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L’énigme du Covid-long enfin résolue ? La piste auto-inflammatoire est privilégiée

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 Après la longue série des témoignages accompagnés de quelques recensions cliniques, les analyses scientifiques sur le Covid-long sont disponibles. L’étiologie de cette nouvelle pathologie devient accessible. La piste inflammatoire est privilégiée. J’espère que ces notes sauront vous éclairer. Il ne faut ni s’affoler ni prendre à la légère cette question médicale et trouver des solutions.

 

 1) La peur de la maladie s’installe

 L’épidémie de Covid-19 s’est déroulée en deux phases, du moins en Europe. Lors de la première phase à la cinétique très rapide, la peur a gagné les âmes, ce que l’on peut comprendre. Le Covid est vite apparu comme une pathologie plus grave que la grippe, avec une létalité importante, croissante avec l’âge ainsi que les facteurs fragilisant, hypertension, diabète, surpoids. Une seconde vague est arrivée en octobre 2020. Quelques témoignages ont été diffusés par des personnalités affectées parmi lesquelles figure le philosophe le plus médiatique, Michel Onfray. Il ressort que des sujets secoués par la forme symptomatique se demandent s’ils ne vont pas mourir, même s’ils n’ont pas un âge avancé. Cette peur est plus culturelle que naturelle et quelque peu irrationnelle. Un sexagénaire comme Onfray ou Bruel a bien plus de probabilité de décéder d’un cancer ou d’un accident vasculaire que du Covid. La peur du Covid est apparue parce que cette épidémie est soudaine, inhabituelle et en plus, médiatisée. Il y a fort à parier que si les médias annonçaient chaque jour les morts du cancer et des AVC, les gens seraient hantés en permanence par des pathologies, surveilleraient leur tension et leur gestes alimentaires chaque jour. La peur du Covid est renforcée par l’effet du nombre et des annonces. Comme l’avait noté Virilio, le gigantisme des catastrophes amplifie la perception de l’événement. Avec 600 personnes dans un Airbus, un seul crash produit une onde de choc médiatique planétaire, alors que 600 morts espacés sur les routes laissent indifférents.

 Une nouvelle phase de l’épidémie s’est dessinée avec les témoignages récurrents de patients témoignant de symptômes durables, jusqu’à près d’un an pour les affectés du printemps 2020. La médecine commence à peine à comprendre ce qui se passe, mais elle ignore quelles prédispositions font que les uns sont épargnés et les autres durablement affectés par des symptômes post-Covid. Que l’on observe après les formes graves assorties parfois de réanimation, sans que cela ne soit obligatoire. Des sujets assez jeunes sont affectés. Et maintenant, une seconde peur est arrivée, se superposant à la peur de mourir. Les gens ont peur de la longue maladie. Comme s’il y avait deux cartouches dans le virus, l’une qui crée une infection aiguë plus grave que la grippe et la seconde qui crée une pathologie chronique plus ou moins invalidante. La médiatisation du Covid chronique est vouée hélas à s’amplifier avec une multiplication des témoignages, ce qui ne peut que renforcer l’anxiété généralisée dans un contexte brumeux pour ne pas dire opaque, personne ne pouvant indiquer une date de retour à une vie presque normale. Il n’est du reste pas certain que la vie normale puisse advenir une fois les craintes ancrées et les mesures antisociales acceptées et devenues une habitude.

 

 2) Covid-long et syndrome de fatigue chronique

 Le Covid-long désigné aussi comme syndrome Covid chronique, se caractérise par une série de symptômes parfois sévères pouvant impacter fortement la vie au quotidien. Les plus courants de ces symptômes sont une asthénie (fatigue intense pouvant être corrélée à une faiblesse musculaire) et dyspnée (essoufflement). Auxquels s’ajoutent parfois l’anosmie durable, les maux de têtes et un désordre cardiaque voire vasculaire. Les observations cliniques ont recensé une bonne vingtaine de symptômes plus moins intenses, durables ou périodiques. Des ennuis hépatiques, rénaux, capillaires, pulmonaires, des troubles attentionnels, neuropsychologiques, des douleurs, démangeaisons, font partie de la liste. Sont préférentiellement affectés les patients ayant séjourné à l’hôpital, placés ou non en réanimation.

 La nature des symptômes post-Covid chroniques a conduit quelques cliniciens à se demander si cette pathologie ne serait pas un nouveau cas de syndrome de fatigue chronique (SFC), également connu sous le nom d’encéphalomyélite myalgique (EM), maladie d’intolérance systémique à l’effort, ou encore syndrome post-viral. Le SFC est une maladie systémique considérée comme grave. Elle est caractérisée par un état de fatigue répété et récurrent qui, même après le repos, ne disparaît pas. Ce syndrome a été identifié dans les pays anglo-saxons au milieu des années 1980. Il touche parfois des sujets jeunes, avec les premiers signes apparaissant dès l’âge de 20 ans, mais aussi chez des sujets entre 40 et 60 ans, les femmes étant deux fois plus impactées que les hommes (un constat similaire a été établi pour le post-Covid). D’après une investigation de l’école de médecine de Stanford publiée en 2017, plus d’un million d’Américains ont été diagnostiqués EM/CFS avec deux vagues importantes, les 15-20 et les 30-35 et au final, une existence durement impactée pouvant perdurer des décennies. Les femmes seraient trois fois plus affectées que les hommes (ScienceDaily, 2017). Les causes de cette affection ne sont pas identifiées mais soupçonnées. Sont en ligne de mire les déterminants génétiques, les défaillances immunitaires, les dérèglements hormonaux, les chocs psychologiques et last but not least, les infections, bactériennes affectant les poumons, ou virales. Le virus de l’herpès, causant entre autre la mononucléose, est le premier sur la liste. Cette pathologie désignée aussi comme fièvre glandulaire est souvent bénigne mais elle peut avoir aussi ses formes graves, comme pour le Covid. Et elle produit chez une proportion non négligeable de patients une fatigue durable.

 On notera que la fatigue chronique n’est pas clairement identifiée. Elle a été étudiée seulement depuis les années 1990 après avoir été diagnostiquée au milieu des années 1980 dans les pays anglo-saxons. L’OMS a classé cette pathologie parmi les troubles neurologiques et l’a nommée syndrome de fatigue post-virale, ou alors encéphalomyélite myalgique bénigne. La liste des symptômes est large. Les sujets affectés par le Covid-long devraient retrouver quelques-uns des signes caractéristiques du SFC (voir annexe). Une question persiste sur cette affection. Est-elle très ancienne bien qu’elle eut été diagnostiquée dans les années 1990 ou alors est-elle une maladie devenue émergente et courante à la fin du XXe siècle ? Une autre question plus importante ; quelle est la nature exacte de cette pathologie, neurologique ou alors ne serait-ce pas un syndrome immunitaire, autrement dit une distorsion des fonctions immunitaires et inflammatoires ? Cette interrogation vaut bien évidemment pour le Covid-long qui présente une symptomatologie proche du SFC. Deux autres pathologies sont souvent associées au SFC : (i) Le syndrome systémique de la guerre du Golfe. Les vétérans américains déployés en 1991 sur le terrain ont été affectés par des troubles divers incluant une fatigue chronique. Les études récentes montrent que ces troubles n’ont pas disparu. Aussi étrange que cela puisse paraître, les formes de cette pathologie sont comme pour le Covid classée en trois types. 40% des vétérans sont affectés par une forme bégnine ou modérée et 6% par une forme très grave ; (ii) La fibromyalgie, maladie liée à la polyarthrite, dont l’origine serait nerveuse, et qui affecte 8 femmes pour un homme.

 

 3) Fatigue chronique et immunité

 La fatigue chronique est longtemps restée une zone d’ombre pour les sciences médicales, ce que l’on peut comprendre car son apparition n’est pas lié à un facteur causal bien identifié et que cette pathologie est systémique, multifactorielle. Une revue publiée en 2018 offre quelques pistes intéressantes. Résumées ainsi :

 « L’encéphalomyélite myalgique (EM) souvent également appelée syndrome de fatigue chronique (SFC) est une maladie courante et invalidante d’origine inconnue. Malgré les controverses et une littérature scientifique considérable, c’est seulement maintenant qu’une compréhension sérieuse de l’EM / SFC émerge. Nous avons compilé des découvertes récentes et les avons placées dans le contexte du tableau clinique et de la génération de la maladie. L’EM / SFC commence souvent après ou pendant une infection. Une explication logique étant que l’infection déclenche un processus auto-réactif, affectant plusieurs fonctions, y compris le cerveau et le métabolisme énergétique. Selon notre modèle de pathogenèse de l’EM / SFC, les patients ayant une prédisposition génétique et une dysbiose produisent progressivement des cellules B sujettes à auto-immunité. Dans des circonstances normales, ces descendants de cellules B auraient conduit à la tolérance. Une exposition microbienne exogène ultérieure (déclenchement) peut entraîner des comorbidités telles que la fibromyalgie, des troubles thyroïdiens et une hypotension orthostatique. Un élément déclencheur peut alors conduire à une immunisation contre les auto-antigènes dirigés contre le système métabolique et / ou les récepteurs hormonaux et les protéines des canaux ioniques, produisant un malaise post-effort caractéristique de l’EM / SFC, affectant à la fois les muscles et le cerveau. En principe, le clonage et le séquençage de domaines variables d'immunoglobulines pourraient éclaircir l’évolution des clones pathogènes. Malgré ces résultats, plusieurs chaînons manquants persistent. » (Blomberg, 2018)

 On retiendra l’hypothèse d’une origine infectieuse de la fatigue chronique, les virus tenant la corde face aux bactéries alors que les prions furent soupçonnés à quelques occasions. La dysbiose du microbiote est souvent causée par l’infection virale et elle contribue au dysfonctionnement immunitaire. Le soupçon se porte sur les cellules B pouvant induire de manière intempestive des phénomènes auto-immuns assortis d’une auto-inflammation devenant chronique. Si j’ai bien compris les conclusions du papier de Blomberg et al., l’auto-immunité dure tant que les clones B immunogènes se reproduisent. En ajoutant de plus que s’il n’y avait que l’auto-immunité, cela ne poserait pas de souci ; en réalité, les désordres pathologiques sont causés par l’inflammation qui, parce qu’elle est une réponse à des immunogènes endogènes, doit être désignée comme auto-inflammation pour la différencier de la réponse inflammatoire produite après une infection ou un stress tissulaire, brûlure, plaie…

 

 4) Fatigue chronique, post-Covid et inflammation

 Bien que le CFS soit classé comme trouble neurologique, c’est bien l’inflammation qui produit cette fatigue accompagnée d’autres maux, notamment la douleur, symptôme canoniquement associé à l’inflammation et une traduction neurosensorielle. L’inflammation est un processus ubiquitaire, se produisant à une échelle locale, sur un tissu, un organe, ou bien au niveau généralisé, avec une signalisation hormonale, déploiement de cytokines. L’inflammation est une fonction servant à éliminer ce qui cause des dommages à l’organisme et à débarrasser l’organisme des zones tissulaires dégradées, afin de permettre une réparation réalisée par les processus de division cellulaire appropriés (observez ce qui se passe après une plaie). Ainsi, l’auto-inflammation du système nerveux est soupçonnée de causer le CFS ainsi que le Covid chronique comme l’indique cette revue scientifique (Mondelli, 2021) ; la piste neuro-immunologique permet d’expliquer les affections de longue durée consécutives à une infection par le SARS-CoV-2. D’ailleurs, le Covid chronique n’a rien d’une surprise pour les spécialistes en psycho-neuro-immunologie pour lesquels ces symptômes post-infection sont classiques, similaires à ce que l’on observe pour le CFS ou la fibromyalgie. Le rapprochement clinique de ces pathologies incite à suspecter des causes endogènes similaires, même si l’infection ou le mécanisme déclencheur est différent. Ces constats conduisent à proposer deux interventions thérapeutiques, soit en administrant des anti-inflammatoires, soit en modulant l’immunité avec des substances agissant au niveau neuronal. Sans oublier les méthodes classiques de rétablissement sanitaire, exercice physique, alimentation équilibrée, dialogue social (Mondelli)

 L’inflammation est donc devenue centrale en médecine et c’est même une signature physiologique, sorte de marqueur ubiquitaire d’un nombre conséquent de pathologies contemporaines ; une inflammation fonctionnant de concert avec l’immunité et dont la signature moléculaire est de plus en plus étudiée grâce aux innovations technologiques permettant d’étudier des marqueurs auparavant indétectables. Une investigation sur des patients atteints d’EM/CFC a confirmé l’origine inflammatoire de cette pathologie en corrélant sa gravité à la présence de 17 marqueurs cytokiniques dont 13 sont pro-inflammatoires (Montoya, 2017). La signature inflammatoire a été également observée chez les patients en phase de post-Covid avec une accentuation liée à l’âge. Les marqueurs de la neuro-inflammation ont été détectés un à trois mois après l’infection au SARS-CoV-2 ; avec également quelques signes moléculaires spécifiques de la dégénération neuronale, bêta amyloïde, neurogranine, tau (Sun, 2021). Ces détails pourraient inquiéter aussi faut-il les prendre avec prudence. Les études sur les causes inflammatoires du Covid durable ne cessent d’être publiées, avec ou sans examen par les pairs. L’une de ces études réalisée par des biochimistes affiliés à un hôpital londonien, prépubliée mais approuvée par deux examinateurs, a établi un profil moléculaire pour quelque 100 patients affectés par le SARS-CoV-2, détectés positifs en PCR, puis positifs en anticorps, les uns ayant été modérément affectés et les autres asymptomatiques. Il ressort de ces analyses une signature inflammatoire persistante. 40 à 60 jours après l’infection, une réponse inflammatoire significative a été observée accompagnée des signes d’un stress mitochondrial classique (Doykov, 2021). Une autre étude prépubliée confirme la signature cytokine du Covid durable, une neuro-inflammation avec une précision importante sur une possible implication de la voie de signalisation p38 MAPK qui après phosphorylation, envoie les signaux pour produire les cytokines. Ce mécanisme a été observé pour le SARS-CoV-2 mais aussi dans le développement du lupus, pathologie elle aussi auto-inflammatoire.

 

 5) Questions subsidiaires sur la nature du post-Covid

 En guise de conclusion provisoire, on fera valoir que le Covid, qu’il soit chronique ou durable, place l’inflammation au rang de question centrale pour la médecine du XXIe siècle et même la biologie. Le doublet réponse immunitaire et inflammatoire explique à la fois le cours de l’infection virale et l’étiologie du Covid-long. Il est établi que les patients asymptomatiques ou modérément affectés développent une réponse immunitaire robuste, contrairement aux patients hospitalisés affectés par une réponse inflammatoire violente et inappropriée. De plus, la sensibilité accentuée à l’infection au SARS-CoV-2 a été corrélée à un fond inflammatoire à bas bruit chez les personnes fragilisées ou âgées. Enfin, le Covid durable s’explique par une persistance de l’inflammation sur plusieurs semaines, voire des mois. Trois questions se posent ; (i) la nature de l’inflammation, (ii) les causes de l’inflammation durable, (iii) la durée de cet état, des symptômes et bien évidemment, la possibilité de guérison avec ou sans traitement.

 

 (i) La recherche clinique et biologique devra établir quelles sont les signatures inflammatoires, analyser les défaillances dans les mécanismes de signalisation produisant l’inflammation et rechercher si le système nerveux est le seul impliqué dans le tropisme auto-inflammatoire. Il n’est pas exclu de trouver d’autres tropismes, hépatiques ou vasculaires, pouvant expliquer les symptômes du Covid-long.

 

 (ii) Les causes de l’inflammation durable sont peu nombreuses. (-a) La première hypothèse à examiner est la persistance du SARS-CoV-2 dans l’organisme avec une charge virale très faible. Le virus se cacherait, à la manière du VIH et serait pratiquement indétectable. Cette hypothèse est peu probable pour un virus à ARN comme les H-CoV ni même pour les virus à ADN mais elle n’est pas à exclure. Si le VIH reste présent, c’est parce qu’il est un rétrovirus et que son génome s’intègre à celui de l’hôte. (-b1) L’inflammation durable peut résulter d’un dérèglement acquis du système consécutif à l’infection. Un tel dérèglement serait systémique, globalisé ou alors localisé, dans le système nerveux ou ailleurs. L’infection aurait alors déclenché une auto-immunité qui par cascade, génère une auto-inflammation, causant alors le syndrome post-Covid. L’auto-immunité est un phénomène connu et c’est même un signe physiologique pour tous les sujets sains, traduisant sans doute un état de vigilance permanente du sujet. C’est lorsque cette auto-immunité dépasse un seuil qu’elle devient pathologique, ce qui semble observé pour le Covid-long. (-b2) La thèse la plus plausible reste l’auto-immunité comme mécanisme en amont causant l’inflammation. En fait, l’auto-immunité a pris une importance croissante dans l’étude de nombreuses pathologies chroniques contemporaines. Elle est soupçonnée d’être produite après des infections virales sans que ce soit une règle. Est-ce une exception ? Nous ne savons pas. Toujours est-il que l’auto-immunité post-virale a été envisagée pour le virus EB après une mononucléose. C’est cette piste qui semble la plus sérieuse pour expliquer le post-Covid chronique. La présence d’anticorps ou de clones cellulaires auto-réactifs, T et surtout B, peut expliquer une auto-immunité. Mais il n’est pas certain que cette explication soit suffisante. Encore faut-il que cette auto-immunité produire une inflammation, auquel cas, un dérèglement cytokinique pourrait être envisagé. Cette hypothèse est devenue classique dans l’étude des pathologies auto-immunes. Au final, le dérèglement de la signalisation immunité → inflammation apparaît comme un dénominateur commun aux deux formes du Covid, aiguë deux semaines après l’infection, ou chronique, au-delà d’un mois jusqu’à un an et peut-être plus.

 

 (iii) L’évolution du Covid-long reste incertaine. Elle devrait être différente d’un sujet à un autre et sans doute, refléter la situation observée après l’épidémie de SDRAS causée par le SARS et pour laquelle on ne dispose que d’un échantillon restreint à quelques centaines de cas. Le Covid-long risque de figurer parmi les affections de longue durée sans pour autant représenter un tsunami sanitaire. Une chose est certaine, c’est que cette affection impose à la recherche scientifique une série d’efforts dans le domaine théorique pour ensuite inventer si c’est possible des thérapies. La science ne recule jamais face aux défis de son époque. 

 

 Pour résumer, le Covid-long est causé certainement par une réaction auto-inflammatoire avec deux types d’explication. Ou bien les déterminants auto-immunogènes (anticorps, clones B ou T) sont en excès et activent les voies cytokiniques. Ou bien ce sont ces voies qui sont suractivées en réponse à des déterminants auto-immunogènes « normaux ». Si tel est le cas, cela pourrait signifier un défaut d’ordre mnésique. Le système cytokine et les voies inflammatoires se souviennent de l’infection au SARS-CoV-2 et interprètent les composants auto-immunogènes comme un signal infectieux. Ce qui incline à tenter une solution thérapeutique, l’hypnose. Autrement dit suggérer au patient hypnotisé que l’infection est passée, que le virus n’est plus là. Si cette méthode paraît incroyable, elle ne présente aucun risque, si ce n’est la déception.

 Si les faits et hypothèses exprimés dans ces notes sont recevables, alors nous pouvons considérer le Covid comme une maladie aiguë résultant d’une activation rapide et intense des réactions inflammatoires. En revanche, le Covid-long s’expliquerait par une mémoire défaillante conduisant à une activation inopinée des réactions inflammatoires. Autrement dit, la mémoire immunitaire ne fonctionne pas et envoie des signaux vers le système inflammatoire, ou alors ce système interprète incorrectement les signaux en suréagissant. Il faut trouver de nouveaux modèles théoriques.

 

 

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 Si des scientifiques souhaitent m’associer à leurs recherches qu’ils n’hésitent pas à me contacter. Mes compétences sont celles d’un biologiste théoricien inventeur par ailleurs d’une seconde systémique basée sur les communications et conduisant vers une approche évolutionniste inédite, ancrée dans la biosémantique, désignée comme darwinisme sémantique. Merci aussi pour d’éventuels soutiens financiers, j’en aurais besoin actuellement pour continuer l’aventure. Mes derniers travaux sont disponibles sur ce lien menant vers un papier de virologie transversale de quelque 60 pages.

 

 (Après le SARS-CoV-2, la révolution biosémantique en virologie

 https://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/apres-le-sars-cov-2-la-revolution-231185)

 

 (Seconde systémique :

 L’information et la scène du monde, Iste éditions, 2017

 https://iste-editions.fr/products/linformation-et-la-scene-du-monde

 Temps, émergences et communications, Iste éditions, 2017

 https://iste-editions.fr/products/temps-emergences-et-communications)

 

 

 

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Références bibliographiques

 

 Blomberg J, Gottfries C-G, Elfaitouri A, Rizwan M and Rosén A (2018) Infection Elicited Autoimmunity and Myalgic Encephalomyelitis/Chronic Fatigue Syndrome : An Explanatory Model. Front. Immunol. 9:229. https://doi.org/10.3389/fimmu.2018.00229

 

 Doykov I, Hällqvist J, Gilmour KC et al. ; The long tail of Covid-19’ - The detection of a prolonged inflammatory response after a SARS-CoV-2 infection in asymptomatic and mildly affected patients : [version 2 ; peer review : 2 approved]. F1000Research 2021, 9:1349 https://doi.org/10.12688/f1000research.27287.2

 

 Valeria Mondelli, Carmine M Pariante ; What can neuroimmunology teach us about the symptoms of long-COVID ? ; Oxford Open Immunology, Volume 2, Issue 1, 2021, iqab004, https://doi.org/10.1093/oxfimm/iqab004

 

 Jose G. Montoya, Tyson H. Holmes, Jill N. Anderson (…) Mark M. Davis ; Cytokine signature associated with ME/CFS severity ; Proceedings of the National Academy of Sciences Aug 2017, 114 (34) E7150-E7158.

 https://doi.org/10.1073/pnas.1710519114

 

 Stanford University. "Chronic fatigue syndrome : Biomarkers linked to severity identified." ; ScienceDaily 1 August 2017.

 www.sciencedaily.com/releases/2017/08/170801163145.htm

 

 Sun B, Tang N, Peluso MJ, Iyer NS (…) Pulliam L. ; Characterization and Biomarker Analyses of Post-COVID-19 Complications and Neurological Manifestations. ; Cells. 2021 ; 10(2):386. https://doi.org/10.3390/cells10020386

 

 

 Annexe – symptomatologie de la fatigue chronique (source Wikipédia)

 

 Critères de Fukuda (1994)

 

 Fatigue ressentie pendant une période de six mois consécutifs ou plus et la fatigue n'est pas due à un effort continu actuel ou à d'autres conditions médicales associées à la fatigue

 La fatigue interfère de manière significative avec la tenue des activités quotidiennes et le travail

 4 des 8 symptômes suivants

 

 trouble de la mémoire ou de la concentration,

 pharyngite,

 ganglions cervicaux ou axillaires,

 myalgies (douleurs musculaires),

 polyarthralgies non inflammatoires (douleurs aux articulations),

 céphalées (maux de tête),

 sommeil non réparateur,

 malaise après effort physique.

 

 Exclure

 maladie organique présente ou passée,

 maladie psychiatrique avérée

 

 

 Consensus canadien (2003)

 

 Fatigue

 Épuisement physique et mental

 Niveau d'activité réduit de façon substantielle par rapport à avant la maladie

 

 Malaise et / ou fatigue post-effort

 Peu d'endurance, et fatigabilité physique ou mentale

 Symptômes post-effort (malaise, épuisement, douleur, aggravation des autres symptômes)

 Récupération anormalement longue

 

 Dysfonctionnement du sommeil

 Sommeil non reposant

 Autres problèmes de sommeil

 

 Douleur

 Douleur musculaire ou articulatoire

 Douleur répandue et migratoire

 Maux de tête significatifs

 

 Manifestations neurocognitives (au moins deux)

 Confusion

 Troubles de la concentration ou de la mémoire à court terme

 Désorientation

 Difficultés avec le traitement de l'information et de la catégorisation

 Difficultés pour trouver le mot juste

 Ataxie, fasciculation, faiblesse musculaire

 Surcharges cognitives et sensorielle (hypersensibilité au bruit, photophobie)

 Surcharges émotionnelles pouvant mener à des phénomènes d'asthénie, ou à de l'anxiété

 

 Au moins un symptôme dans deux des trois catégories suivantes

 

 Symptômes du système nerveux autonome

 Intolérance orthostatique : hypotension à médiation neuronale (NMH), syndrome de tachycardie orthostatique posturale (POTS), hypotension posturale différée

 Impression d'étourdissement

 Pâleur extrême

 Nausée, syndrome de l'intestin irritable ou syndrome du côlon irritable (SII ou IBS)

 Troubles urinaires

 Palpitations

 Difficulté de respiration à l'effort

 

 Symptômes neuroendocriniens

 Problème de stabilité de la température corporelle (température du corps inférieure à la normale avec fluctuations diurnes importantes, épisodes de transpiration, extrémités froides, sensations fiévreuses répétées)

 Intolérance aux températures extrêmes

 Changement de poids, changement de l'appétit

 Perte d'adaptabilité et aggravation due au stress

 

 Symptômes immunitaires

 Ganglions lymphatiques sensibles

 Mal de gorge récurrent

 Symptômes grippaux récurrents

 Malaise général

 Nouvelles intolérances à des aliments, médicaments, produits chimiques

 Symptômes persistant pendant au moins six mois

 


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31 réactions à cet article    


  • alinea alinea 5 mars 09:23

    Ce qui m’intéresserait est de savoir si tous ces malades chroniques ont été vaccinés, s’ils ont pris des antibio au moindre nez qui coule,si leur mode de vie les voit souvent dans leur bagnole, dans les ascenseurs et les fesses sur un chaise, dans un environnement urbain ; sont-ils végétariens ? Mangent-ils bio ?

    etc.

    Je ne sais pas si quiconque leur demande, mais je sais qu’on ne nous en dit rien !

    Parce qu’il paraît évident que toutes ces maladies, cette santé déficiente, sont bien un fait de sociétés complétement hors sol... et qu’il serait temps de sortir son œil du tube à essai, de temps en temps au moins


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 5 mars 10:19

      @alinea
      On sent une sorte d’aigreur accusatrice dans votre propos. Cela dit, la question est légitime mais pas posée sur la forme et la tonalité que vous employez
      Il appartient au système de santé de réaliser des études en rassemblant diverses compétences, les médecins, les cliniciens, les ARS. La question scientifique est intéressante sur les facteurs associés au Covid-long et du reste, à d’autres pathologies auto-inflammatoire. Le plus difficile pour la science française, c’est qu’elle ne comprend pas la formule « rassembler les compétences »


    • alinea alinea 5 mars 11:32

      @Bernard Dugué
      Oui il y a une forme d’aigreur, parce que je pense qu’il est vain d’étudier les effets, tenter d’y remédier, et ne jamais s’occuper des causes, certes beaucoup plus difficiles à soigner vu tout ce qu’il faudrait abandonner de prétendument vital pour accéder à la santé.
      Oui, il y a de l’aigreur car j’ai l’impression que la maladie, pour l’individu, comme la délinquance pour la société, est acceptée et bienvenue dans le royaume de la surface !
      Je ne pense pas que ce ne serait pas de la science si on s’enquérait des conditions de vie des malades, puis, qu’on en tire leçon, enfin qu’on change la donne !
      La jouissance que procure l’exaltation de ce que j’aime appeler « le cerveau gauche » rationnel et froid, empêche de joindre l’humain aux micro-organismes !
      Il n’est pas impossible de joindre les deux,, même dans une seule boîte crânienne, mais au pire, en plusieurs !
      Cela me semble terriblement urgent... c’est pourquoi l’aigreur, mais elle ne vous était pas adressée Bernard Dugué, donc j’espère que votre remarque n’est que scientifique !


    • Passante Passante 5 mars 12:24

      @alinea
      c’est pas le « tube à essai », c’est le tube cathodique...
      t’as jamais été une bonne cathodique toi ! smiley


    • Passante Passante 5 mars 12:28

      au sens où si je prends le H1N1, et je rajoute exactement la même hystérie médiatique sur les corps, ben je ramasse à peu près la même tristesse prolongée au bout du rouleau 
      astonishing !  smiley


    • alinea alinea 5 mars 14:20

      @Passante
      Cette hystérie « qu’ils » n’avaient pas su insuffler alors ?!
      Le premier essai est rarement le bon.
      Quant à cathodique, cathodique toi-même !! est-ce que j’ai une tête de cathodique ?!!

       smiley

    • Ouallonsnous ? 5 mars 19:40

      @alinea

      "Oui, il y a de l’aigreur car j’ai l’impression que la maladie, pour l’individu, comme la délinquance pour la société, est acceptée et bienvenue dans le royaume de la surface ! "

      Tout cela sans oublier que vous parlez de vaccins inutiles car on ne vaccine pas contre un virus qui mute bien trop rapidement pour qu’on ait le temps de fabriquer et tester un vaccin ! Cela Mr Dugué et sa superbe, semble l’ignorer superbement !

      1/ Posons nous plutôt la question du contenu de ce prétendu vaccin, ne serait ce pas une manière détournée de nous pucer ?


      2/ A moins qu’il ne s’agisse pas d’un virus naturel comme ceux du « bouquet » grippal annuel contre lesquels notre immunité naturelle est grandement suffisante à nous protéger sauf pathologies additionnelles graves !


      3/ Par contre la possibilité qu’il s’agisse d’un virus trafiqué en labo de guerre biologique a soigneusement été poussée sous le tapis par les différends comités « théodule » gouvernementaux et les prétendus experts mobilisant les temps d’antenne des merdias à la botte.


      4/ L’origine de l’agression qui a été perpétrée contre la Chine en envoyant en septembre 2019, aux jeux olympiques militaires de Wuhan des soldats US compétiteurs mais déjà malades du virus prétendument covid19 probablement fabriqué dans les labos de guerre biologiques US (labo P4 de Fort Detrick, aussitôt fermés dés que l’apparition des premiers malades a été connue) a elle aussi été poussée sous le tapis ?


      Nous ne pourrons parler des suites à apporter tant que ces points n’auront étés élucidés, et ne comptons pas sur les prétendus experts mobilisant les temps d’antenne des « merdias » à la botte, écrits autant qu’audiovisuel

       !


    • alinea alinea 6 mars 00:55

      @Ouallonsnous ?
      Tout à fait.


    • Hamed 5 mars 14:25

      Ce qui est intéressant dans cette analyse, c’est qu’elle lève le voile sur le mystère du Covid-19 dans le sens pourquoi la pandémie frappe plus les pays riches que les pays pauvres.

       

      Prenons seul l’exemple de la Chine. La population chinoise dans un lieu donné et précis — la région du Wuhan — a été frappée de plein fouet par la Covid-19. Le monde entier regardait ce qui se passait en Chine. On a même cru que c’est un virus typiquement « chinois », et qu’il ne va pas affecter les autres régions du monde. Trump en a conclu que c’était un virus chinois. Et qu’il est même sorti des laboratoires de recherches spécialisés dans le domaine bactériologique. Et que le virus a pu sortir par inadvertance et contaminer l’extérieur.

       

      Or, cette hypothèse, si on est sensé, normalement doit être exclue pour la simple raison que l’homme ne peut pas amener à la vie des êtres qui vivent, et qui relèvent d’un contexte supra-humain qui dépasse l’être humain, puisque lui aussi sa constitution relève d’un processus qui le dépasse, qu’il ne commande pas.

       

      L’être humain est un être créé. Qu’il le veuille ou non, c’est ainsi que « la nature est. »

       Donc le virus n’est ni chinois, ni d’une autre nationalité, il est venu par un processus de génération spontanée et peu importe d’où il vient d’un rat, d’une chauve-souris. L’essentiel est qu’il est apparu. Qu’il a bouleversé l’humanité.

       

      Et certainement la pandémie Covid-19 va progressivement s’essouffler et disparaître naturellement et aidée aussi par la vaccination.

       

      Il faut seulement se rappeler que les pandémies passées (mort noire, grippe espagnole... y compris SRAS, H1NI, Ebola, etc.) se sont toutes contractées et ont fini par disparaître. Même si les pandémies régionales réapparaissent ça et là mais toujours propres à la région qui l’a vu naître. Certes, elles touchent les autres régions du monde mais n’ont pas le caractère des pandémies planétaires.

       

      Et de ce qui apparaît, il reste à comprendre pourquoi les grandes pandémies qui bouleversent tout et donc ont un sens, et précisément la Covid-19 s’est surtout attaquée aux pays riches. La Chine a 89 952 contaminés et 4636 décès, alors que les États-Unis ont 28,871 536 millions de contaminés et plus de 520 008 décès. (1)

       

      Et justement, Bernard Dugué donne une explication sans qu’il se rende compte et cette explication m’a toujours paru la plus juste. Que dit l’auteur ?

      • « Il touche parfois des sujets jeunes, avec les premiers signes apparaissant dès l’âge de 20 ans, mais aussi chez des sujets entre 40 et 60 ans, les femmes étant deux fois plus impactées que les hommes (un constat similaire a été établi pour le post-Covid). D’après une investigation de l’école de médecine de Stanford publiée en 2017, plus d’un million d’Américains ont été diagnostiqués EM/CFS avec deux vagues importantes, les 15-20 et les 30-35 et au final, une existence durement impactée pouvant perdurer des décennies. Les femmes seraient trois fois plus affectées que les hommes (ScienceDaily, 2017). Les causes de cette affection ne sont pas identifiées mais soupçonnées.
      • La signature inflammatoire a été également observée chez les patients en phase de post-Covid avec une accentuation liée à l’âge.
      • Les causes de cette affection ne sont pas identifiées mais soupçonnées. Sont en ligne de mire les déterminants génétiques, les défaillances immunitaires, les dérèglements hormonaux, les chocs psychologiques et last but not least, les infections, bactériennes affectant les poumons, ou virales.
      • L’auto-immunité est un phénomène connu et c’est même un signe physiologique pour tous les sujets sains, traduisant sans doute un état de vigilance permanente du sujet. C’est lorsque cette auto-immunité dépasse un seuil qu’elle devient pathologique, ce qui semble observé pour le Covid-long. (-b2) La thèse la plus plausible reste l’auto-immunité comme mécanisme en amont causant l’inflammation. En fait, l’auto-immunité a pris une importance croissante dans l’étude de nombreuses pathologies chroniques contemporaines. Elle est soupçonnée d’être produite après des infections virales sans que ce soit une règle. Est-ce une exception ? Nous ne savons pas. »

       

      A SUIVRE

       


      • Hamed 5 mars 14:27

        SUITE

        On peut extrapoler et dire que globalement le système-immunitaire des populations pauvres est plus efficients que les populations pauvres. Certes l’Inde a été touchée avec plus de 11, 173 761 millions de contaminés et 157 748 décès. (1) Mais avec une population de 1,34 milliards d’êtres humains, le rapport est incomparable.

         

        Quant au Brésil, c’est une exception. Scientifiquement parlant, les dysfonctionnements dans la répartition des conséquences de la Covid-19 relèvent des différences des systèmes immunitaires des populations à travers le globe. Les populations des pays riches sont beaucoup plus touchées que les populations des pays pauvres, du fait de la faiblesse de leurs systèmes de santé, d’une alimentation moins « industrialisée », se nourrissant directement de la production naturelle agricole, et aussi du contact plus fréquent avec les maladies.

         

        On peut dire que c’est une explication donnée par les faits eux-mêmes.

         

         

        Note :

        Chiffres du 4 avril 2021. Site : https://www.google.com/search?client=firefox-b-d&q=statistique+coronavirus

         


        • Bendidon Bendidon 5 mars 18:18

          @Hamed
          Vous êtes trop Hamed smiley
          Bref après plus d’un an de covidomania les toubibs sont comme une poule qui regarde un couteau
          A part confinement ou doliprane ou hypothétique vaccination (qui doit tout régler hic) ils ne savent toujours pas quoi dire, triste
          Et dire que ça se veut docteur (en quoi ?)
          Connaissez un garagiste qui garderait votre voiture pendant un an et ne saurait toujours pas trouver la panne ???
          Au fait les gens vaccinés contre la grippe et qui l’attrapent quand même ???
          MDR


        • Ouallonsnous ? 5 mars 19:51

          @Bendidon

          « Au fait les gens vaccinés contre la grippe et qui l’attrapent quand même ??? »

          Fort juste, mais nos gouvernants se gardent bien de publier des statistiques sur l’utilité du vaccin contre la grippe !
          Cela démontrerait que l’on ne vaccine pas contre un virus qui mute bien trop rapidement pour que l’on ait le temps d’élaborer et tester un vaccin, sauf à vouloir remplir les caisses de Big Pharma au dépens de la santé de la population et du budget de la Sécu !



        • alinea alinea 7 mars 09:30

          @Ouallonsnous ?
          ...et la proportion insensée de « morts du covid » en Italie, après une campagne de vaccination contre la grippe, digne des élevages en batterie ?


        • JulesDu13 5 mars 14:32

          Inactivité/enfermement, terrorisme télévisé/politique et policier sont aussi des pistes intéressantes à suivre face à ces vagues symptômes (sans compter l’excédent de nourriture/cigarette/alcool dans ces conditions de stress).

          L’effet placebo existe n’est-ce pas ? Nous testons actuellement l’effet placebo inverse poussé à son maximum. Ce qui serait surprenant serait qu’il n’y ait pas de conséquences.

          Sinon je poste de froides statistiques sur l’âge moyen des morts.


          • JulesDu13 5 mars 14:37

            Age moyen de décès comparé : 2017, 2019, 2020 pour France entière + Mayotte
            Sous réserve d’erreur car il y a pas mal de calculs.

            Je comprends les sceptiques et les inquiets, mais dans ce cas qu’ils se fatiguent à dépenser quelques heures de leur vie (si facilement abandonnée d’autre part) à refaire ces calculs pour voir s’il y a des erreurs.

            Résultat, âge moyen de décès en année révolue :
            2017 (année forte mortalité, égale ou un peu en dessous de 2020) : 79,11 (+ de morts âgés tirent la moyenne vers le haut)
            2019 (année de faible mortalité) : 78,93 (grippe faible, - de morts âgés, la moyenne redescend)
            2020 Covid+grippe : 79,43 (morts encore + âgés qu’en 2017)

            Si le Covid avait tué des gens anormalement jeunes, il n’aurait pas tiré la moyenne d’âge des décès à ce point vers le haut.

            Pour 2020 par période
            Jan-Fev : 79,40
            Mars-Avril-Mai : 79,72 (pic mortalité assez court)
            Juin à Oct : 78,73
            Nov-Déc : 80,40 (hausse de mortalité d’hiver, plus étalée, jusqu’au printemps)

            Mars-Avril-Mai : Covid+grippe tirent l’âge de décès vers le haut
            Nov-Déc : il ne reste pratiquement plus que des personnes très âgées à tuer, l’âge moyen de décès augmente beaucoup. Le Covid, s’il existe encore, ne représente plus une singularité, ni en nombre de morts par rapport à 2015 et 2017 (en appliquant les taux de mortalité par tranche d’âge de 2015 et 2017 à la pyramide des âges 2020), ni en âge moyen des morts (qui sont au contraire plutôt plus âgés qu’auparavant).

            Liens vers fichiers zippés : gros fichier 50Mo, longs à ouvrir sur un petit ordi
            Format ODS Libre Office Calc
            https://www.dropbox.com/s/mywwxz87atx0ykw/Age%20Moyen%20D%C3%A9c%C3%A8s%202017%2C2019%2C2020_ods.zip?dl=0
            Format XSLX Microsoft Office Excel
            https://www.dropbox.com/s/fp3h9n503jwqd45/Age%20Moyen%20D%C3%A9c%C3%A8s%202017%2C2019%2C2020_xlsx.zip?dl=0

            ***

            Le calcul est simple pour 2017 et 2019. Mais plus compliqué pour 2020, car L’Insee n’a pas donné le nombre de décès par tranche de 1 an. Il faut utiliser le fichiers des décès individuels 2020-2021, en enlevant ceux de 2021.
            Reste donc environ 668 000 lignes, en CSV à convertir en XLSX ou ODS (Libre Office Calc s’en sort mais c’est limite), créer les dates de naissance et de décès avec les colonnes année/mois/jour, calculer le nombre d’année entière (révolue) au moment du décès, et faire la moyenne.

            Sources :
            (tous les âges de décès devraient être en année révolue sur France entière + Mayotte)

            Décès individuels 2020, France entière + Mayotte puisque 668 000
            https://www.insee.fr/fr/statistiques/4487988?sommaire=4487854
            ’Fichier individuel comportant des informations sur chaque décès’ (gros fichier CSV 17Mo)

            Décès par âge 2017 France entière + Mayotte
            https://www.insee.fr/fr/statistiques/3629105#tableau-figure2

            Décès par âge 2019 France entière + Mayotte
            https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/4770424/irsocsd20193_nat_xlsx.z ip
            T73.xls


            • Géronimo howakhan Géronimo howakhan 5 mars 15:27

              @JulesDu13

              Merci, ces chiffres montrent que c’est bien un coup d’état et que ce coup d’état ne peut que échouer...déjà que 20 ans après on se demande pourquoi et comment un avion sans ailes et moteurs a heurté négligemment un objet pentagonal, tout en laissant intacte la pelouse devant mais aussi le lampadaire sur le trajet enfin etc pourquoi le suicide d’une 3eme tour également , de quel univers venait le passeport miracle au pied de la tour ou il n’y avait que cendres enfin etc ...là on a 95% de mensonges voir plus, la seule vérité pouvant être que ce machin est sorti d’un labo français et balancé d’un autre labo français en chine et partout ailleurs ensuite..... et là il y a nombres d’éléments.....l’affaire n’est pas prête d’être classée et tout ce qui amène de l’eau au moulin du pouvoir et à la narrative emmerdante de ce coup d’état est très suspect..

              Encore merci..


            • Esprit Critique 5 mars 16:46

              Merci pour cet article. Au delà du Covid je suis confronté dans mon entourage a une mystérieuse maladie incompréhensible a au premier abord, une fatigue accablante inarrêtable, sans aucune logique. C’est très handicapant, ça fou la vie de la famille en l’air, et les toubibs ne savent quasiment rien.


              • Hamed 5 mars 17:21

                Suite

                Précision :

                "Les populations des pays riches sont beaucoup plus touchées que les populations des pays pauvres, du fait que ces derniers ont un système de santé beaucoup plus faible, une alimentation moins « industrialisée » et plus simplifiée ils mangent en quelque sorte bio , se nourrissant directement de la production naturelle agricole, et donc peu de produits alimentaires dopés artificiellement, et au contact plus fréquent avec les maladies.

                Alors que les populations riches ont un système de santé plus performant, une alimentation variée mais peu dopé d’ingrédients naturels bio et très vaccinés. Un état de santé qui certes a un impact certain dans une bonne situation sanitaire mais ne protège pas en cas d’attaque de virus nouveau.

                En clair, le système immunitaire des populations riches n’est pas préparé à répondre d’une manière efficiente à une pandémie d’un genre nouveau.

                Ce qui explique pourquoi les Etats-Unis et l’Europe sont plus touchés que par les autres régions du monde. C’est un peu ce que l’auteur a dit :

                Les populations jeunes sont moins touchées que les populations âgées, leur système immunitaire et leurs corps jeunes sont mieux préparés à répondre à la maladie.

                Par analogie, les populations pauvres ont leurs systèmes immunitaires plus développés que ceux des populations riches.

                Ce qui signifie que la richesse n’est pas tout. Un équilibre dans l’écosystème humain.


                • Jean Keim Jean Keim 5 mars 20:42

                  Quelle est la démarche scientifique qui a cours si un hypothétique virus variant pointe le bout de son nez :

                  > soit on trouve un coronavirus qui a une nouvelle binette et on lui colle plus ou moins des nouvelles pathologies,

                  > soit des pathologies inhabituelles se manifestent et on en déduit que le coronavirus a changé de costume.


                  • Régis DESMARAIS Régis DESMARAIS 5 mars 20:56

                    Bonsoir Bernard Dugué. Quel article passionnant ! Vous rappelez des points essentiels concernant la déformation de la perception de la réalité, tronquée par omission. L’exemple des annonces de décès quotidiens est des plus frappants :  300 morts hier ! déclare un journaliste à la radio et on imagine la terreur faisant blêmir le visage de l’auditeur à qui on cache, que chaque jour, le nombre moyen de décès en France est de 1600. 

                    La fatigue est effectivement une conséquence des plus redoutables et sans doute des plus interpellantes : perception ou réalité physique. Symptômes d’une usure du corps, d’un combat en cours ou du travail mortifère d’un virus qui n’en fini pas d’affaiblir le malade par des effets dominos ... La grippe provoque aussi un état de fatigue qui peut s’installer longtemps après la baisse de la température.

                    Une chose est certaine, si ce virus induit une mortalité extrêmement faible, il soulève bien des questions sur les réactions en chaîne, plus ou moins perceptibles, dans l’organisme. Il interpelle aussi au regard de sa capacité à muter vite. Indéniablement, l’étude des malades ne peut pas se faire en faisant abstraction de leur écosystème : comment ils vivent, où ils vivent, quels sont les médicaments pris et les maladies présentes.

                    Enfin, et j’ai l’impression que cela devient tabou, mais cette fatigue aurait-elle pu s’installer si les patients avaient été correctement pris en charge dès les premiers symptômes de la maladie ? Il serait utile et nécessaire de savoir si les milliers de patients traités par l’IHU de Marseille mais aussi par tous les hôpitaux qui ont soigné et qui soignent les patients avec le protocole de l’IHU ou l’Ivermectine ou d’autres associations de molécules subissent ce même effet de fatigue dans la durée.


                    • fcpgismo fcpgismo 7 mars 17:39

                      Une société qui vieillit qui se sédentarise, qui supporte une pollution phénoménale et qui bouffe de la merde...

                      vieux obèse avec une hygiène de vie déplorable, c’est pas de l’aigreur c’est juste un constat.


                      • Jean Keim Jean Keim 8 mars 07:53

                        @fcpgismo

                        Pas tout à fait, la vieillesse n’est pas une maladie ni obligatoirement un naufrage, quand aux autres facteurs ils frappent une population de plus en plus jeune, et pourtant les confinements nous ont permis d’entrevoir que la nature a une capacité surprenante de reprendre le dessus.


                      • Bernard Dugué Bernard Dugué 9 mars 13:53

                        Pour info, cette étude réalisée à la Timone a mis en évidence un syndrome métabolique au niveau cérébral, ce qui confirme la piste auto-inflammatoire (l’inflammation produit un désordre dans le fonctionnement des mitochondries)

                        http://fr.ap-hm.fr/actu/covid-long-le-vecu-des-patients-corrobore-par-l-imagerie-cerebrale?fbclid=IwAR0VFeKQJK-KHkD5AapbL-rkEwdZEfyHYLOGl7RlYLTyfzrTM-quEVzwzOk


                        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 9 mars 15:34

                          @Bernard Dugué
                           
                           ’’De façon plus préliminaire, l’hypométabolisme du bulbe olfactif semblait enfin dans cette étude être rattaché aux récepteurs ACE fortement représentés au niveau de la muqueuse olfactive, suggérant un possible rôle de ces récepteurs comme passerelle du processus pathologique vers le cerveau.’’
                           
                          Est-ce qu’on peut éliminer avec certitude, d’éventuels dégâts occasionnés par ces longs bâtons enfoncés dans le nez jusqu’à la barrière cribriforme et tournés avec zèle et insistance par certains opérateurs ?
                           

                          cf. la vidéo de la généticienne Alexandra Henrion-Caude, qui remet en question l’utilité des tests PCR par prélèvement nasopharyngé : "Je croyais que les gouttelettes que nous avions étaient porteuses du virus et que donc en PCR et en génétique, les tests que nous faisions jusqu’à présent étaient en général des tests salivaires (...) pourquoi est-ce qu’on va sur cette plaque cribriforme ?"  



                        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 10 mars 07:41

                          @Bernard Dugué

                           
                           pourquoi ne répondez vous jamais à mes question ?

                          Vous êtes fâché contre moi ? Ou peut-être parce que vous savez que mes questions ne vous sont pas vraiment adressées ?
                           


                        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 11 mars 11:38

                          @Francis, agnotologue
                           
                           Quelle est la différence entre le covid et les pathologies ordinaires comparables ?
                           
                           C’est nous dit Bernard Dugué — entre autres — parce qu’il existe un « covid long » et le fait d’avoir ce prolongement dans la durée est une spécificité.
                           
                          Quelle est la différence selon moi ? En même temps que l’épidémie virale, on a assisté à une épidémie de tests PCR caractérisée par l’introduction plus ou moins violente d’un bâton dans les fosses nasales, jusqu’à cette fameuse « plaque cribriforme », information délivrée par de nombreux professionnels et démentie par autant de leurs confrères.

                           

                           Question : qui produit de l’ignorance ? Ceux qui ont des conflits d’intérêts ou bien ceux qui sont censurés et que les médias MSM nomme complotistes ?

                           

                          « Sur les 32 cas d’autopsie, dont 29 étaient positifs à la RT-PCR pour le SRAS-CoV-2 et les trois autres diagnostiqués sur la base de leurs signes et symptômes, il y avait quatre patients, ou 13%, avec un infarctus cérébral aigu causé par une ischémie , résultant de caillots microscopiques ou d’emboles dans le cerveau. Des micro-caillots similaires ont également été observés dans la muqueuse olfactive.

                          La charge virale était plus importante dans les cellules muqueuses olfactives juste en dessous de la plaque cribriforme, suivie par la cornée, la conjonctive et la membrane muqueuse de la bouche. Cela indique que même si la voie respiratoire peut être principale pour l’entrée du virus dans le SNC, les yeux et la bouche offrent également des voies alternatives. Dans environ 10%, le virus a également été détecté dans le cervelet.

                          La présence d’ARN viral sous-génomique a été prise pour indiquer que la réplication virale avait lieu. Cela n’a été observé que dans 4 des 13 échantillons positifs pour la PCR de la muqueuse olfactive et dans 2 des 6 luettes positives. » lien

                           

                           Il est clair que si on cherche des virus, c’est là qu’on a le plus de chance d’en trouver.

                           

                          Le fait avéré que les tests PCR sont réalisés avec plus ou moins de zèle, la question de leur mise en cause est cohérente avec l’apparence aléatoire du covid long dont sont victimes certains malades et pas d’autres.

                           

                          Tout scientifique digne de ce nom doit se sentir interpellé.


                        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 12 mars 13:17

                          @Francis, agnotologue

                           Les tests PCR : la plaque cribriforme et les coton-tiges utilisés,
                           
                          « par le Dr Buttar diplômé de la University of Osteopathic Medecine and Health Sciences et du College of Medecine and Surgery aux États-Unis. Il est le directeur médical du Center for Advanced Medecine en Caroline du Nord, une clinique spécialisée dans le traitement du cancer et maladies cardiaques pour les patients abandonnés par la médecine moderne. »


                        • Legestr glaz Legestr glaz 12 mars 19:10

                          @Francis, agnotologue

                          Il se trouve que le docteur Alexandra Henrion Caude avait émis les mêmes réserves sur l’utilisation de ces « écouvillons » de prélèvement en évoquant également la « plaque cribriforme ». 

                          On en parlait déjà en 2017de cette « proximité » entre la plaque cribriforme et le cerveau et du franchissement de la barrière hémato-encéphalique par cette voie !

                          https://theconversation.com/le-nez-porte-ouverte-sur-le-cerveau-pour-pathogenes-et-medicaments-80638


                        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 12 mars 13:34

                          Question à Bernard Dugué et à tous les scientifiques qui s’intéressent au Covid long :

                           

                          Peut-on avoir contracté un Covid long et pas la maladie ?

                           

                          Demandé autrement : les gens qui développent un Covid long ont-ils subi un test PCR avec ces invraisemblables coton-tiges démesurés ?


                          • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 13 mars 15:21

                            Un témoignage relatif au Covid long.

                             

                             La personne écrit : « Le covid long peut toucher 30% des contaminés, y compris des asymptomatiques. »

                             

                            Voilà qui répond à la question que je posais et à laquelle il n’a pas été répondu.

                             

                            Que peut-il y avoir de commun entre des asymptomatiques et des symptomatiques, et en même temps qui peut faire défaut chez les uns et chez les autres ?

                             

                            Réponse : un test PCR !

                             

                            Étonnant, non ?

                             

                             

                             

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