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L’inévitable recomposition du paysage politique

“Nous serons perdus tant que nous resterons dans l'alternative nationalisme ou mondialisme” Edgar Morin

En annonçant son ralliement à la candidature de Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan pourrait bien faire basculer durablement la donne politique française. Cet accord de gouvernement permet à la candidate de se poser en rassembleuse autour de ce qu’elle considère essentiel : sauver la France des intérêts prédateurs et des fausses alternances. La rhétorique est toute trouvée : le peuple contre les élites ; les patriotes contre les mondialistes. Le soutien du candidat de Debout la France peut paraître choquant à quiconque pense encore les clivages politiques français en termes classiques. Sous la Vème République, les français sont effectivement habitués à choisir entre deux blocs. Pour la première fois, les deux partis identifiés au clivage gauche/droite sont éliminés au premier tour. Cette division incarnée par deux partis de masse s’efface progressivement au profit d’une offre politique au plus proche des attentes et passions françaises. Les Républicains, enfants illégitimes du gaullisme, récoltent le choix de Maastricht en devant faire valoir leur approbation du transfert constant de souveraineté vers la superstructure européenne tandis que le Parti Socialiste, dans les limbes des 6%, paie son logiciel électoral Terra Nova de coalition des minorités au détriment des combats républicains et sociaux. Quel que soit le candidat gagnant le 7 mai prochain, force est d’admettre que la décision de Nicolas Dupont-Aignan est le symbole d’une accélération d’une inévitable recomposition de la politique française. Bien que ses contours restent imprécis, il nous semble que trois camps se dessinent ; trois offres politiques qui répondent de manière bien plus cohérente aux enjeux du XXIème siècle que le strict clivage gauche/droite.


Les Républicains et le Parti Socialiste ne prospèrent aujourd’hui que de par leurs expériences et organisations bien huilées. Appartenant à des divisions politiques dépassées, ces structures vont être absorbées par les mouvements dynamiques s’articulant autour des enjeux contemporains : les effets de la mondialisation, la transition écologique, le travail, l’identité, la spiritualité. Le choix de Nicolas Dupont-Aignan démontre que tout une partie des gaullistes demeurent aujourd’hui orpheline dans le camp de la droite classique. Le discours de Philippe séguin du 5 mai 1992 à la tribune de l’Assemblée nationale ne cesse de gagner en pertinence, d’élections en élections. Le dogme de la concurrence et la liberté sous contraintes qu’imposent l’Union Européenne à la France sont les épines de cette droite qui ne peut plus que se rêver forte puisque étant dans l’incapacité effective de le devenir. Lorsque François Fillon se résigne à 20H03 à voter Macron, il donne ainsi raison au slogan frontiste de l’UMPS. Il rend toute sa campagne caduque. Ce manque de cohérence ne peut mener qu’à la scission de ce parti sans chef.


De l’autre côté de l’échiquier, la percée fulgurante de la France Insoumise laisse le Parti Socialiste en position latérale de sécurité. La défaite de Benoît Hamon n’est pas celle d’un homme mais d’un parti en phase terminale. Le patron de Solférino, Cambadélis, ose même déclarer quelques jours avant le premier tour que “cette présidentielle est tellement atypique qu'on ne peut pas en tirer des leçons politique”. Les élections passent, les défaites se cumulent, les apparatchiks restent. Cette formule résume à elle seule le déshonneur d’un parti : la démocratie n’est plus qu’un maquillage, le socialisme n’est plus qu’un objet de rente politicienne. Après être arrivé au pouvoir sur une ligne résolument de gauche, les promesses non tenues de François Hollande portent le coup de grâce au PS. En plus de faire échouer au bord du second tour le nouveau poids lourd de la gauche, le parti des castors socialistes se rangent pour faire barrage sans consultations préalables de leurs militants derrière Macron, dont Hamon avait vivement contesté la ligne au gouvernement puis à l’Assemblée. La manoeuvre est habituelle. Vite, il faut sauver des postes aux législatives ! D’ailleurs, le parti fondé à Épinay en 1971 devrait regarder les résultats de cette ville. Jean-Luc Mélenchon y arrive premier, largement en tête avec 33% des suffrages alors que Benoît Hamon peine à franchir les 8% le reléguant derrière Marine Le Pen. Idem lorsque l’on observe les résultats des 20 plus grandes villes du pays. Le Parti Socialiste s’est fourvoyé en jouant à tout prix la carte du sociétal : banlieue, Islam, cannabis, minorités sexuelles, baisse du temps de travail … Il n’est pas question d’apporter un jugement moral à des idées qui méritent d’êtres défendues mais de réaliser un simple constat. Le Parti Socialiste ne suscite plus aucun enthousiasme, si ce n’est dans les salles de rédactions. La France Insoumise sera en position de force lors des prochaines législatives pour imposer son nouveau paradigme. Il n’est plus question de fédérer la gauche par fétichisme ; il est primordial de rassembler les citoyens au nom de leur bon vivre face aux puissants.

À toutes fins utiles, les plus attachés au pouvoir ont donc trouver en Macron le moyen de se défaire de leur base électorale trop encombrante. Les socialistes déconnectés des revendications sociales et les républicains insensiblent aux velléités identitaires obtiennent donc un ticket pour une coalition d’intérêts allant de Valls à Baroin. En marche, mais vers quoi ? En s’unissant sous cette bannière, Marine Le Pen ne pouvait espérer meilleur adversaire. Il lui suffit de montrer du doigt les soutiens de Macron en énumérant leurs responsabilités dans ce qu’elle estime être une faillite du pays. Emmanuel Macron pêche par sa jeunesse et multiplie les erreurs de communications. Le Pen continue de taper là où cela irrite. Même vainqueur, Emmanuel Macron portera le Front National à un score jusqu’alors inégalé mettant ainsi à mal sa légitimité de nouveau Président ce qui n’est pas négligeable au vue des législatives du 11 juin prochain. Le candidat En Marche devra constamment négocier avec les tenors du PS et LR pour appliquer son programme. Cette situation le rendrait rapidement impopulaire ; n’oublions pas que son argument principal reste le renouvellement politique ! Le candidat pourrait in fine ratisser large au centre, ce qui le condamne à la vieillesse. Bienvenue aux Bayrou, Borlo et Juppé …


Gagner, c’est imposer sa volonté. À ce titre, Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont les véritables vainqueurs de cette présidentielle. Macron, car il signe un hold up en représentant une ligne politique remise en question par plus de 50 % des voix exprimées. Les appels au barrage et les ordres au vote utile feront sans doute de lui le futur Président de la République. Marine le Pen, car elle réussit face au candidat montée de toutes pièces à se positionner en championne du peuple français ce qui lui laisse le bras long afin de réaliser son OPA rêvée sur les patriotes. Enfin, Jean-Luc Mélenchon, puisqu’il réalise la plus forte progression électorale et revendique statistiquement le rôle de meilleur barrage au Front National. Ces trois acteurs représentent les dynamiques de la recomposition qui a lieu sous nos yeux et qui devrait se concrétiser dans les prochaines années. Il convient d’en réaliser une ébauche idéologique pour se mettre en ordre de bataille.
 

D’un côté, La logique naturelle des choses incarnée par Monsieur Macron. Des mesures consensuelles dans la continuité des 30 dernières années. Une vision post-politique où le volontarisme est passé de mode. La gestion prime sur la décision, la voix des experts passe avant celle des électeurs. Cette vision résolument européenne a au moins le mérite d’être courageuse dans un pays qui continue à dire non à la dissolution de son pays dans un espace communautaire à la destinée imprécise. L’ultralibéralisme de ce camp s’inscrit dans une passion pour le progrès sans but : le rêve d’un monde mobile où chacun fixe ses propres repères dans ses propres structures de sens. L’ère du “c’est mon choix” empêcherait alors toute communauté politique d’intérêts communs. En bref, une politique de l’ultra-centre qui irritera les passions françaises par son manque de courage. Ce pari est celui de l’accommodement marketing que les plus courageux qualifierons de réalisme. L’économisme irriguant puis structurant ainsi les vies humaines, trop occupées à la compétition des égos et aux jouissances de la vie pour se questionner sur le Tout. Il suffit de placer un jeune premier aux discours mouvants pour faire taire le ras-le-bol croissant. Après tout, la politique repose sur l’image du Prince. À chaque époque suffit son pouvoir. Mais gouverner, c’est choisir. Et c’est pour cette raison qu’il ne fait aucun doute que l’ultra-centre rendra à terme ce pays ingouvernable.
 

De l’autre côté de la barricade, on trouve le nationalisme social et opportuniste de Marine Le Pen. En somme, une remise en cause dans son ensemble des logiques créées par la mondialisation. En tant que nationaliste, Marine Le Pen est évidemment opposée à l’Union Européenne et ses logiques économiques mais aussi « humaines » qu’incarne l’Espace Schengen. Le repli économique souhaité (retour à une monnaie nationale, taxes douanières) est associé à un repli identitaire (rétablissement des frontières, solde migratoire divisé par 10, suppression de la nationalité acquise par droit du sol). Les déterminants structurants de ce mouvement s’annoncent être l’avidité et l’idolâtrie. Primo l’avidité, car ce camp est prêt à toutes les manoeuvres pour obtenir le pouvoir tant espéré. Donner un poste de premier ministre à Nicolas Dupont-Aignan permet une “alliance des patriotes” et surtout de mettre de l’eau dans le vin sur la question anxiogène de la sortie de l’Union Européenne. Le Front National choisit ses arguments en fonction de leur efficacité passionnelle. Ce parti est ainsi passé du “reaganisme” libéral au “chevènementisme” étatiste entre les années 80 et 2010. Une majorité des promesses de Madame Le Pen étant conditonnées à la sortie de l’euro et de l’UE, affirmer qu’elle est prête à y renoncer c’est avouer avoir menti. Secundo, l’idolâtrie fondée sur l’adage “avant, c’était mieux” ; laissant dès lors la porte ouverte aux rêves de pureté politique. Or, la politique fait fi de ce rêve à moins de se faire dictature. En bref, une régression qui peut vite conduire au retour des tentations belliqueuses. L’impact sur l’image de notre pays serait conséquent. Après 50 ans de “bobocratie”, le gouvernement FN ne se gênera pas pour réprimer ses adversaires de la veille. Macron portera la responsabilité le 7 mai prochain d’un FN comme principal parti d’opposition.

Enfin, on observe un humanisme de progrès social qu’incarne Jean-Luc Mélenchon dans la droite lignée de la Révolution Française. Ce vieux briscard de la gauche trostkiste puis jospiniste a médité le cours de l’Histoire. Il faut rassembler le peuple contre les élites ce qui ne peut advenir que par un vaste mouvement d’émulation collective et démocratique. On reproche à Mélenchon sa vieillesse et son égo : n’est-il pas plus aisée de voir une plante poussée droite avec un tuteur ? La figure du chef canalise les passions, éclaire par le discours et donne le cap. Le dynamisme de la France Insoumise rompt avec les structures classiques de la politique française. Ce n’est pas un parti mais un mouvement qui a su faire sien le militantisme 2.0 et le débat de convictions. La France Insoumise se veut optimiste. Elle se projette dans l’avenir et espère se donner les moyens d’y parvenir : remise en cause des traités européens si impossibilité de l’harmonisation sociale et fiscale, politique de relance économique, nécessaire refonte institutionnelle par la voie d’une Constituante afin de rebrasser le peuple français et fonder un contrat social inclusif. Une VIème République où la démocratie ne serait pas un mantra mais une pratique centrale. Une politique prenant en compte le grand oublié de ce deuxième tour : la transition écologique avec comme objectif 100% d’énergies renouvelables d’ici à 2050. Si Jean-Luc mélenchon a réussi à convaincre et endiguer la montée du FN, il n’en reste pas moins que cet électorat se questionne sur sa “vision immigrationniste et métissée” de la France. Au delà des débats, Jean-Luc Mélenchon a saisi l’inconsistance du matéralisme qui gangrène notre époque. Il convainc par la raison et persuade par l’envie de redonner un souffle à la communauté de sens qu’est la France face à l’envie de la rétrograder à une communauté de sang. L’élan de ce mouvement suppose le délitement de l’actuel pacte social. Les prochaines élections législatives seront l’occasion de voir si Jean-Luc Mélenchon parviendra à faire ce que Mitterrand avait réussi avant lui à savoir imposer un rapport de force en sa faveur pour ensuite créer une nouvelle union politique prête à accéder au pouvoir.

Lorsque Emmanuel Macron affirme que le paysage politique se dirige vers un tripartisme il serait difficile de lui donner tort. L’ancien ministre de l’économie dessine ainsi trois forces : une « droite réactionnaire qui veut la fin de l’Europe », une "force progressiste" qu’il représente et une "force contestataire de gauche qui prétendant défendre les droits des plus fragiles, perpétue un système". Le dynamisme citoyen pourrait bien le contredire sur ce dernier point. Il en va ainsi de l’histoire où, par épisodes, ce sont aux citoyens d’en-bas de façonner le pouvoir d’en-haut. Les Français font aujourd’hui face au défi de ne plus se reposer sur leurs lauriers. Plus que jamais, nous voulons continuer à façonner le monde par la force de notre volonté. Bien malin sera celui qui tentera d’empêcher aux français d’être un peuple politique.


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7 réactions à cet article    


  • JL JL 1er mai 10:36

    Je crois qu’Edgar Morin a raison et en même temps, tout faux. 

     
    le vieux clivage Droite gauche alias lutte des classes est mort et sera bientôt enterré ; et nous serons perdus.
     
     
    Il est de plus en plus évident que MLP est en train de faire une OPA sur les classes de gauche pour créer le futur Parti Républicain (PR), et en même temps, Macron est en train de ramasser à la petite cuillère le PS et le LR pour en faire un parti qui sera bientôt nommé Parti Démocrate (PD). 
     
    Exit la gauche : RIP !
     
    Et tout ça en live sous nos yeux ébahis et sous les yeux concupiscents du CAC40 et de la Finance internationale.
     
    Dimanche, aucune voix de gauche ne devrait cautionner le scrutin mortifère qui lui est proposé dimanche.

    • biquet biquet 1er mai 10:40

      J’ai déjà écrit 2 articles dans AV qui ont été refusés tous les 2. Je viens d’en écrire un troisième qui va subir le même sort. Pourtant la référence historique de Delanoë a été relayée par tous les médias.
      Le titre de l’article est : Delanoë, grand manipulateur de la vérité historique

      Pierre Delanoë a déclaré que si Hitler était arrivé au pouvoir c’était parce l’extrême gauche allemande (traduire « le parti communiste ») avait refusé de s’opposer à Hitler en ne participant pas à un front commun, avec le SPD (sociaux-démocrates), anti-Hitler. La réalité est exactement inverse.

      Aux élections présidentielles de mars 1932, le parti social démocrate allemand (SPD) a soutenu Hindenburg pour faire barrage aux nazis, alors que le DKP (parti communiste) a présenté son candidat. Hindenburg a obtenu 49,53 %, ne passant pas dès le premier tour pour quelques milliers de voix. En janvier 1933, c’est le même Hindenburg qui nomme Hitler chancelier. Le parti nazi était alors en totale déconfiture, aux élections municipales de décembre 1932 en Thuringe, le parti nazi perd 40 % de son électorat par rapport aux législatives de juillet. De nouvelles élections législaves ont lieu en novembre 1932 et le parti nazi perd 34 députés par rapport à celles de juillet. C’est donc Hindenburg, soutenu par les sociaux-démocrates et les bourgeois conservateurs, qui a installé Hitler au pouvoir en janvier 33. Hitler n’ayant pas de majorité, il décide de nouvelles élections législatives le 5 mars 1933. En fait les dernières élections libres en Allemagne vont être les élections législatives de novembre 1932, où le parti nazi était en net recul. Dans la nuit du 27 au 28 février, les nazis dirigés par Göring, manipulent un communiste d’origine hollandaise pour incendier le Reichtag. Le parti communiste est mis hors la loi et ne peut participer aux élections alors qu’il était le seul parti en réelle progression. C’est la fin de la démocratie en Allemagne jusqu’en 1945.

      Dans la réalité les sociaux démocrates allemands sont indirectement responsables de l’accession au pouvoir d’Hitler en ayant refusé le Front populaire avec les communistes et en ayant soutenu Hindenburg aux présidentielles. Certes le SPD a bien soutenu Hindenburg pour faire barrage à Hitler et Delanoë a raison à ce moment de l’Histoire, mais bien sûr il oublie de dire que c’est la personne qu’ils ont soutenue, qui par la suite a ammené Hitler au pouvoir.

      Heureusement Macron n’est pas Hitler, même si dans son discours d’Arras il lui empreinte la gestuelle et surtout l’hysthérie vocale. Le meilleur vote anti-fn c’est le vote blanc : c’est la seule façon de montrer qu’on ne se laissera pas faire avec Macron, qu’il ne sera pas le marche-pied de Marine Le Pen pour permettre son élection en 2022. De toute façon Macron sera élu, grâce aux électeurs manipulables qui respectent les consignes de vote ; mais si le vote blanc est important, cela montrera à Macron que la bataille des législatives est loin d’être gagnée.

      Pour voter blanc il suffit de ne rien mettre dans l’enveloppe ou de prendre une feuille blanche format A4 et prendre le quart de sa surface (dimension du bulletin de vote).


      • leypanou 1er mai 12:36

        Des analyses que je ne partage pas. Par exemple :
        Le candidat pourrait in fine ratisser large au centre, ce qui le condamne à la vieillesse. Bienvenue aux Bayrou, Borlo et Juppé …

         : pas du tout, il y a des tas de gens qui sont là-dedans, de tendance centre et qui sont jeunes, ne serait-ce qu’Aurore Bergé.

        Lorsque François Fillon se résigne à 20H03 à voter Macron, .... Ce manque de cohérence ne peut mener qu’à la scission de ce parti sans chef. : pas du tout. Le FN veut la disparition des LR et F Fillon ne peut pas décemment pas appeler à s’abstenir ou à appeler à voter MLP.

        Macron portera la responsabilité le 7 mai prochain d’un FN comme principal parti d’opposition. : vous n’en savez strictement rien. FN + DLR « pèsent » 26% des voix, FI + Hamon « pèsent » 26% de voix, LR « pèse » 20% de voix. Après il y a la dynamique du 2ème tour et les triangulaires ou quadrangulaires et les reports de voix qui vont s’en suivre. Bien malin qui peut prévoir ce qui va se passer.

        Lorsque Emmanuel Macron affirme que le paysage politique se dirige vers un tripartisme il serait difficile de lui donner tort. : vous croyez que les LR vont disparaître du jour au lendemain ? Je ne crois pas. Quand Robert Ménard a organisé sa conférence sur l’union de la droite, qui y a été ? Pas des ténors des LR. Ceux qui ont appelé à voter MLP sont ceux qui bien avant se sentaient déjà proches du FN, genre C Vanneste ou C Millon.

         


        • jef88 jef88 1er mai 12:40

          Ce qui tue la politique en France ce sont les partis !
          En effet les partis ont des positions : droite, gauche, centre etc... Et, pour être un « bon » citoyen il faut être fidèle à son parti... Un peu comme si on l’avait épousé !
          En face les politicards prospèrent !
          A part pendant les périodes électorales le boulot est plutôt cool ! !
          On peut sécher les séances, on peut avoir des positions resplendissantes ! ! !
          On se fait des relations bien juteuses ! ! ! !
          On se fait du fric ! ! ! ! !
          Le peuple ? Booof ............
          De toute façon il faut suivre le parti sinon on se fait virer....

          Alors ce qui nous manque se sont des idées !
          Il faudrait élire des gens en fonction de leurs idées en éliminant les partis !
          C’est vote après vote que les élus choisiraient les bonnes solutions en fonction de leurs idées et non pas en fonction de la discipline .....

          Mais aussi il faudrait que le lobbying soit considéré et puni comme un délit !


          • LilianeBaie 1er mai 16:51

            Merci pour cette intéressante analyse qui se situe en-dehors de l’hystérie (fruit de la manipulation) ambiante.
            Et merci pour le terme de « progrès social » qui semble disparu du vocabulaire contemporain...


            • Alren Alren 1er mai 18:23

              Jean-Luc Mélenchon, il réalise la plus forte progression électorale et revendique statistiquement le rôle de meilleur barrage au Front National.

              Pourquoi La FI dont JLM est le candidat a-t-il réalisé la plus forte progression électorale ?

              C’est parce qu’il représente le peuple français notamment dans la jeunesse, bien plus que le FN.

              Son programme L’Avenir en Commun a été lu par des centaines de milliers de personnes dont beaucoup se sont transformées ensuite en militants. Ce programme élaboré collectivement par des milliers de contributions issues du peuple de progrès, n’a pu que rencontrer l’adhésion du plus grand nombre quand il a été exposé brillamment lors des meetings de JLM.

              C’est pourquoi il est le meilleur barrage non seulement du FN mais de la dictature économique de l’oligarchie dont le pion un peu ridicule, est Macron.

              VOTONS ANTI-MACRON !


              • Esprit Critique 1er mai 19:10

                Le Bannissement du FN qui consiste a ignorer l’expression démocratique d’un quart des électeurs. Les modes de scrutins qui aboutissent a écarter de l’exercice des responsabilités, dans les régions par exemple un mouvement qui focalise un tiers de français mécontent. Et qui exclu environ un quart des français du parlement.

                Tout cela est une crapulitude qui bafoue et empêche l’expression et le fonctionnement élémentaire de la démocratie.

                Si Nicolas Dupont-Aignan peut ramener un peu de bon sens pour relancer la république, il aura fait une bonne grande chose.

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