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Accueil du site > Tribune Libre > L’Individu christique : explicitations

L’Individu christique : explicitations

Retour sur une notion de mon précédent article (confer le lien ci-après). De toute évidence, le Christ et le Moderne sont homologables... En sorte que, peut-être, c'est au sein de cette symétrie qu'on trouvera son Salut. Le croyant n'est-il pas « contemporain de Jésus » (Kierkegaard, Exercice en christianisme) ?

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pourquoi-sommes-nous-si-malheureux-206775

Dans mon tout premier article, je disais, avec Mircea Eliade, que le Christ est un modèle (par-delà la religion chrétienne). En quoi ?

Voyez par vous-mêmes, dans l'évangile selon saint Jean (chapitre 10) : 

« Jésus leur dit : "J'ai fait devant vous beaucoup d'œuvres bonnes qui venaient de mon Père : pour laquelle de ces œuvres me lapidez-vous ?" Les Juifs lui répondirent : "Ce n'est pas pour une bonne oeuvre que nous vous lapidons, mais pour un blasphème, et parce que, étant homme, vous vous faites Dieu ; Jésus leur répondit : "N'est-il pas écrit dans votre Loi : J'ai dit : vous êtes des dieux ?" »

En effet, dans les Psaumes (82) : 

« J'avais dit : Vous êtes des dieux, / Vous êtes tous des fils du Très-Haut. / Cependant vous mourrez comme des hommes, / Vous tomberez comme un prince quelconque. »

Si vous êtes familier des termes éliadiens, vous connaissez l'Archétype (à savoir un modèle exemplaire qui prend racine, conformément aussi aux écrits de Jung, dans les profondeurs de l'inconscient). L'homme traditionnel, en somme, vit en se débarrassant de son « autonomie personnelle » par l'imitation d'un Archétype, c'est-à-dire qu'il ne vit qu'en se rattachant à un dieu, un être semi-divin ou un personnage héroïque. Sauf qu'avec notre époque moderne anti-modèles – par souci de liberté idéalisée – l'Individu occidental, dépourvu d'exemples, oscille de droite à gauche et geint de son nihilisme général. À ces ténèbres de la pensée les Archétypes traditionnels ne suffisent plus : ces dieux-là ne vivent pas « dans l'Histoire » et ceux qui les vénéraient (les archaïques) vivaient selon un mode de vie caduc. Si bien qu'au fond la religion « traditionnelle », « archaïque », ne peut pas répondre au besoin du Moderne... 

Or, c'est se méprendre sur la nature du christianisme... Car qui est le Christ ?

Un homme, un dieu. Il s'incarne sur terre et affronte, en conscience, une série de sévices. Il est moqué et humilié puis cloué sur la Croix. 

Et si tous les hommes ne sont pas nécessairement des condamnés, reste que tous les hommes vont mourir, et qu'ils subissent, au quotidien, des mesquineries assorties d'épreuves psychologiques. 

De sorte que le message de Christ, s'il eût été nécessaire de le formuler en une sentence, aurait été ceci : « Prenez votre Croix ; affrontez votre sort ». D'où vient que Nietzsche lui-même – qu'on assimile à tort à un anti-chrétien – honore Jésus du titre de « l'homme le plus digne d'amour  » (Humain trop humain, § 475). 

Quand un homme imite un modèle, il participe à son Existence divine. Ce faisant, l'homme qui imite le Christ – qui enjoint donc à « prendre sa Croix » et à affronter le monde, c'est-à-dire l'Histoire – devient comme le Christ. Autrement dit : le chrétien devient un dieu en imitant son Dieu. De là, lors même que Jésus rappelle l'Ancien Testament aux Juifs venus le lapider, et qu'il leur dit « vous êtes des dieux », il signifie : « En m'imitant, en participant à mon essence, vous êtes comme moi : Dieu ». Ce qui n'est en rien contradictoire avec le texte vétérotestamentaire des Psaumes : c'est précisément en étant des hommes qui meurent, et qui tombent à l'image d'un « prince quelconque », c'est-à-dire à la façon du Christ (lui-même étant un Dieu qui meurt) que les hommes sont des dieux, sans quoi ils n'atteindraient pas la totalité de leur modèle (Jésus)... Par l'imitation, il vit également au temps de Jésus – il est son « contemporain » (Kierkegaard, Exercice en christianisme), et partage, en conséquence, sa divinité.

Enfin, les implications d'une telle responsabilité (d'être un dieu) sont nombreuses. Non seulement l'homme divin a la responsabilité du Christ, à savoir sauver le monde, mais, par la foi, il obtient le pouvoir de déplacer les montagnes (Matthieu 17:20). Et à Peter Parker d'ajouter : « With great power comes great responsability. »

Ainsi donc, l'homme christique est un Dieu « dans l'Histoire », dont la souffrance avère la divinité et assure, de surcroît, son salut...


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13 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 août 2018 11:23

    Vos propos sont intéressants. Ils éclairent la dimension sotériologique et centrale du christianisme.

    L’autre thème central déborde sur la philosophie et la vérité, c’est celui de la Trinité et des notions qui y sont associées, périchorèse notamment
    cordialement



    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 13 août 2018 11:31

      Etre dieu, ne signifie pas se prendre pour dieu. Tout au contraire, et c’est le sens profond de l’individualisation selon Jung : si je suis dieu, je n’ai plus besoin de croire en un dieu qui s’efface derrière la rationalité de l’existence d’un DIEU omnipotent et puissant. je suis dieu, parce que j’incarne et accueille mon destin comme un cadeau. 


      • cyborg 13 août 2018 12:40

        Non, jésus n’était pas un humain mais un ... :
         
        https://www.youtube.com/watch?v=fPdPrmMtxG4
         
        « Vous êtes des dieux » veut simplement dire « l’homme a fait dieu à son image » et Voltaire ajoute : « celui ci lui a bien rendu ! » :->
         
        Nietzsche dit que JC fut le seul chrétien, car il fut le seul à avoir la tête joyeuse d’un ressuscité ! Même sur la croix ...  smiley
         
        Oui, le christ en se faisant modèle veut amorcer une dialectique, et la trinité a une signification méthodologique (homme/modèle/raison)
        Le plus grand honneur que l’on puisse faire à Dieu, c’est de l’abandonner à lui-même et de s’affranchir de lui (Eckart).


        • Étirév 13 août 2018 12:56

          L’auteur s’interroge : « Car qui est le Christ ? »
          N’est-il pas necessaire, avant de poser sur le Christ, de savoir d’où vient le nom qui va servir à désigner une des dernières religions modernes ?
          Burnouf, dans son livre La Science des religions, dit : « Avant d’aborder la question des monuments figurés, je dois encore appeler l’attention du lecteur sur le nom même de Christ et sur la qualité de roi qui l’accompagne. C’est un point controversé parmi les Chrétiens dès l’origine de l’Eglise, les uns entendant cette qualification dans son sens réel, les autres dans un sens figuré, personne ne pouvant dire pourquoi le Christ l’avait reçue et conservée, quand on savait que les Juifs ne la lui avaient donnée que par dérision.  »
          Quelle est donc la signification de ce nom ?
          C’est l’ancien mot sanscrit Çrêyas qui signifie suprématie. L’être appelé Çri, c’est l’être suprême (mais terrestre) ; il indique la suprématie de la Déesse et, par extension, tout ce qui vient d’Elle, comme le bonheur, la bonté, désignant alors « le bonheur suprême », « la bonté suprême ».
          II se met devant les noms de femmes et leur donne un caractère d’élévation : Çrî-Krishna. Ce mot entre dans la formation d’une quantité de noms, tels ceux-ci donnés à Vishnou-Krishna :
          - Çrîdhara, le porteur de bonheur.
          - Çrîpati, l’époux de la Déesse Çrî.
          - Çrîvatsa, nom de la figure mystique formée de quatre boules en croix et considérée comme un signe de prospérité.
          - Çrîvatsabhrit, portant sur sa poitrine le Çrîvatsa.
          Mais, si ce terme a glorifié la femme aimée, il sert, en même temps, à avilir la femme détestée, la femme jalousée, il devient alors une ironie, on en fait le mot chriein qui signifie oindre. La personne sacrée, Çrî, devient alors celle qui a reçu l’onction.
          C’est dans la réaction masculine, qui met sur le plan sexuel ce que les femmes mettent sur le plan spirituel, que le mot Chri changea de signification ; il ne représenta plus l’Esprit Féminin, mais le sexe féminin qui reçoit une onction, une imprégnation.
          On avait dénaturé tous les mots à l’époque du Phallicisme bacchique et mis l’obscénité partout.
          Déjà, aux Indes, la Femme qui recevait le soma recevait l’onction, elle était l’oint.
          Les Femmes à qui on l’appliquait, par ironie sans doute, pour leur rappeler le rôle que l’homme leur destinait lorsqu’elles voulaient prendre leur élan vers les choses spirituelles, devaient considérer ce terme comme une injure. En effet, il servait à les désigner comme le vase qui sert de réceptacle, le « vase sacré », le « vase d’élection », etc.
          C’est par l’onction que les femmes consacraient ceux qui les servaient. Mais d’abord ils ne la recevaient pas, ils la donnaient.
          Avec le temps, les idées s’obscurcissent ; l’homme, prenant la place de la femme et sa suprématie, voulut aussi recevoir une onction, de là le sacre des rois.
          Dans les Psaumes, on trouve le mot oint pour désigner celui qui conduit le peuple au nom de Hévah. On y représente les hommes comme des conjurés contre Hévah et contre son oint. On espère que Hévah délivrera son oint menacé. « Regarde la face de ton oint, tourne le visage en arrière  ».
          Ce sont les Psaumes qui, dans le monde hellénique, avaient mis le nom de Christ dans toutes les bouches. Ce nom était devenu un idéal flottant, quelque chose d’imprécis, renouvelé plusieurs fois, mais qui n’avait plus de figure concrète.
          C’était Krishna, c’était David, c’étaient toutes les grandes femmes qui avaient été crucifiées.
          Dans le récit fait dans le livre de Samuel, l’« oint », c’est David.
          Quand ceux qui révisèrent les livres voulurent représenter Saül comme un roi, c’est lui qu’ils appelèrent « oint », oubliant sans doute la signification primitive du mot.
          Et puis, quand cette appellation sera masculinisée, on la justifiera en créant un nouveau genre d’onction, répandant sur le front le Saint Chrême.
          Tout cela constituait une comédie destinée à donner à l’homme l’apparence de la sainteté féminine, et cela devait, peu à peu, faire perdre de vue la signification réelle des choses, d’autant plus que, dans ces travestissements de la pensée, les hommes ne prenaient jamais pour eux que la signification glorieuse des idées, laissant au sexe féminin la signification outrageante qu’ils y avaient ajoutée.
          En syriaque, l’« oint » est appelé Mesha, ou Meshiha ; en hébreu Meshiah. C’est de là qu’on fait le mot Messias en latin (Messie).
          Et ce mot Messias semble être le substantif de Missa, féminin de Missus, participe passé passif de Mittere (mise).
          (Celle qui est mise sur la table ou sur l’autel du sacrifice, la sainte table.)
          C’est ainsi que, par une confusion fréquente, on arrive à désigner la table par le mot mesa.
          Le Çrî sanscrit vient de la langue celtique, c’est l’abréviation de Kyrie, nom donné aux Déesses, les Val-Kyries.
          Ce mot, devenu Kyria en grec, désignera l’être suprême au féminin. Il est resté dans la liturgie catholique, « Kyrie ». Les Grecs le masculiniseront et en feront Kyrios, que l’on traduit par Seigneur. Mais primitivement ce mot n’existe qu’au féminin.
          En Grèce, le Kri celtique fut représenté par un monogramme formé de deux lettres grecques, le X (chi) et le P (ro), enlacées.
          La terminaison féminine « I » n’y est pas représentée, mais elle était conservée dans les traditions.
          Mais ce vocable va encore changer de signification en se complétant par l’annexion de nouvelles lettres.
          Au Chri primitif, on ajoutera stos et nous aurons Chri-stos.
          Voici l’origine de cette modification : La plupart des grandes Déesses de l’antiquité avaient été crucifiées. Krishna est représentée crucifiée dans le temple de Madura. Daud (David) fut crucifiée sur le Mont des Oliviers, mais n’en mourut pas, puisqu’elle dit elle-même dans les Psaumes : « Ils ont percé mes pieds et mes mains.  »
          On crucifie des femmes en masse dans la forêt de Dodone à l’époque des Bacchanales, et, pour comble d’ironie, c’est sur leur signe sacré, le tau (T) que les Déesses portaient à la main comme signe de suprématie, qu’on les clouait.
          Le tau (qui devint la croix) représentait d’abord l’Arbre de vie, le grand secret de l’origine de l’homme trouvée par une femme, la grande Myriam-Hathor, qui avait été tant persécutée et trahie à cause de cette découverte dont on gardait le souvenir dans les « Mystères de Jérusalem ».
          En grec, la croix se dit stauros ; on ajouta ce mot au monogramme XP et cela fit Chri-stauros.
          C’est ce terme qui devint Christos.

          C’est parce que les femmes étaient crucifiées sur leur signe sacré, le T qu’elles portaient à la main, qu’on les appela d’abord Christophoros, et cela signifia Çrî « qui porte sa croix. »

          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 13 août 2018 13:35

            @Étirév


            URANUS ou URNE SACREE est entrée depuis peu dans le signe féminin du TAU r"EAU. L’ARC ANE (anon) la plus élevée au TAROT (TORAH) est la 21 ème ou MANDORLE. Certains la symbolisaient (la représentation du sexe féminin est incontestable) avec un Christ ou un homme au milieu. Actuellement, la majorité des tarots place une femme en sont centre. Mais la mandorle elle reste une représentation de LA MATRICE UNVERSELLE.http://tarotsanciens.canalblog.com/archives/2011/06/02/21286523.html

          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 13 août 2018 13:37

            @Étirév


            URANUS ou URNE SACREE est entrée depuis peu dans le signe féminin du TAU r"EAU. L’ARC ANE (anon) la plus élevée au TAROT (TORAH) est la 21 ème ou MANDORLE. Certains la symbolisaient (la représentation du sexe féminin est incontestable) avec un Christ ou un homme au milieu. Actuellement, la majorité des tarots place une femme en son centre. Mais la mandorle, elle reste une représentation de LA MATRICE UNVERSELLE.http://tarotsanciens.canalblog.com/archives/2011/06/02/21286523.html

            • samy Levrai samy Levrai 13 août 2018 13:48

              Jésus christ et la caravane passe.


              • zygzornifle zygzornifle 13 août 2018 14:14

                Il a fait du bien , donné la bonne parole , soigné les malades le tout dans l’abnégation la plus totale et on l’a cloué alors que nos politiques font l’inverse et on des troupeaux de mougeons qui les suivent partout comme un chien suit un gigot , l’humain ne mérite pas ces messies qui viennent de temps a autre illuminer leur route ....

                Un christ viendrait nous visiter on lui causerait d’innombrables tourments le Vatican en premier le dénigrerait et il finirait en cellule pour radicalisé entre 2 terroristes , mon Dieu n’envoyer surtout pas un sauveur ce serait un véritable gâchis ....

                • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 13 août 2018 14:40

                  A la différence d’ETIREV, pour moi le principe masculin et féminin sont réunis dans l’unité. LE YIN et le YANG ou HERMAPHRODITE DIVIN. LE TAU symbole des Roses-Croix et des franciscains dont la naissance remonte à l’année 1022. Ce qui nous fait à peur près 800 ans. Il se rapportait aussi au culte de Saint-Antoine. 22ème lettre de l’alphabet, comme au tarot, elle signe la fin comme le début. Et la croix est bien : verticale ET horizontale (masculin et féminin).


                  • Jean Keim Jean Keim 13 août 2018 16:54

                    Jésus ne s’est jamais posé en modèle à imiter, il était l’amour incarné, il était le chemin, la vérité et la vie, il l’était non pas comme un homme peut s’affirmer comme un savant ou un champion de natation, ce n’était pas sa personnalité mais sa nature, il n’a jamais demandé qu’on lui rende un culte particulier, il invite – au présent car son essence est toujours vivante – chaque homme à retrouver ce qu’il a de fondamental en lui, loin de toute démarche intellectuelle ou initiatique, il n’y a pas de méthode à suivre, juste créer une ouverture, ce n’est pas nous qui agissons mais ce qui s’invite.


                    • cyborg 14 août 2018 02:08

                      Pourquoi Dieu est 3 et pas 1 ?
                       
                      Un esprit simple (de gauche) pourrait penser que dieu est simple, un... comme « une » banane.
                       
                      Mais l’esprit tordu se dit que dieu est infiniment bon et dieu est juste à la fois par ex, comment fait-il avec le mécréant ? Dieu, via Sait Pierre, condamne à mort Ananias et Saphira car ils ne donnèrent pas tout le pognon de la vente d’un champ à la secte chrétienne. Bref Dieu est borné dans une seule substance (la viande Saint Pierre), il en faut plusieurs, premier indice.
                       
                      Une époque antérieure aurait identifier l’unicité de dieu avec tout la substance, le cosmos, où avec l’essence (la mécanique) de cette totalité (comme Spinoza acosmique hindouiste) mais pour le bobo narcissique à vomir gaïnoien cette unicité doit se rapporter à lui-même, le sujet, dans la conscience de soi-même. Bref dans un esprit qui se purifie dans un absolu déchirement (accepter qu’Hanouna c’est la culture et ainsi devenir un saint progressiste de gauche). Bref la médiation est soi-même avec soi-même, c’est caractéristique de l’homme narcissique chrétien.
                       
                      Ainsi l’unicité de Dieu se rapporte à soi-même, à la pensée d’un « savoir » au contenu « divers », imitation de la trinité, et non un « Un » plotinien, unité indifférenciée Le bouddhiste, en osmose avec le tout est lui indifférent au différences du monde, on peut zigouiller Ananias et Saphira, sans importance, pas le chrétien.
                       
                      Qu’est ce que 1,2,3,4, etc.... ? Le fini est le non-infini. Qu’est que 5 ? Un particulier, l’unicité comme prédicat du fini. L’infini est le plus grand que tout particulier, que tout fini déterminé (par le prédicat de l’unicité où de la multiplicité par ex).
                      L’infini comme ce qui est grand indéfiniment serait « indéfini ».
                      L’infini est un acte sur le fini (le concept en mouvement) qui pousse le fini au delà de lui-même. On peut appeler ce concept « augmentation de la mesure » par ex. Cette « mesure » du fini est un prédicat, une nouvelle qualité. Ainsi la mesure est une interaction entre le qualitatif et le quantitatif (Marx dira, au delà d’une cette quantité on change de qualité). Legein de Platon.
                       
                      Qu’est ce que la Trinité alors ? L’infini contient lui même et les finis, il est l’Unité du Monde, Dieu. L’homme le fini unicité, l’infini devenant un fini particulier est JC. Le Saint Esprit est la mesure, il est la la dialectique entre le particulier homme et l’infini dieu, il est « l’augmentation de la mesure ».
                       
                      Ainsi la simplicité encore abstraite de dieu, un infini « indéfini », se renie, s’incarne en les hommes, dans la multiplicité des « finis » et, par la négation dans la « mesure » de celle-ci, s’affirme comme unité concrète, le mouvement du concept, de « l’augmentation de la mesure » (la grâce, la sainteté).
                       
                      Je vous l’ai fait simple... smiley Le christianisme c’est pas du barbu ni du vaudou...


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