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Accueil du site > Tribune Libre > La bataille de Gergovie d’après ma traduction très précise du texte (...)

La bataille de Gergovie d’après ma traduction très précise du texte de César. MM. les archéologues, ouvrez les yeux !

  Après le documentaire de la 5 sur "le vrai visage des Gaulois", je suis étonné que personne ne s'étonne que ces Gaulois n'auraient construit leurs fermes, leurs villages et leurs villes qu'en bois. Je suis étonné que personne ne s'étonne qu'on nous présente une campagne abondamment et richement cultivée (côté Saône ?) et une capitale lointaine, à l'écart, perdue dans les bois du Morvan, le mont Beuvray (grave erreur).

... Venant du nord par l'itinéraire normal qui mène à l'Auvergne, César arrive en vue de Gergovie. Sa cavalerie est en avant-garde. Après un petit combat de cavalerie "facile", il établit son camp pour la nuit. On en a retouvé la trace mais au-delà du plateau de Merdogne.

Déjà, à partir de là, on aurait dû comprendre que l'espace gaulois que défendait Vercingétorix avec sa cavalerie de couverture contre toute attaque surprise, n'était pas centré sur Merdogne mais sur la ligne de hauteurs d'après : la montagne de La Serre. Cette montagne se redresse sous forme d'éperon dans la hauteur du Crest, position favorable pour une défense sur tous les côtés.

César venait du Nord. Il descendait plein sud. Il avait dépassé Merdogne et, depuis le grand camp qui s'installait, il avait le regard tourné vers Le Crest. 

Depuis ce camp, César voit la ville (urbs) "posée" sur un mont "trés haut", difficile d'accès. Il s'agit de la ville du Crest toujours existante dont on voit ici la dernière tour.

Vercingétorix avait installé ses camps sur le mont, près et en avant de l’oppidum (prope). L’oppidum, c’est la haute fortification dont on voit la dite dernière tour qui se dresse au sommet, au-dessus de la ville, en contre-bas ; mais cela désigne aussi tout le plateau de La Serre (photo, à droite) défendu naturellement par ses flancs abrupts. Séparés par un simple intervalle, les camps sont autour du chef arverne (Vercingétorix étant sur le point haut). Toutes les pentes de la ligne de crête sont occupées, horrible spectacle (horribilem speciem)... 

Au pied du mont et face à lui, il y a un versant (collis, là où est prise la photo). Il s'agit du versant nord du plateau de Merdogne, remarquablement fortifié. Il s'agit du village de La Roche-Blanche. La place était tenue par une garnison gauloise assez importante. Malgré cela, César, dans le silence de la nuit, sort de ses camps, et avant qu'on ne puisse venir les secourir de l'oppidum, il déloge les Gaulois de la position. Maître de la place, il y installe deux légions. Il relie les grands camps aux petits par un double fossé de douze pieds de large, en sorte que même les hommes isolés peuvent y circuler librement à l'abri d'une attaque soudaine de l'ennemi.

Ce double fossé a été retrouvé, mais on a cru que c'était pour attaquer le plateau de Merdogne, direction Nord, alors que c'était pour attaquer Le Crest, direction sud. Incroyable ! On n'a même pas envisagé cette possibilité !

Manoeuvre de César. Etant venu aux petits camps (de La Roche-Blanche) pour inspecter les travaux, César remarque que le versant occupé par les Gaulois est "nu” d'hommes alors que les jours précédents, on ne pouvait qu'à peine en voir le sol tant il y avait foule. Surpris, il en demande la raison aux déserteurs qui chaque jour arrivent en grand nombre dans ses lignes. Tous confirment ce que César savait déjà par ses espions, à savoir que le dos de cette crête est presque plat, mais boisé et étroit à l'endroit où l'on a accès à l'autre bout de l'oppidum (hors photo, coin haut , à droite). Les Gaulois craignaient beaucoup pour ce point, car ils se rendaient compte que si les Romains, après avoir occupé un versant, (de la Roche-Blanche) leur prenaient l'autre versant (de l'autre côté), ils se trouveraient presque encerclés et ils n'auraient plus de chemin libre, ni pour sortir, ni pour fourrager. Vercingétorix les avait tous rappelés pour fortifier cet endroit.

César envoie de ce côté plusieurs escadrons de cavalerie au milieu de la nuit (en contournant la position par la gauche)... De l'oppidum, on voyait tous ces mouvements de loin, car de Gergovie, la vue plongeait sur les camps, mais à une telle distance, il n'était pas possible d'observer ce qu'il en était dans le détail...

L'inquiétude grandit chez les Gaulois. Il appellent toutes leurs troupes sur les retranchements qui leur semblent être menacés (au bout du plateau, non visible). Lorsque César se rend compte que les camps des Gaulois sont vides, il fait passer des soldats par groupes fractionnés des grands camps dans les petits camps (de la Roche-Blanche). Les insignes et les enseignes avaient été dissimulés de façon que, de l'oppidum, on ne remarquât rien. Il explique aux légats qu'il a placés à la tête de chaque légion ce qu'il veut que l'on fasse. iI les exhorte en premier lieu à maintenir la cohésion des troupes en veillant à ce que les soldats ne se laissent entraîner trop loin, ni par l'ardeur des combats, ni par l'espoir du butin. Il leur explique ensuite à quel point le terrain leur est défavorable. Pour remédier à cette situation, un seul moyen s'offre à eux : la rapidité. Le succès de l'opération reposait non sur le combat mais sur l'initiative. César donne le signal de l'assaut et il envoie en même temps les Eduens, à droite, par une autre montée.

Dispositif défensif des Gaulois. La distance entre la muraille de l'oppidum et la plaine était à vol d'oiseau de mille deux cents pas, comptés à partir de l'endroit où la montée commençait (c'est exact). Il fallait ajouter à cette distance celle des détours qui rendaient la montée plus facile mais augmentaient la longueur du chemin. Les Gaulois avaient dressé en avant de l'oppidum, à mi-pente, dans la longueur, tout en suivant le relief de la montagne, un mur en grosses pierres de six pieds de haut (1m80), pour briser l'élan des Romains. Il s'agit du mur d'enceinte normal de la ville déjà existant et toujours existant mais à l'état de ruines.

Attaque des camps gaulois par les Romains. Au signal donné, les légionnaires se portent rapidement vers le retranchement et après l'avoir franchi, ils se rendent maîtres de trois camps. L'action fut si rapide que Teutomatus, chef des Nitiobroges, surpris dans sa tente en train de faire la méridienne, n'échappa que de justesse aux mains des soldats qui couraient au butin. Il réussit à s'enfuir, le torse nu, sur son cheval blessé. Il n'est pas dit qu'il s'agisse du mur d'enceinte de la ville de 1m80 de haut. Je fais l'hypothèse de simples retranchements sommaires protégeant des camps installés en dehors de la ville, à droite sur le croquis.

 

Attaque de l'oppidum. Ayant atteint son objectif, conformément au scénario qu'il avait prévu, César donne l'ordre de sonner la retraite et, haranguant les soldats, il fait dresser les enseignes pour rassembler la dixième légion avec laquelle il marche. Mais les soldats des autres légions n'entendent pas la sonnerie de trompette à cause du vallonnement assez large qui les séparait de César. Malgré les efforts des tribuns et des légats qui essaient en vain de les retenir comme César l'a prescrit, les soldats ne s'arrêtent pas Transportés par l'espoir d'une prompte victoire, encouragés par la fuite des Gaulois et par le souvenir de leurs anciens succès, ils se persuadent qu'il n'y a aucun obstacle que leur courage ne peut surmonter. Ils ne cessent la poursuite qu'une fois arrivés au pied de la muraille de l'oppidum, puis ils se dirigent vers les portes.

Combat retardateur des femmes de Gergovie. Alors, dans toutes les parties de la ville, une clameur éclate. Ceux qui sont plus loin, terrifiés par ce tumulte soudain, pensent que l'ennemi a franchi les portes et sortent précipitamment de l'oppidum (par la porte est, hors croquis). Les mères de famille jettent du haut des murs des étoffes et de l'argent. Les mains ouvertes dans le geste des suppliantes, elles font saillir leur poitrine nue, elles demandent aux Romains de jurer d'épargner les femmes et les enfants et de ne pas recommencer ici ce qu'ils ont fait à Avaricum. Plusieurs même, descendant des murs en s'agrippant aux pierres, se livrent aux soldats. 

L. Fabius, centurion de la VIIIème légion, avait dit à ses hommes ce jour-là — le fait est établi — que les récompenses accordées à Avaricum stimulaient son ardeur et qu'il avait décidé d'escalader le mur avant quiconque. Entraînant avec lui trois manipules - un manipule = deux centuries, soit 600 hommes - il se fait soulever par eux et franchit le mur (de la ville, côté ouest). Puis, il les fait passer, les uns après les autres.

La contre-attaque gauloise. Pendant ce temps-là, les Gaulois qui s'étaient regroupés à l'autre bout de l'oppidum (à l'autre bout du plateau de La Serre) pour y travailler aux retranchements, comme nous l'avons expliqué précédemment, entendent tout d'abord la clameur. Informés ensuite par ceux qui, nombreux, viennent leur annoncer que l'oppidum est tombé aux mains des Romains, ils se précipitent en masse et au pas de course (vers l'oppidum), en se faisant précéder de leurs cavaliers. Au fur et à mesure qu'ils arrivent, ils se placent au pied des murs et viennent grossir toujours davantage le nombre des combattants. Lorsqu'ils furent une multitude, les mères de famille qui, un instant plus tôt, tendaient les mains vers les Romains du haut des murs, se tournent vers les leurs en les adjurant et en leur montrant leurs cheveux défaits suivant la coutume gauloise. Puis, à bout de bras, elles lévent leurs enfants vers eux. La position et le nombre jouent contre les Romains. La lutte est trop inégale. Epuisés par la course et par le prolongement du combat, les Romains résistent difficilement face à des troupes fraîches et intactes.

César met en place un dispositif de recueil. Voyant que les siens combattent dans une position défavorable, que le nombre des ennemis augmente sans cesse, pressentant par ailleurs que les choses vont mal tourner, César fait porter au légat T. Sextius qu'il avait laissé à la garde des petits camps le message suivant : « Fais sortir de toute urgence tes cohortes. Installe-les solidement au bas du versant, sur le côté droit face à l'ennemi pour le menacer et gêner sa poursuite au cas où les nôtres seraient rejetés de la position. » César, quant à lui, s'étant avancé avec sa légion un peu en avant de la position sur laquelle il s'est rétabli, attend l'issue du combat.

Fausse manoeuvre de César. Le corps à corps est d'une âpreté exceptionnelle. Les Gaulois ont l'avantage de la position et du nombre. Les Romains placent leur espoir dans leur valeur militaire. César a envoyé les Eduens (ceux d'Éporédorix) à droite, par un autre chemin, dans l'intention de leur faire exécuter une manœuvre à distance. Soudain, ces Eduens reviennent sur le flanc découvert des légionnaires. Leurs armes sont semblables à ceux d'en face. La panique se met dans les rangs, et bien que les nouveaux arrivés présentent leur épaule droite découverte — ce qui était le signe de reconnaissance convenu — les Romains croient que c'est une ruse.

Échec de l'attaque romaine. Pendant ce temps, le centurion L. Fabius et ceux qui ont escaladé le mur de la ville en même temps que lui sont encerclés, puis massacrés et jetés au pied du rempart (du mur de la ville). M. Petronius, centurion de la même légion, s'efforçait d'enfoncer les portes (de l'oppidum). Accablé sous le nombre, couvert de blessures et se voyant perdu, il s'écrie à l'adresse des soldats de son manipule qui le suivaient : « Puisqu'il ne m'est pas possible de me sauver avec vous, laissez-moi au moins assurer le salut de vos vies que mon amour de la gloire a mises en péril. » Ayant prononcé ces mots, il se précipite au milieu des Gaulois. Il ouvre un passage dans l'encerclement en tuant les Gaulois deux par deux (duobus). Il les fait reculer de la porte. Comme ses hommes viennent à son secours, il leur dit : « Vous voulez me sauver la vie. Votre tentative est vaine, j'ai perdu trop de sang et mes forces m'abandonnent. Partez d'ici, il est encore temps, rejoignez la légion ! » Puis, les armes à la main, il tombe au champ d'honneur en sauvant la vie des siens.

Recueil des légions en déroute et décrochage des légions placées en soutien. Après avoir perdu quarante-six centurions, les Romains, pressés de tous côtés, sont rejetés de la position. Les Gaulois les poursuivent de très près. La dixième légion, qui s'est établie en réserve sur une position où le terrain est un peu moins en pente, brise leur élan. A leur tour, les cohortes de la treizième légion, que le légat T. Sextius a fait sortir des petits camps et installer sur un point haut, assurent le recueil de la dixième légion. Dès que les Romains arrivent dans la plaine, ils retournent contre ceux qui les poursuivent les enseignes un moment mises en péril. Vercingétorix, qui est descendu avec les siens jusqu'au pied du versant, les ramène alors à l'intérieur des fortifications. Ce jour-là, les Romains déplorèrent la perte d'un peu moins de sept cents hommes.

Piètre discours de César devant le front des troupes. Le lendemain, César, devant le front des troupes, blâme la témérité et la cupidité des soldats. « Vous avez décidé de vous-mêmes ce qu'il vous semblait bon de faire, fixant vous-mêmes la limite de votre action. Rien n'a pu vous retenir, ni le signal du repli, ni les tribuns, ni les légats. » Il leur explique ce qui fait l'avantage et le désavantage d'une position. Il leur rappelle la décision qu'il avait prise après mûre réflexion, alors qu'il faisait route vers Avaricum. « Nous avions surpris les troupes ennemies sans chef et sans cavalerie, mais j'ai renoncé à une victoire pourtant assurée pour la simple raison que je ne voulais pas subir de pertes même légères dans un combat où le terrain m'était défavorable. Autant j'admire le courage exceptionnel de ceux qui ne se sont laissé impressionner ni par les retranchements des camps, ni par la hauteur de la montagne, ni par la muraille de l'oppidum, autant je blâme la présomption et l'indiscipline. Ainsi, on s'est cru capable, mieux que le général, de décider sur le terme d'une action ou sur sa poursuite jusqu'à la victoire. Ce que je demande aux soldats, c'est autant de modestie et de discipline que de courage et de valeur militaire. » Sa harangue terminée, César, pour remonter le moral des troupes, ajoute qu'il ne faut pas se troubler l'esprit sur la cause de cet échec et qu'on ne doit pas attribuer à la valeur militaire des Gaulois ce qui n'est dû qu'à la pente du terrain.

César réfléchissait aux projets qu'il avait conçus antérieurement. Il fait sortir des camps les légions et les déploya en lignes de bataille sur de bonnes positions. Comme Vercingétorix n'en restait pas moins à l'intérieur de ses retranchements et comme il ne voulait manifestement pas descendre sur un terrain plat (et équitable), après un petit combat de cavalerie où il eut l'avantage, César fait rentrer son armée aux camps. Le lendemain, il fait de même. Estimant avoir ramené la parade des Gaulois à son véritable niveau, en même temps qu'il relevait le courage de ses soldats, César fait lever les camps et se met en route vers le pays des Eduens.

Voici la ville de Gergovie que César a vue.

Bref, c'est une grave erreur que d'avoir identifié la capitale des Éduens au mont Beuvray. La vraie capitale est l'ancienne ville murée de Mont-Saint-Vincent, non loin de la Saône, laquelle était construite en pierre. Il s'ensuit que toutes les déductions que font les archéologues du mont Beuvray sont fausses. Les traces de pieux prouvent seulement que des maisons ont été construites en bois dans l'urgence pour abriter les Boïens que César y a installés après sa victoire sur les Helvètes... que les nombreux débris d'amphores prouvent seulement qu'il a fallu les ravitailler... enfin, que c'est une vue de l'esprit que de voir des "murus gallicus" dans des enceintes réalisées également dans l'urgence, etc...

Emile Mourey, 25 avril 2018.


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16 réactions à cet article    


  • Hecetuye howahkan 26 avril 09:38

    Salut Émile

    les archéologues ne vont sûrement pas ouvrir les yeux..au niveau mondial leur mensonges sont de plus en plus attaqués par des faits, des preuves mais comme ils sont l’émanation des pouvoirs qui falsifient l’histoire ils vont continuer à faire ce que ces pouvoir leur disent de faire, sinon c’est la porte..

    on est est là...

    je ne peux aller dans le sujet que tu développes n’en connaissant rien car donc cela nécessiterait d’abord d’y passer du temps..mais en tous les cas bon courage avec ce dossier..

    salutations


    • Emile Mourey Emile Mourey 26 avril 13:54

      @Hecetuye howahkan


      En effet, mais on m’avait prévenu que cela n’allait pas être facile. Je ne suis donc pas surpris.

    • Hecetuye howahkan 26 avril 14:28

      @Emile Mourey

      Oui bien sur

      , je pensais à Graham Hancock entre autre en disant cela, cela dit il a insisté et insiste et petit à petit la tendance se renverse nettement avec des soutiens des fois inattendus du coté de certains qui sont dans des domaines scientifiques qui de + en + apportent de l’eau au moulin de cette nouvelle archéologie..avec des faits, des mesures etc..

      on avance...bon travail que le tien d’âpres ce que je peux en saisir de mon avis en tous les cas

      je te salue

      le tu est amical...............

       


    • Antenor Antenor 27 avril 17:51

      @Hecetuye howahkan

      Il s’agit moins de mensonges que d’aveuglement quasi idéologique. Les hypothèses comme celles d’Emile Mourey sont déclarées invalides avant même d’avoir été testées parce qu’elles ne rentrent dans pas le cadre pré-établi. Si au moins ce cadre reposait sur des bases solides, ce serait compréhensible. Mais pour ce qui concerne les capitales gauloises, dès qu’on gratte un peu, on réalise que presque tout repose sur du vent. Au nom de quoi, la thèse étayée d’Emile situant Gergovie au Crest ne mérite pas d’être étudiée sérieusement ? Mystère.


    • Emile Mourey Emile Mourey 26 avril 10:16

      Mon croquis du champ de bataille : corriger entrée ouest et est.


      • Emile Mourey Emile Mourey 26 avril 10:28

        Idem deuxième croquis : mettre Vercingétorix au Crest et non sur le plateau de La Serre.


        • Electric Electric 26 avril 18:35

          Vos articles sont toujours aussi passionnants Emile, mais j’ai toujours autant de mal avec la chronologie officielle de l’histoire, surtout quand je vois Gergovie fortifié comme au XVème siècle !

          1500 ans entre les écrits de Caesar et ce tableau de Gergovie de 1460 ?

          Vraiment ?

          N’y voyez point ombrage, j’interroge.


          • Emile Mourey Emile Mourey 26 avril 20:32

            @Electric


            Oui et c’est bien là le problème que j’ai avec les archéologues. Mais, en tant qu’ancien militaire, je crois à la permanence des points forts du terrain. Je veux dire par là qu’il est logique que les comtes se soient installés sur les mêmes points forts sur lesquels les chefs gaulois avaient installé leurs oppidum/capitales, ce qui veut dire qu’ils avaient tout intérêt à les entretenir et à les réparer, au besoin.

            Mais peut-être que Le Crest est un cas... jusqu’en 1460, mais qui ne va pas durer. La porte est de l’oppidum était encore debout au siècle dernier. Quand je suis allé sur le site, il ne restait que les pierres du bas et il est probable, aujourd’hui, qu’elle a complètement disparu.

            Concernant le castrum/château-fort de Bibracte que je situe à Mont-Saint-Vincent, il a été rasé par Louis VII et il ne reste qu’une petite partie en ruines de l’oppidum ovale primitif.

            Reste la tour de Taisey, probablement le plus ancien vestige, que j’ai achetée et dont j’ai réparé le toit en plein hiver.

          • Antenor Antenor 27 avril 18:00

            @Electric

            Au fond, la date de construction exacte des remparts représentés par Guillaume Revel importe peu. Il est surtout important de constater par comparaison que Le Crest était un des sites les mieux fortifiés d’Auvergne à niveau égal de Mauzun ou Usson. Cela nous révèle l’importance du lieu.

            Peut-être qu’à l’époque gauloise, l’enceinte extérieure franchie relativement facilement par les légionnaires était semblable à celle du Mont-Beuvray et que seule la citadelle au sommet de la butte était maçonnée. Nous n’avons pas de certitude sur ce sujet.


          • Electric Electric 26 avril 21:16

            Merci Emile de ces précisions


            • Gasty Gasty 27 avril 08:41

              @Electric

              Bonjour, bien évidement je ne suis pas un expert mais lorsque je regarde cette maison ( dans Le Crest ) je me dis que ses origines sont ancrés dans le sol et qu’elle a été entretenu au fil des siècles tant bien que mal.

              Bonjour Emile Mourey smiley


            • Emile Mourey Emile Mourey 27 avril 09:31

              @Gasty


              Bien sûr, mais c’est le travail des archéologues de faire analyser les bois de charpente les plus anciens, les maçonneries, la construction en briques que je crois être un palais (en ruines quand je suis allé sur le site et qui, probablement, n’existe plus aujourd’hui), etc... Bien sûr qu’il est très possible que les toits aient été en chaume, etc... Je persiste à croire que le temple de Poséïdon ne pouvait se trouver qu’au sommet, noyé dans les arbustes sauvages, le lierre et les broussailles, celui que vous avez pris en photo. Malheureusement, je n’y suis pas monté pour l’examiner quand je suis allé sur le site et je le regrette. En revanche, j’ai examiné quelques murs en ruines anciens et j’ai été surpris par le liant qui, parfois, semble avoir fait prise presque aussitôt la pose.







              • Emile Mourey Emile Mourey 27 avril 10:16

                @Montdragon


                Fabuleux ! Absolument fabuleux ! C’est un trésor que ce site ! Bien sûr que mon interprétation est tout autre puisque j’identifie Mont-Saint-Vincent à la véritable Bibracte, capitale du pays éduen, que je vois dans son église une réplique du temple de Salomon et dans les fresques de Gourdon, une espérance de messie du nom de Cléopas du Ier siècle avant J.C.(offrande d’un prépuce et d’un clitoris). Dommage que l’auteur n’ait pas pris la photo du messie en armes descendant du ciel entre Marie et l’ange avant qu’on l’efface. J’en ai bien pris une photo avant mais elle a jauni. Quant au trésor, il est clair qu’il a été enterré lorsque les Francs se sont emparés de la place forte jusque-là tenue par les rois burgondes.

                Grand merci !

              • jef88 jef88 27 avril 17:56

                Le problème des archéologues !
                Un jour j’ai montré un oppidum de petite taille à un archéologue en lui faisant remarquer le fossé de protection.
                Réponse : Ce n’est rien, il n’y a pas d"écrits .....
                Je conclus : Les gaulois n’ayant pas d’écriture leurs traces sont donc totalement ininteressantes ! ! ! !
                On se prive donc de traces historiques pour cette raison ......


                • Antenor Antenor 27 avril 18:11

                  @jef88

                  Il est sans doute plus facile d’obtenir des moyens pour fouiller un site avec une histoire connue et commercialisable (musée, tourisme, médias...) qu’un site anonyme. C’est pour cela que les archéologues du Mont-Beuvray sont accrochés au nom de Bibracte. Vous remarquerez que l’identification du plateau de Merdogne à Gergovie étant beaucoup plus contestée, notamment au niveau local, les fouilles y ont été moins régulières. Des sites comme Vertault, Joeuvres ou Viermeux sont sans d’autres très intéressants mais ils n’ont pas d’histoire connue.

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