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Accueil du site > Tribune Libre > La Classe moyenne s’étiole et disparaît et le prolétariat réapparait (...)

La Classe moyenne s’étiole et disparaît et le prolétariat réapparait !

Depuis des années nous répudions le concept de "classe moyenne" que les bobos de la go-gauche affectionnent particulièrement effrayés d'être associés à la classe prolétarienne. 

 

L’évanescente classe « moyenne ».

"Moyenne" de quoi en termes de rôle social ? Dans quel mode de production peut-on être "moyen", et moyen de quoi ? Ce concept (fondé sur le revenu des individus) provient de l'école de sociologie de Chicago et fut élaboré au cours des trente années d'expansion impérialiste (1945-1975). Cette idée visait à discréditer le concept de classe sociale antagoniste, et à désarmer la classe ouvrière en niant son existence et sa mission historique. Voici que la prolétarisation de la petite-bourgeoisie s'accélérant, le bobo renie son appartenance de classe "moyenne" (sic) et reconnait sa paupérisation, sa détresse sociale, ses conditions précaires, vivant parfois des aides de l'État « providence » qu’il adule tellement. Nous l'avions souligné dans un article récent sur les États-Unis. La déchéance commence aux USA puis s'étend à l'Occident. L'article ci-dessous présente la situation au Canada (1).

 

**********

 

Le sondage pour tracer le contour de cette classe éphémère.

« Un sondage laisse croire que la bataille politique constante pour le soutien de la classe moyenne au Canada se déroule sur un territoire de moins en moins étendu. Un sondage Ekos-La Presse canadienne mené auprès de 4839 Canadiens indique que la proportion de personnes qui s'identifient à la classe ouvrière se situe à 37 pour cent, tandis que 43 pour cent des participants estiment faire partie de la classe moyenne ».

Ils le croient, mais ne savent pas pourquoi sinon que leur salaire leur semble moyen et moyennement stagnant.

« Il s'agit du niveau le plus bas depuis 2002, a indiqué Ekos. Au début du siècle, environ 70 pour cent des Canadiens se définissaient sous les termes de la « classe moyenne ». Durant la même période, la proportion de gens estimant faire partie de la classe ouvrière a presque doublé. »

« Doublé » dit le texte, soit les mêmes proportions que l'augmentation de la paupérisation de la petite-bourgeoisie, victime de la crise économique systémique et permanente comme l’indique cet article : http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/les-banques-centrales-detiennent-le-tiers-des-obligations/.

« Ces identifications ne concernent pas seulement les finances personnelles, souligne le président d'Ekos, Frank Graves. Elles touchent aussi à la perception des gens quant à leur bien-être, leurs liens émotifs et leur sentiment général sur leur qualité de vie. »

Autant de variables dépendantes qui reflètent directement les variables revenu et condition de travail dans l’économie générale.

« M. Graves soutient qu'il ne s'agit pas uniquement d'un débat économique. « Si nous voyons vraiment des gens quitter la classe moyenne, alors nous aurons une société moins saine et moins heureuse à un certain moment dans l'avenir », estime-t-il ».

En effet, le segment de la classe ouvrière qui obtenait de bons salaires et la classe petite-bourgeoise qui bénéficiait d’un revenu moyen dans les services publics s’anémiant et se prolétarisant sous les effets de la crise, la résistance de classe risque de s’envenimer, voilà ce que le sondeur voulait découvrir et signaler à ses patrons, signifiant ainsi que la "classe moyenne" a un rôle social de contrôle et d’apaisement social. Mais la petite-bourgeoisie manifeste beaucoup direz-vous ! En effet, pour éviter de faire grève et de paralyser l’économie.

 

 Le populisme comme exutoire de la révolte populaire.

Vient enfin la deuxième partie de l’article, l'objectif véridique de cette enquête sociologique. Sous le mode de production capitaliste, où toutes les instances (politique, économique, idéologique et médiatique) sont sous le contrôle du grand capital hégémonique, le but d'un sondage est triple  :

1) d'une part, prendre le pouls de la populace, savoir si elle a bien reçu et perçu la propagande que les médias à la solde des riches lui assènent quotidiennement.

2) D’autre part, mesurer le niveau de résistance parmi les classes sociales les plus malmenées (ici, la petite-bourgeoisie en voie de prolétarisation-paupérisation).

3) Enfin, un tel sondage vise à inculquer l’orientation – le formatage de la pensée unique – que les médias ressassent inlassablement au service de leurs propriétaires milliardaires. Voici le message que ce sondage voulait propager… 

 

Montée du populisme.

« Les questions ont été posées dans le cadre des efforts de La Presse canadienne et d'Ekos pour évaluer si les éléments ayant mené au bouleversement du statuquo politique aux États-Unis et ailleurs ces dernières années sont présents au Canada. Ce sondage laisse croire qu'ils sont bien présents ». « Ce n'est pas comme si les gens sortent de la classe moyenne et accèdent à la classe supérieure », dit M. Graves. Ils glissent vers l'arrière et je crois que les indices sont assez clairs que cela est probablement la principale source de la montée du populisme et de toutes les choses désagréables qui y sont reliées », soutient-il. Ekos a questionné les Canadiens sur leurs perspectives financières à court et à moyen terme, et seulement une minorité de Canadiens s'attendent à une amélioration de la situation. (…) Lorsqu'un échantillon un peu plus grand de 2443 personnes a été appelé à évaluer la qualité de vie de la prochaine génération, 13 pour cent des gens seulement ont dit croire qu'elle serait dans une meilleure posture, tandis que 56 pour cent entrevoyaient une détérioration de la situation. Toutefois, les perceptions sur l'économie dans ce genre de coup de sonde tendent à être en décalage avec la réalité, souligne M. Graves » (2).

Percevez-vous le message subliminal que contient cette partie du sondage ? Le voici : « Votre situation économique se dégrade, vous en éprouvez de la frustration, on vous comprend, et nous allons vous présenter les responsables de vos malheurs : ce sont les fainéants, les paresseux, les immigrants, les tricheurs de l’assistance sociale, les chômeurs, les pauvres et les grévistes qui vous entourent et qui refusent de comprendre que l’État démocratique ne peut rien faire – il est endetté par votre faute à cause de sa générosité passée qui doit être stoppée si vous souhaitez recouvrer votre ancien statut social ». Voilà comment ils ont construit les partis fascistes dans les années Trente et comment ils espèrent refaire leur mobilisation réactionnaire cette fois encore sous le nom de « populisme », « d'extrémisme », de « suprémaciste », de gauche comme de droite, mais le prolétariat ne sera pas au rendez-vous cette fois.

 

L’ARTICLE EST DISPONIBLE SUR LE WEBMAGAZINE http://www.les7duquebec.com/7-au-front/la-classe-moyenne-setiole-et-disparait-et-le-proletariat-reapparait/

 

Évidemment que ce discours alambiqué mystifie la réalité et surtout les causes véritables de la misère et de la détresse sociale généralisée (aux États-Unis, en premier, puis partout en Occident par la suite). Ce discours de propagande veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Un principe simple pour comprendre ce laïus mensonger, dites-vous « Qui paie dirige l’orchestre et est responsable de sa partition ». Le grand capital contrôle tout dans le mode de production capitaliste (ce n’est pas l’argent qui mène le monde. C’est bien le grand capital qui mène le monde) c’est donc au grand capital international qu’il faut s’en prendre pour stopper notre misère grandissante et mettre l’économie prolétarienne collective sur les rails. Ne comptez pas sur Ekos ni sur La Presse canadienne pour vous dévoiler cette vérité (3).

 

 

NOTES

 

  1. Source : Presse canadienne http://www.msn.com/fr-ca/actualites/quebec-canada/moins-de-gens-sidentifient-à-la-classe-moyenne/ar-AAtcf6Z?li=AAgh0dy&ocid=mailsignout. « Le sondage par téléphone a été mené entre le 15 septembre et le 1er octobre, et a une marge d'erreur de plus ou moins 1,4 point de pourcentage, 19 fois sur 20 ».
  2. Les plus récentes données de Statistique Canada sur la croissance de l'emploi montrent des gains sur dix mois consécutifs, la série la plus longue depuis 2008. Le salaire moyen à l'heure a augmenté à un rythme de 2,2 pour cent, supérieur à l'inflation, la plus forte croissance depuis avril 2016.
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En cette époque de tension guerrière meurtrière il faut revoir la politique prolétarienne sur la question des luttes de libération nationale afin de replacer le nationalisme dans une perspective de lutte de classes. La gauche a oublié que le prolétariat n'a pas de patrie et que la lutte pour le droit des bourgeoisies nationales au contrôle politique de leur État national n'entraînera jamais le combat révolutionnaire des prolétaires pour renverser le mode de production capitaliste et pour édifier le mode de production prolétarien. Afin de démontrer cette thèse l'auteur présente et commente six textes d'auteurs marxistes sur les luttes nationalistes. Mars 2017 • 142 pages • 15,5 €

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42 réactions à cet article    


  • Lugsama Lugsama 14 octobre 09:16

    La classe moyenne c’est simplement ces personnes qui ne se considèrent ni pauvre ni riche. Rien de bien extraordinaire. Après vous pouvez reprendre les théories qui refusent le terme de classe moyenne pour classer les bouffeurs d’iphones dans le prolétariat, au final ça reste de la masturbation intellectuelle sans grans intérêt, tout comme vos histoires scannées de lutte des classes.


    • gogoRat gogoRat 14 octobre 10:51

      @Lugsama
      Mais si , bien sûr, c’est d’un intérêt premier, en démocratie, lorsqu’on cherche le consensus !
       Mettons de côté cette pétition de principe de « lutte des classes », tout aussi artificielle que le concept de « classe moyenne » , et OUJOURS strictement la moitié chez les riches et l’autre moitié chez les pauvres.
       Si vous introduisez une troisième catégorie en désignant un tiers de la population entre les riches et les pauvres vous aurez toujours, dans tous les cas itou, un tiers strictement de riches, un tiers strictement de moyens, un tiers strictement de pauvres !
       
       Ce qui est intéressant dans l’évaluation du consensus n’est dès lors pas la réalité mais bien LA PERCEPTION de la réalité par les gens ! De même qu’il existe des conditions climatiques réelles (température,hygrométrie) et leur perception qui peut s’avérer sensiblement différente (cf notion de température perçue )

      Il peut se trouver des conditions ou moments historiques où tout le monde se veut de ’la classe moyenne’ - les pauvres pour échapper à l’opprobre ; - les riches par honte morale ; - les ’moyens’ par lucidité
       ... et des conditions ou temps historiques où personne ne se reconnaît plus dans la classe moyenne :
       - les moins bien lotis des moyens parce qu’ils se sentent lésés et veulent aider les pauvres à tirer la couverture dans le sens de leurs intérêts immédiats ;
       - les mieux lotis des moyens parce qu’ils se rêvent dans la classe des riches ( cf larbins !

      )


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 14 octobre 18:28

      @Lugsama


      pOUR MA PART je pense que l’école de sociologie de Chicago n’a pas introduit ce concept en pleine guerre de classe des années 1968 (pas simplement en France mais dans de nombreux pays y compris au Canada) pour localiser les bouffeurs de Iphone et vous permettre de vous masturber 


      Les statistiques présentées le démontre 1) La classe prolétarienne n’a jamais disparue ce que je dis depuis une décade  2) les données démontrent que la classe moyenne disparait = elle n’a jamais existé  3) la paupérisation des couches intermédiaires des Bobo est en cours comme nous le prédisons depuis une décade 

      Bref la lutte de classe s’accélère  mon ami 

      Merci pour ton commentaire camarade 

       

    • CN46400 CN46400 14 octobre 10:01

      Et oui la sémantique s’implique aussi dans la lutte de classes. ce n’est pas parce qu’un fraiseur pilote trois machines avec un ordinateur depuis un « aquarium », fringué dans une blouse blanche, qu’il cesse d’être un membre de la classe ouvrière. En fabriquant, simultanément trois pièces, il triple la plus-value, encaissée par le capitaliste, mais perçoit le même salaire que lorsqu’il n’en fabriquait, sur une seule machine, en blouse bleue, qu’une.

      De même les bourgeois (existent-ils ?) ont beau essayer de rendre leur système plus désirable en le désignant avec le mot libéralisme ( liberté) plutôt que capitalisme ( capital), que « l’exploitation » afférente disparaît.

      De même le terme « prolétariat », après avoir été circonscrit au travail manuel salarié, s’élargit maintenant à tous ceux qui doivent travailler pour vivre. Par exemple, des journalistes qui méprisaient avant, même amicalement, les « prolétaires », sentent maintenant leur pas s’embourber dans la même obsession : la fin du mois et la précarité. Du coup le mot retrouve la noblesse qu’on avait voulu lui ôter.

       Et même dans les milieux militants, ces mots, en retrouvant leur efficacité, redeviennent à la mode. La radicalité ayant aussi besoin de mots radicaux et précis. Parce qu’on sent bien que les mots, passe partout, de classe populaire, ou de classe moyenne servent, avant tout, de feuille de vigne pour camoufler la dictature, toujours prévalente, de la « classe bourgeoise ».


      • Lugsama Lugsama 14 octobre 17:23

        @CN46400

        Sauf que le « capitaliste », pour parler comme un neuneu, n’est normalement pas le seul à fabriquer avec de nouvelles technologies et donc doit reporter les économies de production pour supporter la concurrence, sans parler du financement des nouveaux outils de production et de la technologie...


      • CN46400 CN46400 14 octobre 17:53

        @Lugsama

        Le capitaliste courant ne travaille pas. Le matin, après avoir bu un peu de café, il consulte les cours de ses actions. Il ordonne la vente de celles qui ne rapportent pas assez à son goût et ordonne l’achat de celles qui paraissent en hausse.

        Puis il va faire un peu de toilette... Et c’est pareil le lendemain

        Si, par hasard il travaille, c’est pour son plaisir, pas parce qu’il y est obligé. Le suicide pour stress professionnel ne le menace pas. Si, par extraordinaire, il est réduit à cette extrémité ce sera pour une spéculation ratée qui menace de le pousser dans le prolétariat, donc d’envisager de devoir faire commerce de sa force de travail !


      • Yaurrick Yaurrick 14 octobre 19:24

        @CN46400
        Si vous voulez faire encore plus dans le cliché anticapitaliste, vous auriez pu ajouter que le capitaliste courant se demande quelle usine il va délocaliser et combien de salariés il va virer.

        Sauf que comme d’habitudes, vous et vos comparses omettez que sans capital, les salariés auraient une productivité tellement faible qu’ils ne pourraient pas se nourrir... L’état naturel de l’homme c’est vivre dans la misère.


      • Robert Bibeau Robert Bibeau 14 octobre 19:30

        @Lugsama


        Triste sire, je me demande pourquoi certains prennent la peine de répondre (oui, au fait, pourquoi je réponds à ces provocations TRolatique ?) 

        OUI le « capitaliste » (pour parler à ton niveau) EST le seul et UNIQUE en mode de production capitaliste à fabriquer ie à s’approprier le fruit de la fabrication = la marchandise et sa valeur avec ou sans technologie sophistiquée et la concurrence n’est qu’entre capitaliste et au plus fort la poche 

        Mais quel est le rapport avec les résultats de cette enquète  ?????



      • CN46400 CN46400 14 octobre 21:39

        @Yaurrick
         Bien sûr qu’il faut du capital pour acheter des machines, fabriquer et vendre les produits, mais pourquoi ce capital doit-il s’accumuler dans une infime minorité de poches d’individus nés au bon moment et dans des familles privilégiées qui, sans travailler, décident du sort d’une immense majorité de prolos ?... C’est pas légèrement anti-démocratique ce mécanisme ?


      • Clocel Clocel 14 octobre 10:10

        Allons, allons, plus de classe moyenne, vous n’y pensez pas !?

        Quelle gueule elle va avoir la pyramide ?


        • Robert Bibeau Robert Bibeau 14 octobre 19:32

          @Clocel


          la même qu’actuellement sauf qu’une étage va retrouver son nom originale après les Trente glorieuses et le  grand krach boursier 



        • ZenZoe ZenZoe 14 octobre 11:25

          L’histoire étant faite de cycles, il devient évident que nous revenons peu à peu à l’époque féodale, une poignée de seigneurs et le clergé autour, une multitude de serfs, et pas grand chose au milieu. Bien sûr, le vocabulaire a changé entre temps. Pour ne pas heurter les sensibilités, au lieu de serfs, on parle de stagiaires, d’emplois aidés, voire de bénévoles (forcés ou pas)...


          • Robert Bibeau Robert Bibeau 14 octobre 19:40

            @ZenZoe


            NON le vocabulaire n’a pas changé pour ne pas heurter - le vocabulaire a changer pour se conformer à la réalité sociale et économique.

            MAIS vous avez raison de souligner ces apparentes similarités - évidente en effet. POURQUOI CES SIMILARITÉS ????

            Parce qu’un mode de production diffère de l’un à l’autre FÉODAL - CAPITALISTE mais sa fonction et son mode opérationnel fondamental ne diffère pas eux.

            Le mode de production FÉODAL  a libéré les forces productives esclavagistes et leur a permises de croitre mais ce faisant il a entrainer la même concentration de la richesse au haut - centre dites-vous - de la pyramide 

            Exactement la même chose avec le mode de production capitaliste vis-à-vis le mode FÉODAL  même si les forces productives sont immensément plus importantes et l’accumulation au centre en conséquence 

            Merci pour votre post 



          • Ciriaco Ciriaco 14 octobre 13:23

            En France nous assistons au retour flamboyant de la « Théorie du ruissellement », selon laquelle flatter et encourager les plus riches a un effet de redistribution (on ne parle plus guère d’idée d’égalité que quand il s’agit du genre ou d’une laïcité à 2 euros au sujet du voile porté par des femmes qui, si elles font beaucoup aboyer, ne s’expriment pourtant quasiment jamais dans la sphère publique).


            Dans les années 70 la statistique sociologique montrait un rehaussement du niveau de vie des classes moyennes dû à la croissance de l’activité économique. Avec 50 ans de retard donc, pusique que cette même statistique montre que dorénavant l’effet de rehaussement possède un effet pervers de division structurelle, il n’y a plus que le mainstream qui, quand il n’offre pas (en se tapant régulièrement la France insoumise au petit-déjeuner) une légitimité politique pour le prix d’un abonnement, prend un air d’enfant sage pour donner le change au sens critique des endormis de la classe moyenne.

            • Robert Bibeau Robert Bibeau 15 octobre 03:16

              @Ciriaco


              Mais Reagan - Nixon et Tatcher disaient ces choses que de  détaxer les riches allaient  leur permettre d’investir et de prospérer 

              Résultat les revenus de l’Éat on fondu (relativement) et le déficit s’est approfondit (absolument) et le chomage s’est répandu (totalement) 

              Incidemment les capitalistes ne recherche pas du capital à investir = ILS EN ONT TROP = ils cherchent des occasions d’affaires




            • Eric F Eric F 14 octobre 14:24

              Le problème du concept de « classe moyenne » est d’en définir les limites, car quelqu’un qui est rémunéré deux fois le SMIC peut appartenir aux classes laborieuses, et par ailleurs selon qu’on prenne le revenu brut ou le revenu disponible après redistribution (+allocations et -impôts), les écarts sont divisés par deux. Une définition pragmatique est : «  trop riche pour bénéficier de l’aide sociale et pas assez pauvre pour éviter l’impôt ».


              • Jao Aliber 14 octobre 17:47

                le prolétariat c’est la superclasse des chomeurs.elle représente 13 % de la population active.


                • CN46400 CN46400 14 octobre 18:08

                  @Jao Aliber

                  Les chômeurs, parce qu’ils cherchent du travail pour vivre, sont des prolétaires au même titre que ceux qui travaillent. Dans les situations révolutionnaires on en trouvent certains, achetés à bas coût, par la bourgeoisie, qui roulent contre leurs intérêts de prolos....


                • Eric F Eric F 14 octobre 19:29

                  @CN46400
                  « on en trouvent certains, achetés à bas coût, par la bourgeoisie, qui roulent contre leurs intérêts de prolos.... » la version moderne est la « directive sur les travailleurs détachés » venant des pays à bas cout, et l’emploi non déclaré de migrants http://www.lci.fr/international/italie-comment-la-mafia-exploite-les-migrants-2-2057686.html

                  PS : « achetés par la bourgeoisie », vous utilisez ce terme dans sa variante marxiste, désormais la majorité de la bourgeoisie est composée de cadres non-dirigeants, d’indépendants.Parlons ici d’« employeurs sans scrupules »


                • CN46400 CN46400 14 octobre 21:51

                  @Eric F

                  Les « employeurs sans scrupules » sont des individus en situation de délinquance.

                  La bourgeoisie est la classe sociale, infiniment minoritaire, qui possède les principaux moyens de production et vit des fruits du travail des prolos, immensément majoritaires, qui, dans divers postes de travail, animent ces moyens. C’est effectivement la vision marxiste de la société capitaliste. On peut la contester, mais il faut argumenter, la contestation par le seul vocabulaire étant inopérante.


                • Nolats Nolats 16 octobre 12:52

                  @CN46400
                  Un ingénieur de développement logiciel est un cadre supérieur appartenant à la bourgeoisie, mais il n’exploite personne et fait partie des productifs. La vision du 19è siècle ne correspond plus à la sociologie contemporaine, comportant des classes intermédiaires, ce qui n’invalide néanmoins pas totalement le modèle de l’accumulation capitalistique de richesses et de pouvoir économique.


                • CN46400 CN46400 16 octobre 13:54

                  @Nolats

                  La sociologie utilise divers critères en fonction des recherches conduites. Marx utilise, lui, des critères qui permettent de comprendre la lutte des classes qu’il a mise à jour. Le prolo travaille pour pouvoir vivre et le bourgeois vit avec le travail d’autrui. Bien sûr, il y a des zones grises, facilement délimitables, entre les deux situations.


                • Robert Lavigue Robert Lavigue 16 octobre 14:02

                  @CN46400

                  Bien sûr, il y a des zones grises, facilement délimitables, entre les deux situations.

                  En dehors de l’optique, c’est le propre d’une zone grise de ne pas être facilement délimitable ! Sauf à considérer qu’est zone grise tout ce qui n’est pas blanc pur ou noir absolu, soit presque toute l’étendue du spectre...

                  Et que dire des infinies nuances entre le gris clair et le gris foncé ? Facilement délimitables aussi ?


                • Nolats Nolats 16 octobre 14:23

                  @CN46400
                  les « zones grises » constituent une part croissante de la population, il faut revisiter les concepts passés en fonction des réalités présentes, ainsi le terme « prolétariat » portait une notion de dénuement qui ne correspond plus à la majorité des salariés.


                • CN46400 CN46400 16 octobre 15:08

                  @Nolats

                  « le terme « prolétariat » portait une notion de dénuement »

                  Ce n’est pas parce que la bourgeoisie, et sa presse, ont forcé le trait que l’image correspond à la définition de Marx qui parle, lui, de la position des individus dans les rapports de production et pas de leur « dénuement » total ou non. Dans ces conditions il aurait pu, lui aussi, se revendiquer comme prolétaire, ce qu’il n’a jamais fait. Il n’est pas nécessaire d’être totalement « dénudé » pour être obligé de travailler pour vivre...


                • CN46400 CN46400 16 octobre 15:29

                  @Nolats
                  « les « zones grises » constituent une part croissante de la population »

                  C’est faux et c’est l’inverse qui est vrai. Les « uber boys » sont des prolos encore plus exploités que bien des salariés classiques, puisque leur exploitation n’est encadrée par aucune pointeuse et qu’ils doivent financer leurs outil de travail. Certains salariés sont aussi actionnaires, mais toujours à un niveau extrêmement minoritaire par rapport au patron, mais la délimitation est facile : travaillent-ils par obligation pour vivre, ou par plaisir (çà peut exister...) ? Situation identique dans les SCOP

                   Les paysans qui possèdent un capital conséquent mais ne dégagent que quelque centaines d’€ de revenu chaque mois malgré des horaires de travail ubuesques sont aussi des prolos.

                  Les prolos sont donc toujours plus « immensément » (KM) majoritaires !


                • Nolats Nolats 21 octobre 15:08

                  @CN46400
                  c’est une vision extensive que de mettre les hauts salariés et les travailleurs indépendants dans la case « prolétaire ». En poussant le pion, les administrateurs-salariés non actionnaires seraient-ils alors des prolétaires ? Ces niveaux intermédiaires étaient très peu nombreux au milieu du 19è siècle, l’encadrement étaient alors plutôt perçu dans le camp de la bourgeoisie exploitante que dans celui des travailleurs. Le prolétaire à l’époque romaine était le tâcheron de base, et le vocable « prolo » que vous utilisez en fin de commentaire a bien une connotation de dénuement. Il me semblerait plus clair d’introduire un terme différent, surtout dans une perspective de rassemblement.


                • pipiou 14 octobre 20:31

                  Comme souvent dans ce genre d’article on ne sait pas ce que l’auteur appelle proletariat.

                  Ce qui ne l’empeche de produire le néologisme « proletarisation ».

                  Je prolétarise, tu proletarises, ...

                  C’est tout le problème de ces marxistes : ils ont été élevés avec 10 mots et 5 postulats sur lesquels ils tournent en boucle.


                  • CN46400 CN46400 14 octobre 22:01

                    @pipiou

                    Les prolétaires sont l’ensemble de la population qui est obligée, pour vivre, de travailler. C’est une « immense majorité » (KM) dont les produits du travail sont capté par une « infime minorité » (KM) de propriétaires du capital qui constituent la classe dominante de la société capitaliste, nommée : « bourgeoisie » ...


                  • pipiou 15 octobre 11:52

                    @CN46400

                    La classe moyenne étant obligée de travailler, elle fait donc obligatoirement partie du proletariat.
                    Elle est donc déjà prolétarisée et l’article de l’auteur n’a pas de sens.

                    Vous ne voyez même pas que votre vocabulaire déconne complètement ?
                    Essayez encore.


                  • CN46400 CN46400 15 octobre 13:29

                    @pipiou

                    On peut, objectivement faire partie du prolétariat et n’en avoir aucune conscience au point de voter régulièrement comme, et même pour, les bourgeois qui vous exploitent très concrètement. Selon Marx l’appartenance à une classe sociale dépend d’abord de la place de l’individu dans les rapports de production. Le prolo travaille concrètement pour vivre et le bourgeois vit du travail des prolos ! Le prolétariat ne devient une force politique irrésistible que lorsqu’un grand nombre de prolos prennent conscience de leur situation économique collective et qu’ils s’unissent pour la changer.

                    Par contre l’appartenance à la « classe moyenne » est, la plupart du temps, le résultat d’une étude d’opinion parmi la population d’une contrée, ou bien, parfois, le résultat d’une simple étude des déclarations fiscales des individus. L’expérience montre que pour décrocher de la « classe moyenne » les individus interrogés ont tendance à faire de la résistance. Ce qui dénote un changement lourd de significations quand on constate une inversion de la courbe, comme le fait remarquer l’auteur.


                  • Robert Bibeau Robert Bibeau 16 octobre 17:01

                    @pipiou


                    c’EST TOI QUI DÉCONNE LE TROLL 

                    1)  UNE CLASSE MOYENNE CA N’EXISTE PAS ET CA NE PEUT EXISTER SOCIOLOGIQUEMENT PARLANT 

                    2) CE QUE LES SOCIOLOGUES ONT APPELÉS CLASSE MOYENNE CE SONT DES PETITS-BOURGEOIS QUI EFFECTIVEMENT TRAVAILLENT  MAIS NE PRODUISENT PAS DE PLUS-VALUE. ILS ONT SOUVENT DES ROLES DE PETITS CADRES TRAVAILENT DANS LES SERVICES TERTIAIRES ETC.

                    3) LEUR PROLÉTARISATION SIGNIFIE QU’ILS DEVIENNENT CHOMEUR - PERDENT LEUR EMPLOI OU ALORS DEVIENNET MENDIANT - SDF -  SE TROUVENT UN JOB SOUS PAYÉS CHEZ UBER AU MAC DO ETC...  

                    JE NE PEUT RIEN FAIRE D’AUTRE POUR TOI  PROLÉTAIRE NE SIGNIFIE PAS QUE PAUVRE MAIS AUSSI UNE NOUVELLE PLACE DANS LE PROCÈS DE PRODUCTION 

                    ROBERT bIBEAU HTTP ://WWW.LES7DUQUEBEC.COM 

                  • novo12 14 octobre 22:48

                    La disparition de la classe moyenne démontrée par les chiffres :


                    • Robert Bibeau Robert Bibeau 15 octobre 03:32

                      @novo12


                      Excellente présentation en effet sauf que moi j’appel ces middles qui disparaissent suite è la crise économique des petits-bourgeois et des salariés ouvriers bien payés (dans le passé) et qui voient aujourd’hui leur conditions d vie et de travail détériorer jusqu’a les jetés dans la pauvreté 

                      Pourquoi ce phénomène ???  Quelle en est la source ???




                    • Debrief 15 octobre 08:21

                      Le prolétariat a toujours existé. Ce qui se passe c’est que la classe moyenne, des gens habitués à finir le mois sans trop compter, se prolétarise sous le double effet de la stagnation des revenus salariaux des employés et cadres moyens au bénéfice du capital et de la pression fiscale croissante nécessaire à maintenir le niveau de vie de la pléthore de hauts fonctionnaires et à acheter la paix sociale.


                      • CN46400 CN46400 15 octobre 08:54

                        @Debrief

                        « la pléthore de hauts fonctionnaires et à acheter la paix sociale. »

                        Les salaires des hauts fonctionnaire sont ridicules par rapport aux profits des capitalistes. Lesquels, sous l’effet de la baisse tendancielle des taux de profits, ne peuvent plus laisser une couche significative de miettes à la disposition des prolos. D’où l’érosion de la pseudo classe moyenne...


                      • Debrief 15 octobre 11:17

                        @CN46400
                        Ça palpe de 10.000 à 20.000 € dans les couloirs des ministères où les énarques pullulent sans compter les « honoraires » et primes annuels qui dépassent l’entendement compte tenu de la productivité. Et puis il y a les agences de l’état, les CESE et autres sans compter les cadres de la territoriale. Enfin bref, ce système français où les improductifs diplomés se ruent pour pantoufler leur vie durant.


                      • CN46400 CN46400 15 octobre 11:43

                        @Debrief
                         Vous parlez d’€ en milliers pendant que les bourgeois comme Tapie et consort parlent de millions voire de milliards. Et puis c’est quand même la bourgeoisie (Macron...) qui commande l’état, et ses grands commis, en France....


                      • Jason Jason 15 octobre 12:23


                        Bon article sur une mystification quasi planétaire qui affecte les dirigeants et tous leurs porte-voix (c’est-à-dire presque tout le monde).

                        Autant de définitions qu’il y a de regards. Pour un sociologue, un économiste, un ethnologue, un démographe, un géographe, un politique, un syndicaliste, un statisticien, etc. [les « un » sont transformables en « une » pour éviter le sexisme dans l’écriture].

                        Choisissons les termes et tenons-nous-y. Trop de ces discussions commencent avec beaucoup d’approximations, de mots ou d’étiquettes peu fiables.

                        Par exemple la notion de classe moyenne est récente, et les catégories de déciles ou de centiles pour classer les revenus évacue complètement une notion essentielle dans le capitalisme, qui est la confiscation par l’employeur d’une partie des fruits du travail. L’exploitation de l’homme par l’homme restant le rouage essentiel de nos sociétés. On n’a pas trouvé mieux, parce qu’on ne cherche pas.

                        Tout le reste n’est que littérature...


                        • Robert Bibeau Robert Bibeau 15 octobre 21:49

                          @Jason


                          exact 

                           ET C’ÉTAIT L’OBJET DE CE PAPIER - DIRE QUE LA NOTION DE CLASSE SOCIALE NE SE RÉSUME PAS AU SALAIRE MAIS À LA PLACE DANS LE PROCÈS DE PRODUCTION ET DONC À SON EXPLOITATION OU EXPLOITÉ LES AUTRES 

                          A REDIRE QUE LA CLASSE PROLÉTARIENNE N’EST JAMAIS DISPARUE PUISQUE LE CAPITALISME EXISTE TOUJOURS 

                          ET À CONFIRMER QUE LA PETITE-BOURGEOISIE SI PRÉSENTE ICI SUR AGORAVOX EST EN COURS DE PAUPÉRISATION - PROLÉTARISATION MALGRÉ SES PEURS ET SA HARGNE 

                          MERCI POUR VOTRE POST 



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