• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > L’imbroglio irlandais, la surenchère populiste et l’impossible (...)

L’imbroglio irlandais, la surenchère populiste et l’impossible Brexit

La position de Theresa May semble à moyen terme intenable à cause de l’imbroglio irlandais. Il est en effet impossible de conserver une Irlande sans frontière physique comme s’y est engagé le gouvernement britannique tout en sortant du marché unique et de l’union douanière, comme l’a promis le Premier Ministre aux membres eurosceptiques de son parti. Un consensus pragmatique ne pourra être trouvé.

Le mois dernier, à mon étonnement causé par le manque de pragmatisme en Angleterre dès qu’on évoque la question européenne, un ami anglais réagit par cette petite remarque cinglante : « Il n’y a jamais eu de pragmatisme dans cette île, seulement du je-m’en-foutisme  ». selon lui, la création d’une église anglicane au XVIe siècle, du thatchérisme économique des années 80 ou d’une identité multiculturelle au XXIe siècle, est le résultat d’une indifférence, d’une insouciance voire même d’une négligence chez les Anglais.

Aujourd’hui, le royaume est désormais victime d’une énorme négligence de la part de son élite conservatrice et des médias populistes, le pays en est même devenu méconnaissable. Toute personne qui désormais s’oppose au résultat du référendum du 23 juin 2016 est cataloguée d’ennemie de la Nation, expression qu’utilisait Robespierre. Gina Miller, la femme d’affaires courageuse qui a poursuivi le gouvernement en justice pour avoir voulu déclencher l’article 50 sans consulter le Parlement a été conspuée par la presse conservatrice. Les tabloïds ont même retouché les photos de Miller pour que le teint de son visage devienne foncé, faisant mesquinement allusion aux origines étrangères de la banquière. Le Daily Mail a utilisé l’expression « ennemis de la nation » pour qualifier les juges de la Cour Suprême qui ont validé les arguments de Madame Miller en insistant sur le fait qu’un des trois juges était homosexuel, comme si sa sexualité avait interféré dans le verdict juridique. Plus grave, ce journal dont le site de nouvelles est le plus lu dans le monde remettait en cause la séparation des pouvoirs si chère aux Anglo-saxons.

Les médias populaires, encouragés par le silence complice du gouvernement ont appelé traitres, mutins aigris les 11 députés conservateurs qui ont voté pour l’amendement du 13 décembre donnant au parlement un droit de veto sur l’accord final conclu avec l’Union Européenne. Beaucoup de ces ennemis de la Nation pointés du doigt par le Daily Mail ont reçu par la suite des menaces de mort. Anna Soubry, europhile du parti conservateur, franche et très médiatisée, a été menacée d’être pendue alors que par son vote elle ne faisait que préserver la souveraineté sacro-sainte du parlement britannique, slogan de la campagne des Brexiters souverainistes (Nigel Farage, Boris Johnson, Michael Gove, David Davies, Liam Fox et Jacob Rees-Mogg). Il règne au royaume désuni un climat pourri ; il faut garder en mémoire l’assassinat politique de la députée travailliste pro-européenne, Jo Cox, par un militant d’extrême-droite en juin 2016.

En réalité, l’intérêt suprême de la nation n’existe pas car il y a quatre nations dans le Royaume-Uni dont les vues divergent quant au Brexit. Celui de l’Angleterre est mis à mal par deux partis qui s’entredéchirent et qui veulent à tout prix éviter l’implosion de leur organisation politique. Le Je-m’en-foutisme pour l’avenir du pays est flagrant ici car l’intérêt carriériste l’emporte sur les enjeux nationaux et sur l’unité entre d’une part l’Angleterre et d’autre part l’Irlande du Nord et les gouvernements autonomes du Pays de Galles et de l’Écosse qui veulent rester dans le marché unique européen.

Justement c’est l’Irlande du Nord que les Brexiters avaient tant ignorée pendant la campagne référendaire qui est à l’origine de l’humiliation de Theresa May quand celle-ci dut rentrer précipitamment à Londres alors qu’elle était en train de finaliser l’accord sur la première phase des négociations sur le Brexit le lundi 4 décembre : manque de professionnalisme aussi puisqu’elle avait oublié de consulter ses alliés politiques du DUP (parti d’anciens paramilitaires et fanatiques protestants) dont sa majorité dépend sur le sort des frontières irlandaises. Le DUP est catégoriquement opposé à une frontière douanière entre l’Irlande du Nord et la Grande-Bretagne. Finalement, après de longues négociations avec le DUP, aux premières heures du vendredi 8 décembre, le premier ministre britannique s’envole pour Bruxelles afin de satisfaire les demandes de la Commission européenne. Cette image du chef de gouvernement britannique en position de faiblesse n’a guère été appréciée par les plus fervents partisans du Hard Brexit.

Farage dans un discours au Parlement européen le 13 décembre s’est rendu compte que l’Union Européenne était en position de force et que dans les faits, le Brexit devenait caduque, qu’une nouvelle bataille s’imposait. Il est allé même plus loin le 11 janvier en demandant l’organisation d’un deuxième référendum à grande la joie des Remainers (les pro-européens). Quant à Boris Johnson, ministre des affaires étrangères, il a repris l’idée de Jacob Rees-Mogg que le Royaume-Uni était en train de devenir un satellite, un état vassal de l’Union Européenne. Notons que Jacob Rees-Mogg a sa propre société, Somerset Capital Management, gérant des filiales dans des paradis fiscaux. Il est évident qu’une sortie de son pays de l’UE arrangerait considérablement ses affaires.

La position de Theresa May semble à moyen terme intenable à cause de l’imbroglio irlandais. Il est en effet impossible de conserver une Irlande sans frontière physique comme s’y est engagé le gouvernement britannique tout en sortant du marché unique et de l’union douanière, comme l’a promis le Premier Ministre aux membres eurosceptiques de son parti. Un consensus pragmatique ne pourra être trouvé. Seul le je-m’en-foutisme anglais par rapport à l’Irlande répondra aux attentes d’un parti conservateur chahuté. L’Irlande sera soit devisée soit unie à moins que le Brexit ne soit carrément annulé. Il serait indéniablement idiot de sortir de l’Union Européenne pour se voir dicter les normes et les règles qu’obligerait une adhésion anglaise au marché unique.

Comme si la question irlandaise ne suffisait pas, voilà que la Norvège vient de s’immiscer dans les négociations. Selon le journal The Guardian, la Norvège aurait demandé à Bruxelles que la Grande-Bretagne n’accède pas à des secteurs clés du marché unique sans remplir les obligations qu’un tel accès exigerait : la libre-circulation des personnes, la participation au budget et l’exclusion aux prises de décision.

Theresa May, fille de Pasteur protestant, croit en sa mission morale de satisfaire la volonté du peuple, celle du 23 juin 2016, car il semble depuis lors que la démocratie britannique se soit arrêtée. Elle reste persuadée qu’elle pourra obtenir de Bruxelles le beurre et l’argent du beurre, la sortie du marché unique et le maintien du passeport financier européen. Il est évident que la seule porte de sortie viable pour le Royaume-Uni est l’annulation de l’article 50. Pour reprendre Bill Clinton : « it is the economy stupid ! »

Enfin, notons que Theresa May a exigé la démission de son loyal vice-premier ministre pro-européen, Damian Green, pour lui avoir menti sur un contenu pornographique qu’il aurait eu sur son ordinateur professionnel. Par contre, son ministre du Brexit, David Davies, n’eut aucune sanction pour avoir menti devant le parlement sur l’existence d’une étude sur l’impact du Brexit sur 58 secteurs économiques du pays. En réalité, il en existe aucune.

Mon ami a sans doute raison : ce qui oriente l’Angleterre est le je-m’en-foutisme. Il est certain que les tensions s’intensifieront entre Londres et l’Irlande car Dublin prend le maintien de la paix entre le Sud et le Nord très au sérieux. Quant à l’Écosse, elle observe et attend la débâcle et le moment opportun pour déclencher un nouveau référendum.

 


Moyenne des avis sur cet article :  1.94/5   (17 votes)




Réagissez à l'article

43 réactions à cet article    


  • eddofr eddofr 16 janvier 14:51

    Est-ce une caractéristique commune à tous les anglo-saxons, à tous les anglophone, que de rester « droit dans ses bottes », et aller jusqu’au bout de ses pulsions/choix quelles que soient les conséquences ?


    Est-ce que c’est la langue, l’histoire, la génétique ou quelque chose de plus mystérieux qui formate ainsi une population ?

    Cela leur permet, en de rares occasions, d’avancer contre vents et marées.

    Le plus souvent cela les conduits à se ruer droit sur le précipice sans jamais remettre en question la direction prise.

    • Alren Alren 17 janvier 13:03

      @eddofr

      Tout votre commentaire est constitué d’allégations blessantes pour les Anglais, amis sans preuves ni exemples.
      Ils ont très bien vécu avant leur adhésion à l’UE. Ils vivront très bien après !

      Même la perte du libre-échange avec les pays de l’UE ne serait pas une catastrophe, car cette zone semble vouloir partager jusqu’au bout le déclin économiques des USA.
      Cela inciterait les industriels britanniques à trouver de nouveaux débouchés avec les pays en croissance sensible. Une baisse de la livre favoriserait ces exportations.

      "Il est en effet impossible de conserver une Irlande sans frontière physique comme s’y est engagé le gouvernement britannique tout en sortant du marché unique et de l’union douanière".

      L’Ulster est sur une île séparée de la Grande Bretagne. Il est donc facile de lui donner un statut particulier comme en bénéficient Jersey, Guernesey, l’île de Man, notamment en créant une frontière quasi ouverte avec l’Eire, pour des échanges qui ne concerneraient pas la Grande-Bretagne elle même.


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 16 janvier 14:53

      Avec Tatcher, le Royaume-Uni avait sa dame de fer.

      Avec May, le Royaume-Uni a sa dame de paille.

      Plus le temps avance et plus il est évident que le Brexit est la pire décision prise par le peuple anglais, sous l’influence d’une tribu politique qui n’avait que ce cheval de bataille pour exister électoralement et médiatiquement parlant.

      Tout comme le FN en France ou la FI, les partisans du Brexit ne voulaient qu’avoir un référendum, le perdre et passer la décennie suivante à s’en lamenter et en réclamer un nouveau. Pas le gagner et devoir assumer les responsabilités du pouvoir.

      Il faut voir le demi-sourire qu’ils arboraient le soir du référendum quand les premiers sondages donnaient le « non » vainqueur.

      Mais dans la nuit, les résultats ont montré que les sondages avaient manqué leur cible. Les partisans du « non » s’étaient en partie abstenus, convaincus que les campagnes n’oseraient pas se tirer une balle dans la tempe, ce qu’elles ont fait, pensant que le Royaume-Uni était toujours un glorieux Empire pouvant vivre par lui-même.

      Plus grave qu’une sortie de l’Union, l’unité du pays est désormais menacée. L’Angleterre a voté la sortie, de même que le Pays de Galles, mais pas l’Ecosse ni l’Irlande du Nord ou Gibraltar.

      Et ni les écossais, ni les nord-irlandais ne veulent perdre les bénéfices d’une appartenance à l’union.

      Et l’ UE a été claire : une fois l’abonnement résilié, hors de question de continuer à regarder les chaînes gratuitement.

      L’assurance d’un frontière « light » entre les Irlandes risque de ne pas suffire : on peut s’attendre à ce que le Brexit se termine par la réunification de l’ Ile si l’Ulster confirme sa volonté de rester dans l’Union.

      Pour l’ Ecosse, c’est plus délicat : même si le pays votait sa partition du Royaume-Uni, l’ UE ne le considèrerait pas pour autant comme faisant encore partie du club. L’Ecosse indépendante devrait faire une demande d’adhésion périlleuse car l’ Espagne, qui n’a pas envie de voir la Catalogne avoir de mauvaises idées supplémentaires, voterait sans doute contre son adhésion.

      Une échappatoire pourrait être trouvée : en 1991, la réunification allemande a fait adhérer de fait l’ex-RDA à l’Union sans autres procédures. L’ Ecosse pourrait annoncer sa volonté de s’unir avec l’Irlande usant de ce précédent et former une république gaélique : les deux nations ont une histoire et une langue communes. La politique demande parfois un peu d’imagination...

      Gibraltar a aussi fait part de sa volonté de rester dans l’Union. Sans pour autant rejoindre l’Espagne, la colonie pourrait user d’un même subterfuge en s’adossant à Malte par exemple.


      Londres a déjà perdu les sièges d’instances européennes qui s’y trouvaient, ainsi que les emplois qui y étaient rattachés.

      Les citoyens anglais ont déjà pu apprécier les conséquences de leur choix avec un renchérissement de 10 % du cout de la vie, conséquence de la baisse de la Livre.

      Cela ne constitue qu’un premier pas : Londres va perdre son « passeport européen », ce qui retirera aux banques et aux autres établissement financiers qui y ont leurs sièges les avantages à commercer avec le continent.

      A terme, il est estimé que la City va perdre plus d’un tiers de ses emplois et des milliards de chiffre d’affaire au profit de Dublin, Paris et Francfort.

      Les anglais ont beaucoup perdu déjà et vont perdre plus encore.

      Quand aux gains annoncés, ils seront minimes car les partisans du Brexit ont eux-même reconnu avoir largement menti sur les bénéfices attendus.

      Les temps s’annoncent brumeux sur la Tamise.



      • Olivier Perriet Olivier Perriet 16 janvier 16:48

        @Mmarvinbear

        Bon, question faits bruts, ce n’est pas parce que vous écrivez des lignes qu’il y a de la matière.

        Il est clair que vous souhaitez pour l’Irlande et le Royaume Uni la politique du pire façon Ukraine : la partition et l’affrontement violent des pros et des antis, le « Vous êtes avec l’UE à 100%, ou contre l’UE à 100% ».

        Justement, le chaos ukrainien a durablement discrédité cette UE, et il est difficile de réitérer ce glorieux fait d’arme, raison pour laquelle les dirigeants européens ne peuvent sans doute pas se permettre d’être aussi dur avec les grands bretons.

        Jusqu’à présent, donc, T May ne s’en sort pas si mal avec l’Ulster et ses différentes factions.

        Il est d’ailleursparfaitement ridicule de souhaiter un nouveau rideau de fer entre les « deux Irlandes », rideau de fer d’ailleurs, qui n’a sans doute jamais existé vu le tracé alambiqué de la frontière.

        Pas plus de sécession écossaise non plus pour l’instant : les grands bretons flegmatiques n’ont pas le sang chaud des catalans.

        Pas d’effondrement économique non plus, bien que, je le reconnais, pour le business, il vaut toujours mieux une stabilité insatisfaisante que l’incertitude d’une remise en question.

        Vous formulez des voeux en souhaitant qu’ils se réalisent :

        le chaos en Irlande, la sécession de l’Écosse, tels sont les nouveaux dadas des pro européens « pacifistes ».

        Il y a mieux quand même


      • Emohtaryp Emohtaryp 16 janvier 16:52

        @Mmarvinbear

        Les anglais ont beaucoup perdu déjà et vont perdre plus encore.

        Seulement dans tes rêves, enfumeur...smiley
        L’Angleterre se porte à merveille plus que jamais. bientôt bien loin de la dictature ue....


        Paraît que Junker dépité, s’est torpillé un magnum de sky et a redoublé d’effort dans le blanchiment d’argent pourri, sa seule compétence avérée........

        FREXIT, VITE, TU M’EXITES ! smiley


      • julius 1ER 16 janvier 18:01

        @Mmarvinbear

        analyse tout à fait juste Marvin !!!
        j’ajouterai que le RU est plombé à terme car je partage ton avis que les Irlandais et les Ecossais vont devoir se trouver un avenir commun, je doute que les peuples irlandais aient envie de rejouer la guerre civile « comme au bon vieux temps » 
        cette idée de République Gaëlique " sonne assez juste, mais bon sur ce forum comme sur d’autres il y en a beaucoup qui n’ont encore pas évalué ce que le Brexit implique dans les faits .....
        l’Angleterre a enclenché la machine à perdre, tout cela est assez logique finalement !!!

      • Mmarvinbear Mmarvinbear 16 janvier 19:39

        @Emohtaryp

        L’Angleterre se porte à merveille plus que jamais. bientôt bien loin de la dictature ue....

        Pas vraiment : la Livre a perdu 10 % de sa valeur, ce qui a un impact important sur la consommation des ménages car l’agriculture britannique est loin d’être capable de garnir les tables anglaises. Les londoniens s’en sont aperçu à Noel : en moyenne le prix des denrées est monté de 12 %.

        Les perspectives de croissance ont été revues à la baisse : 1,8 points de prévu pour 2018 au lieu de 2,2, et pour 2019 la base est estimée à 1,3 % au lieu de 1,7, et ce avant toute négociation sérieuse sur les relations commerciales.

        Londres a d’ors et déjà perdu les sièges d’institutions européennes et les emplois directs et indirects qui en découlaient.

        La City voit ses principales banques partir pour Dublin, Paris ou Francfort : les estimations les plus réalistes font état d’une perte de 180 milliards de livres de chiffre d’affaire à terme.

        Si Boeing et Peugeot ont confirmé l’établissement et le maintien d’usines, tous les autres projets sont gelés ou annulés.

        Et vous vous souvenez des « pigeons » ? Ces patrons français partis à Londres pour profiter des largesses fiscales anglaises ?

        Eh bien ils sont presque tous revenus en France !

        Parmi les raisons invoquées, ils citent le Brexit et leur impossibilité de recruter du personnel sur place à cause des nouvelles lois qui en découlent.

        Enfin, les PME anglaises font face à une crise du recrutement : la baisse de la Livre a dissuadé les immigrés de venir ou de rester car ce n’est plus rentable pour eux d’être en Angleterre à cause des taux de change.

        Le pays manque de serveurs, de récolteurs, mais aussi d’infirmières, des professions qui bénéficiaient de l’immigration saisonnière ou non mais le flot qui se tarit laisse des centaines de milliers de postes vacants, postes dont les britanniques pur souche ne veulent pas.

        Et c’est juste le début car pour le moment l’économie anglaise bénéficie encore des liens avec le continents car le Brexit est acté mais pas encore appliqué.

        Cela augure de la suite...


      • Emohtaryp Emohtaryp 16 janvier 20:07

        @Mmarvinbear

        Arrête de répéter la propagande des merdias, tu mens autant que tu respires, le tautologue stipendié.....

      • Olivier Perriet Olivier Perriet 16 janvier 21:16

        @Mmarvinbear

        Alors si je comprends bien.... le Brexit n’est pas appliqué mais il y a déjà des lois qui sont passées ?

        Pour ce qui concerne l’immigration en berne, quand on voit Calais, on se dit que ce n’est pas forcément un mal.

        Les Grands Bretons sont-ils vraiment obligés d’importer massivement leurs infirmières, leurs médecins, et leurs serveurs ?

        Sur la croissance, vous raillez leur 1.8 %, mais en France, on en est où, malgré toutes les exonérations fiscales de F Hollande, dont bénéficie Macron, mais qu’il faudra recommencer dans 2-3 ans ?

        Qui, dans la zone euro, a une économie florissante, à part l’Allemagne ? (et encore, au niveau macro économique c’est florissant, mais au niveau des individus, ça n’a pas l’être de l’être...)


      • Mmarvinbear Mmarvinbear 17 janvier 02:19

        @Olivier Perriet

        Alors si je comprends bien.... le Brexit n’est pas appliqué mais il y a déjà des lois qui sont passées ?

        Oui. Le parlement britannique a déjà acté des lois concernant les conditions de séjour et de naturalisation, plus restrictives. Ce qui pousse beaucoup de britanniques à demander la naturalisation irlandaise ou française afin de pouvoir conserver la liberté de voyager.

        Les négociations actuelles portent sur les conditions du divorce et May a déjà dû accepter une note plus salée qu’elle prétendait obtenir : l’argent que Londres aurait dû verser à l’ UE pour des projets déjà financés à long terme.

        Ensuite seulement, anglais et européens discuteront secteurs par secteurs des nouvelles relations commerciales à mettre ne place.

        Bruxelles à déjà prévenu qu’il était hors de question que Londres garde un statut proche de celui actuel : les nouveaux accords seront obligatoirement moins profitables à Londres que s’ils étaient restés dans l’Union.

        La Norvège a aussi exigé que Londres ne bénéficie pas des exceptions qu’ Oslo a obtenu pour son compte. On peut parier que la Suisse en profitera aussi pour affaiblir encore plus la City avec ses propres exigences.

        De son coté, une fois la sortie de l’UE actée, Londres perdra également le bénéfice des accords envers les pays tiers et dont elle bénéficiait de par son appartenance à l’UE.

        May se fait fort de négocier des accords profitables avec les USA mais avec Trump qui veut privilégier les USA et le Canada qui va se voir offrir un accord avec un marché de 440 millions d’habitants, il ne faut pas rêver : les 60 millions d’anglais ne pèseront pas non plus face à Ottawa.

        Les Grands Bretons sont-ils vraiment obligés d’importer massivement leurs infirmières, leurs médecins, et leurs serveurs ?


        Il faut croire que oui. C’est comme en France. Il y a des professions qui sont jugées indignes des autochtones et justes bonnes pour les étrangers.

        Comme éboueur ici, ou manoeuvre sur un chantier.


        Sur la croissance, vous raillez leur 1.8 %, mais en France, on en est où, malgré toutes les exonérations fiscales de F Hollande, dont bénéficie Macron, mais qu’il faudra recommencer dans 2-3 ans ?


        En France, la croissance a été de 1,7 % en 2017 et elle prévue à 1,8-2 % pour 2018. Des chiffres proches des britanniques.

        Mais au Royaume-Uni, la finance est un des moteurs principaux de cette croissance : cet enrichissement ne profite donc qu’à un petit nombre de personnes en fin de compte, encore plus réduit qu’ici.


      • Olivier Perriet Olivier Perriet 17 janvier 09:13

        @Mmarvinbear

        On est donc loin de la catastrophe que vous appelez de vos vœux :
        On est juste sur des négociations normales entre des gens normaux.

        Je suis désolé pour vous.
        Après vous avoir lu, on peut difficilement dire que les partisans de l’UE sont des gens sympathiques qui aiment la paix dans le monde, opposés à des méchants nationalistes belliqueux.


      • Mmarvinbear Mmarvinbear 17 janvier 11:43

        @Olivier Perriet

        La cata, les anglais vont le vivre une fois leur pays hors de l’union.

        Leur système bancaire n’aura plus aucun privilège qui leur donnait un avantage sur les autres places.
        Si la chute de la livre permet aux marchandises anglaises de mieux se vendre, elle renchérit aussi fortement les importations de nourritures indispensables aux britanniques.

        Et je rappelle que les anglais achètent plus de nourriture que de voitures. Leur pouvoir d’achat va donc baisser de façon conséquente, cela a même déjà commencé.

        Les anglais se croient toujours à la tête d’un empire, ils en avaient l’illusion en étant dans l’UE, ce qui fait que leur pays bénéficiait des accords passés par l’ UE.

        Ils en seront privés totalement et devront renégocier par eux-même avec les USA, le Canada ou la Chine.

        Et on ne pèse pas le même poids selon que l’on a 440 ou 60 millions de citoyens derrière soi.

        C’est comme pour un rendez-vous à la banque pour un prêt. Les offres ne sont pas les mêmes quand on a -12 euros en début de mois sur le compte que quand on en a 5 000.

      • Olivier Perriet Olivier Perriet 17 janvier 12:18

        @Mmarvinbear

        Au niveau du commerce mondial, je n’ai pas bien vu ce qu’avait obtenu l’UE ? Enfin, quand on parle du poids économique de l’UE, il faudrait mieux avoir l’honnêteté de parler du poids de l’Allemagne, à peu près la seule qui tire son épingle du jeu.

        être hors UE n’a jamais empêché le commerce, il y avait une vie avant, il y en aura une après.

        Sur le fond vous n’apportez pas grand chose comme argument, si ce n’est l’idée fort classique « surtout ne changeons rien, car on sait ce qu’on quitte mais on ne sait pas ce qu’on trouve ».

        Si les individus agissaient comme ça, ils resteraient des enfants toute leur vie.

        Il y a toujours un scénario rose, un scénario noir, et en réalité ce sont des scénarios gris qui se produisent...


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 janvier 18:53

        @Olivier Perriet
        Les lois ne sont pas passées, mais les entreprises arrivent.

        « Classement Forbes 2018 : le Royaume Uni, meilleur pays pour les entreprises ».

        Qui dit entreprises, dit emplois.


      • straine straine 16 janvier 15:31

        « EU to lose £500bn and UK to gain £640bn in no-deal Brexit, economist claim »

        [Un Brexit dur se soldera par un gain de 730 milliards d’euros pour le Royaume-Uni et une perte de 570 milliards pour l’UE, selon une étude]


        • Pere Plexe Pere Plexe 16 janvier 19:49

          @straine
          En termes peu châtiés mais fort explicite ça s’appelle compter les œufs dans le cul de la poule.

          Le plus probable est que RU et UE perdent tous les deux.
          Mais ce sont bien les négociations qui en déciderons.

          Donc rien n’est fait pour l’un ou l’autre.
          C’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses ! 

        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 janvier 18:58

          @straine
          Ce qui est évident, c’est que les fonds versés par la GB au budget européen ne seront plus versés, et que ce sont les contribuables européens qui vont compenser...

          Mais Londres va continuer à payer la PAC à ses agriculteurs, et orienter l’agriculture vers le bio et la préservation de l’ environnement.

          Ce que la PAC européenne ne permet pas de faire, il faut produire intensivement avec beaucoup de machines et peu de salariés.


        • straine straine 1er février 18:33

          @Pere Plexe
          lol
          - gain de 730 milliards pour l’un
          -
          perte de 570 milliards pour l’autre

          -> Pour vous « ça s’appelle compter les œufs dans le cul de la poule »  ?
           smiley


        • Diogène diogène 16 janvier 15:59

          En fait, la position du Royaume-Uni concernant l’Union-Européenne n’a pas varié depuis Churchill qui écrivait déjà :


          « Nous sommes avec l’Europe, mais sans faire partie de l’Europe [with Europe, but not of it]. Nous avons des intérêts communs mais nous ne voulons pas être absorbés. »

          Avant ou après le « brexit », cela ne change rien à un fond d’opportunisme qui assimile les britanniques aux prédateurs de deuxième catégorie que sont les canidés (lousn hyènes, chacals, renards) qui passent des pactes avec les fauves et les hommes pour les aider dans leur chasse en contre-partie d’une part du butin. 

          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 janvier 18:59

            @diogène
            Vous préférez sans doute les pays qui se font plumer comme la France ??
            Les pays les plus intelligents sont ceux qui défendent les intérêts de leur pays.


          • Gollum Gollum 16 janvier 16:28

             il faut garder en mémoire l’assassinat politique de la députée travailliste pro-européenne, Jo Cox, par un militant d’extrême-droite en juin 2016.


            Je ne dirai rien sur cet assassinat même si je n’en pense pas moins


            Il faut surtout se rappeler le climat de quasi hystérie qui a suivi ce vote.. Jusqu’au « sage » Fillon proclamant qu’on devrait laisser le droit de vote aux jeunes et l’enlever aux vieux. Stupéfiant ! Oser remettre en cause l’égalité du droit de vote et ce afin de sauvegarder cette foutue Europe !

            Il faut arrêter de nous prendre pour des cons.

            • Emohtaryp Emohtaryp 16 janvier 18:25

              @Gollum

              il faut garder en mémoire l’assassinat politique de la députée travailliste pro-européenne, Jo Cox, par un militant d’extrême-droite en juin 2016.

              Est-ce que quelqu’un se rappelle le même crime commis en Suède lors d’un autre référendum sur l’adoption de l’euro, qui a été rejeté finalement à très forte majorité ?


              Et vous avez bien raison de ne pas en penser moins.....




            • Gollum Gollum 16 janvier 19:35

              @Emohtaryp

              C’est bien évidemment à ce même assassinat en Suède auquel je pensais. Dans les deux cas une jolie femme pour susciter le plus d’émotion possible. Et donc influencer le vote dans le bon sens.

              Dans les deux cas la manip a échoué.

            • Emohtaryp Emohtaryp 16 janvier 20:51

              @Gollum

              Bien évidemment que ça pue la manip à plein nez...
              Qui tire les ficelles ? 
              Voilà la vraie question, et je suppose que ces ordures n’en sont sûrement pas à leurs premiers coups d’essais...

            • Olivier Perriet Olivier Perriet 16 janvier 16:36

              Un article où les perdants prennent leurs rêves pour des réalités :

              ah si l’UE pouvait réitérer le coup ukrainien, et gratter sur la plaie irlandaise pour remettre le chaos au goût du jour ?

              Oui mais pour l’instant il ne se passe rien d’irrémédiable, et T May ne s’en tire pas trop mal.

              Dommage...


              • Pere Plexe Pere Plexe 16 janvier 20:05

                @Olivier Perriet
                La réalité c’est que ce problème est un vrai gros problème.

                Personne ne le nie. Quelque soit le camp.

                Et il n’ y a besoin de personne pour irriter la plaie.
                Les inévitables négociations vont immanquablement raviver les anciens belligérants, les clivages.
                Pour l’action de T May je vois mal ce qu’elle aurait sauvegardé à ce jour...
                Mais il est vrai que sa situation est particulièrement difficile.

              • Olivier Perriet Olivier Perriet 16 janvier 21:18

                @Pere Plexe

                Elle a eu un accord de principe avec Juncker pour ne pas mettre une frontière rigide (et totalement débile) entre « les 2 Irlandes »

                C’est déjà pas mal



              • Mmarvinbear Mmarvinbear 16 janvier 19:41

                ah si l’UE pouvait réitérer le coup ukrainien, et gratter sur la plaie irlandaise pour remettre le chaos au goût du jour ?


                Euh en Ukraine ce sont des troupes russes qui occupent une partie du territoire.

                Pas européennes.

                • Pere Plexe Pere Plexe 16 janvier 19:52

                  @Mmarvinbear
                  ...comme les Français occupent la Corse et les espagnols la Catalogne.

                  Non ?

                • Emohtaryp Emohtaryp 16 janvier 19:56

                  @Mmarvinbear

                  Euh en Ukraine ce sont des troupes russes qui occupent une partie du territoire.

                  Toujours dans la désinfo, hein ?
                  Elles sont où, les « troupes Russes » ??
                  T’as sûrement une photo truquée comme le pentagone en 2001 ??
                  L’UE, elle soutient les nazillons de Kiev comme big brother, quelle évolution !!!
                  Heil Svoboda ?? Comme en 40.....
                  L’UE a les amis qu’elle mérite, des nazis, des fachos, des banksters, des mange merde.........et toi ? 
                  Guignol, va...

                • Emohtaryp Emohtaryp 16 janvier 20:01

                  @Pere Plexe
                   

                  Il n’y a pas de troupes Russe en Ukraine, heureusement ou malheureusement pour les nazis de Kiev, sinon ils se sauveraient vite se réfugier dans les jupes de Junker et de la cia.....

                • Pere Plexe Pere Plexe 16 janvier 20:08

                  @Emohtaryp
                  Je cherchais simplement à suggérer que les Criméens sont aussi Russes que les Corses sont Français.


                • Emohtaryp Emohtaryp 16 janvier 20:37

                  @Pere Plexe

                  C’est un bon exemple, la Crimée et la Corse sont devenues Russe et Française à peu près à la même époque.....mais pas de la même manière !
                  L’une a été conquise par la tsarine Catherine, et l’autre a été acheté ( fort cher !) aux Italiens par Louis XVI ....

                • Olivier Perriet Olivier Perriet 16 janvier 21:22

                  @Mmarvinbear

                  Oui, je veux dire que l’Ukraine, qui était à la fois liée à la Russie (à l’est) et liée à l’Europe de l’Est (dans sa partie ouest) s’est vue sommée de « choisir son camp » par l’UE et par la Russie via des accords commerciaux exclusifs.

                  Ce qui a crée la déchirure à mon avis irréversible actuelle.

                  Exactement le genre de politique assez perverse que vous prônez avec l’Irlande (Eire) et le Royaume Uni post brexit.


                • Mmarvinbear Mmarvinbear 17 janvier 01:46

                  @Emohtaryp

                  Et a Sebastopol, c’est quel drapeau qui flotte ?

                • Mmarvinbear Mmarvinbear 17 janvier 02:02

                  @Pere Plexe

                  C’est plus compliqué que cela.

                  Au départ, la Crimée était grecque.

                  Eh oui, tout le pourtour de la Mer Noire était peuplé de grecs depuis l’antiquité, on les appelait les Pontiques. L’endroit était ensuite une possession de l’Empire Byzantin avant que les turcs ne conquièrent l’empire d’orient et ne colonisent l’endroit à leur tour.

                  Ensuite, l’expansion russe vers le sud a enlevé la Crimée à l’empire Ottoman et a été colonisée à son tour par des paysans russes, polonais...et allemands, désireux de refaire leurs vie après les guerres de religions allemandes.

                  Au final, on avait une région majoritairement russophone, avec des minorités turques (les tatars de Crimée), ukrainiennes et grecques qui subsistaient.

                  C’est Staline qui, pour sécuriser la région, a ordonné la déportation des tatars lors de la guerre civile. il a de même fait déporter les allemands de la Volga ainsi que d’autres peuples vers la Sibérie quand il était plus simple de les déplacer. Les autres étaient génocidés.

                  C’est dans cette optique que Staline a laissé l’ Ukraine mourir de faim lors des années 20, afin de briser le nationalisme trop fort selon son goût. Les grecs pontiques eux ont été simplement expulsés vers la Grèce ou ils ont eu du mal à s’intégrer car malgré leurs noms, beaucoup étaient uniquement russophones.

                  Après la mort de Staline, Krouchtchev, pour tenir l’Ukraine, a décidé de compenser les crimes russes en confiant la Crimée voisine à la RSS et en permettant aux tatars qui avaient survécu à la Sibérie de revenir.

                  Lors de l’indépendance de l’ Ukraine, Moscou a échangé la confirmation de la souveraineté de l’Ukraine sur la Crimée en échange de la dénucléarisation du pays et d’une plus grosse part de la flotte de la Mer Noire, en plus d’un bail à prix d’ami dans le port de Simféropol.

                  Ce traité a depuis été confirmé par Poutine lors de sa première prise de fonction.

                • JP94 16 janvier 20:09

                  On est donc libre de voter OUI à l’UE, une intense propagande en ce sens inonde les livres d’Histoire, de Géographie, les médias etc et même les traducteurs type Réverso ( dont les exemples critiquant l’euroscepticisme sont surabondants).


                  Mais là, quand le peuple a décidé de voter pour le Brexit - on le vilipende : vote inconséquent, stupide, ruinant ( ma foi si l’UE était la prospérité universelle promise, pourquoi le Brexit a-t-il triomphé dans les couches populaires ? ) c’est un vote rétrograde, réactionnaire etc pro-UKIP etc...
                  ( il suffit de lire le Guardian pour voir tout ce qui est asséné), c’est aussi la ruine de la GB (mais alors, comment faisait la GB avant d’intégrer l’UE ...tout en gardant sa monnaie tout de même - ce qui montre la puissance du Capital britannique, car ça , c’est lui qui l’a obtenu).

                  Les élections qui ont suivi ont prouvé que les Pro-Brexit étaient majoritairement bien à gauche, mais une gauche sociale, pas libérale. Et si on doit être pro-UE et se faire plumer sous prétexte que des gens qui votent contre l’UE, mais d’autres raisons, sont de vilains réac" alors on subit une analyse biaisée du vrai contenu antisocial de la politique de l’UE, mais aussi on nous masque son inféodation au Capital d’Outre-Atlantique.

                  Mon correspondant anglais, farouchement anti Thatcher ( c’est sur cette base qu’on a sympathisé) a été très heureux de savoir que j’étais favorable au Brexit. Sa situation n’a fait que se dégrader sous période UE, et il en a par-dessus de la tête de ce pouvoir de l’UE entre les mains de politiciens non élus, mais vendus au Capital... un raisonnement pas vraiment marqué par un retour au féodalisme ..

                  • Emohtaryp Emohtaryp 16 janvier 20:29

                    @JP94

                    Les élections qui ont suivi ont prouvé que les Pro-Brexit étaient majoritairement bien à gauche, mais une gauche sociale, pas libérale

                    Exactement mais pas que....
                    C’est la propagande qui essaye d’associer Frexit ( ou Brexit) aux réacs et aux fachos, alors qu’il n’en est rien, même Mareine Lapine a réitéré ses propos de ne pas sortir de l’ue/euro, et les « identitaires » idem....ses néo-cons-libéraux qui voudraient s’ignorer.....
                    Le FREXIT rassemble autant à gauche qu’à droite, qu’au centre et ailleurs, ça va être de plus en plus vrai et marqué dans les années à venir, ça leur fait peur dans Landerneau de l’ue et de ses thuriféraires, malgré une censure évidente et la propagande outrageuse.......
                    Quand on tient un chien en laisse trop courte, il finit par vous mordre.... smiley

                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 janvier 22:01

                    @JP94
                    Ce sont les sans dent qui ont voté oui au Brexit.
                    Cf la carte des votes.

                    Plus on s’éloigne des villes et des gagnants de la mondialisation, plus les électeurs ont voté pour le Brexit. Les Britanniques ne sont pas plus cons que les Français de province, qui ont bien compris qu’il étaient abandonnés par l’ Europe, par Paris et par l’ Etat ! Et que la mondialisation les mettaient en concurrence salariales avec le monde entier.


                    Le Parti travailliste n’y est pas pour grand chose, il était divisé, et au fond, il est comme la Gauche en France, profondément pro européen.

                    Seul le syndicat des transports a appelé à voter pour le Brexit.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès