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Accueil du site > Tribune Libre > L’instituteur avait dit : « Je coupe tout ce qui dépasse » à un élève (...)

L’instituteur avait dit : « Je coupe tout ce qui dépasse » à un élève qui montrait son zizi...

On peut être rassuré. L’administration de l’Éducation nationale et la justice veillent. Elles traquent impitoyablement cette engeance qui menace la sécurité des citoyens. Ils viennent de mettre hors d’état de nuire dans la région de Saulieu en Côte d’or un dangereux malfaiteur qui se camouflait sous les traits badins d’un instituteur remplaçant.

L’information a été diffusée, samedi 10 janvier 2009, par Le Bien Public, journal de la Côte d’or, reprenant le témoignage de la section locale de La ligue des droits de l’homme (1). Un lecteur a eu la bonne idée d’en donner le lien en commentaire d’un article précédent (2).

Les faits selon Le Bien public

Le 26 septembre 2008, un instituteur remplace une collègue en congé de maladie dans une école primaire des environs de Saulieu. Il remarque vite un élève de CM1 qui ne respecte pas les règles de la classe par ses interventions et déplacements intempestifs. Dans l’après-midi, des élèves l’informent que ce même garnement «  a montré son zizi  » ! L’instituteur, peu inspiré il est vrai, réagit sottement : tenant à la main un cutter sorti de son cartable, il avertit l’élève : « Je coupe, dit-il, tout ce qui dépasse. » Il s’entretient toutefois de l’incident avec la mère de l’élève quelques jours plus tard. Pour lui, l’affaire est close.

Pas du tout ! Deux mois plus tard, le 25 novembre 2008, un arrêté de l’inspection académique le suspend pour 4 mois. Cette mesure conservatoire est habituellement prise en cas de conflit dans l’attente d’une solution avec ou non procédure disciplinaire. Mais ici, c’est plus grave. L’instituteur est invité le lendemain, 26 novembre, à se présenter le 27 à 9 heures à la gendarmerie « pour affaire le concernant ». Il apprend alors qu’une plainte a été déposée contre lui par la mère de l’élève.

S’ensuivent les diverses étapes de la procédure que la gendarmerie sait appliquer à tout suspect faisant l’objet d’une plainte et placé en garde à vue : vidage de poches, recherche entre deux gendarmes à son domicile de l’arme du crime, le cutter, mise sous scellé, examen par un médecin à la demande du procureur, prises de photos, d’empreintes digitales et de salive pour identification d’ADN. L’instituteur ressort de la gendarmerie à 17 h 50.

Ayant reconnu les faits, le geste joint à la parole, il est cité à comparaître devant le tribunal correctionnel de Dijon, le 23 janvier prochain, pour y répondre de « violences aggravées, sans incapacité, sur mineur de moins de quinze ans, par personne ayant autorité sur mineur chargée d’une mission de service public, avec menace d’une arme. » Il est passible, selon l’article 222-13, de 5 ans de prison et de 75.000 euros d’amende.

Faut-il pleurer, faut-il en rire ?

Faut-il rire ou pleurer quand le discernement fait à ce point défaut aux acteurs de ce vaudeville, sous réserve que la représentation des faits rapportée par le journal soit fidèle ?

1- Un manque de discernement chez l’instituteur
C’est entendu ! L’instituteur en a manqué. Sa réaction impulsive ressemble à celle des instituteurs d’autrefois qui ne faisaient pas dans la dentelle pour remettre les choses à l’endroit : une gifle ou un coup de pied aux fesses et c’était réglé ! Un droit de correction coutumier leur était reconnu par la justice. Mais le climat a changé. On l’a vu récemment. Le professeur de Berlaimont a été traîné devant le tribunal correctionnel par le père d’un élève qu’il avait giflé, et il a été condamné !

Sans doute, ne s’agit-il pas de gifle ici, mais d’une réaction qu’on peut considérer comme anxiogène. La psychologie de l’enfant a progressé. Des menaces, même sur le mode de la plaisanterie, peuvent avoir des effets dévastateurs sur la structuration psychologique de l’enfant. Autrefois, il arrivait qu’une institutrice menaçât d’envoyer les enfants qui n’étaient pas sages, dans des toilettes où il y avait des rats. Il n’était pas étonnant qu’un enfant devenu propre, rentrât à la maison en ayant fait pipi dans sa culotte, voire davantage.

Ici, l’instituteur, sans penser à mal, a pris sans doute la chose avec humour : l’excès dans la punition promise – « couper  » au cutter – et la périphrase fantasque pour désigner « le zizi » qui se met à la fenêtre – «  tout ce qui dépasse » -, sont les indices d’une distanciation burlesque. Seulement l’élève peut être incapable de la percevoir et rester traumatisé par ce qu’il vit confusément comme une menace de castration. Manifestement, l’instituteur a manqué de discernement.

2- Un manque de discernement chez la mère.
La mère n’en a pas moins manqué non plus. On peut comprendre son émoi au récit qu’a dû faire son fils de l’incident. Attentive à ne pas exposer son enfant à ce qui apparaît comme une agression, elle a pu en être scandalisée. Mais selon les faits rapportés par le journal reprenant le témoignage de l’association, elle a rencontré, dans les jours suivants, l’instituteur qui s’en est expliqué. Et tout semble s’être terminé pour le mieux. L’instituteur, en tout cas, a cru l’affaire close. Et de fait, il n’en a plus entendu parler… sauf deux mois plus tard.

Il ne s’agirait donc pas d’une plainte déposée sous le coup de l’émotion, à moins qu’elle l’ait été aussitôt tout de même à l’insu de l’instituteur, et que le délai de deux mois soit le temps nécessaire à la justice pour se mettre en branle.

3- Un manque de discernement de l’autorité académique
La suspension provisoire de l’instituteur, à la veille d’être convoqué par la gendarmerie, laisse supposer une synchronisation des conduites de l’administration et de la justice. Il faut, en effet, attendre deux mois pour que l’inspection académique s’émeuve ! Une réaction si tardive après un premier forfait, pour empêcher de nuire un dangereux délinquant, laisse à ce dernier toute latitude pour s’en prendre à d’autres victimes : on ne comprend pas l’inconscience de cette administration ! Ou alors, serait-ce qu’avec raison l’affaire n’a pas été prise d’abord au sérieux, jusqu’à ce que l’administration apprît que l’instituteur était convoqué par la gendarmerie pour se voir signifier une citation à comparaître ?

4- Un manque de discernement de la part du parquet
La mère paraît, en tout cas, avoir disposé d’arguments très persuasifs pour convaincre un procureur de donner suite à une telle plainte. On se demande bien lesquels. Les faits sont-ils d’une telle gravité que l’ordre public s’en trouve menacé et exige que le coupable soit sanctionné ? Comment ne pas être sensible à la disproportion qui existe entre la faute, voire la simple maladresse professionnelle reprochée, et le dispositif répressif mis en œuvre ? Un marteau-pilon pour une mouche ? 

Un procureur n’a-t-il rien de plus urgent à traiter pour veiller au maintien de l’ordre public ? Quand des gendarmes sont invités à s’occuper toute une journée d’un instituteur qui a eu un geste et des propos malheureux devant un élève, il est sûr qu’ils ne peuvent consacrer leur temps à débusquer la délinquance qui empoisonne la vie ordinaire, ni à prêter leur concours à traquer la délinquance financière. Peut-on lire sans frémir la qualification qui a été retenue pour reprocher à l’instituteur son geste et sa parole ? En l’espèce, un magistrat qui ose pareille lecture, fait-il preuve de discernement ?

« Je coupe tout ce qui dépasse » a déclaré l’instituteur. S’il s’agit de ce qui dépasse les bornes, le malheureux ne sait pas dans quel bourbier il s’est aventuré : les suites données à cette affaire les outrepassent allègrement. Et s’il faut couper tout ce qui les dépasse, il y a du pain sur la planche à découper. N’aurait-il pas été plus simple de finir par un éclat de rire et de chanter avec Pierre Perret : « Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le zizi » ?

Sans doute pas ! Car c’est son ridicule achevé qui fait de cette histoire une affaire sérieuse : peut-on croire pudiquement à un simple dysfonctionnement ou au contraire entre-t-elle dans une stratégie à long terme de discrédit du service public d’Éducation ? Trop de grandes personnes se sont impliquées avec application dans cet enfantillage. Paul Villach

(1) http://www.bienpublic.com/actu/region/20090110.BPA5957.html

(2) Paul Villach, « L’examen de certification d’Allemand en 3ème se passe en mars. Pourquoi pas en juin ? », AGORAVOX, 9 janvier 2009.




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147 réactions à cet article    


  • Neris 12 janvier 2009 11:15

    Et la mère, elle trouve normal que son cher fiston exhibe son zizi à tout-va et à tout le monde ??

    Ils ont quel âge en CM1 ? 8-9 ans ?

    Et les autres élèves, notamment les petites filles, ne sont pas traumatisés de cette exhibition ? il semblerait que oui puisqu’ils se sont confiés à leur instituteur.

    Encore une fois, on va punir l’enseignant, mais le gosse et son zizi baladeur, qui va s’en occuper ?

    La connerie de certains adultes n’a vraiment pas de limites, et encore un gosse qui va se croire tout-puissant. J’ose même pas imaginer ce qu’il donnera à l’âge adulte.


    • Gilles Gilles 12 janvier 2009 15:00

      "Et la mère, elle trouve normal que son cher fiston exhibe son zizi à tout-va et à tout le monde ? ?

      Ils ont quel âge en CM1 ? 8-9 ans ?"


      Ben justement à cet âge c’est pardonable..... on faisait bien des concours de zizi à l’école ou on jouait à touche pipi....


    • Yannick Harrel Yannick Harrel 12 janvier 2009 15:22

      Bonjour,

      Tout juste, on s’est focalisé sur le geste et la parole de l’instituteur mais bien peu sur l’origine de sa réaction. Ca me semble tout de même aberrant si cette affaire est confirmée (j’avoue que c’est la première fois que j’en entends parler) que l’on puisse en arriver à de telles extrêmités en France.
      Ce pays commence à me faire peur, très singulièrement peur... Et la judiciarisation de la société, tentant maladroitement de combler la déficience en civilité (règles sociales permettant le plus souvent d’éviter l’affrontement), aggrave plus souvent la situation qu’elle ne la résout.

      Voilà à quoi en est réduit un pays lorsqu’il s’imprègne d’une idéologie victimisante alliée à l’esprit du consumérisme judiciaire.

      Cordialement 


    • Neris 12 janvier 2009 15:30

      Et qu’aurait fait votre mère dans la situation de l’article ?

      Elle aurait porté plainte, ou elle vous aurait expliqué que "ça ne se fait pas" en vous punissant de sa honte.

      Voilà un gosse, qui a un comportement de gosse, et qui s’exhibe sans penser certainement à mal juste à embêter les filles sans doute. Il se prend une grose frayeur de la part de son professeur, et du coup, ne ressortira sans doute plus l’objet incriminé que dans les toilettes. Si je me souviens bien, c’est un professeur remplaçant donc il ne va pas s’éterniser dans l’établissement, donc, le môme reviendra vite de sa frayeur, fin de l’histoire.

      Et voilà une mère, qui porte plainte pour la grosse frayeur infligée à son gosse.

      Quel message envoie-t-elle à son fils ?


    • eugène wermelinger eugène wermelinger 12 janvier 2009 20:09

      Je voudrais signaler que récemment encore, j’ai vu, et à Saulieu même, des mémés promenant leurs toutous avec leur sisi à l’air avec les roubignoles tout pareil. Et parfois aussi des messieurs avec leurs chiens. C’est une honte. Il est vrai que le taureau de Pompon (sculpteur animalier qui a son musée dans cette ville) ne cache pas ses (beaux) attributs non plus, devant le Syndicat d’Inititatives (les quelles peut-on se demander ?) Lors de son déplacement de 50 mètres on aurait pu les couper afin de ne pas donner des idées aux gamins de l’école qui se trouve juste en face et à quelques mètre de chez Loiseau . Il était de coutume chaque année de les voir peintes en rouge par un anonyme - et ce ne fut pas moi ! La tradition va-t-elle revivre dans cette ville qui est rouge de honte de cette affaire ? 


    • Traroth Traroth 12 janvier 2009 22:49

      "Voilà un gosse, qui a un comportement de gosse, et qui s’exhibe sans penser certainement à mal juste à embêter les filles sans doute. Il se prend une grose frayeur de la part de son professeur, et du coup, ne ressortira sans doute plus l’objet incriminé que dans les toilettes" : Et aura peut-être des comportements sexuels malsains pour le restant de ses jours... Au temps pour "l’humour", en tout cas !


    • Dolores 15 janvier 2009 15:45


      C’est l’exemple type de l’enfant-roi qui peut tout se permettre sans se faire jamais remettre à sa place.
       Une remontrance ou une plaisanterie dont il est l’objet prend tout de suite pour lui et ses parents l’allure d’une agression car il se sent vexé.

      Comme je l’ai souvent dit, il faudrait re-éduquer ces parents qui voient comme un crime à l’égard de leur rejeton toute remise en cause de son attitude et donc de ce qui semble être de leur éducation.
      Le laissez-faire n’est pas une éducation.

      Le métier d’enseignant est devenu un métier extrêment risqué. Une plaisanterie coûte maintenant la garde à vue et un passage en correctionnelle avec des chefs d’accusation qui laissent incrédule.
      C’est du délire judiciaire, appuyé par des psy irresponsables, qui conforte l’attitude de parents tout aussi irresponsables.
      C’est une fable de prétendre que ce gamin a éte "traumatisé". A son âge on sait faire la part entre paroles sérieuses et plaisanteries. Je croirais plus tôt que maintenant, il joue les intéressants ! Il est excité par sa vengance sur un adulte qu’il peut punir.

      Depuis des années déjà, la hiérarchie de l’EN livre ses fonctionnaires en pâture aux parents pour ne pas avoir à les affronter. L’instit doit se défendre seul et il est blâmé par ses supérieurs, à cause d’une société malade et déboussolée qui surprotège les enfants au-delà de toute raison.




    • cl 19 janvier 2009 21:33

      George Cake

      								
      "Manquer de discernement à ce point devrait envoyer cet homme en hôpital psychiatrique."
      Pour qu’il vienne vous y rejoindre ?

      "Section fermée pour dangereux criminels violents."
      Connaissez-vous le sens de ces mots ?
      "Cet agresseur, pédophile."
      Le "pédophile" comme vous dites, vous devriez croiser les doigts pour qu’il ne vous envoie pas en correctionnelle pour diffamation qui est un délit punissable de 1an de prison et 45.000€ d’amende, sans préjudice des dommages-intérêts. Je suis d’ailleurs surpris que ce message soit toujours en ligne sur Agoravox.

      Le reste du message est aussi crétin que le début.
      							

    • cl 19 janvier 2009 21:39

      							par Dolores 							

      															
      							 								
      "C’est l’exemple type de l’enfant-roi"
      "ces parents qui voient comme un crime à l’égard de leur rejeton".
      Comme vous dites, Dolores. On pourrait même ajouter que c’est un crime de lèse-majesté.
      "Le laissez-faire n’est pas une éducation."
      Oui. Et à long terme, la lacheté se paye cher.


    • cl 23 janvier 2009 23:14

      @ Gilles
      							

      															
      							
      								"Ben justement à cet âge c’est pardonable..... on faisait bien des concours de zizi à l’école ou on jouait à touche pipi...."

      C’est pardonnable, oui. C’est punissable, aussi.
      C’est intéressant de voir comme les élèves pertubateurs d’antan aiment justifier les perturbations de maintenant. Et en plus, si ça peut leur permettre de régler des comptes en cassant du prof, c’est encore mieux, pas vrai ?

    • Gasty Gasty 12 janvier 2009 12:57

      @ philippe renève

      J’ajoute ce qu’il doit enseigner.

      Pas d’humour, pas d’humeur, pas d’imagination, pas de soi, pas d’état d’âmes, pas de spontanéité, pas d’engagement, pas de personnalité..... smiley

      Mais plus de concret dans la pensée moderne, boulot , dodo smiley, cheminots, otages, terroristes smiley , misères des banques smiley , fonctionnaires, fonction public, argent public, détournement public, impots, fonction public, nantis, fonction public, professeurs, éducateur smiley , modernité désaquise :->....

      (Toto range tes affaires ).


    • appoline appoline 12 janvier 2009 14:08

      D’accord avec vous ; une fois de plus ni la justice, ni l’éducation nationale ne sont à la hauteur. D’un côté, les parents se plaignent que leurs mouflets deviennent de plus en plus ignards et de l’autre, ils font tout pour emmerder les professeurs.
      Regrettable que la mère n’est pas été sanctionnée pour sa connerie. Proportionnellement, elle aurait pris cher.


    • Philippe D Philippe D 12 janvier 2009 14:55

      Pensez-vous qu’il y ait matière à généraliser à partir de ce fait ?

      Sortir un cutter devant un gamin de 9 ans en le menaçant de lui couper son zizi n’est quand même pas très futé.


    • l'homme pressé l’homme pressé 12 janvier 2009 11:37

      Mais aussi comment un instituteur peut-il être assez stupide pour tenir de tels propos !
      Françoise Dolto doit en faire des loopings dans sa tombe.


      • Ben Ouar y Villón Brisefer 12 janvier 2009 11:56

         Comment un homme pressé peut il conserver le sens de l’humour ?

        Dolto n’a pas dit que nous devrions vivre dans un monde où l’autorité des maîtres et de tous les adultes devait être sapée ! Or, dans cette affaire, l’exhibitionniste a tout à perdre.

        On s’ennuie donc à ce point dans la France des années 2000 ?

        Nous vivions donc dans un pays qui non seulement a perdu la légèreté et l’humour français que les plus de 80 ans ont pratiqué ; et dont ils se souviennent avec nostalgie. On les comprend.

        Notre pays est devenu SINISTRE, à l’image de cette affaire et de la réaction de tous ces acteurs (ces clowns, devrions-nous dire) ; Un pays sans rire et sans sourire est une collectivité perdue. Prenons nos anxiolytiques !

        Nous vivons donc depuis ces arrêts de la justice dans un pays où il n’y a plus de liberté d’expression, ni l’humeur qui va avec (nota bene "l’humEUR").

        c-à-d qu’une parole d’un adulte est pénalisée au détriment de l’attentat à la pudeur d’un mineur.
        Bravo beau pays ! La montée de la judiciarisation des affaires civiles prend une courbe inversement proportionnelle au niveau de bon sens et d’humour que nous avons perdu à jamais.
        En un mot : On devient cons.


      • cl 19 janvier 2009 21:52

        par l’homme pressé

        "Mais aussi comment un instituteur peut-il être assez stupide pour tenir de tels propos ! "
        La stupidité, ce n’est pas l’instit qui la trimbale, mais ceux qui sont à la cause de cette situation crétine : les autorités judiciaires et administratives.
        Mas c’est vrai, que s’il avait deviné la déferlante de stupidités qui allait lui tomber sur le coin du nez, il aurait fait celui qui n’avait rien vu. C’est d’ailleurs le conseil de prudence qu’on peut donner aux enseignants : vous voyez une bagarre, ne la séparez pas et regardez ailleurs (un prof de gym est déjà passé en correctionnelle pour ça) ; un gamin sort sa bistounette en classe, pareil. Les parents des autres gamins viendront râler parce que vous n’avez rien fait ? Ce sera toujours moins grave que le contraire. Et au pire (ou au mieux), ils règleront leur compte entre parents. C’est navrant, c’est vrai, mais c’est un réflexe de survie.

        "Françoise Dolto doit en faire des loopings dans sa tombe."
        				
        Vous devriez d’abord essayer de lire ses livres avant de prononcer son nom.

      • Le pirate des caraibes 12 janvier 2009 11:47

        Incroyable que l’etat laisse faire un tel acharnement sur un prof qui ne fait que remettre l’enfant à sa place.


        Les exhibitions de l’enfant devaient lui valoir l’exclusion, la mere devrait etre honteuse.

        Si on ne peut pas menacer les eleves (avec en plus un peu d’humour), que reste il aux profs ???


        • Gilles Gilles 12 janvier 2009 15:04

          Selon ce que tu dis, tout écart, même insignifiant de la part de gamins de 8 ans, qui pensent et agissent comme des gamins, devrait leur valoir une forte sanction (l’exclusion...)

          Je ne sais pas quel monde est le pire....celui-ci ou le tien. Un monde de cons, par les cons, pour les cons pour sûr...


        • Gilles Gilles 12 janvier 2009 18:23

          Il y a une différence ntre poser des limites (foutre le feu en est une) et sur-réagir au moindre chahutage irréfléchit d’enfants


        • Traroth Traroth 12 janvier 2009 22:53

          Parfaitement d’accord avec Gilles. La remarque d’alchimie montre quelle est la nouvelle mission de l’école : le dressage des enfants. Comme le dit un autre commentateur : l’instituteur a juste remis l’élève "à sa place". On enseigne aux enfants la loi du plus fort, et on s’étonne que ça soit ça qu’ils appliquent par la suite.


        • cl 19 janvier 2009 21:54

          par Gilles
          							

          															
          							
          								"Il y a une différence entre poser des limites (foutre le feu en est une) et sur-réagir au moindre chahutage irréfléchit d’enfants".
          Limites que visiblement vous n’avez pas bien intégrées...

        • cl 23 janvier 2009 23:22

          							@ Traroth
          							

          															
          							
          "On enseigne aux enfants la loi du plus fort, et on s’étonne que ça soit ça qu’ils appliquent par la suite."

          Parce que vous croyez que ce n’est pas la loi du plus fort qui s’applique dans un grand nombre d’écoles françaises ? Vous savez le genre d’endroit où les enseignants ne peuvent ou n’osent plus bouger parce que c’est trop dangereux. Ce qui est parfait, c’est que le danger vienne en plus des autorités qui sont censées les épauler. Résultat : ils ne peuvent même plus protéger les enfants victimes des voyous que vous défendez et qui peuvent racketter, insulter, agresser en tout impunité. Le contraire de l’effet soit-disant recherché. Bravo !

        • Fergus fergus 12 janvier 2009 11:50

          Cette affaire est absolument DERISOIRE. On nage en pleine aberration !


          • Henri François 12 janvier 2009 11:58

            Mais punaise où est donc le bon vieux temps.
            Le temps où, lorsque, gosse, nous nous plaignions de la sévérité de l’instituteur qui allait quelquefois jusqu’à un coup de règle sur les doigts, nos mères, dont la miennen, en nous disant que "le prof ou le maître avait eu raison", nous foutez une bonne beigne sur notre joue de faux-jeton.


            • Neris 12 janvier 2009 12:22

              - Si c’était une origine "non souche", pour vous reprendre, ce serait le père qui aurait déposé plainte pas la mère. Et encore, plainte, c’est à voir, les grands frères auraient sans doute attrapé le professeur dans un coin pour l’intimider.


              La connerie est universelle.


              - Ce sont les familles "de souche" qui sont les plus axées enfant-roi et au sein desquelles les mères se montrent particulièrement procédurières pour tout ce qui "agresse" leurs rejetons adulés.


            • Bois-Guisbert 12 janvier 2009 13:06

              Votre racisme est bien clair, Bois-Guibert.

              Pfffff...

              Ne vous déplaise, nous avons le droit imprescriptible de savoir dans quel pays nous vivons et qui y fait quoi !


            • Bois-Guisbert 12 janvier 2009 13:08

              Si c’était une origine "non souche", pour vous reprendre, ce serait le père qui aurait déposé plainte pas la mère. Et encore, plainte, c’est à voir, les grands frères auraient sans doute attrapé le professeur dans un coin pour l’intimider.

              Ce sont les familles "de souche" qui sont les plus axées enfant-roi et au sein desquelles les mères se montrent particulièrement procédurières pour tout ce qui "agresse" leurs rejetons adulés.

              Pour des preuves, ce sont là des preuves irréfutables smiley de chez smiley


            • Bois-Guisbert 12 janvier 2009 13:10

              Bois-Guibert est dans notre pays un de ces arbres pourris qu’il faudrait bien dessoucher car ils sont dangereux et sont la honte de leurs congénères.

              Eradiquer par les nôtres pour la plus grande satisfaction des autres...

              Telle est l’attitude du collabo éternel  !!!


            • Zalka Zalka 12 janvier 2009 14:39

              Sale raclure de fils de pute de merde.

              Ni ma mère française, ni mon père marocain n’aurait eu l’attitude de cette mère. Preuve qu’être de souche ou non n’est absolument pas un paramètre pertinent.

              Ceci dit, la menace de l’instituteur devrait être réalisé systématiquement chez les sous êtres dans ton genre : à savoir les racistes, pas les français de souche.


            • Bois-Guisbert 12 janvier 2009 15:07

              Ni ma mère française, ni mon père marocain n’aurait eu l’attitude de cette mère.

              Cela n’empêche absolument pas qu’il y a, dans les choses de tous les jours, des comportements, des gestes, des actes, délictueux ou non, qui sont très connotés, ethniquement parlant ! Ce ne sont pas vos grossièretés de primitif mal élevé issu du tiers monde, qui y changeront quelque chose... Tout au contraire !


            • foufouille foufouille 12 janvier 2009 12:11

              delirant
              en plus deux mois ca fait tres court pour une seule petite connerie
              l’instit devrait prendre un bon avocat. il s’agit d’une menace et rien d’autre


              • wesson wesson 12 janvier 2009 12:15

                Tout simplement navrant !

                Il semble bien que là dedans, il y ait une volonté de faire tout une affaire de cette insignifiante histoire.

                si j’avais un gosse dans la classe de cet enfant, j’aurai déposé aussi sec une plainte contre X pour exibitionnisme, avec tentative de viol sur mineure de moins de 15 ans.

                Peut-être cela ferait comprendre à la gorgonne hystérique mère du petit vicieux à quel point sa démarche est stupide, démesurée, et surtout propice à n’importe quelle récupération politique opportuniste. On ne s’étonne pas, avec de tels parents que le moutard montre sa queue à toute heure ...




                • Philou017 Philou017 12 janvier 2009 18:04

                  Je ne pense pas que ce soit vraiment la mere qu’il faille accuser. Dans notre société, il y aura toujours des gens pour porter des plaintes stupides.

                  Les principaux responsables sont la justice et sutout nos députés. Ce sont eux qui font des lois où on peut inculper quekqu’un pour un oui ou pour un non. Où le principe de précaution est poussé jusqu’à l’absurde caricature.
                  Car ces députés, dont l’idéologie et la probité ont disparu, ne trouvent rien de mieux à faire que d’accumuler des lois sécurisantes pour satisfaire l’appétit sécutitaire du citoyen, tout en se protégeant eux-mêmes afin qu’on ne puisse pas leur reprocher le moindre manquement.
                  Cette couardise et cette stupidité suivent tres exactement la disparition des idées et l’incapacité à proposer un quelconque projet de société, mais au contraire accompagnent une société en pleine régression.
                  Quand à la justice, elle applique trop souvent bêtement la loi et apporte bien peu de sagesse dans son application. Mais elle ne fait que suivre la bêtise de la sanction et de la protection à outrance.

                  Police(qui met des pv pour outrage pour un oui ou pour un non), justice, politique, sans parler de l’économie... beaucoup de pommes pourries dans ce monde. Il serait temps que ca se finisse.


                • cl 19 janvier 2009 22:00

                  							@ Philou017 							 														
                  							

                  															
                  "Je ne pense pas que ce soit vraiment la mere qu’il faille accuser. Dans notre société, il y aura toujours des gens pour porter des plaintes stupides.
                  Les principaux responsables sont la justice et sutout nos députés."

                  Bien d’accord. Des plaintes pour des motifs futiles, il y a surement toujours eu. Ce qui est nouveau, c’est le traitement que leur appliquent la justice et l’administration.

                • Yugone 12 janvier 2009 12:18

                  Le pire c’est que ce genre de cas n’est pas isolé. C’est les parents qu’ils faudrait faire enfermer dans ces cas là, car le problême au départ est un problême d’éducation... si les moeurs de notre société seraient différents, peut être que c’est l’instit qui aurait porté plainte pour ateinte à la pudeur. En tout cas cela donnerais lieu à une situation aussi grotesque que celle de l’article.


                  • LE CHAT LE CHAT 12 janvier 2009 12:28

                    Il aurait du dire " confisqué ce que vous avez dans la main ! "  smiley


                    • Gasty Gasty 12 janvier 2009 13:08

                      Un c’hit professeur aurait dit " EEEEH ! c’est quoi eeeeh biloute". Hein ! LE CHAT.


                    • LE CHAT LE CHAT 12 janvier 2009 13:14

                      @ gasty

                       l’oro dit : rintique cha tout de chuite dans t’maronne ! smiley


                    • oj 12 janvier 2009 12:30

                      La justification ’objective’ est sans doute le traumatisme qui peut générer des troubles dans la construction psychologique du rejeton.

                      En effet un petit francais doit absolument se construire dans le bonheur et le confort pour un meilleur equilibre psychologique loins des traumas du monde ; ainsi sera-t-il bien préparé pour affronter  :

                      - la réalité des famines

                      - la réalité des massacres etniques

                      - la réalité des violences de la rue

                      - la réalité des erreurs génétiques, maladadies et accidents

                      - le durcissement global de la vie

                      - la compétition galopante entre les individus

                      - les conflits sociaux qui vont s’aggraver en fréquence et dureté

                      - les guerres et actes de terreur ou des hommes sont décapités sur vidéos
                      .......

                       ????

                      ou bien veut-on faire des petits francais des innocents sans défense qui n’auront donc aucune possibilité de se confronter au monde , tristes agneaux qui devront, a default, courber l’échine ??

                      ... pourtant Saulieu c’est la campagne, il y fait froid en hiver , on y est habitué a une certaine dureté...


                      • Traroth Traroth 12 janvier 2009 22:57

                        Je propose qu’on jette les nouveaux-nés au milieu de loups affamés. Comme ça, en élevant les survivants, on saura que ça vaut la peine, au moins...

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