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Accueil du site > Tribune Libre > L’ISP ou l’ENA « Woke » du Président : la mort de la Haute (...)

L’ISP ou l’ENA « Woke » du Président : la mort de la Haute fonction publique

« Le Loup déroule le tapis rouge. Ce qui reste du Chaperon Rouge »

Charles de Leusse, Respire (2004)

 

« Si un décorateur vous propose des rideaux vert empire, exigez les mêmes en mieux. »

Marc Escayrol, Mots et Grumots, (2003)[i]

 

"Non, tu n'as pas gagné. Tu as sacrifié un bon équilibre pour un coup mortel"

 

Christopher Nolan, Ra's al Ghul à Bruce Wayne, Batman Begins, 2005

 

 

Disons les choses clairement.

Après avoir entrepris d'éliminer le Peuple et la Nation, M. Macron vient de tuer l'Elite et la Haute fonction publique.

Il est en train de créer un boulevard à son successeur et de se faire des ennemis mortels en s'inscrivant de la manière la plus brouillonne qui soit dans l'histoire politique de son mandat qui est déjà moribond.

Il lui reste 8 mois de campagne effective avant l'élection présidentielle.

Le Temps va trop vite, hélas ! Du "dîner clandestin" à la réforme de l'ENA, M. Macron nous rejoue la course de chars où, se croyant Ben-Hur, il n'est autre que Messala qui cherche à gagner le trophée en détruisant les institutions régaliennes, fouettant de tous côtés pour échapper à la réalité des événements avant que de verser et chuter dans l'arène en cassant roue et essieu. Eliminé.

M. Macron vient en effet d'achever sinon perturber gravement l'essence même de la Vè République dans laquelle l'ENA et ses membres constituent le Pouvoir et l'Etat.

Il vient d'abattre le totem sacré avec l'idée d'en faire du bois de chauffage, montrant que l'on pouvait décrocher un tableau officiel en n'en laissant plus que la trace claire sur le mur poussiéreux.

Le problème est que s'il perd l'élection présidentielle malgré ses "réformes", il offrira alors à son successeur sur un plateau de vermeil une nouvelle structure pour légitimer une nouvelle élite et éliminer ainsi avec lui tout le monde ancien.

Le fait est qu'il est toujours dangereux de sacrifier une position sans avoir prévu les coups suivants et les réactions de l'adversaire ou de ses proches. L'histoire a montré qu'un Etat-Major trop sûr de lui pouvait non seulement perdre une bataille mais être capturé par l'ennemi, tel le général de Castries à Điện Biên Phủ le 7 mai 1954 qui n'imaginait certainement pas la victoire du général Giap et sa capture par le colonel Hoàng Dang Vinh, alors simple soldat.

https://vovworld.vn/fr-CH/figure-vietnamienne/celui-qui-a-capture-vivant-le-general-de-castries-235809.vov

 

 I- Examen du "coup de Maître"

l’éna avec ce sigle raté, désireux de faire « moderne » et moins élitiste, est donc vouée à un changement de chrysalide radical. Le nouveau papillon revêtira désormais les couleurs de l’Institut du service public.

A quoi ce nouvel institut ressemblera-t-il et surtout verra-t-il réellement le jour ? La question est ouverte tant les incertitudes demeurent quant aux formes que le modèle imaginé par M Macron adoptera au regard de la réalité d’un nouveau monde auquel l’intéressé…n’appartiendra pas.

On trouvera ci-après, pesant les avantages et inconvénients d’un modèle français particulièrement élitiste dans son essence comme dans son organisation et son fonctionnement, un très bon tableau comparatif du statut de cette école par rapport à ce qui existe ailleurs dans le monde.[ii]

On se reportera aussi aux intéressantes propositions du rapport de la Mission haute fonction publique (rapport Thiriez) remis au Premier ministre le 18 février 2020[iii] et portant pour une réforme de la haute fonction publique et notamment de sa formation par l'Ecole nationale d'administration (ENA).

Réformer la carrière des hauts fonctionnaires, pour un Etat plus ouvert, plus divers et plus « agile » ? Très bien, mais ne nous leurrons pas car s’il n'y aura plus de jeunes de 25 ans propulsés à des postes à haute responsabilité (les diplômés de l'ISP devront d'abord passer plusieurs années dans des fonctions opérationnelles sur le terrain avant de pouvoir accéder aux postes de direction), la mesure reste symbolique et s'inscrit dans le cadre de la réforme de la haute fonction publique.

La question de l'âge est un faux problème. Les jeunes gens qui firent partie des premières promotions de l'Ena à partir de 1945 étaient à la fois très jeunes et très capables, comme ils l'ont montré en réussissant avec un succès indiscutable la mise en place d'une économie de rattrapage, d'un développement économique et industriel remarquables tout au long de la IVè République.

Intention fort louable, donc, que cette "agilité, mais le succès de la réforme dépendra surtout des gens qui la conduiront et qui, à mes yeux, ne sont pas et ne seront pas les mêmes que ceux qui l'initient aujourd'hui.

 

II-Constat

"Le président ne souhaite pas que des personnes qui n'auraient jamais exercé auparavant" viennent "du haut de leur trentaine asséner des sentences et distribuer des bons et mauvais points", a souligné un conseiller. La prestigieuse Ecole nationale d'administration, qui depuis 1945 fournit au pays ses plus hauts dirigeants, y compris quatre des six derniers présidents, était devenue le symbole d'un entre-soi au pouvoir - "l'énarchie" - qui alimente ressentiments et soupçons.

Devant les 600 cadres de la haute administration réunis en visioconférence pour la Convention managériale de l'Etat, Emmanuel Macron a donc expliqué le jeudi 8 avril 2021 que le nouvel ISP assurerait le socle de formation commun de tous les élèves administrateurs de l'Etat. Qu'ils soient préfets, ambassadeurs, recteurs ou directeurs des administrations et des grands corps.

Le futur ISP devra "sélectionner des profils moins déterminés socialement", a-t-il dit. Concrètement, toujours situé à Strasbourg, il intégrera un tronc commun à treize écoles de service public, parmi lesquelles l'Ecole nationale de la magistrature (ENM), l'Ecole des hautes études en santé publique (EHESP) et l'Ecole nationale supérieure de la police (ENSP).

 

Le contenu du tronc commun n'a pas été précisé mais selon Europe 1, il portera sur des "problématiques actuelles" comme les valeurs républicaines, la laïcité, les inégalités, ou, en pleine crise sanitaire, les discours scientifiques. Ce sera "une révolution profonde en termes de recrutement", a souligné de son côté le chef de l'Etat.

Autant de questions qui, à mon avis, ne résoudront pas la question du mal-être de populations désormais travaillées par des mantra idéologiques qui ne traiteront pas les problèmes d’immigration, d’islamisation, de cursus scolaires incomplets, d’éducation et d’instruction publique délabrées, d’universités pourries par les scories idéologiques d’un gauchisme dinosaurien etc.

 

III-Perspectives, vers un « centre de formation continue des hauts fonctionnaires » ?

Il faut "réconcilier nos concitoyens avec le sommet de l'Etat et, ce faisant, avec l'action publique", a ajouté Emmanuel Macron, très attaché à cette réforme et souvent très critique envers l'administration dont il a plusieurs fois dénoncé le "corporatisme".

(Une sorte d'hôpital qui se f....... de la Charité).

L'ISP sera donc aussi le centre de formation continue des hauts fonctionnaires. "Je veux qu'en nous inspirant du modèle de l'Ecole de guerre, nous puissions prévoir un rendez-vous de carrière avant d'accéder à des éminentes responsabilités", a-t-il indiqué. Selon un conseiller ministériel, "beaucoup d'erreurs dans le quinquennat ont été liées à un mauvais fonctionnement de l'administration. Cette réforme vise à réparer ces problèmes sur le long terme, car la cocotte-minute des gilets jaunes existe encore".

(Sainte Trouille, priez pour nous).

Le président de l'association des anciens élèves de l'ENA, M. Daniel Keller, a pour sa part critiqué sur BFMTV "une réaction panique en vue des élections qui approchent." C'est du populisme qui jette en pâture la haute fonction publique", a-t-il déploré.

Il me semble qu’il n’a pas tort dans la mesure où, face à une opinion qui commence à très sérieusement être fatiguée du spectacle et des têtes d’affiche qui réajustent la longueur de la laisse et vérifient la position des muselières, la « réforme de l’ENA » n’est peut être pas une priorité, même si tous les moyens sont bons pour réduire la pression de la chaudière politique, économique, sociale et…sanitaire.

 

IV-Nouveau mode de classement ?

M.Macron, on le sait, a depuis longtemps insisté sur la nécessité d'ouvrir les voies d'accès aux prestigieuses écoles de l'administration à des jeunes d'origine modeste. La diversité dans la fonction publique est l'un des piliers de l'agenda en faveur de "l'égalité des chances" que le Président cherche depuis plusieurs mois à promouvoir malgré la crise du Covid-19.

Soit.

Voilà donc pourquoi la réforme ira plus loin puisqu'elle prévoit une réorganisation en profondeur du recrutement, de l'enseignement et du mode de classement des élèves. Les diplômés de l'ISP intégreront en priorité l'administration décentralisée pendant plusieurs années pour être ensuite affectés au corps unique des "administrateurs de l'Etat". 

 

Le nouvel institut sera rapproché d'autres écoles de la haute administration et du monde universitaire, comme le conseillait en février 2020 le rapport sur l'avenir de l'ENA de Frédéric Thiriez.

Une grande partie de la réforme sera comprise dans une ordonnance qui doit être adoptée avant le 7 juin. M.Macron a aussi plaidé pour un relèvement des rémunérations des hauts fonctionnaires, très éloignées de celles des dirigeants d'entreprises, sujet sur lequel il a demandé "un débat démocratique".

 

V- Avis

Il ne faut pas se leurrer. Le problème n'est pas de supprimer, de renommer ou de remplacer l'ENA, mais d'en faire ce qu'elle a toujours eu vocation à être, une école du service public, au service du public. Mais comment (vraiment) réformer cette institution de l'intérieur ? Telle est la vraie question comme l’explique Adeline Baldacchino[iv].

Trois priorités à ce titre, explique-t-elle.

Trois chemins que n'ont pas identifiés à ce stade les "experts" chargés de plancher sur le sujet.

- La première priorité consiste à réaffirmer la vocation humaniste d'une école fondée pour consolider les valeurs de l'intérêt général, en un temps où l'on savait encore que l'administration n'était pas soluble dans le management néolibéral. Il faut absolument y réinventer une place pour les poètes et les sociologues, les philosophes et les historiens : ni les juristes, ni les économistes ne suffisent à penser le monde ou notre place dans celui-ci. Concrètement, créer des séminaires d'éthique économique et sociale, ou travailler sur l'imaginaire social et politique, permettrait de modifier en profondeur la scolarité, de former des personnalités plutôt que des communicants. 

- La deuxième priorité consiste à préparer les élèves à... un véritable métier ! Pour acquérir des compétences autres que généralistes, encore faut-il savoir celles que l'on aura à exercer, et donc être affecté à une filière (juridique, économique, internationale, sociale ou préfectorale) à mi-chemin de la scolarité au plus tard. Ce serait alors le moment de construire de véritables ponts avec l'enseignement supérieur, de professionnaliser un corps enseignant de haut niveau, susceptible de transmettre des connaissances pointues, actualisées et utiles, plutôt que fondées sur des préjugés ou sur le mépris trop répandu des 'opérationnels' à l'égard des chercheurs. 

- Enfin, troisième priorité, la fréquentation du terrain comme condition même d'un rapport au réel plus juste et plus humble. Les stages ouvriers, au cœur des services de proximité, doivent être encouragés. Qui passerait un mois aux urgences d'un hôpital, dans un service de délivrance des visas ou dans une prison surpeuplée aurait un peu plus de chances de prendre en considération l'état de la santé, du droit d'asile et de la justice dans ce pays que celui ou celle ayant goûté aux petits fours des ambassades." (Lesquelles ajouterais-je, soit dit en passant, ne sont plus franchement pour certaines d'entre elles ce qu’elles étaient[v]) malgré l'étendue et la richesse de notre réseau diplomatique).

"En décidant de se débarrasser d'une appellation comme celle de l'Ecole nationale d'administration, on sous-entend que cette institution a échoué ou fauté », comme l’écrit encore Daniel Keller (président de l'association des anciens élèves de l'ENA précité). Un procès aussi injuste qu'inadmissible. Depuis sa création, jusque sous l'actuelle présidence, l'ENA n'a (en effet) cessé de se transformer pour offrir une formation hors pair aux futurs hauts fonctionnaires français. A tel point que des pays étrangers comme l'Egypte se sont inspirés de notre modèle pour créer leur propre école, dit-il. 

Certes, ajoute-t-il, des aménagements sont nécessaires, mais vouloir faire table rase de l'existant pour espérer tout reconstruire en quelques mois paraît utopique et vain au moment où la France a bien d'autres défis à relever. On aurait également tort de se focaliser sur de faux débats. Les polémiques relatives au classement de sortie -qui a pourtant l'avantage d'être méritocratique et impartial- ou au manque de mixité -alors que l'université, au niveau doctoral, est tout aussi inégalitaire que l'ENA- ne sont que des écrans de fumée.

Les vrais problèmes se situent hors du cadre de l'école. Notamment sur le plan de la gestion des ressources humaines de l'Etat, qui sous-exploite parfois les capacités de ses diplômés. 

Il faut également reconnaître que l'opinion s'offusque légitimement des quelques cas qui jettent l'opprobre sur l'ensemble des anciens élèves.

Le politique doit prendre ses responsabilités : raccourcir la durée de 'pantouflage' dans le secteur privé, ou encore exiger la démission d'un haut fonctionnaire qui souhaiterait s'engager en politique. Cela fait partie des propositions portées par l'association des anciens élèves de l'ENA .

La reconquête de l'opinion publique doit aussi passer par la lutte contre toute forme de 'privilèges', comme la tolérance envers les conflits d'intérêts ou les détachements de complaisance. On a besoin d'une moralisation des règles en vigueur plutôt que d'une décapitation de l'ENA, garante de la préservation d'un Etat fort et puissant. Cette décapitation n'aura aucun impact sur les comportements nuisibles à la perception qu'ont les Français de la haute fonction publique." 

 

VI-Nouvelle élite ou nouveau décor ?

« La fin de l'accès direct des diplômés de l'ENA aux grands corps de l'Etat - le Conseil d'Etat, la Cour des comptes, l'Inspection générale des finances -, écrit Etienne Girard, constitue le principal enseignement des annonces du président de la République. Car si l'Ecole nationale d'administration va disparaître, sous ce nom, l'Institut du service public lui ressemblera énormément, comme l’écrit très finement Etienne Girard[vi] dans une analyse que nous citons ci-après. Même principe d'accès sur concours, même mission de formation des hauts cadres de l'Etat. Le principe de la "botte", ces quinze premières places qui offrent à l'intéressé le choix du roi pour son affectation, va en revanche prendre fin. Il y a là une ironie, quand on sait qu'Emmanuel Macron lui-même a beaucoup joué de son statut d'inspecteur des finances prodige pour parfaire son narratif de "petite Ferrari" intellectuelle - le mot fut de Nicole Bricq, ministre de François Hollande - au service du bien commun. 

Désormais, les énarques - pardon les « ispistes » - intégreront tous le même corps, créé à cet effet, à leur sortie de l'école. Chacun devra faire ses preuves sur le terrain, plutôt dans les territoires et pendant plusieurs années, a annoncé le président de la République, avant d'espérer rejoindre une administration centrale. Son entourage murmure qu'il s'agit de mettre fin aux "rentes" à vie détenues par des jeunes gens de "trente ans" à peine. Cette réforme promet effectivement de ringardiser la hiérarchie quasi-définitive établie à la sortie de l'ENA.

La réforme présentée par Emmanuel Macron doit ainsi mettre davantage sous pression les énarques, en rendant moins automatique l'accès aux postes les plus prestigieux de la République. Comment ne pas s'en féliciter ? La crise du Covid a montré l'importance de pouvoir compter sur une haute fonction publique non seulement compétente, mais courageuse et réactive, qui ne se contente pas de se reposer sur ses statuts acquis. 

(Chacun a vu ce qu’il en était).

A moins que tout cela n'arrive pas. Le maintien du classement de sortie laisse à ce titre interrogatif. Tous les diplômés de l'ENA en connaissent le poids, passent leur carrière à répondre à cette question sur leur rang qui détermine souvent, dans le regard de l'interlocuteur, la séparation entre les braves commis de l'Etat et les super-héros de l'antichambre ministérielle. Quelle importance aura en effet ce classement dans le monde d'après, celui de l'Institut du service public ?

Pour qu'elle ait un sens, cette réforme devra s'accompagner d'une révolution culturelle au sein de la haute fonction publique. Est-elle possible, alors qu'on laisse en place le symbole le plus important de la "noblesse d'Etat" vieille école ? Surtout, pourquoi le maintenir, si l'on veut supprimer les rentes à vie qu'il suscitait ? Seulement pour déterminer le choix de la première affectation, nous dit-on. Mais les réputations ont la peau dure. S'il s'agit seulement de reculer de cinq ou six ans la date d'entrée dans les grands corps des meilleures bêtes à concours du pays, la réforme n'aura pas servi à grand-chose, sinon à la communication politique à court terme du chef de l'Etat. » 

La réalité est malheureusement bien différente.

Le constat est, à mes yeux, terrible.

M. Macron ne connaît rien de l’histoire en général, de celle de la République en particulier, de ses symboles et de ses vraies valeurs françaises. Plutôt que d’une « Republic in the air », de quelque chose d’impalpable, il donne l’impression de ne pas vouloir comprendre que la France et les français rêvent en réalité de héros, d’une armée de combat exceptionnels, de cadres et de hauts fonctionnaires qui incarnent réellement les capacités et l’efficacité du Pouvoir et de l’Elite dans laquelle tout un peuple, toute une nation (on voit ce qu'il en est avec les nouveaux développements de la "gestion" de la crise du Covid) aimeraient pouvoir se reconnaître en toute confiance[vii].

Il n’est que de voir la différence entre les photos officielles, celle du général De Gaulle et de ses successeurs, pour comprendre qu’il ne faut pas être disruptif avec l’Histoire mais qu’il faut la vivre, l’incarner, la mener au besoin, avec cette subtile alliance que forment la classe et le talent.

Réformons, certes, mais intelligemment, en construisant une autre mentalité bâtie sur une autre approche de la réalité du monde.

 

VII - Réoxygéner la France en changeant l'eau de l'aquarium et les poissons

Il manque un système de véritable régénération de l'eau dans l'aquarium de la fonction publique. Cette eau est désormais polluée, turbide, putride. Cette eau est trouble. Elle sent mauvais et la plupart des poissons qui y circulent ont perdu leurs couleurs. 

Une réoxygénation s'impose donc, non pas en maintenant ou restaurant cette "Noblesse administrative d'Etat" qui se coopte par relations, sans jamais être remise en cause et qui va "faire sa pelote" en pantouflant là où il faut, mais à la mode singapouraise où rien n'est définitivement acquis.

Il faut changer l'eau de cet aquarium, nettoyer les glaces, purger les algues parasitaires qui ont proliféré et remettre de nouveaux poissons.

Les Etats-Unis, on le sait, ont adopté le spoil system (un nouveau gouvernement substitue les fonctionnaires en place par des fonctionnaires au nombre de ses partisans) pour l'accès aux emplois très supérieurs avec une forme de système de carrière à la française ou à l'allemande pour les emplois de direction intermédiaire.

Il nous faut par exemple l’équivalent d’un MGIMO - l'Institut d'Etat des relations internationales de Moscou -, cet équivalent de l'ENA, de Sciences po et de l'Inalco (l'institut des Langues O') réunis qui a conservé une particularité soviétique en demeurant sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères. Un choix qui n'a rien d'anodin puisque, comme le note Jean-Robert Jouanny, ancien élève de l'ENA, et du MGIMO, cité dans l’article qui suit, "la géopolitique joue, dans la Russie postsoviétique, le même rôle mobilisateur que l'idéologie au temps de l'URSS". (Cf. le très bon article auquel nous renvoyons le Lecteur[viii].)

Cette école, cet institut, produit l’élite. La vraie. Celle que sélectionnent les processus et institutions que l’on trouve aussi à Taïpeh, Beijing, Singapour, Moscou, Londres, Madrid, Lisbonne, Rome, Berlin, Vienne, Budapest, Varsovie, Washington, Mexico, Brasilia, Buenos Ayres, Santiago du Chili, tous pays pour lesquels il n’est pas question de "sélectionner des profils moins déterminés socialement", de faire place à une « diversité » qui , on l’a compris, louche déjà -comme par hasard-, vers toutes les dérives d’une sorte d’aggiornamiento « woke » qui risque fort, malheureusement , de saper les bases de ce qui restera toujours fondamentalement l’ENA avec ce que l’on appelle aussi les Grands Corps de l’Etat.

Comprenons bien une chose que, décidément, le chef de l’Etat a du mal à saisir, semble-t-il : les Institutions ne valent que par la qualité des gens, des personnalités, des hommes et des femmes qui les composent et les font fonctionner.

La purge - car il va falloir une vraie purge - devra être intellectuelle et mentale.

La conclusion s’impose d’elle-même : les équipes politiques et administratives actuelles – celles que l’on retrouve à tous les échelons et dans toutes les structures du pays et qui ont contribué à faire naître, pérenniser, aggraver les problèmes que nous connaissons sans vouloir ni pouvoir les résoudre -, ne font pas partie de la solution.

M. Macron les a tuées.

Les mois à venir montreront si la Haute fonction publique acceptera sans barguigner de l'accompagner dans ce Grand Reset politique à venir.

 

Sources et citations :

 

[i] « Mots et Grumots » de Marc Escayrol, auteur et humoriste français 1957-, éditions Escayrol, 2003, 107 pages, ISBN : 2952053308.

 

[iv] Amandine Hirou, Faut-il supprimer l’ENA, L’Express, 28 janvier 2020, Adeline Baldacchino, ancienne élève de l'ENA, auteure de La Ferme des énarques (Michalon, 2015) et de Notre insatiable désir de magie (Fayard, 2019), https://www.lexpress.fr/actualite/societe/faut-il-supprimer-l-ena_2116253.html

 

[v] « Vents en coulisses dans la rue du Quai » : https://francais.rt.com/france/18861-pedophilie-espionnage-corruption-sombres-coulisses-quai-orsay-devoilees

Ou encore, à propos de la "gestion dynamique de son parc immobilier" par le ministère français des Affaires étrangères, la vente scandaleuse du palais Clam-Gallas à Vienne : https://www.nouvelobs.com/monde/20151118.OBS9754/la-france-a-vendu-au-qatar-le-palais-clam-gallas-a-vienne.html

 

[vi] Etienne Girard, Fin du mythe des grands corps, maintien du classement : la réforme de l'ENA ambiguë de Macron. L’Express, 8 avril 2021, https://www.lexpress.fr/actualite/societe/fin-du-mythe-des-grands-corps-maintien-du-classement-la-reforme-de-l-ena-ambigue-de-macron_2148488.html

 

[viii] Axel Gyldén et Alla Chevelkina, La fabrique des diplomates de Poutine, L’Express, 11 mars 2016, https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/la-fabrique-des-diplomates-de-poutine_1771355.html

 

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26 réactions à cet article    


  • Clocel Clocel 10 avril 09:25

    Macron fait le taf, il suit sa feuille de route et, dans le démantèlement du pays, j’avoue que celui de l’ENA ne me donne pas d’aigreur.

    La racaille d’en haut qui en sort est sûrement au service de quelqu’un, mais certainement pas du peuple français.


    • Parrhesia Parrhesia 10 avril 11:03

      @Clocel

      Jolly good !!!

      Mais d’un autre côté, vu de loin, l’impression de Renaud Bouchard peut aussi se comprendre.

      M. Macron et ses « virtuoses »’ ayant raison à la façon dont les pendules arrêtées ont raison deux fois par jour, cette décision de fermer l’E.N.A. peut très bien être interprétée comme une erreur, mais une erreur dont les conséquences ne peuvent être que hautement bénéfiques.

      Maintenant, évidemment, si M. Macron et ses « virtuoses » nomment le même genre de Têtes d’Œufs à la tête du prochain système de formation en gestation, alors, bien sûr, la France continuera à avoir tout faux !!!
      Comme d’habitude quoi !!!


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 10 avril 09:26

      Pas grave, tout ça. Le gouvernement va être donné aux saints du très haut, lesquels sont formés à la droiture comme il est dit dans le psaume 101 :

      https://www.biblegateway.com/passage/?search=ps+101&version=LSG


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 10 avril 09:34

        La mort était survenue il y a belle lurette et le cadavre commençait à puer.

        Macron joue à la fois le rôle de légiste pour constater le décès et d’entreprise de pompes funèbres pour l’enterrer.

        D’autres « grandes écoles » sont déjà complètement momifiées et ne servent plus qu’au pantouflage. Même si ça sent pas la rose, on s’est habitués à l’odeur depuis leur mise en place par Napoléon.. 


        • L'apostilleur L’apostilleur 10 avril 09:36

          « ...Après avoir entrepris d’éliminer le Peuple et la Nation... »

          Ce n’est pas Macron qui a « éliminé » la nation.


          https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-effritement-de-la-laicite-187133


          • L'apostilleur L’apostilleur 10 avril 09:59

            Ceux qui ont côtoyé les hauts fonctionnaires savent qu’ils ont dans leurs rangs des élites rares.

            Ce n’est pas l’eau de l’aquarium qu’il faut changer, mais les poissons. 

            Comme tous les fonctionnaires d’ailleurs, il faudrait pouvoir les licencier lorsqu’ils sont défaillants. 

            Tout le monde connaît un fonctionnaire pantoufleur qui nuit à ses collègues d’abord.

            Les très bons peuvent quitter la fonction publique qui ne peut pas se séparer des très mauvais. 


            • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 10 avril 11:48

              @L’Apostilleur

              Bonjour et merci pour votre commentaire.

              Ceux qui ont côtoyé les hauts fonctionnaires, écrivez-vous, savent qu’ils ont dans leurs rangs des élites rares./

              Exact.

              Ce n’est pas l’eau de l’aquarium qu’il faut changer, mais les poissons. 

              /Effectivement

              Comme tous les fonctionnaires d’ailleurs, il faudrait pouvoir les licencier lorsqu’ils sont défaillants. /

              Effectivement. En veillant déjà à ne pas faire d’erreur de recrutement. Réussir un concours ne signifie pas nécessairement dispositions effectives et pratiques pour les postes offerts.

              Tout le monde connaît un fonctionnaire pantoufleur qui nuit à ses collègues d’abord./

              Oui.

              Les très bons peuvent quitter la fonction publique qui ne peut pas se séparer des très mauvais. / cf. Supra.

              Note : il convient de ne pas confondre, comme nous le faisons souvent, fonctionnaire et agent de la fonction publique.

              Ci-après un bon papier.

              Bien à vous,

              Renaud Bouchard

              https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/fonctionnaires-combien-de-postes-faut-il-supprimer-130737


            • L'apostilleur L’apostilleur 10 avril 12:19

              @Renaud Bouchard
              Votre lien mentionne « L’anomalie française, se situe dans le taux extrêmement élevé de fonctionnarisation des agents de la fonction publique...France (81 %), Allemagne (30 %), Italie (15 %) et Suède (10 %). »
              Les jacobins pourraient s’en satisfaire si l’efficacité était avérée. 
              La sous-traitance au secteur privé n’est pas une nécessité sauf si c’est le moyen d’éviter la gabegie.
              Pour cela le privilège de l’emploi « quoiqu’il en coûte » (à vie) aux frais de L’Etat doit être aboli.


            • Bendidon Bendidon 10 avril 10:38

              Article de haute volée

              Le citoyen de base (celui qui ne compte pas dont je fais partie) n’en a rien à cirer de ces « grands serviteurs de l’état (sic) » disons même que le bas peuple les méprise autant qu’ils méprisent le lumpen prolétariat

              Bref ce n’est pas mon monde.

              Je voudrais juste suggérer cette idée : La fin de l’ENA fait partie d’un plan beaucoup plus vaste de déstructuration de l’état français pour pouvoir ensuite le fondre dans l’immense machine à gaz mondialiste

              Macron est une marionnette programmée dans ce but : il faut faire perdre aux citoyens tous leurs repères de l’ancien monde (lire le grand reset)

              Et une interrogation : Ces hauts fonctionnaires vont-ils se laisser broyer sans résister ?

               smiley


              • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 10 avril 12:02

                @ Bendidon

                Bonjour et merci pour votre visite et votre commentaire auquel je souscris.

                L’ anomalie française, comme l’écrit l’économiste Claude Sicard, et il y en a effectivement une, se situe dans le taux extrêmement élevé de fonctionnarisation des agents de la fonction publique. On a, en effet, les chiffres suivants : France (81 %), Allemagne (30 %), Italie (15 %) et Suède (10 %).

                Le taux français est exorbitant et frise l’absurde.

                En Grande-Bretagne, seuls quelques centaines de hauts fonctionnaires bénéficient d’un emploi à vie.

                En Suède, un effort considérable a été fait pour que la plus grande partie des agents de la fonction publique soit employée, à présent, selon des contrats semblables à ceux du secteur privé.

                Quant à la Suisse, elle se caractérise par le fait qu’en 2002, par référendum, le statut de fonctionnaire a, tout simplement, été aboli.

                La réforme principale à laquelle il faut procéder, en France, consiste donc à réduire considérablement le nombre des agents bénéficiant d’un statut leur assurant un emploi à vie. Cela donnera aux responsables des services publics de la souplesse dans la gestion de leurs effectifs, et sera de nature à accroître très sensiblement la productivité de ces personnels. Il va donc s’agir de ne pas se tromper sur la nature des réformes à accomplir.« 


                Personnellement, je ne conserverais la qualité de fonctionnaires qu’aux membres des institutions régaliennes avec une triple condition, valable pour les agents publics :

                -Interdiction absolue d’adhérer à une formation syndicale, un parti politique ou une obédience.

                -On ne sert qu’un seul Maître : l’Etat.

                -Il n’y a pas d’emploi »à vie".


                Bien à vous,

                Renaud Bouchard


              • Coriosolite 10 avril 11:53

                Bonjour,

                Les français adoraient détester l’ENA et les énarques. Macron, croyant les satisfaire, leur enlève un défouloir facilement accessible. Vers qui ou quoi les français vont-ils retourner leur détestation ?

                Heureusement pour Macron qui aurait pu voir ainsi renforcée sa place de « détesté en chef » il nous reste la Commission de Bruxelles.

                Quant à la fin de l’ENA, à quoi bon ? Il faudra toujours former des gestionnaires de haut niveau. Alors ENA ou Machintruc, quelle importance.

                Et si remplacer un entre-soi élitistes par un entre-soi toujours élitiste avec une pincée de diversité ethnique et sociale pour faire joli sur la photo, c’est le changement, ce changement là je m’en fous.


                • zygzornifle zygzornifle 10 avril 12:33
                  la mort de la Haute fonction publique

                  Alors ça, ça m’étonnerai, les parasites trouveront toujours la porte ouverte, le gite et le couvert quelque soit le gouvernement en fonction .... 


                  • Passante Passante 10 avril 13:51

                    (vous savez bien qu’en douce vous nous parlez du cours florent...)

                    ces histoires de « former des personnalités pas des communicateurs » ne tiennent pas : à l’âge de la fac, il est un peu tard pour former, et encore plus pour... la personnalité, enfin, ce me semble.

                    que reste-t-il ?

                    j’ai la soluce ! : partons de « administration »,

                    mon ministre dort déjà dans administration,

                    un ministre qui administre c’est plus-que-parfait !

                     

                    dans président par contre se cache le mot « désir »,

                    c’est presque contraire à l’administration, le désir...

                    voilà pourquoi, être diplômé de cette école signifiera

                    l’accès aux postes ministériels, agrémenté de

                    l’interdit à vie quant à la présidence...

                    ce serait une libération,

                    à la fois pour le présidence, devenant réelle cette fois,

                    et pour l’école, se consacrant enfin à moins de vanités.



                    • ZenZoe ZenZoe 10 avril 14:00

                      Qu’est-ce que vous racontez-là ?

                      Macron ne supprime rien du tout, il renomme, pour faire croire que...

                      Tout le monde a compris la manoeuvre j’espère ?


                      • ZenZoe ZenZoe 10 avril 14:02

                        @ZenZoe
                        Et sur la mort de la Haute Fonction Publique, m’en fous... comme celle du Prince Philip.


                      • Eric F Eric F 10 avril 19:03

                        @ZenZoe

                        « Macron ne supprime rien du tout, il renomme, pour faire croire que.. »

                        Il renomme en modifiant quand même certains aspects, comme le lien avec d’autres filières, mais dans le fond, si une école quelle que soit son nom continue de donner un diplôme de haut fonctionnaire à vie, rien d’essentiel n’aura changé.

                      • L'apostilleur L’apostilleur 10 avril 19:23

                        @Eric F
                        « ..si une école continue de donner un diplôme de haut fonctionnaire à vie, rien d’essentiel n’aura changé... »

                        Tant mieux pour le diplôme, l’essentiel aura été conservé, dommage pour l’accès à un pantouflage garanti dès...29 ans.


                      • Macron est surtout d’un orgueil excessif .

                        Un illuminé hallucinatoire dangereux .

                         



                        • troletbuse troletbuse 10 avril 21:56

                          Scandaleux : les retraites des employés européens. A diffuser

                          https://www.sauvegarde-retraites.org/article-retraite.php?n=1144



                            • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 10 avril 23:15

                              @troletbuse

                              Bonsoir et grand merci pour la transmission de ce lien qui mérite une lecture attentive.

                              https://www.sauvegarde-retraites.org/

                              Il n’y a pas lieu de q"inquiéter puisque de toute façon beaucoup de gens, liquidés par la situation sanitaire en cours, ne toucheront rien.

                              Tout a été ou est en passe d’être siphonné.

                              Mais 2022 arrive ! Il est temps de penser à reconduire au pouvoir l’équipe de naufrageurs qui ne sait plus quoi raconter.


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                              Bien à vous,
                              Renaud Bouchard


                            • DACH 10 avril 22:40

                              Pour conclure : ISP= Institut des Sévices Politiques !!!!! Rien de moins.


                              • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 10 avril 23:07

                                @DACH
                                Bonsoir.
                                ISP : Institut de Sabordage Politique.
                                Cosmétique.
                                Republic in the air.
                                Du vent.
                                Comme le reste.

                                La semaine prochaine l’affiche changera.
                                On passera à autre chose, comme autrefois, dans les cinémas où le film (mauvais) était retiré au bout de quelques jours faute de spectateurs suffisants.

                                Tout dérape.
                                Faute de doses de vaccins Astra Zeneca, on se prépare à « valider » un cocktail avec le vaccin Pfizer pour permettre aux heureux volontaires déjà vaccinés avec AZ de recevoir leur deuxième dose avec Pfizer.

                                Plus de Coca ? On passe au Pepsi.
                                Ne craignez rien, braves gens. C’est la même chose : de l’eau sucrée caramélisée et des bulles.
                                J’oubliais...Santé !

                                RB


                              • DACH 11 avril 13:42

                                @Renaud Bouchard=Bj RB. Vous mette l’accent sur le déficit d’efficacité de nos acteurs politiques. Se réfugier dans la « comm » ne permet plus d’échapper aux constats. proposer un menu dont on s’avère incapable de faire le repas qui correspond mène à la dictature des privilèges et des excuses ou faux semblant. On est mal parti et pas encore prêt d’y arriver....


                              • DACH 11 avril 15:25

                                Macronel ne porte pas de convictions profondes, mais des croyances en fonction de son interlocuteur. Ses convictions sont des feuilles qui viennent de tomber de l’arbre.

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