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Accueil du site > Tribune Libre > L’identité nationale contre la nation

L’identité nationale contre la nation

La droite française a visiblement un vrai problème avec l’identité nationale. On se souvient qu’en 1986, à peine revenue au pouvoir, elle avait entrepris sous la direction de MM. Chirac et Pasqua, une révision du code de la nationalité sous le slogan stupide « être Français ça se mérite ». L’affaire finalement avait tourné court. Le droit du sol qui était dans le collimateur, était resté au fondement de la conception française de l’identité nationale : est Français celui qui est né en France et y vit à sa majorité ou celui qui est né en France de parents nés en France. En dépit des efforts des gouvernements successifs qui en ont fait un véritable parcours du combattant, l’acquisition de la nationalité française par naturalisation s’est poursuivie assez massivement. Au point qu’environ la moitié des immigrés sont maintenant français. La campagne électorale de 2007 a été l’occasion de remettre l’affaire sur le tapis et a donné lieu à quelques envolées lyriques et quelques clowneries mémorables. L’actuel président a mis la nation au centre de plusieurs discours, en récupérant toutes sortes de grandes figures de l’histoire nationale, y compris les figures tutélaires de la gauche : Jaurès, Blum ou le jeune communiste fusillé par les nazis, Guy Môquet. À la veille d’une nouvelle échéance électorale et parce que l’électorat FN qui avait assuré son élection pourrait faire défaut, le président a choisi, via son fidèle valet Besson, de faire bouillir à nouveau cette soupe rance. Et on va rejouer le bal des figures convenues, le pseudo débat entre identité ouverte et identité fermée. Alors même que c’est la notion d’identité nationale elle-même qui doit être questionnée.

Dans « identité nationale », il y a identité. Commençons par quelques remarques concernant la notion d’identité elle-même. L’identité n’est pas une chose ni une propriété, mais une relation. Je suis un homme ou une femme, je suis noir ou blanc, mais je ne suis pas identique. On ne peut être identique qu’à quelque chose. Deux choses sont identiques si elles sont indiscernables ou du moins indiscernables sous certains rapports que l’on estime pertinents. Par exemple quand on décline son identité, on établit une relation entre l’individu physique présent et une personne reconnue par les autorités légales.

On peut également définir l’identité comme la permanence d’une entité. Préserver son identité, c’est L’homme âgé et le jeune homme ne sont pas la même chose et pourtant il y a quelque chose qui est préservé qui est précisément leur identité. En quoi consiste cette chose préservée, c’est une question philosophique sérieuse et compliquée. En tout cas, préserver son identité, c’est donc rester identique à soi-même, c’est rester soi !

Voyons ce que cela donne quand on applique ces esquisses de définition à l’identité nationale. Il y a dans cette expression une première ambiguïté. Quand on parle de l’identité personnelle il n’y a aucun doute, on parle du rapport de la personne à elle-même : « - Qui êtes-vous ? - je suis X, né le ... » Ou encore « - je suis qui je suis, je suis qui j’étais, je suis qui je serai. » Mais pour l’identité nationale, on ne sait pas trop à quoi se rapporte l’adjectif national. Il peut s’agir :

(1) De l’identité des individus qui composent une nation et qui la composent précisément parce qu’ils sont identiques en quelque chose.

(2) De l’identité de la communauté humaine qu’on appelle nation : ce qui fait que les Français considèrent comme faisant partie de leur histoire la bataille Bouvines, le règne de Louis XIV ou la guerre contre les Prussiens.

Le mot « nation » lui-même est porteur de cette ambiguïté. La nation renvoie au latin nascor, natus, au fait de naître. La nation regroupe tous ceux qui ont quelque chose de commun par naissance. Mais cette définition est de la mythologie pure et simple – toutes les origines sont mythiques. On apprenait jadis aux enfants « nos ancêtres, les Gaulois », mais cette histoire à peu près aussi sérieuse que l’histoire du Proche-Orient racontée par la Bible. Toutes les nations, sans exceptions, sont faites de l’amalgame de peuples qui se sont rencontrés, entretués et embrassés. Tout le monde sait que les Italiens ne sont pas des descendants de Romains, ni même des descendants de Romains croisés d’Étrusques, mais aussi des Celtes, des Lombards (c’est-à-dire de sortes de Goths), des Normands, des Arabes, des Espagnols, des Grecs ... et tutti quanti. Les Allemands ne sont pas plus des Germains que les Français des Francs. Les nations ne sont pas non plus des unités linguistiques : ni l’Italie, ni l’Espagne, ni la Suisse, ni la Grande-Bretagne, ni même la France et l’Allemagne ne sont des unités linguistiques : l’Allemand souabe et l’Allemand berlinois sont plutôt différents sans parler ceux qui parlent encore les dialectes du « Niederdeutsch ». La nation, c’est comme Dieu dans la théologie négative, on ne peut la désigner que par des négations ! En tout cas, on peut réfuter en son fonds la définition qu’en donnait Staline : « La nation est une communauté humaine stable, historiquement constituée, née sur la base d’une communauté de langue, de territoire, de vie économique et de formation psychique qui se traduit par une communauté de culture. » (in Le Marxisme et la question nationale)

À l’arrière-plan des discours de MM. Sarkozy, Besson et autres de la même farine, il y a quelque chose de cette définition stalinienne. Mais si elle est « historiquement constituée », une nation n’est pas une communauté stable, ni une communauté de langue, ni une communauté de territoire et encore moins cette chose bizarre que Staline appelle « communauté psychique ». Il faut donc, et c’est le plus raisonnable, renoncer à essayer de définir la nation par ce qu’il pourrait y avoir d’identique chez tous les membres de cette nation !

De cette première conclusion, on peut tout d’abord que l’intégration d’un individu « né ailleurs » dans une nation ne peut pas être la transformation de cet individu au point qu’il puisse s’identifier au modèle national, c’est-à-dire à l’individu-type. Pour faire un bon Français, il n’est pas nécessaire de porter un béret et de se promener avec une baguette de pain sous le bras... Les tests de bonne francité que M. Besson a commencé de mettre en place pour le regroupement familial n’ont aucun sens ... d’autant que bon nombre de Français « de souche » (de laquelle, c’est une autre affaire) ne manifestent qu’une maîtrise très approximative de la langue française et ignorent superbement la culture et les « valeurs » de la France – à commencer par bon nombre d’hommes politiques éminents dont l’usage de la langue française laisse beaucoup à désirer.

En second lieu, puisque l’identité nationale ne découle pas de la naissance ni de la conformité à un modèle, la nation est une entité historique et comme telle, à la fois un produit et un acteur de l’histoire. Les Français du XXIe siècle différent profondément de ceux du XIXe siècle, et en diffèrent sans doute plus qu’ils ne diffèrent des Italiens ou des Belges du XXIe siècle... Il n’y a pas d’autre identité nationale que l’action politique par laquelle la nation vit.

Si la définition de l’identité nationale par l’identité des propriétés partagées par les individus la composant est une définition intenable, il reste pourtant possible de donner un sens à la notion d’identité nationale. L’identité nationale est tout simplement la revendication d’appartenance à une nation, non pas une nation définie en termes « naturalistes », mais une nation définie comme une « communauté de vie et de destin », pour parler comme Otto Bauer, dirigeant socialiste autrichien jusqu’aux années 30 et auteur d’un ouvrage remarquable, La question des nationalités et la social-démocratie, (EDI, 1987).

Les hommes sont des animaux « politiques » disait Aristote. Ils ne sont pas individus que se sont faits eux-mêmes ; ils n’existent et ne peuvent exister que dans des communautés politiques, que les Grecs appelaient « cités », les Romains « république » et nous « nations ». Ces nations sont constituées par un ensemble de relations entre les individus et entre les groupes humains relativement stables dans le temps, bien que susceptibles de nombreuses transformations, relations qui unissent ces individus et ces groupes et les séparent des individus et groupes qui ne font pas partie de ces relations. Quand Otto Bauer parle de « communauté de destin », il vise juste : nous sommes unis parce que nous pensons que nous avons une destinée commune. Et l’appartenance à la nation n’est rien que le fait d’assumer une commune destinée, c’est-à-dire que les affaires politiques nationales et internationales deviennent mes affaires !

Cette conception de la nation, Ernest Renan lui a donné une expression célèbre que je vais rappeler dans une conférence du 11 mars 1882, faite en Sorbonne et qui reste un grand classique. « Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment des sacrifices qu’on a faits et de ceux qu’on est disposé à faire encore. Elle suppose un passé ; elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible : le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune. L’existence d’une nation est (pardonnez-moi cette métaphore) un plébiscite de tous les jours, comme l’existence de l’individu est une affirmation perpétuelle de vie. » Quand on abandonne la définition naturaliste de la nation, il faut dire que la nation est bien le nom moderne de ce que les Grecs appelaient « polis » et les habitants, les membres de la nation sont des « citoyens ». Les citoyens ne sont pas seulement des individus privés (cette réunion d’hommes mis les uns à côté des autres que les Grecs appelaient un « laos » et que nous traduisons par peuple) mais aussi et surtout des individus réunis politiquement par des droits et des devoirs en rapport avec les affaires communes, ce que les Grecs appelaient un « demos » et que nous traduisons aussi par peuple...

De cela on peut déduire de nombreuses conséquences politiques et notamment celle-ci que les frontières nationales ne sont pas des vieilleries dont on peut se débarrasser à bon compte. J’ai eu l’occasion de développer cela ailleurs. Pour l’heure il suffit de souligner que les champions de « l’identité nationale » sont en même temps des adversaires acharnés de la nation en général et spécialement de la nation française.

Ils en sont ses adversaires dans ses rapports avec l’extérieur puisqu’ils œuvrent avec acharnement à l’intégration de la république dans des espaces transnationaux ou supranationaux comme l’Union Européenne et l’OTAN. L’actuel président de la république n’a rien eu de plus pressé à faire qu’à piétiner le vote des citoyens français de 2005 pour faire passer (en dehors de tout consentement populaire) son « traité de Lisbonne », qui n’est que la reprise, en pire, du TCE de 2005. C’est le même qui parachevé quelque chose que les gouvernements précédents avaient engagé, la réintégration de la France dans le commandement intégré de l’OTAN.

Ils en sont les adversaires sur le plan intérieur. En effet, ils mettent en œuvre la « ligne Kessler » : défaire tout ce qu’avait fait le conseil national de la résistance, cet « État social » qui est la cible privilégiée des idéologues du MEDEF. Il n’y a de nation que parce qu’il y a un bien commun et c’est ce bien commun qu’ils mettent en pièces, en agents fanatiques de la « concurrence libre et non faussée » qu’ils sont. On sait le mépris affiché par les actuels dirigeants français pour la culture classique. Dans une récente entrevue avec le journal « Le Monde » (17/10/09), Jean-François Copé avertissait : « la nation se fissure en silence ». Mais les solutions proposées doivent retenir l’attention : « On ne peut pas prétendre entrer de plain-pied dans la mondialisation, aspirer à comprendre les autres pays, s’inspirer de leurs bonnes pratiques si on ne parle pas correctement l’anglais. » Le modèle de l’identité nationale à la Copé est … anglo-saxon ! Dans son plan de réforme du lycée, le président poursuit dans la même ligne : la rénovation de la filière littéraire doit en faire une filière « internationale ». Il ne s’agit pas de renforcer la culture humaniste, mais bien de poursuivre la transformation des « L » en filières « langues » et non plus littérature. Et pour ceux qui n’auraient pas compris, le président veut multiplier les enseignements en langue étrangère, c’est-à-dire, trêve d’hypocrisie, en anglais. Le tout sur fond de diminution des horaires, une diminution qui ne pourra que frapper les disciplines « ringardes » que sont l’enseignement du français et de la philosophie.

Il paraît que l’on va faire chanter la Marseillaise à l’école, alors que l’enseignement de l’histoire, singulièrement de l’histoire nationale a été drastiquement restreint au profit de l’enseignement de la construction européenne et de la mondialisation. Pour l’apprentissage de la Marseillaise, peut-être pourrait le faire le samedi matin en primaire, ce samedi matin de classe que M. Darcos a supprimé pour favoriser les départs en weekend de la classe moyenne aisée...

Enfin, le débat sur l’identité nationale ressort au moment précis où l’on s’apprête à adopter une réforme de l’organisation territoriale du pays qui va mettre en pièces le tissu administratif qui sous-tend la république depuis plus de deux siècles et où va prévaloir le principe de concurrence entre les régions, entre les métropoles. La question nationale est vraiment une affaire trop sérieuse pour qu’on la laisse aux mains des destructeurs de la nation, à ceux qui veulent détruire toutes les solidarités et faire de chacun le rival et même l’ennemi de son compatriote.


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76 réactions à cet article    


  • Monsieur K 3 novembre 2009 13:01

    Cher blackwater,

    Votre message ne manque pas d’humour. 

    Vous ignorez l’histoire de l’empire colonial français, ou des dates célèbres comme le 8 mai 1945 à Sétif ou le 17 octobre 1961 à Paris. C’est ça aussi l’histoire de France.

    L’Islam a toujours cohabité en Europe, depuis l’époque des universités andalouses jusqu’à Montpellier, et des grands scientifiques musulmans euopéens ont contribué à la construction du monde dans lequel vous vivez. L’Islam est une philosophie de vie qui prône l’amour et la paix, encore faut-il avoir la force de vaincre ses préjugés et sa peur de l’Autre. 

    La haine et la guerre, c’est vous qui en êtes le messager avec vos propos.

  • abdelkader17 3 novembre 2009 13:14

    Il y a bien longtemps que notre ami à dépasser le stade des préjugés pour en appeler désormais ouvertement aux ratonnades,comble du ridicule il sert de l’effigie de l’armée privée de criminels yankee Blackwatter dont le but est la privatisation de toute surface du globe ,il faut au préalable détruire,les cultures régionales les traditions et les spécificités pour les diluer dans le schéma Anglo saxon,l’Europe et la France devenant ainsi de simples colonies de l’empire.
    Et ça ose palabrer sur l’identité nationale.


  • sentinelle 3 novembre 2009 13:59

    avoir comme avatar le sigle d’une bande de looser, qui sur le theatre d’operation sont obligés de payer une dime (300 000€ / mois / par poste avancé) pour etre protegés par ceux qu’ils sont censés combattre...lol...la seule revendication qu’ils osent formuler c’est de rester encore un peu...et de facturer le plus longtemps possible.....

     


  • abdelkader17 3 novembre 2009 14:24

    Notre pousse au crime n’est nul autre que le gangster sioniste Thierry Jacob, un habitué de ces manœuvres,après on nous dira que ce ne sont pas les criminels sionistes qui propagent la mythe de la guerre des civilisations.
    Il suffit d’appuyer sur son pseudo pour découvrir l’ampleur de sa capacité de nuisance.


  • Massaliote 3 novembre 2009 16:02


    Un peu d’histoire, d’accord. N’oublions pas le 5 juillet 1962 à Oran. A moins que ce massacre vous semble légitime.


  • abdelkader17 3 novembre 2009 16:15

    @Massliotte
    lhttp://www.ldh-toulon.net/spip.php?article871
    "Dans cette guerre d’Algérie qui dure déjà depuis sept ans, il semble impensable à la majorité de la population européenne de quitter Oran, de concevoir une indépendance sous l’égide du FLN. Certains hommes politiques français, au moment des négociations avec les indépendantistes algériens en 1961, avaient même envisagé la partition, avec Oran pour capitale, d’une nouvelle Algérie française ! Pour les commandos de l’OAS, dirigés dans l’Oranie par le général Jouhaud et par son adjoint le commandant Camelin, cette idée n’existe plus au début de l’année 1962. Le moment est à la radicalité extrême. Avec retard sur Alger, mais avec les mêmes moyens, l’OAS d’Oran se lance aussi dans le terrorisme, les coups de main spectaculaires, les hold-up dans des banques ou dans des entreprises pour se procurer des fonds, les expéditions sanglantes contre des Algériens musulmans. Ainsi, le 13 janvier 1962, six hommes de l’OAS, déguisés en gendarmes, se présentent à la prison d’Oran, où ils se font remettre trois militants du FLN condamnés à mort. Ils les exécutent quelques instants après. Le lendemain, quatre autres prisonniers du FLN s’évadent. L’OAS leur donne la chasse, les retrouve, les exécute. L’organisation activiste développe des émissions de radio pirate, publie un faux numéro de l’Echo d’Oran, le 6 février, tiré à vingt mille exemplaires, condamnant la « politique d’abandon de de Gaulle »."
    IL faut mettre en lumière toute l’histoire pas seulement celle qui conforte nos préjugés.


  • John Eastwood 2 John Eastwood 2 3 novembre 2009 16:54

    Blackwater, j’ai une petite chanson pour vous, je la sors rarement mais vous la méritez bien, vous pouvez l’écouter jusqu’à la fin, n’hésitez pas. Et d’ailleurs, ca ne m’étonne pas que vous ayez un insigne de millitaire comme logo. Vous rêvez de devenir soldat quand vous serez grand, non ?


  • Christian Delarue Christian Delarue 3 novembre 2009 19:34

    blackwater

    pour lutter contre l’islamisme il ne s’agit pas de s’en prendre aux musulmans ordinaires qui travaillent et vivent comme toi et moi mais de se montrer ouvert, démocrate, antiraciste, antisexiste. Bref d’afficher et vivre avec des valeurs contraire à l’autoritarisme et au sexisme de l’islamisme et des intégrismes religieux en général.


  • werther_original werther_original 4 novembre 2009 12:39

    Difficile question que celle de l’intégration des musulmans.

    Mais je pense qu’on peut y répondre de manière assez simple en posant une seul question.

    Si il y a des musulmans ici , qu’ils y répondent.

    Qui est le législateur suprème : la république ou allah ?

    Si c’est la république , alors il y aura forcément intégration A ¢ long terme.

    Si c’est allah , et bien ce sera toujours une intégration en demi-teinte.


  • Loan 8 novembre 2009 13:19

    ABDEL si je comprends bien, trois exécutions par l’OAS justifient le massacre de milliers de civils européens désarmés....


  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 8 novembre 2009 15:13

    @ Blackwater :


     Le plus gros problème à la construction nationale, c’est celui de ceux qui y sont et ne veulent pas en ëtre. A ce titre, l’Islam est effet le plus gros obstacle, mais on pourrait imaginer d’autres identités culturelles tout aussi insoluble dans le magma français. Le communautarisme est évidemment l’illustration de la non appartenance à l’identité nationale.

    Je salue l’auteur de cet article qui défend fort bien des thèses ... dont plusieurs auxquelles pourtant je ne m’associe pas.


     PIerre JC Allard

  • bling 3 novembre 2009 13:54

    c’est clairement alimenter les extrémistes de chez les immigrés j’en suis smiley (fils d’immigré) et les nazillons......

    ce débat nous révulsent car il est clairement orienté...
    vivement que la gauche revient au pouvoir ...


    • sentinelle 3 novembre 2009 14:08

      @bling

      salam.... je suis completement d’accord avec vous sauf :

      «  »vivement que la gauche revient au pouvoir ...«  » de quelle gauche parlez vous ? celle de lang , moscovici, bessons, kouch merd,.....

      il est temps d’eveiller votre conscience l’ami, la gauche et la droite vous considerent comme un idiot utile a leurs bizz et au plan qu’ils mettent en place depuis des années

      art 104,’maastrich,les banques c’est eux en grande partie avec beregovoue etc, etc

      reprise d’un ami :

      les gouvernements de droite et de gauche vous pissent dessus, les merdias vous disent qu’il pleut.....

      je vous souhaite un bon reveil....


    • 1984 3 novembre 2009 21:18

      Sentinelle je suis d’accord avec toi sauf ;

      Que le PS pas plus que le PC ne sont des partis de gauche, juste du canada dry !


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 8 novembre 2009 15:20

      La Gauche est à bâtir et je commence à penser qu’elle viendra par la droite. La terre est ronde.



       Pierre JC Allard

    • Romain Desbois 3 novembre 2009 14:02

      Etre français c’est :
      - considérer que les droits de l’humain sont compatibles avec les intérêt de la France
      - voter sans qu’ensuite nos élus votent le contraire
      - croire en la démocratie participative confisquée par une majorité représentant à peine 20% des électeurs.
      - ne pas s’avilir à pactiser avec des dictatures, fut-elle chinoise
      - défendre l’autodémination des peuples et ne pas considérer que c’est juste un problème interne comme pour le Tibet
      - ne pas faire la guerre à un peuple au nom des droits de l’homme comme en Irak et en Afghanistan
      - considérer que la vie d’un français ne vaut pas plus que celle d’un autre humain
      - ne pas violer les droits de l’homme et particulièrement l’article 18 (voile,burqa et bermudas)
      - toujours aider les plus démunis avant de privilégier les autres
      - privilégier la prévention avant la guérison
      - privilégier le logement avant la douche superflue
      - partager plus pour travailler tous
      - ne pas sauver les « bankters » avec l’argent des Français à leur détriment
      - protéger et accueillir ceux qui fuient la misère et la guerre et ne pas les renvoyer sous prétexte qu’un humain devrait avoir des papiers pour avoir le droit de vivre.
      - ne pas subventionner les exportations pour faire de la fausse croissance tout en créant la misère ailleurs
      - prendre sa part et même au delà de toute la misère du monde
      - interdire les poisons plutôt que d’engraisser les labos
      - croire que la véritable liberté est la liberté de choix
      - penser que « la neutralité sert toujours l’oppresseur, jamais l’opprimé » ElieWiesel
      Etre Français c’est tout l’inverse de ce que fait le gvt !


      • Massaliote 3 novembre 2009 16:06

        Romain,
        « - considérer que la vie d’un français ne vaut pas plus que celle d’un autre humain »
        D’accord, pas plus, mais pas moins. La France est gouvernée par ceux qui la détruisent.


      • Internaute Internaute 4 novembre 2009 12:06

        Cette liste définit aussi bien un anglais ou un italien.


      • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 3 novembre 2009 14:11


        Définitions de la nation  :
         

        Corps d’associés vivant sous une loi commune et représentés par la même législature (Sieyès)

        Ensemble d’individus issus de différentes races, mais unis par des liens complexes de famille, et dont les ancêtres ont historiquement réagi les uns sur les autres, soumis à des sélections communes (Vacher de Lapouge)

        Groupement de formations ethniques primaires chez lesquelles la cohabitation prolongée dans un même pays, jointe à de certaines communautés de race, de langue, de religion et de souvenirs historiques, a dégagé une communauté spirituelle, base d’une formation ethnique supérieure (M. Hauriou)

        La nation, qualifiée ou métaphorisée  ; 

        Une âme, un principe spirituel (Renan)

        Une corporation (Louis Aragon)

        Un Nous hypostasié (Bertrand de Jouvenel) 


        • Céphale Céphale 3 novembre 2009 14:57

          Denis,

          Merci pour cet article, qui devrait inciter les lecteurs d’Agoravox à apprécier la vraie philosophie, par opposition à la philosophie de bazar qui inspire Sarkozy et Cie.

          Je retiens la définition de la nation que vous donnez d’après Otto Bauer : « une communauté de vie et de destin ». La question « qu’est-ce que l’identité française ? » est pure démagogie, l’art de brouiller les cartes. Voir le Gorgias de Platon sur la rhétorique.


          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 3 novembre 2009 15:54

            Non à la communauté de destin, oui à la citoyenneté

            Encore faut-il croire au destin, c’est à dire à un parcours personnel et historique que nous ne choisissons pas et qui nous est imposé par l’état. De même que les frontières dont on sait qu’elles n’existent que pour être franchies ou recomposées, y compris pour définir le territoire (et non la terre) national, que pour et par l’état en vue de s’assurer un contrôle indiscutable sur ses sujets, de même l’état veut par là exclure ceux et celles qui ne répondent pas aux critères juridiques d’appartenance qu’il impose.

            On ne peut parler de communauté de destin sans accorder à l’état le monopole de la décision de savoir qui en fait (doit en faire) partie ou non, indépendamment du fait que nombre de nos concitoyens de fait et non de droit vivent dans le même espace public que soi.

            C’est pourquoi cette approche de la nation est de fait et en droit nationaliste, à savoir exclusive des droits politiques de la citoyenneté de ceux qui sont considérées comme des étrangers, bien que vivant dans le même espace poltique que nous. La cité grecque d’Athène considérait les esclaves comme des non-grecs ou des barbares afin d’exercer sur eux une domination légale sans limite. Leur destin était scellé par leur origine. Le destin est-donc toujours une cloture et non pas une ouverture et c’est bien le sens des lois anti-immigrés du gouvernement actuel ,dès lors qu’il distingue identité nationale et immigration et qu’il fait de celle-ci une problème pour celle-là.

            Ce qui peut faire bouger les choses c’est justement d’ouvrir la nation à tous ceux qui vivent et expriment l’intention délibérée de vivre sur le territoire dit national, en tant qu’espace juridique de citoyenneté partagée. Ce que j’appelle, non communauté de destin, mais solidarité libérée de toute attache ethnique et cela vaut pour l’Europe dès lors qu’elle se dote de lois communes d’échanges de citoyenneté.


            • Céphale Céphale 3 novembre 2009 17:29

              Sylvain

              Le mot « destin » peut être utilisé de diverses manières. Chez les Grecs et les Romains, c’était l’avenir fixé par les dieux. Cette conception existe encore aujourd’hui chez les musulmans (mektoub) et dans une certaine mesure chez les chrétiens. Mais un athée peut croire au destin de son pays en constatant que les grands épisodes de l’histoire échappent souvent à la volonté des hommes. C’est probablement ainsi que l’entend Otto Bauer. C’était aussi, me semble-t-il, l’idée de Marc Bloch.


            • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 3 novembre 2009 19:24

              Il est prudent de se méfier du terme de destin ; sauf à lui faire dire la contraire de ce qu’il signifie, le destin nous dirige et non l’inverse. Parler de destin collectif c’est soumettre les individus à ceux qui prétendent l’incarner au sommet de l’état. Du reste c’est l’état qui a fait de populations diverses une nation exclusive des différences culturelles, toujours mythique, qui prétend valoir que chacun se sacrifie pour elle et donc pour ceux qui la gouvernent au nom d’une prétendue union sacrée.

              Le sacré en politique fait toujours de celle-ci une religion transcendante et par là est un danger permanent pour la démocratie pluraliste et pour tous ceux qui sont désignés par l’état qui s’arroge le monopole de de la délivrance de l’identité nationale comme des étrangers de l’intérieur monopole indissociable de celui de l’usage légal, à défaut d’être légitima au regard des droits de l’homme, de la violence contre eux, comme on le voit aujourd’hui dans l’affaire des sans-papiers.

              Cette idée de violence générée par l’idée de nation comme identité statique et uniforme de certains individus (contre d’autres) est un fait partout vérifié et pas une opinion.

              Cela s’est en effet toujours vérifié dans l’histoire des XIXème et du XXème siècles


            • Cbx Cbx 3 novembre 2009 16:05

              Excelent article, qui pour une fois élève le débat avec des vrais arguments (quitte à être parfois un peu technique, enfin linguistiquement parlant) et qui tout en évitant habilement les attaques ad hominem démontre très bien une chose : ce sont les pourfendeurs de la nation qui viennent maintenant nous parler « d’identité nationale ». Le débat semble en effet faussé et je ne penses pas qu’un raisonnement aussi poussé en sortira. Il va comme d’habitude s’agir de stigmatiser les immigrés, pour détourner l’attention du fait que leur modèle est plus anglo-saxon (pour ne pas dire Américain) que Français. Modèle qui implique la vente en pièce détachées de l’état Français à des intérêts privés (le plus souvent étrangers).

              Une question me taraude cependant. Vous dite : "Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment des sacrifices qu’on a faits et de ceux qu’on est disposé à faire encore.« . Qu’entendez vous par »sacrifices«  ? Payer ses impots ? Aider son voisin ?
              Par exemple, la plupart des guerres étant à mon sens stupides et menées par des intérêts supérieurs qui sont aux antipodes des intérêts du peuple, je ne me sens pas du tout prêt à »mourrir pour la nation". Suis-je Français ?


              • Cassoulethérapeute Cassoulethérapeute 3 novembre 2009 16:22

                Le bon français mange du cassoulet.
                Qui ne mange pas de cassoulet n’est pas français.

                Prout smiley


                • Vilain petit canard Vilain petit canard 3 novembre 2009 16:39

                  Belle analyse, sauf qu’il faudrait quand même mentionner que les Français s’en foutent complètement, de leur identité française nationale et de tout ce saint-frusquin. Autant la question est passionnante pour un historien ou un philosophe, autant pour le peuple...


                  • Daniel Arnaud Daniel Arnaud 3 novembre 2009 16:46

                    Comment définir la Nation ? Depuis le XVIIIe siècle, c’est effectivement une définition universaliste qui prévaut : quand Rousseau écrit le « Contrat social », il entend par là non pas une communauté d’origine, mais une association politique ayant un projet commun. A partir de ce constat, juste deux ou trois remarques en passant.

                    Un intégriste catholique, un témoin de Jéhovah ou un scientologue peut tout autant endoctriner ses enfants qu’un islamiste. La mise en cause du « vivre ensemble » dans la République n’est donc pas forcément liée à l’islam où à un « élément étranger ». Et justement, la plupart des musulmans de France sont Français (et ne sont pas islamistes, d’ailleurs).

                    Ensuite, pour peu qu’on se débarasse de certains a priori, je pense qu’on observe en réalité au fil des générations exactement le contraire du manque d’intégration que certains s’obstinent à voir. Le fils ou le petit-fils du marocain qui va au lycée, par exemple dans ma bonne ville d’Ajaccio, n’a pas ses repères à Marrakech, mais dans le quartier où il réside et construit son avenir : Pietralba, Finosello, Diamant (exemples ajacciens, mais qui vaut je pense pour n’importe quelle ville). J’ai du reste enseigné en banlieue parisienne. Les fils et petit-fils de l’immigration maghrébine étaient souvent professeurs (mes propres collègues) ou tenaient les entreprises (agences immobilières par exemple) dans lesquelles nos élèves allaient en stages. Par conséquent, le cliché selon lequel l’immigration maghrébine ne serait pas passée me semble reposer sur des critères irréels.


                    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 8 novembre 2009 15:33

                      @ Daniel Arnaud. 


                       Si le exigences d’une religion ont préséance sur celles de la société civile pour déterminer le comportement d’un individu, cet individu n’est pas un citoyen loyal et cette religion est l’ennemie de la société. Les seules « religions » tolérables sont celles qui, comme le christianisme en Occident, ont une influence sur les valeurs, mais dont la dogmatique est perçue comme une légende et qui n’ont pas de pouvoir contraignant efficace. Le fondamentalisme américain est tout aussi néfaste que l,Islam pour une société.


                      Pierre JC Allard

                    • ravachol 3 novembre 2009 16:56

                      Tout a fait d’accord avec toi,Vilain petit canard,on pourrait meme si tu es d’accord citer
                      l’ami Brassens
                      Le jour du 14 juillet
                      Je reste dans mon lit douillet
                      La musique qui marche au pas
                      cela ne me regarde pas


                      • Armog 3 novembre 2009 17:02

                        "C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu’on ne se raconte pas d’histoires ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez bien regardés, avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français ! Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri, même s’ils sont très savants (il dit penser à Soustelle). Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se séparent de nouveau. Les Arabes sont des Arabes et les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui deviendront vingt millions et après-demain quarante ?
                        Si nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et les Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Eglises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées !"

                        Alain Peyrefitte : C’était de Gaulle, tome 1, p. 52 : Elysée, jeudi 5 mars 1959.


                        • pat30 pat30 3 novembre 2009 18:20

                          L’attitude du général envers les Africains du nord n’est pas la facette la plus glorieuse de sa vie.

                          En laissant les Harkis désarmés aux mains du FLN, il a mis un bémol à son aura le citoyen non ? En ne les rapatriant pas il savait quel serait leur sort.

                          Quant à son couplet sur les églises, ça va hein. Je suis Français par hasard, agnostique jusqu’à l’os.
                           S’il faut être baptisé pour être Français, ben je suis apatride.

                           

                           


                        • frédéric lyon 3 novembre 2009 17:26

                          De notre impayable « auteur » :


                          « La question nationale est vraiment une affaire trop sérieuse pour qu’on la laisse aux mains des destructeurs de la nation, à ceux qui veulent détruire toutes les solidarités et faire de chacun le rival et même l’ennemi de son compatriote »

                          ........................

                          Quand on lit cela on en conclura plutôt que la question de l’identité nationale est trop sérieuse pour être laissée entre les mains d’un quidam qui se prétend « agrégé de philosophie », mais qui n’est sans doute qu’un militant politique venu ici pour coller ses affiches.

                          D’où vient ce débat sur l’identité nationale ?

                          Il vient de l’irruption en France de populations porteuses d’un projet politique et juridique, qui se cache derrière un discours religieux, et qui est clairement contraire aux fondements démocratiques et laïques de notre République et de notre société, puisque c’est un projet inégalitaire, antiféministe, anti-laïc, communautariste et ségrégationniste.

                          Il est donc nécessaire de réaffirmer certains de nos principes qui sont mis en danger par cette irruption inopinée, tels que la non-ségrégation sur des bases sexistes, le droit des femmes à la dignité et à l’égalité, le principe démocratique comme source de la loi, ou la laïcité de l’Etat.

                          Et j’en passe car il faudrait plusieurs pages pour relever toutes les contradictions irrémédiables qui existe entre le droit islamiste et le droit démocratique, pour n’en rester qu’aux questions de droit ! 



                          • sentinelle 3 novembre 2009 17:36

                            @ frederik del lionu

                            mais t’es pas roumain toi ?...pendant des jours tu nous vantes la caarpates, donc occupe toi de se qui te regarde...ta roumanie natale...


                          • Christian Delarue Christian Delarue 3 novembre 2009 19:27

                            F Lyon défend la vielle nation avec ses relents colonialiste, celle dont Fougeyrollas aurait sans dit qu’elle était déclinante. La face lumineuse de la nation est celle qui se veut offensive pour l’émancipation de ceux d’en-bas, du peuple-classe. CD


                          • Internaute Internaute 4 novembre 2009 12:19

                            L’identité nationale est toujours celle du peuple majoritaire sur le territoire. Ce n’est pas en faisant des lois contre la burka que vous ferez reculer l’islamisme. En laissant se développer une population africaine, il est évident que malgré toutes les lois l’identité nationale va être symbolisée par le chameau et le palmier.

                            Agir pour renverser les flux migratoires est la seule façon de défendre notre identité. Il faut cesser de renouveller les cartes de séjour et payer ceux qui s’en vont. Un expulsé coûte 12.000 euros. Donnons 10.000 euro à chaque individu qui retourne volontairement en Afrique. Il sera riche chez lui et cette manne permettra effectivement le décollage économique de ces pays alors que l’aide donnée ne sert qu’aux dirigeants. C’est une oeuvre humanitaire et en plus une bonne oeuvre économique.

                            Toutes les lois seront modifiées dès qu’ils auront le pouvoir et cela vient trés vite. Il suffit de voir l’ensemble de lois anti-discrimination qui ne sert en fait qu’à faciliter leur montée vers le pouvoir économique et politique en France.


                          • Peretz Peretz 3 novembre 2009 17:34

                            Mises à part les quelques élucubrations et amalgames d’une bêtise crasse qui hélas y sont postées, (les auteurs se reconnaîtront), cet article donne une très bonne analyse de ce que veut dire être Français. Etre Français c’est à la fois l’accepter, et continuer à vouloir l’être. Dans certains cas on peut avoir honte de l’être. Ce qui tendrait à prouver que c’est une affaire de morale politique. En tous cas, c’est un sujet qui risque de fâcher. Sarkozy, toujours aussi machiavélique, va pouvoir s’en servir à des fins politiciennes exécrables, tout en s’en foutant complètement dans son for intérieur, lui qui ne jure que par l’Amérique. Tiens ! à propos, pourquoi ne retirerions-nous pas la nationalité Française à ceux qui partent avec leur fric à l’Etranger pour éviter de payer des impôts ?www.citoyenreferent.fr


                            • Mohammed MADJOUR Mohammed 3 novembre 2009 17:46

                              Votre début d’explication est tellement érroné...

                              « Identité » n’a rien avoir avec « identique », ni avec « homme » ni avec « femme » ; il renvoie à une appartenance, à un amarrage et à une distinction entre les différents grouppements humains qui se sont constitués au fil des ans et au fil des siècles en différentes Nations !

                              Je ne vais pas redéfinir ce qu’est « L’identité nationale », celle de Renan est peut-on dire exacte mais je vais dire aux Français ce qui les concerne dans leur identité nationale : C’est la chose dont précisément on parle le moins à savoir la responsabilité collective dans tout ce fait l’Etat français !

                              L’Etat est le produit de la Nation, la Nation étant le produit d’un peuple qui veut mettre en commun un patrimoine matériel, historique et culturel !

                              Il est clair qu’une Nation vivante s’enrichit et accepte l’apport étranger mais aucun amalgame n’est permis ni ne remet en cause les fondements de la Nation !

                              Il y’a des peuples qui n’arrivent pas à constituer une « Nation » pour des raisons historiques... Il y’a des esquisses de quelques Nations qui n’arrivent pas à définir un Etat pour des raisons culturelles, il y’a les anciennes puissances qui avaient manifesté très tôt leur gourmandises en se déployant tous azimuts par les armes et par la culture : c’est le cas de la France qui n’a aujourd’hui ni territoire bien défini, ni population quelque peu homogène !

                              L’Hexagone n’inclut pas les Iles océaniques qui sont encore des colonies et les Indiens de ces Iles se trimballant nus dans la jungle ne sont pas des Français et ne deviendront jamais des Français, soyons honnêtes !

                              Politiquement, diplomatiquement et surtout culturellement la France s’est répandu sur toute la planète Terre, les indigènes du Monde croyaient alors à la fausse idée reçue du faux humanisme français qui n’était bien sur qu’un HYPERNATIONALISME !

                              Le Français moyen ne se déracine jamais et tout ce qu’il fait où qu’il soit, le dédie à sa Mère Patrie !

                              Le bénévolat français, les ONG, les politiques d’envoûtement et de larmoiement sur l’état misérable du tiers monde des trois quart du monde ne sont que des artifices politiques : Vous avez le meilleur exemple du colon sans frontière qui avait administré un territoire de la Yougoslavie et est maintenant sans couleurs politique apparente esclave du Petit et membre de la Coalition insolite qui trompe l’Europe !

                              Si la question de « L’identité nationale » se pose aujourd’hui c’est à cause de la prise de conscience à travers la planète quant à la politique hégémonique française mais surtout au faible rendement politique que n’arrive pas à améliorer l’UMP à l’intérieur comme à l’extérieur envahis par l’idée d’une fatale mondialisation : Le Français est dépassé !

                              Alors on se pose des questions : Pourquoi avoir écarté le Front National si l’étroitesse nationale ne peut être être franchie pour déborder sur les autres Continents et répandre toutes les francopholies pour que le Français se sente chez lui chez tous les peuples du Monde ?

                              Cette question est évidemment l’actualité française non avouée mais qui ronge le conscient et l’inconscient collectifs du peuple français !

                              Mohammed.


                              • ZEN ZEN 3 novembre 2009 17:47

                                Excellent papier, Denis Collin
                                Qui élève le débat, comme disait quelqu’un plus haut
                                A qui pensez-vous en disant :
                                "bon nombre de Français « de souche » (de laquelle, c’est une autre affaire) ne manifestent qu’une maîtrise très approximative de la langue française et ignorent superbement la culture et les « valeurs » de la France – à commencer par bon nombre d’hommes politiques éminents dont l’usage de la langue française laisse beaucoup à désirer." ? smiley


                                • Traroth Traroth 3 novembre 2009 17:54

                                  Qu’est-ce que la nation dans un « monde mondialisé », si ce n’est l’échelon auquel on veut maintenir le pouvoir politique, de façon à être certain de son impuissance face au pouvoir économique.
                                  Si on veut aller vers la voie du progrès, il est désormais indispensable d’envisager un pouvoir politique, c’est à dire un gouvernement, mondial. De même, le syndicalisme à l’échelle national n’a plus aucun impact.
                                  Vouloir rester à l’échelle nationale, c’est vouloir rester impuissant face à un pouvoir économique qui fait jouer la concurrence entre les nations, poussant au moins-disant social. Il n’y a aucun autre moyen de sortir de cette voie qui nous conduit de plus en plus près de l’esclavage.

                                  La mondialisation économique est un fait incontournable. Vouloir s’y opposer est désormais un combat d’arrière-garde. Les usines délocalisées en Chine ne reviendront pas en Europe.
                                  Donc, plutôt que de s’opposer à la mondialisation, il faut au contraire aller plus loin et appeler à la mondialisation politique et syndicale, qui permettront un jour d’envisager un droit social mondial et feront émerger un gouvernement mondial capable de parler d’égal à égal avec le pouvoir économique.


                                  • frédéric lyon 3 novembre 2009 17:54

                                    Lorsqu’on voit qui volent au secours de notre « agrégé de pilosophie », Zen, Mohammed, Sentinelle, on n’a plus de doute sur la couleur de son drapeau.


                                    Vert !

                                    Ces usurpations d’identités, ou de qualités, commencent à être un peu trop fréquentes sur Agoravox, qui devrait faire un peu de ménage de temps en temps.

                                    • sentinelle 3 novembre 2009 18:04

                                      quand on voit que tu cours defendre le nabot hongrois et le cosmopolite apatride baisson, on ccomprend vite vos affinités kazar est europeennne et le bout de chiffon que vous defendez..


                                    • fouadraiden fouadraiden 3 novembre 2009 18:04



                                      on voit ici la différence de conception, d’approche, entre une personne qui décortique et pense et une société qui spontanément sait distinguer qui est qui sans recourir à la logique chinoise.


                                      c’est le deuxième problème qu’il faut réfléchir et non pas le premier.comment une société définit-elle le statut ( non juridique) de ses individus ?

                                       En France être un Arabe ou un Antillais a un sens précis.

                                      alors si l’on repond au second que les identités n’existent que dans le ciel des Idées de Platon, resolvons- ns un seul problème ?

                                       si j’explique aux Américains que les Noirs ne sont pas noirs aurais-je fait disparaître les fondements raciaux sur lesquels les États Unis sont assis ?


                                      Article inutile donc car à côté de la plaque. Extrement grave pour un philosophe....


                                      • furio furio 3 novembre 2009 18:07

                                        besson le Marcel Déat de petain. deat l’ultra collaborationniste a fini son parcours politique en Allemagne à SIGMARINGEN !! ou finira le traître besson ?...dans les poubelles de l’histoire.


                                        • furio furio 3 novembre 2009 18:11

                                          et on ira tous chier sur sa tombe !


                                          • xray 3 novembre 2009 18:19


                                            L’identité nationale 

                                            Politiques, Syndicalistes, Associatifs, Patrons, etc. 
                                            Encore un débat qui ne va réunir que des serviteurs du capital de la Dette publique. (Beaucoup de gens grassement financés avec du bon argent publique.) 

                                            Naturellement, les mesures qui en résulteront bénéficieront à ce même capital.  C’est évident. 

                                            On nous expliquera encore que tous ces asservis au fric qui sont sensés nous représenter étaient d’accord. Bien évidemment. 

                                            La misère les fait vivre ! 
                                            http://echofrance36.wordpress.com/2008/10/27/la-misere-les-fait-vivre/ 

                                            Les Pauvres PAUVRES n’ont pas de chance ! La misère des autres, ce sont ceux qui en vivent qui en parlent le mieux. 
                                            http://echofrance36.wordpress.com/2008/10/27/les-pauvres-pauvres-n%e2%80%99ont-pas-de-chance/ 



                                            • Christian Delarue Christian Delarue 3 novembre 2009 19:20

                                              De la nécessité de sortir d’une conception fermée de l’Etat-nation - C Delarue

                                              http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article362


                                              • Le péripate Le péripate 3 novembre 2009 20:45

                                                L’identité française, c’est emprunter et dépenser. Et ça c’est commun à la gauche et à la droite. Tout le monde d’accord, l’unanimisme le plus parfait au monde sans doute... smiley

                                                D’ailleurs, il serait peut-être temps de s’occuper du résultat de notre identité passée, les déficits les dettes les taxes les territoires perdus, les protections, non ? Parce que il va devenir vraiment oiseux de parler d’identité dans quelques temps....


                                                • moebius 3 novembre 2009 21:04

                                                   « Le résultat de notre idendité passé » ? vous etes a découvert, vous avez des créanciers ? Changez donc d’idendité, quittez ce territoire..je ne sais pas moi..mettez une barbe postiche, peut etre...un chapeau


                                                  • moebius 3 novembre 2009 21:09

                                                    faites comme moi je me suis enfuit et je bénis une moisson d’orge et avec les sous qu’on me donne pour attirer la prospérité sur ce bled perdu dans l’himalaya je me paye un super chapeau doré


                                                    • moebius 3 novembre 2009 21:17

                                                       l’idendité bancaire.... ? Qu’en pense guy Moquet ?


                                                      • moebius 3 novembre 2009 23:03

                                                         REFUSEZ LE DEBAT


                                                        • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 4 novembre 2009 00:32

                                                          Je reproduis ici le commentaire que j’ai déposé à la suite de plusieurs articles.

                                                          A mon avis, mais je me trompe peut-être, la meilleure réponse que nous puissions adresser au sinistre Besson devrait être celle de l’indifférence et du dédain. Moins sera évoqué ce débat nauséabond sur l’identité nazionale, moins Sarkozy et sa bande auront l’occasion de remettre le pied à l’étrier (en ressuscitant , par exemple, le thème de l’insécurité).

                                                          Si les communicants de l’Elysée parviennent à phagocyter l’espace médiatique avec un sujet si clivant, alors l’UMP, en éludant les réalités sociales, pourrait très bien sortir indemne des prochaines élections régionales. Et je vous laisse deviner les conclusions que ne manqueraient pas de tirer Sarko et ses aboyeurs : "les Français viennent de prouver par leur vote que la politique économique du gouvernement est la bonne. C’est un signe encourageant, nous poursuivons donc nos réformes".

                                                          Méfiance.


                                                          • PtitLudo PtitLudo 4 novembre 2009 09:57

                                                            moins Sarkozy et sa bande auront l’occasion de remettre le pied à l’étrier (en ressuscitant , par exemple, le thème de l’insécurité).

                                                            Trop tard, c’est déjà reparti. Rien que ce matin ça commençait par un reportage sur un bus encadré par des voitures de police.
                                                            Merci pour l’article qui est excellent, malheureusement tout ce à quoi on aura droit comme réponses dans les médias, ce seront des micros-trottoirs soigneusement sélectionnés mettant en avant des idées simplistes (donc populistes), comme toujours.
                                                            Et je suis d’accord avec l’analyse de Traroth, sauf que ce gouvernement mondial est déjà en place, maleureusement pas élu par les citoyens de tous les pays, mais autoproclamé.


                                                            • Vilain petit canard Vilain petit canard 4 novembre 2009 10:02

                                                              Excellente suggestion, Peachy, ne pas s’en mêler, c’est lui donner moins d’importance. Il est plus efficace, si on veut s’opposer, d’aller voter contre l’UMP aux régionales. Et c’est justement ce qu’ils veulent nous faire oublier.

                                                              Comme si l’identité nationale était vraiment une préoccupation populaire... non mais je vous jure ! Pourquoi pas un débat sur les racines chrétiennes de la France, ou sur l’opposition entre le droit franc et le droit romain, aux origines de notre droit français ?


                                                              • Nobody knows me Nobody knows me 4 novembre 2009 12:48

                                                                le sens de la solidarité nationale, c’est-à-dire l’aptitude de chacun à se sentir effectivement solidaire des épreuves et des souffrances de ses concitoyens, même si ces épreuves et ces souffrances ne le concernent pas directement ;

                                                                Concernant ce point, j’en ai pas grand chose à foutre de mon voisin, et je pense que ça aura tendance à se répandre. Ceux pour qui je m’inquiète, c’est ma famille, mes amis, et moi.
                                                                Les tracas de la vie de tous les jours, le boulot, les galères de pognon grignotent cette solidarité. Et l’immigration n’a pas grand chose à voir là dedans. Le système nous fait bosser toujours plus, tout doit être rentable, ... C’est d’ailleurs exactement dans cette voie qu’on se dirige : Chacun pour sa gueule.
                                                                Et Sarkozy a malmené ce sentiment lors des dernières élections, montant tous les français les uns contre les autres, en prenant bien soin de montrer du doigt certaines catégories minoritaires (chômeurs, syndicalistes, immigrés, ...).

                                                                Cdlmt


                                                              • Nobody knows me Nobody knows me 4 novembre 2009 11:50

                                                                Ce qui m’a frappé, c’est encore cette manie de bader les amerloques.
                                                                Le Besson nous dit qu’on devrait, à l’instar des américains qui le font de façon banale, chanter notre hymne au moins une fois par an, dans les écoles, collèges, lycées, ...

                                                                MAIS JE N’AI PAS ENVIE DE RESSEMBLER DE PRES OU DE LOIN A UN PATRIOTE AMERICAIN MOI !!

                                                                De plus, si le but de cet argument est de nous transformer en sosies de patriotes américains, alors on ne sera plus français...


                                                                • Emile Red Emile Red 4 novembre 2009 12:30

                                                                  Tout est dit, notre bonne droite ultra veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes et le patriotisme pour de la citoyenneté.

                                                                  Il y a un mot que tous ces gnomes de la pensée ne semble pas connaître et qui fait d’un peuple une nation : la vertu...


                                                                • Nobody knows me Nobody knows me 4 novembre 2009 12:50

                                                                  Donc pour résumer, je vais conserver mon caractère bien français de râleur jamais content.
                                                                  Point barre.
                                                                   smiley

                                                                  Cdlmt


                                                                • Internaute Internaute 4 novembre 2009 11:57

                                                                  J’avoue ne pas saisir votre position car l’article est contradictoire.

                                                                  Comme tout auteur qui veut démolir une idée, vous mettez en avant une liste de petits détails qui mettent à mal l’idée de nation sans mettre en avant les caractéristiques principales qui la définissent. Voir le §6 [Le mot « nation » ... question nationale)].

                                                                  Vous ignorez d’emblée la question raciale (excusez-moi, on dit ethnique pour faire moderne) et réduisez le peuple à un ensemble d’individus assujettis à une même administration [Ernest Renan ... des individus réunis politiquement par des droits et des devoirs en rapport avec les affaires communes, ce que les Grecs appelaient un « demos » et ce que nous traduisons par peuple].

                                                                  Selon votre définition, le peuple Kurde répartis sur 3 ou 4 pays n’existe pas, le peuple Pachtoune à cheval entre l’Afghanistan et le Pakistan n’existe pas, le peuple Guajiro à cheval entre la Colombie et le Vénézuéla n’existe pas, les arméniens de France n’existent pas, les Tutsi n’existent pas et ainsi de suite. Pourtant, c’est justement la négation de leur existence qui conduit à des heurts sans fin. Mais, peut-être que le massacre des Tutsi n’est qu’un mythe.

                                                                  La négation de l’existence des peuples est ce qui, de tous temps, a conduit aux pires massacres. Les théoriciens du monde-petit-village, de l’homme interchangeable et du citoyen modèle sont les vrais fossoyeurs de l’humanité.

                                                                  Vous écrivez « Les frontières nationales sont des vieilleries dont on peut se débarasser à bon compte ». C’est du totalitarisme de bas étage.

                                                                  Il est vrai que les peuples ne sont pas figés. A une identité héritée s’ajoute une identitée acquise mais cela demande du temps. L’assimilation est d’autant plus rapide quand le fond racial et culturel est le même. L’Europe serait déjà faite si les politiciens avaient mis en avant l’unité des peuples européens, même origine, même fond linguistique, et rassemblé les gens sur leur histoire commune. Ils ont choisi au contraire de nier l’existence des européens et de réduire l’UE à un périmètre administratif droit-de-l’hommiste-mondialiste. La Charte des Droits de l’homme est la raison principale du rejet de l’Europe. Si l’Europe est la maison du monde entier on n’a rien à y faire car on n’y sera jamais chez soi. Notre identité se perd dans le mondialisme. Elle est pour nous plus importante que les Chartes à la con. Sans un sentiment fort d’appartenance à sa nation, l’homme est réduit à du bétail au main des puissants.

                                                                  Vous concluez en disant « La question nationale est vraiment une question trop sérieuse pour qu’on la laisse au main des destructeurs de la nation ». Plutôt bizarre comme conclusion aprés tout ce qu’on a lu.

                                                                  Voici un sujet de réflexion « Est français celui qui se sent français et qui est reconnu comme tel par les autres ». Il n’est nul besoin d’avoir une carte d’identité ni de vivre en France pour cela. Remplacez français par ce que vous voulez et vous aurez une parfaite définition du kurde, du pachtoune, du guajiro etc.


                                                                  • Emile Red Emile Red 4 novembre 2009 13:02

                                                                    Votre contradiction ne vous gène-t-elle pas ?

                                                                    Vous présupposez une fond commun Européen, linguistique par exemple, vous devrez convier l’ Afrique à table ou les Corée ou encore l’Océanie dans son ensemble.

                                                                    Un fond racial ? Il doit y avoir autant de points communs entre les Basques et les Norvégiens ou les Estoniens et les Ecossais qu’entre les Amérindiens et les Polonais.

                                                                    Un fond culturel ? Il est sans doute plus sain et comparable de manger avec un Chinois pour un Français qu’avec un citoyen de la perfide Albion, de disserter philosophie avec un bambaraphone qui maitrise intrinsèquement le Français qu’avec un Magyar.

                                                                    Le fond commun de l’Europe n’est que virtuel, il n’a aucune assise si ce n’est notre langue dans les sphères royales des anciens régimes disparus corps et âmes depuis au profit du réducteur globish mondialiste.
                                                                     
                                                                    Nous n’avons pas plus de point commun avec Shakespeare qu’avec Senghor, ni plus avec Goethe qu’avec Yukio Mishima. 

                                                                    Le seul point de concordance partagé d’ailleurs avec bon nombre de peuple exoeuropéen est la couleur de peau, et faut-il encore ne pas trop monter au nord ou dériver à l’est.
                                                                    On en revient toujours à la seule et unique escroquerie de la droite voulant noyer son racisme viscéral dans les beaux atours de la nationalité archaïque des uns ou de l’européanité financière des autres.

                                                                    Sans multiethnisme, sans multiculturalisme, nous n’en serions pas à divaguer sur l’identité nationale mais à casser des cacahuètes à coup de pierre au fond de cavernes...


                                                                  • Nobody knows me Nobody knows me 4 novembre 2009 13:28

                                                                    Mdr... Le « fond commun de l’Europe », il pourrait exister depuis qqs décennies, depuis qu’on a arrêté de se foutre sur la gueule entre nous, Français, Allemands, Prusses, Anglais, Italiens, Espagnols, envahisseurs Vikings, d’Europe Centrale et de l’Est....

                                                                    C’est presque marrant ce retournement de situation flash-éclair. L’Europe a toujours été ravagée par les guerres, et maintenant qu’elle ne guerroie plus au sein de ses frontières, elle va le faire ailleurs et rejette tout ce qui lui est extérieur (sauf la thune bien sûr)...

                                                                    Notez que les autres contrées ne nous ont jamais attendus pour se foutre également sur la gueule.


                                                                  • Denis COLLIN Denis COLLIN 4 novembre 2009 16:03

                                                                    Sans vouloir répondre à tout ce qui a été dit, et en laissant de côté les manifestations de ressentiment haineux, je voudrais préciser deux ou trois points que mon article n’a peut-être pas assez soulignés.

                                                                    1) La nation ne me pose pas de problème. C’est l’identité qui me pose problème. Je refuse toute « essentialisation » de la question nationale, car c’est bien de cela qu’il s’agit aujourd’hui dans ce pseudo-débat. Autrement dit, je refuse que la nation soit ramenée à la définition d’un individu-type dont on va dire : « celui-là correspond à l’identité nationale » ! Or c’est bien ce que Sarkozy, Hortefeux et Besson proposent : définir à quoi devra ressembler quelqu’un qui veut faire partie de la communauté nationale. Une telle façon de concevoir la question nationale est radicalement contraire précisément à ce qu’a été - avec des hauts et des bas, j’en conviens - la conception de la nationalité française au moins depuis François Ier qui officialise le « jus soli ». Qu’on remette en avant ces débats rances au moment précis où les élites décident d’en finir avec la souveraineté nationale - c’est-à-dire avec la nation comme acte politique - voilà que me semble hautement révélateur.

                                                                    2) Je ne suis pas « mondialiste » mais seulement « internationaliste » et l’internationalisme suppose, comme son nom l’indique, l’existence de nations ! Le gouvernement mondial serait soit tyrannique, soit anarchique disait fort justement Kant. Je crains bien qu’un gouvernement mondial ne soit à la fois tyrannique et anarchique - les quelques esquisses d’un tel gouvernement que nous connaissions le montrent à l’envi. L’humanité forme en théorie une communauté mais cet universel n’existe que dans la particularité. La nation forme un moyen terme entre l’universel et la singularité absolue, entre l’individu et l’humanité. Et il n’est pas d’autres moyens pour les humains de se gouverner eux-mêmes qu’en formant des communautés politiques particulières. Hannah Arendt disait justement que les frontières nationales sont en quelque sort les murs qui soutiennent le monde.

                                                                    3) Reconnaître le caractère politique essentiel de la nation, c’est aussi reconnaître le droit des autres nations ! C’est pourquoi la revendication nationale a toujours été dressée contre l’empire. Chacun veut être maître chez soi ! Rien de plus naturel. L’impérialisme, par exemple l’impérialisme français, est la négation du principe national. Sa justification était que la France avait une vocation universelle et devait exporter cette vocation à ces barbares qui restaient englués dans la particularité. Du reste, les peuples colonisés se sont dressés contre la domination française en proclamant leur droit à avoir leur propre nation, leur propre gouvernement. Je comprends assez mal que ceux qui réclament sans cesse que la France pénitence de ses crimes coloniaux, passés ou présents, manifestent dans le même temps une telle hargne contre l’idée nationale. Si je proclame mon droit à être maître chez moi, je m’interdis du même coup de venir dicter au voisin sa façon de se conduire. J’en reste donc à Kant et à son « projet de paix perpétuelle » qui repose sur trois piliers : 1° la constitution républicaine des États ; 2° le « droit des gens », c’est-à-dire la reconnaissance de la souveraineté nationale et 3° le droit cosmopolitique qui se limite à l’hospitalité universelle.


                                                                    • Internaute Internaute 4 novembre 2009 17:04

                                                                      Merci pour la clarification.

                                                                      Vous faites cependant fi de l’ordre normal des choses - un peuple se constitue en nation et s’organise en Etat. L’identité nationale n’a d’existence que par les gens qui la portent. Une administration, un pouvoir politique, ne fera jamais une nation. Prenez trois bantous, trois chinois et trois suisses ; mettez-les sous l’autorité d’un énarque érudit et vous obtenez quoi ? rien du tout. Les empires sont tous morts d’avoir cru qu’ils pouvaient assurer la cohésion de nations différentes. Dés que le pouvoir central a faibli cela a été l’éclatement. C’est vrai de la Grèce à la Yougoslavie (quel exemple à étudier que cette Yougoslavie ! ) en passant par Rome, l’empire français, l’empire britannique et l’URSS.


                                                                    • ZEN ZEN 4 novembre 2009 16:11

                                                                      @ L’auteur
                                                                      Excellente clarification
                                                                      Mais comment tenir aux principes kantiens quand le marché (ie les intérêts des multinationales) dicte sa loi, homogénéise les moeurs , nivelle les comportements, banalise les idéaux, réduit la vie à la consommation, fait fi de l’idée de nation pour favoriser sa pénétration ?..
                                                                      .Immense défi !


                                                                      • franc 4 novembre 2009 18:00

                                                                        Article alambiqué et contradictoire de diversion qui mêle un peu de tout (définition de l’identité ,critique de besson, politique de sarkozy et de la droite ,définition de la nation par Renan) pour noyer le poisson et escamoter le débat de l’identité nationale ------------------------------------bref article intello bobo non pas d’un philosophe mais d’un enseignant de philosophie dans un lycée .

                                                                        Affirmer la Nation contre l’identité nationale c’est une belle plaisanterie pour ne pas dire connerie ,et comme l’auteur a défini le principe d’identité qui est un principe logique élémentaire que même les enfants de la maternelle connaissent et expérimentent tous les jours ,il est pour le moins étonnant (mais à y regarder de près cela ne l’est pas )qu’il ne lui vient pas à l’esprit de ne pas s’opposer ou entrer en contradiction par ses dires avec ce principe ;car il est évident que nation et identité nationale s’impliquent mutuellement et donc quasiment identiques dans la réalité pratique ,sans l’identité nationale la nation ne peut être définie précisément ou est une coquille vide et sans la nation l’identité nationale ne peut être déterminée concrètement et manifester durablement sa vie pleine et entière . .------------------------------Mais c’est vrai les enfants dans leur logique élémentaire avec leur sincérité innocente(ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants) sont parfois et même souvent plus intelligents que des adultes super-diplômés et super-instruits plongés dans leurs vices et perversions machiavéliques ,comme quoi diplôme ou instruction ne signifie pas intelligence .

                                                                        La Nation est avant tout un Peuple spécifique produisant une Culture spécifique sur un Territoire déterminé ou Pays ayant des ressources nécessaires pour faire vivre,croitre et développer cette culture spécifique ,le tout sous la direction d’un Etat qui est là pour réguler et ordonner pour protéger l’intégrité et la pérennité de ce peuple et de cette culture afin que tous ses membres vivent dans la paix et l’harmonie et si possible dans le bonheur .---------------------Cette définition est plus précise et plus concrète que celle de Renan qui est tout à fait juste mais reste néanmoins très général et abstrait ,et d’ailleurs ces deux définitions se complètent .

                                                                        Mais une Nation peut être juste ou injuste ,bonne ou mauvaise ,suivant que l’Etat est juste ou injuste ,bon ou mauvais .

                                                                        La Patrie est une Nation juste ,c’est à dire une nation dirigée par un Etat juste et bon .Tout homme a besoin d’une patrie qui lui donne tous les moyens nécessaires ,matériels ,intellectuels et spirituels pour épanouir son être et vivre dans le bonheur en harmonie avec les autres .-------------------------On aime sa patrie et on fuit une nation injuste et mauvaise ,car lorsqu’on est heureux dans un foyer quelque part ,on ne quitte pas cet endroit ou son chez-soi et on ne pas fait pas la guerre aux autres ;les patries n’ont pas d’ennemies mais ce sont les nations injustes et mauvaises dirigés par des état injustes et mauvais qui se transforment en nationalismes qui cherchent querelles et font la guerre aux autres nations ;-----------------------------il ne faut pas confondre nationalisme et nation ,une nation juste et bonne c’est à dire une patrie respecte toujours les autres patries .

                                                                        L’existence des nations particulières ne contredit pas le principe d’universalisation d’une humanité unique et fraternelle ,et même la recherche d’une institution gouvernementale mondiale ,au contraire celle-ci ne pourra se réaliser concrètement et mener sa mission efficacement en toute justice que si elle émane de l’accord de nations justes et bonnes exprimant le consentement et la pleine volonté des peuples car connaissant mieux les besoins et désirs des peuples suivant le principe de subsidiarité ,et donc de tous des citoyens de ces nations .Sinon ce ne serait pas un gouvernement mondial destinant à être un Etat mondial juste et bon servant l’intérêt et le progrès de l’humanité entière mais des groupes d’intérêts particuliers comme c’est le cas en ce moment avec la gouvernance mondiale par le système capitaliste financier .-------------------------------Il ne faut pas brûler les étapes ,on ne pourra instituer un gouvernement mondial juste et bon que lorsqu’il y aura un gouvernement juste et bon dans chaque nation particulière qui fournit à chacun une patrie ,c’est à dire un foyer où il pourra vivre décemment ,libre et heureux .C’est là le principe cartésien de division d’un gros problème difficile en petites sections plus simple et plus faciles à résoudre, puis accorder et réajuster le tout . 

                                                                        L’identité nationale c’est l’identité d’une culture créée par un peuple qui s’ identifie à elle corps et âme ,car c’est c’est le corps et l’ âme de ce peuple qui a produit cette culture ,le corps avec et par le lien charnel dans la production et la sensation matérielles et l’âme avec et par le lien intellectuel dans la production et la vénération d’un même système de valeurs spirituelles ,le tout créant l’esprit du peuple.--------------------------------------Renan insiste surtout sur l’âme et le principe intellectuel qu’il assimile au principe spirituel,mais il ne faut pas négliger le corps et le principe charnel dans la création de la culture et donc dans l’élaboration de l’identité nationale .Qu’on le veuille ou non il ya un certain rapport pour ne pas dire un rapport certain entre le corps et l’âme ,entre le principe charnel et le principe spirituel ,l’esprit n’est pas désincarné ,c’est plutôt l’intellect pur qui est désincarné et encore pas tout à fait ,et on confond souvent esprit et intellect comme on confond transcendance et transcendantal,si la transcendantalité peut être désincarné ou immatériel encore que elle a un raport au matériel étant un principe d’incarnation ou d’immanentisation par projection isomorphique ,la transcendance ,elle ,n’est nullement désincarnée ou immatérielle mais au contraire l’incarnation ou matérialisation absolue et parfaite de la vérité transcendante absolue et parfaite.--------------------Scientifiquement c’est le principe psychosomatique en psychologie ou tout simplement le principe de l’action comme effet de la pensée ou reflet de l’âme .---------------------Plus prosaïquement on ne peut que constater une différence entre les diverses cultures par l’effet de la différence des peuples :la culture chinoise spécifique est différente de la culture noire africaine spécifique car le peuple chinois est différent par leurs caractères physiques et psychiques du peuple noir africain ,de même pour la culture arabe spécifique et la culture européenne spécifique ,etc...----------------------------------n’en déplaise à l’auteur la constitution psychique mentionnée par Staline dans sa définition de la nation est importante .

                                                                         C’est ainsi que la gastronomie ,la mode ,la technologie , la sexualité a un rapport avec le corps ou le principe charnel ,tandis que la littérature ,la philosophie ,la morale a un rapport avec l’âme ou le principe intellectuel ,la spiritualité englobant les deux domaines .


                                                                        La définition de Renan de la nation comporte l’idée d’un patrimoine à garder et à protéger ,corps et âme ,patrimoine forgé et obtenu grâce au sacrifice passé légué en héritage ,passé qui est donc important ,mais il ajoute que d’autres productions devront se faire avec de nouvelles sacrifices ,formant ainsi une histoire commune dans une communauté de destin et de vie .Mais encore les éléments de cette communauté doivent être dans l’accord issu d’un consentement mutuel et exprimer le désir d’un vouloir vivre ensemble dans une même citoyenneté et donc dans un même système de valeurs nécessairement .

                                                                        Mais maintenant le grand débat sur l’identité nationale lancé par Besson n’est pas l’identité nationale en général ou la nation en générale ,mais sur l’identité nationale en particulier et la nation en particulier ,et en l’occurrence sur l’identité nationale française et sur la nation française et de manière concrète ,------------------qu’est-ce être français aujourd’huis ,même s’il ne l’a pas explicitement mentionné ,il est bien évidemment sous entendu ,car cela ne sert à rien de discutailler et de ratiociner sur le concept général d’identité ou de nation comme le fait l’auteur ,et la définition de Renan sur la nation est tout ce qui est de plus général et de plus abstrait .

                                                                        Il faut le dire sans ambage ,être français ,spécifiquement français ,c’est être gaulois dans le corps et dans l’âme ,sinon entièrement dans le corps du moins pleinement dans l’âme .

                                                                        Le corps gaulois en même temps que son âme est issu d’un peuple appelé gaulois car habitant la Gaule au temps de l’empire romain ,formé de l’assemblage de peuples venus de l’europe centrale et du sud , tels que les celtes ,les germains ,les slaves ,les vikings ou scandinaves ,les angles et les saxons et bien sûr les latins ,donc de la France gallo-romaine ,et tous ses descendants avec tous les métissages . Aujourd’huis on peut englober sous le terme de gaulois au sens large tous les habitants de l’Europe actuelle car tous sont à peu près de mêmes caractères ethniques car descendant tous des mêmes peuplades antiques de l’Europe Centrale . 

                                                                        L’âme gauloise se détermine par son système de valeurs issu historiquement de la philosophie grecque ,du droit romain ,de la religion chrétienne et de la politique des Lumières ----------------bref elle est de sensibilité chrétienne et de raison cartésienne

                                                                        L’esprit français a pour corps principal le corps gaulois et pour âme émergeante l’âme gauloise 

                                                                        Etre français c’est avoir l’esprit français .

                                                                        Le droit du sang est peut-être nécessaire mais non suffisant ,----------------------------le droit du sol est une stupidité, ----------------------------------------c’est le droit de l’esprit qui est primordial pour caractériser l’appartenance à la nation française .


                                                                        • franc 4 novembre 2009 18:43

                                                                          Mais quelle est la philosophie ou le système de valeurs qui définit en général et spécifiquement l’esprit français.

                                                                          La philosophie de l’esprit français a comme héritage et dans sa source la philosophie grecque ,le droit romain ,la sensibilité de la religion chrétienne et la politique issue de la renaissance de la Raison par l’Esprit des Lumières ,bref à la fois chrétienne et cartésienne.

                                                                          Pascal et Descartes ,Voltaire et Rousseau ,Camus et Sartre.-----------------------------------La haute littérature fait partie de la culture française et de l’esprit français

                                                                          Cet esprit français culmine politiquement du moins en principe dans le triptyque Liberté ,Egalité ,Fraternité issue de la Révolution française .

                                                                          Mais l’histoire n’est pas achevée et comme dit Renan au sacrifice du passé qui a forgé le glorieux patrimoine en héritage qu’il garder et protéger avec grand soin ,il faut veiller à des sacrifices nouveaux ,présents et futurs ,pour compléter et enrichir ce patrimoine sacré -------------------------------Ainsi le sacrifice par la révolution française qui a fait aboutir à la proclamation de ce beau triptyque républicain qu’est la Liberté,l’Egalité et la Fraternité ,il faut aller plus loin et plus haut par un sacrifice peut-être encore plus grand pour aboutir à la proclamation d’un triptyque encore plus grand et plus élevé ,à savoir le triptyque platonicien du Vrai ,du Juste et du Beau sans lequel le triptyque républicain resterait lettre morte,sans effet et sans résultat concret et tangible comme l’histoire le montre et l’expérience le démontre.

                                                                          Mais la culture ne se définit pas seulement sur le plan purement intellectuel ,elle se détermine plus encore sur le plan charnel .Et là sur le plan charnel il est indéniable que la culture française spécifique est l’oeuvre d’un peuple spécifique qui l’a produite ,à savoir le peuple gaulois .C’est le peuple gaulois qui a fait de la France le pays des milles fromages ,des milles charcuteries et des milles vins .La gastronomie ,la commune comme la haute gastronomie fait partie de la culture française ,essentielle et charnelle .Comme d’ailleurs la haute couture (Yves St-Laurent) et la haute technologie (Ariane ,Concordes ,Centrales nucléaires ,TGV)

                                                                          Et il faut ajouter la qualité française dans le domaine musical et cinématographique du moins jusqu’aux années 80 qui marquent à partir de là son déclin voire sa dégénérescence y compris sur le plan littéraire .

                                                                          En musique il faut mentionner les noms de ,
                                                                          Vincent Scotto, Piaf,Aznavour ,Brel,Bécaud,Ferrat ,Ferré,Gréco,Isabelle Aubret ,Mireille Matthieu,Halliday ,Polnareff et Golmann parmi les plus importants et les plus universellement reconnus-------------------------------et ne pas oublier bien sûr les sublimes chants révolutionnaires tels que la marseillaise ,le chant du départ et le chant des partisans

                                                                          -Et en cinéma Marcel Carné,François Truffaut,Claude Sautet entre autres ,-------------et les artistes emblématiques tels que Brigitte Bardot ,Jean Gabin ,et Alain Delon qui marquent bien l’esprit français et son esthétisme pour le monde entier .

                                                                          La culture française qui a commencé en Gaule à partir d’un peuple spécifique ,le peuple gaulois ,réunion des peuples celtes ,germains ,slaves ,scandinaves ou viking,et bien sûr latin au temps de l’empire romain ,tous issus des peuplades de l’Europe centrale,avec ses différents métissages ,reste dominée dans sa part essentielle par la production culturelle et matérielle de ce peuple spécifique gaulois qui est et reste à la fois le corps principal et l’âme émergeante de l’esprit français .

                                                                          Ce corps et cette âme gauloise qui en font la spécificité de l’esprit français ne peut ni ne doit disparaitre à moins de voir la disparition de l’esprit français lui-même .Car si cet esprit français doit changer progressivement ou évoluer ,il ne le peut qu’en restant en accord principalement avec le corps et l’âme gauloise qui ne doivent jamais disparaitre mais au contraire croitre par développement interne et enrichissement extérieur par un métissage bien considéré et ordonnée afin de laisser intact son intégrité et sa spécificité pleines et entières dans le cours de son évolution .-----------------------------------Car il ne s’agit pas de changer pour changer ,mais de changer pour se renforcer et s’améliorer et non pour s’affaiblir et se dégrader ;changer oui mais dans le sens du bon et du meilleur et non du mauvais et du pire .

                                                                           

                                                                          En résumé l’esprit français est produit par le peuple gaulois dans son corps principal et qui évolue en restant intact dans son intégrité par un métissage enrichisseur qui reste fidèle à l’âme gauloise qui en donne sa vérité spécifique et sa saveur unique . 



                                                                          • ZEN ZEN 4 novembre 2009 18:55

                                                                            « l’esprit français est produit par le peuple gaulois »

                                                                            C’est une blague ?
                                                                            Mes ancêtres étaient Goths
                                                                            Ceux de mon voisin, italiens(Lombards ?)
                                                                            Mon boulanger a des racines polonaise
                                                                            Mon coiffeur descend de Hongrois
                                                                            L’épicier du coin, Mouloud (à l’esprit bien français) est arrivé un jour du Maroc
                                                                            L’institutrice de mon fils est d’origine guadeloupéenne, etc...

                                                                            Et tout cela fait « de très bons Français » (Maurice Chevallier, franchouillard)


                                                                            • Nobody knows me Nobody knows me 5 novembre 2009 11:57

                                                                              C’est n’importe quoi en plus cet esprit français. Il reste probablement plus de traces des romains que des gaulois.
                                                                              Sauf peut-être la Bretagne qui a conservé la « culture gauloise » du fait de son enclavement, ainsi que qqs autres régions qui n’ont pas de contact avec les frontières.
                                                                              Mais partout ailleurs, vous ne trouverez pas de prédominance de la « culture gauloise » telle qu’elle était à l’époque pré-romaine. Des vestiges oui, mais dans la vraie vie, les gens n’habitent plus dans des cahutes avec un toit en paille, avec un druide qui fait la potion.
                                                                              J’ai d’ailleurs l’impression qu’on fantasme la France d’Astérix.

                                                                              Sur la côte Atlantique sud et toutes les Pyrénées et quasiment jusqu’à Montpellier, on sent très bien que l’Espagne n’est pas loin.
                                                                              Plus on va vers la côte d’Azur et plus on sent le côté italien.
                                                                              Quant aux flamands et alsaciens, inutile de souligner la proximité des langues locales avec les langues saxonnes...


                                                                            • franc 4 novembre 2009 21:39

                                                                              Les goths ,les italiens les polonais ,les hongrois,les portugais ,les anglais ,les russes ,les scandinaves ,sont des gaulois au sens larges car issus des peuplades anciens qui ont habité la Gaule au temps de l’empire romain,la France gallo-romaine et formant le peuple gaulois d’origine .

                                                                              Par contre ni l’épicier du coin marocain ou algérien ,ni l’instituteur guadeloupéen d’ici ou l’agriculteur martiniquais des antilles ,ni le chinois de chine-town ni le manoeuvre africain dussent-ils être installés ici en France depuis des siècles voire des millénaires ne sont authentiquement des français ,des français spécifiques autrement dit des gaulois car ils n’ont ni le corps d’un français spécifiques ayant des caractères spécifiquement gaulois aussi bien physiques que psychiques ni pleinement l’âme gauloise car n’ayant pas le corps entièrement ni la structure mentale gauloise,et quand bien même ils auraient pleinement l’âme gauloise en adhérant pleinement au système de valeurs de la citoyenneté française ,ils restent quand même quelque part étranger ,et ils le ressentent d’ailleurs ou se le font sentir un jour ou l’autre par les autres que ce soit par les français de souche authentiquement gauloise ou par lezs propres membres de leur communauté ethnique ,à l’esprit français par le corps ethnique ou communautaire différencié , car l’esprit c’est à la fois le corps et l’âme. Et d’ailleurs les immigrés non gaulois parlent des français de souche gauloise en les appelant même du terme gaulois voire français quand ce n’est pas souchien ,et ils se désignent non pas comme français mais par le nom de leur communauté ethnique ,martiniquais ou comoriens pour les uns ,algériens ou marocains pour les autres ,ou encore chinois ,japonais etc....Seule la carte d’identité désigne qu’ils ont la nationalité française mais une carte n’a jamais fait la citoyenneté encore moins l’identité

                                                                              Certes il y a un cas spécial pour les métissés avec les gaulois ,ils peuvent être considérés à juste titre comme ayant l’esprit français à condition d’avoir l’âme pleinement gauloise en choisissant d’adhérer complètement au système de valeurs français et d’aimer la culture française au point de la défendre et la protéger comme la prunelle de ses yeux ,et en ressentant par la part du corps gaulois qui est en lui la même sensation et sensibilité que le parfait gaulois.------------------Mais là encore ,même pour le métis ,suivant la part plus ou moins grande de la part du corps gaulois qui est en lui ,il ne sera que imparfaitement plus ou moins pleinement français de corps et d’âme ,c’est comme ça et ce n’est pas autrement ,c’est une donnée de la nature et il faut faire avec .En fait le métis appartient encore à une autre race différente des races d’origines qui le composent ,à savoir la race des métissés tout comme le vert a la couleur caractéristique différente du bleu et du jaune

                                                                              Et que vous le vouliez ou non ,l’esprit français spécifique est le produit du corps et l’âme gauloise ,cela est vrai historiquement et cela est vrai aussi d’une certaine mesure expérimentalement .

                                                                              Historiquement il n’ya pas de doute ,la culture française spécifique a été créé par les gaulois et par eux seuls ,ce ne sont pas les chinois ,ni les arabes ,ni les noirs africains qui ont créé cette culture spécifique française ,comme la gastronomie et la littérature française ,la musique et le cinéma spécifiquement français tout comme la technologie française .

                                                                              Expérimentalement on peut constater que si un pays est peuplé majoritairement de gaulois alors c’est la culture française spécifique qui est produite ,majoritairement de noirs africains alors c’est la culture noire africaine qui est produite ,majoritairement de chinois alors c’est la culture chinoise ,majoritairement d’arabo-musulmans alors c’es la la culture arabo-musulmane qui domine .

                                                                              Plus particulièrement j’ai pu le constater lorsque j’allais personnellement dans une pâtisserie acheter des gâteaux d’origine française ,quand c’était des non-gaulois qui les fabriquaient ,quand les patissiers étaient arabes ou autres ,je ne retrouvais pas la même finesse dans la préparation et le goût du gâteau que si c’était des vrais gaulois qui le faisait ,non décidément les gaulois n’ont pas leurs pareils pour faire la meilleure pâtisserie du monde .

                                                                              Cela peut être aussi vrai dans la littérature ,mais pas toujours car la littérature russe est aussi exceptionnelle (mais en fait les russes sont des slaves qui sont une composante ethnique fondatrice de l’être gaulois)et de très grande qualité ,quant à la science et la technologie les asiatiques rattrappent les européens voire les dépassent bientôt. 

                                                                               


                                                                              • Nobody knows me Nobody knows me 5 novembre 2009 11:21

                                                                                Allons, allons, soyons sérieux, vous en comptez beaucoup des gaulois authentiquement de souche vous de nos jours... à part vous ?? Vous devez vous sentir bien seul, voilà pourquoi vous désirez des copains qui vous ressemblent, à la manière du mammouth dans l’Age des Glaces.

                                                                                Et vous êtes en plein délire mystique là, c’est quoi avoir « pleinement l’âme gauloise » ?? Ca m’échappe là. Vous avez une sonde pour mesurer la teneur en gauloiserie d’une âme ??

                                                                                Non, non, franchement, les analyses à travers les fonds de verre, très peu pour moi. Je préfère être considéré comme un bâtard ou ce que vous voulez, être « gaulois » comme vous ça ne me branche vraiment pas...


                                                                              • ZEN ZEN 5 novembre 2009 11:26

                                                                                Il m’arrive à moi aussi d’être gaulois
                                                                                Lors de certains repas bien arrosés


                                                                                • franc 5 novembre 2009 16:33

                                                                                  Nobody j’ai remarqué que vous avez du mal à lire et à entendre dans les propos qui ne vous plaisent pas et systématiquement vous passez outre ou par dessus les sens des mots que donne l’auteur du propos et déformez ainsi sa pensée à votre convenance.

                                                                                  Ainsi pour le terme gaulois dont j’ai pris soin plusieurs fois de donner ma définition et d’en préciser le concept tel que je l’utilise dans mes propos .---------------Je le répète donc ,j’emploie le mot « gaulois »non pas dans l’acception stricte de membre de la tribu gauloise antique dont le chef est Vercingétorix qui a fait la guerre contre César et tel que le raconte la bande dessinée Astérix de Uderzo et Gocciny ,mais au sens extrapolé et selon ma définition personnelle ,« gaulois » signifie habitant de la Gaule au temps de l’empire romain ,limitée dans ses frontières à la France gallo-romaine dont les membres sont issus de différents peuplades de l’Europe centrale et du sud ,composés de celtes ,de germains ,de slaves ,d’angles ,de saxons ,de vikings ou scandinaves et bien sûr de latins ou romains,ainsi que de tous ses descendants par métissage et dont l’assemblage forme ainsi historiquement le peuple français spécifique .Et par conséquent ,au sens large et par extrapolalion ,le terme gaulois peut s’appliquer à tous les habitants de l’Europe actuelle ,car ceux-ci descendent tous des même ancêtres ethniques des peuplades antiques de l’Europe centrale et du sud cités précédemment .

                                                                                  Et d’ailleurs les jeunes des banlieux issus de l’immigration magrhébine ou africaine désignent les français dit de souche , de la race blanche celtique purement européenne ,des blonds aux yeux beus qui mangent du cochon ou des bruns aux yeux marrons ,yeux de cochon,par le terme de « gaulois » voire de français ,et même de « souchien » quand ils ne les aiment pas .---------------------------------Et c’est à partir de là et pour différencier ces deux types d’individus de citoyenneté française par possession de la carte de la nationalité française,mais d’origines ethniques et migratoires différentes ,que je me suis permis d’établir ce concept de « gaulois » qui prête légitimement au débat sur l’identité française et dont je conçois qu’on puisse contester la légitimité par un débat contradictoire mais non la pertinence pour le débat lui-même .

                                                                                  Si donc vous voulez comprendre ce que je dis dans mes propos et en débattre ,il faut d’abord que vous admettiez le sens des mots que j’utilise pour façonner mon discours tout comme un mathématicien qui étudie un livre de mathématique doit accepter les définitions des termes mathématiques proposées par l’auteur du livre .----------------------------Souvent dans les dialogues ou les débats,la discussion se perd dans les incompréhensions à causes des sens différents que chacun donne à un même mot ,il faut donc bien s’accorder avant sur la définition des mots comme en mathématique ou dans le langage courant que chacun essaie dans la mesure et le plus posssible de deviner et de traduire honnêtement ,selon le contexte, le sens des mots utilisés par son interlocuteur . 

                                                                                  Il en est de même pour l’expression « âme gauloise » dont la définition que j’ai donné est ,ce qui constitue la philosophie ou le système de valeurs qui s’est constitué historiquement et auquel adhère fondamentalement le peuple français et qui avec le « corps gaulois » spécifique compose l’esprit français ,corps« gaulois étant le lien charnel ,sensuel et matériel,et âme gauloise étant le lien psychique , intellectuel et moral ;---------------------------plus précisément »l’âme gauloise « est ,je le répète ,constituée de la philosophie grecque ,le droit romain,la sensibilité chrétienne et la raison des Lumières ,-------bref ,chrétienne et cartésienne .

                                                                                  Les français en général ont plus ou moins le corps gaulois et plus ou moins l’âme gauloise ,mais l’être gaulois complet et entier ,corps et âme ,est le prototype de l’esprit français qui donne sa spécificité et son unicité par rapport aux autres diversités d’être de prototype à travers le monde. ----------------Que ce prototype de l’esprit français soit le type parfait ou non , le type idéal ou non pour l’universalisation, est un autre débat . 

                                                                                  Si par la nature on n’a pas le corps gaulois ou très peu ,on peut néanmoins avoirs l’âme gauloise ,et rien n’interdit à ce que à la part de manque du corps gaulois on compense par une augmentation de la part de l’âme gauloise ,si l’on aime profondément l’esprit français .

                                                                                  je ne doute pas Zen ,à la lecture de vos commentaires ,que quelle que soit la couleur extérieure de votre peau ,vous ayez l’âme gauloise et même le corps gaulois intérieurement et que vous ayez l’esprit français bien plus que beaucoup de français dit de souche .

                                                                                   Et je le dis tout de go ,je préfère être ami avec un » bounty «  c’est à dire noir à l’extérieur mais blanc à l’intérieur qu’avec un »contre-bounty" c’est à dire blanc à l’extérieur mais noir à l’intérieur .


                                                                                  • Nobody knows me Nobody knows me 5 novembre 2009 17:04

                                                                                    Je réagis selon ce que je comprends des commentaires. Evidemment, si vous utilisez le terme « carré » pour évoquer un cercle, je vais avoir du mal à assimiler...
                                                                                    Et bien, malgré que l’intérêt de cette assertion soit très minime, en effet je suis tout à fait en désaccord avec vous, même maintenant avec votre sens des mots sous les yeux.

                                                                                    Concernant le terme « souchien », ce serait bien d’arrêter la manipulation. Ce terme a d’abord été utilisé par les nationalistes pour faire valoir leur pureté et leur fierté bien avant que les jeunes immigrés ou descendants d’immigrés l’utilisent. Il s’est trouvé de ces jeunes qui ont eu une couverture médiatique et ont utilisé ce terme pour souligner qu’ils n’étaient pas considérés comme des « souchiens » par ces mêmes souchiens.
                                                                                    Je me souviens même d’hypocrites sur Avox ayant fait mine de comprendre « sous-chiens » pour s’insurger et hurler au racisme. Evidemment, on y retrouvait tous ceux qui se gargarisaient d’être de vrais souchiens et qui traitaient les immigrés de bien pire chaque jour.

                                                                                    Ensuite, vous considérez les invasions provenant d’Europe centrale et même romaine comme faisant partie intégrante du « corps et de l’âme français ». Pourquoi les invasions arabes n’en font-elles pas partie ?? Après tout, elles en sont comme les autres et ont imprégéné, à un niveau peut-être moindre, notre culture.
                                                                                    L’histoire de notre pays est encore liée, plus récemment, à l’Afrique du Nord. Malgré que ça soit plutôt sanglant (et dans ce cas, que dire des conflits en Europe ?), c’est tout de même une partie de notre histoire.
                                                                                    Alors je vous demande : où est passée cette histoire là ?? Vous avez mis une date butoir à partir de laquelle on arrête de comptabiliser ??
                                                                                    Car l’histoire n’est pas figée dans le marbre, elle ne s’est pas arrêtée aux Lumières ni à Descartes, l’histoire avance et ne s’arrêtera que quand un taré appuiera sur le bouton rouge ou quand notre soleil nous pètera à la gueule.

                                                                                    Je ne comprends pas non plus pourquoi une personne n’ayant pas le « corps gaulois » devrait avoir plus « d’âme gauloise » pour compenser. Ainsi, un vrai de vrai gaulois pourrait se comporter comme un gros con parce qu’il a l’avantage du physique ???
                                                                                    C’est justement à contre-courant de l’esprit des Lumières que vous évoquez, on naît tous égaux paraît-il ? A moins que ce concept soit obsolète dans votre conception de la France ?

                                                                                    Cdlmt


                                                                                  • franc 6 novembre 2009 17:54

                                                                                    Votre comparaison avec les concepts du carré et du cercle n’est pas recevable dans le cas présent avec mon propos,d’abord les termes carré et cercle ont une signification univoque sans aucune ambiguité même employé dans le langage courant car tout le monde ont implicitement leur définition mathématique en tête qui est clair pour tous ,ce qui n’est pas le cas pour le terme gaulois car celui-ci étant un terme non scientifique n’a pas naturellement la force de clarté et de précision d’un terme mathématique et d’ailleurs même les historiens discutent encore sur la pertinence de ce concept employé ;mais d’autre part dans mon propos exprimé en langage courant dont les termes ont en général et le plus souvent plusieurs sens (’voir le dictionnaire) voire sont ambigüs s’il n’ ya pas de définitions explicitement mentionnées ,il faut l’intervention de l’attention et de la vigilence du lecteur pour en comprendre le sens suivant le contexte  ;et donc vous auriez du exercer normalement ce travail d’attention d’autant plus et là c’est impardonnable de votre part ,que j’ai donné explicitement et accolé , plusieurs fois et à chaque fois ,la définition du terme gaulois utilisé ,------------il me semble donc que vous éludez votre responsabilité dans l’incompréhension voire votre mauvaise foi ,et cela n’est pas la première fois comme je vous l’avez fait remarqué .

                                                                                    Concernant l’origine du mot « souchien » votre présentation des faits est quelque peu déformante ou du moins contestatable .Il est vrai que le concept de « français de souche » a été élaboré et utilisé par les nationalistes ,mais ils n’ont pas créé ni utilisé le mot « souchien » pour l’exprimer ,ce sont au contraire leurs opposants, des membres de l’association des Indigènes de la République peut-être en premier ou son porte parole mais qu’importe ,qui par bravade ou par haine ,peut-être les deux à la fois ,ont répondu en désignant les français de souche de manière négative par le terme de « souchien » en sous-entendant le terme explicitement insultant de « sous-chien » ,ce à quoi les nationalistes peuvent répliquer que les immigrés non-souchiens sont des sous-souchiens,comme quoi la haine provoque la haine .

                                                                                    Vous vous posez la question pourquoi les invasions d’Europe centrale et romaine font partie du « corps et de l’âme français » et pas les invasions arabes ou africaines .---------------------------------------------------Tout simplement parce que l’esprit français ,corps et âme ,la culture française spécifique ,a été créé puis forgé à partir de ces invasions et rien d’autres ,avant cela l’esprit français n’existe pas ,et est resté le même durant deux millénaires tout en s’améliorant et s’affinant par métissage et tout en gardant son intégrité jusqu’à l’époque actuelle et récente où cet esprit a atteint un niveau de maturation et acquis son identité parfaitement définie et déterminée ,spécifique et unique , dont l’excellence est reconnue de manière retentissante en rayonnant dans le monde entier ;l’esprit français ,corps et âme ,est resté à peu près et fondamentalement le même dans son évolution durant ces deux millénaires ,malgré les soubresauts de l’histoire dûs avant tout par les avatars de la politique et les passions des hommes .Son système de valeurs s’est établi par développement progressif dans ses grandes lignes et par complétions successives ,la philosphie grecque , le droit romain ,le christianisme ,l’esprit des Lumières ,ne s’opposent pas mais se complètent et enrichissent l’âme française ,tandis que le corps français ne change pas non plus mais s’améliore par métissage ordonné et bien considéré qui n’entrave pas son intégrité et sa spécificité ou ne dégrade pas sa qualité . Et les nouvelles petites vagues d’immigrations de la fin du 19 è et du début du 20 è siècle principalement d’origine europénne dont l’a nature ethnique et culturelle n’est pas différente du corps et l’âme de l’esprit français ,n’a pas entamé l’équilibre et l’intégrité de cet esprit . C’est ainsi que l’esprit français s’est forgé et a atteint son plus haut développemment jusqu’à une époque récente ,pour le dire plus nettement ,avant les nouvelles grandes et massives vagues d’immigrations venant d’Afrique du nord et et du sud dans la 2 è moitié du 20 è siècle .

                                                                                    Ces nouvelles vagues d’immigrations massives arabo -africano musulmanes viennent après que l’esprit français se soit formé et bien déterminé en tant que tel ,dans son corps ,dans son âme ,dans sa culture spécifique et unique , et c’est en cela tout d’abord et intrinsèquement qu’elles diffèrent des premières invasions d’Europe centrale et romaine ou des immigrations d’origine purement eurpéenne ,celles-ci ont créé et créent en constituant naturellement l’esprit français et par conséquent ne peut logiquement pas le déstabiliser ou dégrader en soi son intégrité ,alors que celles-là au contraire viennent a priori et en soi comme un corps étranger et peut logiquement en soi menacer son équilibre et son intégrité .

                                                                                    Ensuite ,la différence est marquée et s’accentue même par le fait de sa nature ethnique différente et de la culture qui l’accompagne tout à fait différente ,voire opposée ou contradictoire ,en l’occurrence par la religion islamique .De plus la quantité massive de ces immigrations allogènes dépassant largement le seuil d’un métisage réussi et en un temps très court ,empêche le bon déroulement de l’intégration et encore plus l’assimilation nécessaire à l’équilibre d’une société ,d’autant plus lorsque les caractères des individus ne se prêtent pas ou refusent cette intégration pour une raison ou pour une autre ,par fierté ,par orgueil ou par ethnocentrisme ou communautarisme .Alors que les immigrés récents d’origine europpéenne cherchent et font tout pour s’asssimiler dans la société d’accueil ,beaucoup d’immigrés arabo-africano musulmans cherchent au contraire à s’en démarquer et à accentuer les différences et les divisions ,et même se comportent de manière affreuse chassant et terrorisant ses voisins qui ne sont pas de même nature ethnique , culturelle ou religieuse ,d’où la montée des tensions voire des haines entre ceux-ci et la population autochtone de souche purement européenne quand ce n’est pas carrément l’affrontement avec les incendies et les meurtres . 

                                                                                    Voilà la différence entre les invasions arabo-africano-musulmanes et les invasions européennes non -musulmanes , en gros et pour le dire sans ambages ,celles-ci font l’esprit français alors que celles-là le défont.-----------------.--------------------------Et d’ailleurs ces invasions arabo-africano-musulmanes semblent défaire aussi les sociétés où elles se sont installées partout dans le monde ,ce qui ne prête pas à l’optimisme et doit renforcer encore plus la prudence et la vigilence pour ne pas dire hélas la crainte .

                                                                                    Mais direz vous ,il n’ ya pas de date butoir pour l’histoire qui n’est pas figée ---------------------------Oui l’histoire ne s’arrête pas et n’est pas achevée ,oui elle avance mais malheureusement elle peut aussi reculer .Il ne s’agit pas de bouger pour bouger ,de changer pour changer ,car on peut bouger vers le bon ou vers le mauvais ,changer vers le bien ou vers le mal .La question est donc de se demander et de savoir si ce qui vient après est bon ou mauvais ,si c’est bon alors il faut l’adopter,si c’est mauvais alors il faut le rejeter ,et garder ce qui est présent qui reste encore le mieux ,quant à ce qui est avant ou au passé ,là aussi il faut faire le tri ,ce qui est mauvais ou devenu caduque et archaïque ,il faut le délaisser et garder ce qui est encore bon pour aujourd’huis .C’est ainsi que l’esprit progresse suivant la droite raison et l’humanité avec .

                                                                                    Descartes et les Lumières ne clôrent peut-être pas l’Histoire mais je ne vois rien d’autre en ce moment comme alternative immédiate ,pas en tout cas l’islam tel qu’il est aujourd’huis ,l’islam contemporain coraniste et hanbalite ,l’islam obscurantiste et idolâtre, ennemi de la raison par perversion et hérésie livriste ,déification et adoration d’un livre ,objet créé par des créatures humaine à une certaine époque pariculière ,à un certain lieu particulier et dans des conditions particulières plutôt négatives et mauvaises que positives et favorables.--------------------------Ce n’est pas parce que l’islam est venu après le christianisme que nécessairement il lui est supérieur ni d’ailleur a priori inférieur ,l’islam tel qu’il est aujourd’huis , l’islam coraniste hanbalite ,est inférieur et bien en dessous du christianisme parce qu’il en est la dégénérescence et la perversion hérétique .L’islam originel du tout début de la conversion de Mahomet était un christianisme rationnel ,une forme du nestorianisme ,ce christianisme rationaliste hérétique et persécuté par l’Eglise à l’époque du vivant de Mahomet qui justement a été converti à cette religion par un moine nestorien (et non pas par l’ange Gabriel ou alors celui-ci aurait pris la forme et l’esprit de ce moine chrétien nestorien).Cet islam originel nestorien d’essence chrétienne et rationnelle aurait pu prendre la suite du christianisme archaïque et corrompu et même Descartes et les Lumières ,mais malheureusement cet islam des lumières et de la raison a aussitôt disparu avant même que l’islam coraniste ne soit né et le coran créé .Ou peut -être l’islam des moutazilites qui est une sorte de réminiscence de cet islam chrétien rationaliste originel aurait pu tenir son rang dans l’histoire universelle ,mais malheureusement cela n’a duré que quelques décennies dans le siècle d’or de Bagdad avant d’être emporté et détruit par les ténèbres hanbalites qui durent encore jusqu’à aujourd’huis .

                                                                                    Non c’est la Raison et la Raison seule qui peut faire avancer l’Histoire (HEGEL).------------------Or jusqu’à maintenant aucune idéologie ni aucune institution religieuse ou laïque n’atteint le niveau de perfection en rationalité que l’esprit des Lumières ou l’esprit de Descartes ,c’est pourquoi l’esprit cartésien et des Lumières semblent être incontournable pour faire avancer la civilisation humaine ,-------------------------sauf cependant la philosophie grecque qui reste au sommet et insurpassable jusqu’à ce jour dans l’élévation de l’histoire au niveau de la pensée humaine .La philosophe Simone Weil,hellèniste et mystique ,disait que depuis le miracle grec ,l’humanité ne fait que décroitre à chaque oscillation historique .---------------------------Et d’ailleurs la Renaissance et les Lumières ne sont que les reflets ou la réminiscence partielle de cet esprit grec rationnel et transcendant .

                                                                                    Oui Platon est indépassable par son projet politique . Le projet républicain contenant le triptyque républicain Liberté ,Egalité ,Fraternité proclamé par les Lumières est bien inférieur au projet platonicien contenant le triptyque platonicien du Vrai ,du Juste et du Beau qui est le système de valeurs absolues suprêmes sans lequel les valeurs inférieures relatives du triptyqye républicain restent lettres mortes .

                                                                                    C’est pourquoi ,si l’Histoire doit bouger ,et elle bougera ,ce ne peut être qu’en cherchant à faire aboutir le projet platonicien , c’est là le seul chemin , conformément à la direction de la Raison , pour que l’Histoire avance effectivement et l’humanité de progresser ,et c’est là un idéal politique insurpassable .

                                                                                     


                                                                                    • franc 6 novembre 2009 18:07

                                                                                      Pour ce qui est du corps gaulois ,son manque ou sa plénitude n’implique pas nécessairement ce que vous dites ,car j’ai bien précisé en ajoutant la condition « si l’on aime profondément l’esprit français » ;---------------là encore vous lisez mal consciemment ou inconsciemment pour faire une inférence erronée .

                                                                                      Si l’on aime profondément l’esprit françcais on peut et en principe on doit augmenter la part de l’âme gauloise en compensation au manque de la part du corps gaulois .Ce n’est pas une obligation mais une conséquence naturelle du fait qu’on aime profondément l’esprit français en cherchant à augmenter et à renforcer cet esprit français dans son corps ou dans son âme .

                                                                                      Quand on aime on ne compte pas dans l’effort de défendre l’esprit français .


                                                                                      • JP-Bourguet JP-Bourguet 8 novembre 2009 11:12

                                                                                        Le débat sur l’identité nationale est une mascarade au sens fort du terme : masquer autre chose. Pendant que nous allons débattre sur ce sujet nous nous détournerons de l’essentiel, vaincre le crise, créer des emplois, éviter les injustices sociales. On risque même de cristalliser l’attention sur d’éventuels faux français. Nous sommes en plein nazisme.

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