• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > L’Iran : pourquoi l’arme nucléaire ?

L’Iran : pourquoi l’arme nucléaire ?

Avec l’Iran, l’Europe est confrontée à un problème qui la renvoie à la question du rôle international qu’elle s’efforce de construire pour elle-même face à un partenaire difficile. En même temps, l’Iran l’oblige à définir une stratégie propre, distincte de celle des Etats-Unis.

Depuis qu’il a été élu il y a bientôt deux ans, Mahmoud Ahmahdinejad est rapidement devenu une sorte de vedette négative des médias occidentaux d’une manière beaucoup plus nette qu’avant lui l’Ayatollah Khomeiny. Y ont contribué bien entendu ses déclarations sur Israël, et plus encore peut-être l’absurde et répugnante conférence négationniste qu’il a organisée à Téhéran. Beaucoup de gens font très logiquement le lien entre ses propos sur Israël qui devrait être « rayé de la carte » et d’autre part le comportement de son gouvernement vis-à-vis de l’Agence de Vienne, son désir affiché de poursuivre à tout prix l’enrichissement de l’uranium. On en conclut spontanément qu’il chercherait à se doter de l’arme nucléaire dans le but de détruire Israël. En Israël même, il a fini par être régulièrement comparé à Hitler. Il occupe dans l’imaginaire israëlien un rôle diabolique qui rappelle, en pire, celui tenu auparavant par Nasser puis par Arafat.

Et pourtant, ce point de vue se fonde sur des postulats faux et discutables. Il faut d’abord rappeler que contrairement à ce qui est paresseusement affirmé, Ahmadinejad n’est pas un « dictateur ». Il a été élu pour quatre ans, c’est-à-dire une durée limitée (ce qui n’est certes le cas d’aucun dictateur), dans des conditions qui relèvent bien sûr de la manipulation et ne sont pas vraiment démocratiques, mais le fait est là, et il devra très logiquement quitter le pouvoir en 2009. La constitution l’autorise à se représenter une fois pour un nouveau mandat, mais il est douteux que ceux qui encadrent et manipulent le processus électoral en Iran le laissent faire. On peut même supposer qu’il quittera son poste avant l’échéance, tant il est clair qu’il est impopulaire et qu’il indispose ceux-là mêmes qui lui ont permis d’arriver au pouvoir.

Mais surtout : en Iran, la réalité du pouvoir suprême appartient non au président, mais au Guide la République islamique, le discret Ayatollah Ali Khamenei, inamovible et non élu. L’article 110 de la constitution lui reconnaît la direction des forces armées, et tant les Pasdarans que l’armée régulière sont donc sous sa dépendance. Si les dirigeants iraniens ont pris la décision de se lancer dans la fabrication et la maîtrise de l’arme nucléaire (ce qui n’est pas certain à 100% et relève pour une part de la présomption), cette décision a été prise par lui, et si elle devait aboutir à quelque chose, c’est lui qui aurait la maîtrise du feu nucléaire, ce qui aurait pour effet bien entendu d’accroître considérablement son pouvoir au détriment de la fonction présidentielle. Pareillement, c’est la permanence d’Ali Khamenei au pouvoir qui garantit la continuité de l’effort de recherche s’il existe, et par voie de conséquence c’est à lui qu’incomberait aussi la responsabilité de revenir éventuellement sur la décision de se doter de l’arme nucléaire.

Pourquoi les dirigeants iraniens souhaitent-ils (ou souhaiteraient-ils, car encore une fois ce n’est pas absolument établi) l’arme nucléaire ? Certainement pas, comme le croient certains, pour détruire Israël. Ce pays est éloigné de leurs frontières, il a les moyens de les anéantir et ne concerne en rien leurs intérêts essentiels. Comme l’a confié récemment le ministre iranien des Affaires étrangères, Hosseini, l’Iran n’a pas de raison de se sentir menacé par Israël. Ce qu’ils cherchent à réaliser est beaucoup plus vraisemblablement la sanctuarisation de leur territoire national. De manière plus politique, cette sanctuarisation serait aussi un moyen de verrouiller leur régime face à tout danger de déstabilisation extérieure. Certains estiment que si la décision a été prise, elle l’a été en 1998, peut-être à la suite de la guerre du Kosovo. Ils ont en effet parfaitement compris que l’OTAN n’aurait jamais attaqué la Serbie si celle-ci avait été nucléarisée. On peut aussi supposer qu’ils ont été encouragés par le précédent du Pakistan, leur voisin, qui a fait exploser sa première bombe atomique sans être sérieusement inquiété par la communauté internationale. Surtout, les événements ultérieurs n’ont pu que les renforcer dans leur décision : la chute du régime des Talibans, leur ennemi, en 2002, et l’invasion de l’Irak par les Américains en 2003 ont aggravé chez eux le sentiment d’être encerclés par les Etats-Unis, qui ne se cachent pas de poursuivre une politique de « changement de régime ». Dans ces conditions, ils ont tout intérêt dans cette perspective à exagérer l’état d’avancement de leurs recherches, et même à bluffer.

Un autre élément peut également jouer, qui est la difficulté (et même l’impossibilité) de surclasser les Etats-Unis en matière d’armement classique. Le vieux concept de dissuasion de faible au fort s’appliquerait ici avec pertinence. L’équipement de l’armée iranienne date pour une part des achats massifs que le Shah avait effectués auprès des Etats-Unis, il a été utilisé pendant la guerre contre l’Irak, et difficilement renouvelé depuis, en partie en raison de la difficulté à trouver des fournisseurs. Il n’y a guère que dans le domaine des missiles qu’elle semble disposer d’armes performantes et modernisées. L’arme nucléaire, correctement servie par des missiles raisonnablement efficaces, peut s’avérer comparativement moins coûteuse et suffire à apporter une sécurité de base au régime et au pays. Elle dispenserait de s’engager dans une course ruineuse aux armements classiques que le pays n’a guère les moyens de remporter.

Faut-il s’accommoder de cette politique ? Certains le soutiennent. Emmanuel Todd a repris les vieilles idées du général Gallois sur la dissémination nucléaire et soutient par exemple que l’accession de l’Iran à l’arme nucléaire ne serait pas très grave, qu’elle aurait comme seul effet de créer un équilibre de la terreur au Proche-Orient. Un article récent de Martin van Creveld dans Le Monde va dans ce sens, et les déclarations controversées de Jacques Chirac également, ce qui revient à minimiser le danger que la dissémination nucléaire peut représenter pour la paix.

Il est certain qu’il y a des arguments sérieux pour soutenir ce point de vue. Le précédent de la Chine populaire par exemple peut être invoqué. Celle-ci s’est dotée de la bombe H en 1967, en plein délire de la Révolution culturelle, et Mao avait été jusqu’à soutenir que l’anéantissement nucléaire était une perspective politiquement acceptable. La conjonction d’une doctrine belliqueuse et d’armes de destruction massive n’a pourtant pas produit les effets désastreux qu’on aurait pu redouter en vertu d’une sorte de responsabilisation inhérente à la possession de ce type d’armes. D’ailleurs on peut relever que la rhétorique a pour une part la fonction de compenser une situation de faiblesse, et qu’elle cesse d’être nécessaire à partir du moment où le faible devient fort.

Pourtant, l’accession de l’Iran à l’arme nucléaire aurait des conséquences assez graves qu’il ne faut pas méconnaître. Elle entraînerait en effet en pratique la fin du TNP dont l’Iran est en principe signataire, et déjà gravement fragilisé par le traité indo-américain (qui semble il est vrai en passe d’avorter). Bien des pays (ainsi la Libye par exemple) qui y ont adhéré avec réticence seraient encouragés à revoir leur position. Les pays qui auraient le plus de raison de se sentir menacés par la nucléarisation de l’Iran ne sont pas Israël, mais les riverains de l’Iran, Emirats du Golfe et Arabie Saoudite, exposés désormais à un chantage de leur puissant voisin. Les premiers n’auront guère d’autre choix que d’ouvrir leurs ports à des armes nucléaires américaines, et la seconde sera clairement tentée de se doter elle aussi de ce type d’armes. On peut supposer que l’intérêt récent des Saoudiens pour l’achat de centrales nucléaires civiles obéit à ce genre d’arrière-pensées. Les Israëliens de leur côté, qui ont entrepris de se doter de sous-marins nucléaires, étendraient évidemment leur arsenal, comme la Russie, qui pourrait envisager une renucléarisation de l’Asie Centrale. Cet événement serait en réalité un véritable signal de relance mondiale de la course aux armements nucléaires qui ne se limiterait pas du tout au Proche-Orient mais concernerait aussi l’Europe.

C’est la responsabilité de l’Europe d’amener les dirigeants iraniens à comprendre qu’ils doivent choisir entre la modernisation économique et l’arme nucléaire et qu’ils ne pourront pas atteindre ces deux objectifs à la fois. Toutes choses égales, et sans succomber à la magie des amalgames, il faut relever que le dilemme qu’ils affrontent ressemble dans une certaine mesure à celui rencontré par les dirigeants soviétiques dans les années 80. La révolution islamique de 79 n’a pas tenu ses promesses économiques et a un impératif besoin de modernisation économique et de croissance. Seule une ouverture économique peut réaliser cela, ce qui donne à l’Europe un poids et une crédibilité dans cette négociation. Toutefois elle ne pourra atteindre son but que si elle convainc les Etats-Unis de renoncer à une politique agressive de « changement de régime ». Assurément le régime de Téhéran n’a pas d’avenir, au moins sous sa forme actuelle, mais il serait dangereux et incertain de miser pour autant sur un tel « changement de régime », qui reste en tout état de cause l’affaire du peuple et de la société civile iraniens et d’eux seuls. Il y a d’ailleurs au fond deux manières de réaliser un changement de régime : la première est l’intervention externe, c’est-à-dire l’agression, avec tout ce qu’elle a de dangereux, de sanglant et d’inacceptable sur le plan du droit, comme le montre le désastre irakien. La seconde est de miser sur l’évolution interne et de l’encourager, sur le modèle de ce qui s’est passé en Europe de l’est et pour l’URSS. Les partenaires existent en Iran pour une telle politique et le président Ahmadinejad n’est pas éternel.

C’est précisément cette politique difficile et exigeante qui doit servir de modèle à l’Europe. Elle dispose pour cela d’une « carotte » à proposer à l’Iran, et qui est la perspective d’une adhésion à l’OMC, ce qui ne serait en tout état de cause possible qu’avec le soutien des Etats-Unis. C’est pourquoi il ne s’agit pas simplement de convaincre Téhéran mais aussi d’amener Washington à infléchir sa position, car l’agressivité et les discours sur le changement de régime interdisent en réalité toute négociation. Les déclarations étourdies de Bernard Kouchner sur la guerre sont aussi irresponsables que stériles. L’adoption de sanctions hors ONU est, elle, envisageable, notamment dans le domaine bancaire, mais à la condition de comprendre qu’elle n’est pas une étape vers une guerre jugée inévitable, mais au contraire un moyen de faire pression efficacement et rationnellement sur les Iraniens.

Telle doit être la politique à laquelle l’Europe peut raisonnablement prétendre vis-à-vis de l’Iran. Elle se distingue très clairement de celle des Etats-Unis tout en ayant besoin de leur concours ; elle n’est pas une politique de confrontation parce qu’elle vise à négocier des objectifs précis, mais elle suppose en même temps la fermeté. C’est cet équilibre difficile qui la rend peu spectaculaire, mais il n’y en a pas d’alternative raisonnable pour l’UE.


Moyenne des avis sur cet article :  3.62/5   (52 votes)




Réagissez à l'article

176 réactions à cet article    


  • aquad69 13 novembre 2007 14:01

    Bonjour JP Doguet,

    merci de votrre article.

    Mais vouloir réduire le « problème » Iranien au nucléaire seulement, même militaire est simpliste :

    D’abord, la simple prétention, pour un pays du tiers-monde, de vouloir établir une sanctuarisation de son pays est une option inacceptable pour les USA et le lobby moderniste.

    Ensuite, rappelez-vous : l’Iran est un des pays pétroliers qui a manifesté, à la suite de l’Irak, la volonté de commercialiser son pétrole en Euros, et non plus en Dollars.

    Et d’autres raisons, sans doute...

    Le dossiers est donc beaucoup plus complexe que l’on croit.

    Cordialement Thierry


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 13 novembre 2007 17:30

      Je ne vois pas la logique ni l’éthique, pour un pays doté d’armes nucléaires, de s’arroger le droit d’interdire à un autre État souverain d’en posséder. Cela dit, ne ne crois pas une minute que le nucléaire soit le casus belli. On raconte n’importe quoi et l’on fait ce qu’on veut. Pour les USA, ça inclut les guerres préventives et la torture. L’Amérique bushiste est une honte pour la civilisation occidentale. http://nouvellesociete.org/5149.html

      http://nouvellesociete.org/H44.html

      Pierre JC Allard


    • Sans buffet ni culotte 13 novembre 2007 17:46

      « Je ne vois pas la logique ni l’éthique, pour un pays doté d’armes nucléaires, de s’arroger le droit d’interdire à un autre État souverain d’en posséder. Cela dit, ne ne crois pas une minute que le nucléaire soit le casus belli. »

      Entièrement d’accord, mais en même temps la domination militaire de la planète par quelques puissances est un ingrédient essentiel du projet impérialiste euro-US. Le nucléaire en est à son tour une composante stratégique.

      Lire :

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=240

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=235

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=228

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=148


    • Sans buffet ni culotte 13 novembre 2007 17:47

      Mais parler de « honte pour la civilisation occidentale »... quelle « civilisation » ?


    • L'enfoiré L’enfoiré 13 novembre 2007 17:57

      @Pierre,

      Vrai. Mais je dois avouer que j’ai bien aimé les accords Salt. A l’époque, on moins s’échangeait ses « jouets » à la décharge. smiley


    • John T. John T. 14 novembre 2007 02:59

      Bonjour,

      Je trouve l’article et son contenu (hors titre, puisqu’il a été changé par Agoravox), un peu naïf avec des jugements surfaits. Mais d’abord, mon cher JP Doguet, ne vous offusquez pas des commentaires israéliens qui fusent à chaque parution d’un article concernant l’Iran. Je suis Iranien moi-même et auteur comme vous, et je ne peux que déplorer ce que je lis de la part de nos « victimes juives agressives » (Stephanesh, Dzzz, etc... qui changent d’ailleurs souvent de pseudo).

      Bon, sur le fond, l’idée est bonne et votre jugement reflète sans doute le jugement qu’ont de nombreux européens sur la question. L’article est bien écrit, plaisant.

      Mais, à vous lire, et c’est dommage, je retrouve la plupart des clichés du moment. Par exemple, cette idée selon laquelle l’Iran veut la bombe. En êtes-vous certain ? Moi qui suis de près l’actualité iranienne (en Vf et en VO), cela m’étonnerait et à juste titre. D’abord, si l’iran avait voulu la bombe, elle n’aurait pas attendu les années 2000 pour y penser. D’une part, les réacteurs de recherche nucléaire sont en Iran depuis les années 60-70, et l’Iran n’a jamais manqué d’ingénieurs formés à l’étranger ou en interne. D’autre part, ceux qui ont voulu la bombe l’ont fait en silence (le Pakistan, la Corée, etc...) et je ne pense pas que les dirigeants iraniens soient plus bêtes que leurs voisins. Vous parlez d’ailleurs d’un risque de sur-nucléarisation de la région dans le cas où l’Iran possèderait la bombe. Mais alors, pourquoi la Russie soutiendrait-elle l’Iran ? Vous parlez aussi de la tension entre l’Arabie Saoudite et l’Iran. Or celle-ci est séculaire mais jamais l’Iran n’attaquerait la patrie de la Mecque, cela semble évident.

      Vous partez également du principe selon lequel Ahmadinejad est un imébcile. Mais avez-vous jamais lu ou écouté un discours de ce monsieur ? Il n’a pas, comme vous l’écrivez faussement, « organisé une conférence négationiste », mais un e conférence pour parler de la Shoah, sujet si tabou en Occident, qu’il devient presque interdit d’en discuter. Oui, mais voilà, l’Iran n’est pas l’Europe et de nombreux iraniens aimeraient comprendre cette raison si forte qui fait que les Occidentaux suivent toujours les intérêts d’Israel coute que coute, au nom de la sacro-sainte « Shoah » et traite quiconque poserait une question de « négationuiste » ou d’« antisémite ». Tout comme il n’a pas demandé la destruction d’Israel, ni de la rayer de la carte, mais a organisé une conférence nommée « International Anti-Sionist Conference » où il a vigoureusement attaqué, devant les représentants de 80 pays, le régime théocratique sioniste de Tel Aviv. Il est aberrant d’ailleurs que l’on parle de démocratie juive mais de République Islamique, alors que le régime d’Israel tout entier et même la création de cet état reposent sur des principes et une démarche religieuse, le sionisme. Quant à vos conclusions, ce « rôle de l’Europe » et son devoir d’empêcher l’Iran d’accéder à la soit-disante bombe. Au nom de quoi ? Pensez-vous avoir affaire à une ex-colonie française ? Je vous rappelle, ne vous en déplaise, que l’Iran est un pays souverain depuis 2500 ans... et que la France lu a emprunté quelques milliards dans les années 70 pour mettre au point Areva et Eurodif. Donc sans argent iranien, pas de nucléaire Français. Alors quoi ?

      Enfin, le rôle de l’adhésion de l’Iran à l’OMC, ou les sanctions économiques. A vrai dire, même en 2005, quant Ahmadinejad s’est personnellement déplacé pour négocier avec Washington, on lui a fermé la porte au nez. Ne croyez pas que c’est un clown. Il n’est certes pas doté des mêmes pouvoirs que Khameneï, mais ce qu’il dit est rarement en contradiction avec ce que veut le régime. Il est la « vitrine » de ce régime de mollahs qui essaie d’entretenir devant son peuple une illusion d’ouverture suite aux incidents de 1999 à Téhéran. Ahmadinejad s’est vu refuser l’adhésion à l’OMC en 2005, mais avait-il réellement tout fait pour cela ? Qu’apporterait cette adhésion à l’Iran ? Pas grand chose en fait, pas plus que les sanctions des banques américaines n’ont changé le cours de la bourse de Téhéran qui a transformé ses avoirs en Euros depuis déjà 3 ans. Et si l’Europe venait à imiter les USA, qui serait perdant ? Le baril à 200 dollars vous tenterait-t-il ?

      Pour finir, petite remarque sur l’état de l’armée iranienne. Vous devriez faire un tour sur www.iranresist.org et visionner quelques vidéos de Youtube (tapez « iran army »). Certes, les USA et Israel ont une aviation, mais l’Iran dispose justement des des meilleures rockettes anti-aériennes, et que feraient-ils une fois au sol ? Vous notez à juste titre que vu de Téhéran, la guerre Hesbollah-Israel a été vécue comme une victoire. N’ont-ils pas raison ? Pourriez-vous seulement appeler cela une victoire ? Je rappelle encore une fois que l’Iran est un pays producteur d’armes, contarierement au Liban, à l’Irak ou à l’Afghanistan. Et plus que tout, c’est un pays séculaire, qui fait peur, car de tous temps, il a été menacé de l’extérieur, et de tous temps, son peuple a versé son sang pour sauvegarder ses frontières. Pauvres Israéliens orgueilleux et leur pays cinquantenaire... ils parlent beaucoup sur ces forums, allant même jusqu’à brandir l’arme nucléaire face à l’Iran, mais que feraient 7 millions d’habitants face à une levée de boucliers musulmane généralisée au Moyen-Orient ?


    • John T. John T. 14 novembre 2007 06:26

      Nouvelle fraiche : La Chine a signé le 24 octobre 2007 un contrat avec l’Iran pour la vente de 24 avions supersoniques J10, un proche cousin du F16, et sans doute le meilleur avion de combat Chinois actuel.


    • Halman Halman 14 novembre 2007 10:14

      J10 moins performant que le F16 trentenaire, lui même totalement dépassé par le Rafale. Pas de quoi paniquer.


    • radix 14 novembre 2007 15:28

      « suite aux incidents de 1999 à Téhéran ». En qualifiant les évènements de 1999 d’incidents, on voit bien de quel bord vous êtes. Lapsus révélateur ...


    • John T. John T. 14 novembre 2007 21:15

      Pourquoi, vous dîtes comment en Israel ? En France, des manifestations, et des heurts restent des incidents, puisqu’il ne s’agissait pas d’une révolution.


    • marc 15 novembre 2007 09:59

      Jean Taffazoli

      Excellent comentaire. Juste un petit point : je ne crois pas que le sionisme, du moins au départ ait été une démarche religieuse. En tous cas en 48, nombre de sionistes et colons juifs étaient laïcs. La religion est plutôt venue comme une justification a posteriori. Encore aujourd’hui il y a beaucoup de juifs religieux à Jerusalem qui sont violemment anti-sionistes, qui considèrent le sionisme comme un péché. Les rabbis iraniens ne sont pas les suels.


    • radix 16 novembre 2007 13:57

      Jean,

      Tu es un vrai Arabparast comme je les déteste. Combien de fois il faudra que je te répète que je ne suis ni juif ni israelien et toi, Arabparast comme tu es, tu doit certainement être un arabe palestinien et surement pas iranien.....


    • LBB 23 novembre 2007 13:41

      le président Iranien aurait dit « ce régime occupant Jérusalem doit disparaître de la page du temps » et non pas « l’Israël doit disparaître de la carte du monde ».

      Ensuite l’enrichissement de l’uranium est nécessaire à tout programme nucléaire civile. Il ne faut pas faire l’amalgame entre enrichissement de l’uranium et preuve d’une volonté de l’iran de posséder la bombe atomique.


    • Céphale Céphale 13 novembre 2007 14:43

      Enfin un article intelligent et éclairé sur le problème iranien. Je n’ai rien à ajouter. Un grand merci à l’auteur, en lui souhaitant des commentaires modérés et constructifs.


      • drzz drzz 13 novembre 2007 15:01

        Dans les rangs iraniens, on pense que la dernière guerre du Liban a été un succès, et qu’Israël est au pied du mur. Comme l’a expliqué le président iranien Rafsanjani le 14 décembre 2001 devant un parterre d’étudiants, à l’Université de Téhéran : « Une bombe atomique lancée contre Israël détruirait complètement l’Etat hébreu, alors qu’elle ne causerait que des dommages à l’Iran. Ce scénario n’est pas inconcevable. » smiley


        • drzz drzz 13 novembre 2007 15:09

          Je ne me fais pas d’illusions. Il y a aura intervention militaire contre l’Iran.

          1 - Ahmadinejad a fait du nucléaire un pilier essentiel de la propagande iranienne. Il ne peut plus reculer, sinon il se décrédibilisera dans son pays et dans le monde.

          2 - L’administration Bush et les néoconservateurs ont affirmé depuis toujours que l’année 2007 servirait de tremplin pour les négociations, et que si elles échouaient, Bush ne quitterait jamais le pouvoir sans avoir défait l’Iran. Les négociations sont terminées. Au début du mois de novembre, Bush a inclus dans le budget 2008 une enveloppe de plusieurs milliards de dollars pour financer les bombes capables de détruire des installations nichées sous des tonnes de béton.

          3 - A Washington, le vent a tourné. Condoleezza Rice a perdu sa querelle avec Dick Cheney au sujet de l’Iran. Comme l’ont affirmé les médias, c’est officiel, le Pentagone prépare l’intervention : http://leblogdrzz.over-blog.com/article-12314200.html

          Un deuxième porte-avions est parti en début de semaine, les autres suivront au printemps.

          Je pense que les Etats-Unis bombarderont l’Iran au début de l’été.


        • Jean-Paul Doguet 13 novembre 2007 15:31

          Citation très intéressante de Rafsandjani. merci de m’indiquer la source précise.


        • drzz drzz 13 novembre 2007 15:47

          Vous la trouvez partout, notamment ICI

          http://en.wikipedia.org/wiki/Akbar_Hashemi_Rafsanjani


        • Jean-Paul Doguet 13 novembre 2007 16:22

          Merci, mais la citation de Rafsandjani concerne en réalité « le monde islamique » et non l’Iran (comme vous le dîtes). Il s’agit de miser sur la disproportion entre 10 millions d’Israëliens et 1 milliard de Musulmans. Faut-il en conclure que les dirigeants iraniens envisagent sérieusement de se doter de la bombe atomique pour l’utiliser contre Israël ? Personnellement je suis sceptique. Cela ressemble plutôt à la rhétorique du Pakistan et de sa bombe « islamique ».


        • Stephan Hoebeeck Stephanesh 13 novembre 2007 21:42

          Compte tenu de la puissance de feu israélienne, je pense que Rafsandjani rêve quelque peu...

          Selon toute vraisemblance, l’iran dans un premier temps peut éventuellement compté sur des bombes atomiques de quelques kilotonnes à quelques dizaines de kilotonnes, bombes lourdes, diificilement adaptables sur des missiles.

          Israel peut compter sur des armes thermonucléaires multikilotonniques à mégatonniques, ultra compacte, etc.

          Le degré de miniaturisation US (et probablement israélien est 6MT/tonne) Les Jerichos 2 devraient envoyés une charge explosive de 1,5 tonnes sur 2000 km.

          Donc probablement une ogive de 6-10 mégatonnes ou 3-6 têtes multiples 300/700 Kt

          Un jericho avec une charge de 6 mégatonnes réduirait l’entièreté de Téhéran en cendre, ils peuvent aussi se contenter de 6 ogives de 500 kilotonnes

          Rappel hiroshima 15 kilotonnes

          Rappelons enfin qu’Israel est protégé par un sytème antimissile performant, et rappelons que l’aviation iranienne n’a aucune chance d’atteindre israel.


        • kako 13 novembre 2007 22:04

          @STEPHANESH En un mot comme en dix, quand on est cerné par une bande de voyous armés, il vaudrait mieux ne pas être dépourvu.


        • John T. John T. 14 novembre 2007 02:11

          C’est beau de voir les « victimes de la Shoah » parler de destruction de Téhéran librement sur ce forum. Après tout, ce n’est qu’une ville de 25 millions d’habitants.

          Je comprends mieux le sort que vous réservez chaque jour à vos voisins Paestiniens, Libanais etc... sans commentaire.


        • Stephan Hoebeeck Stephanesh 14 novembre 2007 11:50

          @ taffazoli

          Je vous signale que Rafsandjani a dit : « Une bombe atomique lancée contre Israël détruirait complètement l’Etat hébreu, alors qu’elle ne causerait que des dommages à l’Iran. Ce scénario n’est pas inconcevable. »

          On se demande qui menace qui

          J’ai répondu que les armes nucléaires israéliennes étaient infiniment supérieures à ce que l’iran peut espérer à court terme dans ce genre de technologie,

          Pour le reste j’attends tjrs que vous fassiez un article sur les zoroastriens et leur sort malheureux dans l’état racisto-xénophobe islamique d’Iran

          Mais je suppose que vous allez me dire qu’ils sont heureux (à l’époque de khomeny on les envoyait se faire massacrer sans armes par l’artillerie de saddham) de la générosité de la république islamique

          La grosse différence entre l’Iran et israel, est qu’israel a la capacité de frapper, l’iran aussi mais de manière infiniment plus limitées, la deuxième différence c’est que l’iran parle Israel frappe...

          Pour le reste monsieur le philo iranonazi, vous pouvez vous renseignez Israel a évacué, gaza, tous les jours un obu tombe sur des villages israéliens, mais c’est vrai c’est les israéliens les mauvais, les mauvais d’exister probablement.

          Non c’est vrai quand des juifs meurent à cause d’attentats palestiniens, c’est normal, ils ont volé les terres des palestiniens, tout est simple dans votre propagande. La réalité est tout autre, les premiers colons ont acheté des terres (des étendues désertiques) aux palestiniens, et ils les ont cultivée. Ces terre dont les palestiniens étaient trop heureux de s’en débarasser, et que pendant des siècles ils furent bien incapables de faire fructifier.

          ah oui téhéran c’est 10 millions d’habitants mais bon c’est mieux d’écrire un chiffre bien plus élevé histoire de faire paraitre les israéliens pour cruels et méchant, allez continuez de lire vos protocoles des sages de sion...


        • John T. John T. 14 novembre 2007 21:40

          Quelques chiffres pour un néo-crédulo-naïf israélien :

          Nombre de morts palestiniens depuis le début de la 2e intifadah : + de 4800, majoritairement civils.

          Nombre de morts côté Israélien : un peu + de 1100, majoritairement soldats.

          Après les évacuations de colons spectaculaires et largement médiatisées, il restait début 2006, 253748 colons juifs en Cisjordanie. (source : http://www.ism-france.org/news/article.php?id=4077&type=communique&lesujet=Colonies) Qui a construit un mur de la honte ? Qui mène une politique agressive et méprisante vis-à-vis de tous ses voisins ? Qui a construit des barrages pour limiter l’accès à l’eau potable aux Palestiniens ? Qui est le pays le plus détesté des citoyens du monde selon les dernières estimations ? etc... etc... Il y a des moments où votre nombrilisme devrait vous sauter aux yeux quand même...

          Vous parlez de Rafsandjani, en sortant une phrase de son contexte et en oubliant de préciser qu’il n’est plus président depuis presque 10 ans... et encore, à vous lire, on croirait presque qu’Israel n’a jamais menacé l’Iran !!!

          Bon, et je connais ma ville natale, elle compte environ 8 millions d’habitants en son coeur (soit plus de monde que tout Israel réuni) et 20 à 25 millions si on compte la banlieue (sinon, autant dire que Paris fait 5 millions d’habitants).

          Enfin, traitez donc les Iraniens de nazis et moi de Hesbollah si ça vous chante, racontez n’importe quoi sur les Zoroastriens dont visiblement vous ne connaissez rien. (d’ailleurs ce que vous insinuez est une insulte à la mémoire des 2 millions d’Iraniens morts durant cette guerre honteuse), cela ne changera rien à la perception que le monde a de votre état et de ses agissements. On peut certes reprocher à l’Iran d’avoir un régime améliorable, de ne pas vouloir se plier aux exigences internationales, mais au moins, on ne lui reprochera jamais d’envahir insidieusement ses voisins comme vous le faîtes depuis 50 ans.


        • John T. John T. 14 novembre 2007 21:50

          De Stephanesh : « Non c’est vrai quand des juifs meurent à cause d’attentats palestiniens, c’est normal, ils ont volé les terres des palestiniens, tout est simple dans votre propagande. La réalité est tout autre, les premiers colons ont acheté des terres (des étendues désertiques) aux palestiniens, et ils les ont cultivée. Ces terre dont les palestiniens étaient trop heureux de s’en débarasser, et que pendant des siècles ils furent bien incapables de faire fructifier. »

          Vous êtes un grand rigolo vous... vous devriez lire un excellent ouvrage écrit par un des journalistes Juifs présent au moment de la crétion de l’état sioniste et intitulé « La création d’Israël ». Franchement, vous pensez réellement ce que vous dîtes ??? Alors vous expliquez comment ces Palestiniens amassés par dizaines de milliers dans des camps en Jordanie et en Syrie ? Et ces « pauvres » villageois colons qui auraient « acheté » des terres aux Palestiniens... loool... non, vraiment, ça devient grotesque là. Ahmadinejad a raison sur un point, on aurait dû créer Israel au milieu de la campagne Alsacienne et j’aurais aimé voir la réaction des Français en écoutant un Juif leur expliquer ensuite que ces terres n’étaient bonnes que pour des Israéliens. Bon, allez, gamin, retourne à l’école et reviens nous voir après.


        • Alpo47 Alpo47 13 novembre 2007 15:04

          L’auteur demande :« L’Iran : pourquoi l’arme nucléaire ? »

          Or, le simple fait de poser la question et en la formulant de cette manière, introduit l’idée que c’est évident, l’Iran veut se doter de l’arme nucléaire. L’argumentation qui suit continue dans ce sens.

          Problème, rien n’est moins sur. Et ni les rodomondades du président Iranien, ni le jusqu’au boutisme des Américains, Israeliens, et autres, ne le démontrent clairement. Alors, pourquoi en parler ? Est ce pour enfoncer davantage cette idée dans les esprits ?

          Parmi les fanatiques religieux au pouvoir, il y a déjà les USA et d’Israel (les religieux n’y sont pas bien loin), qui sont déjà dotés de l’arme nucléaire. Ceux ci cherchent tous les prétextes pour attaquer l’Iran, et probablement avec des armes nucléaires. Je trouve, devant cela, difficile de dire « Non au nucléaire Iranien », alors « qu’on » s’apprète à les nucléariser. J’ajoute que le Pakistan, au pouvoir très fragile face aux Islamistes, est déjà doté de l’arme nucléaire.

          Ne devrait on pas alors plutôt dire : « Non, à toutes les armes nucléaires » ?


          • drzz drzz 13 novembre 2007 15:13

            L’Iran a développé des Shahab - 3 avec une portée de deux cents kilomètres.

            Comme l’a fait remarquer un diplomate européen en avril 2007, « construire de tels engins pour les doter de charges conventionnelles revient à fixer un porte-skis sur une rolls royce. »

            L’ambition nucléaire de l’Iran ne fait aucun doute.


          • Jean-Paul Doguet 13 novembre 2007 15:28

            Je n’ai jamais donné ce titre à mon article. Je l’avais intitulé « L’Iran et l’Europe ». J’ignore qui a fait ce changement et votre remarque serait justifiée si c’était moi qui l’avait choisi.


          • Romain Baudry 13 novembre 2007 15:32

            L’Iran a toutes les raisons de vouloir l’arme nucléaire, d’autant que les Etats-Unis sont de toute façon certains qu’il cherche à l’acquérir. Disposer de bombes atomiques est un atout considérable sur la scène internationale, même face à des Etats beaucoup plus puissants.


          • Raphael Jolly Raphael Jolly 13 novembre 2007 15:43

            Message à l’intention des modérateurs : pourriez-vous ne pas changer le contenu des articles ? Je l’ai déjà subi aussi et c’est très désagréable. Merci.


          • drzz drzz 13 novembre 2007 15:48

            Le changement de titre ne porte pas préjudice au contenu.

            Je trouve même le titre meilleur que « Iran et Europe ». Car l’enjeu ici n’est pas l’Iran, mais son programme nucléaire.


          • Raphael Jolly Raphael Jolly 13 novembre 2007 15:49

            Iran/centrifugeuses : Faut-il de l’uranium fortement enrichi pour faire des bombes ?

            Les centrifugeuses de l’Iran ont envahi les médias : un danger, si l’Iran enrichit l’uranium il va pouvoir faire des bombes à uranium.

            C’est un raisonnement aberrant. La France, quand elle a testé sa première bombe n’avait pas d’usine d’enrichissement. Sa bombe était une bombe au plutonium. Plus tard quand l’Inde a fait péter ses bombes elle n’avait pas d’usine d’enrichissement. Quant à l’Irak lorsque Saddam Hussein à la fin des années 70 a voulu sa bombe (la « bombe républicaine » par opposition à la « bombe islamique » voulue par Ali Bhutto au Pakistan) il n’a pas cherché à développer l’enrichissement.

            Il est évident scientifiquement que le plus facile pour faire des bombes nucléaires c’est de recourir au plutonium. Et pour en avoir, l’usine d’enrichissement n’est pas nécessaire, le nucléaire civil suffit comme l’a montré l’Inde. Mais il y a une autre possibilité, celle de produire le plutonium à partir de « réacteurs de recherche* ». Ils produisent des neutrons. Si on les met en présence d’uranium (voire d’uranium appauvri qu’on trouve facilement) ils le transformeront en plutonium. L’extraction sera assez facile car il n’y aura pas beaucoup de produits de fission à l’origine d’un rayonnement important. (C’était le but caché d’Osirak, vendu par la France à l’Irak).

            Ce qui est curieux c’est qu’on nous abreuve avec les centrifugeuses iraniennes alors que ce n’est certainement pas la voie que les dirigeants iraniens ont choisie (à moins qu’ils ne soient complètement incompétents ce dont je doute fort). Ce qui est dangereux en Iran ce ne sont pas ces centrifugeuses mais les réacteurs de recherche fournis sans conditions et dont on ne parle guère. Bloquer les centrifugeuses en Iran ne changera rien à la menace de prolifération.

            Bien sûr il est difficile aux nucléocrates qui veulent se justifier de ne pas être des vecteurs de prolifération, de condamner les réacteurs civils ou les réacteurs de recherche (la recherche scientifique c’est sacré !).

            Roger Belbéoch, physiciens, extrait de la lettre Stop Nogent n°115, octobre/novembre 2007.

            *Dans le monde près de 600 réacteurs de recherche et assemblages critiques ont été construits, il en reste 255 en service dans 57 pays et environ 70 % de ces réacteurs ont plus de 25 ans d’âge. (Contrôle n°128, avril 1999)

            Pour l’Iran :
            - En 1967 les USA ont fourni un petit réacteur de recherche (TRR) de 5 MW près de Téhéran, pouvant produire 600 milligrammes de plutonium par an).
            - En 1970 l’Allemagne a démarré un réacteur à Bushehr, arrêté au début de la « révolution islamique », remis en route avec coopération russe en 1995.
            - En 2004 construction à Arak d’un réacteur de recherche (IR-40) de 40 MW thermiques qui sera achevé en 2009. (Il pourra fournir 9 kg de plutonium par an).

            http://www.dissident-media.org/infonucleaire


          • Raphael Jolly Raphael Jolly 13 novembre 2007 15:53

            Zut, mon commentaire n’a pas atterri à la bonne place. L’interface est buguée, merci de réparer.

            Pour drzz, si, le changement de titre porte préjudice au contenu. Point.


          • L'enfoiré L’enfoiré 13 novembre 2007 16:32

            @Jean-Paul,

            J’ai subit dans le passé un « traitement de faveur » de la rédaction qui changeait complètement le titre de mon article. C’était tellement idiot que le contenu y faisait référence et que cela ne tenait pas la route. Tradutore traditore


          • L'enfoiré L’enfoiré 13 novembre 2007 17:53

            Drzz,

            "Le changement de titre ne porte pas préjudice au contenu. ...titre meilleur que « Iran et Europe ». Car l’enjeu ici n’est pas l’Iran, mais son programme nucléaire."

            >>> Qui peut mieux choisir un titre que l’auteur d’un article ? Il devra assumer la totalité par après : coquille et contenu. C’est son rôle. C’est comme ça. smiley


          • adeline 13 novembre 2007 19:29

            Bonsoir, mais quel pays fournit ces installations ? n’est ce pas là la vraie cible ??? On attaque un gamin qui a acheté un Opinel ne faut t’il pas aussi responsabiliser celui qui lui a vendu ?


          • seespan 13 novembre 2007 20:26

            @ Alpo47

            Je rectifie quelques fait

            La bombe a uranium 235 est tres simple a faire techniquement mais l’enrichissement de l’uranium est tres compliqué

            La bombe a plutonium c’est l’inverse, le plutonium est tres facil a obtenir mais la bombe est techniquement hors de porté de l’iran. La corée du nord avait du plutonium mais ils n’ont jamais pus réaliser la bombe

            L’iran est dans le meme cas, si elle veut la bombe elle ne peut avoir que celle a uranium.

            A noter pour le pentagone, il est impossible que l’iran est des capacité balistique nucleaire avant 2015 ( et seulement avec des transfert technologique etranger ).

            Quand au president irannien, son role est purement honorifique. Aucun pouvoir , c’est pourquoi personne ne prend ses declaration au premier degrée.


          • Stephan Hoebeeck Stephanesh 14 novembre 2007 00:12

            Un bruit circule

            Disons que les détonateurs uranium à base de canon, sont plus faciles à mettre en oeuvre que les détonateurs ultra complexes sphériques qui donne au PLutonium sa masse critique..


          • seespan 14 novembre 2007 00:21

            La bombe a uranium ne necessite que deux sous masse critique d’uranium qui sont precipité l’une contre l’autre pour donner une masse critique. Techniquement si tu sais faire un canon tu peus la fabriquer.

            La bombe a plutonium necessite une implosion uniforme spherique, plus de faire le travail sur les explosifs avec des robot commandé a distance ( pas obligatoir mais plus sur ). Sadam avait beaucoup investit dans l’armement et avait beneficié de transfert de technologie us. Mais meme lui n’avait pas put réalisé une bombe au plutonium. La corée du nord non plus.

            Pour les bombes plus puissante je n’en parle meme pas.

            Les US ont les moyens de litteralement steriliser l’iran. L’iran au mieux aurat une bombe de faible puissance sans capacité balistique serieuses.


          • Stephan Hoebeeck Stephanesh 14 novembre 2007 11:53

            plus des proportions extrêmement secrètes et complexes des différents plutonium, etc.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON


Auteur de l'article

Jean-Paul


Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès



Partenaires