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Accueil du site > Tribune Libre > LA BOÎTE DE PANDORE DE LA THÉORIE DU GENRE : La mutation sociologique de (...)

LA BOÎTE DE PANDORE DE LA THÉORIE DU GENRE : La mutation sociologique de l’humanité

« Afin de gouverner et de contrôler une population autrement que par la violence, il faut obtenir son consentement au moyen des appareils idéologiques de l'État : le système éducatif, le divertissement, la religion, le système politique... » Louis Althusser

 

Depuis une vingtaine d'années, la sociologie a exploré un domaine longtemps resté mystérieux, voire tabou, celui de la détermination sociologique d'un individu et par conséquent ses choix sont-ils dictés par la nature ou sont-ils le résultat d'un construit social. « La théorie queer ou théorie du genre est une théorie sociologique née aux Etats-Unis au début des années 1990. Cette théorie qui critique principalement l'idée que le genre et l'orientation sexuelle seraient déterminés génétiquement en arguant que la sexualité mais aussi le genre social (masculin ou féminin) d'un individu n'est pas déterminé exclusivement par son sexe biologique mais également par tout un environnement socio-culturel et une histoire de vie. Cette théorie différencie donc sexe et genre (masculin/féminin), par rapport à une société qui tendrait à considérer comme anormaux les individus qui ne se situent pas dans la normalité d'une hétérosexualité perçue comme naturelle et innée, avec un genre découlant du seul sexe acquis à la naissance. S'appuyant sur l'idée de la féministe Simone de Beauvoir qu'on « ne naît pas femme, on le devient », Judith Butler a été la première théoricienne queer à aborder cette séparation de sexe et de genre. La théorie queer veut avant repenser les identités en dehors des cadres normatifs d'une société envisageant la sexuation comme constitutive d'un clivage binaire entre les humains.Elle considère le genre comme un construit et non comme un fait naturel, et s'intéresse à la manière dont une identité de genre peut être le résultat d'une construction sociale.(1).


D'où nous venons ?

Avant d'aborder dans le fond les conséquences de cette mutation sociologique de l'humanité. La science nous dit que notre plus ancien ancêtre vivait bien il y a 7 millions d'années. Comme le laissaient supposer les datations relatives, l'utilisation de la méthode de datation absolue à l'aide d'isotopes confirme qu'un des ancêtres probable de l'humanité trouvé au Tchad en 2001, Toumaï, vivait bien il y a environ 7 millions d'années. Toumaï était-il bien un hominidé ou s'agissait-il d'un singe, comme le laissait par exemple penser le volume de sa boîte crânienne ? L'évolution de l'homme est assez souvent comparée visuellement à un buisson : plus on s'éloigne dans le temps, plus le nombre d'individus diminue Homo sapiens, une espèce ´´chanceuse´´ C'est donc une ´´chance´´ que l'une de ces branches se soit développée vers l'Homo sapiens ! Sans ce hasard, la Terre ne pourrait être peuplée que de chimpanzés. »(2)

Pourquoi l'homme a-t-il pris une avance décisive sur ses cousins singes ? Pour la science ´´Les humains ont connu une évolution de leurs aptitudes cognitives non pas suite à quelques mutations accidentelles mais par l'opération d'une très grande quantité de mutations dans des conditions de sélection exceptionnellement intenses favorisant des aptitudes cognitives plus complexes,´´ a déclaré Bruce Lahn, professeur à l'Université de Chicago ´´Nous avons tendance à considérer notre espèce comme différente, se situant au sommet de la chaîne alimentaire ; il y a quelque fondement à cela,´´ ajoute-t-il. L'évolution humaine, parce qu'elle a nécessité un grand nombre de mutations affectant un grand nombre de gènes, serait le fruit d'un processus unique. ´´Accomplir autant en un laps de temps évolutionnaire si court, quelques dizaines de millions d'années, requiert un processus sélectif qui serait très différent du point de vue des processus habituels d'acquisition de traits biologiques,´´ La tendance évolutionnaire se serait transformée en bond soudain à l'occasion de l'évolution humaine ».(3)

Pourquoi ? Qui a fait que l'espèce humaine a pour ainsi dire été choyée. La science ne répond pas, elle constate. Certains penseurs pas interdit de penser à un « accordeur transcendant ».



La théorie du Genre progresse

Ce détour par les origines va nous permettre d'aller rapidement à l'aventure humaine civilisationnelle pour arriver à ce début en ce début de XXIe siècle où les repères sociologiques qui ont mis des millénaires à sédimenter sont remis en cause. La dérive du construit par rapport à l’inné - ce que Dame nature nous a légué amène à des dérives qui ouvrent la porte sur un chamboulement fondamental des sociétés occidentales , et avec un retard sur les autres sociétés encore « naïves » au sens du développement synonyme de débâcle de la cellule familiale traditionnelle en Occident Ainsi, on apprend à titre d’exemple qu’en Suède, « plusieurs crèches mettent en pratique la théorie du genre, un couple élève son enfant sans révéler son sexe. Fille ou garçon ? On ne sait toujours pas. En 2009, un couple de Suédois déclenchait une polémique en indiquant qu'il ne voulait pas révéler le sexe de son enfant de 2 ans. « Nous voulons que Pop grandisse librement, et non dans un moule d'un genre spécifique, ont raconté ses parents au quotidien Svenska Dagbladet. »(4)

La théorie des genres est devenue bien plus séduisante, et donc problématique, lorsqu'elle s'est attachée à prôner une totale déconstruction du lien sexe/genre, mais également des catégories ´´genrées´´. Il s'agit de faire une place égalitaire aux situations qui ne trouvaient pas leur place dans les catégories historiques. (...) Dans la récente résolution du Parlement européen du 12 décembre 2012 sur la situation des droits fondamentaux dans l'Union européenne, les Eurodéputés se sont employés à une légère redéfinition de cet article 2. Ils considèrent que ce dernier ´´fonde l'Union sur une communauté de valeurs indivisibles et universelles de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d'égalité de genre, de non-discrimination, de solidarité,. Le terme genre est cité 22 fois´´. » (5)

Ce changement vers une nouvelle « civilisation » ne va pas s'arrêter là ! Pour Jacques Attali, c'est une évolution normale et irréversible : « Plutôt que de nous opposer à une évolution banale et naturelle du mariage, il est urgent de nous préoccuper de permettre à l'humanité de définir et de protéger le sanctuaire de son identité. Comme toujours, quand s'annonce une réforme majeure, il faut comprendre dans quelle évolution de long terme elle s'inscrit. Et la légalisation, en France après d'autres pays, du mariage [pour tous, ndr] s'inscrit comme une anecdote sans importance, dans une évolution commencée depuis très longtemps, : après avoir connu d'innombrables formes d'organisations sociales, dont la famille nucléaire n'est qu'un des avatars les plus récents, et tout aussi provisoire, nous allons lentement vers une humanité unisexe, où les hommes et les femmes seront égaux sur tous les plans, y compris celui de la procréation, qui ne sera plus le privilège, ou le fardeau, des femmes »(6)

Jacques Attali énumère quelques arguments : « La demande d'égalité. D'abord entre les hommes et les femmes. Puis entre les hétérosexuels et les homosexuels. Chacun veut, et c'est naturel, avoir les mêmes droits : travailler, voter, se marier, avoir des enfants. Et rien ne résistera, à juste titre, à cette tendance multiséculaire. Mais cette égalité ne conduit pas nécessairement à l'uniformité. La demande de liberté. Elle a conduit à l'émergence des droits de l'homme et de la démocratie. Elle pousse à refuser toute contrainte ; elle implique, au-delà du droit au mariage, les mêmes droits au divorce ». (6)

Pour Jacques Attali, la sexualité se séparera de plus en plus de la procréation : « Plus généralement, l'apologie de la liberté individuelle conduira inévitablement à celle de la précarité ; La demande d'immortalité, qui pousse à accepter toutes mutations sociales ou scientifiques permettant de lutter contre la mort, ou au moins de la retarder. Les progrès techniques découlent en effet de ces valeurs et s'orientent dans le sens qu'elles exigent : cela a commencé par la pilule, puis la procréation médicalement assistée, puis la gestation pour autrui. Le vrai danger viendra si l'on n'y prend garde, du clonage et de la matrice artificielle, qui permettra de concevoir et de faire naitre des enfants hors de toute matrice maternelle. Et il sera très difficile de l'empêcher, puisque cela sera toujours au service de l'égalité, de la liberté, ou de l'immortalité. De plus un problème majeur qui freine l'évolution de l'humanité est que l'accumulation de connaissances et des capacités cognitives est limitée par la taille du cerveau, elle-même limitée par le mode de naissance : si l'enfant naissait d'une matrice artificielle, la taille de son cerveau n'aurait plus de limite. Après le passage à la station verticale, qui a permis à l'humanité de surgir, ce serait une autre évolution radicale, à laquelle tout ce qui se passe aujourd'hui nous prépare. Telle est l'humanité que nous préparons, indépendamment de notre sexualité, par l'addition implicite de nos désirs individuels. »(6)


Allons-nous vers le Meilleur des Mondes de Aldous Huxley ?

Dans cette anomie prévisible, où on ne sait plus qui est qui, un autre dilemme dans le même ordre est le fait que l'homme peut être réparé, il peut recevoir comme une voiture des pièces détachées d'une autre personne indifférenciée voire même d'un animal pour certaines maladies. Le trans-humanisme sonne le glas de l'Unité des peuples dans la diversité et le triomphe des modèles formatés, standardisés, étiquetés. Deviendrons-nous des pièces montées interchangeables que l'on ramène quand ça ne fonctionne pas ? Quand des êtres mi-robots, mi-humains se placent comme modèle parfait de la mutation naturelle de l'homme et du robot, il ne s'agit pas là d'évolution mais de l'extinction de la race humaine, de sa richesse due à sa diversité, de la perte des identités culturelles et de l'ensemble de ses manifestations intellectuelles et artistiques. Notre société ressemblera de plus en plus au Meilleur des Mondes : les hommes y appartiennent à une nouvelle race, produite en bocal, et améliorée. Mais il ne faut pas oublier que, dans Le Meilleur des Mondes, seuls les alpha et les bêtas sont ´´améliorés´´ : les autres sont des sous-hommes destinés aux tâches physiques qui, même dans une société ultra-technologique, restent indispensables. Mais la marche de l'Histoire ne s'arrête pas là. A chacune de ses étapes correspond un modèle familial, une urbanisation, une forme de propriété et une forme de pouvoir.

Après le clan matriarcal, puis le clan patriarcal, et la famille nucléaire conjugale, place à la famille mono-parentale et à la disparition totale de toute forme de famille. Bientôt la procréation industrielle par génie génétique, et l'euthanasie des inactifs trop coûteux à la collectivité (chômeurs, handicapés, retraités...) ? (7)

Dans « L'avenir de la vie » (1981) Jacques Attali écrivait déjà : « Dès qu'il dépasse 60-65 ans l'homme vit plus longtemps qu'il ne produit et il coûte cher à la société. La vieillesse est actuellement un marché, mais il n'est pas solvable. L'euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures. » Ne resteront que les Aryens ! Ceci nous rappelle l'époque des SS-Kinder (´´enfants SS´´) du parti National-Socialiste allemand ? Les SS allemands, sous le nom de Lebensborn, ´´fontaines de vie´´, voulaient donner le jour à des enfants parfaits ! Blonds, aux yeux bleus, ils étaient censés incarner la future élite du IIIe Reich. Une race supérieure' destinée à régner sur le monde pendant mille ans... On sélectionnaient d'une manière raciale, les femmes qui allaient tomber enceinte d'un SS. » (8)

Pour le professeur Maffesoli Membre de l'Institut universitaire de France : « Il n'y a rien de nouveau sous le soleil. Tout cela a un côté hystérique. Un petit grain de folie qui traverse la France. Croyance qui est au fondement même du mythe du Progrès. Mais ce que l'on oublie par trop souvent, c'est que ce dernier n'est que la forme profane du messianisme d'origine sémite. (...) Ainsi, est-ce faire injure aux progressistes de tous poils que de leur rappeler qu'ils sont en pleine régression : retourner à l'état embryonnaire de l'indifférenciation sexuelle. Mais contre toute orthodoxie, il faut savoir penser le paradoxe. En la matière, le progressisme régressif repose, essentiellement, sur la prétention, quelque peu paranoïaque qui veut construire le monde tel que l'on aimerait qu'il soit, et non s'adapter, tant bien que mal, à ce qu'il est. Tout simplement, rien n'est donné, tout est construit. (...) La nature doit être gommée par la culture ». (9)

Le professeur Maffesoli regrette que : « Le « don » d'une richesse plurielle effacé au profit d'un égalitarisme sans horizon.(...) Ce qui est certain, c'est qu'en plus de l'ennui, ce qui va résulter du prurit du nivellement, de la dénégation du naturel est immanquablement ce que M.Heidegger nommait la « dévastation du monde ». A quoi l'on peut ajouter la dévastation des esprits dont la folie actuelle est une cruelle illustration. C'est au nom d'un monde à venir, lointain et parfait, le « meilleur des mondes » en quelque sorte, que, en un même mouvement, l'on construit /détruit la féconde diversité de ce qui est. Tout cela reposant sur le vieux fantasme postulant la liaison du Progrès et du bonheur. Entre l'égalité pour tous et le nivellement, la différence est ténue, qui aboutit, de fait, à la négation de la vie, reposant elle, sur le choc des différences. (..) »(9)

 « On ne peut faire fi de la tradition conclut le professeur Mafesolli, elle est gage de la continuité de la vie. Contre le fantasme « légalitaire » par essence mortifère, la concrétude de la vie se contente de rappeler que seul le paradoxe est créateur (...) Dans la foultitude des lois, cause et effet d'une civilisation décadente, celle qui est en cours d'examen, et les théories du genre lui servant de fondement, sont insensées, parce que, elles croient au sens de l'histoire ».(9)


Conclusion

La théorie du genre est ce qu'on l’on pourrait appeller une boîte de Pandore et elle n'a donc pas fini d'être ouverte. On peut dire que les sociétés occidentales inversent les valeurs, détruisent les fondamentaux de la civilisation humaine patiemment établie depuis plusieurs millénaires que sont le couple, la famille. Les sociétés sont donc attaquées par ce qu'un internaute a appelé justement le « libertarisme » qui est l'autre arme « libérale » de la mondialisation. Libérer les marchés, les capitaux, les travailleurs, et puis maintenant libérer les religions et la sexualité. Toujours dans la logique tu es ton seul maître, ton seul Dieu et tu as le droit de faire ce que tu veux.

Que répondent les différentes spiritualités ? Pour Jacques Attali, il faut déconstruire à tour de bras pour reconstruire. De fait, écrit-il : « Le mot ´´mariage´´, introduit en français au XIIe siècle, utilisé d'abord par l'Eglise catholique, a été ensuite repris par les autorités laïques. A des degrés divers, les religions sont tétanisées, En France, l'Eglise suit sans suivre, quant au judaïsme et l'islam français, il semble qu'ils soient dans l'expectative Wait and see. C'est le plus grand des défis auxquels sont confrontées les religions qui risquent de disparaître avec la théorie du genre, maintenant qu'il est interdit d'interdire et que pour Nietzsche le « surhomme » ou la « surfemme » doit s'élever du fait de la mort de Dieu jusqu'à ce que les étoiles soient au-dessous de lui.
 

1. La théorie queer Encyclopédie Wikipédia

2. Laurent Sacco, http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/notre-plus-ancien-ancetre-vivait-bien-il-y-a-7-millions-dannees_14793/

3. http://www.futura-sciences.com/fr/news/ t/vie-1/d/lhumanite-une-evolution-aux-caracteres-bien-specifiques_5340/

4. http://fr.news.yahoo.com/pop-6-ans-lenfant-su%C3%A9dois-sexe-185200284.html 170213

5. http://www.observatoiredeleurope. com/ UE-Conseil-de-l-Europe-comment-la-theorie-du-gender-a-fait-son-entree-en-droit-francais_a1890.html

6. J. Attali http://www.slate.fr/story/67709 /humanite-unisexe-biologie-immortalite

7. http://matricien.org/patriarcat/histoire/mondialisme/

8. http://www.lexpress.fr/actualite/societe/ france-1944-la-fabrique-des-enfants-parfaits_763222.html

9. http://metamag.fr/metamag-1380-Aux-origines-de-la-theorie-du-%C2%ABgender%C2%BB-il-n%E2%80%99y-a-rien-de-nouveau-sous-le-soleil.html

 

Professeur Chems eddine Chitour

Ecole polytechnique enp-edu.dz

 


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68 réactions à cet article    


  • Ruut Ruut 10 juin 2013 12:43

    La perte d’humanité de notre civilisation me terrifie.

    Les Films de SF seraient il dans le vrais, c’est terrifiant.
    Même les animaux serais mieux civilisés que nous.


    • ottomatic 10 juin 2013 16:40

      « Les Films de SF seraient il dans le vrais »

      C’est pire que ça : on utilise films et livres pour mettre dans la tête des gens l’inacceptables qu’on leur fera avaler dans quelques dizaines d’années...
      Huxley (le meilleur des mondes) et Orwell ( 1984 et le nouvel ordre mondial) était proches et membres de la même société fabienne....

      Accessoirement, remarquez vous le futur qui nous attend est l’accumulation de l’ensemble des dérives que la SF a abordé....


    • BlackMatter 10 juin 2013 20:06

      Pour l’instant, la science fiction elle est dans le titre d’ingénieur de l’auteur qui - si il s’était renseigné un peu- saurait que la théorie du genre ça n’existe pas, ça n’a jamais existé. Certes, il existe en revanche des études du genre diverses et variées et mais elles ne sont pas des théories scientifiques.

      Pondre tout cette prose sur du néant, faut vraiment être fort.


    • ottomatic 10 juin 2013 21:46

      Y a une science du neant : le marketing....

      Qui s’applique très bien au mariage pour très peu de bobos du marais....

    • epicure 10 juin 2013 22:02

      @Par ottomatic (---.---.---.121) 10 juin 16:40

      pas du tout, bien au contraire, ces ouvrages de science fiction, c’est de prévenir les dérives possibles de certaines techniques ou pratiques sociales.
      IL faut savoir distinguer ce qui est de l’utopie (vision positive , idéalisée) et la dystopie, qui est son contraire, est une sorte de cauchemard.
      1984 et le meilleur des mondes font partie de la deuxième catégorie.


    • alinea Alinea 10 juin 2013 13:31

      Tout le monde peut comprendre que ce qui sort du cerveau de l’homme est moins beau, moins grand, que ce qui est donné par la Nature ! Non ?,
      Alors, pourquoi vouloir tout régir dans le froid, l’uniforme et le laid plutôt que vivre dans la beauté du monde ?
      L’homme arrive au bout de sa folie raisonnante ; il pense être plus fort que tout, cela est risible ; la Nature toujours est la plus forte : ne lui laissons pas que la mort comme loi ! Cherchons y plutôt la vie !


      • Ricquet Ricquet 11 juin 2013 11:36

        La vie finit toujours par l’emporter, mais ça peut prendre du temps...

        Ainsi, des lacs totalement acidifiés en Russie, ont fini par engendrer de nouvelles espèces de nénuphars résistants à cette pollution de grande ampleur (industrielle et donc d’origine humaine)...
        Nénuphars qui à leur tour sont le ciment de diversités en mutation.

        Sans doute y a t-il des points de non retour...

        Merci à l’auteur pour son article, à l’exégèse ouverte et qui prête à réflexions.

        Ce souhait d’hégémonie m’exaspère plus qu’il me contrarie.
        je te cite : « Toujours dans la logique tu es ton seul maître, ton seul Dieu et tu as le droit de faire ce que tu veux. »
        Quoique fasse l’homme (même en bien) : la plus somptueuse des cathédrales, mêlant architectures et pictural à gogo... Celle ci n’est que le reflet d’un narcissisme hégémonique sans comparaison possible avec la splendeur harmonieuse d’une montagne, d’une cascade, d’un arbre vénérable... de mère nature.
        Il suffit pour s’en convaincre de relire Gérard de Nerval avec vers dorés.

      • robin 10 juin 2013 13:37

        Tout ceux qui veulent mettre sur un même pied d’égalité par exemple homosexualité et hétérosexualiét n’ont rien compris aux fondamentaux biologiques : qu’on le veuille ou non, l’hétéro-sexualité est une donnée qui s’impose biologiquement à tous, seulement après on devient homosexuel. Tout ça pour pouvoir donner une légitimité factice à un comportement déviant.
         
        L’auteur a parfaitement démonté la philosophie-religion qui est derrière le mariage pour tous, la théorie du genre et le transhumanisme en général : On veut intégralement faire ce qu’on veut de la création car on ne reconnait qu’un seul dieu : SOI MEME : c’est le luciféranisme le plus pur.


        • BlackMatter 10 juin 2013 20:13

          "qu’on le veuille ou non, l’hétéro-sexualité est une donnée qui s’impose biologiquement à tous, seulement après on devient homosexuel."

          Phrase qui ne veut rien dire.
          On devient quand homosexuel ? Après avoir été hétérosexuel ?
          Pourtant les études semblent démontré dans un grand nombre de cas que l’orientation sexuelle se caractérise dans les premières années de la vie, bien avant la puberté.

          Pour le le luciféranisme, je ne peux pas vous dire, je suis pastafarien.


        • Gabriel Gabriel 10 juin 2013 13:48

          De quelle religion parlez vous ? Celles des intégristes prêts à tuer pour imposer leurs idées, celles des dogmes d’intolérances n’admettant pas que l’on puisse penser autrement qu’eux… La seule religion dominante aujourd’hui se trouve dans les rayons de votre hypermarché et elle a des milliards de fidèle. Son temple se trouve à Wall street et ses églises sont la city, le Palais Brongniart etc.. L’absence d’humanité vient de l’absence de spiritualité au sens large du terme. La spiritualité n’est le monopole d’aucune religion quelque soit son folklore, elle est à l’intérieur de chacun de nous et en harmonie totale avec son environnement pour qui sait écouter. L’homme est devenu consommateur, matière première et variable d’ajustement financière. Il est obnubilé par son paraître et possédé par ses possessions car il n’en a jamais assez. Tout son temps est consacré à cela, à sa personne. Comment voulez vous faire ressentir l’âme à un corps dont l’esprit est entièrement accaparé par sa nouvelle voiture, sa nouvelle maison, ses nouvelles conquêtes etc… La plupart des hommes ne comprennent qu’à l’instant de leur mort la vacuité de leur existence, ils découvrent que l’amour n’était pas dans leur téléphone portable et que le sourire d’un enfant ou le chant du vent dans les arbres valent mille fois mieux que leur dernier écran plat. Huxley tout comme Orwell ont vu juste, cette société court à sa perte et rien d’humain ne pourra arrêter ce suicide collectif mais, qu’on se rassure, la nature y pourvoira.


          • barbouse, KECK Mickaël barbouse, KECK Mickaël 11 juin 2013 11:40

            Toujours aussi bon Gabriel,

            Il est clair que le gender est une idéologie permettant de créer l’esclave marchandise dans une dictature oligarchique. Esclave dont la filiation, le sens de la vie, etc sera complètement sous emprise. le mythe de la croissance infinie dans un monde fini les poussera toujours et en toutes circonstance a breveter le vivant, établir le capitalisme dans toutes les dimensions du coeur et de la psyché humaine, même et surtout la religieuse.

            Seulement, je ne partage plus ton scepticisme, j’ai de « bonne visions » de croire que la partie n’est pas perdue, et que la dualité/ rivalité/lutte entre le fiction monde du masse média qui accapare les esprits, et celui de la foi et de transcendance, donc de l’éthique d’une vie en fonction de l’aprés vie, ne fait que commencer, et que nous ne serons pas forcément les perdants.

            j’ai entendu des prêtres et des imams réflechir a comment créer ensemble des écoles hors contrats, réfléchir a la séparation du mariage religieux d’avec le mariage d’état, ce qui désacralisera la fonction politique et l’usurpation du mariage par des lobbys eugénistes, tout en permettant aux religions de reprendre en main la filiation avec un registre parallèle, de filiation naturelle.


            j’ai entendu le coeur de la révolte des pères s’unissant face au même diktat, il y a depuis la manif pour tous des millions de français qui ont subie la désinformation de masse et la propagande, et qui en font déjà des pédagogies pour leurs enfants, déjà gens percutent enfin qu’ils ne sont plus en démocratie et qu’on veux idéologiquement les tuer en s’accaparant le coeur et l’esprit de leur enfants d’un coté, euthanasiant les vieux de l’autre pour un remplacement idéologique des peuples. 

            pour l’instant, ils ont du mal a communiquer ensemble, a faire le point, ils sont pris de court par des décennies de travails de sapent, d’entretien de la haine qui divise, etc, etc, mais l’histoire est ainsi faite que dans les circonstances d’une crise historique, ce qui n’était pas concevable hier le deviens aujourhd’ui, même un front de la Foi et la destruction refondation d’un pacte laïque.

            Le pape a indiqué aux chrétiens que désormais la LOI temporelle ne protége plus les chrétiens dans leur foi, et qu’il faut qu’ils retournent faire de la politique... Fini le temps de la séparation des pouvoirs entre le temporel et l’intemporel. De nombreuses sensibilité musulmanes pensent, a juste titre, que c’est l’absence des chrétiens dans la sphére public qui contribue a leur oppression, et qu’il va de soi qu’en détruisant le logos via l’éducation national, les religions du livres ne peuvent que disparaitre devant LA religion média, et les génération futur renduent confusent, ne pourrons plus accéder a DIEU par les chemins qu’i la donné aux hommes.

            donc, tu vois, ça va loin, hollande créer les conditions pour que des enfants se tuent sur l’autel de leur fiction instrumentalisé politiquement... et de l’autre, des réseaux de résistance s’organisent, et vue la tenacité de gens qui sont dans des logiques de siècles et de siècles, ça ne fait vraiment que commencé :))

            amicalement

             


          • Gabriel Gabriel 11 juin 2013 18:34

            Bonsoir à toi Mikaël, Excuse moi de te répondre aussi tard et encore bravo et merci pour ton optimiste mais, si je suis d’accord avec toi que rien n’est perdu dans l’après vie, dans celle-ci par contre la fin est proche. Non que je veuille jouer les prophètes de mauvaises augures mais l’imbécilité guidée par le veau d’or a pillé et saccagé dame nature et celle-ci a atteint un point de non retour. Le dérèglement de l’éco système de Gaïa va s’accéléré et ce ne seront par les milliards d’illusions monétaires qui retarderont l’échéance. L’homme a sclérosé son âme par cupidité et égocentrisme, voilà maintenant des années qu’il est sourd à son environnement et à la souffrance de ses frères. Pourtant, tu le sais, le chemin de la connaissance n’est pas très long tout au plus 20 à 30 cm, c’est la distance de la tête au cœur. Triste constat, bien qu’il y ait des tas de gens bien, cela ne suffira pas et si une fois Sodome n’a pas été détruite tant qu’un pur y séjournait, l’histoire ne se répètera pas. Enfin, l’homme n’est là que pour apprendre encore et encore et de redoublement en redoublement il finira bien par comprendre, ce n’est qu’une question de temps et celui-ci est infini. Personnellement, je fatigue et j’ai hâte de retourner chez moi. Amicalement.


          • antyreac 10 juin 2013 14:03

            La théorie du genre a du plomb dans l’aile

            Cette théorie un brin mytho ,un brin fasciste n’est plus subventionné en Norvège
            Vivement son écroulement complet que je prévois dans un avenir proche.

            • realTMX 10 juin 2013 14:39

              J’aimerais être aussi optimiste que toi.

              Malheureusement, les fascistes au pouvoir mettent en place le « rêve » des psychopathes terroristes tels quel Rockefeller, Rotschild, Kissinger et j’en passe.

              Le but, ici, est d’éliminer le plus possible d’êtres humains dans un but soit-disant philanthropique d’équilibre avec la nature. En réalité, il s’agit de faire du reste de la population des esclaves et comme on ne peut pas asservir 7 milliards d’individu facilement, le meilleur moyen est de stériliser la population et de casser tous les repères des individus.

              Demain, avec la théorie du genre, un enfant ne sera plus considéré comme une personne mais simplement comme un objet de consommation à l’instar des téléviseurs et autres téléphones portables. Paranoïa, NON mais future réalité. Tout ceci afin de complaire à l’égoïsme et à la connerie illimitées des adultes.

              Mieux vaut ne pas avoir d’enfant tant que tous ces psychopathes n’auront pas été éliminés de cette planète, parce que ne serait-ce qu’imaginer l’enfer dans lequel ils vont devoir vivre me fait frémir.


            • BlackMatter 10 juin 2013 20:16

              « La théorie du genre a du plomb dans l’aile. »

              Pour une fois, je suis d’accord avec antyreac, la théorie du genre a du plomb dans l’aile vu qu’elle n’a jamais existé. D’ailleurs, pouvez vous me donner un lien vers un article scientifique qui parle de la théorie du genre ?





            • BlackMatter 10 juin 2013 20:39

              Hum.

              J’ai dit un lien vers un article scientifique.
              Toi comprendre le mot « scientifique » ?


            • antyreac 10 juin 2013 21:02

              Elle n’a pas de fondement scientifique mais on parle bien de la théorie du genre...


            • BlackMatter 10 juin 2013 21:16

              Désolé, mais si comme le laisse entendre l’église « théorie du genre » vient de « gender theory » alors c’est forcément une théorie scientifique car le mot « theory » en anglais n’a pas forcément le même sens que son faux amis français.

              Mais je vais vous aider. Il n’existe pas de « gender theory » car le terme « théorie du genre » est une invention de l’église catholique depuis la conférence de Beijing en 1995.

              Donc voilà, il n’existe pas de théorie scientifique qui s’appelle ’la théorie du genre". Tout cela n’est que du vent.


            • nemotyrannus nemotyrannus 11 juin 2013 07:59

              En anglais aussi « theory » peut avoir le sens de « hypothèse. »


              Ceux qui veulent démonter la Théorie de l’évolution jouent là dessus.

            • astus astus 10 juin 2013 16:39

              Bonjour à l’auteur et merci pour son travail,

              Toutefois je ne vois pas en quoi la théorie du genre serait une atteinte à la sexualité ou à la religion susceptible d’entraîner un « chamboulement fondamental des sociétés occidentales » et en quoi elle pourrait promouvoir un totalitarisme semblable à celui du « Meilleur des mondes », voire au transhumanisme. Car ce n’est pas un scoop, mais un fait scientifique largement établi, d’affirmer que l’espèce humaine est soumise à l’inné de la nature comme à l’acquis de la culture et que cette dernière a pris de plus en plus d’importance dans l’évolution humaine depuis l’apparition d’homo sapiens sapiens voici 200.000 ans environ. 

              Or la théorie du genre dit exactement la même chose : nous naissons avec un sexe biologique déterminé mais il existe une empreinte éducative sociale et culturelle qui peut interagir avec celui-ci pour confirmer, modifier ou infirmer cet état de nature, et ce d’autant plus que la bisexualité est inscrite jusque dans nos cellules grâce au patrimoine génétique des deux parents. Sur le plan psychique le phénomène de l’identification aux géniteurs joue également un rôle prédominant dans le choix « social » de notre sexualité. 

              Enfin je voudrais rappeler les travaux déjà anciens de l’anthropologue Margaret Mead qui à partir de 1928 à Samoa, puis avec son travail « Mœurs et sexualité en Océanie » montrait déjà que les rôles assignés aux garçons et aux filles subissent des pressions sociales différentes dans les tribus Mundugumor, Arapesh ou Chambuli aboutissant à des traits de caractères qui ne sont pas forcément en accord avec les représentations sexuelles traditionnelles occidentales. Bien sûr cela a beaucoup choqué les puritains américains. Mais faut-il s’aligner sur ceux-ci pour penser juste ?

              Cordialement.


              • BlackMatter 10 juin 2013 20:29

                C’est chiant de se répéter.
                La théorie du genre ça n’existe pas.
                Il existe des études du genre, pas forcément lié à l’homosexualité d’ailleurs.
                Pour le reste, effectivement, nous sommes plutôt câblé à la naissance pour avoir un comportement bisexuel mais la différentiation se fait assez rapidement et commence parfois même in utéro (sous l’effet des hormones de l’enfant et de la mère) avec des résultats statistiquement constants : 90% d’hétérosexuels, 10% les autres.
                Je tiens qu’en même à préciser qu’il y a une grande confusion ici sur l’utilisation du terme genre. La plupart des homosexuels ont un sexe « cérébral » en parfaite adéquation avec leur sexe biologique. La plupart des gays se sentant parfaitement homme, il n’y a pas de problème de genre. C’est pour le cas des transgenres en particulier qu’il y a conflit. Je ne connais pas bien ce sujet mais un homme qui se sent femme et qui couche avec un homme, pense t il être homosexuel ? Je n’en suis pas sûr.


              • antyreac 10 juin 2013 21:18

                90% d’hétérosexuels, 10% les autres


                Le fantasme des homos mais en réalité selon les dernières recherche ils ne sont que 2 à 3% de la population

              • BlackMatter 10 juin 2013 21:52

                Non et vous le savez bien.
                3% c’est ceux qui osent se qualifier d’homosexuel.
                Il faut rajouter ceux qui sont homosexuels et refusent de le dire ou ne s’assume pas (comme vous par exemple) et les bisexuels.
                De toute façon, ça n’a aucune importance.
                Ça fait toujours des millions de gens en France et des centaines de millions dans le monde.


              • antyreac 10 juin 2013 22:45

                Les homos qui ne s’assument pas encore une légende du milieu homos qui veulent à tout prix grossir les chiffres


              • antyreac 10 juin 2013 22:55

                Ça fait toujours des millions de gens en France et des centaines de millions dans le monde.


                Pas si sûr
                Il faudrait être certains que les homos sont uniformément répartis à travers le monde
                Selon certains spécialistes çà ne doit pas être le cas...

              • Onecinikiou 11 juin 2013 09:31

                Selon l’étude la plus sérieuse et exhaustive à ce sujet, en Grande-Bretagne, réalisée sur un panel de 450.000 personnes (excusez du peu), 1% des individus se déclarent homosexuels et 0,5% bisexuels. Soit au total 1,5% de la population. Ca fait pas lourd.



                C’est marginal, pour ne pas dire résiduel. Evidemment moins résiduel que dans les agences de pub du marais, l’événementiel ou les médias dominants...

              • Richard Schneider Richard Schneider 10 juin 2013 17:29

                Bonjour l’auteur,

                J’ai lu avec intérêt votre article sur la théorie du théorie queer. 
                Contrairement à astus, je me contenterai de remarquer que, ce n’est pas parce que quelques tribus isolées dans des îles reculées du Pacifique n’ont pas la même culture que l’ensemble de l’humanité, il faille automatiquement déconstruire les fondements plusieurs fois millénaire de l’ensemble des sociétés humaines - qui manquent déjà si cruellement de repères depuis plusieurs décennies. 
                Il n’y a pas que les Suédois qui se distinguent dans ce domaine. En Allemagne, une députée (verte) a officiellement déposé un texte au Bundestag pour que Dieu devienne un « genre » neutre ! Der (masculin) Herrgott deviendrait donc das (neutre) Herrgott - Herr signifiant Monsieur. Et en français comment appeler Dieu dorénavant ?!
                Bref, tout ça, c’est bien pour qu’à côté de l’ultra-libéralisme économique s’impose aussi l’ultra-libéralisme sociétal. 
                Bonne après-midi,
                RS


                  • BlackMatter 10 juin 2013 20:33

                    Je ne vois pas en quoi vouloir imposer quelque chose qui n’existe pas est un problème, quoi qu’on cherche bien à nous imposer Dieu.

                    Mais c’est bizarre comme on vous voit toujours arriver sur les sujets concernant l’homosexualité. Ça vous titille autant que ça ? Mais, il faut vous lâcher... Ça n’est pas en refoulant vos tendances naturelles que vous vous sentirez mieux.


                  • Dwaabala Dwaabala 10 juin 2013 17:56

                    L’exception culturelle française sera reconnue par le Traité transatlantique.
                    Il faut ici entendre par culture ce qui s’adresse aux masses par le biais du profit.

                    La culture a pour base la famille et l’école, c’est-à-dire « ce qui reste quand on a tout oublié », mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit dans le Traité.

                    Pour l’école, mais aussi la famille, il faut entendre, entre autres, V. Peillon :

                    « Pour donner la liberté du choix, il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix. »

                    ... qui reprend en l’amplifiant le propos de C. Taubira :

                    « arracher les enfants au déterminisme de la religion ».

                    ... propos qui s’éclairent à la lanterne du délire de N. Vallaud-Belkacem sur le genre, quand ce n’est pas sur la manière de faire pipi à la maternelle.

                    Nos social-libéraux, ultra-laïques quand ils oublient qu’ils financent l’école confessionnelle et privée, dans laquelle ils ne dédaignent pas de placer leurs enfants, et qu’ils mettent en concurrence avec l’enseignement public (au point qu’il a fallu un amendement déposé par les communistes pour qu’ils renoncent à lui accorder le droit de décerner des diplômes nationaux), font preuve de beaucoup moins de clarté et de résolution quand il s’agit d’arracher la jeunesse aux conditions de vie qu’elle trouve dans les familles dont sa vie dépend... En particulier en se préparant à signer en catimini le Traité transatlantique de libre échange, au sein d’une politique de rigueur.

                    Ce qui rejoint le propos de l’article sur le besoin pour le libéralisme de tout déréguler.


                    • astus astus 10 juin 2013 18:16

                      Bonsoir Richard,

                      Je suis étonné que vous qui êtes historien donniez si peu de crédit à la culture. Dans ce débat je ne suis évidemment partisan d’aucun extrémisme, et constate seulement les faits, scientifiques si possible. Il existe beaucoup d’exemples dans l’histoire qui montrent l’impact de la culture sur la sexualité, et bien plus largement sur le mode de vie : de l’homosexualité des grecs à l’éducation virile des spartiates.
                       
                      Personnellement je ne défends rien ni personne et constate seulement que nous ne sommes plus depuis longtemps des êtres « naturels ». Ce que montre justement Margaret Mead, d’où la force de son travail, c’est que même les « sauvages » (mot que je récuse bien sûr) sont pris par une culture qui les transforme, et qu’ils n’en sont pas moins des humains, et encore moins des transhumanistes.

                      La seule véritable question qui se pose est d’ordre éthique : doit-on favoriser des grossesses dans des utérus en plastique, créer des clones, favoriser tout ce qui est artificiel sous prétexte que l’on peut le réaliser et qu’un écart existerait pour certains entre le genre et le sexe ? Pour moi, clairement non. Mais ceci n’a rien à voir avec la théorie du genre, cela concerne l’emprise de la technologie et de l’ultralibéralisme sur notre monde actuel ce qui est en réalité un tout autre débat, qui lui est politique au sens noble du mot.

                      Amicalement. 

                      • popov 10 juin 2013 19:18
                        @astus

                        Les pratiques homosexuelles existent dans toutes les sociétés, et en particulier chez les Grecs de l’antiquité où elle est largement documentée.

                        Ce qui est nouveau dans notre société, c’est l’apparition de gens qui se disent homosexuels. Chez les Grecs, il y avait des hommes mariés qui s’envoyaient en l’air de temps en temps avec un homme, comme Alexandre le Grand. 

                        Il y avait de l’homosexualité, mais pas une classe de gens appelés homosexuels.

                      • Lord WTF ! Lord WTF ! 10 juin 2013 20:29

                        les travaux de Mead ont été questionnés voir remis en cause : notamment sur la supposée domination féminine exercée : parmi les oppositions valides : le continuum culturel mélanésien qui voit la prédominance de sociétés dominés par les hommes (cela constaté depuis les premiers contacts) et le contexte historique particulier dans lequel Mead a étudié les groupes concernés : à savoir le contrôle exercé par le commonwealth d’Australia interdisant la pratique « traditionnelle » de la guerre : ce qui impacta donc directement le statut/rôle des hommes au sein des groupes concernés. Quant à d’autres études ciblant les mêmes groupes notamment les Chambri du Sepik Oriental, elles contestent largement les conclusions de Mead qui semblent résulter d’une approche/connaissance partielle des relations sociales au sein de ces groupes, et entre hommes et femmes.

                        Bref Mead part de l’observation que les femmes Chambri étant les plus actives dans la fourniture de nourriture (essentiellement pêche et sago) et aboutit à la conclusion que els femmes donc dominaient les hommes ou occupaient une position dominante dans la société Chambri : ici un cas flagrant de projection du paradigme occidental « patriarcal » opérant à son époque où l’homme apportant le « pain » à la maison, était automatiquement dominant. Alors que dans les sociétés étudiées par Mead, cela était/est bien différent : pas d’égalité du genre subvenir aux besoins de la famille= rôle dominant pour l’un, soumission pour l’autre : les relations politiques, sociales et de pouvoir chez les Chambri étant dominés par les hommes, les femmes ne s’y impliquant pas, du fait même de contraintes culturelles qui rendraient inappropriée une implication des femmes dans ces champs. Or ce sont ces domaines qui définissent relations de pouvoir et dominance, et partant de là les conclusions de Mead se voient invalidées du fait que ce sont bien les hommes qui bien que ayant un rôle limité côté nourriture/besoins sont dominants.

                        Enfin, plus largement le problème avec la dite théorie du genre est qu’elle tend à amalgamer sexualité et rôle social attribué en fonction du genre : ce qui à l’évidence n’est pas la même chose : on peut certes considérer que les rôles se voient attribués en fonction de contraintes culturelles, il n’en demeure pas moins que des contraintes naturelles (qu’elles relèvent de la biologie humaine, ou de la Nature=Environnement) opèrent tout autant : aucune culture ne nait ex nihilo : elle nait en fonction de contraintes liées en premier lieu à la Nature, à l’Environnement : d’abord un environnement naturel (chasseurs cueilleurs), ensuite un environnement « artificiel » : et considérant que toute culture a pour but premier la préservation du groupe concerné et partant de là des individus le formant, en développant des stratégies assurant cette survie : de même chaque individu (mâle ou femelle) se verra lui aussi développer des stratégies propres afin de transmettre son patrimoine génétique : c’est ce qui forme la base même de la dite ou supposée « construction » socioculturelle des genres : partant de là, cet élément fondamental étant lié à la perpétuation du groupe ou du patrimoine génétique est éminement biologique et nécessite clairement une différenciation mâle/femelle indépendament et a priori à toute élaboration d’ordre culturel ultérieure...

                        La théorie du genre dans une surenchère (dé)constructiviste tend à vouloir nier cette impulsion aussi primaire que première qui fait que aucune culture n’existerait si les genres n’étaient que de simples constructions culturelles, et non pas fondamentalement naturels et biologiques : le tout étant de ne pas confondre genre et sexualité : transgenres ou homosexuels n’ont rien de nouveau, la tolérance à leurs égards a varié selon périodes, cultures, territoires, etc... et tolérance ou intolérance n’ont pas toujours été ou ne sont pas toujours uniquement « culturellement » légitimé : des contraintes purement biologiques relevant de la compétition/sélection sexuelle > exemple : limitation de l’accès au champ de la reproduction en « éliminant » certains mâles a pu intervenir : la polygamie étant un exemple souvent « mâle » interprété comme purement androcentré alors que les mâles sont les perdants dans une société polygame (ceux qui se voient exclus du champ de la reproduction faute de moyens, ressources, prestige, force, etc...)

                        bref, les arguments de la théorie du genre sont au mieux fragiles, au pire fumeux : seule la distance toujours plus croissante avec la Nature, et avec la Culture (cultures conçues comme des constructions figées/inertes alors qu’elles sont stricto sensu « vivantes » au même titre que leurs véhicules humains : un parallèle serait l’ADN -information- véhiculé par des cellules, transmis, etc...avec le même but préservation et perpétuation de la Vie : l’élan fondamental qui fait que culture ou pas, avant l’homme il y a le mâle, avant la femme il y a la femelle.    


                      • BlackMatter 10 juin 2013 20:49

                        « Il y avait de l’homosexualité, mais pas une classe de gens appelés homosexuels. »

                        Ca doit être parce que le terme a été inventé au 19° siècle, que dans l’antiquité, les relations homosexuelles étaient courantes et qu’on ne ressentait pas le besoin de mettre les homosexuels dans une classe à part. Mais l’homme a inventé depuis la plaie de l’humanité : les religions monothéistes avec un principe fondateur relativement simple : relier les gens en stigmatisant ceux qui sont différents, que ce soit en matière de sexualité, de religion, de rites, etc.
                        Pointer un ennemi commun, réel ou supposé, a toujours été une attitude politique très performante pour souder les gens. Le plus grave, c’est qu’à notre époque, y en a encore qui tombe dans le piège. Une petite baisse dans les sondages ? On envahie l’Irak. Les gens sont tellement cons que ça marche encore.


                      • antyreac 10 juin 2013 21:13

                        Les croyances et les religions sont aussi vieilles que l’humanité pourtant çà n’a pas empêché les hommes de progresser.Pas si con que çà les religions même les homos si prompt à les critiquer sont croyants


                      • BlackMatter 10 juin 2013 21:29

                        Les moments où l’homme a le plus progressé sont ceux où il a remis les religions monothéistes à leur place : à la maison. Seule la sécularisation a permis de grandes avancées scientifiques.
                        Je n’ai pas besoin de vous faire un dessin sur ce qu’il se passe dans certains pays : c’est le moyen-age. Je ne doute pas que vous vouliez y revenir mais je préfèrerai que vous alliez dans dans des pays où on vit au 13° siècle si ça vous enchante afin que nous, nous puissions vivre au 21eme.


                      • antyreac 10 juin 2013 23:03

                        Les grandes avancées scientifiques et techniques datent d’avant la sécularisation qui d’ailleurs est plus où moins pronencé suivant les pays 


                      •  C BARRATIER C BARRATIER 10 juin 2013 18:22

                        Intéressant article. Le genre est une théorie qui ne tient que parce que la pratique la vérifie. Il n’est pas difficile de démontrer que la culture, les rencontres, les voyages, les lectures, modifient la pensée de chacun, ce qui ne signifie pas qu’elle reste aussi influencée par la génétique de chacun. La pensée est donc un produit complexe...comme le genre, comme l’amour, comme la haine.
                        L’homme est acteur et objet en même temps d’une évolution permanente. Qui forcément fait obstacle à la survie de dogmes comme ceux de l’islam ou du catholicisme.
                        J’aime beaucoup le texte de Guy GEORGE ci dessous qui montre que l’enjeu de l’école peut être de combattre cette évolution que pour ma part je me garderai de considérer comme rérograde ou progressiste. Elle est, et nous la faisons, même en y résistant :

                        Ecole catholique et mariage pour tous

                         http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=233

                        .


                        • nemotyrannus nemotyrannus 10 juin 2013 18:44

                          Je suggère Catherine Vidal.



                          Elle est féministe donc faut un peu se méfier , parce qu’on peut pas être pleinement féministe et accepter tout ce qui en sort tout en se prétendant objectif , mais au moins elle est en plein dans le milieu scientifique et pas totalement dans les délires de ceux qui répètent parce qu’on leur dit de le faire.

                          Quoi qu’il en soit si il y en a qui se sentent prêt à soutenir/déconstruire la théorie du genre , faudrait qu’ils se penchent sur ce qu’elle dit.


                          Et , petit hors sujet : Question libre arbitre , ce n’est parfois qu’une illusion et d’une drôle de façon smiley





                          Et le mariage gay n’a rien a voir de près ou de loin avec tout ça. 
                          Merci de pas dériver ni faire de rapprochement douteux.

                          • popov 10 juin 2013 19:00
                            La théorie du genre n’est qu’un outil pour détruire la famille, dernier bastion de transmission de la culture, dernier refuge de l’individu en cas de coup dur où il peut compter sur l’aide de ses proches, plutôt que de devenir un zombie assisté.

                            Mao avait bien compris que la famille était un obstacle à la dictature de son parti. Sa Révolution Culturelle avait pour but de la détruire en faisant les enfant dénoncer leurs parents.

                            D’après la théorie du genre, on ne nait pas hétéro, on le devient sous l’influence de la culture ambiante.

                            Par contre, il est absolument interdit de dire que l’on n’est pas homo dès la naissance sous peine de passer pour un arriéré. D’après le dogme actuel, on nait homo.

                            De deux choses l’une :

                            Si on ne nait pas hétéro, on ne nait pas homo non plus. Dans ce cas, qu’est-ce qu’on reproche à une éducation qui fait qu’un garçon se comportera comme un homme et une fille comme une femme et fonderont une famille normale ?

                            Par contre, si on est hétéro ou homo par naissance, pourquoi faut-il essayer de pourrir l’éducation des hétéros pour éviter qu’elle ne renforce l’hétérosexualité ? Ne serait-il pas plus logique de donner aux hétéros et aux homos une éducation différente ?

                            •  C BARRATIER C BARRATIER 10 juin 2013 19:26

                              Aucun théoricien du genre ne nie l’importance très grande de la génétique sur l’orientation sexuelle. Rien n’empêchera les hétérosexuels de s’épanouir dans leur voie, l’erreur de ceux qui choisissent une théorie contre une autre n’est pas de la choisir mais de l’imposer. L’école ne saurait être celle de la pensée unique, elle doit présenter toutes les données sans en privilégier aucune, et sans jugement de valeur. Sinon, elle n’est pas laïque, elle n’est pas neutre, elle devient prosélithe.


                            • antyreac 10 juin 2013 20:17

                              Sinon, elle n’est pas laïque, elle n’est pas neutre, elle devient prosélithe


                              L’école deviendra prosélyte quand elle s’alignera sur des fausses théories (ici la théorie du genre )

                            • BlackMatter 10 juin 2013 20:52

                              On attend toujours votre lien vers un article scientifique sur une hypothétique « théorie du genre ».
                              Toujours pas trouvé ?


                            • antyreac 10 juin 2013 21:05

                              C’est pourquoi on parle des fausses théories..


                            • BlackMatter 10 juin 2013 21:35

                              C’est sur que si vous inventez des théories qui n’existent pas, vous avez beau jeu après de nous reprocher l’inexistence de ces théories. Mais en fait, vous nous prenez pour des cons, non ?


                            •  C BARRATIER C BARRATIER 10 juin 2013 22:19

                              Une théorie n’est fausse que pour ceux qui la trouvent fausse. En décidant qu’est fausse une théorie contraire à la vôtre, vous vous situez dans l’expression personnelle, c’est très bien. Mais si vous étiez devant des élèves dans une école laïque, vous n’auriez pas le droit d’être partisan. Au lycée, les élèves vous mettraient hors de la classe ! Ils tiennent à la liberté de penser !


                            • popov 11 juin 2013 12:19
                              @C BARRATIER

                              Une théorie n’est fausse que pour ceux qui la trouvent fausse.

                              En tous cas, une théorie scientifique doit pouvoir prédire l’issue d’une expérience. Si ses prédictions s’avèrent fausse, la théorie est fausse. Si ses prédictions sont meilleures que celles des théories précédentes, elle est plus puissante que celles-ci.

                              Vous ne seriez pas en train de confondre théorie et croyances ?

                            •  C BARRATIER C BARRATIER 11 juin 2013 12:44

                              Je ne confonds pas. Une théorie est finalement une hypothèse. Aucune, même dans le domaine scientifiqe, n’est définitive. Théorie et pratique (le terrain, ce que l’on observe ou ce que l’on fait) se nourrissent mutuellement et sans cesse l’une modifie l’autre et réciproquement.
                              Une théorie permet parfois une expérimentation de vérification. Dans le sujet qui nous préoccupe, l’expérimentation se ferait sur des bébés depuis leur naissance, les uns soumis à des influences coordonnées et les autres non. C’est totalement exclu. Donc pas plus d’expérimentation ici que sur la théorie de l’expansion de l’univers ou de ma migration des pôles. On ne peut qu’observer, interpréter, on ne peut pas provoquer.
                              Il me plaît beaucoup que tous nos savoirs soient parfaitement relatifs...donc provisoires.


                            • Lord WTF ! Lord WTF ! 11 juin 2013 14:25


                              hmmm...les expériences existent : c.à.d le suivi d’enfants nés avec tel sexe biologique mais qui pour raisons médicales se voient assignés le genre opposé à leur sexe biologique. Et quel est la conclusion de ces expériences ?

                              1) qu’une écrasante majorité des enfants avec identité réassignée finissent par s’auto-réassigner l’identité sexuelle associée à leur sexe biologique, de naissance, et 2) que les autres soient souffrent de troubles au niveau de leur identité sexuelle, soit présentent des comportements propres à leur sexe de naissance, à un niveau largement supérieur à celui d’enfants/adolescents où identité sexuelle/sexe biologique ne sont pas dissociés.

                              Ces diverses études contredisent largement les théories du genre « en vogue » : j’utilise le pluriel car il n’existe pas de théorie unique du genre, et « en vogue » afin de cibler parmi les études sur le genre celles qui n’ont au final rien de scientifique, tant le biais idéologique (soit courant féministe ou queer) détermine a priori leurs conclusions, enfin parce que généralement ces théories ne sont pas produites par des scientifiques et et ne sont pas des thèses défendues devant un comité scientifique, ou revus par des pairs.

                              Bref, ces études montrent qu’ils existent bien une relation de causalité entre sexe biologique et identité sexuelle autoassignée (c.à.d indépendamment de tout « conditionnement » culturel), mais qu’effectivement il existe aussi une corrélation (corrélation n’est pas causalité) non pas dans l’attribution imposée « culturellement » d’une identité sexuelle mais pas dans ’lattribution de rôles -voir de comportements, spécifiques ou « stéréotypiques » associés à telle ou telle identité sexuelle : néanmoins même sur l’attribution des rôles, la seule influence de la culture ne peut suffir, les différences au niveau biologique, cognitif jouent aussi leurs rôles a priori à toute élaboration culturelle.

                              Comme précisé plus haut, le principal problème des dites théories du genre les plus mainstreamisées est leur biais idéologique et donc leurs dimensions avant tout politique plutôt que scientifique : pour résumer/simplifier (je prendrai pour références des théories les plus connues, exemple celle de Judith Butler...), elle se fonde sur une grille de lecture « analysant » relations entre hommes et femmes dans un cas, et hétérosexuels et homosexuels, bi-/transsexuels, uniquement sous l’angle de rapports soit de domination, d’oppression, etc...bref une lecture type « lutte des classes » avec d’une part lutte des sexes, de l’autre lutte des genres...l’hétérosexualité n’étant plus un phénomène naturel mais un système d’oppression, visant dans un cas à dominer les femmes, dans l’autre à imposer une supposée norme « culturelle » en matière de sexualité...bref élimination complète de la biologie, nature et définition du modèle « hétérosexuel » et ses diverses manifestations comme un modèle politique à visée de domination, oppression, répression...avec la conclusion (certes une des plus extrêmes mais néanmoins mainstream depuis quelque temps) que ni sexe, ni identité sexuelle, ni genre, etc... ne sont d’ordre naturel mais imposés culturellement... étrangement si ces « théoriciens » acceptent de dire qu’on ne nait pas homme/femme, mais qu’on le devient par coercition, imposition, oppression...par contre on nait homo, bi, trans, etc...donc dans un cas aucune causalité d’ordre naturel/biologique, uniquement culturelle, dans l’autre la cause initiale est naturelle, précédant même la naissance. On aboutit donc à cette absurdité que homosexualité, transsexualité, etc... seraient au final naturels lorsque hétérosexualité serait une construction culturelle de nature oppressive, répressive, « totalitaire », etc...

                              bref l’hétérosexualité, le fait d’être homme/femme serait un phénomène de nature « quantique » où la culture dans le rôle d’observateur déterminerait qui serait onde ou particule, tandis que les autres assignations et identifications elles seraient fondamentalement déterminées : indépendamment de toute causalité à l’inverse de ce qui intuitivement apparait à chacun comme « naturel » : à savoir l’existence d’un lien de causalité évident entre biologie et identité sexuelle : empiriquement constaté depuis des dizaines de millénaires.
                                 


                            • Lord WTF ! Lord WTF ! 11 juin 2013 14:37

                              correction : mais BIEN dans l’attribution de rôles -voir de comportements, spécifiques ou « stéréotypiques » associés à telle ou telle identité sexuelle


                            • popov 11 juin 2013 18:37
                              @Lord WTF !

                              Merci pour ces précisions.

                              On aboutit donc à cette absurdité que homosexualité, transsexualité, etc... seraient au final naturels lorsque hétérosexualité serait une construction culturelle de nature oppressive, répressive, « totalitaire », 

                              C’est en effet cette absurdité que je relevais dans mon message du 10 juin 19:00, maladroitement, sans doutes, car je n’ai pas une formation de sociologue.

                              En d’autres termes, ces théories en vogue associent l’hétérosexualité au patriarcat, qui est pour les féministes la chose à détruire. Le patriarcat étant d’autre part associé à la tradition catho, il va de soi que l’état laïque doit voir dans ces théories un outil permettant de libérer la société de l’emprise catho.

                              Et c’est sur base de cette absurdité qu’on veut pourrir l’éducation nationale. 

                            • popov 11 juin 2013 18:52
                              @C BARRATIER

                              Ce n’est pas parce qu’aucune théorie n’est définitive que toutes sont équivalentes.

                              Même en cosmologie, où, comme vous le faites remarquer, on ne peut pas provoquer, on peut comparer les prédictions qualitatives et quantitatives de deux théories avec ce qu’on observe et mesure.

                            • Lord WTF ! Lord WTF ! 11 juin 2013 19:31

                              @popov :

                              je ne suis pas sociologue de formation, et mes formations de base étant anthropologie et linguistique me rendent trés méfiant des sociologues : notamment lorsque je constate comment des travaux dans le domaine de l’anthropologie (qui envisage et intègre bien plus de données et domaines que la sociologie) notamment en anthropologie culturelle se voient récupérés, détournés, etc...avec la formulation de supposées conclusions « objectives » : ce qui en soit dans le domaine de l’anthropologie culturelle contrevient avec les méthodologies employées et le fait qu’en anthropologie -culturelle- il n’existe que rarement, si ce n’est jamais, de conclusion définitive : les conclusions étant multiples, interprétatives et subjectives. 

                              De plus, mon cursus m’ayant mené aux sciences « dures » (sciences cognitives, cybernétique), la supposée objectivité ou même le caractère supposément « scientifique » de diverses de ces théories me semblent loin d’être garanties : encore moins lorsqu’on connait le discours anti-scientifique revendiqué de nombre des tenants de ces théories : qui pour résumer considèrent autant les sciences naturelles que l’objectivité scientifique comme étant des outils servant de couverture à la domination ou masculine ou hétéro...discours anti-scientifique classique chez les universitaires en gender studies qui en fait le plus souvent des activistes que des « académistes » : discours assez proche de celui des religieux : si la science contredit nos thèses, elle science participe donc du complot macho-hétéro...

                              le pire étant d’habiller d’une supposée scientificité des théories dont les fondements et ressorts sont au mieux philosophiques, politiques, au pire idéologiques. Néanmoins, je me répète personne ne conteste la nature « interactionniste » -Nature&Culture, opérant tant dans les perceptions culturelles des genres ou de la sexualité (dont les variantes existant chez l’Humain se retrouvent aussi dans le règne animale, où n’existe pas de coercition-oppression culturelle) : mais en arriver à affirmer telle Judith Butler que « l’anatomie est une construction sociale » montre le degré de fanatisme voir nihilisme, et le caractère anti-scientifique des principaux « théoriciens » donnant dans les gender studies : leur véritable ennemi n’est pas les réacs, les conservateurs, les cathos, les religieux, etc...mais bel et bien la Science.   


                            • popov 11 juin 2013 13:15
                              @morvandiau

                              Même avant cette loi Taubira, les homos jouissaient des mêmes droits que les hétéros : celui de se marier avec une personne du sexe opposé et celui d’aller se faire enculer. http://www.youtube.com/watch?v=nRz3eWZVSTQ

                            • schwitters schwitters 10 juin 2013 21:33

                              La théorie du genre est logique, c’est la suite de la libération de la femme, initiée pour pouvoir la taxer au même titre que son mari. Le grand capital veut faire des peuples, des esclaves....et un esclave est parfaitement interchangeable (sexe, identité), lui enlever son identité sexuelle est le summum de l’asservissement, seul reste le contrôle de la reproduction.


                              Cette sous-culture imposée dès l’école sera pensée pour continuer la réalisation de l’untermensch (le sous-homme), pendant qu’une autre classe (les 1% dominants) pourra se définir autrement avec ces propres traditions, représentée par l’idée de l’übermensch (le sur-homme).

                              • BlackMatter 10 juin 2013 21:56

                                Prenez votre cachet, ça ira mieux.


                              • schwitters schwitters 11 juin 2013 13:00

                                Ce n’est pas à l’aide d’un simple cachet que l’on passe d’une catégorie à l’autre,

                                cela serait trop simple !


                                • BlackMatter 10 juin 2013 22:01

                                  La force des religions a toujours été de parler de ce qui n’existait pas : Dieu, Adam et Eve, Noé etc... C’est comme l’histoire du Père Noel mais en plus élaborée. On devrait leurs remettre à tous le grand prix de la manipulation de masse pour l’ensemble de leurs carrières.


                                • schwitters schwitters 11 juin 2013 13:01

                                  Les religions ne sont pas nées de la dernière pluie, contrairement à vous !


                                • epicure 10 juin 2013 23:02

                                  Les délires d’attali resteront de la science fiction, oui ils feront des bébés avec un gros cerveau, gros mais vide.

                                  Une matrice artificielle ne peut pas remplacer la complexité de la relation mère foetus, les centaines de molécules,les sons etc.... qu’échange une mère avec son enfant, et qui participent à la construction de l’enfant.
                                  ça peut marcher avec des animeaux qui sortent d’un oeuf, voire certains animeaux qui seraient destinés à la boucherie ou être sacrifiés, mais sûrement pas avec un être humain dont l’organe prinipal est le cerveau.
                                  Un cerveau jeune sans les bons stimui est un cerveau mort.


                                  • Cocasse Cocasse 11 juin 2013 10:16

                                    La théorie du genre a été expérimentée de façon abominable, dès les années 70, avec pour résultat une complète destruction de l’être.

                                    A lire, si vous n’avez pas peur d’avoir froid dans le dos :

                                    http://unionrepublicaine.fr/tragique-destin-du-premier-cobaye-de-la-theorie-du-genre/


                                    • Antoine Diederick 11 juin 2013 11:44

                                      Eh oui,
                                      Tous ces débats sur le mariage des homosexuels m’auraient bien suggéré le débat suivant : androgynie.

                                      Le mythe antique, l’approche gnostique et l’approche mystique.

                                      Le matérialisme actuel réactualise les délires des anciennes croyances affrontant la nature qu’il croit surmonter définitivement.

                                      Ici et


                                      • Antoine Diederick 11 juin 2013 14:16

                                        ....comme il n’est pas possible de résoudre les parts androgynes en un tout qui puisse satisfaire la raison, il faut bien construire une fiction qu’elle soit sociale, sexuelle etc ,etc ..(de toutes les quantités et qualités de ce que serait la normalité).

                                        ...la raison déroge à la raison pour créer un raisonnable de convention, un surgeon de la norme, une exception, une fiction.


                                      • Antoine Diederick 11 juin 2013 14:20

                                        remarquons que Dionysos est polymorphe , panthéiste et peut à tout effet de nature s’identifier ou se manifester.

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