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Accueil du site > Tribune Libre > La caverne de Platon n’en cacherait-elle pas d’autres (...)

La caverne de Platon n’en cacherait-elle pas d’autres ?

Qui ne connait la caverne de Platon où des hommes enchaînés et ne pouvant tourner la tête, ne voient sur la paroi devant eux que des ombres dont les leurs, la lumière ne provenant que d’un feu allumé derrière eux ? Ils sont convaincus de voir la réalité. Dans cette allégorie un homme est détaché, retrouve la lumière du soleil, s’y habitue très difficilement et, voulant en faire profiter ses anciens compagnons, retourne les voir. Ses compagnons, plutôt que de se réjouir de son retour avec ses nouvelles connaissances, le tue pour conserver leurs fausses vérités que l’habitude a rendues rassurantes.

On oublie facilement que Platon, en un paragraphe très important et insuffisamment commenté, décrit la difficulté qu’a cet homme à supporter de prime abord la lumière du soleil. L’homme commence par ne regarder que les ombres, puis les reflets dans l’eau et ce qui n’est éclairé que par la lune et les étoiles. Il commence par s’enfermer lui-même dans de nouvelles cavernes mentales pour ne pas être aveuglé, cavernes dont il ne sort que par la permanence, l’insistance et la nouvelle habitude du soleil. Ces autres cavernes proviennent toutes de l’importance exagérée donnée à certains éléments par incapacité à voir l’ensemble avec tous ses autres éléments.

Nous qui avons tendance à sourire des pauvres hommes enchaînés dans la caverne, ne devrions-nous pas nous demander si nous sommes bien dans le réel et si nous ne sommes pas dans une nouvelle caverne ? Notre médiocrité n’aurait-elle pas, en profitant de notre liberté, construit cette caverne où la dérision, le sarcasme et la violence ont remplacé la joie de vivre ? ne l’aurions-nous pas fait pour nous protéger d’une vérité trop éblouissante ? De quel outil disposons-nous pour le savoir ?

C’est la cohérence générale qui permet de savoir si nous sommes ou non dans une caverne. Que ce soit celle de Platon ou l’une des nouvelles cavernes que la classe politique nous crée pour ne pas avoir à affronter trop vite une réalité pénible, aucune ne résiste à une analyse globale. Il était en effet incohérent que les hommes de la caverne aient été enchaînés et incapables de se retourner. Mais il était encore incohérent de se contenter des ombres ou des reflets dans l’eau pour avoir une idée de l’ensemble. Il est toujours incohérent d’entendre en permanence depuis 50 ans la classe politique nous seriner le même « La France va mieux » quand elle tient les rênes et « La France est malade » quand elles lui ont été retirées. Pendant ce jeu médical incohérent, les hôpitaux ferment, les gendarmeries ferment, les postes ferment, les écoles ferment, les routes se dégradent, les médicaments sont de moins en moins remboursés et le niveau de vie baisse absolument partout à l’exclusion des prêtres du système pour qui cela va en effet continuellement de mieux en mieux, qu’ils soient d’un bord, de l’autre ou d’ailleurs. Le malheur est que, pour ne pas être tués, ils ne proposent tous que de nouvelles cavernes, celles de leurs idéologies, toutes restreignant la réalité aux éléments dont ils voient le reflet dans leurs mares. Bientôt chacun aura sa propre mare, aussi incohérente par simplisme que celle de son voisin. On cherche en vain l’exception car la réalité est devenue trop éblouissante, trop aveuglante et celui qui se risquerait à la regarder serait probablement tué.

Chaque parti occulte toutes les réalités qui le dérangent car elles rendent incohérente son idéologie. Quand il est au pouvoir il appelle « réformes nécessaires » les obligations et les interdictions qu’il promulgue par des lois qui ne représentent plus le désir des peuples mais l’imposition de l’incohérence souhaitée. La multiplicité des obligations et des interdictions est le signe que nous sommes dans une caverne, dans un équilibre instable, comme le château de cartes ou le funambule, qui ne tient que par des obligations et des interdictions. L’équilibre stable, comme la pomme au bout de sa branche ou le manteau au porte-manteau, n’a besoin de rien puisqu’il revient tout seul s’il est dérangé.

Les réalités volontairement occultées sont de deux sortes : les mineures dont l’éclairage est encore envisageable sans que celui qui sort une réalité du boisseau, soit à l’instant même voué aux Gémonies et pendu au réverbère, et les majeures dont on fait même des lois pour déclarer la réalité illégale tellement elles sont dérangeantes.

Voyons d’abord quelques réalités mineures.

La réalité est que la croissance économique est le synonyme parfait mais bien caché, de l’augmentation des dépenses sans jamais se préoccuper de l’origine de l’argent dépensé. Cette croissance se fait aussi bien avec de l’argent durement gagné qu’avec de l’argent emprunté et irremboursable. Cette réalité est soigneusement occultée dans la caverne libérale.

La réalité est que personne n’a jamais fait le lien entre les gaz à effet de serre et le mouvement des cyclones et des anticyclones. Ce mouvement est toujours constaté mais jamais expliqué car on n’en connait pas l’origine. Cette réalité est soigneusement occultée dans la caverne écologiste.

La réalité est que la richesse n’est qu’un regard qui n’est pas le même dans les différentes civilisations et qui est par définition inchiffrable comme la justice et la clarté. Chaque civilisation a ses riches qui le sont parce que leur richesse a été reconnue. Ceux qui la chiffrent ne sont que des hâbleurs, des jaloux ou des agitateurs. Cette réalité est soigneusement occultée dans la caverne socialiste.

Si l’on passe aux réalités majeures, on rentre en terrain miné car, dans toutes les cavernes, elles sont dissimulées. Des lois sont même faites avec constance pour décréter que les réalités sont illégales. La dernière en date est la loi Avia contre la haine, la haine étant suffisamment vague pour pouvoir servir de couperet à ceux qui n’aimeraient pas ce pauvre Macron ou qui vivraient mal la progression de l’islam en terres chrétiennes, ou encore qui ne voudraient pas d’une immigration ne souhaitant pas s’assimiler.

Osons tout de même en faire l’expérience et vérifions ensemble que la lumière de la réalité est facilement insupportable à certains.

La réalité est que seule une petite fraction du peuple est apte à faire des études longues. La stupidité d’une réussite au bac de 80% ou plus des candidats a bien sûr rendu cet examen sans aucune valeur, mais il a surtout bloqué à très grand frais une partie importante de la population dans des universités dont elle sort formatée, déresponsabilisée, contente d’elle-même, perdue, très souvent inutile et pourvoyeuse de Pôle emploi. L’ancien ministre de l’Éducation nationale Claude Allegre était conscient du coût exorbitant de son administration (avec pourtant des salaires individuels des professeurs notoirement trop bas) quand il disait en 2011 dans le Point « L’Armée rouge, à laquelle on comparait volontiers l’Éducation nationale en raison de sa masse… ». Ce coût est d’autant plus surprenant que peu d’adultes disent avoir appris à l’université, ce qui leur sert dans leur travail. Ils y ont appris la plupart du temps une culture générale qui était auparavant donnée par les familles, le goût agréable mais malheureusement durable de l’oisiveté et ils y ont surtout été préparés à croire en un monde onirique peuplé de consommateurs donnant aux machines le rôle de production de richesses. Ils y ont été formatés à l’irresponsabilité de la formule « Je donne une partie de mon temps et je dois en vivre bien. », fausse vérité présente dans toutes les cavernes politiques.

La réalité c’est qu’une petite minorité a accaparé le mot république qui n’est que la chose commune en latin et qui a comme différentes formes, la monarchie (le gouvernement par un seul), l’oligarchie (le gouvernement par un groupe) et la démocratie (le gouvernement par le peuple). Cette petite minorité a réduit la république à une oligarchie présentée comme une démocratie alors qu’elle n’est de plus en plus qu’une monarchie. Cette réduction, cette falsification et cette soumission se sont faites avec la complicité active des medias et de l’Éducation nationale qui, à force de faire des éclairages incomplets et biaisés, à force de surexposer des éléments isolés, arrivent à faire croire que mensonge est vérité, que minorité est majoritaire, que l’approche du même beau, du même bien et du même vrai, n’est plus la base essentielle d’une civilisation. Pour faire tenir cet équilibre instable cette petite minorité achète très cher l’affect du peuple dans ce qu’elle appelle une campagne électorale et se gargarise ensuite d’avoir reçu mandat. Cherchant à ratisser large pour garder le pouvoir elle survalorise et flatte toutes les minorités, en donnant l’impression qu’elle accepte leurs dictatures et leur entrée sans cesse croissante dans ses propres rangs. Tous ces VRP de la fausse vérité sont présents dans toutes les cavernes politiques.

La réalité est que les femmes et les hommes sont égaux mais non identiques. Ils sont complémentaires aussi bien physiquement que mentalement. Aucun n’est complet et leur collaboration est vitale. Dans toutes les civilisations connues, la femme est le quotidien quand l’homme est le référent. Chacun a d’abord le devoir de son état, puis son devoir de citoyen et enfin le devoir d’équilibrer les deux premiers pour construire son bonheur personnel. Le premier devoir des femmes est la perpétuation de l’espèce et de chaque race si l’on croit à l’intérêt de la biodiversité en ne la limitant pas au végétal et à l’animal. Toute femme qui a au moins trois enfants remplit ce devoir, toute femme qui en a deux, un ou zéro ne le remplit pas, même si certaines n’y sont pour rien, ce qui explique que 211 enfants soient en moyenne nécessaires par 100 femmes pour le simple renouvellement de la population. L’apport des hommes dans le renouvellement est presque insignifiant, grossesse et accouchement ne connaissant pas la parité. Le premier devoir des hommes est d’aller travailler pour rapporter l’argent nécessaire au logement, à la nourriture et au bien-être des femmes et des enfants. Si le devoir de citoyen est le même pour les femmes et les hommes en tant qu’électeur, le devoir d’équilibre est complètement différent car pour la femme ce sera sortir de chez elle pour se sentir utile à la société, alors que celui de l’homme sera plutôt d’être avec ses enfants. La vie professionnelle remplit chez l’homme le devoir de son état alors qu’elle remplit chez la femme son devoir d’équilibre, ce qui rend aberrant la notion même de parité professionnelle tellement à la mode dans certaines cavernes. Les femmes, approuvées par tous les hommes du système, ne remplissent plus leur premier devoir, de San Francisco à l’Oural. Elles participent involontairement avec l’immigration et les machines au remplacement des hommes dans le travail. Cela entraîne la baisse du pouvoir d’achat des salaires souhaitée par un patronat à courte vue. Toujours involontairement elles participent à l’incohérence actuelle qui fait grimper les valeurs refuges, or, œuvres d’art et immobilier, et par ricochet les loyers. Il devient impossible d’avoir des enfants dans un appartement en ville et les rémunérations sont tellement basses que deux salaires deviennent nécessaires pour survivre correctement. Cette réalité est occultée dans toutes les cavernes politiques sans exception car elles doivent toutes flatter l’affect de leurs électeurs… et de leurs électrices.

Mais pour en revenir à la caverne de Platon, l’homme qui en est sorti a eu la chance de ne pas rester enfermé dans ses cavernes mentales d’ombres, de flaques d’eau et de clair de lune. Cette chance nous a été retirée par l’invention très récente de la monnaie-dette qui permet tout, en cassant tous les freins. La monnaie-dette permet d’investir en empruntant pour acheter des machines qui auront une production qu’un client viendra reconnaître comme une richesse en l’achetant. Pour une seule richesse la collectivité aura dépensé deux fois, une fois pour investir et une seconde fois pour acheter. Ne soyons pas surpris que la dette mondiale ne fasse que grimper et se chiffre maintenant en centaines de milliers de milliards de dollars ou d’euros évidemment irremboursables. Cette réalité-là est pour beaucoup la plus insupportable de toutes car la regarder brûle leurs yeux. Ils préfèrent oublier les deux vérités de base de l’économie qui sont qu’un peuple ne peut consommer que ce qu’il produit et que tout commerce international honnête ne peut être qu’un troc.

La France est divisée entre le bon sens perdu des Gilets jaunes confrontés aux réalités et l’intelligence brillante et méprisante de Macron et de ses affidés qui s’enferment dans des cavernes de plus en plus sophistiquées. L’intelligence ayant refusé de se laisser policer par le bon sens, l’affrontement a commencé et le bon sens gagnera comme toujours.

Mais à quel prix et en combien de temps ?


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20 réactions à cet article    


  • Hugo Drax Hugo Drax 1er février 11:54

    Pour une seule richesse la collectivité aura dépensé deux fois, une fois pour investir et une seconde fois pour acheter.

    Cela fait deux tas de fric, à n’en point douter, pour les émoluments au prorata dans les cavernes socialistes.


    • Kylo REN 42 Chaussette42 1er février 11:58

      @Hugo Drax

      Tss Tss Tss, et le p’itit troisième tas sans étiquette, qui met tout l’Univers au même niveau, tu l’oublies ? smiley


    • Hugo Drax Hugo Drax 1er février 13:57

      @Chaussette42
      Cette dette qui nous sera réclamée pour pouvoir brûler en Enfer… À ce que j’ai compris, le passeur n’accepte que de l’or !


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 1er février 12:08

      Le mythe de la caverne est une allégorie théologique ne visant pas à découvrir la réalité du monde, mais une vérité idéelle.

      Pour votre démonstration (agréable à lire et non sans pertinence), un autre mythe grec serait aussi instructif et plus pragmatique : le tourbillon et le récif Charybde et Scylla de l’Odyssée. Tout le monde ne s’appelle pas Ulysse et la plupart d’entre nous finissent toujours par tomber de l’un dans l’autre en croyant sauver leur peau.


      • Marc Dugois Marc Dugois 1er février 12:23

        @Séraphin Lampion

         Vous avez raison et Platon parlait en effet de la Terre et des Cieux. Mais il était déjà dans l’étude du Bien et de la difficulté à le connaître.

        Il est plus difficile de connaître son devoir que de le faire. Et cela est aujourd’hui rendu encore plus difficile par le ruissellement de fausse monnaie qui vise à faire croire que tout est possible.


      • Decouz 1er février 12:37

        du vide dans le vide

        du plein dans le vide

        du vide dans le plein

        du plein dans le plein


        • Kylo REN 42 Chaussette42 1er février 12:41

          @Decouz

          Pas décousu du tout, ça, peau d’âne ! ^^


        • gaijin gaijin 2 février 10:48

          @Decouz
          « quand mon verre est vide je le plein et quand il est plein je le vide »
          zorba le bouddha


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 2 février 14:30

          @gaijin

          « Remply ton verre vide

          Vide ton verre plein

          je ne sauray voir dans ta main

          ton verre ni vide ni plein. »

           

          chant bachique


        • toubib41 1er février 17:01

          Donc nous sommes dans une caverne enchaînés par ceux qui en tirent profit et depuis la nuit des temps nous allons de caverne en caverne sans jamais déployer nos ailes. Certains sont des maîtres en la matière pour nous vendre de l’ombre pour de la lumière et les quelques éclairés sont à chaque fois achetés ou éliminés. Je ne vois que l’intervention d’une mutation spontanée de notre génome nous imposant le bien pour nous sortir de cette misère et là, on n’est pas sortie de l’auberge pardon, de la caverne.


          • Armand Griffard de la Sourdière Armand Griffard de la Sourdière 1er février 18:42

            @toubib41

            Hé oui Doc ! c’est depuis l’âge de bière que les hommes vivent dans des tavernes . smiley


          • soi même 2 février 00:29

            La caverne de Platon n’en cacherait-elle pas d’autres ? bien sur que que si elle s’appelle, Connais toi même et tu connaîtras le monde.


            • gaijin gaijin 2 février 10:42

              « la caverne de platon n’en cacherait elle pas d’autres ? »

              bien sur que si : 7 si l’on en croit la tradition, couches d’oignons du non être qui se croit être jusqu’à ce que l’être au delà de la dualité être non être émerge a la lumière de la conscience ...

              mais votre texte ne traite pas de cela , plutôt de ce qui se passe dans le théatre de marionnettes

              gate gate paragate parasangate etc

              https://www.youtube.com/watch?v=vSR1L9IN03g


              • Marc Dugois Marc Dugois 2 février 11:08

                @gaijin

                Je ne me suis intéressé qu’à la couche d’oignon dont je me sens le plus proche et cela m’a suffit pour être submergé de questions. Lesquelles vous posez-vous ?


              • gaijin gaijin 2 février 18:15

                @Marc Dugois
                « Lesquelles vous posez-vous ? »
                est il préférable de mourir a la vie ou de vivre dans la mort ...


              • Marc Dugois Marc Dugois 2 février 18:58

                @gaijin

                En tauromachie, cela s’appelle une véronique, une belle façon d’éviter l’obstacle.


              • gaijin gaijin 3 février 08:44

                @Marc Dugois
                c’est joli ça une véronique smiley
                mais non la question que je pose est bien concrète ( c’est vous qui m’avez demandé ) même si vous ne la comprenez pas. elle ne s’adresse qu’à ceux qui ont suffisamment conscientisé la question de la réalité en dehors des cavernes ...


              • troletbuse troletbuse 2 février 23:02

                Intelligence brillante de Micron Donnez des exemples Ce serait plutôt la connerie des suiveurs


                • Aff le loup 3 février 14:26

                  Cette allégorie explique que, dans un monde clos (la caverne), les réalités (les ombres) sont trompeuses (les ombres sont optiquement parlant plus grandes et déformées d’une part et faussement mouvantes du seul fait des flammes du feu qui éclaire la caverne d’autre part...). Platon explique que pour être dans la Vérité, il faut tenir un raisonnement c’est à dire sortir de la caverne et aller vers la lumière... Et que cette connaissance ne se transmet pas sans danger aux gens qui sont victimes de la facilité, c’est à dire des apparences... C’est une allégorie très facilement applicable au microcosme agoravoxien !


                  • L'Astronome L’Astronome 4 février 00:21

                    « La France est divisée entre le bon sens perdu des Gilets jaunes confrontés aux réalités et l’intelligence brillante et méprisante de Macron et de ses affidés qui s’enferment dans des cavernes de plus en plus sophistiquées. »

                     

                    En lançant ses troupes de gendarmes et de CRS contre les Gilets jaunes, Macron nous fait vivre un remake du Mythe de la caverne, intitulé « le Mythe de la caserne ».

                     

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