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#69 des Tendances

L’histoire de l’humanité, rationnelle en tout point, s’égrène comme une horloge céleste. Témoignages : 1945-1967, l’Ukraine, Gaza, Joe Biden

 Depuis le monde bipolaire avec l’avènement de deux superpuissances, les États-Unis et l’Union soviétique, après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, s’est engagée une course pour l’armement nucléaire mettant face à face les arsenaux nucléaires américains à ceux de l’ex-URSS ; les deux grandes puissances ne visaient plus à développer de grandes armées comme ce fut le cas avant 1945 où l’élément humain et l’armement conventionnel jouaient un rôle déterminant dans les guerres. Y compris pour les puissances européennes.

Les chars d’assaut fussent-ils les plus blindés, les plus perfectionnés ne pesaient plus devant les armes nucléaires balistiques tactiques et stratégiques (ICBM) disposés partout et toujours plus proche du camp opposé pour gagner de précieuses minutes pour frapper ou riposter dans les minutes qui suivent l’attaque nucléaire ennemie.

Comme les sous-marins nucléaires qui se cachent pendant des mois sous l’eau et ne sont pas détectés et, dotés d’armes nucléaires tactiques, peuvent tout aussi frapper les bases militaires, les villes…, dans les minutes qui suivent l’ordre du tir missiles nucléaires ; il en va de même pour les avions stratégiques porteurs d’armes nucléaires qui patrouillent jour et nuit dans les zones internationales, prêts à déclencher le feu nucléaire sur l’ennemi.

Une situation complètement nouvelle pour les grandes puissances contrairement aux autres pays d’Asie et d’Afrique qui sont encore dans les organisations militaires passées, obligés de disposer d’armées où l’élément humain avec l’armement conventionnel est primordial pour leur défense nationale ; à la fois pour prémunir ces jeunes États contre la déstabilisation issue de forces extérieures et contre les troubles internes. Bien sûr, les autres puissances nucléaires, comme la Grande-Bretagne, la France, la Chine, sont aussi dotées d’armes nucléaires mais leurs arsenaux ne peuvent se comparer avec les arsenaux des deux grandes puissances nucléaires du monde, les États-Unis et la Russie.

Il faut rappeler qu’en 1945, l’Union soviétique avait 25 000 chars, alors qu’aux États-Unis, pour la seule année 1942, la production d’armements était établie pour 60 000 avions, 45 000 chars et 8 millions de tonnes de matériel et, en 1943, pour 125 000 avions, 75 000 chars et 11 millions de tonnes de matériel. » (1)

Les chiffres de 25 000 chars pour l’URSS et les prévisions pour 1943 de 125 000 avions, 75 000 chars pour les États-Unis donnent le tournis. Alors qu’avec l’avènement de la bombe atomique, tous les plans d’armement des puissances ont été bouleversés ; une guerre entre les puissances avec des armes conventionnelles n’avait désormais plus de sens.

Bref, l’arme nucléaire a interdit les guerres entre les puissances ; c’est la raison pour laquelle, les chiffres récents de l’Atlas sociologique mondial ne portent que sur les chars lourds, les États-Unis, la Chine et la Russie n’ont respectivement plus que 2645, 4800 et 7073 chars de combat, loin des chiffres de 1945. Quant à la défense aérienne, elle comprend essentiellement des missiles de courte et moyenne portée et des missiles balistiques tactiques et stratégiques intercontinentales.

Pour le nombre d’ogives nucléaires, la Russie est la première puissance nucléaire mondiale. Selon les estimations de l’Atlas sociologique mondial pour l'année 2024 (mars), la Russie détiendrait au total 5 889 ogives nucléaires dont 1674 déployées, les États-Unis 5 244 ogives nucléaires dont 1770 déployées. (2)

Au total, ces deux superpuissances détiendraient 90 % des armes nucléaires dans le monde, ce qui signifie que chaque missile balistique intercontinental (ICBM) peut transporter plusieurs ogives nucléaires (à têtes et cibles multiples).

Arrivent ensuite, loin derrière, la Chine, troisième puissance nucléaire mondiale avec 410 ogives, un volume en hausse par rapport à 2022, la France (290), le Royaume-Uni (225), le Pakistan (170), l'Inde (164), Israël (90) et la Corée du Nord (30).

Que peut-on dire de ce changement de paradigme du monde ? Alors que les puissances qui ne savent qu’une chose « faire tout ce qui est nécessaire pour vaincre tout adversaire qui se met en travers de leurs plans ». Et cela revient foncièrement à leur nature humaine contre laquelle les êtres humains ne peuvent s’en départir ; ils sont ce qu’ils sont. – Ils ne sont pas des fauves mais ils peuvent l’être puisqu’ils s’entretuent « allègrement », sans pitié pour leurs congénères. C’est dire à quel point les êtres humains peuvent êtres « monstrueux » ; la réponse est dans leur nature même s’ils se targuent d’être civilisés et empreints d’humanité.

 Aussi, peut-on dire : la nouvelle arme atomique n’a-t-elle pas changé leurs plans de puissance ? Ne les a-t-elle pas poussé à mettre fin à la guerre ? En clair « à leur férocité naturelle ! » A fortiori quand on pense ce que la Deuxième Guerre mondiale a fait, selon les données historiques, entre 60 et 80 millions de morts, soit environ 2,5% de la population mondiale de l’époque, en seulement 6 ans de guerre, et autant sinon plus de blessés et d’handicapés à vie.

On comprend que les pertes humaines uniques dans l’histoire et l’avènement de l’arme atomique ont poussé les grandes nations à rechercher la paix, ce qui les a amenés à reconsidérer le Pacte de la Société des Nations qui a été créé à la fin du Premier Conflit mondial et le remplacer par une Organisation des Nations Unies visant à consacrer une « paix universelle ». Tous les États du monde devaient obéir à un directoire constitué de quelques membres, les principaux pays sortis victorieux en 1945, qui est le Conseil de sécurité de l’ONU, dont chacun pouvait bloquer les autres, plutôt qu’à un hégémon se déterminant entièrement à sa seule volonté. Ne devons-nous pas dire : « Grand merci à l’arme atomique, sinon d’autres millions d’êtres humains auront succombé s’il n’y avait pas l’arme atomique. Il y aurait eu encore des guerres entre les alliés avec l’URSS, la Chine et d’autres malheurs encore pour l’humanité ; des guerres continuelles qui auront suivi. Pourquoi ?

Parce que rien ne les aurait empêché ; la guerre fait partie de la nature de l’homme, et de tout être humain. A voir seulement la guerre aujourd’hui en Ukraine. S’il n’y avait pas eu l’arme atomique, il s’en aurait probablement suivi une guerre Occident-Russie et peut-être étendue à la Chine. La férocité humaine aurait continué entre les puissances.

A voir seulement la guerre à Gaza. Pour une intrusion sur le sol israélien qui a fait environ 1200 morts durant l’attaque et 300 morts environ lors des représailles et quelques 5000 blessés parmi les Israéliens, l’armée a riposté avec férocité, en détruisant une bonne partie des villes de Gaza, des quartiers entiers ont été rasés, et faisant plus de 38 000 morts, et plus de 85 000 blessés, soit un rapport d’environ 25 Palestiniens tués pour un Israélien tué et 17 blessés palestiniens pour un blessé israélien.

Entre les grandes puissances, si une guerre avait éclaté et que l'arme nucléaire n'avait pas existé, ces chiffres, il faut les multiplier par 100, 200 et plus. Aussi faut-il dire : « Merci, au Seigneur du Monde qui a permis aux humains de découvrir quelques « facettes du secret du soleil » ! D’avoir doté les grandes puissances « humaines » d’« armes nucléaires dissuasives par l’apocalypse et des guerres nucléaires qui se compteront en quelques minutes, en quelques heures tout au plus et non en jour » pour s’opposer à leur velléité naturelle des hommes de se tourner vers la guerre pour régler leurs conflits. Si une guerre nucléaire se comptait en jours, ce serait alors la fin de l’humanité. « L’Esprit du monde en aurait décidé ainsi. »

En revenant à l’Organisation des Nations Unies, quoique l’on dise, cela été un progrès majeur ; quand bien même des conflits graves pouvaient surgir et opposer les membres du Conseil, celui-ci ne pouvait en aucun cas prendre des mesures collectives de guerre contre un des membres permanents, et ce en rapport du rang de puissance nucléaire que chaque membre a dans le Conseil. Ce qui explique la nécessité d’introduire le « droit de véto » ; c’est dire que le blocage du Conseil de sécurité « est régi par l’arme nucléaire », obligeant les membres permanents du Conseil de sécurité de trouver des solutions aux conflits entre eux et éviter tout dérapage pouvant provoquer une troisième guerre mondiale, qui serait apocalyptique pour l’ensemble de l’humanité.

Le Conseil de sécurité a été amendé au vu des enjeux dans le monde. De Onze membres initialement, cinq permanents et six non-permanents, le Conseil de sécurité a été porté à Quinze, par un amendement adopté le 17 décembre 1963 ; la résolution de cet amendement qui porta le nombre de membres non-permanents à dix fixa, dans son article 3, le nombre de représentants par zone géographique. Et ce n’est pas fini, avec les deux guerres aujourd’hui en Ukraine et à Gaza qui constituent un tournant pour l’humanité, et dont l’impasse relève de la Nécessité de l’Histoire, très certainement, le Conseil de sécurité sera encore élargi et le nombre de membres permanents augmenté pour renforcer la paix du monde.

Mais comment l’humanité est arrivée à cette Organisation de Nations Unies ? Il faut rappeler les événements historiques qui ont joué dans cette année-charnière que fut l’année 1945. Alors que, par un curieux hasard, la Charte des nations Unis a été adoptée à la fin de la Conférence de San Francisco, le 26 juin 1945, moins d’un mois plus tard, le 16 juillet à 5h 29, une bombe atomique explosait pour la première fois au Nouveau-Mexique, aux États-Unis ; moins d’un mois plus tard, deux bombes sont larguées sur Hiroshima et Nagasaki, le 6 et 9 août 1945 ; moins d’un mois plus tard, le 2 septembre 1945, le Japon signait l’acte de capitulation. 

Pourquoi ces événements qui se suivaient deux mois, après la capitulation de l’Allemagne hitlérienne ? C’est une « vérité-réalité » que le monde s’est engagé malgré lui dans un nouveau paradigme de l’histoire qui n’a plus rien à voir avec les années ante-1945, un nouvel état du monde se mettait en place.

La guerre de Corée (1950-1953) est venue mettre fin à l’occupation américaine du Japon qui a duré six années et quatre mois ; et c’est cette guerre de Corée qui a provoqué le retournement de la stratégie américaine ; les États-Unis ont compris qu’ils devaient mettre fin à l’occupation et aider à tout prix le Japon pour mettre ce pays asiatique leur côté face à l’Union soviétique et la Chine. En juillet 1953, par un curieux hasard, trois mois après la mort de Joseph Staline, dirigeant de l’Union soviétique, l’armistice est signé entre la Chine, la Corée du Nord et le représentant des Nations Unies.

« Force de dire que l’histoire de l’humanité est rationnelle en tout point, elle s’égrène comme une horloge céleste. » On peut dire qu’il y a quelque part un Esprit céleste dans le tout-monde humain ; les êtres humains quand bien même sont dotés du libre-arbitre ne connaissent pas leur destinée, leur avenir. On ne peut en douter que, sans l’arme atomique, la paix entre les puissances mondiales n’aurait jamais duré, d’autres guerres auraient continué à opposer les puissances.

On comprend alors pourquoi la découverte de l’arme nucléaire n’est pas restée aux seuls États-Unis, elle a été « distribuée » aux autres puissances avant même que l’arme soit devenue thermonucléaire. En 1949, l’URSS qui a procédé à son premier essai nucléaire s’est placé à parité avec les États-Unis ; entre 1952 et 1953, ces deux puissances sont arrivées presque en même temps à parité sur le plan des armes thermonucléaires (1er novembre 1952 pour les États-Unis, 12 août 1953 pour l’URSS).

Vient ensuite la Chine en 1967, la France en 1966 ; c’est dire que l’ordre de l’humanité est bien agencé ; que cette humanité ne cesse d’être frondeuse, belliqueuse, il demeure qu’elle s’est trouvée assagie par ce mystère qu’est la bombe et qui ne s’emploie que par quelque mystère propre à elle. Et les grands pays, bien qu’ils soient les concepteurs de cette arme, ils sont suffisamment éclairés pour n’en faire pas appel.

Précisément, le « progrès technique nous humanise » et les guerres des petites aux plus grandes ne durent qu’un temps. Et, on le voit aujourd’hui encore, dans la guerre en Ukraine. Après 79 ans de paix depuis 1945, hormis quelque escarmouche (Corée, Cuba), entre les puissances, pour la première fois éclate réellement un grand conflit en Europe, opposant cette fois-ci les grandes puissances par pays interposé, mais où la Russie est partie prenante et l’Occident est aussi partie prenante par l’aide massive qu’il octroie à l’Ukraine, sauf qu’il ne participe pas aux combats.

Les guerres par procuration entre les grandes puissances n’ont jamais cessé ; au lieu de s’opposer directement, les grandes puissances pour éviter le pire s’affrontent par pays interposé ; que ce soit en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie, en Amérique du sud, le processus est toujours le même « armer et financer un pays contre un adversaire contre lequel un conflit direct est impossible, du fait de sa possession d’armes nucléaires. »

Les guerres menées par les États-Unis au Vietnam, en Irak, en Afghanistan, en Syrie et dans d’autres régions du monde ou la guerre menée par l’Union soviétique en Afghanistan n’a été permises que parce que ce sont des conflits locaux et ne menacent pas la paix mondiale. Aussi peut-on poser la question : « Qu’en sera-t-il de la guerre en Ukraine ? Sera-t-elle une énième guerre par procuration ? Et quelles en seront les conséquences ? De même la guerre à Gaza, qu’en sortira-t-il ? »

L’Ukraine soutenue par l’Occident certes a été envahie par la Russie ; les deux camps, Occident et Russie, s’opposent mais sont neutralisés par l’arme nucléaire ; la guerre va se poursuivre en Ukraine tant que les pays occidentaux continueront à penser que l’Ukraine pourrait acculer la Russie à reculer, surtout qu’ils n’ont pas d’alternative ; leur seul espoir est que l’Ukraine arrivera en perdurant la guerre avec la Russie.

Et cet espoir existe, ce qui fait durer la guerre en Ukraine. Le problème, c’est qu’après deux ans et demi, c’est le statu quo ; il n’y a pratiquement pas de progrès pour l’armée ukrainienne, malgré tous les armements que l’Occident lui a fourni et promet de lui fournir.

De même à Gaza, la guerre entre dans le dixième mois. L’armée israélienne est « épuisée » ; malgré les dévastations à Gaza et les dizaines de milliers de Palestiniens tués, Israël n’est pas arrivé à ses buts. Et un Etat israélien de quelques 9,3 millions d’Israéliens dont 2 millions d’Israéliens arabes ne peut maintenir sous domination les 5,5 millions de Palestiniens arabes de Cisjordanie et de Gaza.

Si on compte le peuple palestinien composé de 5,5 millions de Cisjordanie et de Gaza, des 2 millions d’Israéliens arabes et les 3 millions de réfugiés palestiniens, force dire que le peuple palestinien est plus nombreux que le peuple israélien. Par conséquent, l’équilibre démographique va se régler inévitablement ; ce qui explique d’ailleurs les guerres depuis 75 ans, depuis la création de l’État d’Israël, en 1948, « implanté par la guerre ». Les Israéliens avec l’Occident poursuivent une « chimère qui a été sécrétée par la marche de l’histoire », pensant qu’ils peuvent toujours perpétuer leur passé colonial.

Mais, il y a un Esprit du monde qui veille sur la marche de l’humanité dans l’histoire. Il est évident que l’Occident en Ukraine ou à Gaza ne pourra que suivre les forces de l’histoire. Et on le constate dans la marche même de l’histoire. L’Occident comme le pouvoir de Kiev ou le pouvoir israélien louvoient face aux guerres ; ils cherchent des solutions à leurs objectifs qui ne viennent pas ; en clair, ils naviguent à vue.

Tout ce qu’on peut dire que l’espoir sera du côté des causes justes. L’armée ukrainienne ne pourra pas déloger la Russie des régions du Donbass où deux peuples majoritairement d’origine russe des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk ont choisi de rejoindre la mère-patrie, la Russie ; de même les régions de Kherson et Zaporijjia ? Quant à l’Occident et son protégé, le pouvoir de Kiev, ils continueront la guerre « tant qu’elle leur est permise. » De même, Israël continuera à bombarder Gaza et tuer des vies innocentes tant qu’il lui sera permis.

Mais, à l’instar des guerres passées, et des peuples se sont libérés, il y a « un Esprit du monde qui suit sa Création, l’humanité ; l’Esprit du monde veillera à ce que toujours la cause juste sortira, à la fin, « victorieuse » dans les conflits qui opposent les êtres humains.

Et cela se verra sur les théâtres de guerre. En Ukraine comme à Gaza, sans progrès, malgré les armements livrés par l’Occident et qui n’ont pas produit les effets escomptés, une prise de conscience par les pays occidentaux de l’impasse dans ces situations de guerre en Ukraine et à Gaza va progressivement s’opérer, y compris pour les tenants de la guerre, le pouvoir de Kiev et d’Israël.

Des négociations débuteront immanquablement ; des guerres devenus stériles – l’Esprit du monde « montre l’insuffisance dans la pensée de ceux qui poussent à la guerre » – ; des négociations qui seront âpres parce qu’aussi bien la Russie que le Hamas mettront des conditions à la fin de la guerre : et pas seulement l’acceptation de de leurs conditions, certainement l’Occident comme le pouvoir ukrainien et israélien « rechigneront », mais ils accepteront la fin de la guerre et peu importe comment les conditions de cette fin de guerre seront établies ; « l’après-guerre montrera la défaite de la cause injuste. »

Aussi dans l’après-guerre, peut-on penser que l’Occident commencera à apprendre ses erreurs et à compter le nombre de défaites qu’il a subies par le passé et continue de le subir aujourd’hui puisqu’il n’arrive pas à changer le cours des forces de l'histoire ? Non il ne l’apprendra pas ! Ou s’il l’apprendra, cela ne viendra pas de lui, mais de l’Esprit du monde ! De même pour ses protégés le pouvoir de Kiev et Israël qui, sans l’Occident, ni le pouvoir de Kiev ni Israël n’auraient compté dans la marche de l’humanité.

Pourquoi cette non-incompréhension des puissances humaines ? Parce que c’est ainsi, les êtres humains ne sont pas conscients de tout ce qui leur arrive ; ils sont les instruments de leur destinée qu’ils ne connaissent pas et « ne doivent pas savoir » ; ce non-savoir est l’essence même du sens de l’existence de l’humanité.

Et c’est aussi, entre autres, dans ces conflits, dans ces guerres que s’opère la marche de l’humanité dans l’histoire ; là est le sens historique des guerres en Ukraine et à Gaza et ce qu’elles présagent dans l’après-guerre pour l’avenir du monde, pour l’avenir de l’humanité.

Un avenir qu’il faut préciser, et point besoin d’optimisme ou de pessimisme, « un avenir toujours tourné vers le progrès », sauf que l’humain que nous sommes le voudrait toujours plus ; et il progressera parce que c'est inscrit dans l'essence même de l'humain. Et si l'humain le voudrait toujours plus, c'est parce que c'est ainsi l'essence humaine de le pressentir et de le vouloir, et qui lui vient de l'Essence même de l'Esprit du monde.
 

Prenons un autre témoignage sur l'essence qui pourrait être confirmé dans quelques mois. Une situation réelle qui va décider « qui va gouverner les États-Unis en 2025. » Prenons la prestation du président américain Joe Biden face à l’ex-président Donald Trump ; une prestation du président en exercice qui a été un vrai naufrage au point que beaucoup de ses alliés lui ont demandé de se retirer de la compétition.

Or, comme écrit la Dépêche du 6 juillet 2024 : « le président sortant a nié la réalité des sondages et accru l’inquiétude de l’électorat quant à sa capacité à mener la bataille face à Donald Trump. Il refuse tout retrait […]

Entre « réfléchir », « reconnaître », « admettre » et « croire », Joe Biden, 81 ans, a fait son choix, ce vendredi 6 juillet, sur ABC. À la question : « et si vous pouviez être convaincu que vous ne battriez pas Donald Trump, vous retireriez-vous ? », le président sortant a répondu : « ça dépend. Si Dieu tout-puissant descend et me dit ça, je pourrais le faire. » Et c’est donc sous le patronage du divin que Joe Biden a placé l’avenir de la démocratie américaine, rappelant au passage qu’elle était aussi une théocratie avec sa devise « nous croyons en Dieu ». (3)

La question : « Pourquoi Joe Biden a invoqué Dieu ? Pourquoi s’en remet-il à Dieu ? » On peut s’interroger aussi : « Est-ce lui qui a invoqué Dieu tout-puissant en s’en remettant à Lui ou sa pensée qui vaque à elle-même et par elle-même cherche ses réponses sans réellement que Joe Biden en prenne conscience du contenu de ses pensées qui arrivent et font lui dire ce qu’il doit dire ? Force de dire pour qu’il dise ce que Joe Biden a dit, c’est qu’il a été éclairé par Dieu tout-puissant. Il ne peut invoquer Dieu gratuitement ; et s’il l’a été, il ne peut être autrement surtout qu’il est confronté à un mystère total de ce qui en ressortira des élections présidentielles américaines de novembre 2024.

Et ce mystère en dit long car la question qui lui a été posée est très précise : « et si vous pouviez être convaincu que vous ne battriez pas Donald Trump, vous retireriez-vous ? » Et Joe Biden répond clairement : « ça dépend. Si Dieu tout-puissant descend et me dit ça, je pourrais le faire. » Cela signifie qu’il n’est pas convaincu d’être battu par Donald Trump sauf si Dieu Tout-puissant descend et le lui dit. »

Et là c’est la réponse de l’Esprit du monde à Joe Biden qui lui dit de ne pas baisser la garde et de continuer à se battre sauf si l’Esprit du monde lui dit de s’abstenir ; et, comme on peut le penser, l’Esprit du monde ne peut pas lui dire de ne pas se battre et donc a déjà choisi qui sera le futur président des États-Unis.

Ce n’est pas ici un pronostic de l’auteur mais la pensée qui a cherché à comprendre l'essence de l’humain par laquelle nous sommes, et nous ne pouvons le comprendre qu’en s’appuyant humblement sur ce que nous sommes et en cherchant à comprendre réellement ce que nous sommes, en tant qu’instruments de la destinée « fixée » par l’Esprit du monde.

Que l’on accepte cette vision ou non, cela dépasse l’humain ; il reste que l’homme a beaucoup à apprendre de son humanité.

 

Medjdoub Hamed
Chercheur indépendant en Economie mondiale
Relations internationales et Guerres

 Note :

1. « 6 janvier 1942 : Roosevelt joue cartes sur table devant le Congrès », le 1er janvier 2022
http://lhistoireenrafale.lunion.fr/2016/01/05/6-janvier-1942-roosevelt-joue-cartes-sur-table-devant-le-congres/

2. « Classement des Etats du monde par arsenal nucléaire », par ATLASOCIO.COM Mis à jour le 16/mars/2024
https://atlasocio.com/classements/defense/nucleaire/classement-etats-par-arsenal-nucleaire-monde.php

3. « Présidentielles américaines 2024 : « Si Dieu tout-puissant descend… » Quand Joe Biden évoque le Ciel pour parler de son futur » par La Dépêche. Le 06/07/2024
https://www.ladepeche.fr/2024/07/06/presidentielles-americaines-2024-si-dieu-tout-puissant-descend-quand-joe-biden-evoque-les-divinites-pour-parler-de-son-futur-12065359.php

 


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