les exégètes ont écrit plutôt que d’inventer votre propre interprétation.
      « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance » (Luc 10, 21). Que n’êtes-vous donc pas un enfant pour comprendre !


    • Gollum Gollum 25 juillet 09:40

      @Pascal L


      Personne dans l’Eglise Catholique ne fait une interprétation à la lettre de l’ancien testament.

      C’est nouveau. Parce que pendant des siècles ce fut l’inverse. Faudrait p’têt arriver à être cohérent un jour... smiley

      vous pouvez toujours lire ce que les exégètes ont écrit plutôt que d’inventer votre propre interprétation.

      Argument d’autorité, encore et toujours...  smiley

      Argument d’autorité en contradiction totale avec la suite d’ailleurs...

      Que n’êtes-vous donc pas un enfant pour comprendre !


      S’il suffit d’être un enfant pour avoir accès aux mystères qu’avons nous besoin des interprétations des exégètes ?



    • Gollum Gollum 25 juillet 09:48

      @Laconique

      mais vous passez complètement à côté du sujet.

      Does he say with his child spirit (you know, man, i can make as you do...)

      Vous le considérez sous l’angle subjectif, en bon moderne, or la Bible est toute entière placée sous le signe de l’objectivité.

      Ok man ! Donc si il faut considérez la Bible sous l’angle objectif, c’est très objectivement que Dieu a créé la terre avant le soleil, avec des végétaux dessus et donc proches du zéro absolu... Même Origène n’était pas aussi con...

      You’re really a fucking troll. smiley

      Mais je vous lis avec intérêt. Votre aspiration est pure, malgré la confusion moderne qui ne vous a pas épargné. Vous devez être jeune. Vous allez beaucoup changer au cours de votre vie.

      Alors là admirons toute la condescendance puante du chrétien sûr de sa révélation et tombant dans le paternalisme le plus abjecte...

      CQFD comme dirait l’autre... et consternant.. mais vrai... smiley

      Le christianisme favorise en effet l’égotisme. C’était d’ailleurs la thèse de Feuerbach dès 1842... Relire son ouvrage phare : L’essence du christianisme.


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 25 juillet 11:21

      Merci Gollum. Rien à redire.

      Pascal L, vous par contre, on vous donne un brin autobiographique, et aussitôt vous vous en saisissez charognard croyant pertinent de faire du ad personam/hominem, belle illustration de l’esprit d’enfance, tant il est vrai que les enfants peuvent être sordides quand ils s’y mettent, Sa Majesté des mouches. Seulement vous ne savez pas comme je souscris à cette idée de Freud, formulée par Malraux, et confirmée par les neurosciences : « Il n’y a pas d’adultes. » (Antimémoires 1, de Malraux). Notre ultime fond psychique est infantile, au pire il s’avère puéril, au mieux enfantin.

      En somme, un adulte, c’est un enfant ayant grandi, le tout étant de savoir si chacun est un grand enfant, voire un enfant terrible, ou bien un enfant grand, voire bon enfant. Et comme les unithéistes sont terribles ! D’une animosité intrinsèque, porteur d’un humble dédain appliqué au monde entier qui diffère d’eux, torsement bienveillant comme seule une folle mère peut vouloir garder ses enfants au sein bien après l’âge. Même si ce n’est que dans leur coeur, ce sont toujours-déjà des fanatiques.

      Les unithéistes sont ressentimentaux, vils, venimeux tout ce qu’ils touchent, ils lui foutent le seum, ainsi que Laconique et vous-mêmes. Ce qui n’ôte rien à la richesse et l’ampleur culturelles des aires & ères unithéistes dans le monde. Mais c’est comme avec les créateurs criminels : il faut distinguer l’artiste de l’art.

      Alors enfin, pour ma part, j’ai choisi ma mère divine et mon père divin : ils ressemblent profondément à Dan ou Cernunnos, et fréquentent d’innombrables autres êtres et choses divines smiley


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 25 juillet 12:08

      * Dana, et non pas Dan ...


    • Gollum Gollum 25 juillet 13:35

      @Marzhin Tavernier

      Et comme les unithéistes sont terribles ! D’une animosité intrinsèque, porteur d’un humble dédain appliqué au monde entier qui diffère d’eux, torsement bienveillant comme seule une folle mère peut vouloir garder ses enfants au sein bien après l’âge. Même si ce n’est que dans leur coeur, ce sont toujours-déjà des fanatiques.

      Je souscris. 

      Je rajoute que le christianisme ne favorise nullement l’esprit d’enfance mais bel et bien l’infantilisme...

      La distinction est subtile et sans doute hors de portée de nos bigots... 


    • Pascal L 25 juillet 14:35

      @Marzhin Tavernier
      « vous vous en saisissez charognard croyant  »
      « D’une animosité intrinsèque »
      « porteur d’un humble dédain appliqué au monde entier »
      « torsement bienveillant comme seule une folle mère »
      « ce sont toujours-déjà des fanatiques »
      « Les unithéistes sont ressentimentaux, vils, venimeux »
      « tout ce qu’ils touchent, ils lui foutent le seum »
      ...
      Peut-être que vous ne voyez plus la poutre qui est dans votre œil...
      Quand je disais qu’une idéologie a besoin de se définir des ennemis, vous me fournissez l’illustration parfaite. Regardez-vous avant de regardez les autres.


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 25 juillet 14:47

      Vous me faîtes le coup de c’est celui qui dit qui est  ! smiley


    • Gollum Gollum 25 juillet 14:53

      @Pascal L

      Tavernier a bien répondu, d’une phrase courte et percutante.

      Ce sont bien les vôtres qui ont commencé, notamment par l’abus de l’anathème.

      Je cite Simone Weil, plutôt pro-chrétienne pourtant :

      Certainement j’appartiens au Christ. Du moins, j’aime à le croire.

      Mais je suis retenue hors de l’Église par des difficultés irréductibles, je le crains, d’ordre philosophique, concernant non pas ces mystères eux-mêmes, mais les précisions dont l’Eglise a cru devoir les entourer au cours des siècles, et surtout l’usage, à ce sujet, des mots « anathema sit » (« qu’il soit anathème »)."

      (Simone Weil / 1909–1943 / Lettre à Maurice Schumann)

      L’anathème, par définition, c’est bien le besoin intrinsèque de se définir des ennemis, pour reprendre vos propres termes.

      La tolérance n’a jamais été la vertu première de l’Église.


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 25 juillet 15:05

      Oui. A quoi j’ajouterai que Jésus, quand il devint le Christ par l’impérialisme romain, se chargea de l’imagerie poluthéyste du Sol Invictus, Soleil Invaincu. Chez les Celtes, il s’agit de Belenos. C’est, aussi, le soleil zarathoustrien de Nietzsche. Cycle de mort-renaissance, crépuscule-aurore d’ailleurs, les Celtes comptent les journées à partir du crépuscule. Les valeurs de prodigalité fondamentale, n’appartiennent pas au christianisme, mais le christianisme les fanatise en les retournant contre elles-mêmes, au dédain de toute autre espèce de valeur : c’est qu’il est unithéiste, donc évinçant les autres principes les autres dieux ... encore que le christianisme populaire, aujourd’hui surtout représenté en Amérique Latin, mélange logiquement les genres avec le polythéisme et le spiritualisme anciens, un peu comme les derviches tourneurs dans le mahométisme, etc.


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 25 juillet 15:06

      * l’imagerie polythéiste et non poluthéyste  : joli lapsus empathique : pour les unithéistes, le polythéiste pollue le théisme ...


    • Gollum Gollum 25 juillet 15:30

      @Marzhin Tavernier

      Les valeurs de prodigalité fondamentale, n’appartiennent pas au christianisme, mais le christianisme les fanatise en les retournant contre elles-mêmes, au dédain de toute autre espèce de valeur

      Le christianisme romain a déclaré la bonté comme surnaturelle. Dès lors l’homme étant sujet au péché originel ne peut sortir de lui-même que souillure, perversité, mensonge.. C’est toute l’anthropologie chrétienne qui nous fournit une image très négative de l’homme, seul Dieu étant réellement bon. Ce qui ne l’empêche pas, au nom du double langage typique de la secte, de le déclarer bon tout en le montrant comme tout à fait l’inverse, condamnant et excluant...

      D’où le côté faux-cul de tout prosélyte chrétien se réclamant de cette bonté (en fait fictive) mais condamnant leurs adversaires aux pires turpitudes.. s’ils persistent à ne pas faire partie de la secte. Pascal L m’a fait le coup plusieurs fois, essayant de me fourguer sa peur pathologique de la damnation.. Il peut toujours courir. smiley

      En fait il suffit de voyager quelque peu pour comprendre que cette anthropologie est fausse. Les gens sont souvent spontanément gentils, surtout s’ils sont pauvres, capables du meilleur souvent, du pire parfois.. 

      L’accueil est remarquable en pays bouddhistes, et aussi musulmans, non contaminés par l’islamisme (Là notre Pascal L va nous faire une syncope)..

      J’en profite aussi pour signaler que cette bonté réservée à Dieu provient aussi en grande partie de la doctrine de la Création. La Création étant faite Dieu s’exclut du monde qu’il laisse à lui-même, l’homme étant doué du libre-arbitre. 

      Alors que dans une vision panthéiste plus conforme à la pensée païenne, Dieu (ou les dieux) continue à insuffler son esprit dans chaque parcelle de vie.. Il en ressort une vision beaucoup plus optimiste de l’existence..


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 25 juillet 15:43

      D’accord. Mais de proche en proche votre propos s’applique fatalement à tous les abrahamismes/mosaïsmes/prophétismes/messianismes. L’intention fondamentale est la même, au nom de l’innommable.


    • Eric F Eric F 25 juillet 16:05

      @Marzhin Tavernier
      « Les unithéistes sont ressentimentaux, vils, venimeux... »
      Voilà une « essentialisation » qui relève d’un fort ressentiment, justement.


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 25 juillet 16:13

      D’une pulsionnalisation. Car, de toute évidence, ils sont divers : mon propos en témoigne, par exemple sur les Latino-Américains ou le mahométisme des derviches. L’aiguillon unithéiste pur, est tel. Si vous voulez essentiellement. On ne rencontre jamais de type-pur, en dehors des intégristes/fanatiques manifestes. Je parle, sur le mode weberien (Maw Weber) d’idéal-type. Ou, si vous préférez, c’est du profilage.


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 25 juillet 16:15

      * Max Weber, ce matou ...


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 25 juillet 16:16

      Enfin vous me rejouez le coup du c’est celui qui dit qui est.  smiley


    • Pascal L 25 juillet 16:26

      @Marzhin Tavernier
      Décidément, vous ne pouvez nous montrer qu’une grande ignorance, cette fois-ci en histoire. Sol Invictus, cela date du 3ème siècle seulement et la date du 25 décembre a été choisie pour contrer les Chrétiens qui en avaient déjà fait la date de Noël. Bien sûr que nous pouvons faire des rapprochements avec d’autres religions, mais ces rapprochement ne peuvent pas tenir sur le fond et encore une fois vous montrez votre inculture. L’intérêt du christianisme, par rapport à toutes ces religions que vous me citez est que le Dieu des Chrétiens se manifeste à l’humanité pour toutes les personnes qui le cherchent avec humilité. En principe, ce n’est pas trop votre attitude, mais vous pouvez toujours consulter les centaines de milliers de témoignages. Il y en a déjà beaucoup sur youtube. Face à ces témoignages, on peut toujours utiliser la méthode historique qui permet de rechercher des points de convergences pour bâtir une vraisemblance. Donc si vous ne savez pas, vous pouvez vous en prendre qu’à vous. Montrez-moi les témoignages de rencontres avec les divinités que vous citez. Je ne défendrai pas plus devant vous le monothéisme chrétien puisque vous, comme Gollum, ne semblez pas prêt à écouter un autre son de cloche que le vôtre (à propos d’égotisme...).

      Les injures que vous utilisez ne sont que des armes pour ceux qui ne peuvent pas défendre le fond. Cela ne me touche donc pas. Cette réaction nous montre par contre que j’ai touché au bon endroit. Il ne dépend que de vous d’en tirer des conséquences.


    • Eric F Eric F 25 juillet 16:26

      @Marzhin Tavernier
      Disons qu’il est difficile de trouver une formule plus acerbe et généralisatrice, un peu comme les débordements d’une extrême déconvenue.


    • Eric F Eric F 25 juillet 16:38

      @Pascal L
      Le christianisme se différencie donc d’un unithéisme rigide, c’est du reste le reproche que lui fait l’islam, qui le qualifie d« associateur » (sur la base semble-t-il d’une confusion, plaçant Marie ans la trinité). Il y a plus grande proximité de la divinité par rapport à l’humain.


    • Gollum Gollum 25 juillet 17:01

      @Pascal L

      Avant la christianisation de l’Occident, une fête appelée Dies Natalis Solis Invicti, « jour de la naissance du soleil invaincu » avait été fixée au 25 décembre par l’empereur romain Aurélien en 2741

      Suite : 

      La première mention d’une célébration
      chrétienne à la date du 25 décembre a lieu à Rome en 3366. L

      Donc bien après 274... 

      Citation de Mgr Robert Le Gall (note 6 de l’article Wiki :

      « Elle fut instituée à Rome, avant 336, et fixée au 25 décembre dans le but de christianiser les fêtes païennes du Natalis Invicti, c’est-à-dire du soleil qui, au solstice d’hiver, se remet à grandir en force et en éclat ; le Christ, selon l’expression du livre de Malachie est « le Soleil de justice » (3, 20). »

      Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Noël

      Voilà la vérité rétablie... smiley


    • Gollum Gollum 25 juillet 17:03

      Suie à des artefacts (numéros de notes) lire 274 au lieu de 2741 et 336 à la place de 3366..


    • Eric F Eric F 25 juillet 17:38

      @Gollum
      Le solstice était une fête dans diverses cultures, étant le signe de la réaugmentation du jour. Les « symboles » sont prépondérants dans les religions, on peut dire qu’il existe une sorte de « vocabulaire symbolique » assez universel (la pureté de l’eau, la lumière/chaleur du soleil, l’innocence de l’agneau, etc.).


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 25 juillet 17:59

      Vous êtes vexés. Vous chouinez. Je vous comprends. Vous défendez votre type de vie. C’est humain. Néanmoins vous êtes vexés, et vous cherchez des noises qui n’ont pas lieu d’être, à jouer tout de suite crétinement sur des cordes sensibles : l’extrêmisation (l’assimilation idéologique : genre preum’s ! c’est vous les diables !) et l’érudition. Même si le Sol Invictus datait du IIIème siècle, cela ne changerait absolument rien à l’assimilation non-monothéiste. Vous tiquez, vous piquez, vous pataugez.


    • Gollum Gollum 25 juillet 18:06

      @Eric F

      Oui, le solstice était considéré comme l’impossibilité pour la Vie d’être vaincue. Au moment même où l’obscurité semble maximale la Lumière renait.

      C’est d’ailleurs assez proche du mythe chrétien. 

      Quant au symbolisme universel cela a été étudié par d’autres (Eliade, CG Jung, Bachelard).

      On ne peut que constater malheureusement qu’un Augustin a très mal compris le symbolisme du baptême d’eau, ramenant ce dernier a un rite magique.. Dès lors le symbolisme universel a cessé d’être universel en devenant catholique (mot qui veut pourtant dire universel) proposant une lecture littérale et bête de tout symbolisme.

      Bien évidemment l’Église actuelle est quelque peu sortie de cette littéralité. Elle ne le doit pas à elle-même mais bien à la psychologie des profondeurs apportée par Jung, aux historiens des religions comme Eliade... Bref, l’esprit soufflant là où il le peut a préféré souffler sur des hommes extérieurs à l’institution car nos clercs étant remplis de leurs certitudes n’étaient plus aptes à de la nouveauté.. et donc à la compréhension profonde des symboles..

      Mais là encore, Pascal L sûr de son appartenance idéologique, va encore me sauter à la gorge disant que ce que je raconte ne peut qu’être inspiré par le Malin...


    • Gollum Gollum 25 juillet 18:13

      @Marzhin Tavernier

      Non mais faut pas s’étonner avec Pascal L il m’a déjà fait le coup plusieurs fois de son révisionnisme historique maladif et profondément orienté. Bref, mystificateur.

      Quand il écrit ça : la date du 25 décembre a été choisie pour contrer les Chrétiens qui en avaient déjà fait la date de Noël.

      C’est faux. Il suffit de lire l’article Wiki sur le Sol Invictus pour rétablir la vérité.

      Le chrétien a toujours réécrit l’histoire. Ils ont bien persuadé pendant des générations les gens que le christianisme s’était répandu par la douceur de l’évangélisation, le sang des martyrs, etc... de belles images d’Épinal, fausses bien évidemment... La réalité étant beaucoup plus triviale.

      Quant à sa culture et son érudition un gars qui vous dit que le bouddhisme est une religion des esprits, à rebours de tout historien des religions quelque peu sérieux, je pouffe, je me gausse, bref, je rigole... smiley


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 25 juillet 18:22

      Ah oui c’est clair qu’ils barbotent dans la pataugeoir à colérer contre « les méchants païens ».


    • Pascal L 26 juillet 12:09

      @Gollum
      Ben non, vos connaissances sont anciennes. La date du 25 décembre est une tradition du premier siècle au Moyen Orient. Mgr Robert n’a pas lu les derniers travaux d’historiens sur le sujet qui en plus considèrent maintenant que cette date du 25 décembre est très plausible comme date réelle de la naissance de Jésus à partir des éléments qui sont à leur disposition. Il tiennent compte des dates où Zacharie, le père de Jean-Baptiste, pouvait être de service au temple de Jérusalem. Il faut se tenir à jour...


    • Pascal L 26 juillet 12:14

      @Marzhin Tavernier
      Comment peut-on être vexé lorsque l’on a déjà eu l’occasion de rencontrer Jésus. Ce qu’il m’apporte relativise tout ce que vous pouvez me dire. Je ne possède pas la vérité, mais au moins je peux la contempler...


    • Gollum Gollum 26 juillet 12:23

      @Pascal L

      les derniers travaux d’historiens sur le sujet qui en plus considèrent maintenant que cette date du 25 décembre est très plausible comme date réelle de la naissance de Jésus

      Ben voyons... Jésus est bien né un 25 décembre cela va de soi... smiley
      Toujours ce besoin de coller au mythe... Bientôt vous allez nous affirmer qu’Adam est bien né il y a 6000 ans environ...

      Sinon vous affirmez toujours des tas de trucs mais il n’y a jamais aucun lien sourcé...

      Alors ces sources ? Et là on va s’apercevoir que l’on tombe sur des chrétiens plus ou moins réactionnaires et sectaires ?


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 26 juillet 14:55

      Il ne faut pas s’étonner d’être « persécuté » au nom du Christ, Pascal L, quand on est dans l’humble dédain et l’humble frime permanentes. Cela vaut pour les juifs et les musulmans. De toute évidence, le ou les persécuté(s) au nom du Christ ici, ce ne sont pas les chrétiens trop sûrs d’eux-mêmes. Vous poussez autrui à la faute devant vous, à jouer les martyrs, c’est sociopathique, et tous les unithéismes de tous les mondes ne se sont pas imposés autrement sur Terre (ils appellent cela la vérité et la puissance du dieu !). Malheureusement, on sait bien en psychologie humaniste (E. Berne) à quel point la roue statutaire victime-bourreau-sauveur-victime-etc. tourne à confondre ses termes.


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 26 juillet 16:59

      De nos jours, la stratégie est réutilisée par tous les minoritaires assimilés.


    • Gollum Gollum 29 juillet 12:34

      Pas de réponse. Comme prévu.

      CQFD


    • L’amour est un crime parfait.


      • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 24 juillet 20:29

        Yahvé, Allah, ne sont pas tout-amour, cela est d’Emmanuel.


      • Decouz 24 juillet 19:52

        Allah se nomme « Ana », « Moi », « Huwa », « Lui », « Nahnu », « Nous », est nommé « Anta », « Toi ». Le « Moi » est exclusif, dominateur, le « Lui » absent et inconnaissable, éventuellement objectif, le « Nous » participatif, entendons participation des noms divins et des anges, le « Toi » façonné par l’imagination de l’homme.

        Il faut distinguer, dans la Bible même, l’état androgyne de Adam, qui est à l’image de Dieu, de l’état différencié Homme-Femme.

        Dieu étant sur naturel, n’a pas de distinction sexuelle, mais selon la perception de l’homme, il est pure puissance passive ou pure intelligence active.

        Pour comprendre cela il faut lire les auteurs de la Qabbale.


        • Decouz 24 juillet 19:54

          @Decouz
          Les auteurs de la Qabbale ou leurs correspondants dans les autres formes.


        • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 24 juillet 20:22

          Insexuel, c’est psychorégressif, désolé, et cela délaisse à l’option maternelle. Mais c’est-à-dire que je reste empiriste, tandis que vous êtes déjà fantaisiste. D’autant plus qu’un dieu impuissant sexuellement est bien triste, en tout jeu de mots. Enfin, je ne vois pas pourquoi la « puissance passive » serait nécessairement découplée de l’ « intelligence active ». On retombera très vite dans un vieux symbolisme éculé, à ce point : féminin-masculin, yin-yang. Bof.


        • Decouz 24 juillet 21:32

          @Marzhin Tavernier
          Le yin yang c’est toujours l’un avec l’autre.


        • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 25 juillet 11:25

          Oui le yin et le yang a aussi mon penchant préférentiel, d’autant plus qu’il aurait qui sait pu être inspiré aux Anciens Chinois par les Celtes, Celtes chez qui les dualités dynamiques sont nombreuses. Ce que je récusais chez vous, c’était la pente glissante associant la puissance passive à la femme et l’intelligence active à l’homme, comme cela est si souvent le cas, et que l’on retrouve tout de même dans certaine interprétation du yin et du yang.


        • Decouz 25 juillet 12:16

          Il peut y avoir :  :

          -comme dans le yin-yang, une unité de deux pôles, la langue chinoise n’utilisant pas la particule unitive ou dissociative « et ».

          -des ternaires exprimés, dont la trinité chrétienne n’est qu’un exemple particulier, Esprit, Ame, Corps, ou en Chine Ciel, Homme, Terre.

          -des ternaires dont un terme est sous-entendu, c’est à mon avis fréquent dans le langage sémitique, où on trouve une expression dualiste, mais le troisième terme est implicite, c’est une forme de présentation pédagogique.


          • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 25 juillet 13:10

            Navré, je ne suis pas animicentrique.


          • Decouz 25 juillet 18:22

            @Marzhin Tavernier
            N’empêche que vos idées sont à connotation fortement psychologique


          • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 25 juillet 18:24

            Bien sûr ! c’est que dans psychologie, il y a logique. Empirisme. Et pourtant, à la manière de Ludwig Wittgenstein, je m’arrête devant le mystère. Ce n’est pas une raison.


          • popov 25 juillet 17:53

            Le monothéisme n’a pas été inventé par les nomades du désert, mais ils l’ont adopté les bras ouverts pour une raison très simple : par avarice. Un seul dieu coûte moins cher que plusieurs. Ensuite ils ont interdit les représentations de leur idole parce qu’ils n’avaient pas envie de se coltiner une statue en marbre ou en bronze à travers le désert.

            Ils ont construit leur dieu à l’image du petit chef de clan, qui règne en maître absolu sur ses chamelles, ses brebis, ses chèvres et ses femmes. Narcissique à l’extrême, il ne supporte aucune critique mais est très sensible aux louanges, tellement qu’il exige de ses sujets qu’ils récitent ses louanges plusieurs fois par jour. Il sait se montrer magnanime de temps en temps, mais c’est surtout parce qu’il aime s’entendre dire qu’il est magnanime.

            Les religions n’inventent pas grand chose, elle reprennent ce qui a fait recette dans les religions précédentes et l’adaptent à leur temps. On reprend l’idole, on lui fait une vidange d’huile, un plein d’essence, un coup de peinture et c’est reparti pour quelques siècles.

            Le vieux Yawé était bête et méchant, mais il a un peu évolué au cours des siècles. L’islam lui a repris le vieux Yawé tel quel et l’a rendu encore plus bête et méchant.

            Dans le cas du catholicisme de Nicée, il s’agit d’ajouts un peu plus conséquents qu’un simple dépoussiérage : un algèbre interne trinitaire. Gabriel se pointe chez une vierge avec une fiole contenant du sperme . On a donc une GPA et une PMA avec 21 siècles d’avance. Sperme de qui au fait ? « Elle a conçu du St Esprit » nous dit-on. Donc, le père, c’est le St Esprit. Mais alors Dieu le Père ne peut être que la mère. Ben non, en fait, ils ont été mal nommés. On devrait dire Dieu-le-parent-1 et Dieu-le-parent-2. Un vieux couple de pédés qui exerce sont « droit à l’enfant ».


            • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 25 juillet 18:04

              Oui mais vous charriez. D’abord, la pédérastie est non-monothéiste d’abord. Mais, quant au devenir contemporain et à sa généralisation abusive à l’esprit d’un temps (le nôtre), vous y êtes. Pour moi aussi, ce sont des conséquences logiques. Mais la mère, c’est que l’homosexualité est d’identification maternale antipaternelle, au plan inconscient. Donc pas consciemment, on peut même consciemment très bien s’entendre avec son père et rejeter sa mère. C’est dans le mental que ça se passe, imaginairement-symboliquement.


            • popov 25 juillet 17:59

              « une » algèbre

              « son » droit


              • Decouz 25 juillet 18:08

                La video que vous mettez en lien ne concerne pas explicitement les Celtes, même si le sens du mot et l’origine peut être questionnée, et quant bien même leur origine serait de tel endroit, le film s’appelle « Les momies de la Route de la Soie » et a été changé, procédé pas très honnête.

                "La ressemblance de certains de ces tissus avec les tartans écossais (comme le plaid du site de zaghunluq, fouillé en 19851) a pu faire déclarer à certains médias que « ces momies semblent suggérer que les Celtes avaient pénétré profondément en Asie centrale12 ». On trouve même quelques rares chercheurs pour défendre un apparentement celtique

                "

                https://fr.wikipedia.org/wiki/Momies_du_Tarim

                Donc une hypothèse qui ne justifie pas de changer un titre sans respecter les auteurs du film.


                • Decouz 25 juillet 18:19

                  @Decouz

                  "Eu égard à l’absence totale de termes celtiques dans les langues tokhariennes postérieures ou de traces archéologiques spécifiques à ces populations, une telle origine celtique (partielle chez E. Barber) du peuple des momies « ne peut être prise au sérieux10 » par la plupart des auteurs...
                  La ressemblance des techniques de tissage est tenue par la quasi-totalité des chercheurs pour un héritage ancien (bien attesté en Europe centrale au IIe millénaire av. J.-C., conservé de façon indépendante aux deux extrémités de l’aire de peuplement indo-européenne par le peuple des momies et les Écossais...
                  Ainsi, « tant que ces cultures archéologiques du Xinjiang ne seront pas mieux connues, c’est-à-dire étudiées et publiées, il sera vain de vouloir asseoir de vastes synthèses sur des éléments épars, en faisant comme si elles représentaient une unité rassemblant les momies en une seule famille. Les défunts de Wupu, Gumugou, Shanpula, Subeixi, Zhaghunluk, etc. appartiennent tous à des cultures très différentes. Que leurs traits soient europoïdes, à l’instar de ceux des squelettes des nécropoles sans momies (Xianbabai, Hejing, Yanbulak), ne suffit à en faire ni des Tokhariens, ni des Saka [un peuple de langue iranienne], ni même des Indo-Européens », même si cette dernière thèse reste très dominante10 "

                  https://fr.wikipedia.org/wiki/Momies_du_Tarim


                • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 25 juillet 18:28

                  OK, il n’y a pas à abuser, mais qui origine ces techniques, sinon les Indo-Européens dont ressortent les Celtes. Mais c’est un débat marginal quant à l’article.


                • ar morgad 25 juillet 19:52

                  Un livre surprenant à tous points de vue écrit par une dame anonyme de 80 ans :

                  Il donne entre autres la raison d’être des manifestations possessives-égoïstes conférées par l’égo, et explique la prédominance de la conscience sur la matière, confirmée par la physique quantique : « Christ revient, il dit sa vérité » https://www.fichier-pdf.fr/2012/05/06/70158151lettres-du-christ-pdf-1/70158151lettres-du-christ-pdf.pdf


                  • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 25 juillet 20:50

                    Oh bordel. C’est tellement pétri d’angoisses de mort en surfant sur cette fatalité pour en faire son pain ... c’est la prestidigitation d’une crise de peur panique, or la peur est justement l’émotion la plus égoïste (sauvegarde de soi jusque dans le salut divin). Ça cultive un effroi vague rhétoriquement, et aussitôt ou simultanément, ou même d’emblée, ça s’est présenté comme la solution d’amour infini. C’est tordu, que le romantisme aveugle de cette femme pour son bien aimé fantasme.


                  • gebybih 25 juillet 21:47

                    C’est toujours fascinant de voir à quel point les athées jouïssent avec le concept du dieu unique.... jalousie névrotique ou pulsion de destruction pré pubére ?


                    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 25 juillet 21:55

                      Vous avez pris votre pied j’espère, en commentant ainsi.


                    • Hervé Hum Hervé Hum 31 juillet 13:37

                      Et la dynamique de l’Univers physique, est ce l’égotisme ou l’altruisme ?

                      Attention, il y a une troisième réponse possible !

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