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Accueil du site > Tribune Libre > La Catalogne, un problème pour tous...

La Catalogne, un problème pour tous...

L’indépendantisme catalan pose problème : aux Catalans et autres habitants de la Catalogne, à l'Espagne, aux autres États européens et finalement à l'Union européenne (UE).

Il ne fait aucun doute que la Catalogne existe : le prouvent son histoire, sa culture, l’attachement des Catalans à leur langue, la revendication ancienne d’une autonomie plus ou moins importante au sein de l’État espagnol, aujourd’hui de son indépendance.

Un accord avait été conclu entre Madrid et Barcelone en 2006, malheureusement invalidé par le tribunal constitutionnel de Madrid en 2010, sur un recours du Partido Popular (PP). En 2012, la Catalogne a proposé un nouveau contrat fiscal, refusé par Mariano Rajoy.

Lors des élections de 2015, les partis indépendantistes, Convergència Democràtica de Catalunya (centre-droit) et Esquerra Republicana (gauche) unis dans la liste Junts pel Sí obtiennent 62 sièges sur 135. Et n’arrivent à la majorité absolue au Parlement de Catalogne qu’avec l’apport des 10 élus de la CUP (Candidature d’unité populaire, indépendantistes de la gauche radicale).

Reste que tous les habitants de la Catalogne ne sont pas catalans et que tous les Catalans ne sont pas indépendantistes. Mais l’habilité de Mariano Rajoy, empêchant, brutalement, la tenue du référendum qui aurait permis de connaître l’importance de la revendication indépendantiste dans la population de la Catalogne, risque d’augmenter le capital de sympathie des indépendantistes.

Maintenant, deux nationalismes, deux nationalistes Mariano Rajoy et Carles Puigdemont s’affrontent, incapables jusqu’ici de faire les concessions qui auraient pu et pourraient, peut-être, conduire à un compromis. Pour le moment la sagesse de la population de Barcelone, indépendantiste ou non, a été supérieure à celle des deux responsables et a évité le pire. Il n’est pas dit que cela dure éternellement si une solution n’est pas rapidement trouvée. Et les clivages qui sont apparus ou se sont accentués dans la population, ne disparaîtront pas, dès qu’une solution politique sera trouvée. Quelle qu’elle soit.

Pour Madrid, la question n’est pas seulement la Catalogne et seulement politique. L’indépendance acceptée de la Catalogne ne pourrait que relancer la revendication indépendantiste du Pays basque. Une étape nouvelle dans le démantèlement de l’Espagne. Sans oublier les conséquences financières pour Madrid qui perdrait la contribution de la région la plus riche d’Espagne, à un moment où sa santé économique et financière n’est pas florissante.

Avec l’indépendance, tout ne serait pas réglé pour la Catalogne. La négociation du Brexit montre bien les difficultés qui attendent les négociateurs espagnols et catalans. Difficulté double : séparation d’avec l’Espagne, adhésion à l’Union européenne.

L’indépendantisme catalan annonce ou rappelle de possibles problèmes pour d’autres pays européens : revendication de l’Écosse au Royaume-Uni, de la Flandre en Belgique, de la Padanie en Italie. Le 22 octobre, un référendum consultatif, pour une plus grande autonomie, prévu par la Constitution, est organisé dans deux régions riches du nord de l’Italie, la Lombarde (25 % du PIB de l’Italie) et la Vénétie.

Bien sûr, la France est loin d’être à l‘abri car les pays basques et catalans s’étendent au sud et au nord des Pyrénées… Sans oublier la Corse.

Ce rappel d’autres revendications régionalistes ne veut pas dire que les situations politiques sont les mêmes. La revendication indépendantiste catalane est, essentiellement démocratique, soutenue par l’extrême gauche, les indépendantistes écossais sont plutôt travailliste, les indépendantistes flamands sont de droite et les partisans de la Padanie sont plus de droite qu’indépendantistes…

La Catalogne, un problème pour tous...

En face, l’État espagnol, sans être franquiste, n’en est pas moins un avatar, une droite dure qui assume sa filiation et un certain autoritarisme bien différent des autres États, notamment du Royaume-Uni où un référendum sur l’indépendance de l’Écosse a déjà eu lieu…

Naguère, pour les pays européens, les revendications d’indépendance étaient le fait de pays, non européens, moins développés qui étaient exploités, colonisés par des métropoles plus riches. 
Il y a eu ensuite, l’éclatement de l’Union soviétique et de la Yougoslavie qui ont donné (re)naissance à des États européens, quelquefois, dans la douleur. 
Aujourd’hui, en Europe, ce sont les régions les plus riches qui revendiquent une séparation, fortes de leur dynamisme économique et qui refusent de contribuer au financement d’autres régions de l’État auquel elles appartiennent. Suivant la revendication de Margaret Thatcher : I want my money back (1979). 

Cette absence de solidarité, subie par les colonisés, voulue chez les indépendantistes, débouche dans les deux cas sur un nationalisme qui fait oublier une exploitation de classe qui existe dans les États et dans les régions et persistera quelle que soit la solution trouvée.

 

La Catalogne, un problème pour tous...

De façon paradoxale, en Europe, ces entités nationales ou régionales, étatiques ou à prétention étatiques, se veulent toutes pro-européennesdans l’Union européenne ou candidates à l’UE.
Au moment où l’attachement des peuples à l’UE faiblit, accusée de ne pas être démocratique et d’être le fer de lance d’une mondialisation qui étouffe et les identités et les économies.

La politique antisociale de l’UE est voulue et organisée par les chefs d’État et de gouvernement de l’UE, soumis à la mondialisation financière qu’ils favorisent. Elle ne donne pas naissance à une revendication sociale et politique européenne mais à des revendications nationalistes : derniers résultats des législatives en Allemagne avec la percée de l’AfD, en Autriche avec la victoire de la droite extrême et de l’extrême droite, après les résultats du FN en France, en attendant l’Italie (1)...

Quand une révolte sociale se profile, elle reste cantonnée au cadre national. Syriza, Podemos n’ont pas donné lieu à la naissance de mouvements de révolte européen, le mouvement des places est resté limité et s’est rapidement épuisé

 

La Catalogne, un problème pour tous...

La Catalogne, un problème pour tous...

Les questions sont de plus en plus au dessus, au-delà des limites nationales : la mondialisation financière, le poids des multinationales s’imposent de plus en plus aux États avec la complicité des gouvernements nationaux qui signent des traités (Ceta, Tafta), peu compatibles avec d’autres traités, comme le traité de Paris sur le climat, signés antérieurement par la quasi totalité des gouvernements de la planète…

Pendant ce temps, les inégalités augmentent entre les États, à l’intérieur des États et la solidarité se fait rare.

 

1 – Sondage Atlante Politico, Demos : le M5S est le premier parti italien. Le PD est à 26 % tandis que Forza Italia, Ligue et Fratelli d’Italia arrivent à 34 %.
Il n’y a pas l’effet Catalogne. Seulement 8%, sur une base nationale, invoquent l’indépendance des régions. En Vénétie cependant, elle arrive à 15%. La sympathie pour les revendications de la Catalogne grandissent surtout en Vénétie ». La Repubblica, 16/10/11

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44 réactions à cet article    


  • bob14 bob14 17 octobre 08:33

    Mais non..c’est déjà de l’histoire ancienne... !


    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 17 octobre 08:36

      Les Catalans sont trop pressés : ils anticipent sur la planification d’une Europe des régions établie par Bilderberg et Cie. La phase de pourrissement des états-nations n’est pas terminée. Comme pour la fabrication de la bière ou des fromages, il ne faut pas précipiter les processus d’incubation sous peine de perdre toute la production.


      • jaja jaja 17 octobre 10:46

        @Jeussey de Sourcesûre

        En quoi la défense des États oppresseurs au service du capitalisme qui ont construit cette Europe pourrie au service des multinationales est quelque chose de progressiste ?


      • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 17 octobre 11:02

        @jaja

        mon commentaire était ironique !

        vous pensez que c’est la destruction de ces états générateurs de quelques protections siciales pour instaurer le far-west qui est progressiste ?

        mon propos était de dire que les quelques acquis devaient être préservés tant que les perspectives offertes sont pires que le présent

        la construction de l’UE a été et continue à être la réalisation d’un projet de capitalisme sauvage après l’éradication des réglementations imposées aux spéculateurs quand le rapport de forces a été brièvement modifié après la défaite des collabos, en s’appuyant sur la synergie éphémère de la résistance.

        ça vous va ?

      • jaja jaja 17 octobre 11:25

        @Jeussey de Sourcesûre

        Ces États seront nos plus féroces ennemis dès que nous bougerons un petit doigt... Leur rôle c’est avant tout la répression et de maintenir la majorité sous la domination... C’est d’ailleurs ce qu’ils ont toujours fait...

        Préserver les quelques acquis c’est ce que nous tentons tous de faire. Hélas sans grand succès ! Pour le moment l’État est le plus fort !


      • MERLIN MERLIN 17 octobre 16:47

        @jaja
        L,UE est la plus forte, étant donné qu’elle pilote tout.


      • BA 17 octobre 09:30

        Jean-Claude Juncker vient de faire une déclaration explosive.

        La Commission européenne ne reconnaît pas le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

        La Commission européenne vient de prendre position : elle est pour le maintien de l’unité de l’Espagne. Elle est contre l’indépendance de la Catalogne.

        Vendredi 13 octobre 2017 :

        Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a déclaré aujourd’hui qu’il ne souhaitait pas que la Catalogne devienne indépendante, craignant un effet domino en Europe.

        « Si nous laissons la Catalogne se séparer - mais ce n’est pas notre affaire  -, d’autres le feront. Je ne souhaite pas cela », a-t-il martelé dans un discours devant des étudiants à l’université du Luxembourg. Il s’est dit « très inquiet » face aux menaces séparatistes en Europe.

        « Je ne veux pas d’une Union européenne qui comprendrait 98 Etats dans 15 ans. C’est déjà relativement difficile à 28, pas plus facile à 27, mais à 98, ça me semble impossible », a ajouté M. Juncker, appelant à « la responsabilité de tous les acteurs ».

        http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/10/13/97001-20171013FILWWW00198-catalogne-juncker-ne-souhaite-pas-l-independance.php


        • Yanleroc Yanleroc 17 octobre 10:54

          @BA


          On attend la réponse de l’ UPR !..

        • Ar zen Ar zen 17 octobre 13:23

          @Yanleroc

          Et bien c’est très simple. l’Union européenne, à travers la Commission européenne, ne tient absolument pas à opposer les peuples entre eux, les Catalans aux autres Espagnols, pas plus que les Bretons ou les Corses au reste de la France. C’est ainsi que la politique des euro-régions est une politique sournoise, qui prend pied sur du temps long selon la technique habituelle de l’UE, celle des petits pas ou celle du cliquet ou celle dite du « salami ». Un salami entier ne se mange pas. En revanche, découpé en rondelles, il est plus facile à faire passer.

          Il faut que les régions des pays membres de l’UE prennent progressivement plus d’autonomie jusqu’au moment où il sera facile de les « conduire », de les « diriger », depuis Bruxelles. Les Etats Nations disparaitront tout doucement, au profit d’une autonomie des régions pilotées depuis Bruxelles. Les régions devraient, plus ou moins, composer un bassin de 10 millions d’habitants chacune. 

          Après avoir été spoliée de sa souveraineté, la France aborde aujourd’hui la dernière étape de sa dislocation, préambule à sa disparition corps et biens. Il faut, en effet, lire avec une extrême application la loi constitutionnelle 2003-276 du 28 mars 2003 relative à l’organisation décentralisée de la République. Le contenu de cette loi est le poste avancé de la nouvelle carte des régions en France. Dans cette loi est inscrit le démantèlement de la France. Elle détermine une autonomie véritable des régions au détriment de l’Etat français. Ainsi, les 13 nouvelles régions de France sont prêtes à être pilotées depuis Bruxelles. Notre pays est englouti dans une nébuleuse dont presque personne ne comprend le fonctionnement. 

          l’Union européenne cherche surtout à ne pas affoler les populations. Cette affaire catalane vient contrarier le projet à long terme de l’UE. Pour l’UE les choses doivent se faire doucement et subrepticement. 

          Avez vous compris BA ?


        • Lugsama Lugsama 17 octobre 13:46

          @Ar zen

          Une Catalogne indépendante c’est une région hors de l’Europe et une écomnomie Espagnole affaiblit, on voit mal l’intérêt pour l’UE.

          Et arretez de tout expliquer par le biais de prismes complotistes grotesques, le monde est plus compliqué que cette vision pipi/caca absurde de la politique.

        • Ar zen Ar zen 17 octobre 14:48

          @Lugsama

          Avez vous pris connaissance du lien que contenait ma réponse ? 

          Une loi constitutionnelle fait maintenant partie de la théorie du complot ? Vous ne savez donc pas lire ? Vous avez trouvé très exactement le qualificatif qui vous sied le mieux : grotesque.

          Vous avez l’arme absolue que vous sortez lorsque vous êtes à cours d’argument : la théorie du complot. Avec ceci vous êtes certain de ne pas faire les mises en perspective qu’il conviendrait de faire. Vous ne savez donc pas réfléchir ? 

          Qui vous parle d’une Catalogne « hors de l’UE » ? Tous les leaders indépendantistes, sans aucune exception, sont « pro-européens ». Alors lorsque l’on agite le peuple pour une « Catalogne indépendante » dans le cadre de l’UE, qui est une entité « supranationale », cela s’appelle se moquer du monde !

          L’adjectif supranational qualifie ce qui se place au-dessus des nations, de leurs gouvernements, de leurs institutions. Est supranational ce qui dépasse les souverainetés nationales.
          Les organisations supranationales sont pourvues de pouvoirs de décision à l’égard des Etats membres et de leurs ressortissants. 

          Exemple : L’Union européenne édicte des normes (règlements et directives), dans ses domaines de compétence, qui ont primauté sur le droit national (droit interne) des États membres et s’appliquent automatiquement.





        • Ar zen Ar zen 17 octobre 14:57

          @Ar zen


          Vous devriez simplement réfléchir à ce que veut dire ’l’indépendance de la Catalogne" au sein de l’Union européenne. A vrai dire c’est rien ! Avez-vous fait cet effort ? 

          Une indépendance dans le cadre de l’Union européenne c’est de la poudre aux yeux, cela flatte ceux qui sont attachés à leur région, et cela se comprend. Et le pauvre peuple tombe dans le piège ignoble.

          Les Etats Nations, dans le système supra-national qu’est l’UE, ont transféré la plus grande partie de leur souveraineté, c’est à dire de leur pouvoir de décision, à l’Union européenne. C’est un fait mais qui n’est jamais expliqué dans les médias ce qui fait que la grande majorité des personnes pensent que les lois et règlements en France viennent d’idées et de débats en France. Que nenni !


          L’orientation des politiques européennes étant juridiquement fixée dans les traités, elle ne peuvent donc plus être discutées en tant que priorité communes. Ces politiques appartiennent désormais à la Charte constitutionnelle de l’Union européenne aussi sûrement que la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 est partie intégrante à la Constitution française depuis 1946. Il ne reste aux 27-28 Etats qu’à négocier chacun au mieux de ses intérêts propres, les modalités, conditions et calendrier d’application. 

          Cette consécration par les traités des politiques européennes, résultent, sur ces orientations programmatiques, de la ratification par les Etats de ces traités en toute connaissance de cause. Il reste que ces orientations politiques sont une contrainte juridique pour les Etats, tant au stade de l’exécution des normes qu’à celui de la conception dans le cadre des négociations préalables devant le Comité des représentants permanents – COREPER-, en Conseil et au sein des centaines de comités d’experts qui préparent les travaux de la Commission. Elles encadrent aussi l’activité législative et de contrôle, des 751 députés au Parlement européen, réduisant d’autant leur espace de délibération politique. Elles réduisent également l’intérêt, pour ce parlement, d’obtenir l’initiative de la proposition législative qui caractérise tout parlement démocratique. 

          Si dans le futur le droit d’initiative devait être partagé avec les eurodéputés, le Parlement devrait considérablement augmenter les effectifs de son service de la séance et recruter des juristes de haut niveau, rompus au droit constitutionnel européen, pour étudier la recevabilité, financière et législative, des propositions de loi émises individuellement par les eurodéputés afin de vérifier qu’elles n’empiètent ni ne contredisent les politiques fixées par les traités.

        • Lugsama Lugsama 17 octobre 15:00

          @Ar zen

          La « République de Catalogne » n’est pas membre des traités, et serait donc de facto hors de l’UE.

          Votre lien visiblement ne pointe sur rien d’intèressant, désolé.

          Moi je vous donne un lien, celui de la Loi. En faire une Loi de démembrement de la nation c’est du complotisme pur et dur, oui.



        • Ar zen Ar zen 17 octobre 15:40

          @Lugsama

          Si vous aviez un seule chose à retenir c’est que tous les dirigeants et personnalités politiques qui se sont prononcés pour l’indépendance de la Catalogne sont tous « européistes ». 

          C’est une indépendance pour rire au sein d’une entité supranationale que voulaient ces tristes sires.

          La Constitution espagnole interdisait ce genre de référendum catalan. Alors, je suis d’accord, la loi s’applique, la Constitution s’applique, le référendum est illégal sous cette forme. Il n’y a rien d’autre à dire. 

        • JL JL 17 octobre 10:32

          La Catalogne est premier de cordée en Espagne. Juncker a raison : il ne faut pas couper la corde.


          • jaja jaja 17 octobre 10:42

            Jordi Cuixart dirigeant d’Omnium cultural et Jordi Sanchez un des leaders de l’Assemblée nationale catalane (ANC), les deux plus puissantes associations indépendantistes de Catalogne, qui comptent des dizaines de milliers de membres ont été emprisonnés hier pour « sédition » par le pouvoir. Le Peuple Catalan sera massivement dans la rue aujourd’hui en soutien aux deux Jordi...

            Hier soir, dès la nouvelle connue, c’est un concert de casseroles qui a eu lieu dans toutes les villes de Catalogne ainsi que des manifestations de nuit... mais aujourd’hui ça va être géant !

            https://www.facebook.com/CatalansForYes/videos/1591758627540862/


            • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 17 octobre 11:05

              @jaja

              en quoi un mouvement financé par Soros est-il progressiste ?

              Catalogne : la main de Soros

            • jaja jaja 17 octobre 11:39

              @Jeussey de Sourcesûre

              Si Soros finance les indépendantistes on se demande pourquoi les capitalistes (plus de 500 entreprises à ce jour) et les banques comme Caixabank ou la Sabadell fuient la Catalogne... Soros a certes donné un peu d’argent à des fractions de la droite catalane... Soros finance aussi certaines associations ici en France mais peut-on dire que la France est sous la coupe de Soros ?.. Ce serait ridicule bien que certains n’hésiteraient pas à le dire !

              Rajoy et les partisans de la monarchie issue du franquisme ont une vision bien différente (et réaliste) du financement puisqu’ils accusent Puigdemont de se servir de l’argent public pour la cause indépendantiste !

              Par ailleurs la droite catalane n’est pas meilleure que les autres droites européennes. C’est elle qui a imposé l’austérité aux Catalans. Si le monde du travail ne s’empare pas de la direction du mouvement pour l’indépendance, tout en y insérant ses exigences sociales, rien ne sera gagné par les travailleurs indépendance ou pas...


            • jaja jaja 17 octobre 11:59

              @Jeussey de Sourcesûre

              Par ailleurs l’article que vous citez est truffé d’approximations, de sources et d’allusions très discutables. Par exemple affirmer que Podemos est un allié objectif des catalanistes ne tient pas la route lorsque l’on sait comment Pablo Iglésias cherche à se rapprocher du PSOE (Parti socialiste, soutenant Rajoy et la répression) et que la Maire de Barcelone (soutenue par Podemos) s’est déclarée contre une déclaration unilatérale d’indépendance et dit avoir voté blanc au Référendum... Par ailleurs elle accuse les indépendantistes de laisser de côté la moitié de la population de Catalogne...


            • Lugsama Lugsama 17 octobre 13:42

              @jaja

              Nier que Podémos est ou fut un allié objectif des indépendantistes montre surtout votre ignorance du sujet.

            • jaja jaja 17 octobre 13:43

              @Lugsama

              Apprenez à lire !


            • Lugsama Lugsama 17 octobre 13:48

              @jaja

              « Par exemple affirmer que Podemos est un allié objectif des catalanistes ne tient pas la route lorsque l’on sait comment Pablo Iglésias cherche à se rapprocher du PSOE »


              Je crois que j’ai bien lu.

            • Lugsama Lugsama 17 octobre 13:51

              @jaja

              De toute façon c’est aussi idiot que de dire « la monarchie issue du franquisme » ou de « droite dure » et de « répressions » concernant Rajoy, ou encore que la droite espagnole aurait imposer l’austérité à l’Espagne. 

              Quand on ne connait pas la base minimal de l’histoire d’un pays et de sa politique on se demande pourquoi on viens la commenter ??

            • jaja jaja 17 octobre 13:53

              @ Lugsama

              Ce n’est pas pour rien que la minorité de gauche de Podémos s’est démarquée de la majorité de Podemos et d’Iglésias en soutenant le Référendum en Catalogne...

              C’est bien vous l’ignorant :

              http://www.eldiario.es/catalunya/politica/corriente-Anticapistalistas-Podemos-referendum-Puigdemont_0_653735146.html

              http://www.heraldo.es/noticias/nacional/2017/06/12/el-ala-mas-izquierda-podemos-rompe-con-iglesias-apoya-referendum-catalan-1181190-305.html


            • Lugsama Lugsama 17 octobre 14:02

              @jaja

              L’extrême gauche de l’extrême-gauche qui soutiens le référundum illégal, et ?

              Pablo Iglésias soutiens l’organisation d’un référundum officiel, podemos est donc bien ce qu’on appel un allié objectif. Quand on parle de sujet sur lesquels on est ignorant ça finit par se voir..

            • jaja jaja 17 octobre 14:06

               »@Lugsama : « De toute façon c’est aussi idiot que de dire « la monarchie issue du franquisme »

              Eh mon grand ce n’est un secret que pour vous ! c’est en 1969 devant les Cortès (Parlement espagnol) que le dictateur Franco nomme officiellement le prince Juan Carlos pour lui succéder comme Roi d’Espagne...

              Si être nommé par le dictateur franquiste lui-même n’est pas être issu du franquisme...

              Bref allez raconter vos idioties ailleurs...


            • jaja jaja 17 octobre 14:13

              @jaja

              Pablo Iglésias ne soutient rien du tout car il n’y a pas de Référendum « légal » c’est-à-dire permis par la Constitution monarchique de 1978. Monarchie qui est aujourd’hui dans la ligne de mire de tous les progressistes des nationalités espagnoles. Le Référendum, jugé illégal est cependant légitime et répond aux critères d’autodétermination prévus par la légalité internationale.

              Je vous rappelle que les Catalans se battent pour une République et qu’à mon avis la meilleure façon de faire serait une République fédérale et socialiste des nations ibériques... après renversement de la société monarchique et des restes du franquisme.


            • Lugsama Lugsama 17 octobre 14:37

              @jaja

              Monarchie qui est soutenu par toutes l’Espagne hormis une minorité de nationalistes catalans, je vis à Valence je sait de quoi je parle, depuis le référundum illegal il n’y a pas un immeuble sans drapeaux espagnoles et les unionistes étaient même bien plus nombreux à manifester a Barcelone, qui est une ville très majoritairement contre l’indépendance par ailleurs.

              Vous détournez les propos, Podémos soutiens un référundum local et est donc bien un allié objectif, c’est incontestable.

              Quand à l’origine de la monarchie c’est tellement ridicule.. la dynastie actuel à été fondée par le petit fils de Louis XIV, Philippe de France, « quelques » années avant France smiley Quand à la monarchie en elle-même elle remonte à la naissance même de l’Espagne, c’est pour dire.

              La constitution actuel est le fruit d’une constituante après dissolution du régime franquiste et adopté par plus de 88% des électeurs.

              Et le fait le plus notable de Juan Carlos est un discours qui à mis fin au coup d’Etat du 23 février 1981..

            • Lugsama Lugsama 17 octobre 14:48

              @BambiXsall

              En français ?

            • Attilax Attilax 17 octobre 12:38

              Très bien vu. L’article pointe à juste titre les paradoxes des uns et des autres, et leurs rôles ambigus.



                • Lugsama Lugsama 17 octobre 13:58

                  De toute façon les indépendantistes qui sont déjà minoritaire ensemble et le fruit d’une alliance contre nature avec les nanards anti-système et juqu’au boutistes de la CUP sont en train de se fissurer face à la réalité électorale et juridique.


                  Et par ailleurs la région la plus riche d’Espagne est la petite communauté de Madrid contrairement à ce que certains voudrait nous faire croire.. La Catalogne est tellement endetté qu’elle a faillit faire banqueroute en 2012..

                  • jaja jaja 17 octobre 14:33

                    @Lugsama

                    @Lugsama

                    La Catalogne est endettée car la ponction espagnole est énorme. La Catalogne contribue à hauteur de 21% du PIB mais après redistribution elle ne reçoit que 11% des investissements publics du pays. Le trou fiscal de la Catalogne est donc d’environ 16 milliards d’euros qui creusent chaque année le déficit...

                    Quant aux indépendantistes « minoritaires » vous allez voir ce soir dans les rues de Catalogne comment le peuple catalan va vous répondre comme il vous a déjà répondu dans les urnes malgré les interventions policières !

                    Quant aux « nanards de la CUP » ils valent mille fois mieux que votre monarchie franquiste !


                  • Lugsama Lugsama 17 octobre 14:48

                    @jaja

                    Vos chiffres sont faux, la Catalogne c’était 19% avant le référundum et 18% après, déjà pour commencer. La Catalogne est une des régions les plus riche, donc elle reçoit moins, on appele ça la solidarité nationale. Et non c’est bien la Catalogne qui s’est endetté toute seule comme une grande et s’est mise au bord du défaut de payement.

                    Les indépendentistes étaient minoritaires aux dernière élections, ils sont minoritaire et largement dans tous les sondages d’opinions. Et comble du ridicule les unionistes étaient bien plus nombreux à manifester que les nationalistes, presque le double !

                    Quand à la CUP vous m’excuserez je n’aprécie que très peu ces petits fachistes ultra minoritaire qui croient pourvoir imposer leur point de vu à tout le monde.

                  • jaja jaja 17 octobre 14:55

                    @Lugsama

                    Vous préférez les fascistes les vrais qui chez vous, à Valence, ont attaqué les manifestants qui soutenaient le droit de choisir des Catalans...
                    https://www.youtube.com/watch?v=ZdumX0dcgH0


                  • Lugsama Lugsama 17 octobre 15:02

                    @jaja

                    Des fachistes qui attaquent d’autres fachistes, et le rapport avec le débat est ?

                  • L'enfoiré L’enfoiré 18 octobre 17:40

                    @Lugsama bonjour,

                     Vous avez raison...
                     Toujours la même phrase qui revient « Faites ce que je dis mais pas ce que je fais ».
                     Ainsi, il n’y a jamais de débat.


                  • L'enfoiré L’enfoiré 18 octobre 17:43

                    L’extrême droite redevient acceptable.
                    Plus de cordon sanitaire,
                    il faut choser. aujourd’hui..


                  • Hurricane Hurricane 18 octobre 18:35

                    Si vous saviez vous tous combien les gens s en tapent le coquillard de la catalogne , des catalans , de tous ces pitres « révolutionnaires de pacotille » , une bande de gros beaufs à la tête de ce pays ubu qui survit grace au fric du foot , des touristes , de tous ces méchants riches qui viennent les engraisser ; pathétique , et il y en a ici qui croient encore au père noël du grand soir gauchiste ; quelle pitié !


                    • Hurricane Hurricane 18 octobre 18:36

                      Pôv ’ jaja qui a toujours des lunettes bolchéviques sur son pif 

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