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Accueil du site > Tribune Libre > L’époque est-elle à « l’animicentrisme » ?

L’époque est-elle à « l’animicentrisme » ?

Il s'agit de témoigner de ce qu'on nommera l'animicentrisme, c'est-à-dire la tendance à se centrer sur l'âme. Ceux qui vivent d'animicentrisme ne ressentent même plus précisément de centre. Leur adage est le suivant : "le monde est une sphère dont le centre est partout et la circonférence nulle part", ce qui est dire l'inflation psychique parapsychotique, à côté de laquelle l'égocentrisme et le mentalisme me semblent de moindres maux en vérité. D'ailleurs, je dirais que l'égoïsme, avant tout, reste la démarche de la personne qui raisonne de façon carrée, à ce niveau, c'est-à-dire qui raisonne bien avec sûreté, sans courir à se réfugier dans une galvanisation potentiellement folle et affolante.

La démarche de Raphaël Liogier dans cet ouvrage
est inspirante. Source éditeur.

 

Cette âme souffre définitoirement de plusieurs possibilités, ou qu'elle recouvre plusieurs phénomènes (l'âme végétative corporelle-émotionnelle, l'âme affective passionnelle-relationnelle, l'âme intellective intellectuelle-spirituelle - ces trois âmes tenant d'Aristote, de l'Âme - ou encore de l'âme humaine-divine, personnalité spectrale de chacun susceptible d'éternité ou de métempsychose, etc.) ou qu'on définisse l'âme comme partielle (à la manière des psychologues dégottant plusieurs complexes autonomes, qui seraient autant d'âmes en soi-même - validé intra-conversationnellement par la neuroscience, - d'ailleurs récupéré par les scientologues dans leurs dérives attribuées à des entités extraterrestres ectoplasmiques), and so on.

L'âme, c'est quelque chose ! ou bien ce n'est rien ? ... Il faut encore évoquer sa famille lexicale, entre animique (d'animiste), animal (d'animalité n'est-ce pas), animé (d'agissement), animeux (d'animosité), amène (d'aménité) et animatif (d'animation socioculturelle). Ce qui dit bien que l'âme, là, est un effet événementiel, sinon un faire-événement comme tel ou, mieux encore, le principe d'un faire-événement sans lequel on n'aurait pas le sentiment, justement, d'une âme telle qu'évoquée au paragraphe précédent - puisqu'à chaque fois elle fait-événement carné, éprouvé ou conscientisé.

Auquel titre donc, l'âme est comme un halo et/ou une aura, sans surprise puisqu'elle peut aussi bien correspondre à de fantomatiques âmes en peine errant autour de la Terre, à des fantômes tout court. Mais, plus communément, lorsque l'on dit d'un lieu qu'il est peuplé de tant & tant d'âmes (une ville de cent mille âmes) l'usage du terme âme réfère précisément à leurs activités à chacun, et même mieux, à leurs mondes intérieurs, leurs perspectives, leurs expériences vécues, leurs sentiences. C'est présenter le lieu comme un lieu de vie riche & inconnue avant que d'être un emplacement aménagé, soit donc que la et les vies y font-événements - raisons d'être de l'emplacement aménagé (dont l'aménagement lui-même, d'ailleurs, dépend d'un faire-événement des âmes).

A partir de là, on voit mal comment l'âme serait autre chose qu'intrinsèquement liée à sa manifestation événementielle, c'est-à-dire aux corps agents, peu importe sa naturalité ou sa surnaturalité. En quoi on use du terme interchangeablement avec esprit (la tournure d'esprit, l'esprit d'une démarche) bien que certains systèmes puissent introduire des nuances - réservant par exemples l'âme aux pulsions, et l'esprit aux intellections, ou bien l'âme aux intellections, et l'esprit aux divinations, etc. : tout cela est livré au flou artistique le plus banal, chaotique et velléitaire.

Le commun des mortels, et pas que le commun, se débat avec cela depuis des ères semble-t-il, encore qu'il se laisse inspirer par des personnages semblant mieux s'y entendre en la matière : prêtre, mystique, psychologue, etc. au point d'ailleurs que même les neurosciences soient sujettes aux spéculations les plus aspirationnelles, quant à savoir si la conscience serait un champ quantique par exemple.

Pour ces tendances souvent new age, du moins nées avec le new age, il fau(drai)t que les plus anciennes traditions rejoignent les dernières inventions, comme par manque de confiance en les traditions, ou bien par grief envers les inventions, mais il y a aussi un besoin d'unité et d'harmonie en tout cela : une envie que tout le monde puisse repartir rasséréné et content de cela. Cela, c'est-à-dire un fourre-tout dont ils font profit, encore que - répétons-le - d'aucuns semblent mieux s'y entendre en la matière, et que les temps semblent plaider pour la présence de quelque chose comme de l'âme, selon cette adage que les modernes ne sauraient réinventer la poudre, d'autant plus qu'on savait bien d'autres choses par le passé, oubliées ou diffuses, redécouvertes et/ou accréditées aujourd'hui, c'est-à-dire qui ne sont pas du tout des progrès puisqu'elles rattrapent finalement un retard acquis. Enfin à mes yeux, toutes ces mesures de la performance des temps (passés, disparus ou présents) sont des querelles de cour de récréation. Laissons cela.

Ce qu'il est à dire à ce que j'en déduis, c'est que désormais la question de l'âme reste une question aspirationnelle ouverte, car apparemment inclôturable, pour le meilleur et pour le pire. C'est que, d'emblée, elle peut galvaniser, et pour tout dire polariser jusqu'à ... l'animosité ! Et néanmoins, rares voire très rares sont les personnes capables d'extraction quant à cette galvanisation. Il faut même dire que certaines, prétentieuses, tiennent un discours extra-animique tout en demeurant fort animeuses dans la démarche ! C'est très dur d'y échapper, et je concevrais volontiers cette rétorcation, que mon topo-même ci-présent pourrait ne pas y échapper, certes. Comment prouverai-je le contraire ? puisqu'il est question de la question de l'âme, et que cette question ne permet de statuer sur rien sauf à engager une définition particulière de l'âme. J'ai proposé un faire-événement essentiel, or ce topic fait- bien -événement : sous cet angle, je n'y échappe pas, c'est assez clair.

C'est assez clair, seulement ça ne satisfera absolument pas les tenants de la question de l'âme comme plus intime, large et/ou cardinale. Car cette âme proposée comme faire-événement, elle ne l'est que d'avoir cherché le dénominateur commun à la variété définitoire de l'âme, et se résumerait à un effet de surface, aux symptômes, aux résultantes, aux conséquences, mais non pas au cœur de l'âme-même comme - si l'on veut - une énergie.

Cette notion d'énergie, tirée de la science traitant là de potentialité (un peu comme Aristote parlait de virtualité, d'en-puissance), elle est largement récupérée par le new age ès champs énergétiques comme on dit aussi champ de conscience, et ça satisfait son petit monde ; mais, même sans new age, la notion d'énergie préserve une charge galvanisante laissant tout un chacun à approuver cette idée du cœur de l'âme, comme quelque chose d'énergique voir d'énergétique. Ce faisant, je n'ai pas l'impression que nous ayons quitté le domaine du faire-événement.

L'événement, c'est ce qui évient > ex-vient > surgit comme de nulle part. Il y a évenance, émanation, émergence, soudaineté, imprévision. C'est que malgré les pronostics et les probabilités, quelque chose de singulier a lieu, notoirement parce que malgré les corps agents qui le manifeste ça reste incorporel. Je ne connais la problématique stoïcienne des incorporels que par ouï-dire, aussi ne m'y appesantirai-je pas, mais il me semble, à ce que j'en sais, que c'est un véritable problème logique et logicien, que cela posa aux stoïciens. Et pourtant, nous y trouvons une réalité, voire une vérité. C'est bien tout ce qui galvanise et semble accréditer la notion d'âme, peu importe sa définition. Logiquement, on se retrouve là devant un mystère.

Seulement, devant un mystère, quelqu'un comme moi - peu importe qui - s'arrête et prête l'oreille en faisant silence, afin de s'assurer qu'il ne s'agisse pas seulement de so much ado about nothing, ou bien pour saisir la nature de la chose en propre au lieu que de s'ébrouer comme dans une cour de récréation à prétendre savoir alors qu'on ne se serait qu'engagé dans un vœu décrété on ne sait pourquoi ni comment d'absolu. La question de la question de l'âme est d'abord la question d'un mystère, qui tout aussi bien peut mystifier et reste a priori mythique. D'ailleurs, il se pourrait que l'initiation d'un tel mystère réside tout entière dans la capacité à faire halte devant lui, voire y renoncer ! qui sait ?

Aussi récrié-je vivement contre tout l'animicentrisme qui règne à mon avis, et duquel le commerce fait largement son pain, sans parler des raisonneurs de tous les mondes, qui d'ailleurs finissent tous par commercer un livre de développement personnel ou l'autre. Leurs démarches sont typiquement les mêmes que celle des managers - et pas que des managers - qui parlent de cocooning, de housing et de caring. C'est exactement l'extrapolation commerciale du fameux adage : "le corps, temple de l'âme", transposé à notre petit monde ustensile à usage unique. Aussi, bien que certain spiritualisme - new age ou non - conspue tendanciellement "l'ego" et/ou "le mental" comme vicieux, assimilant largement tout ce management commercial au vice, il ne me semble pas insensé de dire que même les rejets de "l'ego/du mental" peuvent tourner, comme le petit lait, à un animicentrisme non moins pernicieux.

C'était que les rejets de "l'ego/du mental" étaient des rejets moraux avant tout, qui même altruistes - et je ne douterai pas de la sincérité des altruismes, - sombrent dans une autre espèce de malaise, qui est celui-ci dénommé animicentrisme. L'ego ou le mental, en effets, n'y sont pas le centre ; à vrai dire, ceux qui vivent d'animicentrisme ne ressentent même plus précisément de centre. Leur adage est le suivant : "le monde est une sphère dont le centre est partout et la circonférence nulle part", ce qui est dire l'inflation psychique parapsychotique, à côté de laquelle l'égocentrisme et le mentalisme me semblent de moindres maux en vérité. D'ailleurs, je dirais que l'égoïsme, avant tout, reste la démarche de la personne qui raisonne de façon carrée, à ce niveau, c'est-à-dire qui raisonne bien avec sûreté, sans courir à se réfugier dans une galvanisation potentiellement folle et affolante.

Aussi bien, la personne animicentrique se vit d'abord et avant tout comme animisphérique. C'est dire qu'elle vit dans les sphères ... et que ça lui complaît, car aussitôt elle évoquera les traditions alchimiques, ou tout simplement aristotélicienne, des sphères célestes jusqu'au 7ème ciel. Mais, comme ce ciel, elle est arrêtée en conséquence, quand même elle se croirait svelte. C'est en tout cas la folie douce, folie ordinaire, du new age, et moindrement du commun des mortels, dont les sectaires abusent quand ils peuvent, gourous ou managers - mais les managers sont-ils bien autre chose que des gourous assimilables ? Animateurs commerciaux.

Finalement, rétrospectivement, c'est l'âme elle-même, qui semble ainsi douteuse, et il se pourrait bien que son mystère, tant qu'on y mythifie galvanisé (dur d'en prendre la mesure - mesure de sa propre galvanisation) ... c'est-à-dire sans reconnaître qu'il y a là mystère effectivement - mystification ou mysticisme possible ... il se pourrait bien que le mystère de l'âme soit la plus grande intoxication paradoxalement psychique (de psyché, l'âme) de l'humanité, encore que sans ce mystère rien ne semble faire-événement.

C'est que l'événement lui-même, l'incorporel lui-même, ne serait autre qu'une paréidolie, qu'une apophénie, et il serait à reconnaître le Devenir seul, où la question de la question de l'âme, qui est la question de son mystère, viendrait introduire fallacieusement celle de l'Être, fond sur lequel il peut y avoir événement. Le Devenir, quant à lui, abolirait tous ces bibelots d'inanités sonores.

 

D'autres éléments de réflexion :

 

 

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61 réactions à cet article    


  • popov 17 juillet 14:58

    une ville de cent mille âmes...

    ...en comptant une âme par personne.


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 17 juillet 15:41

      Amusant, mais c’est ainsi que cela se passe dans cette expression.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 17 juillet 15:06

      Sans le nommer tout en s’imposant l’usage de guillemets, l’auteur plagie Blaise Pascal qui ne s’était déjà pas privé d’aller se servir ailleurs.

      Il existe dans les Pensées une comparaison devant laquelle depuis deux cents ans s’extasient la critique. Pascal, parlant de ce monde visible qui n’est qu’ « un trait imperceptible dans l’ample sein de la nature  », ajoutait, sans aucune référence : «  C’est une sphère dont le centre est partout, la circonférence nulle part. » Et Mlle de Gournay avait écrit Dans sa Préface : « Où toutes choses sont plus immenses et plus incroyables, là sont Dieu et ses faicts plus certainement : Trismégiste à costé de ce propos, appelant la déité : cercle dont le centre est partout, et la circonférence nulle part.  »

      Or, Mlle de Gournay — ou Montaigne — avait découvert cette comparaison dans Rabelais, qui s’en est servi deux fois dans Pantagruel, aux chapitres treizième et quarante huitième :

      « De là (notre âme) reçoit participation insigne de sa prime et divine origine ; et, en contemplation de ceste infinie et intellectuelle sphère, le centre de laquelle est en chascun lieu de l’univers, la circonférence point (c’est Dieu, selon la doctrine de Hermès Trismegistus). »

      On peut penser que Rabelais aurait pris cette image dans les oeuvres de Jean Gerson, l’auteur présumé de l’lmitation de Jésus-Christ, qui l’aurait trouvée lui-même dans une méditation de saint Bonaventure, lequel l’aurait cueillie dans le Spéculum naturale de son contemporain Vincent de Beauvais !…

      Quoi qu’il en soit, cette définition était loin d’être inconnue au Moyen Age, puisqu’on en rencontre l’application jusque dans le Roman de la Rose. On la rencontrerait même dans Timée de Locres, philosophe néo-platonicien du IVe siècle avant Jésus-Christ, qui la tenait lui-même d’Empédocle […]

      On comprend la discrétion de l’auteur sur ses sources qui plongent dans une mémoire quasi-collective et peut-être même orale !

      Une concaténation de locutions latines traduites en français ferai un excellent article affublé de formules ésotériques destinées à en dissimuler le vide.


      • popov 17 juillet 15:39

        @Séraphin Lampion

        Bonjour

        Je me demande ce que ces gens ont en tête quand il parlent de circonférence d’une sphère.


      • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 17 juillet 15:44

        Oui popov, la réponse est dans le Traumatisme de la naissance, d’Otto Rank, ou bien chez Mélanie Klein, dans Envie et gratitude. C’est puissamment psychorégressif, entre un sein (giron) et l’autre (téton). En tout cas merci pour la source Séraphin, vous méritez votre pseudo-patronyme.


      • popov 17 juillet 16:31

        @Marzhin Tavernier

        Sérieusement, la circonférence d’un cercle, je veux bien.
        Mais la circonférence d’une sphère ?


      • @popov

        C’est par ses différentes phases que la lune reflète la circonférence de la terre par l’éclairage (esprit) du soleil.


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 17 juillet 18:00

        @popov

        sans doute, pour « tous ces gens », il faut entendre par "circonférence d’une sphère le circonférence de l’infinité de cercles égaux qu passent par son centre (ou son foyer), et le diamètre d’une sphère est le diamètre de n’importe lequel de ces cercles.


      • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 17 juillet 18:27

        Circonférence ... il ne faut pas chercher avec ces gens-là. Chez ces gens-là monsieur, on ne pense pas, on prie.


      • JL JL 17 juillet 18:44

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.
         
         ’’C’est par ses différentes phases que la lune reflète la circonférence de la terre par l’éclairage (esprit) du soleil.’’
         
         Non, pas du tout  ; vous devez confondre avec les éclipses.
         
        A propos d’éclipse de Lune, il y en avait une hier soir que j’ai pu observer de 21 h à minuit (environ) : comme c’était le moment précis de la pleine Lune, la Terre intercalée pile poil momentanément entre elle et le Soleil, lui faisait de l’ombre.


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 17 juillet 20:01

        @JL

        ... partielle, l’éclipse

        « comme c’était le moment précis de la pleine Lune  »

        quelle coïncidence, dites-donc !
         
        si vous réfléchissez deux secondes, vous admettrez que, justement, il ne peut y avoir éclipse que parce qu’il y a pleine lune

        Voir le schéma sur Wikipedia


      • JL JL 17 juillet 22:44

        @Séraphin Lampion
         
        d’habitude j’apprécie vos commentaires. Celui-ci est affligeant.
        Vous n’avez pas remarqué à qui je m’adressais ?
        Vous avez perdu une occasion de vous taire.


      • popov 18 juillet 01:52

        @Séraphin Lampion

        circonférence de l’infinité de cercles égaux qu passent par son centre

        C’est ce qu’on appelle prosaïquement un grand cercle. Par exemple, sur la terre, l’équateur et les méridiens sont des grands cercles. Le trajet le plus court entre deux points à la surface d’une sphère, c’est l’arc du grand cercle qui passe par ces deux points.


      • popov 18 juillet 02:18

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        C’est uniquement pendant les éclipses que l’on voit l’ombre de la terre sur la lune.
        Les phases de la lune n’ont rien à voir. Le croissant que l’on voit, c’est la partie de la lune qui fait face en même temps à la terre et au soleil. Il ne dépend que de la position de la lune par rapport au soleil et à la terre, pas du diamètre de la terre.


      • popov 18 juillet 02:33

        @Séraphin Lampion

        Ceci dit, j’ai trouvé votre commentaire (sur l’origine de l’expression) instructif.


      • JL JL 18 juillet 07:57

        @popov
         
         ’’Le trajet le plus court entre deux points à la surface d’une sphère, c’est l’arc du grand cercle qui passe par ces deux points.’’
         
         C’est ce qu’on appelle l’orthodromie, par opposition à la loxodromie qui est le chemin suivi par un navire ou un aéronef, à cap constant ; c’est aussi celui qui parait le plus court sur une planisphère.


      • Aussi essayons de ne plus juger ceux qui à nos yeux n’évoluent pas, ceux qui attirent des choses difficiles, ceux qui n’ont pas de courage selon nos critères, ceux qui luttent pour garder d’anciens pouvoirs, nous ne savons pas quelle est la forme de croissance que le Divin expérimente à travers eux, nous ne savons pas quel est leur but de vie. C’est de nous qu’il faut nous occuper, de nous qu’il s’agit, de nous dont nous avons la seule responsabilité, nous n’avons que nous-même à prendre en compte, nous écouter, nous centrer, faire le mieux possible pour être heureux…et ainsi laisser l’âme qui nous anime apprendre les leçons qu’elle est venue chercher.


        • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 17 juillet 15:44

          Affaire de wyrd.


        • @Marzhin Tavernier

          Les Nornes (terme du vieux norrois, pluriel nornir) de la mythologie nordique sont comparables aux dises qui règlent le destin de l’ensemble des habitants des neuf mondes de la cosmogonie nordique1.

          Bien que les Nornes soient assez nombreuses, d’après l’interprétation de Snorri Sturluson de la Völuspá, les trois plus importantes sont appelées UrdVerdandi et Skuld et résident près du Puits d’Urd, le puits du Destin. Elles en tirent l’eau et en arrosent l’arbre Yggdrasil afin que ses branches ne pourrissent jamais2. Les Nornes sont décrites comme trois puissantes jötunns dont l’arrivée a mis fin à l’âge d’or des dieux2.

          En plus de ces trois Nornes, il existe de nombreuses autres Nornes, qui arrivent lorsqu’une personne naît afin de fixer son avenir2. Ces Nornes peuvent être bienveillantes ou malveillantes ; elles étaient considérées responsables respectivement des événements heureux ou malheureux de la vie2.

          Le monde évolue selon une logique qui nous échappe. 

          Hier j’exprimais on étonnement de constater que malgré la « dysharmonie » du monde actuel, il n’y pas encore eu de véritable tragédie nucléaire comme celle d’Hiroshima. L’inconscient collectif aurait-il se pouvoir de contenir la violence comme le ferait une cocotte minute ?


        • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 21 juillet 16:33

          Tout cela part dans tous les sens. L’autodiscipline existe aussi. Bourdieu s’étonnait aussi de l’harmonie sociale relative. Mais c’est sans compter sur toutes omertas, à l’intérieur comme à l’extérieur. Heureusement qu’on ne sent pas tout, encore qu’on le devine, sinon nous ne nous admettrions plus. Et pourtant, il faut bien vivre.


        • Le monde évolue selon une logique qui nous échappe. 

          Hier j’exprimais mon étonnement de constater que malgré la « dysharmonie » du monde actuel, il n’y ait pas encore eu de véritable tragédie nucléaire comme celle d’Hiroshima. L’inconscient collectif aurait-il ce pouvoir de contenir la violence comme le ferait une cocotte minute ?


          • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 17 juillet 18:03

            « Le monde évolue selon une logique qui nous échappe. » Beaucoup, heureusement.


          • Le mythe mélusinien traverse toute l’épopée celtique. Il est comme la source qui alimente l’inconscient du monde. Voilà 20 que j’attends le jaillissement de la source. Nous sommes sur la bonne voie,..de petits faits nous le montrent mais ils sont encore occulte. Rabelais évoque souvent Mélusine.


            • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 17 juillet 18:08

              La sirène, dévoreuse, est clitoridienne phallique, comme les hyènes. Géante, par association phallique, mais aussi originaire et mythique : Otto Rank, le Traumatisme de la naissance, Carl G. Jung, Métamorphoses de l’âme et de ses symboles. Un nourrisson est à son obscure merci et ça fait écho indépendamment du sexe de l’enfant. Le garçon est plus excitable.


            • @Marzhin Tavernier

              Cette fois je dirai : c’est un point de vue. Le corps de Mélusine (associé au signe du poisson,...) atteste aussi de sa nature divine et inaccessible.


            • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 17 juillet 18:29

              Mais Dieu est une femme comme génésique à faire goldmanien un bébé tout seul oublieux.


            • @Marzhin Tavernier

              Là, vous vous éloigné du plan symbolique pour tomber dans la marmite « bouille » à « baise »",....



            • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 17 juillet 18:46

              Ce n’est pas moi qui le dit.


            • @Marzhin Tavernier

              Lire : Possession d’Antonia Susan Byatt. En rapport avec le Traumatisme de la naissance d’Otto Rank (qui profitons pour le rappeler a aussi écrit : Don-Juan et le double), le fameux bain de Mélusine est associé à un accouchement. Elle avait un mari : Raymondin et ses enfants ne furent pas conçus par parthénogénèse


            • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 21 juillet 16:34

              Ce n’est pas moi qui le dit.


            • https://journals.openedition.org/crm/778 . 

              Et si Mélusine et Geoffroy la Grande Dent étaient des géants ?
              Myriam White-Le Goff

              • Xenozoid 17 juillet 16:10

                @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                ça va melusine ?



              • Gollum Gollum 17 juillet 16:22

                Pour comprendre l’âme rien de tel que de revenir à Platon et sa trinité bien connue :

                corps, âme, esprit.

                L’âme est donc un élément intermédiaire entre deux opposés : le corps lieu de la matérialité la plus évidente et l’esprit son contraire absolu.

                L’âme participe donc des deux. Elle est spirituelle en participant du pneuma (esprit) tout en ayant une part matérielle nécessaire à l’évolution dans un monde matériel.

                Mais le but est le pneuma. L’âme qui se dirige vers la matière engendre les tempéraments matérialistes, jouisseurs, pas métaphysiques. Platon les appelait les hyliques. Il prédisait une catastrophe à toute société dans laquelle les hyliques seraient majoritaires (toute ressemblance avec notre époque est bien évidemment pure coïncidence... ou pas)

                L’âme se dirigeant vers le pneuma entreprend une lutte contre son ego. La dissolution de l’ego c’est le pneuma (esprit). L’esprit n’est donc pas individuel.

                Il participe de la symbolique solaire : stabilité, centre auquel on doit tendre. Masculin.

                L’âme est féminine. Et, comme tout ce qui est lié au féminin, l’âme a une évolution cyclique. Symbolique lunaire avec ses phases. Bien évidemment les cycles astrologiques sont la musique même de l’âme et l’image même de son évolution.

                Passer de la psyché au pneuma c’est passer du géocentrisme où mon ego est le centre du monde, à l’héliocentrisme, au vrai centre qui est le Soleil.


                • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 17 juillet 16:30

                  C’est une version.


                • @Gollum

                  L’âme enfermée dans des basses vibrations (uniquement matérialistes) ne peut s’élever. La lune est en rapport direct avec les phases et rythmes par conséquent l’inconscient. Le vrai soleil est reflété dans sa dimension tierce par la lune (comme un miroir). 


                • arthes arthes 17 juillet 17:41

                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                  Gollum dit bien qu’il y a les deux...
                  L’âme participe donc des deux. Elle est spirituelle en participant du pneuma (esprit) tout en ayant une part matérielle nécessaire à l’évolution dans un monde matériel.

                  Enfermée dans les hautes vibrations (uniquement spirituelles) , l’âme par trop exaltée s’élève et s’envole par trop et « ne touche plus les pieds sur le sol »

                  C’est qu’il faut naviguer entre les deux pôles...Je ne sais pas...Par exemple spiritualiser ce qui vient du bas, humaniser ce qui vient du haut


                • @arthes

                  Bonjour. C’est exactement ce que dit Hermès Trismégiste cité plus : ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. 

                  La Table d’émeraude d’Hermès Trismégiste, père des Philosophes (traduction de l’Hortulain)

                  « Il est vrai, sans mensonge, certain, & très véritable : Ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut ; et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d’une seule chose. Et comme toutes les choses ont été, & sont venues d’un, par la médiation d’un : ainsi toutes les choses ont été nées de cette chose unique, par adaptation. Le soleil en est le père, la lune est sa mère, le vent l’a porté dans son ventre ; la Terre est sa nourrice. Le père de tout le telesme de tout le monde est ici. Sa force ou puissance est entière, si elle est convertie en terre. Tu sépareras la terre du feu, le subtil de l’épais doucement, avec grande industrie. Il monte de la terre au ciel, et derechef il descend en terre, & il reçoit la force des choses supérieures et inférieures. Tu auras par ce moyen la gloire de tout le monde ; et pour cela toute obscurité s’enfuira de toi. C’est la force forte de toute force : car elle vaincra toute chose subtile, et pénétrera toute chose solide. Ainsi le monde a été créé. De ceci seront & sortiront d’admirables adaptations, desquelles le moyen en est ici. C’est pourquoi j’ai été appelé Hermès Trismégiste, ayant les trois parties de la philosophie de tout le monde. Ce que j’ai dit de l’opération du Soleil est accompli, et parachevé. »



                • arthes arthes 17 juillet 18:12

                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                  Et bien, cet homme la dit probablement vrais, (tiens, il ne parle pas de Saturne ) mais cela reste énigmatique pour nos esprits d’aujourd’hui....En ce moment le thème qui m’intéresse, histoire de se torturer un peu l’esprit, est assez compliqué quoique bien plus prosaïque : ; le donné et le « non donné ».
                  Le donné étant tout ce que nous voyons, notre monde physique, la nature, le minéral et ce dont nous sommes constitués en tant qu’êtres vivants, corps, organes, âme, esprit , intellect , conscience et le moi inclus et le « non donné » étant la connaissance.


                • @arthes

                  Hermès Trismégiste est de nature neptunienne, mercurielle et jupitérienne.


                • arthes arthes 17 juillet 20:29

                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                  Trop ésotérique pour moi...En fait je veux dire que je préfère des trucs plus cartésiens qu’interpréter des énigmes qui n’ont plus de résonances pour l’esprit actuel...De notre temps.


                • Xenozoid 17 juillet 20:59

                  @arthes

                  bas les masques(tu te rappelle),....je vais en démonté plusieurs il est temps,agoravox beware...lol


                • Crab2 18 juillet 10:12

                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                  Faire le tri, c’est faire l’actualité de la réalité-réelle. Suite  :

                  https://laicite-moderne.blogspot.com/2019/07/lespremiers-chretiens-ont-ete.html



                • arthes arthes 18 juillet 13:50

                  @Xenozoid

                  Da.
                  Et....Même....Don’t forget philip beware ((re lol)

                  https://youtu.be/5rISbnsi0Ns


                • ddacoudre ddacoudre 17 juillet 17:53

                  Bonjour

                  En te lisant me revenait e mémoire toutes mes lecture des philosophes aux neurosciences. C’est la physique qui m’a donné la solution. Quand il faut faire un choix parmis tout Ce que l’on désire autant éliminer ce que l’on ne veut pas. L’ON peut donc pour trouver l’âme éliminer Tout ce qui ne l’est pas. Faisans cela ont élimine le connu. L’âme c’est donc ce qui manque. Quel que soi le champ que l’on prend nous venons combler un manque. Le manque semble l’attracteur à l’agir ou aux réponses à des interrogations. En fait l’événement qui en découlera générera à son tour un manque, une Incomplétude et ainsi de suite faire à mesure que chaque instant de T apporté un élément nouveau. C’est l’insatisfaction permanente. C’est l’attracteur, c’est le fil qui relie la boule au cloud du pendule pour qu’il soit. La boule ne sera jamais le clou même si elle a conscience d’y être rattaché pour exister. Cordialement ddacoudre overblog


                  • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 17 juillet 18:11

                    Elle fait événement.


                  • JC_Lavau JC_Lavau 17 juillet 20:06

                    Ou démonstration qu’il y a toutes sortes de fous.


                    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 17 juillet 21:46

                      Le fou se croit sage, mais le sage reconnaît lui-même n’être qu’un fou. Shakespeare.


                    • Crab2 18 juillet 10:10

                      Faire le tri, c’est faire l’actualité de la réalité-réelle. Suite  :

                      https://laicite-moderne.blogspot.com/2019/07/lespremiers-chretiens-ont-ete.html



                      • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 18 juillet 14:27

                        Votre lien aurait eu mieux sa place sur mon précédent article : Nos Ancêtres les Gaulois, vers un Celtisme franc.


                      • popov 18 juillet 12:16

                        L’âme peut-elle s’échapper d’un trou noir ?


                        • arthes arthes 18 juillet 13:47

                          @popov
                          L’âme peut-elle s’échapper d’un trou noir ?

                          Je l’ignore mais elle peut y entrer en revanche...Un trou noir...une porte qui surgit du silence (c’est une image)


                        • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 18 juillet 14:28

                          Ce sont des versions ...


                        • arthes arthes 18 juillet 15:47

                          Ce sont des versions ...

                          Je dirais que ce sont des conceptions de l’ esprit , la faculté de concevoir faisant partie du donné, quant à concevoir à partir de l’observation d’un phénomène , il s’agit du « non donné » c’est à dire la connaissance (dont je parlais plus haut.)



                        • raymond 21 juillet 11:31

                          @popov
                          "L’âme peut-elle s’échapper d’un trou noir ?

                          " , les trous noirs existent t’ils ?



                        • UnLorrain 18 juillet 13:27

                          La circonférence c’est le développement.

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