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Accueil du site > Tribune Libre > L’existence telle qu’elle est là...

L’existence telle qu’elle est là...

Voici l’odeur de ces parages empoisonnés où sont sommes tombés d’accord à rendre l’âme en compagnie de notre décor où notre séjour s’étiole sans tempérament en provenance d’un catalogue imprimé à plusieurs millions d’exemplaires : Le visuel y est trivial et grotesque, vulgaire même, aux couleurs démangées d’exagération prédigérées pour la civilisation moderne qui passe sous les fourches caudines à faire ses mises à jour bêtement au service d’arriérations idiotes avec lesquelles on attend le temps passer à l’arrêt de bus ou au devant d’un comptoir parlant d’une administration ou absolument tout y est vidé de sens où on se retrouve muet et vaincu face à tant d’antiquité spirituelle, là où l’hâtive vacuité d’exister face à tant d’ombre se règle toujours en chiffres souriants face à l’absolu et l’imperturbable agrandissement du précipice qu’on est obligé d’assurer à défaut de s’y perdre afin de se retirer dans un découragement essentiel, condition imbriquée à l’âme humaine, condition nécessaire à devoir accepter cette époque de solvabilités… Là nous y sommes, une étendue d’excréments aux teintures pourrissantes, là où le temps ne semble jamais pouvoir s’arrêter avec ces bruits criards sans dehors, là ici, un endroit dominé de superficies commerciales avec son herbe artificielle abreuvé de son mortier mais peut importe… Voici ce que je voulais dire d’autre : Il m’arrive à penser, assis ici au bord de cette fenêtre, attristé face à ce vieillissement prématuré de toutes ces pièces détachées accommodées à l’hallucination collective et je me suis demandé qui se souviendra encore de tout cela, considéré comme notre héritage direct et ce qui vendu sur les cartes postales démoli à l’éternelle jeunesse, lissée au perfectionnement matinal et son air pur mais aujourd’hui on a tendance à oublier l’immense défaut incessablement renouvelé sur des voies express étouffé sous le stock grandissant de la pourriture aérienne ou le réseau mondialisé ou tout change au service somnolant d’un bonheur vidé d’exactitude et où tout semble insignifiant, indigne d’être raconté à quiconque. Ce sont des expériences me semble-t-il, vécues au seul gré de la quantité produite par année, chiffrable au détriment de relations saines sans le joug abyssal de la pornographie industrielle exerçant à tout jamais un désespoir sans issue (j’ai entendu quelque part qu’une très partie du trafic global sur Internet est dû à cette condition de ne penser à strictement rien et de goûter le fruit de la perfection marchande légué à l’usage du corps humain), etc

 

Voici ce que j’ai pensé d’autre par cette matinée déplorable à contempler leurs nouvelles statistiques aux élans de désespoir des nouveaux records battus des carcinomes malins : D’instinct je me condamne à penser à strictement rien par dessus la pollution urbaine dans laquelle des millions ne se souviendront plus d’avoir vécu dans leur anonymat douloureux à n’être rien, d’être intégralement perdu dans la pendaison sociale, de se réunir sous le joug commun de la vie pressée en l’observant derrière d’obscures pensées qu’on hâte à voir disparaître assis derrière un écran à contempler la perte de sa personnalité, mais peu importe…

 

Il y a ce à quoi nous aspirons, il y a autrefois et la réalité atrabilaire souhaitée comme contexte justifiant notre vie industrielle : nos films et séries télévisées représentent de tout ce qui peut être débarrassé d’un sens quelconque à poursuivre ce que nous faisons quotidiennement, etc… Je voudrais, me suis-je dis, me concentrer sur l’exécrable puanteur des habitudes quotidiennes qui définissent notre vie sur terre à divaguer dans ce cocon débectant à crédit en sillonnant les venelles à circonlocutions… Il me semble que ce chaos ultime, sans retour possible, s’enroule autour des gorges de nous tous et la domination économique aura finalement ce qu’elle aura voulu depuis le début : un épilogue aveugle.

 

Je suis de retour au bureau. Les chimères me font la bise, m’embrassent après le congé de maladie d’une spectaculaire longue durée ; aux sourires béats, se consumant sous la publicité pernicieuse qu’ils encodent d’une joie aux longs corridors à l’air empoisonné satisfaisant et sans entraves de cet open-space (il faut rechercher à améliorer les visages) et puis m’est arrivé une invention toxique, une sorte d’effondrement métaphysique de je ne sais quel syndrome funeste faisant son petit parcours de recherche en faisant perpétuer cet avenir à moeurs figé calculé aux horoscopes ou cancers ou statistiques (au choix). Voici ce que j’ai pensé de ce crime qu’est d’être entre les mains de l’autorité : il y avait une existence universelle sans uniforme qui ne démembrait pas la biologie et qui n’a pas encore connu les embouteillages annoncés à la radio pendant qu’on y ait, ou l’électricité nucléaire ou le confort désabusé qu’est d’avoir les vitrines électriques dans son automobile aux quatre roues motrices ou ces journées entières à passer dans un bureau aux multiples pulsions, conséquences de l’enfermement permanent (pendant qu’on y est, on peut y compléter sa police d’assurance), consenti… Une existence universelle à traverser des nuits glauques, décorés d’urines dessous des crépuscules reposées, hors de son pavillon ou rien ne semble fichu d’avance, une existence scrupuleuse, un dehors, peut être une vie sur une plage ou sur les flancs d’une montagne aux promesses ordinaires, là à déambuler sans but, sans clause, sans mélangé d’hydrocarbures, sans devis psychiatrique, sans notre présente obligation à vivre cette vie industrieuse imposant sa pornographie et ses analyses ; une existence à se bombarder d’un bonheur sans vindicte, sans salle d’attente ou d’aéroport avec ses vestibules et ses casiers avec des objets de valeur à l’intérieur, une existence à s’offrir un présent aux étendues sans chimie de synthèse ou à devoir abréger la souffrance de celui qui reste encore à convaincre, des femmes et hommes en plan fixe alimentés à l’élevage absurde et superflu de leur stérile servitude à l’état moderne des choses, confort abruti, en l’air, impitoyablement nul, substance pourrissante de ce qui reste encore à expédier en orbite urbaine, à tourner en rond et à définir fou sans en comprendre le sens des gestes, une existence sans cimetière soumis aux plans d’aménagements, sans ascenseurs qui parlent, qui vont vite afin d’y pas perdre trop de temps, sans soues où tout crève d’emblée, sans ces milliers de kilomètres à faire sur une autoroute afin de faire gémir la progéniture en déperdition, en famille où l’on réjouit de ces petites choses que les milliardaires névrotiques ont fabriqués pour eux, sans cauchemars uniformisés ; un équipage qui coule, sombrant sous la cloche en verre du marché mondial, où tout s’accumule, sans sortie, sans issue, seulement le travail, vicissitude invasive, bucolique façon pour verrouiller des portes de l’extérieur et d’y exécuter à l’intérieur toutes sortes de dégueulasseries salvatrices ; s’y adonner aux oiseuses tendances à être l’inemployable inutilité telle qu’elle est inscrite dans les codes de conduite, une existence qui régit tout ; l’atroce se réveille au même son au même moment, etc… Je retourne m’assoir.


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46 réactions à cet article    


  • raymond 24 août 18:05

    C’est beau , cela ressemble à Demian, merci


    • AlLusion AlLusion 25 août 17:13

      @raymond

      Ah, quelqu’un qui se rappelle de Demian West peut-être ?


    • Xenozoid 25 août 17:15

      @AlLusion

      il est mort ?


    • AlLusion AlLusion 25 août 17:22

      @Xenozoid,
       Est-ce un point d’interrogation ou d’exclamation ?
       Dans ce dernier cas. J’ignorais complètement.
       Et dire que j’ai encore des emails qui venaient de sa part dans une discussion fertile en émotions.
       Je vais les relire.
        Voici le personnage pour ceux qui s’en souviennent
       


    • Xenozoid 25 août 17:25

      @AlLusion

      oui il est mort


    • AlLusion AlLusion 25 août 17:28

      @Xenozoid
       En fait, c’est très rare qu’on apprenne ce genre d’événement sur Avox.
       Il y a eu juste un seul et dernier article écrit par Carlo Revelli en hommage à Paul Villach.


    • Xenozoid 25 août 17:34

      @AlLusion

      au moins 2 non confirmé en 12 mois

      certaint confirmeront(médisont),même un belge aussi spartacus confirmera et surement les autres qui ne sont pas nommés


    • AlLusion AlLusion 25 août 17:42

      @Xenozoid,

       Oui, j’oubliais Spartacus qui m’a informé de la mort de mon ami Astexix sur cette antenne et aussi sur la mienne.


    • Xenozoid 25 août 17:47

      @AlLusion

      on est bien avancé avec tout ça


    • AlLusion AlLusion 25 août 18:02

      @Xenozoid

       Rien du tout.
       Comme je l’ai tellement appris sur cette antenne... On n’aime pas les riches....
       Eddy Mitchell a même chanté « J’aime pas les gens heureux »
       Notre bourlingueur du dimanche avait cette séquence qui explique la différence d’approche des Américains avec la nôtre expliquée dans l’article qui précède.


    • arthes arthes 25 août 18:41

      @AlLusion

      Il y a eu juste un seul et dernier article écrit par Carlo Revelli en hommage à Paul Villach.

      Merci pour le lien.

      L’historique est assez édifiant pour mieux entendre et comprendre l’avox d’aujourd’hui... (lol).
      (Je ne parle pas bien entendue de Paul Villach )


    • AlLusion AlLusion 25 août 19:04

      @arthes,
       J’ai aussi eu des contacts par mail avec Paul Villach qui utilisait ce pseudonyme sur Avox.
       Je ne me souviens plus de son nom réel


    • AlLusion AlLusion 25 août 19:05

      @Francis29,

       Bien sûr, Est-ce que Avox n’est-il pas un forum légèrement complotiste ou j’exagère ?


    • eau-pression eau-pression 25 août 19:59

      @ALlusion

      Il faudrait suggérer à Carlo, s’il est toujours dans le circuit, qu’un proche puissent modifier le profil d’un contributeur à son décès.

      Je crois avoir vu passer l’info que @gaijin était mort.


    • Xenozoid 25 août 20:08

      @eau-pression

      a son déces confirmé, sinon ça fini comme le covid,on met ce qu’on veut,
      les médisont par dernier exemple,
      sont ils capables de prouver que conda est mort ?
      ce sont des manipulateurs


    • eau-pression eau-pression 25 août 20:19

      @Xenozoid

      As-tu remarqué que je soutiens tes interrogations sur cova ? Il est normal d’envisager que ce soit un personnage inventé.

      Je n’allais que rarement sur leur site (la dernière fois à la demande d’@arthes), mais depuis les délations de @postefix ça m’arrivera encore plus rarement. Quand Sandro a publié son article sur @cova, j’ai été surpris qu’aucun n’affirme l’avoir rencontré.


    • Xenozoid 25 août 20:24

      @eau-pression

      je comprend


    • Xenozoid 25 août 20:30

      @eau-pression

      et apres ils se font les victimes de l’humour que les autres ne pigent pas,

      ce sont des malsains....


    • arthes arthes 26 août 18:18

      @AlLusion

      En fait, ce n’est pas vraiment Paul Villach qui m’interressait dans cet historique, c’est précisément Carlo R. sa démarche initiale et sa relation avec les contributeurs et intervenants de l’époque , les appels aux dons, les défiances et rapports d’égos du moment, les premiers rejets etc....je tente de rassembler les pièces d’un puzzle pour bien mieux comprendre l’existant.


    • arthes arthes 26 août 19:40

      @eau-pression

      Nonnn, Cova ce serait un complot ?

      Je vais te dire que je fais le distingo entre toi et Xéno, dans votre démarche, dans vos objectifs , vos personnalités, mais te concernant, je trouve vraiment naze et puéril de .spéculer sur l’existence physique ou non d’un être connu ici sous l’avatar Cova, , dans le seul but de discréditer Maisdisosns.
      Si ce site existe, donc celui que je viens de nommer , il y a une raison, et, perso, je ne suis pas ici pour « Delenda avox » , mais je ne suis pas non plus ennemie de « qui tu sais ».


    • eau-pression eau-pression 26 août 21:17

      @arthes

      Puisque cette enquête t’intéresse, j’attends les résultats.

      @Shaw nous a donné hier un des points de départ de l’affaire (sa lettre à Carlo). Moi qu’ai 16 ans de plus, imagine !


    • The White Rabbit The White Rabbit 24 août 19:31

      Bonjour,

      Ce texte me fait penser à une sculpture chryséléphantine :

      Ça brille comme de l’or et apparait solide comme le noble ivoire, mais lorsqu’on gratte la riche couverture pour connaitre ce qu’il y a derrière, on découvre une armature en bois.

      Pour le dire autrement, derrière le style amphigourique, qu’avez-vous voulu transmettre comme message ? Quel est le sens de cette bouteille à l’amer ou à la mer ?

      Je n’ai pas eu le courage, si en fait c’est une suite des articles précédents, de m’intéresser aux autres justement à cause de la forme relativement nébuleuse et indigeste du texte.

      On écrit parce que cela nous apparait nécessaire et pas forcément pour être lu et compris. Par contre lorsqu’on est publié, c’est pour être lu.


      • arthes arthes 25 août 18:52

        @The White Rabbit

        Je dirais plutot que c’est lourd comme du plomb, gris comme une chape de pollution, sans couleur, sans vie, un peu comme dans la signature : La couleur de la résignation.
        Il y aurait un coté Houellebecq, mais dit autrement.
        @L’auteur : et faut pas mal le prendre, c’est juste l’effet que ça me fait, d’ailleurs, question sincère et plus profonde qu’elle en a l’air, s’adressant à votre intime : Que recherchez vous, des autres en publiant ce billet ?


      • The White Rabbit The White Rabbit 25 août 19:18

        @arthes

        Votre dernière question rejoint la mienne.
        Une réponse de l’auteur serait bienvenue car il existe une probabilité qu’on soit passé à côté de quelque chose  ; mais de quoi .. ?


      • arthes arthes 26 août 17:18

        @The White Rabbit

        Je doute que nous ayons une réponse du coup...Ce qui est d’une certaine manière une sorte de réponse.

        Dans le fond, nous avons tellement basculé dans « autre chose » , un autre monde qui se dessine que cela devrait apporter certain contentement à l’auteur (enfin bon, la je suis taquine/morpionne).


      • Jean Guillot le retour Jean Guillot le retour 24 août 19:32

        Lisez Henri Laborit : l’Eloge de la fuite https://www.fichier-pdf.fr/2019/02/25/eloge-de-la-fuite-henri-laborit/ ?

        Vous aurez la réponse à toutes vos questions existentielles


        • vesjem vesjem 26 août 18:40

          @Jean Guillot le retour
          merci pour le lien


        • babelouest babelouest 25 août 06:32

          Ouf.... que ce texte manque de points, et de retours à la ligne ! On s’y perd, dans des phrases si longues, et en fin de compte assez vides.... SUIVANT !


          • AlLusion AlLusion 25 août 17:25

            @babelouest
             La clarté, il faut la trouver entre les mots.
             C’est peut être plus astucieux qu’il n’y parait.


          • AlLusion AlLusion 25 août 17:52

            Quand j’ai changé de pseudo, j’ai aussi volontairement écrit cela sans espace. Refusé sur Avox
            Evidemment, j’étais « une intelligence artificielle dans un ordinateur quantique qui sans être structurellement différent de D-Wave, a une différence perceptible dans le cube d’osmium natif qui entoure ma machine ». 
            On n’aime pas être interloqué par une machine...


          • Xenozoid 25 août 17:58

            @AlLusion

            tu met beaucoup de lien pour prouver ta mort


          • AlLusion AlLusion 25 août 18:30

            @Xenozoid,

             Ma mort ?
             Tu rigoles ou quoi ?
             Je suis très bien dans ma peau.


          • Xenozoid 25 août 18:33

            @AlLusion

            on ne peut pas parlé de l’existence, sans le spectre de la mort,a tout les coins de rue


          • babelouest babelouest 25 août 18:56

            @AlLusion , et la peau, elle est d’accord ?


          • babelouest babelouest 25 août 18:58

            @AlLusion
            Effectivement c’est peut-être écrit par une Verba Team, comme un chameau est un cheval élaboré par un comité....


          • AlLusion AlLusion 25 août 19:32

            @Xenozoid

             C’est pour cela que j’aime les petites vidéos scientifiques comme celle-ci.
            qui se terminent toujours pas dire « avec ça c’est sûr vous mourrez moins bête, mais vous mourrez quand même ». smiley




          • vesjem vesjem 25 août 10:29

            clair comme du jus de boudin, donc fatigant


            • Abou Antoun Abou Antoun 25 août 10:46

              C’est ce qu’on appelle exactement du verbiage.


              • ZXSpect ZXSpect 25 août 11:20

                Appel à « Mélusine ou la Robe de Saphir » et son talent pour décrypter l’abscons et le farfelu… éclairez nous !


                • @ZXSpect vu l’allusion de l’avatar faites un tirage gratuit du YI-KING : https://www.tirage-yi-king.com/?utm_source=yiking_amp


                • zygzornifle zygzornifle 25 août 12:56

                  Faut plonger dans le sujet ...


                  • AlLusion AlLusion 25 août 17:14

                    @Frimas,

                     J’ai bien aimé votre billet.

                     J’en ferai part dans mon billet de fin de la semaine prochaine.


                    • AlLusion AlLusion 25 août 17:36

                      Avez-vous déjà rassemblé les billets de Frimas en jetant une coup d’œil à ses articles dans son « A propos » ?
                      Même image, même sujet.
                      Non, il fera très bien dans mon billet de fin de semaine. 
                      Regardez peut-être cette vidéo


                    • xana 26 août 09:31

                      Article illisible et sans intérêt.

                      Auteur à éviter...

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