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La bataille des régimes et des caisses de retraite (2)

La caisse de retraite est une portion du salaire de l’employé mise de côté afin d’assurer la continuité de la consommation de marchandises après la phase active – assurant ainsi la circulation du capital et sa valorisation.

 

L’État veut faire main basse sur les caisses de retraite

La semaine dernière, nous avons expliqué (ici-même) qu’un régime de retraite fait partie intégrante d’une convention de travail (individuelle ou collective) qui lie l’employeur (privé ou publique ou parapublic ou institutionnel) à ses employés salariés. Peu importe que le régime de retraite soit administré par un tiers, un fonds de pension corporatif ou un organisme paritaire (CNAV, l'ARRCO et l'AGIRC, la CNRACL, en France, le RRQ, le REGOP, la Caisse de dépôt au Canada). Peu importe la structure administrative, le principe directeur reste le même : la caisse de retraite est une portion du salaire de l’employé mise de côté afin d’assurer la continuité de la consommation de marchandises après la phase active – assurant ainsi la circulation du capital et sa valorisation. En effet, il n’a pas fallu longtemps aux marchands pour constater qu’un travailleur salarié ne peut pas épargner et qu’il ne peut plus autant consommer après avoir été saqué ou « retraité ».

Et tant pis si entretemps les centaines de milliards d’euros de salaires épargnés servent de capital de risque aux gestionnaires des fonds de pension, aux banquiers, aux boursicoteurs, aux investisseurs et aux développeurs, tous ces gens qui ordonnent l’économie financière du grand capital international. Une contradiction confronte cependant le système économique capitaliste. Encourager ou même forcer l’épargne des salariés entrainera la réduction de la consommation immédiate et l’augmentation de la masse de capital de risque. Or, présentement, après des années de laxisme bancaire et de crédit gratuit, l’économie dispose d’un excédent de capital de risque et un apport d’argent neuf ne servira qu’à accroitre la spéculation boursière jusqu’à l’éclatement de la bulle financière. Bref, en Occident l’épargne est largement suffisante, c’est la consommation que le grand capital doit relancer pas la thésaurisation. Le capitalisme est malade de surproduction pour cause de sous-consommation (que les écologistes se le tiennent pour dit).

Pour que l’État bourgeois puisse jouer son rôle de portefaix du grand capital, il doit dissimuler ses intentions secrètes et s’afficher comme un juge impartial au-dessus de la mêlée des intérêts particuliers, soit des travailleurs, soit des corporations privées et soit des institutions publiques. Voyons comment l’État Macron, au service des banquiers, a joué sa partition dans le grand cirque de la réforme des régimes et des caisses de retraite que l’État de France – après bien d’autres pays capitalistes – souhaite exproprier pour se financer à même les épargnes des salariés et au bénéfice des fonds de gestion comme BlackRock. (1)

Pendant le seul premier semestre 2019, la dette mondiale de 250.000 milliards de dollars a augmenté de 7.500 milliards de dollars. C’est un comble, selon Jean-Claude Trichet, l’ancien président de la BCE : « Nous venons de connaître la pire crise depuis celle des années 1929-1930 du siècle dernier. C’était largement une crise de surendettement, et pourtant le monde continue de s’endetter ! » D’autant plus que les taux d’intérêt peuvent remonter : « Ne prenons pas une situation conjoncturelle pour un phénomène structurel. Personne ne sait combien de temps les taux des prêts resteront très bas », poursuit Jean-Claude Trichet. (2)

 

Chacun aura constaté que l’État spoliateur parle peu ou prou des cotisations que devront verser les millions de salariés français, préférant discourir à n’en plus finir sur les régimes de retraite « spéciaux », sur l’âge pivot (64 ans) et sur la valeur du « point » dans 30 ans (sic). Le rapport Delevoye prétend un rendement de 5,5% par année pour les 30 prochaines années sur les épargnes administrées par la caisse de retraite universelle. Faut-il rappeler que l’euro se prête autour de 0% sur les marchés européens et que 80 % des investisseurs prévoient une crise financière d’ici 5 ans, alors que 58 % l’annoncent d’ici 3 ans  ? Comment les experts et les politiciens incapables de planifier l’économie trois années à l’avance pourraient-ils anticiper l’évolution des salaires, des rendements boursiers et des caisses de retraite 30 ans à l’avance ?

Selon Capital et le site Sputnik du 9/12/2019, une enquête a été réalisée par Natixis Investment Managers auprès de 500 des plus grands investisseurs institutionnels dans le monde officiant dans les fonds souverains et d‘investissements, les compagnies d’assurance, les caisses de retraite. Pas moins de 89 % de ces investisseurs institutionnels sont inquiets du niveau record de l’endettement public et privé sur la planète. Plus de 80 % voient une crise financière internationale d’ici 5 ans, 58 % d’ici 1 à 3 ans. La question ne se pose même plus de savoir si nous aurons des bulles boursières et immobilières ou pas, des banques qui vont faire faillite ou pas, si les dettes seront remboursées ou pas. La seule question est de savoir quand la crise va éclater » (3).

 

La valeur du « point » dans 30 ans ou son cout l’an prochain ?

Combien d’euros coutera le « point » le lendemain de la mise en application de la réforme ? Et ce cout risque-t-il d’augmenter au cours des années si l’économie s’effondre ? Ce n’est pas de la valeur du « point » dans trente ans dont les salariés doivent s’inquiéter, mais de son cout et de sa valeur l’an prochain. Voilà un aspect crucial de cette réforme que personne n’interroge – même pas les syndicats – et qui pourtant impactera directement le pouvoir d’achat immédiat du salarié, qui comme le disait un Gilet jaune « ne boucle pas sa fin de mois », cette question est toujours d’une brulante actualité. (4)

 

Les caisses de retraite appartiennent aux salariés

Une chose est certaine cependant : les argents des caisses de retraite ne sont pas un cadeau des patrons ou de l’État employeur accordé aux salariés. Les caisses de retraite sont du salaire ouvrier épargné, que les travailleurs mettent de côté pour leur retraite. Eux, et eux seuls devraient avoir le droit de décision sur la gestion de ces fonds – peu importe que l’employeur soit étatique ou privé, c’est le même principe qui s’applique. La négociation des conventions collectives ou des contrats d’embauche est le moment où les vis-à-vis s’affrontent pour fixer les modalités de travail, les salaires et les conventions de retraite. L’État n’a pas la légitimité d’ouvrir unilatéralement les conventions de travail pour imposer de nouvelles conditions de travail, de salaire et de retraite aux salariés.

 

« La retraite : en aurons-nous les moyens ? »

On classe les régimes de retraite collectifs en deux catégories : les régimes de retraite universels (gouvernementaux) et les régimes de retraite d’entreprises (publics, parapublics ou privés). Voyons si nous pourrons collectivement non pas « réformé » les régimes de retraite, mais simplement les « réchappés » de la crise économique imminente.

Il est frauduleux de poser le problème des régimes de retraite – publics ou privés – collectifs ou individuels – en ces termes : « La retraire : en aurons-nous les moyens ? » Cette question, poser par les agitateurs médiatiques laisse entendre que les travailleurs ont des choix à faire et qu’ils ont un quelconque pouvoir de décision politique et des capacités d’intervention économique. Tout ceci n’est que fumisterie. Les travailleurs n’ont pas la capacité d’interférer sur le déroulement de la crise économique mondiale qui commande la performance de cette énorme tirelire que constituent les caisses de retraite des salariés (qu’en Amérique nous appelons aussi « fonds de pension » publics ou privés). 

On ne peut pas traiter de la question des régimes de retraite – des fonds de pension – de l’épargne des salariés en définitive – sans prendre en compte l’état général de l’économie capitaliste. Pire, dans ce monde globalisé et mondialisé, on ne doit pas se restreindre à l’économie nationale, mais il faut tenir compte des paramètres économiques mondiaux si l’on souhaite comprendre ce qui advient des régimes de retraite et du rendement des fonds de pension qui leur sont attachés. Ne soyons pas dupes, l’intérêt obsessionnel de l’État des riches pour nos régimes de retraite n’est pas de la mansuétude, mais expose son appétit insatiable pour de nouvelles sources de financement qu’il souhaite arracher aux gagnes petits- pour renflouer ses coffres.

Voici la véritable question qui confronte le prolétariat mondial : « L’économie capitaliste mondiale nous laissera-t-elle les moyens d’une retraite sécurisée ? » À l’évidence, la réponse est « NON ». Un exemple suffira à le démontrer. Tant que l’économie mondiale était en croissance relative, les médias ne parlaient jamais des régimes et des caisses de retraite. Pourtant, les actuaires savaient que la population vieillissait, que la période de retraite s’allongeait (on part à la retraite autour de 64 ans et l'on meurt en moyenne à 80 ans), dans les pays occidentaux du moins. Les actuaires calculaient les cotisations à payer par les employés, par les employeurs privés (à même la plus-value générée par les employés) et par l’État employeur. Enfin, les actuaires estimaient les revenus (rendements) que ces caisses (fonds) de pension et d’investissement pouvaient générer. Cette portion de l’équation étant cependant la plus volatile. Et voici que l’économie réelle a rattrapé l’économie virtuelle spéculative... et les deux économies s’effondrent. Le système économique capitaliste, totalement anarchique, s’étiole et les rendements sur investissements plongent, et la crise économique s’approfondit et voici que les caisses de retraite ne génèrent plus assez de profits pour payer les pensions des retraités.

Pire, le chômage endémique réduit drastiquement les cotisations glanées aux employés de même que la portion du salaire soutirée par les employeurs et déposée sous forme de cotisation au régime de pension. Pire, les taux d’intérêt anémiés plombent les rendements des placements. Le capital spéculatif boursier (auquel participent les fonds de pension) se volatilise et les bulles financières éclatent (2008 en étant l’exemple récent).

 

L’allongement de l’espérance de vie et de la durée de la retraite (!)

Il est totalement faux de prétendre que l’allongement de la vie des retraités est une variable nouvelle, étonnante et imprévisible. Les actuaires et les démographes savent tout cela depuis des décennies et leurs calculs des contributions des salariés aux fonds de pension tiennent compte de ce paramètre parfaitement connu et prévisible. Les déficits hyperboliques des caisses de retraite partout dans le monde sont causés par deux variables indépendantes. Premièrement, le sous-financement des caisses de retraite par les employeurs étatiques, parapublics et par les employeurs privés, qui ont négligé de verser leur quotepart dans la cagnotte et aujourd’hui ils voudraient être acquittés de leur dette. Deuxièmement les taux d’intérêt nuls ou négatifs qui ont tétanisé les rendements des placements boursiers créant des déficits impossibles à combler.

 

Catastrophe économique prévisible et fonds de pension dévalisés inévitables

La présente crise économique est une crise de surproduction pour cause de sous-consommation des marchandises (biens et services). Il y a trop de capacités de production, trop de marchandises en circulation compte tenu des capacités de payer des consommateurs dont le salaire moyen réel (une fois l’inflation défalquée) a diminué de 18% au Canada entre 1973 et 2010, et il en est ainsi en France et partout en Occident. De plus, les périodes de chômage s’allongent alors que les périodes de prestations d’assurance emploi (sic) raccourcissent (seuls 35% des chômeurs touchent des prestations et peuvent continuer à consommer, pour un temps limité du moins). Après la période de chômage, c’est le secours direct qui attend la famille du chômeur et une nouvelle baisse du pouvoir d’achat et donc encore moins de consommation et davantage de surproduction d’où davantage de chômeurs et moins de contribution aux caisses de retraite.

Les différentes économies capitalistes, des pays d’Occident notamment, ont réagi à la diminution drastique du pouvoir d’achat des ménages en ouvrant le crédit à profusion, soutenant temporairement la consommation. Mais l’endettement des ménages approche d’un plafond irréversible (165% du revenu annuel brut en moyenne au Canada). Les vannes de l’endettement seront bientôt fermées par les banquiers qui savent déjà qu’ils ne pourront récupérer ce qu’ils ont prêté. Tout ceci entrainera un effondrement de la consommation déjà très mal en point. Et voici que l’État français propose de soutirer des milliards d’euros de la sphère de la consommation qui iront grossir la masse de capital parasitaire inflationniste, inemployée sur les marchés boursiers où la disponibilité de capital de risque est déjà trop élevée et où cet argent ne servira qu’à gonfler la bulle spéculative qui n’en subira qu’une plus forte dévaluation le jour de l’implosion du système de capitalisation bidon.

Bref, épargner et planquer son argent dans un régime de retraite ne fera qu’approfondir la crise systémique de surproduction-sous-consommation et entrainera l’économie encore plus profondément dans la déprime ce qui plombera encore davantage les régimes de pension et minera le pouvoir d’achat des retraités.

Que faut-il conclure de ce cercle infernal qui entrave le développement du capital international – et de nos caisses de retraite par la même occasion ? Il faut en conclure que tant que la classe prolétarienne sera enchainée à l’enclume de l’esclavage salarié et de ses caisses de capitaux pour retraiter à « point » ou sans « point » elle devra partager le sort de son maitre paralysé. C’est l’esclavage salarié qu’il faut abolir pour satisfaire les besoins de tous les humains.

 

 

NOTES

 

  1. http://www.alterinfo.net/Voici-les-recommandations-de-BlackRock-fonds-de-gestion-15-jours-avant-la-remise-du-rapport-Delevoye-sur-le-projet-de_a151694.html
  2. http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/80-des-investisseurs-prevoient-une-crise-dici-5-ans-58-dici-1-a-3-ans/
  3. http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/80-des-investisseurs-prevoient-une-crise-dici-5-ans-58-dici-1-a-3-ans/
  4. AUTOPSIE DU MOUVEMENT DES GILETS JAUNES- AUTOPSY
     

Par Robert Bibeau et Khider Mesloub. L’Harmattan. Paris. Septembre 2019, 188 pages.

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AUTOPSY OF THE MOVEMENT OF YELLOW VESTS (1)

 

 

 


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13 réactions à cet article    


  • Gogole Bretzel Liquide 19 décembre 2019 09:49

    « La caisse de retraite est une portion du salaire de l’employé mise de côté afin d’assurer la continuité de la consommation de marchandises après la phase active  »

    cette définition est celle d’un fond de pension (ou assurance retraite pas capitalisation.

    dans le système français actuel, la caisse de retraite répartit les cotisations des actifs en les redistribuant aux retraités et en gérant les excédents pour amortir les variations démographiques.

    l’exécutif non élu de l’UE a simplement mis en demeure son délégué pour la France (Macron) de privatiser ce système et d’assurer progressivement le transfert de la répartition à la capitalisation parce que c’est juteux pour les banques qui le savent puisqu’elles ont observé la bonne santé des organismes en place :  lien

    .


    • Gogole Bretzel Liquide 19 décembre 2019 13:02

      @kimonovert

      Lle but de la manœuvre est de baisser progressivement le montant des retraites par répartition en jouant sur la valeur du point, comme l’a expliqué Fillon, afin d’amener les salariés à ouvrir des « comptes retraites » qui , d’accessoire, deviendront principaux puis uniques.
      Ma rémunération des banques n’est jamais « choquante » pour les partisans de l’« économie libérale », sauf qu’il s’agit la plupart du temps d’un racket et non pas d’un financement
      le fait de rendre obligatoire un compte en banque pour percevoir un salaire aboutit à ce que le total des dépôts non rémunérés constitue pour les banques des fonds qui ne leur appartiennent pas mais qu’elles prêtent à d’autres à des taux d’intérêts plus ou moins élevés, tout comme elles facturent des frais pour leur opérations et des pénalité pour les découverts. les banques ne prennent aucun risque : elles ont la loi et l’appareil d’état de leur côté
      c’est ça qui est choquant : elles passent avec le urs clients des contrats léonins alors qu’ils n’ont comme choix que celui de choisir leur prédateur
      et en la matière, les banques « mutualistes » ne sont pas plus vertueuses que les autres, cf le crédit agricole « mutuel » (mdr, lol)


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 19 décembre 2019 16:41

      @Bretzel Liquide

      Votre cousin canadien constate fort heureusement qu’une fois que vous avez fait le tour de la question des régimes et des caisses de retraite (en France capitaliste) vous en venez aux mêmes conclusions que nous du Canada capitaliste et dans TOUS les pays capitalistes 

      1. l’opération vise à réduire les prestations des retraités tout en majorant leurs cotisations 
      2. L’État via les gestions de caisses ou de fonds veut faire main basse sur les caisses pour financer ses déficits gigantesques
      3.  les salariés à la fin seront floués sans le sous sans pouvoir d’achat 

      Merci pour votre post 

      Robert bibeau http://www.les7duquebec.com 


    • leypanou 19 décembre 2019 09:49

      les politiciens incapables de planifier l’économie trois années à l’avance pourraient-ils anticiper l’évolution des salaires, des rendements boursiers et des caisses de retraite 30 ans à l’avance ? 

       : vous savez on est dans un monde d’enfumage total.

      Pareil pour le climat : on est incapable de prévoir le temps sur 15 jours et ils savent comment çà va être en 2100.

      Il y a aussi la fable du ratio actifs/retraités comme un actif de 2019 produit autant qu’un actif de 1950.

      Les gens n’ont même pas une analyse élémentaire et répètent comme un perroquet les mantras des msm.


      • Le421 Le421 19 décembre 2019 18:33

        @leypanou
        Totalement exact...
        Les perroquets répètent en boucle sans un gramme de réflexion.

        Il y a aussi la fable du ratio actifs/retraités comme un actif de 2019 produit autant qu’un actif de 1950.

        Je suppose que vous avez oublié un « si » après « comme »...
        On a compris, rassurez-vous.


      • leypanou 20 décembre 2019 09:28

        @Le421
        exact, j’ai oublié le « si ».


      • nemo3637 nemo3637 19 décembre 2019 12:18

        Je trouve cet article remarquable. Conservez le dans vos archives.

        Je me contenterai ici de compléter ce qui concerne la nature de la crise qui affecte aujourd’hui le capitalisme. C’est certes une crise de « surproduction ». Mais c’est donc l’absence de perspectives pour de nouveaux champs d’exploitation porteurs de profits. Ce n’est pas l’investissement dans la production industrielle qui rapporte mais la SPECULATION FINANCIERE.

        Bien sûr on pourrait être tenté par une solution keynésienne. Bien qu’elle soit sans issue à l’intérieur du système, j’opte pour, quitte à « casser la baraque ». Car bien évidemment il s’agit de satisfaire les besoins et non pas faire du profit...


        • Le421 Le421 19 décembre 2019 18:30

          Les Gilets Jaunes puis les grévistes ont bon dos.

          Quand y’a plus de fric, le bizness ne va plus.

          Et ce ne sont pas les 1% qui vont chez Fauchon qui feront tourner la machine.

          Pas besoin d’être un grand expert pour comprendre cela.


          • Robert Bibeau Robert Bibeau 20 décembre 2019 15:04

            @Le421

            Petite erreur 421 

            Il y a trop de fric = beaucoup trop mais le fric l’ÉTAT le prend aux travailleurs qui en auraient besoin pour satisfaire leurs besoins essentiels  et consommer offrant ainsi un marché aux marchands et l’État le donne en intérêt sur ses emprunts aux milliardaires qui ne savent qu’en faire SINON SPÉCULER futilement à la bourse 

            Il semble qu’il faille un expert pour vous faire comprendre que c’est le système qui ne va plus du tout et va à sa perte 


          • uleskiserge uleskiserge 19 décembre 2019 18:40

             

            Le CV des locataires de Matignon et de l’Elysée c’est la casse de l’hôpital, la casse de l’assurance chômage, du droit du travail et des retraites... leur carrière à tous dans les 20 prochaines années, le plus souvent à l’international, repose sur cette casse.

             

            Laisser derrière soi, en partant, plus de pauvres qu’en arrivant (se reporter au bilan de Blair, Schröder ; et prochainement : Merkel et Macron).


            • Le421 Le421 20 décembre 2019 09:56

              trop de marchandises en circulation compte tenu des capacités de payer des consommateurs...

              Je suis bien aise de lire de telles phrases.

              La Légende des Siècles selon Macron et Cie serait que le bizness se casse la gueule, un coup à cause des gilets jaunes, un coup à cause des grèves...

              Rarement à cause de la météo car nos têtes d’ampoules n’ont pas vraiment de solution à ce sujet...


              • Armelle Armelle 20 décembre 2019 12:35

                « La caisse de retraite est une portion du salaire de l’employé mise de côté afin d’assurer la continuité de la consommation de marchandises après la phase active – assurant ainsi la circulation du capital et sa valorisation »ôté afin d’assurer la continuité de la consommation de marchandises après la phase active – assurant ainsi la circulation du capital et sa valorisation« 

                Désolée, c’est faux

                La caisse de retraite est une portion du salaire de l’employé prélevée pour payer les retraités du même moment !!!

                Votre définition sous-entend une supposée forme de »capitalisation«  ! Que Nenni Monsieur Bibdeau, on prend juste d’un côté pour redonner de l’autre !!!

                Votre propos dans sa formulaton est juste un subterfuge pour convaincre qu’il y a »dû« . Mais concrètement, NON, il n’y a pas de »dû", la répartition, c’est la répartition, et quand la caisse est vide et bien...elle est vide, point.

                On a gagné 10 d’espérance de vie depuis 1970, et pas gratuitement en plus, cette avancée (tant mieux) a eu un coût, aura alourdi les charges sociales ainsi que la période d’allocation des pension d’autant, tout cela associé à une démographie et un niveau d’activité qui ne peuvent aller dans le sens de ce système, il est difficile d’imaginer autre solution que fabriquer du pognon et endetter encore plus nos enfants, pour conserver ce système puisque l’activité n’est pas en capacité de produire cet argent !!!

                Aurons-nous aussi peu d’empathie à l’égard des générations futures pour faire ce choix de leur laisser encore plus de dette, laquelle est déjà colossale, et que nous leur léguons en plus une véritable poubelle ?!?!???

                Bien à vous


                • Robert Bibeau Robert Bibeau 20 décembre 2019 14:56

                  @Armelle

                  Nous disons la même chose cher Armelle.

                  Le premier jour de mise en place d’un régime et d’une caisse de retraite les cotisations des travailleurs affluent (vérifiez votre talon de paye) et ce premier jour il n’y a pas encore de retraités à pentionné … il y a donc capitalisation=thésaurisation jusqu’au jour ou un premeir ouvrier prend sa retraite et recoit SELON SES ANNÉES DE COTISATION ET LES RÈGLES DU RÉGIME DE RETRAITE un premier chèque ou transfert de sa caisse de retraite. PARIONS qu’il ne vide pas toute la caisse de retraite avec cet unique chèque… Pourtant les cotisations des travailleurs continuent d’affluer et sont géré-placé-investit en obligation d’épargne du gouvernement.

                  Une caisse de retraite qui finit par dépenser-débourser-payer  ses prestations à même les entrées cotisations du jour courant est une caisse de retraite mal gérée et sous-financée ou alors cette caisse de retraite évolue dans un contexte économique catastrophique comme je l’explique dans mon texte 

                  Pour le reste vous avez raison 

                  Robert Bibeau

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