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Accueil du site > Tribune Libre > L’imprimerie, une invention capitale

L’imprimerie, une invention capitale

1450 Louis XI n'est pas encore sur le Trône, Jeanne d'Arc a disparu depuis 20 ans. Jacques Coeur a prêté trop d'argent à trop de monde, sa chute est pour l'an prochain. En Angleterre nous n'en sommes pas encore à la guerre des Deux Roses mais la Normandie vient d'être perdue et la Guyenne ne va pas pas tarder. La Bourgogne en pleine ascension a décidé de jouer à son propre compte. À l'Est de la Méditerranée le bout de jardin de l'Empire Byzantin tombera sous peu. Les Turcs sont au Danube depuis longtemps.

Les Portugais sont aux Açores. Qui s'en préoccupe ? Ceux qui connaissent Terre neuve ne tiennent pas à le faire savoir. Zeng He a parcouru la moitié du Monde pour rien : un des plus grands ratages de l'aventure humaine.

 

En revanche par chez nous, ou pas loin....

 

Il s'appelait Johannes zur Laden zum Gutenberg. Né vers 1400 à Mayence dans le Saint-Empire romain germanique où il vient finir sa vie le 3 février 1468. Il était un imprimeur allemand.

 

Il a laissé son nom à une invention décisive : l'emploi des caractères métalliques mobiles .

Ses premières tentatives auraient eu lieu à Strasbourg mais c'est à Mayence qu'avec l'aide du financement de Johan Fust et les compétences de Peter Shoeffer le neveu de ce dernier , il réussit dans son entreprise.

John Fust lui aurait prêté 800 Gulden une fois en 1450, lui 300 Gulden par an ensuite et encore 800 Gulden( florins) une deuxième fois en 1452

Ce n'est pas incliner vers l'approbation morale du capitalisme que de comprendre le procès intenté par John Fust pour récupérer ses billes. Le tribunal tranchera. Gutenberg sera dépossédé de son matériel par décision du tribunal et serait mort dans la misère sans Adolphe II de Nassau qui lui accordera une pension à vie et le titre de gentilhomme de sa cour.

Depuis l'Antiquité, les hommes cherchaient les matériaux les plus appropriés pour écrire. Les tablettes de cire , d'argile, le Papyrus, les carapaces de tortues, les bambous … Au Moyen Age, les moines copistes recopiaient à la main pour l'Eglise et aussi pour quelques nobles seigneurs très riches des « textes sacrés » mais d'autres aussi, sur le cuir tanné du « parchemin », comme Les Très Riches Heures du duc de Berry. C'était un travail long et fastidieux.

 

C'est une très longue histoire quand on remonte à ses origines

On y trouve les premiers caractères mobiles utilisés en Chine au XIIe siècle, les gravures en bois en Europe, qui permettaient de reproduire le même texte plusieurs fois sans avoir à le recopier.

On doit aussi le papier aux Chinois. D'améliorations en recherches, des siècles de perfectionnements techniques conduisirent à la révolution de l'IMPRIMERIE.

Nous sommes au milieu du XVè siècle.

Gutenberg y joue un rôle décisif en reprenant l'idée des caractères mobiles mais cette fois-ci en plomb. Il a l'idée de la presse à imprimer qui autorise l'impression en grande quantité. Il ouvre la voie vers une nouvelle diversité en variant les caractères et par là les « styles » d'écriture. Ce faisant il invente la Typographie.

 

De la technique à la technologie.

 

La progression fut longue, avec des essais, des échecs, des abandons et de brusques avancées.

On utilisa d'abord un procédé plus simple. On savait depuis longtemps faire des gravures sur bois ; on avait eu l'idée de faire pour une page de livre ce qu'on faisait pour une image ; on gravait le texte en relief sur une planche, il suffisait ensuite d'encrer les lettres et d'y appliquer une feuille de papier. Ce procédé s'appelle la xylographie - l'écriture sur bois. Il permettait de reproduire les textes en plusieurs exemplaires.

 

Illustration du poinçon et de la matrice

atelier d'imprimerie

Mais les lettres — ou caractères — qu'on s'était donné la peine de graver ne pouvaient pas servir pour un autre texte puisqu'elles n'étaient pas mobiles ; de plus elles s'usaient vite. Le grand progrès introduit par Gutenberg consista donc à faire des caractères mobiles et à les fondre en métal.

Ce perfectionnement a été réalisé sans doute en plusieurs endroits à la fois, en Hollande, en Flandre, à Strasbourg, en Avignon. Ces nouveaux procédés furent mis au point de façon pratique vers 1450 par Gutenberg. ( Dans son atelier)

A Paris, la première imprimerie fut installée en 1470, rue Saint-Jacques, par trois Allemands que le recteur de l'université y avait appelés. Si l'on revient à Gutenberg, il faut rappeler que, entre 1434 et 1444, sa famille s'installe à Strasbourg et qu'il y fait son apprentissage d'orfèvre. Il y acquiert un grand savoir-faire en matière de ciselure et de maîtrise des alliages ainsi que la conception des caractères d'imprimerie résistants et reproductibles à l'infini.

 

Trop de tracas à Strasbourg retour à Mayence

De retour à Mayence en 1448, il reprend ses travaux commencés à Strasbourg et construit sa première presse. Sa fonte comptait deux cent soixante-dix caractères différents qui pouvaient être assemblés à la main en des combinaisons infinies de mots et de pages. Il apporte ainsi de nombreuses innovations à l'imprimerie, et réussit à concevoir dés outils aisément utilisables. Ce matériel ainsi mis au point par Gutenberg servit d'abord à imprimer de petits documents. Puis il s'attaquera à son premier grand projet, capable d'avoir un succès immédiat : la Bible dans sa version en latin de saint Jérôme.

 

Ce premier livre imprimé en série est donc connu sous le nom de Bible à 42 lignes ou Bible de Gutenberg. De cet ouvrage et cette première impression on connaît 180 exemplaires soit sur papier soit sur vélin. Mais, première cliente, l'Église de Rome pressent pourtant là un immense danger pour elle car elle repose sur l'obscurité et le mystère. Ses propres transgressions et dérives ( les indulgences) sont maintenant connues de tous. Ainsi on voit un certain Luther rédiger vingt ans plus tard une nouvelle Bible, en allemand populaire cette fois mais en y apportant de nombreuses modifications ou suppressions à caractère théologique.

C'est l'ouvrage fondateur du protestantisme qui occupe une place décisive dans la Réforme, elle-même indissociable de la Renaissance.

 

Nous avons changé d'époque

Pendant tout le Moyen Âge, les livres étaient produits ou reproduits à la main par des copistes. Les textes étaient donc peu répandus. Ils s'échangeaient à des prix faramineux À partir du XVe siècle et grâce à la mise en pratique de toutes les innovations de Gutenberg, les ateliers d'imprimerie se multiplient et la production des livres prend son essor dans toute l'Europe. Le livre devient un objet public dans les villes commerçantes et universitaires.

Cette révolution rend l'accès au savoir et le partage des idées plus faciles en abaissant considérablement le prix des livres et en les mettant à la portée du plus grand nombre. Au prix d'un énorme labeur, Gutenberg achève en 1455 la Bible. Ce premier livre imprimé à quelques dizaines d'exemplaires recueille un succès immédiat qui sera suivi. de beaucoup d'autres ouvrages.

.

Un nouveau métier, un nouveau commerce

 

Maisons d'édition, librairies et bibliothèques Cinquante ans plus tard, Paris, Lyon et Anvers deviennent à leur tour de hauts lieux de l'imprimerie avec un total de deux cent mille éditions. Les conséquences de cette diffusion de textes imprimés, qui commence à devenir industrielle, sont immenses.

D'abords sur la manière de lire et d'écrire :

  • les imprimeurs aèrent les textes,

  • recourent à la séparation des mots

  • à la ponctuation ;

  • ils fixent aussi l'orthographe qui deviendra la règle dans toutes les langues usuelles.

 

L'instruction et plus encore l'esprit critique se répandent à grande vitesse dans la mesure où de plus en plus de gens peuvent avoir un accès direct aux textes bibliques et antiques, sans être obligés de s'en tenir aux commentaires oraux d'une poignée d'érudits et de clercs. On peut ainsi faire la distinction entre les compilateurs et les auteurs originels.

 

Le renouveau des villes en Europe va changer les conditions de production du livre et étendre son influence. Le monopole monastique prend fin, l'imprimerie portant un coup fatal à ses ateliers de copistes asséchant la manne financière de la vente des copies.

Ce renouveau accompagne la renaissance intellectuelle de l'époque. C'est en effet autour des premières universités que se développent de nouvelles structures de production et des manuscrits de référence servent ainsi aux étudiants et aux professeurs pour l'enseignement de la théologie et des « arts libéraux ». Le développement du commerce et de la bourgeoisie suscitent également une demande de textes spécialisés en droit, en histoire mais aussi d'un genre nouveau : romans et poésies en attendant les ouvrages scientifiques et les récits de voyage.

C'est aussi à ce moment qu'apparaissent les « bibliothèques royales » reprenant la mission des toutes premières que l'on avait vu naître sous l'influence de Saint Louis et de Charles V

L'édition d'un livre devient une entreprise, réclamant des capitaux pour sa réalisation et une connaissance du marché potentiel pour sa diffusion. Le livre conserve son format codex mais ce sont désormais des cahiers de papier cousus entre eux selon différents modes ( rapports) de pliage (in-folio, in-quarto, in-octavo) Tous ces progrès technologiques peuvent être considérés comme une des plus grandes inventions de l'humanité, une de celles qui ont renversé le vieux monde. En permettant la création du livre à bon marché et sa diffusion en nombre, l'imprimerie a rendu possible la diffusion universelle.des idées et des connaissances humaines.

Sans elle, l'édition de l'Encyclopédie n'aurait jamais pu avoir lieu alors qu'elle fut l'outil essentiel de sa diffusion. L'Imprimerie renverse le vieux monde et son savoir réservé à une mince couche de privilégiés. Elle est en grande partie responsable du changement de paradigme social puisqu'elle autorise l'éducation, la promotion pour tous au mérite, non plus réservées au sang et à la naissance.

 


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29 réactions à cet article    


  • Verdi Verdi 3 mars 09:29

    Très bien de rappeler l’apport inestimable de l’imprimerie dans l’apprentissage et la diffusion du savoir et des connaissances. Un bon article. 


    • Nolimasse Nolimasse 3 mars 11:44

      @Verdi
      J’ai laissé volontairement de coté le problème du papier.
      .
      Le papier est inventé par les chinois au début de notre ère (la première mention est datée environ à l’an 105 de notre ère, mais le papier existe déjà avant). Il est passé aux Arabes au cours du IXe siècle, et de là aux Européens.
      .


    • gaijin gaijin 3 mars 15:32

      @Nolimasse
      on pourrait aussi rappeler que si gutemberg invente les caractères mobiles l’imprimerie date elle, de l’an 800 en chine le premier livre imprimé au monde étant le sutra du diamant
      il faut rendre a césar .....ce qui appartient au fils du ciel smiley


    • Xenozoid Xenozoid 3 mars 15:34

      @gaijin

      mais les chinois ne font que copier(qu’ils disent),alors le ciel....


    • Garibaldi2 4 mars 09:28

      @Nolimasse

      Ce n’est pas Guttenberg qui invente le 1er les caractères mobiles, qui ont été inventés 80 ans avant en extrême-orient. Le problème de l’extrême-orient c’est qu’il existe quantité d’idéogrammes, alors que l’alphabet permet de rédiger un texte avec un minimum de caractères, là ou les Asiatiques doivent avoir coulé des milliers d’idéogrammes pour composer le même texte.

      http://www.programme-tv.net/programme/culture-infos/r1549353775-gutenberg-l-aventure-de-l-imprimerie/10928329-gutenberg-l-aventure-de-l-imprimerie/

      C’est très bien expliqué dans ce docu-fiction dans le second épisode.


    • Garibaldi2 4 mars 09:31

      Les 2 épisodes sont là :
      PARTIE 1 : http://dai.ly/x6bzcbh
      PARTIE 2 : http://dai.ly/x6bzbym


    • Clocel Clocel 3 mars 10:22

      Marrant, l’enfumage généralisé par l’écrit est né dans la foulée de l’imprimerie avec ce brave Luther ! La diffusion de la connerie de masse, arme de destruction massive qui a fait de nous ces peuples veules et frileux incapables de survivre à l’état de nature, bref, des dominés.

      Dans « Zomia ou l’art de ne pas être gouverné », James C. Scott évoque ces peuples « arriérés » qui ont bien compris que la domination passait par là, ils ont donc renoncé à l’écriture, préférant la résilience de la tradition aux sirènes du progrès.

      Il est tout aussi amusant de constater que l’Internet dont on pouvait attendre qu’il soit un espace de libre expression, n’est en réalité qu’un lieu où se diffuse la doxa, où se bétonne l’opinion.

      L’écrit pétrifie les civilisations tout en prétendant les affranchir et les guides vers l’universelle barbarie finale.


      • Hector Hector 3 mars 10:53

        @Clocel
        Bonjour Clocel,

        L’imprimerie fut une des plus grande invention de l’humanité au même titre que la roue. Je pense que vous êtes à contre courant et cela m’étonne. D’autre part, pourriez vous m’expliquer ce que vous entendez par « La résilience de la tradition » ?
        Vous faites erreur sur le sens de ce mot me semble-t-il.

      • Nolimasse Nolimasse 3 mars 11:36

        @Clocel
        .
        Si on vous suivait la Sécession de la Plèbe sur le Mont Aventin aurait donc été une catastrophe puisqu’elle obtint que les lois soient écrites sur des tables et ainsi appliquées à tous..
        Le peuple de Rome en avait assez des violences permanentes et arbitraires des patriciens.
        .
         https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9cessions_de_la_pl%C3%A8be
        .
        Si la règle n’est pas commune et fixée par l’écrit , il faut se sentir bigrement patricien pour souhaiter le retour à la violence aveugle et au brigandage du tout est permis



      • L'apostilleur L’apostilleur 4 mars 23:36

        @Clocel Je lisais il y a quelques temps que les arabes avaient interdit à cette époque l’utilisation de l’imprimerie au motif que c’était un procédé chrétien. De même pour les voiliers. L’auteur trouvait en cela un motif important du retard que prit dans son développement la civilisation arabe


      • Jason Jason 3 mars 11:24

        Très bonne introduction à ce sujet passionnant. Je vous invite à consulter l’excellent livre de Lucien Fèvre et Henri-Jean Martin : L’apparition du livre, Albin Michel, dernière édition 1999.


        Un petit bémol cependant. Pendant longtemps les livres imprimés ont coûté très cher. Imprimés entre 500 et 1000 exemplaires, ils ne touchaient qu’une très petite partie de la population. Par contre les images gravées peu coûteuses à produire étaient très répandues.

        Il a fallu attendre la révolution industrielle du XIXème pour que la fabrication du papier et le perfectionnement des machines donnent un grand essor à l’écrit.

        • Nolimasse Nolimasse 3 mars 11:27

          @Jason
          Absolument exact.
          Cette remarque vaut pour tous les nouveaux objets.


        • Nolimasse Nolimasse 3 mars 11:24

          Le « produit » imprimé répondait encore aux exigences anciennes toujours présentes.
          Lecture orale et souvent debout.
          40 cm de haut pour 42 lignes.
          On peut voir cette splendeur sur gallica


          • Nestor 3 mars 12:15

            Salut Nolimasse !

            Il y en a qui n’ont honte de rien !

            Il y en a ils impriment des choses à l’encontre d’agoravox ... Ils critiquent par derrière le nomment Maboulvox et veulent sa mort ! Ces mêmes personnes imprime ça ailleurs sur d’autres forums et viennent souvent ici sous différents pseudos pour pourrir certains fils et critiquer certains auteurs ! Ces mêmes personnes qui se sentant tellement seules oubliés de leur petits camarades viennent ici sous encore un nouveau pseudo pour pondre un article ...

            Oui ! Il y en a qui n’ont honte de rien ! 

            Mékissé peut-être un jour ils seront démasqués à circuler malheureusement pour eux avec des IP fixes ...

            Ça me donnerait presque envie de pourrir ce fil en mode 225.93 sans bien sûr tout dévoiler ... Comme le disait mon grand père ... « Mon petit Owen il n’y a pas secret pour moi juste des vérités que je me garderais bien de dévoiler ! »

             


            • pemile pemile 3 mars 12:20

              @Nestor « pourrir ce fil en mode 225.93 »

              Gaffe à pas louper ta cible fixée sur 255.93 !


            • Nestor 3 mars 12:33

              Pemile,

              Oui tu as raison effectivement j’ai du écrire trop vire ... J’ai mis deux deux lieu de deux cinq ... smiley smiley !

              Du coup sur ce coup-là je suis un peu comme toi j’ai manqué de pot ! smiley


            • Nestor 3 mars 12:26

              Salut Pémile !

              Oui la seul erreur que je m’accorde c’est que l’IP n’est pas fixe !


              • pemile pemile 3 mars 12:44

                @Nestor

                Assez longtemps quand même pour savoir kissé smiley


              • Nestor 3 mars 12:50

                Pemile,

                Oui et qui semble finir d’ailleurs toujours pareil ...


              • pemile pemile 3 mars 13:57

                @Nestor « Oui et qui semble finir d’ailleurs toujours pareil »

                Là, c’est une chance sur 255, ou alors, un tag pour pister les racailles du 9-3 ? smiley



                • Michel DROUET Michel DROUET 3 mars 19:00

                  Bonjour
                  Mon premier métier était celui de compositeur typographe, je suis donc très sensible à cette publication. Je ne suis pas aussi catégorique que Clocel en ce qui concerne le parallèle entre le développement de l’imprimerie et donc des idées (fussent-elles religieuses) et internet qui représente une formidable ouverture mais aussi un grand n’importe quoi.
                  Il me semble utile, en tant qu’ancien ouvrier du livre, de rappeler l’apport de l’imprimerie à l’informatique et en particulier aux logiciels de bureautique (et d’autres également) : les termes de polices de caractères, de corps (ou taille), d’interligne, d’espacement, de gras, d’italique, d’entête ou de pied de page, de lettrine, de modification de la casse et d’autres sont directement inspirés des termes typographiques qu’il m’a fallu assimiler, parmi d’autres règles plus complexes, lorsque j’étais apprenti.


                  • Christian 4 mars 06:38

                    Le monde arabe a mis ....400 ans avant d’autoriser l’imprimerie, seulement au début du 19è siècle. Ailleurs, pendant toute cette période, le monde scientifique et technologique a pu progresser grâce à l’imprimerie.


                    • Jason Jason 4 mars 15:04

                      @ChristianPrécision. 


                      Le papier, importé du monde arabe en Italie dès le XIIéme siècle, fut rapidement interdit à diverses reprises, comme trop fragile comparé aux parchemins car de qualité très médiocre. Mais, petit à petit la fabrication du papier se perfectionna en Italie grâce à des innovations techniques (notamment le broyage des tissus).

                      Aux XIV ème siècle, puis au XV ème, la fabrication de papier se répand en France, faisant du pays un exportateur.

                      Voir Lucien Fèvre et Henri-Jean Martin : L’apparition du livre, Albin Michel, dernière édition 1999, p. 41 et suivantes. Il n’y a pas de référence au monde arabe.

                      Mais, en effet l’imprimerie dans les pays musulmans a été très tardive, et il serait très intéressant de trouver des références à ce sujet.

                    • Christian 4 mars 18:23

                      @Jason
                      il serait très intéressant de trouver des références à ce sujet.

                      Je me réfère au livre de l’historien John Man  Gutenberg la révolution du livre


                    • Jason Jason 5 mars 10:13

                      @Christian


                      Merci, je vais y jeter un coup d’oeil.

                    • Nolimasse Nolimasse 4 mars 15:42

                      Je suis très honoré de lire des commentaires faisant assaut d’érudition.
                      Ça ne rameute pas la foule , c’est bien ;
                      On se sent moins seul.
                      .
                      Je renouvelle mon invitation à consulter
                      ce lien https://www.cairn.info/revue-d-economie-politique-2004-2-page-169.htm#anchor_plan
                      en prenant la peine de consulter sa bibliographie...
                      .
                      Une remarque de la note (7) nous dit
                      "« Une découverte technique, à cette époque [XVe siècle] du moins, ne se propage guère que par des migrations d’ouvriers. » (Gille [1964], p. 56-7)"
                      ...
                      À ce sujet je ne saurais trop vous recommander la lecture de la Route de la soie d’Edith et F.B. HUYGHE véritable gare de triage dont je ne me sépare pas depuis plus d’un an, qui contient des merveilles et qui vous conduit vers d’autres.
                      .
                      https://www.huyghe.fr/livre_27.htm
                      .
                      Ce livre assez sidérant confirme que les hommes , les biens, les techniques les idées et les légendes se brassent , s’échangent et circulent pour disparaitre ici et reparaitre là bas bien plus tard...
                      .
                      Un article sur le papier
                      http://www.huyghe.fr/actu_376.htm


                      • Nolimasse Nolimasse 7 mars 12:34

                        Fragments du Yinqueshan
                        ..
                        Ces éléments manuscrits  ???? seraient authentiques. ????? .et  ????appartiendraient ???? à l’Art de la guerre  de Sun Tzu

                        .
                        .
                        Je ne peux rien en dire , ne lisant pas le mandarin antique ....et pas plus le contemporain

                         Source de l’image : Extrait de L’art de la guerre, éditions du Nouveau monde

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