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Accueil du site > Tribune Libre > L’idéologie toxique d’Ayn Rand

L’idéologie toxique d’Ayn Rand

 

S'ils restent quasi-confidentiels en France, les livres d'Ayn Rand se vendent comme des petits pains aux États-Unis et en Grande-Bretagne : 25 millions d'exemplaires vendus dans le monde en 2007, et 800 000 de plus chaque année, y compris dans le milieu scolaire. La Bibliothèque du Congrès américain et "Book of the Month Club" (le club du livre du mois) considèrent que dans les années 1990, c'est son livre "La Grève" (Atlas Shrugged) qui a exercé la plus forte influence aux États-Unis après la Bible.

 

Chez les universitaires, il est de bon ton de reléguer au rang de littérature de gare à la mode ce que cette auteure considérait comme de la philosophie, à commencer par la notion d'"objectivisme" qu'elle a développée pour en faire un véritable système. Le seul problème, c'est qu'elle est prise très au sérieux par beaucoup de gens dans la sphère anglo-américaine où ses conceptions sont reprises par des idéologues influents comme :

  • John Hospers (le premier candidat du parti libertarien aux élections présidentielles américaines de 1972),

  • l'ancien président de la « Fed », Alan Greenspan qui a déclaré à son propos : « Elle m'a montré que le capitalisme n'est pas seulement efficace, mais aussi moral".

  • Ronald Reagan qui se disait être un admirateur d'Ayn Rand

  • Angelina Jolie et son ex-mari Brad Pitt qui se sont présentés comme adeptes de l'"objectivisme".

  • Jimmy Wales, le fondateur de l'encyclopédie libre Wikipédia, qui ne cache pas son admiration pour Ayn Rand. Après la lecture de "The Fountainhead" (La Source Vive), il s'est déclaré être lui-même libertarien

  • Il paraît même que Poutine non seulement connaît ses écrits mais qu'il aime en discuter.

  • les adeptes du transhumanisme considèrent les concepts d'"égoïsme" et de "productivité" sur lesquels se fonde l'"objectivisme" comme des valeurs ontologiques fondatrices.

La doctrine de l'égoïsme radical et de l'individualisme d'Ayn Rand a été récupérée par un certain nombre de penseurs sulfureux comme l'auteur de la Bible de Satan, Anton Szandor LaVey, qui explique que sa religion est « uniquement la philosophie d'Ayn Rand à laquelle ont été ajoutés des cérémonials et des rituels ».

Écrivaine d'origine russe (de son vrai nom Alissa Zinovievna Rosenbaum) émigrée aux États-Unis en 1926, Ayn Rand a mis en avant une philosophie de l'égoïsme qu'elle a présentée dans son roman "Atlas Shrugged" (La Grève - 1957) comme "le concept de l'homme en tant qu'être héroïque, avec son propre bonheur comme but moral de sa vie, la réalisation productive comme son activité la plus noble, et la raison comme sa seule activité".

L'"Amazon Author Rank" (le classement des meilleurs ventes d'Amazon) la répertorie au même rang que Shakespeare et JD Salinger.

Les idées de cette auteure sont tellement extrémistes que beaucoup les considèrent comme caricaturales. Elle défend l'autosuffisance, s'en prend à l'altruisme, dénonce l'administration considérée comme paralysante pour l'initiative individuelle et, en conséquence, met en cause toute forme de réglementation gouvernementale.

Certains théoriciens de l'ultra-libéralisme comme William Irwin dans "The Free Market Existentialist : capitalism without consumerism" (2015) ont proposé des variantes de cette idéologie en introduisant un minimum de contrôle par l'état pour protéger les personnes et leurs biens contre les dommages, la force, la fraude et le vol, mais pour la créatrice de "The Virtue of Selfishness" (La vertu de l’égoïsme - (1964), « Il ne peut y avoir de compromis entre liberté et contrôle gouvernemental », et accepter toute forme de contrôle gouvernemental, c'est « se livrer à un asservissement progressif ». Cela ne l'a pas empêchée, dans "The Question of Scholarships" (Les bourses d'études - 1966), de justifier l'acceptation des prestations gouvernementales comme une restitution partielle des impôts payés ou à venir pour pouvoir en bénéficier, ce qui n'est pas la moindre de ses contradictions. Pour autant, balayer d'un revers de la main ses théories sans lire leur argumentation ou les clouer au pilori sans prendre la peine de les réfuter serait contre-productif. Il vaudrait mieux, étant donnée leur influence, en prendre connaissance et y réfléchir de manière critique. Nietzsche, souvent assimilé à tort à ce système de pensée écrivait en 1881 : « Les innocents seront toujours les victimes parce que leur ignorance les empêche de distinguer entre mesure et excès, et d'assurer leur propre contrôle en temps utile ».

Les écrits d'Ayn Rand sont dangereux justement parce qu'ils s'adressent à des lecteurs "désarmés" (innocents et naïfs) en utilisant les pièges de la casuistique classique comme une cape rhétorique sous laquelle elle passe en contrebande ses préjugés cyniques et amoraux. Son écriture est d'autant plus convaincante pour des personnes vulnérables qu'elle est agréable à lire car, en fait, ce sont ses romans et non pas ses essais qui sont les best-sellers évoqués plus haut. Les deux tiers des clients d'Amazon mettent cinq étoiles à "Atlas Shrugged" (La Grève). Les lecteurs aiment l'histoire, l'intrigue, mais par la même occasion, et sans s'en rendre compte, ils s'imprègnent d'une idéologie soigneusement dissimulée à l'intérieur, comme un narcotique.

Ces idées ne disparaîtront pas au fil du temps :"The Fountainhead" (La Source Vive) est toujours un best-seller 75 ans après sa première publication. Peut-être vaudrait-il mieux admettre qu'Ayn Rand était une philosophe pour mieux démontrer les incohérences et les impasses de sa pensée et même, éventuellement y déceler quelques éléments originaux plutôt que de jeter le bébé avec l'eau du bain. L'ignorer ou la mépriser ne la fera pas disparaître. Ses effets sont pernicieux, mais sa réfutation ne devrait pas être plus difficile que celle d'autres doctrines dites "totalitaires", à condition de les mettre au programme.

L’idéologie toxique d'Ayn Rand a de plus en plus de succès, y compris en France auprès des communicants et des cabinets conseil qui contrôlent l'information. La rejeter en bloc n'est pas la bonne solution, il faut la combattre avec des arguments et des actions, sinon elle risque de faire des ravages.

 


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28 réactions à cet article    


  • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 3 octobre 09:54

    Du réchauffé de Mandeville ?


    • Clark Kent Clark Kent 3 octobre 10:26

      @Opposition contrôlée

      Mandeville est l’inventeur de la théorie du « ruissellement ». Il a influencé Adam Smith, Hayek et Keynes, et il continue d’être une source d’inspiration pour l’idéologie UBER, BnB représentée chez nous par qui vous savez, alors il est normal de trouver un air de famille, mais son approche est fondée sur la morale. Pour lui, le « vice » qui pousse à rechercher richesses et puissance produit de la « vertu » en apportant une opulence censée ruisseler du haut en bas de la société, ce qui suppose un certain altruisme. Même si c’est hypocrite, ça donne bonne conscience à ses adeptes.

      Rand est plus radicale, elles est amorale, elle ne parle ni de vice ni de vert, elle condamne toute forme de mysticisme, y compris les religions, et prône le réalisme philosophique et le « laissez-faire » :Pour elle, l’individu est la base de toute éthique, « il se doit d’exister pour lui-même et de « ne jamais se sacrifier pour les autres, ni sacrifier les autres pour lui-même » (ce qui, soit dit en passant est une oxymore majeure).

      C’est peut-être du « réchauffé », mais dans ce cas, Montaigne est du réchauffé de Lucrèce.


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 3 octobre 10:42

      @Clark Kent
      Merci pour ces précisions.
      Vous lui connaissez une descendance chez les partisans du transhumanisme ?


    • Clark Kent Clark Kent 3 octobre 11:20

      @Opposition contrôlée

      Bien sûr, on ne les compte plus.

      Par exemple, dans "Ayn Rand and the Posthuman« , Ben Murnane écrit : »Si nous, les humains, sommes vraiment confrontés à un avenir posthumain, la forme de cet avenir sera en grande partie une conséquence des écrits d’Ayn Rand" et il analyse les avantages et les inconvénients d’un avenir calqué sur les conceptions d’Ayn Rand, ce qu’il considère comme probable. Pour lui, entre le « seasteading » et les êtres humains technologiquement améliorés, l’avenir appartient à Ayn Rand et aux pionniers de la technologie qu’elle a le plus influencés (dont les psychopathes de la Silicon Valley).



    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 3 octobre 11:25

      @Clark Kent

      @Opposition contrôlée

       Puisqu’on parle de Mandeville :
       
      « Rasmiyah vit à Babel. Bien qu’elle réside dans un quartier musulman, c’est une chaos magicienne. Enseignante de profession, elle vénère le dieu serpent Glycon et organise sa vie en fonction du grimoire fondateur de sa religion, le Moon and Serpent Bumper Book of Magic.
      De l’autre côté de la Bordure, à Mande-Ville, Xiaomi est journaliste. Et gonzo, avec ça. Ses enquêtes génèrent du clic comme s’il en pleuvait — de la consommation en bonne et due forme, bien entendu, mais il ne faudrait pas le prendre pour quelqu’un qui en a quelque chose à foutre.
      Quant à Donald Trompe, citoyen DN4n93xw dans la zone d’Algoripolis, il partage son quotidien sous l’égide de l’Indominux Lex, loué soit-Il, entre temps d’amour, d’amitié, de loisir et de travail — travail qui consiste à agencer des lettres flottant dans l’espace virtuel de son cube de vie. Ces trois-là ne se connaissent pas. Et pourtant, la M-Théorie va bouleverser leur vie à tous. Et peut-être même bien au-delà… »

       
      MortTM est avec Bonheur TM et Vie TM, le dernier (mais qui peut se lire le premier, et même s’en tenir là) roman de la trilogie Trademark

      de Jean Baret.
      Que je conseille vivement à ceux qui aiment lire.


    • ZenZoe ZenZoe 3 octobre 10:21

      Tout dépend de ce qu’on met derrière le mot égoïsme. Le monde est une jungle et chaque individu de chaque espèce animale doit lutter pour sa survie. Privilégier ses intérêts à ceux de tous les autres est normal et même indispensable, sachant que personne ne va le faire pour vous aussi bien.

      Même la démarche visant à organiser la vie en communauté relève de l’égoïsme. On accepte de rogner un peu cette responsabilité individuelle et en échange on reçoit plus de confort et de sécurité collectifs.

      La tendance de certains (sinon tous) de recevoir plus qu’ils n’apportent est naturelle, et en appeler à leur responsabilité individuelle ne mènera jamais nulle part. C’est à la collectivité d’établir des règles claires et de sanctionner les abus, ce qui n’est pas toujours fait efficacement à vrai dire.

      Si je comprends bien l’article (mais bon, on est lundi matin), Ayn Rand préconise l’individualisme versus le collectif. C’est son droit, cela mène à l’élimination des plus faibles et une certaine barbarie, c’est notre droit aussi de choisir une autre société, plus compréhensive, mais qui finira tôt ou tard par s’étouffer, les faibles étant bien plus nombreux que les forts smiley


      • Clark Kent Clark Kent 3 octobre 10:36

        @ZenZoe

        Diviser le monde en « faibles » et « forts » est effectivement une vision du monde qui colle avec l’idéologie d’Ayn Rand pour qui les pauvres sont « coupables » de l’être et ne méritent que ça !

        Le problème, c’est que, même si l"homme est un loup pour l’homme", cela signife qu’il vit en meute ou en société et que, même si on accepte votre point de vue, cela suppose un minimum d’altruisme, et les « forts » doivent protéger les « faibles » (c’était la justification médiévale de la position de s suzerains par rapport aux vassaux.

        Chez Ayn Rand, l’altruisme n’existe pas L’état n’est pas là pour garantir une équité sociale, mais pour protéger les biens de ceux qui on « réussi » (en écrasant les autres ?). Si on pousse le bouchon, cela débouche sur une société sans enfants dont la prise en charge demande une bonne dose d’altruisme, et donc une société qui s’auto-détruit.


      • voxa 3 octobre 11:08

        @ZenZoe

        Si l’humanité existe encore, toute chétive qu’elle est, assurément, ce n’est pas grace son égoisme.
        La notion même de société repose sur la générosité et l’entre-aide.

        Les mitterrands, sarkosis, hollandes, macrons et autres scories humains sont justes des déviants complexés (souvent par leur taille), qu’un jours prochains on réussira à détecter tres tôt pour les guérir ou les isoler et les empêcher de nuire.


      • Fergus Fergus 3 octobre 11:31

        Bonjour, ZenZoe

        « Même la démarche visant à organiser la vie en communauté relève de l’égoïsme. On accepte de rogner un peu cette responsabilité individuelle et en échange on reçoit plus de confort et de sécurité collectifs. »

        Plutôt que d’« égoïsme », je parlerais d’« instinct de survie ».


      • Clark Kent Clark Kent 3 octobre 11:56

        @voxa

        Et il y a pire, par exemple la première ministre du Royaume-Uni, Madame Truss, qui a un jour présenté la Grande-Bretagne comme "une nation de combattants de la liberté symbolisée par Airbnb qui circulent avec Uber et mangent avec Deliveroo« .

        C’est encore plus fort que la »social-démocratie" (copie conforme du Parti Démocrate américain) que vous dénoncez et de l’extrème centre du trio de pieds nickelés Bayrou-Legendre-Macron.

        À côté, les défenseurs de "la famille et du travail« comme Georgia Meloni sont des  »humanistes", et c’est peut-être en réaction aux premiers que les seconds ont un certain succès. Il y a peut-être quand même une issue à cet état manichéiste du monde politique ?


      • ZenZoe ZenZoe 3 octobre 12:18

        @Clark Kent
        La question des plus faibles reste posée dans toute société humaine (les autres espèces animales elles ne s’embarrassent pas de scrupules et les éliminent). Quelle place pour ceux qui ne peuvent pas se soutenir eux-mêmes pour diverses raisons ? Trop d’égoïsme conduit à la barbarie, trop d’altruisme conduit à l’affaiblissement et éventuellement à l’anéantissement d’une société.

        Où mettre le curseur ? L’Histoire est faite d’allers-retours entre deux extrêmes, en passant par des compromis, la meilleure solution au fond.


      • Clark Kent Clark Kent 3 octobre 13:42

        @ZenZoe

        Quoi qu’il en soit, Ayn Rand avait mis le curseur à droite. Ce qui est préoccupant, c’est le côté pernicieux de son idéologie qui n’est rien d’autre que celle du far-west à l’eau de rose dans laquelle les brigands sont présentés comme des héros et les victimes comme des ivrognes. Et dans le monde anglo-américain, cette position du curseur rencontre un certain succès à travers les clichés fabriqués et diffusés par Hollywood.

        Qu’on le veuille ou non, par capillarité dans notre pays où la culture américaine est plus qu’envahissante, les gens subissent cette influence indirectement sans en connaître l’origine. Ce qui est préoccupant aussi, c’est que les plus grosses fortunes réalisées via internet, à commencer par les opérateurs des réseaux sociaux fonctionnent sur ces principes. Et les proies ne reconnaissent pas le prédateurs qui avancent masqués.

        Quand on introduit des chats dans une île où il n’y en avait jamais eu, ils font des ravages, parce que leur gibier n’a aps appris dans son évolution à identifier leur chasseur. En France, nous nous trouvons dans la même situation que cette faune îlienne.


      • LeMerou 4 octobre 07:05

        @ZenZoe

        Bonjour, 
        « Le monde est une jungle et chaque individu de chaque espèce animale doit lutter pour sa survie »

        Le monde n’est pas une jungle, mais simplement un territoire. Quand aux espèces animales qui sont présente dedans, elle ne luttent pas pour leur survie, mais vivent et maintiennent leur reproduction, bien sûr que l’ont peut qualifier l’action de se nourrir de prédation, mais c’est notre vison humaine.

        La « jungle », comme vous écrivez, serait plutôt le système de prédation global régnant dans ce monde. 

        L’humain étant la pire espèce prédatrice qui fut engendrée, en aucun cas elle ne peut être comparée au règne animal. Elle tue pour se nourrir pour vivre en fait, mais aussi pour bien d’autres raisons, très en dehors des pratiques nourricières des autres espèces animales.
        De plus et c’est le plus grave, cette espèce « supérieure » telle quelle est qualifiée, tue son monde, ce qu’aucune autre espèce ne fait, ce qui démontre les limites de son intelligence. En plus dès son apparition cette espèce n’a eu que de cesse de modifier son environnement, c’est ce que beaucoup appelle l’évolution.

        Finalement, elle « s’autoéradique » lentement mais surement, entraînant dans sa chute, une partie du règne animal. Mais cela est le cadet de ses soucis.

        Philosopher, comparer l’espèce humaine, aux autres espèces est un non sens. Comparer les façons de vivre de cette dernière aux autres l’est tout autant.

         


      • LeMerou 4 octobre 07:36

        @Clark Kent
        « Quand on introduit des chats dans une île où il n’y en avait jamais eu, »

         Diantre c’est un comparatif étrange pour aborder le thème de l’immigration.
        Mais pourquoi pas 
        Les chats « tuant » les rats, qui eux même « tuaient » d’autres nuisibles. Et finalement, « ils » se sont retrouvés avec beaucoup trop de chats, et une augmentation des autres nuisibles, non régulés par les rats. Trop fort.....

        Le génie des penseurs, philosophe en tout genre, fut au départ de faire passer l’immigration comme un « sauvetage ». Nous offrons sur nos terres une autre vie à ces gens, ou ils pourront s’épanouir, etc, etc.

        Cette immigration était la nouvelle forme de l’esclavagisme, beaucoup plus vile et pernicieuse, ils ne recevaient plus des coups de fouets, mais de l’argent qu’ils redonnaient après.
        Le tout dans une fausse bienveillance tolérante, très soutenue par certains, pour peu qu’ils ne fussent pas présent dans leur monde.
        N’était pas envisagé la reproduction bien sûr, à la manière des chats !

        L’immigration d’aujourd’hui est encore bien plus pernicieuse, cette (fausse) tolérance toujours pour les mêmes thèmes, ne l’est que pour des raisons bassement géostratégiques et surtout économiques.
        Accueillons des X, parce que nous « commerçons » avec Z qui lui même « commerce » avec W, qui n’aime les X chez lui, pour tout un tas d’autres raisons.

        Phénomène est orchestré par des puissants, voulant le rester et même le devenir un plus, quand à l’insertion des X, « ils » s’en foutent royalement, au gouvernement des X de gérer le problème et là de prôner des idéaux comme
        la « mixité sociale », le « multiculturalisme », etc.... 

        Idéaux, qui dans l’histoire de l’humanité n’ont jamais donné de résultat, sinon des troubles. Mais surtout gardons nous de revoir l’histoire à t’on dit.
        Oui, il ne faut surtout pas regarder le passé, car avec un peu de réflexion et de bon sens (ce qui se perd, devant le mougeonnement global) l’ont trouverait bon nombre d’arguments, prouvant que les solutions « nouvelles » n’ont jamais fonctionné.


      • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 3 octobre 11:29

        ’’« Il ne peut y avoir de compromis entre liberté et contrôle gouvernemental », et accepter toute forme de contrôle gouvernemental, c’est « se livrer à un asservissement progressif ». Cela ne l’a pas empêchée, dans « The Question of Scholarships » (Les bourses d’études - 1966), de justifier l’acceptation des prestations gouvernementales comme une restitution partielle des impôts payés ou à venir pour pouvoir en bénéficier, ce qui n’est pas la moindre de ses contradictions.’’

         

        Faites ce que je dis, pas ce que je fais. Comme le écolos en hélico ... qui plantent des arbres pour se faire pardonner.


        • tiers_inclus tiers_inclus 3 octobre 17:19

          "il faut la combattre avec des arguments et des actions,

          « 

          Détox de qualité : »Plaidoyer pour l’altruisme« de Matthieu Ricard qui s’occupe au passage de Ayn Rand et de ses consorts fait admirablement le job. Au delà Matthieu Ricard, il y a plus de 10 ans déjà, anticipait le désenchantement que nous connaissons. Une tentative très argumentée et documentée de combattre le côté obscur de la force dont les signes étaient manifestes pour les plus lucides à l »époque.


          • Dudule 3 octobre 18:09

            Il faut signaler qu’Ayn Rand prêchait pour les autres, pas pour elle, qui a vécu une bonne partie de sa vie non pas de son dur labeur, mais de la générosité de ces adeptes, parce qu’elle était une sorte de gourou, décidant de qui devait épousé qui ou divorcer dans son cercle d’adeptes.

            Elle s’est faite payer le traitement de son cancer du poumon qu’elle s’était infligé en fumant comme un pompier par le système de santé public américain (pas encore complètement démantelé par Reagan).

            Faites ce que je dis, pas ce que je fais. Il y a beaucoup d’exemples du même genre que la gauche américaine s’est fait un plaisir d’énumérer.

            Elle est au cœur de la révolution conservatrice et de la vague néolibérale qui l’accompagne. Elle est amie avec des gens aussi insignifiant que Ronald Reagan, Margaret Thatcher, Milton Friedman et autres, qui tous adhèrent à son idéologie avec enthousiasme. Il est clair que Milton Friedman utilise l’idéologie de Rand comme prémisse à l’édification de la théorie économique néolibérale.

            Vous avez raison de mentionnez dans les commentaires les problèmes que posent son idéologie à l’éducation des enfants. Elle n’a jamais voulu en avoir précisément parce que ça remettait en cause son idéologie. Ou plus précisément, elle ne voulait pas s’occuper d’êtres inutiles et improductifs...

            Tout le discourt néolibéral ambiant, sur les entrepreneurs « créateurs de richesses » et autre balivernes reposent directement sur son idéologie : il y aurait des surhommes créateurs et la masse des gueux pour les servir.

            A la limite, ça fout la trouille... Comment quelqu’un d’aussi médiocre a pu et continue à avoir une telle influence ?


            • alinea alinea 4 octobre 15:48

              @Dudule
              Dans le médiocrité beaucoup de gens se retrouvent ! et c’est montré comme une supériorité.


            • sylvain sylvain 3 octobre 21:25

              La grève est parait il le livre préféré, le best seller des best seller, des gens de pouvoir .

              C’est une sorte de fantasme ou les puissants se mettent en grève et se délectent de voir le monde péricliter sans eux . C’est très drole quand on y pense, parce que quand on les connait un peu, on voit vite que si ils ne se sont jamais mis en grève, ce n’est certainement pas pour le bien des sans dents, non ils ne le font pas parcequ’ils ont une peur bleue de perdre leur place, leur pouvoir .

              Ca reste donc un fantasme de psychotiques qui aimeraient être indispensables et reconnus comme tels alors qu’ils sont simplement mégalomanne, d’ou le succès du bouquin



              • Charité bien ordonnée commence par soi-même.... Charité vient de beauté.... La question sera alors de savoir si le tranhumanisme rélève de la beauté ou plutôt de la laideur extrême de l’âme sans vie..... et beauté vient de « bon » sans considération esthétique. Un robot peut-il être bon ? A mon sens non, puisque son but ultime est d’être supérieur à l’autre et donc de le tuer..... 


                • C’est le mythe de MidaS. Naïf et avide de richesses, Midas choisit d’obtenir le toucher d’or, sans imaginer les effets pervers d’un tel pouvoir... En effet, comment boire ou se nourrir si tout ce que l’on touche se transforme instantanément en or ? En luttant contre sa propre mortalité (Transhumanisme) on court inévitablement à la mort... Qui perd gagne.... Leçon que ne peut intégrer l’américain moyen...


                  • sophie 5 octobre 10:12

                    @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                    et depuis Midas change des pneus des pare brise et des pots d’échappement.


                  • vaietsev1 5 octobre 10:33

                    @Clark Kent 

                    « Les écrits d’Ayn Rand sont dangereux justement parce qu’ils s’adressent à des lecteurs »désarmés« (innocents et naïfs) en utilisant les pièges de la casuistique classique comme une cape rhétorique sous laquelle elle passe en contrebande ses préjugés cyniques et amoraux. Son écriture est d’autant plus convaincante pour des personnes vulnérables qu’elle est agréable à lire car, en fait, ce sont ses romans et non pas ses essais qui sont les best-sellers évoqués plus haut. Les deux tiers des clients d’Amazon mettent cinq étoiles à »Atlas Shrugged« (La Grève). Les lecteurs aiment l’histoire, l’intrigue, mais par la même occasion, et sans s’en rendre compte, ils s’imprègnent d’une idéologie soigneusement dissimulée à l’intérieur, comme un narcotique. »

                    ---------------------------------------------

                    Que pensez alors de cet article de Joseph sur « le nouveau fascime de gauche . »

                    Diatribe s’il en est d’un facilité déconcertante à lire,à la portée de tous ,et plu que réaliste.

                    Joseph ,5 étoiles,mieux ; 4 clefs télérama d’un époque révolue .

                    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-nouveau-fascisme-de-gauche-198082

                    Vassily ,


                    • Yann Esteveny 5 octobre 11:05

                      Message à avatar vaietsev1,
                      Merci pour le lien vers ce très bon article !
                      La conférence suivante permet de saisir cette logique d’enfermement dans son soi : LE GOULAG c’est MAINTENANT - De la transformation intérieure (13/17) - abbé Olivier Rioult :

                      https://www.youtube.com/watch?v=43AvVGmhk3Y

                      Respectueusement


                    • vaietsev1 5 octobre 15:37

                      @yann esteveny ,

                      j’ai écouter quelques minutes de votre vidéo .

                      j’ai ris à entendre la chanson de je ne sais quel groupe ,à propos des pauvres qui veulent se construire et qui voudraient bien entré dans cette grande famille du show biz ,ou qui voudraient bien ressembler aux ordures du monde que sont vos frères .

                      Du peu que j’ai écouté ,j’ai trouvé l’auteur assez pauvre et chiant .

                      La gauche historique très certainement ,la gauche souveraine .

                      Vassily ,

                      Post scriptum : l’histoire que narre l’auteur de cette vidéo est t’elle une histoire qui à existé ,ou refais t’on l’histoire pour ceux qui ont été envoyé au goulag ?!!

                      Vassily ,


                      • Yann Esteveny 5 octobre 15:54

                        Message à avatar vaietsev1,

                        Le chanteur est Matthieu Côte décédé en 2008. Il ne sera jamais diffusé à la radio. Matthieu Côte - Qu’est ce qu’ils sont cons - Live au Ninkasi Kao : https://www.youtube.com/watch?v=Q84DpWK8S2o
                        Pour la partie uniquement musicale : https://www.youtube.com/watch?v=iVQMsT9Qncw

                        L’abbé Rioult commente les souvenirs et analyses d’Alexandre Soljenitsyne au goulag soviétique.

                        Respectueusement


                      • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 10 octobre 06:05

                        @Yann Esteveny

                        Merci pour cette référence. Cette chanson est géniale. Elle me rappelle certains excellents chanteurs... de gauche de mes jeunes années. Je vais partager. Ce gars aurait mérité d’être connu.


                      • vaietsev1 5 octobre 17:27

                        @Yann Esteveny ,

                        ok ,merci pour le tuyau .

                        Vassily,

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