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Accueil du site > Tribune Libre > L’être humain est une confrontation de deux négations

L’être humain est une confrontation de deux négations

 Dans un article paru sur agoravox, un post m’a été adressé, il dit : «  Vous écrivez : Vous croyez exister mais vous n’existez pas et je dis ceci, c’est évident, je le dis dans l’ « absolu. »

 

C’est cela le néant ! Considérer qu’en absolu, tout se vaut, que le sens de l’existence ne mène nulle part. Que la vie est donc vaine en absolu. 

 

Or, si c’est évident comme vous l’écrivez si justement, en dehors de cet absolu, c’est à dire à l’intérieur de cet existant et parce que cet existant ne peut être supprimé, même et surtout EN ABSOLU, alors, on peut postuler le sens inverse, autrement dit, exister en donnant sens à l’existant.

 

Et de fait, pratiquement toutes les religions partent de ce point, qui consiste à dire que le Dieu créateur (on restera sur le monothéisme) crée la vie pour sortir de l’absolu où l’existence, la sienne donc, n’a pas de sens en elle-même, car elle est dans le même instant, cause et conséquence ; C’est le domaine absolue de l’imaginaire, où par le fait que tout soit possible, il n’y a pas de causalité qui tienne. Rien n’existe en particulier. Que cet absolu a pour conséquence de confiner cet être suprême dans la solitude la plus totale et qu’il ne peut en sortir qu’à la condition de la réalité physique où il n’est pas maître, mais soumis aux conditions d’existence de la réalité physique. Soumission volontaire dirons nous, mais condition pour que la vie existe en dehors de l’imaginaire, c’est à dire, avec des êtres soumis aux mêmes lois.  » (1)

 

Que ce que dit l’auteur sur le néant peut se concevoir. Mais, en réalité, l’être humain est le contraire du non-être, donc la négation du non-être. Non-être peut s’assimiler au néant, un vide d’existence, ou simplement néant comme le terme en exprime le sens.

 

Donc l’homme, par son être, est en fait une négation du non-être, et son existence peut s’assimiler à un combat en et pour l’existence, donc une confrontation de deux négations. La première est ce non-être, en tant que première négation, ou néant, et ce être qu’il est en tant que « négation de cette négation ». Et cette négation d’être ne peut s’affirmer qu’en se confrontant à sa première négation qui est de ne pas être. 

 

Et c’est pourquoi l’existence, et on dit souvent, qu’elle n’est pas une sinécure. Et beaucoup disent comme d’ailleurs cela m’arrive, nous n’existons pas dans l’absolu, puisque nous dépendons de ce dualisme d’être et de ne pas être. Donc une soumission non pas volontaire mais plutôt involontaire.

 

Pour comprendre concrètement, prenez, par exemple, un oppresseur et un opprimé. Les deux sont des négations. Le premier use de sa force pour opprimer, c’est une négation. Le sait-il l’oppresseur ? Non, il ne le sait pas. Il poursuit son instinct ou ce que dise les « bons penseurs », la « volonté de puissance ». Alors qu’en réalité, c’est une négation. De même l’opprimé qui se fait opprimer, c’est aussi une négation. En effet, c’est sa situation d’être faible face à l’extériorité qui opprime. Donc c’est une négation vécue par l’état d’infériorité dans lequel il se trouve. Là aussi, il ne sait pas son état qu’il n’a pas choisi. Il ne le sait que lorsqu’il se trouve confronté à l’oppresseur.

 

On peut même aller plus loin. Prenez une femme qui marche seule dans une rue, la nuit. Elle est attaquée par un prédateur pour abuser d’elle ou même pour la tuer. Et l’humanité en recèle des situations pareilles et au sein de toutes les sociétés humaines. Le problème pour le prédateur qui est un homme déviant, un esprit malade, est-il conscient de son passage à l’acte ? A-t-il une moralité ? Ne poursuit-il que son instinct de bête humaine ? Il est incapable de distinguer la réalité de ses fantasmes morbides. N’est-il pas une négation pour le sens de l’humain ? Il est certain que c’est un être foncièrement négatif. Mais le sait-il ? Il ne le sait pas. Les experts psychiatres diront qu’il est malade, il est dérangé. Précisément, ce dérangement, cette maladie est une négation. Donc, en plus qu’il est déjà une négation de son non-être, il est encore une négation de son être. Là, encore est-il responsable de ce qu’il fait ? La réponse se trouve dans la réponse des hommes pour juger et le juger s’il vient à être pris.

 

De même, la femme, si elle n’a pas pris ses précautions ou si elle a pris ses précautions, mais dans les deux cas, elle s’est trouvée agressée, violée voire tuée. Sa situation n’a-t-elle pas été une situation de négation, Est-ce sa faute ? C’est comme l’opprimé. Elle a subi une oppression.

 

Evidemment, au-dessus de tout ça, il y a l’Essence du monde qui ne chôme pas, elle n’est pas du tout solitaire, elle est simplement en nous, et elle a ses raisons que l’homme ne connaît pas.

Et c’est cela que l’homme doit comprendre pour se comprendre. Un dramaturge autrichien du XIXe siècle, Franz Grillparzer, écrit : « Les chaînes de la servitude n’attachent que les mains ; c’est l’esprit qui fait l’homme libre ou l’esclave.  » Et cette phrase résume à elle seule le sens de l’homme. La seule remarque que l’on peut lui faire, l’homme est-il responsable de son esprit ? 

 

Medjdoub Hamed
Auteur et chercheur spécialisé en Economie mondiale,
Relations internationales et Prospective

www.sens-du-monde.com

 

Notes :

 

1. « Le sens de l’existence de l’homme entre son libre arbitre et la puissance de la Providence divine » par Medjdoub hamed. Le 25 septembre 2018

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-sens-de-l-existence-de-l-homme-207930


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22 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 9 octobre 2018 09:41

    Bonjour, Hamed

    Voilà un texte bien nébuleux auquel je n’ai rien compris après deux lectures attentives. Désolé !


    • Aristide Aristide 9 octobre 2018 10:11

      @Fergus


      Vous devriez le relire deux ou trois fois de plus, ... si, si, vous verrez cela reste toujours aussi abscons. L’exemple du viol rajoute une belle louche à la nébulosité du discours. 

      Mais peut être est-ce une tentative maquée d’ouvrir une réflexion bien plus profonde ... « To be or not to be, that is the question ». Alors, là ..

    • Hervé Hum Hervé Hum 9 octobre 2018 15:50

      @Aristide


      C’est pourtant simple, la notion de non être ne vaut qu’en rapport à un autre être, donc, si je peux dire « je ne suis pas cet être là, mais celui-ci » ou comme le dit Shakespeare « to be or not to be », la question pose de savoir quel être on est relativement ou en relation avec autrui, mais pas la question du non être en absolu, car il aurait pour conséquence de supprimer, exclure la notion de l’être. On peut donc nier son être, en faire la négation, mais pas dire « je ne suis pas au sens de ne pas exister en tant qu’être ». Pour pouvoir vous donner l’illusion de ne pas exister, il vous faudra vous isoler totalement, ne plus rien faire du tout et cesser de vous nourrir, bref, vous laisser mourir.

      Dit autrement, selon le principe de dualité, l’être ne peut se réfléchir que par rapport au non être (extérieur à soi), sans cela, il est impossible de réfléchir quoi que ce soit, mais pas dans le sens du néant en tant qu’absence de toute chose (y compris l’espace vide), parce que cela exclu la dualité de l’être et du non être.

      Comme l’Univers n’’est pas une théorie, ni une hypothèse, mais un constat, la question du néant au sens d’absence de toute chose est une aberration du cogito humain et est confiné dans l’imaginaire humain, qui peut faire toutes les confusions qu’il souhaite...Tant qu’il y reste !

      Chacun peut d’ailleurs le vérifier par lui même, il suffit d’essayer d’imaginer le néant en tant qu’absence de toute chose, à commencer par le vide, qui n’est pas rien mais quelque chose avec des propriétés physiques propres. Essayez donc !

      Par définition, le néant n’existe pas et en parler ne porte pas sur la réalité, mais uniquement sur l’imaginaire humain et n’est que le pendant de la question de la création ex-nihilo, elle même impossible à appréhender en tant que telle. La création ne peut être appréhendé que si elle n’est pas ex-nihilo et à cette seule condition. Ainsi, la question ou réponse Dieu, permet bel et bien de ne pas poser la question de la création ex-nihilo, mais lui trouver un intermédiaire qu’est Dieu.

      Ce sont donc des notions pièges, des concepts « chausses-trappes » totalement absurdes,aberrants. Sauf si on redéfinit le néant comme la négation de sens de l’existant, c’est à dire, en l’incluant dans une dualité entre donner sens à l’existant et ne pas donner sens de la dualité « être, non être ». Où donc, on ne peut parler que du néant de l’être, mais pas du néant en tant que tel qui ne veut rien dire.



    • Nicolas_M bibou1324 9 octobre 2018 11:01

      Il me semble probable qu’après quelques picolos, une dose de LSD et quelques pétards, votre article doit prendre tout son sens. Par contre à jeun, ça a assez peu d’intérêt ...


      • Hervé Hum Hervé Hum 9 octobre 2018 15:54
        "Donc l’homme, par son être, est en fait une négation du non-être, et son existence peut s’assimiler à un combat en et pour l’existence, donc une confrontation de deux négations. La première est ce non-être, en tant que première négation, ou néant, et ce être qu’il est en tant que « négation de cette négation ». Et cette négation d’être ne peut s’affirmer qu’en se confrontant à sa première négation qui est de ne pas être. "

        Je n’écris pas autre chose, sauf un détail, le fait que cela vaut pour tout ce qui existe, donc, aussi pour un simple atome.

        • Hamed 9 octobre 2018 21:10

          @Hervé Hum

          Je ne pense pas que ce que vous dîtes est juste. «  Je n’écris pas autre chose, sauf un détail, le fait que cela vaut pour tout ce qui existe, donc, aussi pour un simple atome.  »

          L’homme pense, mais l’atome ne pense pas. Il est. L’homme et l’atome sont tous les deux, « ils sont, ils existent, ils ont un sens dans le néant-univers », mais la différence réside dans la pensée. L’homme est constituée d’atomes, mais il pense tout. Ou plutôt la pensée pense par lui. Ou plutôt lui pense sa pensée. 

          En clair, lui-même est objet de la pensée, et la pensée est aussi objet pour l’homme puisqu’il s’en sert pour exister. Donc une situation complexe, où l’atome ne joue que comme substance constituant l’homme. L’atome ne pense pas, c’est la pensée humaine qui pense l’homme.

          Dans le combat pour l’existence, c’est l’homme qui subit l’extériorité, et non l’atome.Ce point a été explicité pour simplement faire la part entre l’homme pensant, et l’atome pensé par l’homme.

          Evidemment c’est ma perception, ma pensée si vous vous voulez. Dire qu’elle est juste, ma pensée me dit oui. Il n’empêche que ma pensée ne détient pas la vérité. Peut-être que vous avez raison. Mais on ne peut accepter une affirmation sans qu’elle n’ait un certain ordre logique qui satisfasse un tant soit peu l’entendement.





        • Hervé Hum Hervé Hum 9 octobre 2018 22:45
          @Hamed

          "Mais on ne peut accepter une affirmation sans qu’elle n’ait un certain ordre logique qui satisfasse un tant soit peu l’entendement.« 

          Je dirai même plus, c’est LA CONDITION pour accepter une affirmation, qu’elle soit fondée sur la logique pure. Qui veut que personne ne détient la raison,car elle repose sur ses propres postulats, on peut que la suivre ou la refuser et selon le cas, en user pour asservir, servir ou se servir à son seul profit, mais pas en être le maître, seulement des êtres par une meilleure connaissance.

          Vous dites que l’homme pense, mais en même temps, vous dites que sa pensée est l’objet de sa propre pensée, ceci, parce que vous vous posez la question de savoir d’où vous vient vos propres pensées, quels en sont les ressorts sous-jacent ?

          La réponse est élémentaire, c’est le principe de division fractale, qui lie l’atome et l’humain en passant par tous les états nécessaires pour y parvenir (à l’humain). Or, la division fractale prise dans l’évolution de l’être à travers l’espace-temps, ne se comprend pas du tout de la même manière que la division fractale en seulement les dimensions d’espace-temps fixe, qu’est un beau dessin sur une feuille, même avec une animation montrant une évolution avec un temps linéaire ou plat et non pas rythmique ou cyclique.

          La difficulté, est de comprendre le mécanisme et ensuite de l’expliciter.

          L’atome ne se pense pas , seul l’humain le peut dites vous,

          pour autant, je peux vous donner un cas de figure où l’humain se comporte comme un atome et cela, parce qu’ils appliquent le même principe, mais à des états de conscience ou d’évolution différente, qui fait que cela n’apparaît pas et semble même totalement absurde pour l’humain, donc, celui placé dans un état très supérieur. C’est à dire, d’une infinie plus grande complexité des relations entre les êtres.

          Ce cas est celui du conditionnement, du réflexe pavlovien ou autre dénomination, où la personne ne pense pas ou plutôt, ne pense plus l’action pour l’avoir acquise en réflexe. Sauf qu’avant cela, avant d’agir par réflexe, tous les sujets ont réfléchit, pensé leur action et l’intérêt à la faire. Ici, peu importe la complexité, le mécanisme mis en jeu fonctionne de la même manière, sauf que le niveau atomique, les relations de causalités d’espace-temps, ne situent pas à la même dimension, à la même échelle de division fractale.


          Ensuite, le fait que tous les atomes se comportent dans la réalité de la même façon,obéissent aux mêmes lois, implique qu’ils partagent le même »code génétique", la même pensée initiatrice de leur forme d’action. Sans cela, l’Univers physique tel que nous le vivons ne pourrait pas exister. Vous pouvez même y mettre Dieu comme étant la pensée initiatrice, ordonnatrice, l’atome représente toujours cet acte de pensée en action et obéissant aux mêmes lois.

          Ce principe de partager les mêmes lois régissant les actions, vaut aussi pour l’humain pour pouvoir s’organiser en communauté.












        • Hamed 10 octobre 2018 09:44

          @Hervé Hum

          Si vous y croyez au principe fractale, grand bien vous fasse. Quant à moi, je n’y crois pas. Il me semble que le principe est trop simple pour expliquer notre néant d’être, notre univers d’être. Et ce néant et en même temps à la fois immensité espace et immensité temps ne peut être expliquer par l’explicable quel qu’il soit de l’homme. C’est comme si vous parlez qui a conçu l’automobile, et quel est son sens avec ses milliards et milliards d’atomes à l’infini qui la constituent. Et qu’est-ce qu’elle fait dans l’univers ? 

          Est-ce seulement pour transporter l’homme ? Et qu’est-ce qui transporte à la fois l’homme, l’automobile et la Terre dans l’univers-néant ou néant-univers ou tout simplement l’univers senti, existant par les sens de l’homme octroyés par Ce qui est au-dessus de tout.


        • Hervé Hum Hervé Hum 10 octobre 2018 11:30

          @Hamed



          Nous ne parlons pas de croyance, mais de logique où la croyance n’a rien à faire.

          Le principe de division fractale interdit la confusion dans laquelle vous baignez et qui vous permet de mettre à la même échelle d’espace-temps ou dimension, l’atome, l’humain et la voiture. Cela n’a aucun sens logique dans la réalité physique, seulement dans votre imaginaire. C’est comme si vous placer la conséquence avant la cause et inversement.

          Le confusionnisme est un mécanisme de défense du cogito humain, dans le but de pouvoir soutenir une passion lorsqu’elle est contraire à la ou sa raison. Je ne connais personne qui n’en use pas et aujourd’hui, la règle générale est d’en sur abuser, appuyez en cela par les technologies électroniques.

          Le sens de l’automobile est uniquement de transporter l’humain, parce qu’elle n’a de sens que pour lui. Une fois dit, ce pose la question de sens de l’humain, pourquoi a t-il besoin de trouver un moyen de transport autre que ses jambes. L’utilisation du cheval avant la voiture et les engins mécanisés, découle du même sens, sauf que le cheval est un être vivant réduit à l’état de machine. Le même principe vaut pour l’humain réduit à l’état d’esclavage ou de salarié avec un salaire de survie qui est aussi un esclave, servir de machine pour le maître. Un principe est immuable, seule change sa forme. La seule chose qui a été faites, c’est de diviser l’humain selon sa position sociale, réduisant les uns à l’état de machine, mais comme on reste dans la même dimension, que cette division est artificielle car propre à l’humain, elle peut être changé. L’IA n’échappe pas à la règle, elle reste une machine, sauf pour ceux qui se pensent eux même en tant que machine et donne à ces dernières une qualité humaine qu’elle n’ont pas, toujours par le biais de la confusion où tout est ramené au même niveau, sans considérer le principe de l’évolution.

          Initialement, tout est élémentaire pour pouvoir évoluer en complexité. Comme tout principe immuable, on ne peut pas partir de la complexité pour atteindre la simplicité.

          Les grands penseurs se sont surtout interrogés sur la finalité de l’Univers et son origine, mais aucun ne s’est véritablement posé la question des conditions d’existence de l’Univers physique et c’est là que le principe de division fractale s’impose de lui même, tout comme le principe de récurrence et d’itération.

          Ces trois principes sont les conditions d’existence de tout système physique. Aucun n’y échappe. Ils forment, ensemble, ce que je nomme « le principe de relations de causalité », car comme tous les grands penseurs l’ont remarqué, il n’y a de physique possible, que par le principe de causalité, qui s’appuie lui même sur le principe de non contradiction, de tiers exclu et le dernier pratiquement ignoré en occident, la dualité inclusive, c’est à dire, liant une chose et son contraire. L’association des deux formant ce qu’on appelle la conscience. Ainsi, l’être et le non être son inséparable l’un de l’autre en conscience et ne sont divisé que pour permettre la non conscience.

          Votre dernière phrase est caractéristique de la limite conceptuelle de l’humain n’ayant pas connaissance du principe de relation de causalité, car seul ce dernier permet de ne pas se retrouver dans la position du chien qui se mord la queue, d’être confiné dans une impasse conceptuelle insoluble.

          Si comprendre le principe a été difficile, l’expliciter est encore plus difficile, parce que cela demande de franchir certaines frontières que le cogito humain interdit tel un verrou de sécurité, mais aussi, par la manipulation dont font preuve les tenants du système via le confusionnisme. Non pas qu’ils connaissent le principe, mais que la technique de manipulation via la confusion, est celle qui leur permet de soumettre l’humanité actuelle.

          Aujourd’hui, l’humain applique à la lettre l’aphorisme de Bossuet « Dieu se rit de ceux qui vénèrent les causes, dont ils déplorent les conséquences » et l’humain, tout remplit de son arrogance d’être pensant, croit qu’il peut produire des causes sans conséquences et des conséquences sans causes. Sauf que ce n’est pas le monde de l’Univers physique, mais celui de l’imaginaire, c’est à dire in fine, le néant.

          Désolé, mais il y a certaines relations sous-jacentes que vous ne voyez pas et que je ne vous fait pas voir...

        • arthes arthes 9 octobre 2018 17:50

          Ahhh

          Être ou ne pas être ?

          Sinon, je trouve moi aussi tout cela nébuleux.

          Enfin quoique ...si mon être est le négatif de mon non être et que ce dernier est le négatif du non être que je suis de manière à ce qu’ il soit être, lequel des deux peut le dire ?
          Le non être ou l être ?





          • Hamed 9 octobre 2018 20:17

            @arthes

            Je vous comprends. Précisément tous les deux. Ici, il faut raisonner dans l’abstraction. Le non-être, c’est ce vide que vous avez rempli durant toute votre vie. Le non-être exprime simplement ce néant qui a été qui a existé en vous depuis votre naissance. Et il a existé en nous tous depuis notre naissance. 

             

            Nous sommes venus au monde sans rien connaître. Ce que Sartre définit comme l’en-soi. Il est là, il attend de l’extériorité. Vous étiez un néant et progressivement vous avez appris à con-naître. Vous naissez si vous voulez dans votre en-soi. Grâce précisément à ce que Sartre appelle le pour-soi.

             

            Donc vous avez été même existante et avec un non-être qui progressivement se mettait à apprendre la vie, à exister avec le monde qui vous entoure. L’école a beaucoup joué dans votre être.

             

            Donc lorsque vous dîtes  : " mon être est le négatif de mon non être et que ce dernier est le négatif du non être que je suis de manière à ce qu’ il soit être, lequel des deux peut le dire ?

             

            Je ne sais pas si vous pouvez me comprendre. Mais je pense que si vous faîtes un petit effort, vous pouvez comprendre la logique de ces abstraits qui au fond, ne sont pas si abstraits que ça. Un petit effort tout simplement dans la réflexion.

             

             


          • arthes arthes 10 octobre 2018 09:15

            @Hamed
            Disons que , l idée du non être comme un vide que l on rempli me semble trop abstraite , en ce sens que dans l absolu le vide ne peut exister car il est des la naissance jusqu a la mort empli de l avenir déterminé par le passé , mon etre se situe alors au point ou ces deux courants qui vont en sens inverse se croisent, le passé poussant d un côté et l avenir venant vers moi, c est à dire que mon etre se situe au moment présent , toujours en mouvement lui même.


            Je pourrais dire alors que le non être se trouve et dans le passé et dans l avenir , mais c est faux, pour que mon etre présent existe il faut qu’ il ai été dans le passé et soit dans l avenir.

            Je le vois comme ça.

            Bien sûr, c est une idée que j aborde volontairement dans les grandes lignes sans plus de détails.


          • Hamed 10 octobre 2018 10:07

            @arthes

            Vous dîtes « l idée du non être comme un vide que l on rempli me semble trop abstraite , en ce sens que dans l absolu le vide ne peut exister car il est des la naissance jusqu a la mort empli de l avenir déterminé par le passé ».

            C’est tout à fait normal que c’est abstrait parce que nous sommes avant tout abstraits avant d’être concrets. Et ça c’est important pour se comprendre et comprendre ce autrui qui nous fait face et nous entoure. Sans cette abstraction vous n’êtes pas. Évidemment vous ne vous sentez pas abstraite, mais vous êtes abstraite que vous le vouliez ou non, et l’êtes par l’essence libre qui est en vous.

            Et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle vous vous interrogez et vous dîtes « mon etre se situe alors au point ou ces deux courants qui vont en sens inverse se croisent, le passé poussant d un côté et l avenir venant vers moi, c est à dire que mon etre se situe au moment présent , toujours en mouvement lui même. » Mais bien sûr vous ne pouvez être qu’un croisement d’un futur passé et un futur à venir. Vous êtes toujours un futur en acte. Ce futur en acte est votre présent. Et votre passé n’est pas votre passé, mais votre futur passé qui construit votre futur à venir au présent.

            Et si on prend à la lettre les abstractions conceptuelles de Jean-Paul Sartre. C’est une néantisation de votre en-soi en tant que néant à détruire dans l’espace-temps pour que vous soyez vous ce que vous êtes, ce que vous étiez et ce que vous serez. En somme un soi qui ne s’arrête jamais dans ce perpétuel mouvement dans l’infinité du temps. Parce que votre être ne pourrait pas rester un non-être.

            Enfin vous dîtes globalement ce que je dis sauf que vous le dîtes à votre manière qui est aussi une manière juste de penser. Parce que vous êtes très proche de votre vie d’être.


          • Claudec Claudec 9 octobre 2018 19:45

            Que de nœuds au cerveau Hamed !

            Le néant est une invention de plus de notre spiritualité, cette faculté propre à l’homme par laquelle il tente d’expliquer ce qu’il ne peut comprendre.
            Quoi qu’il en soit, le néant apparaît comme un mythe, du seul fait de le nommer.

            • Hamed 9 octobre 2018 20:53

              @Claudec

              Non il n’y a pas de nœuds. Et cela n’a rien à voir avec le cerveau lui n’est que le véhicule de la pensée.

              Le néant n’est pas une invention, c’est une abstraction, ou une invention de plus de notre spiritualité comme vous dîtes. Et qui invente ? N’est-ce pas la pensée. L’homme quel qu’il soit peut-il refuser de penser ? Et c’est vrai ce que vous dîtes « cette faculté propre à l’homme par laquelle il tente d’expliquer ce qu’il ne peut comprendre. » 

              Dès lors, si on dissocie l’homme de sa pensée, ce qui veut dire que l’homme est, il ne pense pas, il fait, il s’active, disons selon un existant à lui, et puis il y a sa pensée qui pense non de la même façon pour tout le monde, mais chez certains qui cherchent à sonder leur être. 

              Des lors ces « personnes » tentent d’expliquer ce qu’ils ne peuvent comprendre et c’es très juste ce que vous dîtes, mais ces « certains » se retrouvent quand même à chercher à comprendre ce qu’ils ne peuvent comprendre. En clair, cela signifie que, se retrouvant à chercher à comprendre, ce n’est pas eux-mêmes qu’ils le font dans leur être, mais leurs pensées qui veulent aller au-delà de la barrière de ce être, ce néant mythe ou non, mais reste un néant à comprendre.

              De toutes les façons ce qui ressort de cette recherche est que toujours il y a un certain ordre dans toute affirmation, négation, ou n’importe quel concept qui vient éclairer l’essence de l’être dans son existence, dans son quotidien, dans son devenir.

              Tel est l’intérêt de cette étude de soi, de soi avec les autres, et comment s’éclairer les uns aux autres. Parce que ce qui apparaît clair n’est pas toujours clair. Et c’est la raison pour laquelle les êtres humains ne s’arrêteront jamais de chercher à comprendre leurs vies sorties pratiquement du néant. Du seul fait qu’il dispose de leurs pensées faites pour penser et qui va au-delà d’eux. 

              J’espère que je vous ai apporté un éclairage sur la faculté de l’homme de penser son être.




            • Claudec Claudec 9 octobre 2018 23:52

              @Hamed

              Merci pour votre intéressante réponse, qui m’a effectivement apporté un éclairage sur le fait, l’utilité et la manière de « penser son être », mais m’a surtout engagé à relire votre article, sans toutefois parvenir à beaucoup mieux vous comprendre. 

            • Hamed 10 octobre 2018 10:23

              @Claudec

              Dans cet article, je n’ai ici donné qu’une forme d’appréhender l’existence et de comprendre aussi l’hostilité qui en découle d’exister. En clair, exister ça se paie. Vous devez payer votre être en bonheur d’exister, mais aussi avec les souffrances de toutes sortes qui peuvent en découler de cette existence. De la plus petite à la plus grande. 

              Et c’est la raison pour laquelle j’y ai vu deux négations. Il est évident que, entre deux négations, l’homme pour vivre a besoin aussi de joie, de sérénité que je n’ai pas faits ressortir parce que être c’est déjà vivre. Et vivre nécessite un combat sous toutes ses formes. Travailler, par exemple, est un combat pour la nécessité de vivre. Trouver un travail quel qu’il soit pour vivre ou pour combler notre vide d’être est aussi un combat. Donc l’homme dans son angoisse existentielle peut aussi être heureux parce qu’il est, il vit, il existe.

              Ces points qui n’ont pas été portés dans l’article sont évidemment implicites, pensés parce qu’on ne peut être négatif si on n’est pas aussi positif.


            • Claudec Claudec 10 octobre 2018 20:42

              @Hamed

              Votre raisonnement tient-il compte de la donnée fondamentale sans laquelle aucun raisonnement ne peut valoir ? Je veux parler de la condition humaine, dont les hommes se soucient tellement peu – au-delà de ce que leur inspirent leurs peurs – que rares sont ceux qui en ont conscience, quand ils ne la rejettent pas comme incompatible avec la conception qu’ils ont d’eux -mêmes.

              Vous mêlez bonheur et malheur, bien et mal ; qui sont des inventions dictées à l’homme par les nécessités de la vie en société organisée, à une angoisse existentielle à caractère métaphysique sans rapport avec une réalité objective selon laquelle chacun hérite à sa naissance d’une hérédité génétique et sociale qui lui assigne, selon un arbitraire devant tout au hasard, une place dans la pyramide sociale, quels que soient les aléas de son existence ensuite, sachant que si une infime minorité d’individus change de condition, cela est dû avant tout au progrès scientifique et technique.

              Les oppositions dont vous êtes préoccupé ne seraient-elles pas tout simplement l’expression de la dialectique universelle ?

            • Hamed 10 octobre 2018 23:09

              @Claudec

              Vous avez bien fait d’invoquer la condition humaine. Précisément la deuxième négation a trait. En effet, si on part de l’idée que l’être néantise son non-être, il le détruit pour exister, pour être puisque au départ il n’a pas été et en étant il fallait qu’il se constitue en être comme sortant d’un néant. Sartre dira l’en soi - pour soi deux instances qui s’autoconstruisent, l’une reçoit de l’autre. Donc ce néant auquel est confronté lorsqu’il vient à l’existence est une négation qu’il doit dépasser. Et dépassé cette négation, il est confronté à cet existant qui est aussi une autre négation à dépasser. En clair il est être au monde, mais le monde lui, il est hostile. Et le pour soi de Sartre n’est guère une défense dans la totalité d’être parce que précisément il y a la destinée. Que vous vous avez nommée autrement :

               

              « Je veux parler de la condition humaine, dont les hommes se soucient tellement peu – au-delà de ce que leur inspirent leurs peurs – que rares sont ceux qui en ont conscience, quand ils ne la rejettent pas comme incompatible avec la conception qu’ils ont d’eux -mêmes. »

               

              Précisément, ce drame existentiel est une partie intégrante de chaque être, et quel que soit sa place dans la hiérarchie sociale. Les plus riches ou les mieux placés, on croit qu’ils y sont immunisés. Non, ils ont eux aussi leur angoisse à leur façon d’être. 

              De même les pauvres ou les damnés de la terre. Par exemple, les migrants africains qui périssent ou qui se trouvent parqués dans des camps, est-ce leur faute s’ils sont dans cette situation ? Comme s’ils sont damnés par une malédiction. Non, leur être tout entier va vers l’espoir. Mourir ou vivre est un choix qui leur a été imposé par l’« essence ». Ces migrants, ou tout simplement les pauvres qui mendient ont-ils choisis leurs vies ? Ou le riche immensément riche a-t-il choisi d’être riche ? Pour ce dernier, soit il était de parents riches et il a su fructifier soit héritage soit il est devenu riche de et par lui-même. Macron a-t-il pensé être président il y a trois ans ? C’est ainsi les hommes sont différenciés dès leurs naissances.

               

              La condition humaine, on n’en parle pas, parce qu’elle parle d’elle-même. Malraux a montré son absurdité, et une absurdité est aussi raison. Tut ce qui est absurde et raisonnable parce ce dualisme existe à l’état de nature.

               

              Il y a quelques centaines d’êtres humains voire quelques milliers qui détiennent plus de la moitié de la richesse mondiale. Peut-être 2 milliards d’êtres humains qui vivent avec 2 dollars par jour. Vous trouvez ça normal. Non ce n’est pas normal. Mais c’est ainsi. C’est ainsi la réalité-monde, la destinée-monde.

               

              Donc bonheur, malheur, bien, mal font partie de l’enveloppe charnelle de l’humanité. Charnelle dans le sens réel. Le monde est métaphysique. Nous, en pensant, nous ne faisons qu’effleurer par toutes sortes subterfuges d’une certaine façon aussi métaphysiques le sens d’être au monde. Sans oublier que notre existence est limitée, elle ne durera qu’un temps et nous retournerons vers ce néant-univers. Cependant, il y a beaucoup d’espoir dans cette « dialectique universelle » sinon elle ne serait pas raison.



            • BM 10 octobre 2018 01:02
              Un essai...

              Nous sommes des consciences dans un océan de possibles.
              Nous ne sommes qu’un, mais ça ne veut rien dire, ça n’a pas de sens dans cet état.

              Nous nous créons nos vies de rêve, pour nous voir, nous toucher nous entendre.
              et nous reproduire : seulement pour nous reproduire.

              Nous nous dégradons et mourrons après la procréation, comme tout ce qui est arrivé à la vie.

              L’amour, la culture ne sont que des outils, des aides à mieux vivre cette période.

              Qui saura ?



              • Hamed 10 octobre 2018 10:42

                @BM

                Oui, « Nous sommes des consciences dans un océan de possibles. » Mais ce océan des possibles fait partie de notre être puisqu’il est assimilé par nos consciences. Donc nous sommes aussi des possibles à tout ce qui nous susciter dans ce être, notre être d’exister.

                 

                « Nous nous créons nos vies de rêve, pour nous voir, nous toucher nous entendre. et nous reproduire : seulement pour nous reproduire.  » Mais dans ce reproduire, nous nous créons de nouveau nos vies de rêves, pour nous voir, nous entendre et nous reproduire. La vie évolue donc en boucle. Nous sommes un maillon de la chaîne humaine, une boucle dans une infinité de boucles.

                 

                Donc tout ce qui se pas dans une boucle est vécu et reproduit dans les générations futures. « Nous nous dégradons et mourrons après la procréation, comme tout ce qui est arrivé à la vie  » Il demeure cependant que notre être continue d’exister dans les êtres à venir puisque notre mort est leur vie, et leur vie est notre mort. En clair dans le croisement de la vie et la mort, il y a toujours la vie. Nous vivons en eux, comme eux vivront, après leur mort, dans ceux qui viendront.

                 

                Évidemment cela paraît difficile à concevoir. Mais c’est la loi essentielle de la vie. La vie existe pour la vie. Quant à « L’amour, la culture ne sont que des outils, des aides à mieux vivre cette période. » C’est leur substance qui nourrisse l’être sinon il ne pourrait pas être l’être. Qui saura ? Votre profond intérieur le sait déjà. Demandez-lui, si vous pouvez ?

                 


              • zak5 zak5 10 octobre 2018 17:50
                 Nietzsche contre-enquête

                merci pour vos efforts, mais Kamal Daoud c’est plus de talent


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