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Accueil du site > Tribune Libre > « L’Etre et le Vivant » : le Cogito 3D

« L’Etre et le Vivant » : le Cogito 3D

La trinité régit l'Univers entier. Elle gouverne non seulement la matière mais aussi les formes de l'esprit. Le Trois nous constitue et nous conduit. C'est pourquoi je dis que le cogito cartésien est à trois dimensions. L'Homme est une res cogitans, une chose pensante, mais l'esprit de l'homme ne connaît pas que cette unique dimension. Quelles sont les deux autres dimensions ? C'est ce que nous allons aborder.

Le trois, idéal de l'esprit

La trinité a créé les premiers émerveillements de l'esprit qui ont donné la philosophie et les sciences. Que l'on se souvienne de ce que les esprits de Thalès et de Pythagore ont tiré du triangle, le triangle étant la forme parfaite de la force du Trois ! Dans l'art et les religions, avant même la Sainte-Trinité, il y eut les Trois Grâces, les Neuf Muses...

La force du trois a toujours fasciné l'esprit. Pourquoi ? Parce que l'esprit lui-même obéit à la force de la trinité, il est géré par elle. Il se voit donc dans ces projections en triangle. Le souci, c'est que l'on n'a pas encore trouvé le moyen de montrer comment la Trinité agit sur l'esprit et le formate.

L'Homme de Vitruve représente les dimensions parfaites, idéales, du corps humain. Mais l'être humain n'est pas qu'un corps, il est aussi un esprit. N'est-il pas imaginable de penser qu'un schéma de représentation des dimensions mentales et spirituelles existe ?

Si un tel schéma existe, ne peut-il pas s'élaborer aussi à partir des mêmes principes que ceux qui président au dessin de Vitruve, à savoir la force de la symétrie au sein d'un cercle. La symétrie est fille de la trinité. C'est la force du Trois qui la crée. C'est la confrontation entre deux forces qui crée la force symétrique dans la nature. Mais, puisque l'on parle de cercle, c'est aussi le chiffre 3 qui inaugure la longue suite des décimales du nombre Pi qui sert à calculer les cercles. Ce trois, seule valeur placée devant la virgule, exprime mathématiquement l'idée de symétrie par la trinité.

Avant de passer aux développements métaphysiques, nous allons observer une dernière chose mathématique, il s'agit de la table de multiplication par 9. Les résultats de cette table sont les suivants :

Une fois neuf égal neuf, etc. Pour les première opérations, cela donne ceci :

09 18 27 36 45

De l'autre côté, nous avons six fois neuf font 54, etc. Mais si nous raisonnons en symétrie, nous présentons les résultats en commençant par la droite (9 fois 10 puis 9 fois 9, etc.), ce qui donne ceci :

90 81 72 63 54

Comme nous pouvons le voir immédiatement la trinité, qui est la base de la table de 9, montre une parfaite symétrie inversée autour du milieu, à savoir que 90 est le reflet de 09, 81 le reflet de 18 et ainsi de suite jusqu'au milieu qui est composé du palindrome 4554.

Pourquoi avoir montré cela ? Pour dire que la trinité est force de symétrie de l'Univers et la base de trois un solide repère de réflexion pour toute chose. La trinité dans la table de 9 est exprimée doublement, c'est la symétrie des choses (l'Univers ne compte que jusqu'à trois, les valeurs suivantes ne font que découler des trois premières) exposée à la force du Trois : c'est la double trinité.

Appliquons donc cette idée au cogito.

Commençons par cette constatation d'évidence, René Descartes a exprimé son idée en forme de trinité, par trois mots : cogito, ergo, sum. Rien ne plaît tant à l'esprit humain qu'une démonstration en trois parties. C'est là une esthétique intellectuelle qui provient du fait que la loi de la trinité le régit comme elle régit tout l'Univers. La preuve en est que le trois est aussi un nombre divin dans la religion catholique. Parce que le trois fascine l'esprit.

Le cogito a trois dimensions

L'être est au sein d'une dimension pensante, comme l'a démontré Descartes. Mais l'Etre n'est pas que pensant, il est aussi vivant. Il est même avant tout vivant. L'étape du cogito n'est autre que la phase ultime de l'expression de la force de la trinité. Il existe donc deux stades préalables, quels sont-ils ?

Voici ma proposition :

1 - Je perçois (et suis perçu) donc j'existe
2 - J'échange donc je vis
3 - "Je pense donc je suis"

Mais tout ce qui est perçu ne vit pas, tout ce qui vit ne pense pas. Il convient donc d'énoncer différemment les règles. Le "je" de l'être pensant" ne s'applique qu'au niveau trois, celui du cogito cartésien.

1 - Cela est perçu donc cela existe.
2 - Cela échange donc cela vit.
3 - "Je pense donc je suis"

Au premier niveau est l'Existant. Ce qui est perçu existe. Ce qui est perçu par le monde, autrement dit objectivement et pas par un individu seul. Un caillou est perçu et donc un caillou existe. Mais il ne vit pas, il est agi.

Au deuxième niveau est le Vivant. Ce qui échange vit. Ce qui insuffle la vie, c'est l'échange de l'être avec son environnement. C'est l'anima. Cela commence avec la cellule qui respire (échange d'air avec son environnement) qui se nourrit et rejette (échanges physiques cette fois). Plus la vie se rend complexe et plus les échanges sont nombreux. L'Eros est un vecteur d'échange. L'échange le plus élaboré est l'échange de long terme, celui qui mise sur l'écoulement du temps, qui fait du temps un allié : la transmission génétique et l'éducation sont ces échanges.

Au troisième et dernier niveau est la pensée. Ce qui pense est ou, mieux dit : "je pense, je suis". Un caillou existe mais n'échange pas. Une plante existe et vit mais ne pense pas.

La trinité ou force du Trois gère le mental et l'Univers. Elle génère de la symétrie partout. La ligne de fuite est sa complice : le temps ou la perspective en art. La ligne de fuite du temps met les choses en perspective et ce faisant crée nécessairement de la symétrie. Si vous cherchez le juste, observez d'abord ce qui est symétrique.

Picasso a cassé la symétrie mais il n'a pas pour autant détruit la force de la trinité. Il peut représenter des visages cassés et morcelés mais la trinité continue de s'exprimer, de créer de la symétrie dans les visages humains. En cassant la symétrie, le peintre ne fait que s'attaquer au résultat visuel de la force de la trinité. Fondamentalement, celle-ci résiste puisqu'elle est l'origine et le but de l'Univers et de la Vie.

 


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21 réactions à cet article    


  • rogal 18 juin 11:52

    N’est-ce pas une imperfection cosmique que π ne soit pas exactement égal à trois ?


    • Taverne Taverne 18 juin 12:51

      @rogal

      Bonne question qui pourrait être soumise au bac : la perfection doit-elle être finie ? Les croyants pensent que Dieu est une perfection infinie. Il est dans la nature du cosmos d’être infini. Par conséquent, une chose finie peut-elle parfaite aux yeux du Cosmos ? La finitude n’est-elle pas un handicap, un défaut et donc une imperfection ?


    • Alex Alex 18 juin 12:26

      Vous oubliez de signaler un fait historique important : le premier grand conflit connu dans notre civilisation est la Guerre de Trois !


      • popov 18 juin 15:34
        @Alex
         
        Bonjour
         
        Le cheval de « trois », les trois mousquetaires, les trois petits cochons...
         
        Ce nombre 3 semble bien avoir un petit quelque chose de plus que le nombre 2.

      • Charles Martel Charles Martel 18 juin 12:30

        une chaise avec trois pieds est forcément stable, mais un complot a imposé les chaises à 4 pieds qu’on doit caler sans cesse.


        • popov 18 juin 13:17

          @Charles Martel

           
          une chaise avec trois pieds est forcément stable
           
          C’est une façon de dire qu’un plan est défini par trois points (comme une droite est définie par deux points).


        • popov 18 juin 15:17

          @Taverne

           
          Bonjour 
           
          Cette symétrie dans la suite des multiples de 9 n’est pas une propriété intrinsèque du nombre 9, mais une simple particularité de l’écriture décimale.
           
          Par exemple, en écriture hexadécimale, vous obtiendriez les mêmes symétries avec les multiples de 15 :

          0f (15) 1e (30) 2d (45) 3c (60) 4b (75) 5a (90) 69 (105) 78 (120)

          f0 (240) e1 (225) d2 (210) c3 (195) b4 (180) a5 (165) 96 (150) 87 (135)
           
          Ou en octal, avec les multiples de 7 :

          07 (7) 16 (14) 25 (21) 34 (28)

          70 (56) 61 (49) 52 (42) 43 (35)

          En fait, dans n’importe quelle base, vous obtenez une suite semblable avec les multiples du dernier chiffre de la base.
           
          Comme l’usage de la numération de position en base 10 est relativement récente dans l’histoire de l’humanité, la symétrie que vous évoquez n’a certainement pas pu impressionner les Anciens : elle n’apparaît pas si on utilise les chiffres romains, par exemple.


          • Taverne Taverne 18 juin 16:40

            @popov

            C’est très intéressant. Le 9 et le 15 s’associent d’ailleurs dans le carré magique (lien) où neuf valeurs forment toujours un total de 15. Quant au 7, on sait qu’il a une valeur antique et biblique.

            Néanmoins, j’emploie les chiffres à l’appui de mes propos philosophiques et pas en tant que tels. 

            Le Trois est la force qui ouvre la perspective universelle, comme avec Pi. Il y a l’Un, il y a l’Autre et il y a toutes les forces qui interagissent entre l’Un et l’Autre : relations, liens, rapports.


          • Taverne Taverne 18 juin 16:49

            @popov

            Pour ce qui est des propriétés intrinsèques du 9, en voici une très étonnante :

            Je donne au hasard un nombre, par exemple 3967.

            Additionnons les unités : 3 + 9 + 6 + 7 = 25

            3967 - 25 = 3942. On est sûr avec cette méthode d’obtenir le multiple de 9 inférieur au nombre choisi au départ. Ici 3942 / 9 = 438. 

            Amusant, non ?


          • popov 18 juin 17:37

            @Taverne

             
            3967 - 25 = 3942. On est sûr avec cette méthode d’obtenir le multiple de 9 inférieur au nombre choisi au départ. Ici 3942 / 9 = 438. 
             
            Le multiple de 9 immédiatement inférieur à 3967 n’est-il pas 3960 (9 x 440) ?


          • popov 18 juin 18:12

            @Taverne

             
            Encore une fois, la propriété que vous citez n’est qu’une particularité de l’écriture des nombres en base 10, pas une propriété intrinsèque du nombre 9.
             
            Vous aimez les carrés magiques ? Quand j’étais gosse, j’ai découvert un ensemble de carrés 4 x 4 qui ont les propriétés super magiques suivantes :
             
            Mais tout d’abord, il faut placer ce carré sur un plan quadrillé infini et le recopier identique à lui-même dans toutes les directions, un peu comme un carrelage.

            1 La somme de 4 nombres consécutifs verticaux, horizontaux ou en diagonale vaut 34 n’importe où sur le plan infini.
             
            2 La somme des 4 nombres inclus dans un carré 2 x 2 vaut 34 n’importe où sur le plan infini.
             
            3 La somme des 4 nombres situés aux 4 coins d’un carré 3 x 3 vaut 34 n’importe où sur le plan infini.
             
            Pouvez-vous répondre à cette question : combien y a-t-il de solutions ?
             
            PS : à ma connaissance, vous ne trouverez pas ces carrés magiques sur le web. Par exemple le carré magique 4 x 4 sur la page wikipédia ne vérifie pas toutes mes conditions.
             

          • Taverne Taverne 18 juin 18:39

            @popov

            « On est sûr avec cette méthode d’obtenir le multiple de 9 inférieur au nombre choisi au départ. Ici 3942 / 9 = 438. »

            Oui, je précise donc : on trouve un multiple à coup sûr, lequel permet de trouver le multiple le plus proche du nombre de départ. 


          • popov 19 juin 02:01

            @Taverne

             
            Enseigne-t-on encore la « preuve par 9 » dans les écoles primaires de France ?

          • gueule de bois 19 juin 07:20

            @popov
            laquelle n’est d’ailleurs pas une preuve mais une simple probabilité d’erreur de 1/10.


          • Taverne Taverne 19 juin 08:45

            @popov

            Bien sûr, tous les élèves devront scander en chœur sous leurs uniformes « qui vole un 9 un bœuf ! » Ah ! L’uniforme ! Les socialistes uniformisaient les esprits, les libéraux uniformisent les apparences.

            La politique abuse de la preuve par le neuf : tout ce qui est neuf est déclaré bon pour le peuple.


          • popov 20 juin 12:27

            @gueule de bois

             
            En effet, mais si une opération ne passe pas le test de la « preuve » par 9, on est certain que le résultat est faux.

          • popov 20 juin 12:34

            @Taverne

             
            Quant au 7, on sait qu’il a une valeur antique et biblique.
             
            Le nombre 7 a ceci de magique qu’il fait de la quadrature du cercle un jeu d’enfants.

          • gnozd 18 juin 19:43
            Autre proposition de trinité :
            Existence (le père ?)
            Conscience (le fils)
            Energie (le saint-esprit) (on dit bien que ça marche par l’opération du saint-esprit !)

            3 pour le pris d’un, en somme

            • Jason Jason 19 juin 11:50

              Bonjour Taverne,


              Je vous félicite d’écrire poème et chansons que j’espère découvrir bientôt.

              Toutefois lorsque je lis le début de votre article, j’ai comme un recul. Affirmer, comme vous le faites, que la trinité régit l’univers entier, c’est vous mettre à dos non seulement les philosophes mais aussi les scientifiques et même les théologiens, sans parler des artistes de toutes les disciplines.

              Ce qui suit m’inquiète davantage, car usant du fameux cogito de Descartes, là aussi, il y a matière à controverse au sujet de cette vérité première. Pour certains, l’être ne peut être dérivé de la pensée. Adieu cogito.

              Revenant au mode ternaire, et sur un ton ironique, je dirais que nous sommes plutôt sur le mode binaire, celui de l’informatique ou encore des slogans médiatisés, pâture des multitudes.

              Pour le reste, je l’avoue humblement, ça me dépasse, d’autant plus que je n’ai pas trop la fibre métaphysique et que la Kabbale me donne des migraines.

              Bonne continuation.

              • Taverne Taverne 19 juin 12:19

                @Jason

                « Pour certains, l’être ne peut être dérivé de la pensée. Adieu cogito. »

                Mais pas adieu au cogito sous sa seconde forme : « je pense, je suis », puisque le donc est supprimé par Descartes. L’être n’est plus « dérivé » de la pensée : être et pensée cohabitent éternellement au même niveau et sans lien causal, pas plus qu’on ne peut dire « l’oeuf donc la poule » ni l’inverse.

                La force du Trois se voit dans le dessin de Vinci : l’homme au centre d’un carré lui-même dans un cercle. c’est la recherche de la quadrature du cercle qui est symbole de perfection et d’infini. Le nombre Pi incarne cette recherche. Ce nombre est : 3 - virgule - etc.Pi c’est 3 + l’infini !


              • L'enfoiré L’enfoiré 19 juin 15:52
                Bonjour Paul,

                 Je confirme le « 3 » est un chiffre magique avec « Le mystère de la numérologie » et en arrière plan de l’arithmétique et des maths.

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