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Accueil du site > Tribune Libre > L’Humain en retard d’un débat

L’Humain en retard d’un débat

Se projeter vers l'avenir, n'est pas une décisions volontaire de l'Humain et d'aucune espèce. Globalement nous sommes encore des Cancres intellectuels et ce n'est pas de notre faute. Nous naissons, pour tout bagage afin d'occuper une place dans l'existence, avec un cerveau reptilien codé chargé de soupeser et laisser passer toutes les informations qui seront traitées par les zones différenciées du Cortex.
Une valise d'innée.

Puis des échanges d'informations
entre organes et de cellules entre elles. 
Voire depuis la physique quantique aux informations que se partagent les particules de Dieu qui nous composent. 

J'ai volontairement utilisé ce mot, Dieu, car généralement je parle de l'indéfinissable ou du monde objectif auquel nous n'avons pas accès, et dans lequel l'univers se déploie et nous en conséquence qui y sommes installés sur un petit élément de son système, la terre.

Nous pouvons penser que tout vient de rien et rien de rien. Nous poserions alors seulement la question indéfiniment, tandis que Dieu l'arrête.
À l'origine dieu été innommable.
Essayons donc de nous attacher à l'innommable, l'indéfinissable, au monde non objectif. Même un fou qui tire une brosse l'appelle Médor.
L'avoir nommé a focalisé la recherche de RIEN autour de lui.
C'est la fonction essentielle de Dieu, être un attracteur, capter la spiritualité, la conscience d'une dépendance, d'un attachement, de la perception d'un manque, autour duquel se développe la foi et tous ses sortilèges naïfs pour arriver à quelque chose d'important avoir confiance en la vie.

Tout ce que je viens d'écrire, n'est qu'une perception faussée, distordue, partiale du traitement des informations que j'ai reçu de mes sens.
Ils définissent la mesure des informations que j'ai capté de mon environnement. 
J'en garderai le souvenir. afin que les suivantes, mon cerveau reptilien, ma boîte de contrôle sache me commander une émotion adaptée
Celle-ci assurera mon existence, ma survie en réactivant mes souvenirs.

Je n' imposera jamais cela car personne n'a pu vivre mon existence, poser ses pieds où j'ai mis les miens, en même temps. 
Mais je pourrais l'ajouter au monde des autres et vivre ce que nous partagerons.

Et les autres ?

Celles qui nous affectent qui circulent entre elles, dont les effets seront certains sans que nous sachions à qui, à quoi les attribuer. 
Celles dont les hommes avaient pris conscience, et que nous retrouvons dans des pratiques, médicales (soin par la circulation des énergies, les transes, les incantations, celles de l'âme, les prières, les psalmodies les chants, les supplications etc.)

Elles ont nourri la superstition, la divination, la spiritualité, la fatalité, l'inconscient, l'ignorance, l'incertitude, la peur, l'irrationnel, le paranormal, le bon sens, le juste à propos, le scepticisme, le doute, l'irraisonné.

Tout cela n'existerait pas si nous détenions UNE SEULE vérité.

La vision "mégalomaniaque" de nous même est un filtre sélectif.
Elle est plus fort que le narcissisme. C'est penser que nous sommes au sommet de la chaîne de vie, par nos œuvres. 
Le narcissisme nous conduit à nous attacher à la forme, à la superficialité, au paraître qui quand il concourt à la séduction est source d'union procréatrice, elle n'est en rien source de survie. La mégalomanie serait une forme aigue, surdimensionnée, du narcissisme.

La survie est attachée à ce que nous sommes capables de comprendre.

Cela rentre tout doucement dans nos têtes que notre existence dépend de toutes nos perceptions dont les plus importants sont celles que nous ne traduisons pas. 
Non parce que nous n'avons pas un outil cérébral pour cela, mais parce que il est trop lent de nature. 

Tout le monde comprend que nous recevions des informations avant de les traduire en pensée et en actes. 

Quand nous les avons traduites et reliés, celles qui nous ont servi de références n'existent plus.
Seule notre hypocampe a mémorisé les traductions du Cortex, car les informations de bases initiales ont changées. D'autres lui ont succédé et notre cerveau est incapable de discerner ces changements réels.

Nous vivons donc toujours sur les bases d'événements passés.
Si nous pouvions mesurer la vitesse de l'écoulement du temps entre deux événements infinitésimaux qui nous échappent, nous comprendrions que parce que nous sommes lents nous n'assemblons que des informations "mortes" ancrée dans notre Cortex séparément comme les pièces d'un puzzle.
Nous les rassemblons pour former nos souvenirs. 
Le rassemblement d'informations sensoriels indépendantes demande un certain temps avant d'être regroupées, reliées dans l'hypocampe où elles s'ancrent pour former la mémoire cohérente.

Celles qui vont guider nos existences dans notre incapacité à saisir l'instant réel dans lequel nous vivons et dont nos actes et nos œuvres seront la trace qui commencera à s'effacer, dés le premier mot, la première pierre.

 Nous construisons nos existences dans l'effacement, la disparition de l'élément précédent.

Qu'est-ce donc qui nous permet d'exister ?

La vitesse où tout se déroule

Comment pourrions-nous identifier une chose se déplaçant à la vitesse supérieure à notre regard.
Quand nous percevons le coucher du soleil, alors qu'il a disparu depuis 8 minutes

Et nous nous ébahissons de bonheur face à certains, nos présentoirs sont remplis de cartes postales d'une illusion.

Eh bien sachons que des traders grâce à la vitesse de circulation de l'information construisent des fortunes par des échanges spéculatifs qui sont une illusion de richesse de gens vivant avec les placements financiers de cette illusion, comme nous achetons une carte postale d'un coucher de soleil qui n'existe plus.
Il faudra bien un jour revenir à la réalité qui est évanescente. 
La seule constante est l'énergie que l'on consomme pour produire notre bien être. Car c'est chacun de nous qui la dépensons. En mesurant son effacement faire à mesure que le temps T s'écoule entre deux événement en heure.
C'est la consommation d'énergie, et elle s'efface, disparaît, se transforme en quelque chose de simple, la sueur.

Or la sueur c'est cette autre mesure dont nous ne tenons pas compte en conscience comme guide de nos actions, au profit d'une illusion "boursicotique" qui nous conduit à la superstition, la divination, l'irraison, cette mégalomanie qui s'empare de ceux qui se croient les maitres de la vitesse et qui gonflent d'illusions des portefeuilles de capitalistes.

Ne pas comprendre cela sera être en retard d'un débat où la machine prendra la main à la place de l'Humain.


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6 réactions à cet article    


  • victormoyal victormoyal 9 juillet 11:12

    l’humain dispose d’un cerveau de moule donc difficile pour lui d’entrevoir autre chose que l’esclavage...métro boulot dodo… !

    Pour aller bosser il reste des heures dans sa bagnole..ou va dans le métro qui pue la mort..en vacance il va sur des plages bondées de monde, ou dans des campings tout aussi peuplés...et le jour de sa mort on le met dans des cimetières ou la place vaut la peau du cul...C’es khon un humain… smiley


    • ddacoudre ddacoudre 9 juillet 18:36

      @victormoyal

      Bonjour

      On peut le présenter comme cela. La règle fondamentale qui sous tend notre fonctionnement est la recherche de la satisfaction par le moindre effort. Si le maître vous nourrit bien pourquoi quitter le maître, ça c’est la moule ont est d’accord, mais ceux qui vont sur la lune on su arracher leur barbe du rocher qui les plombe. Je te l’accorde ils sont moins nombreux depuis si longtemps qu’ils doivent avoir une utilité. Cordialement ddacoudre overblog


    • Ecométa Ecométa 9 juillet 11:39

      Beaucoup de choses à découdre ou a détricoter dd...

      Le temps est dialectique disait Plotin (3 è siècle) ; autrement dit : c’est la « temporalité » humaine qui fait l’intelligence humaine ! Il est vrai, et c’est navrant, que le temps de la « science », de la technoscience... plutôt du « scientisme » et du « technoscientisme » qui permet au traders de gagner de l’argent à la nanoseconde ; à largement pris le pas sur la « temporalité humaine » !

      Nier la « temporalité humaine », lui substituer le temps de la science et de la technique, voire ne considérer que l’avenir comme nous le faisons savamment délibérément, même académiquement en nous consacrant à cette fuite en avant « rationalo économico positivo technoscientiste » imbécile : c’est nier l’intelligence humaine, une intelligence qui doit toujours être « humainement qualifiée », ceci, en termes d’entendement entre nos savoirs et non de « dichotomie » sans nul doute vieille résurgence de l’antédiluvienne lutte religieuse entre le bien et le mal ! !

      Nier la temporalité humaine c’est nier l’humain et le principe d’Humanité !

      Une première question essentielle se pose : sommes-nous plus intelligent avec notre pléthore de savoirs technoscientifiques ? Non, il semblerait que non ; il semblerait même que nous soyons toujours au fond de la caverne avec les ombres qui s’agitent, même de plus en plus, car toujours aussi ignorant de la « Nature », comme des « états de nature » qui ont émergés, dont la nature humaine : nous sommes de plus en plus ignorant de l’humain et du principe d’humanité !

      Une deuxième question tout aussi essentielle : savoir pour quoi faire ? Pour réellement comprendre, bien comprendre, en termes d’entendement, de bonne intelligence, ou pour mieux tout manipuler ? La réponse de cette époque rationalo technoscientiste paroxysmique qui abuse tout est très claire : pour pieux tout manipuler, ceci, pour plus de profits financiers et pour dominer ! 

      Il nous faut prendre conscience que les mots en « isme » sont des paroxysmes ; ils ont fleuri depuis un siècle et demi de positivisme ; ils sont nombreux techniquement, totalement entrés dans le langage courant (rationalisme et plus simple rationalité, productivisme et plus simple productivité, libéralisme... qui plus est exclusivement systémique et plus simple liberté, nationalisme, populisme...) ; si nombreux que nous avons créé une civilisation paroxysmique qui abuse tout : la « Nature » et les « états de nature »... dont notre propre nature humaine sociétale !

      Prenons le temps de « vivre » et non de survivre, reprenons la main sur tout ce tournis « rationalo économico positivo technoscientiste » qui nous saoule : résistons simplement ! Pour se faire il nous suffit de revenir, en termes de savoir, à des « fondamentaux », et à ce sujet une sérieuse remise en cause épistémologique s’impose !

      Il ne s’agit pas d’être contre la science et la technique qui sont utiles et nécessaires à l’humanité , à la condition express qu’elles servent l’humain au lieu de l’asservir : qu’elles servent la société au lieu de s’en servir ; il faut simplement inscrire notre savoir dans l’entendement en lieu et place de la dichotomie !

      C’est un vrai problème, c’est simple, on pourrait même dire simpliste, mais pour notre époque moderne au modernisme, celle du changement pour le changement, véritable paroxysme de modernité et plus simple modernité, la science est devenue générique de savoir et du « SAVOIR » et, il n’y aurait plus de « Savoir » comme d’ailleurs de « valeurs », même de «  PRINCIPES », que de nature scientifique et technique ! Au diable l’ontologie, la déontologie, l’éthique et l’altérité : tous ces acquits intellectuels humains ! Renvoyée aux calendes grecques et aux oubliettes de l’histoire la « métaphysique », cette « épistémologie » première philosophie et première interrogation sensée qui sortait l’humain de l’état de pure croyance religieuse ; qui, à nouveau, nous sortirait de cette croyance, de cette nouvelle religion scientiste !

      Et que dire du positivisme auquel nous sommes revenus de plus belle encre avec Milton Friedman, chantre américain du libéralisme économique qui professait que l’économie doit être une « science positives » ; au passage Prix Nobel de sciences économiques qui imposait dans le même temps, pour imposer ses idées économiques, des dictateurs en Amérique du Sud ! Autrement dit : l’économie doit être une science exclusive d’elle-même qui se regarde technoscientifiquement le nombril ! 

      Le terme positivisme, ou empirisme logique, désigne un ensemble de courants qui considère que seules l’analyse et la connaissance des faits réels vérifiés par l’expérience peuvent expliquer les phénomènes du monde sensible. La certitude en est fournie exclusivement par l’expérience scientifique. Le positivisme rejette l’introspection, l’intuition et toute approche métaphysique pour expliquer la connaissance des phénomènes. En devenant « positif », et véritable aberration intellectuelle, même pure manipulation, simplification à l’impossible, l’esprit renoncerait à la question « pourquoi ? », c’est-à-dire à chercher les causes premières des choses, même celles « fondamentales » ; il se limiterait au seul « comment » ! Selon ce concept positiviste, nous aurions tout compris de la complexité du monde et il n’y aurait plus rien à comprendre fondamentalement, le monde est de conception scientifique. Il n’y aurait que des conséquences sur lesquelles il nous suffit d’agir ; c’est la raison pour laquelle nous ne faisons qu’ajouter des conséquences à des conséquences et forcément des problèmes à des problèmes, quant au fond nous ne résolvons plus rien ! En renonçant à toute possibilité d’introspection nous nous inscrivons dans la fuite en avant, et surtout l’impossibilité de nous amender en quoi que ce soit : surtout humainement ! C’est une modernité régressive que nous propose le positivisme et nous y sommes en plein !.

      Même si la plupart des philosophes contemporains considèrent le positivisme comme dépassé, il n’en reste pas moins qu’un certain esprit positiviste subsiste à travers certaines formes de pensées, notamment en matière d’économie avec Milton Friedman de l’école libérale de Chicago (l’économie doit être une science positive : le comment sans le pourquoi ou encore le comme si) et que les structures qu’il a contribué à mettre en place das le monde entier en sont fortement marquées.

      Déjà à son époque Platon s’interrogeait de savoir quelles raisons faisaient qu’un État, qu’une civilisation, se délite, sombre dans l’esclavage (au sens de l’aliénation) et disparaît. Mêlant l’expérience et la démonstration, il concluait qu’aucune communauté ne cède si elle n’a à l’intérieur d’elle-même les « germes » de sa propre destruction. Ainsi, si Athènes s’est perdue, tout comme Rome d’ailleurs, ce n’est pas sous les coups de leurs ennemis, mais que leur régime, basé sur le népotisme et l’individualisme paroxysme d’individualité et plus de l’individualité, impliquait la dégénérescence, comme celle de toute cité livrée à la cupidité morbide ; comme cette époque aliénée au capital par le capitalisme : usage paroxysmique du capital ; et que dire du financiarisme !

      Les germes de notre délitement, de notre disparition programmée, ceci en termes de « principe d’humanité » ; mais nos dirigeants s’en foutent royalement... après eux le « déluge » mais ils s’en foutent tellement leur pragmatisme financiariste et de domination de l’instant les submerge ; les germes de tout cela, de cette modernité régressive, sont dans notre savoir et notre culture rationalo économico positivo technoscientiste !


      Une sérieuse remise en cause épistémologique s’impose !




      • ddacoudre ddacoudre 9 juillet 19:15

        @Ecométa bonjour

        Merci pour ce long développé. J’ai bien compris que tu aies sorti de la grotte et que tu ne peux plus y retourner. Pour pourvoir le faire il a fallu comprendre plusieurs choses Que nous repondions au sollicitations de l’existence que nul être qui n’ait ne connais sans l’apprendre. Ce qui signifie que rien de ce que nous entreprenons n’est essentiel notre existence, n’est donc pas gelé, et qu’il est possible d’apprendre autre chose est de développer un autre mode d’existence. Ensuite tout ce que nous développons suivant la relation inter active avec l’environnement à ses raisons d’être même si certaines nous échappent. Également toute civilisation porte les germes de son auto destruction si elle ne reçois rien de l’extérieur. La connaissance et les Savoirs ne sont pas un handicap s’il conduisent p le travail de se rejouir de l’existence afin de ne plus être des hombres qui s’agitent et sortir de nôtre grotte qui n’est en fait que la planète, car la lumière que l’on aperçoit que les égyptiens accorder au soleil, que d’autres appellent Dieu, la science nous donnera peut être les moyens de quitter nôtre grotte sans espoir d’y redescendre. Pour l’instant ce changement d’état c’est la mort et ce n’est pas satisfaisant pour expliquer cette perception d’éternité que l’on ne peu pas simplement relier à la peur de mourir. Merci pour ton commentaire Cordialement ddacoudre overblog.


      • Xenozoid Xenozoid 9 juillet 18:37

        dd tu vas te perdre


        • ddacoudre ddacoudre 9 juillet 20:12

          @Xenozoid

          Bonjour

          Bof les vers attendent que je me décide, mais j’aimerais bien emmener les cons avec moi, mais comme je n’ai pas trop de Place j’essaie de réduire leur nombre. Cordialement ddacoudre overblog

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