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Accueil du site > Tribune Libre > La crise n’est pas économique : elle est idéologique

La crise n’est pas économique : elle est idéologique

La crise qui traverse aujourd'hui le monde dans son ensemble ne peut décemment plus être nommée “crise financière” : cela va beaucoup plus loin. C'est une crise systémique, c'est à dire une crise qui remet en cause le système tout entier, à savoir le capitalisme. Car le capitalisme n'est pas un système permanent ou universel, mais une idéologie. C'est le fait de croire que la somme des intérêts individuels favorise l'intérêt général. Ce qui est faux : les chiffres le montrent, et les faits le prouvent.

Ce mensonge, ou si l'on préfère cette illusion dont nous avons été victimes, est en train de laisser place à une prise de conscience populaire réaliste : on voit bien que cela ne marche pas. Et c'est pourquoi tous les économistes du monde ne pourront rien y changer. Et c'est pourquoi il est totalement vain d'espérer retrouver qui la croissance, qui l'emploi, qui la rentabilité : le capitalisme a fini par tomber le masque, et se met à montrer au grand jour les effets de son a-moralité. J'ai déjà tenté d'expliquer ( dès avril 2010) à quel point la situation économique actuelle est inextricable, car tout le monde commence à comprendre qu'en économie, donner à l'un signifie prendre à un autre. Les citoyens ne font plus confiance à ce système, pas plus qu'à leurs agents ; et ils ont bien raison. Car en économie, les deux camps qui s'affrontent actuellement ne jouent la partie que sur un terrain capitaliste, et c'est n'est qu'à l'intérieur de ce système que s'opposent les deux visions qu'on nous propose aujourd'hui, à savoir le protectionnisme ou le libre-échange. Tandis que le réel donne à voir les limites non pas de l'une ou de l'autre de ces deux options, mais du système lui-même.

De là un décalage croissant entre entre ce que veulent les peuples et ce que proposent les dirigeants : car d'une manière ou d'une autre, le capitalisme ne peut satisfaire à l'intérêt général, que ce soit dans un cadre de libre-échange (à l'intérieur duquel les BRICs et les pays “émergents” seront les vainqueurs au détriment des pays dits “développés”), ou dans celui du protectionnisme (à l'intérieur duquel les puissances “historiques” imposeront leur vision d'une nouvelle gouvernance mondiale : un Empire européen allié avec les Etats-Unis, soumis au FMI et peut-être à sa future monnaie -le bancor - capable de contrer la montée en puissance des “émergents”). Mais de quelque côté qu'on le prenne, ce système favorisera toujours les uns au détriment des autres, et c'est CELA que les peuples ne supportent plus.

La question qui se pose désormais à tous, et à laquelle le nouvel “Empire européen” ne doit pas répondre seul, est donc bien celle-là : vaut-il mieux subir le capitalisme ou en sortir ?

Avec comme corollaire la question suivante : après le capitalisme il y a quoi ?

Et les réponses à cette question ne sont pas d'ordre économique, mais philosophique. C'est une idéologie qu'il nous reste à construire, avec d'autres questions concernant la vie en société des êtres humains : l'argent est-il nécessaire, qu'est-ce que la démocratie, quels sont les véritables besoins des hommes, etc… ?

Pendant ce temps nos gouvernants, perdus entre le retournement du capitalisme et leurs désirs de conserver le pouvoir, tentent par tous les moyens d'échapper à cette question cruciale pour l'avenir de l'humanité. Préférant l'injustice d'un système qu'ils connaissent à la mise en place d'une véritable réflexion collective sur les meilleurs moyens de favoriser l'intérêt général, ils s'imaginent pouvoir faire cesser la montée en puissance des Etats émergents en imposant à leurs peuples une cure d'austérité inacceptable, et en refermant les frontières autour de ce nouvel Empire qui n'aura plus rien de démocratique. Prétextant la crise et le besoin de “protection” que les peuples fragilisés désirent bien naturellement, ils profiteront de la naïveté de ces derniers pour mettre en place une sorte de “contre-retournement” qu'ils croient en mesure de sauver leur statut, à travers un retour “discret” au protectionnisme, pour croient-ils reprendre l'avantage.

Mais tous se trompent également, et tous les économistes du monde ne sauront régler le problème ainsi. Car le protectionnisme est en réalité une autre forme de conquête (par la force), et rien n'indique que les pays aujourd'hui puissants soient encore les plus forts demain.

Et c'est à ce point que nous devons relier le référendum avorté en Grèce à notre réflexion : en sortant de la zone euro et en refusant de rembourser la dette, peut-être s'apercevrait-on enfin qu'un pays peut tourner sans l'Europe, et que ce ne sont pas les peuples qui ont besoin des dirigeants pour les sauver de la misère, mais nos dirigeants qui ont besoin des peuples pour sauver “leur” Europe (comme le prouve l'attachement constant du couple franco-allemand à aider la Grèce “malgré elle”), et avec elle leur domination.

Une chose est sûre cependant, c'est que les peuples ne gagneront ni à l'une ni à l'autre des deux options économiques. Le niveau de la dette, les cours de la bourse ou la note des agences n'intéressent pas les peuples, car il y aura toujours des maisons à construire, des champs à cultiver, des hôpitaux et des écoles, des routes et des ponts…

Les peuples, eux, n'ont besoin pas besoin des économistes et de tous leurs calculs, mais d'une nouvelle idéologie capable de les faire tous vivre décemment, sans préjuger du lieu où ils sont nés, ni de leurs ascendances sociales. Vivre sans la misère, c'est tout ce que demandent les hommes. Ce que le capitalisme est incapable de leur apporter.

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr


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48 réactions à cet article    


  • Thucydide Thucydide 7 novembre 2011 10:28

    Voilà quelques infos piochées sur la revue de presse de Pierre Jovanovic  :
    Ils étaient combien à Cannes ? 100, 200 journalistes french ? Sans parler des directs sur toutes les chaînes TV... Ni du cirage de pompes entre Obama et Sarkozy sur France 2... Fort heureusement il y avait un reporter allemand du Frankfurter et un anglais de Reuters qui ont quand même posé des questions aux participants. Et c’est ainsi qu’on a appris que le trio Obama Sarkozy Cameron a demandé à Angela Merkel de mettre les réserves d’or de la Bundesbank en garantie à l’EFSF !!!!

    Bong

    J’imagine Sarkozy, Obama et Cameron, tous avec un bas sur la tête, mettant un revolver sur la tempe d’Angela Merkel comme dans Pulp Fiction et lui dire : « Tu nous donnes ton or, ou on te jette dans le Rhin »... Comme quoi l’or est toujours une bulle selon ces luminaires célestes que sont Touati et Gaillard (les deux vont bientôt passer à Bobino). Vous imaginez la scène ! Je suis même étonné, comme toute la presse allemande et anglo-saxonne, que Nicolas Sarkozy n’ait pas proposé l’or de la France pour garentir l’EFSF.

    Chers lecteurs, ceci est la preuve absolue qu’au moment même où on vous empêche d’acheter de l’or par toutes sortes de lois contraignantes (alors que pour le vendre, tout ce que vous avez à faire c’est de le mettre dans une enveloppe) derrière les rideaux, Obama et Sarkozy n’ont pas hésité une seule seconde à essayer de braquer l’or du Rhin... Tout le monde sait qu’Angela Merkel ne le reverra jamais. A part ça, l’or n’a toujours aucune utilité selon les brillants économistes que vous voyez sur BFM-tv !

    Voyez les commentaires acides de la presse, Zero Hedge G-20 Demands German Gold To Keep Eurozone Intact ; German Central Bank Tells G-20 Where To Stick It précisant que les Allemands leur ont dit où ils pouvaient se le mettre smiley Le papier de Reuters est surtout basé sur un article très bien informé de Holger Stelzner du Frankfurter Algemeine que vous, lecteur germanisant, pouvez lire ici...

    Clairement, les US et l’UE ont décidé de mettre les Allemands « à poil »... Romandie parle du choc des Allemands ici, et Shedlock dans le BI, lui, parle d’un G20 déséspéré, suppliant Angela... « Desperate G20 Asked Germany To Pledge Its Gold For EFSF Rescue Fund, And Germany Said No »... Du délire, je vous le dis, du délire total, surtout après les discours lénifiants d’Obama et de Sarkozy... Tout va bien, on a juste besoin de braquer tout l’or des Allemands, sinon les banques européennes vont voler bientôt en éclats... Et : "non, l’or ce n’est pas bien, vous êtes des peureux de mettre votre argent dans l’or....


    • kot begemot kot begemot 7 novembre 2011 12:04

      ça alors ! et l’or de Lybie, il est où en ce moment ?


    • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 7 novembre 2011 10:30

      La crise n’est pas économique : elle est idéologique

      Excellent titre. Cette formule doit être répétée souvent. Et je dirais même plus :

      Ce n’est pas une crise, c’est une escroquerie. 

      • Marc JUTIER Marc JUTIER 7 novembre 2011 10:54

        tout à fait !!

        je dirais même plus, c’est l’économie qui est une escroquerie intellectuelle !!! 
        voir l’ouvrage de Serge Latouche :
        l’invention de l’économie

      • bigglop bigglop 8 novembre 2011 00:13

        Bonsoir Caleb,
        Merci pour cet excellent article, mais dans votre conclusion vous parlez « d’une nouvelle idéologie »
        Cependant, il faudrait que vous la définissiez, car :

        « Aucune conscience ne peut se libérer soudainement sans le secours d’autre chose. C’est toujours une utopie qui définit ce qui est idéologique, et cette affirmation est toujours relative aux affirmations des groupes en conflit. » Ricœur

        « Les utopies apparaissent comme bien plus réalisables qu’on ne le croyait autrefois. Et nous nous trouvons actuellement devant une question bien autrement angoissante : comment éviter leur réalisation définitive ?… Les utopies sont réalisables. La vie marche vers les utopies. Et peut-être un siècle nouveau commence-t-il, un siècle où les intellectuels et la classe cultivée rêveront aux moyens d’éviter les utopies et de retourner à une société non utopique moins « parfaite » et plus libre. Nicolas BERDIAEFF dans la préface du Meilleur des Mondes

        Bien à vous


      • Traroth Traroth 7 novembre 2011 10:31

        Cet article résume parfaitement la situation. Les liquidités que les états injectent dans la finance depuis 2008 relève de l’acharnement thérapeutique, et maintenant, cet aveuglement pourrait bien entrainer l’économie réelle dans l’abysse avec les spéculateurs parasites et inutiles....


        • Fabien 09 Crazy Horse 7 novembre 2011 10:34

          Je soutiens l’idée qu’il y a bien d’autres possibilités de nous organiser en tant que peuple (même en tant qu’espèce). On voudrait nous faire croire que le capitalisme néo-libéral est la seule voie. Est-ce à dire que l’histoire se serait figée tout à coup ? Le temps s’est-il arrêté ? Bien sûr que non !

          Mais effectivement, pour imaginer autre chose il faut être capable de s’extraire, du moins intellectuellement, du carcan des idées reçues actuelles, prendre du recul, faire preuve d’ouverture d’esprit et de curiosité, dominer ses peurs...

          @ l’auteur
          Au sujet des alternatives, si vous ne connaissez pas déjà, je vous suggère de vous pencher sur le concept d’économie basée sur les ressources prôné entre autres par le Mouvement Zeitgeist - L’esprit du Moment (www.mouvement-zeitgeist.fr).


          • Thucydide Thucydide 7 novembre 2011 10:41

            Mais surtout ces infos arrivant tout droit des USA (pioche encore chez Jovanovic) :

            POURQUOI JEAN-LUC MELANCHON, NICOLAS DUPONT-AIGNAN ET MARINE LE PEN VONT PULVERISER LEURS SCORES
            Parce que les autres politiques ont perdu le contact avec la réalité. En effet, voici ce qui s’est passé ces dernières 72 heures et c’est le BI, le Seattle Times, Oakland Tribune, SF Chronicle, etc. qui vont vous le montrer avec des photos et des vidéos. Clairement il y a un décalage entre les gens normaux et ceux qui vivent aux frais de la princesses, pardon, de la République. Ce qui se passe là-bas, se passera ici, juste une question de temps...

            - des manifestants se sont dirigés devant le siège de Goldman Sachs à New York hier, BI ici.

            - à Seattle, des manifestants ont failli attrapper le PDG de JP Morgan à sa sortie d’un hôtel... Et ici Seattle Times.

            - à Oakland des agences bancaires ont été détruites par des manifestants, ici San Francisco Chronicle, le Inside Bay Area, ici MSNBC, et BI ici avec photos.

            Pendant ce temps, François Hollande a trouvé le moyen, selon Apathie, « de ne pas se prononcer sur le référendum grec ». La mollesse en action, parfaite illustration de ce qu’est devenu le PS et la politique en général.

            Il ne peut que se passer des choses très graves :
            ou bien le peuple fait sa révolte dans les urnes,
            ou bien il se laisse berner et se soulèvera dans les mois qui suivent l’élection,
            ou bien il se révolte maintenant, avant les élections.

            Avec hélas le Joker des équipes de pill... pouvoir actuelles, qui peuvent très bien, au point où en sont les choses, tenter de neutraliser les risques en supprimant les élections, on n’ose imaginer par quelles méthodes.


            • kot begemot kot begemot 7 novembre 2011 12:10

              supprimer les élections ? si la payé est sous la tutèle d’EU (FMI), suite à la Grèce, l’Italie etc., personne ne parlerait plus de l’élection.


            • panpan 7 novembre 2011 15:06

              Ils ont « failli » attraper le PDG de JP Morgan....
              Tant qu’ils n’en auront pas attrapé un pour de bon...
              Il n’y a que ça qu’ils comprendront


            • iris 7 novembre 2011 16:14

              GOLDMANN SACHS sur le monde diplo- moynenne des salaire sannuels = 350000euros

              et aumenttion de 48% une année-à verifier

              le capitalisme est devenu fou pour donner de tels salaires mirobolants !!

              mais avec les sectes qui nous gouvernent : francsmaçons bilderberg trilatérale qui tirent toutes les ficelles c’est mal parti-et surtout ne pas écouter michel rocard qui en fait aussi parti-
              et boycotter tious ceux qui en sont -renseignez vous


            • Albar Albar 7 novembre 2011 10:45

              Crise provoquée par le 1%, que l’on fait subir aux 99%, et qui profite toujours aux banksters cités par Céline, dont les tenants sont connus et auxquels il faut impérativement faire face en s’employant a changer la donne, c’est vital pour tout le monde, sinon ce sera des guerres inutiles provoquées par vous savez qui. 


              • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 7 novembre 2011 10:47

                « Les peuples, eux, n’ont besoin pas besoin des économistes et de tous leurs calculs, mais d’une nouvelle idéologie capable de les faire tous vivre décemment, sans préjuger du lieu où ils sont nés, ni de leurs ascendances sociales. Vivre sans la misère, c’est tout ce que demandent les hommes. Ce que le capitalisme est incapable de leur apporter. »

                Très immodestement, je suis en désaccord.

                Le Dividende Universel.
                Synthèse capitaliste pour instaurer une authentique compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité.

                Ce projet de « Dividende Universel » se compose d’un Objectif Principal et de deux Objectifs Spécifiques qui découlent de l’objectif principal.

                Objectif Principal :
                Acquisition Citoyenne & Collective du Pouvoir Économique

                Objectifs Spécifiques :
                I)
                Transformer le « capitalisme ordinaire » en un authentique Capitalisme Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.
                II)
                Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d’un Dividende Universel évolutif qui, de facto, éradiquera définitivement le concept même de chômage.


                • Marc JUTIER Marc JUTIER 7 novembre 2011 10:47

                  Bravo à l’auteur pour ce billet !

                  Je dis la même chose depuis 15 ans… et je crois que l’on est nombreux sur AGORAVOX et sur le net de façon général à dire cela …

                  Tant mieux !!!  En effet :

                  La révolution non violente est en marche !

                  La prise de conscience des peuples est inéluctable.

                  Nous vivons une révolution paradigmatique, un changement de civilisation, c’est indéniable.

                  Je dis ce que je pense partout et tout le temps depuis des années et

                  la victoire des peuples contres les banksters ne fait aucun doute à mes yeux.

                  L’oligarchie (Bilderberg, trilatérale, etc) et leurs serviteurs (technocrates, économistes et journalistes) sont en train d’être démasqués.

                  Chers concitoyens, j’ai rassemblé ici quelques articles, vidéos et documents qui vous permettront d’avoir une vision plus claire de la situation.

                  http://www.lepost.fr/article/2011/11/05/2630758_la-revolution-non-violente-est-en-marche_1_0_1.html

                  10 bonnes raisons de faire à nouveau la Révolution

                  http://www.syti.net/Revolution.html

                  Argent dette : Unissons nos indignations pour exiger l’abrogation de l’article 123

                  http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/unissons-nos-indignations-pour-103363

                  première étape pour nous libérer des chaînes de l’argent dette.

                  Marc JUTIER


                  • Laulau Laulau 7 novembre 2011 14:53

                    « La révolution non violente est en marche ? »

                    Ce serait doublement mon souhait, d’abord qu’il y aie une révolution et ensuite qu’elle soit non violente. Hélas, hélas j’ai peur que ce ne soit qu’une chimère.
                    Première illusion : la révolution en marche
                    Les banksters mettent tous leur moyens dans le combat médiatique pour étouffer l’idée de révolution. Toutes les télés, tous les médias sont contre nous. Toutes poussent les peuples à vers l’ignorance et l’asservissement.
                    Deuxième illusion : la révolution non violente
                    Croyez vous vraiment que ceux qui détiennent le vrai pouvoir le lâcheront sans violence ? Pour défendre leurs intérêts ils provoquent chaque jour des milliers de morts de faim et de maladie, de désespoir ou d’empoisonnement. Ils n’hésiteraient pas une seconde pour éliminer les révolutionnaires désarmés, fussent-ils des millions.


                  • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 7 novembre 2011 16:46

                    « La révolution non violente est en marche ! »

                    Et les capitalistes resteront l’arme au pied en abondonnant sans résistance leurs capitaux au peuple souverain uni dans la claire conscience de son intérêt général.


                  • miha 7 novembre 2011 11:03

                    Bel article, Caleb !

                    La dette, c’est du racket !

                    Un racket organisé par l’oligarchie (mal) déguisée en démocratie.


                    • sam turlupine sam turlupine 7 novembre 2011 11:17

                      Oui, le capitalisme relève évidemment d’une idéologie, et ses crises systémiques ont largement démontré que le système financier et économique imposé par cette idéologie ne sont pas viables, si ce n’est au détriment croissant de la très grande majorité des citoyens. 


                      Mais il n’y a pas, dans les tuyaux, d’autre « idéologie » de rechange : et ce n’est pas une idéologie qui pourra changer le système ;mais des mesures précises ; financières et économiques. 

                      Pour se débarrasser définitivement des conséquences de cette idéologie mortifère, il faut en rendre ses effets inoffensifs : à savoir, imposer une réforme monétaire, annuler les dettes des pays, interdire la spéculation sur les produits de première nécessité (nourriture, logement..) et sur les états, supprimer les paradis fiscaux, interdire toute création monétaire aux organismes privés, mettre tous les organismes internationaux (Banque Mondiale, OMC, FMI) sous contrôle des citoyens, exercer une reconquête démocratique des états, neutraliser les bourses, redonner aux états le pouvoir d’emprunter aux banques centrales, sans intérêt, etc...

                      Le pseudo « libre-échange » est une escroquerie, dans la mesure où les pays n’ont pas les mêmes conditions de production, les mêmes conditions sociales de vie, les mêmes services publics, les mêmes revenus, etc.... 

                      Pour se débarrasser de la dictature des « marchés financiers », il faut leur supprimer leur pouvoir de nuisance, en rétablissant un système monétaire et financier sur lequel ils n’ont pas prise : rétablissement de la parité des monnaies avec l’or, suppression des fonds de pension (retraite par capitalisation), interdiction des mouvements des taux d’intérêts à court terme, véritable taxation des transactions financières ( de l’ordre de 5 à 10%). 

                      Ne pas tomber d’une idéologie mortifère dans une autre, mais placer les intérêts des citoyens et des états au coeur du système politique, financier, économique ; c’est la seule idéologie qui peut encore sauver le monde de sa privatisation, de son accaparement par ses principaux ennemis ; elle passe par la résistance passive et active des citoyens du monde entier ; mouvements populaires, grèves générales, rassemblements citoyens. 

                      Ils ont le pouvoir, nous avons le nombre, qui doit faire de leur pouvoir un tigre de papier, envolé au souffle des révoltes citoyennes. 

                      • BHL=MST 7 novembre 2011 11:29

                        Bingo ! Dans les esprits s’effectue une contraction de plus en plus nette des pensées aux deux extrêmes. L’un des extrême est connu, puisqu’il s’agit de la pensée officielle, dite de communication, qui refuse plus que jamais toute approche générale des diverses crises qui composent LA crise générale. De ces esprits cloisonnés il n’est rien à attendre, si ce n’est confirmation de leur barbotage pathétique, ce qui inclus la possibilité qu’ils mettent à exécution l’un des projets insensés et grotesques d’attaque de l’Iran. L’autre extrême, c’est la radicalisation des jugements sur la situation, passant de la condamnation des conséquences du système à la condamnation du système lui-même. Le philosophe Salvoj Zizek résume la situation par ce mot : Now, the field is open.  Effectivement, ouvert sur le constat de la nécessité d’une alternative non pas radicale, mais de rupture complète avec un machin qui s’effondre. Enjoy !


                        • lloreen 7 novembre 2011 11:29

                          bonjour caleb irri

                          Excellent article, comme toujours.C’est une vision du monde qui s’affiche sous les yeux horrifiés des dormeurs.
                          La solution consiste à une évolution des mentalités et l’on constate tous les jours que nous avons déjà tous les outils en main.
                          Reste à le faire comprendre au plus grand nombre et à la caste de parasites qui se prennent à tort pour nos « représentants »...

                          Avec le mouvement des indignés, cela devient palpable ! L’idéal serait que les français et les grecs suivent le sillon tracé par les islandais, qui ont déjà commencé à régler efficacement le problème.
                          Il faut informer le plus grand nombre de ce qui se passe en Islande, car ils sont les précurseurs !


                          • lloreen 7 novembre 2011 11:32

                            BHL=MST

                            Vous avez mis le doigt sur LE problème majeur qui s’officialise avec cette « crise ».
                            Nos larbins serviles servent les intérêts d’une caste de psychopathes dont la volonté affichée est de mettre la planète à feu et à sang.

                            • « ce qui inclut la possibilité......insensé et grotesque d’attaque de l’Iran »....

                            • Lamentable et monstrueux...

                            • lloreen 7 novembre 2011 11:43

                              orion
                              « ce vieux système moribond....touche à sa fin ».

                              Oui, et les « crises » doivent être les estocades.
                              Mais il ne faut pas se leurrer sur ce qui doit suivre : le système mondialiste.
                              Et c’est justement dans ce piège qui s’ouvre devant nous comme un abîme devant nous que nous ne devons pas tomber.

                              Pour cela il faut absolument acquérir notre souveraineté citoyenne et sortir de ce carcan de notre incapacité au sens juridique du terme, car avec ce système du bi-partisme, nous sommes assujettis depuis des décennies à la tutelle de « représentants » qui nous ont spoliés tous les jours un peu plus...

                              Lorsqu’on est la victime d’une escroquerie ou d’une arnaque on porte plainte pour obtenir que justice soit faite.

                              Notre droit de porter plainte doit à présent s’étendre à ceux qui nous prétendre nous « représenter » sous la forme du droit de disposer de notre droit de vote que nous ne déléguerons plus à l’avenir.
                              Referendum et démocratie directe, sinon rien !

                              Nous avons des institutions qui fonctionnent , c’est tout ce qui est important.

                              Les belges sont sans gouvernement depuis 500 jours.Le pays continue de tourner tranquillement,sans le moindre chaos ou la moindre difficulté.Un pays n’a pas besoin de gouvernement pour fonctionner, mais d’institutions.
                               CQFD

                               


                              • Mariedes 7 novembre 2011 11:51

                                Bon article, et c’est vrai que nous sommes nombreux à penser, et depuis longtemps, que notre modèle de civilisation va droit dans le mur. Le capitalisme opprime la majorité au bénéfice de la minorité ...
                                Bon, mais ceci étant dit ... J’ai une question :

                                Nombreux certes, mais est-ce suffisant ?

                                Ecoutez autour de vous, vos amis, vos collègues, vos relations sociales ... Leurs discours sont essentiellement « ego centrés » .... Moi, moi, mes sous, mes sous ...

                                Terrible, ce qu’on entend ! Le ver est dans le fruit ?!


                                • luluberlu luluberlu 7 novembre 2011 13:43

                                  et si le fruit et le ver était nécéssaire l’un à l’autre ?


                                • Mariedes 7 novembre 2011 15:31

                                  Un des problèmes est que nous sommes 7 milliards ... La réponse , la solution devra-t-être globale ou elle ne sera pas ...
                                  Le ver lui, le nanti, il veut une réponse individuelle, il veut sa solution. Le fruit pour lui tout seul.

                                  Lui faire comprendre que c’est l’arbre, le verger qu’il faut sauver va prendre beaucoup de temps ... et de douleur.


                                • ninon 7 novembre 2011 12:25

                                  Très intéressant !!

                                  Il est vrai que la fin du capitalisme nous amène à nous dire : mais quelle nouvelle idéologie nous attend ?

                                  Utopiquement (néologisme), j’aimerais un monde du travail sans salaires, avec des échanges de services qui aboliront la valorisation de certains métiers plus que d’autres. L’argent serait distribué de manière égal. Mais il y a des faiblesses au niveau du choix des métiers et de la répartition ... Tout cela pour montrer qu’il y a matière à réfléchir, à repenser l’économie et le travail !!

                                  Dans tout les cas, nous avons vu dans l’histoire que malgré la Révolution le peuple est à nouveau dirigé par des bourgeois qui lors de crises pompent encore plus notre argent pour préserver leur richesse !!!
                                  Cette fois-ci il ne faut pas qu’ils arrivent à récupérer le changement en leur faveur !!! Réveillez vous et sur le long terme !!! Pas juste pour dire c’est pas juste !!!

                                  Pour répondre aux fatalistes, c’est parce que nous pratiquons la politique de l’autruche que le gouvernement fait ce qu’il veut de nous. En nous croyant minoritaire nous n’agissons pas... pourtant c’est en pensant comme ceci que nous montrons que l’homme évolue (lentement mais sûrement, sur l’échelle de l’évolution terrestre, 2000 ans c’est même pas une seconde) !!! plus nous nous montrerons plus nous deviendrons nombreux !!! Il faut penser à long terme, pour que nos générations futures changent de façon de penser !!!
                                  Et oui il faut penser à nous mais aussi à eux !!


                                  • Micromégas 7 novembre 2011 13:06

                                    Il faut aussi lire Paul Jorion (Le capitalisme à l’agonie) et Pierre Larrouturou (Pour éviter le krach ultime) qui font des analyses en profondeur de la crise du système capitalisme (avec notamment une explication par la mauvaise répartition des gains de productivité et une insuffisance des salaires) et donnent des pistes de réflexion pour trouver des solutions.
                                    Lien


                                    • luluberlu luluberlu 7 novembre 2011 13:16

                                      La crise n’est pas une crise, c’est un état d’esprit dont on fait la réalité.
                                      L’organisme a parfois besoin de la maladie pour pouvoir survivre.


                                      • lloreen 7 novembre 2011 14:14

                                        Nous n’avons pas besoin d’idéologies mais de valeurs saines.
                                        Or le secret est que nous avons déjà tout devant nos yeux, mais que les illusionnistes grâce à leur médias réussissent à faire gober à la masse, qu’en dehors leur chemin pas de salut.

                                        C’est faux et archi-faux !
                                        La meilleure preuve en est l’internet qui fourmille de solutions.Il n’y a qu’à lire les quelques commentaires pour s’en rendre compte.

                                        La seule chose qui manque à la masse pour qu’elle sorte de sa torpeur, est la visibilité des nouvelles alternatives.


                                        • lloreen 7 novembre 2011 14:28

                                          La crise n’est due qu’à l’arnaque monumentale qui est le système de l’argent-dette et c’est cela qu’il faut éradiquer.

                                          Tout ce conglomérat parasitaire qui s’est greffé sur cette escroquerie « légalisée » doit disparaître également, car il ne peut vivre que sous la perfusion d’une multitude de subventions qui servent à créer des structures plus inutiles les unes que les autres, que l’on appelle des rentes de situation (politiciens, délégués, représentants, partis, commissions diverses et variées).

                                          A une époque, un ministre de l’éducation nationale, Allègre pour ne pas le nommer....,avait lancé la campagne de dégraissage du mammouth.
                                          Sauf que le mammouth n’est pas l’éducation nationale, mais tous les parasites qui phagocytent les « sphères du pouvoir ».


                                          • Abou Antoun Abou Antoun 7 novembre 2011 19:38

                                            Sauf que le mammouth n’est pas l’éducation nationale, mais tous les parasites qui phagocytent les « sphères du pouvoir ».
                                            Effectivement c’est effrayant. La représentation parlementaire de la France est, rapportée au nombre d’habitants 10 fois supérieure à celle des E-U. (Plus de 1000 députés et sénateurs pour 60 millions d’habitants).
                                            On passe sur les frasques de l’exécutif (G-8,G-12,G-20,G-100) ce sont les peuples qui paient les toasts les petits fours, les grands hôtels, les billets d’avion, les services de sécurité).
                                            Mais la gabegie ne s’arrête pas là. Ce sont les 36000 communes, les conseils généraux, les conseils régionaux, le conseil économique et social (ce zinzin engraisse 300 personnes ayant quasiment rang de parlementaires ET QUI NE SERVENT A RIEN !!!), les syndicats de communes, avec toujours des présidents, des secrétaires, des voitures de fonctions, des frais généraux et des retraites, le plus souvent réversibles ....
                                            N’oublions pas l’Europe, le parlement, les commissions, etc...
                                            Je ne parle pas non plus des représentations diplomatiques. Le budget français des A.E. n’a rien à voir avec l’importance relative du pays aujourd’hui.
                                            Vous ne trouverez AUCUN PARTI qui dénonce cela je dis bien aucun de l’extrême gauche à l’extrême droite en passant par les prétendus ’verts’. Tout le monde veut croquer.


                                          • lloreen 7 novembre 2011 14:33

                                            Par Mariedes

                                            Les gens ne comprennent malheureusement rien au système de l’argent-dette pour réagir comme il le font, mais je sais très bien que c’est la réaction de 80%.
                                            C’est pour cela que ceux qui savent ont un devoir moral de les informer.Surtout que, ironie du sort, ce sont ceux qui ont à plus à souffrir de ce système inique qui l’engraissent le plus....

                                            Les classes précarisées n’ont souvent que la télévision pour seul outil « d’information » (propagande), c’est dire à quel point ils ignorent tout de l’arnaque de l’argent-dette !


                                            • Mariedes 7 novembre 2011 15:35

                                              Vous avez malheureusement raison.

                                              Et comme je le dis un peu plus haut, nous sommes 7 milliards  ! et la réponse à tout ce gachis ne peut être que globale.

                                              Il nous faudra affronter des temps difficiles.


                                            • goc goc 7 novembre 2011 15:38

                                              @ l’auteur

                                              Car le capitalisme c’est le fait de croire que la somme des intérêts individuels favorise l’intérêt général

                                              et donc le communisme c’est le contraire...pas faux !!

                                              plus serieusement
                                              tres bon article

                                              j’ajouterais aussi que la crise actuelle, c’est une crise systémique dans la mesure ou on a oublié un principe fondamental, c’est que l’argent ne doit être qu’un outil et non une finalité.
                                              On ne doit jamais gagner de l’argent avec de l’argent

                                              De plus, cette crise vient aussi du fait que l’antagonisme « industrie vs finance » a été, depuis quelques années, totalement au seul profit de la finance
                                              On a perdu notre tissu et surtout notre héritage industriel. Toute entreprise un peu importante se doit d’avoir un manager « financier » qui ne connait rien au produit fabriqué et encore moins au marché réel, et qui surtout, se doit d’avoir une politique à très court terme donnant la priorité au gain immédiat, même si cela doit détruire l’entreprise à moyen terme

                                              cela dépasse largement le problème du capitalisme, car il ne s’agit plus de savoir quelle idéologie est la meilleur, mais de savoir combien de temps toute l’humanité va pouvoir continuer à vivre, car à force d’appauvrir les couches laborieuses via une course effrénée et imbécile vers le « moins cher possible à produire », il ne restera plus personne pour produire, et encore moins pour acheter, et tous les endettements du monde ne pourront rien y faire


                                              • goc goc 7 novembre 2011 18:50

                                                @ marc

                                                C’est très exactement ce que je pense, mais uniquement en tant que processus absurde qui se corrigera de lui-même.

                                                Hélas, je crains que ce soit trop tard

                                                Le problème c’est que les dirigeants des grosses entreprises pensent qu’ils peuvent gagner plus d’argent en le plaçant qu’en produisant ou qu’en distribuant, voir l’exemple des grands distributeurs (carrefour, casino, etc) qui gagnent plus parce qu’ils sont payés sur le champs et ne payent leurs fournisseurs qu’a 60j, du coups ils en arrivent a vendre à perte !

                                                Ces gens-là ne sont pas sur la même planète que nous, et ne peuvent pas se rendre compte des dégâts qu’ils font sur le monde. Et ce ne sont que des crises majeures (Leman brother, crise grecque, etc..) qui leur ouvrent les yeux (et encore, ils les referment aussi vite)


                                              • titi 7 novembre 2011 21:09

                                                Turlututu

                                                « De plus, cette crise vient aussi du fait que l’antagonisme »industrie vs finance« a été, depuis quelques années, totalement au seul profit de la finance »
                                                IL n’y a pas d’antagonisme « industrie/finance ». Il y a juste un antagonisme « investissement/ROI ». Or l’industrie, ce sont des grands locaux, des temps de conception et de fabrication, des problèmes logisitiques, et beaucoup de main d’oeuvre... Bref le merdier.

                                                « doit d’avoir une politique à très court terme donnant la priorité au gain immédiat »

                                                La vitesse d’évolution de la technique, de la consommation et du cadre réglementaire, font que qu’une entreprise est nécessairement court termiste.
                                                IL faut concevoir rapidement, produit rapidement, vendre rapidement, etre payé rapidement, pour payer les charges induites par les phases précédentes. Puis recommencer.

                                                Et le coupable ce n’est pas le directeur financier. Le coupable c’est le consommateur.

                                                « cela dépasse largement le problème du capitalisme »
                                                C’est assez drole de parler du modèle capitalisme/libéral dans un pays où 50% de la richesse est captée par l’Etat...


                                              • Deneb Deneb 7 novembre 2011 16:38

                                                Merci pour cette réflexion éclairée. Je m’étonne tout de même que vous occultez le rôle prédominant de la notion de propriété dans l’idéologie du capitalisme. C’est la propriété qui régit les rapports entre les intérêts individuels et collectifs. Et c’est justement la notion de propriété qui est aujourd’hui de plus en plus malmene, avec l’écart grandissant entre la propriété matérielle et celle, immatérielle, qui constitue clairement un paradoxe du point de vue logique. Tout nouveau système doit à mon sens d’abord reformer sa vision de propriété, redéfinir ce terme que la profusion des média de masse a rendu obsolète. Ce sera une revolution axiologique, un chamboulement des valeurs. Et l’argent n’en sortira pas indemne. Dans un monde où les machines assurent le necessaire, l’argent est superflu.


                                                • lloreen 7 novembre 2011 17:41

                                                  Voilà des alternatives :

                                                  http://selidaire.org/spip/


                                                  • lloreen 7 novembre 2011 17:43

                                                    Par Deneb
                                                    « Dans un monde où les machines.......l’argent est superflu »
                                                    Exactement.


                                                    • ddacoudre ddacoudre 7 novembre 2011 19:03

                                                      Bonjour caled iri


                                                      tu poses un problème bien supérieur aux seuls enjeu économique,

                                                      de l’observation de la vie nous relevons que chaque espèce devant la rareté ou pour se nourrir défini des territoires et des ordres de préséance pour y accéder,

                                                      cela fait partie intégrante de notre bagage inné, et même aujourd’hui chacun d’entre nous né avec, afin d’être en mesure le cas échéant si l’environnement l’exige d’assurer sa survie et par là celle de l’espèce,


                                                      mais voilà avec l’essaimage, la sédentarisation et sa capacité d’apprentissage l’homo sapiens sapiens a développé ce que nous appelons le monde culturel, dans lequel le langage à désigné les choses fondé des mythes, élaboré des théories, des idéaux qui ont concouru à la socialisation de l’espèce,

                                                      cette socialisation à permit un vivre ensemble dans des périmètres restreint puis au fur et à mesure que ce sont développés les moyens de transport, les sociétés ont grossit jusqu’à ce mondialiser,


                                                      pour autant nos instincts, même socialisé, sont présent et certains d’entre eux se « culturalisent » si je peux le dire ainsi,

                                                      c’est ainsi que l’axiome d’Adam Smith, n’est que la redéfinition du dominant grégaire qui s’accapare dans son intérêt en fonction de son aptitude à être le plus fort, maintenant nous savons que cela ne concours pas à l’avantage de tous (c’est un peut plus compliqué que ce que je le résume)


                                                      pour tant, par tous ses dieux les hommes ont tenté de réguler cet égoïsme primaire, et d’élever l’homme au dessus d’eux, l’histoire nous apprend que ce veux pieu s’il est toujours fondateur d’un grand nombres de culture, le plus souvent il c’est enfermé dans un obscurantisme pour avoir voulu détenir la vérité,


                                                      alors le capitalisme n’est qu’une forme adapté à l’environnement industriel qui est le notre du dominant qui établie un ordre de préséance par le droit la propriété de valeur inégale,

                                                      notre organisation complexe à fini par élaboré des concepts, des théories, des règles, au point qu’en leur obéissant nous avons fini par élaborer des « dominants systémiques » qui servent souvent à ceux qui les dirigent ou qui y sont aux commendes, sans être eux-même des dominant, de ne pas tenir compte de l’avis des autres, parce que c’est dans notre nature, et que l’expression des autres est un concept culturel qui élève l’homme, mais qui comme ce fut le cas pour les religions peu se retourner contre lui car chacun est possesseur d’un instinct de domination qui ressurgit si un concept culturel n’est pas assez fort pour diriger cet instinct également pour l’avantage partagé des autres,

                                                      nous avons qualifié cela de solidarité humaine,


                                                      Nous pouvons convenir que lorsqu’un particulier prend l’initiative d’un investissement créatif, il est normal qu’il dispose des revenus et profits de ce dont il est le propriétaire.

                                                      Mais lorsque son projet doit utiliser l’aide de tiers, alors c’est lui qui est demandeur ; et c’est une évidence que de comprendre que sans ces aides, il ne parviendrait pas à ses fins.

                                                      De fait une collaboration s’impose, et si le propriétaire veut être le maître absolu de ses décisions, s’il veut disposer du fait du prince, alors il doit rester seul. Dans tous les autres cas il y a une collaboration à imaginer pour que le propriétaire conserve les profits de son investissement et atteigne ses buts, sans s’approprier ceux générés par les tiers. L’histoire de l’impuissance collective a conçu des maîtres plutôt que des guides. Le reconnaître ne la rend pas irréductible ; et si le code civil a analysé en 1804 la « marchandisation » de la force de travail comme du « louage de service », donc du marchandisage, je pense que depuis 1804, il est intervenu bien des événements culturels (développement des sciences) qui nous permettent de concevoir notre activité de travail complexes entre adultes culturalisés, comme une relation humaine, et non un conflit d’intérêt

                                                      ddacoudre.over-blog.com

                                                      cordialement.



                                                      • herbe herbe 7 novembre 2011 20:16

                                                        Pour apporter de l’eau au moulin de ce bel article ;

                                                        http://www.terraeco.net/Edgar-Morin-Nous-avancons-comme,19890

                                                        Et il garde espoir Edgar Morin :

                                                        " l’espoir est à portée de main....

                                                        ....Car aujourd’hui existent des forces de résistance qui sont dispersées, qui sont nichées dans la société civile et qui ne se connaissent pas les unes les autres. Mais je crois au jour où ces forces se rassembleront, en faisceaux. Tout commence par une déviance, qui se transforme en tendance, qui devient une force historique. Nous n’en sommes pas encore là, certes, mais c’est possible.....« 

                                                        Et sa vision de la finalité du bien vivre pour l’humanité :

                                                         »Mais cette idée est ce qui se rapporte le mieux à la qualité de la vie, à ce que j’appelle la poésie de la vie, l’amour, l’affection, la communion et la joie et donc au qualitatif, que l’on doit opposer au primat du quantitatif et de l’accumulation. Le bien-vivre, la qualité et la poésie de la vie, y compris dans son rythme, sont des choses qui doivent – ensemble – nous guider. C’est pour l’humanité une si belle finalité"


                                                        • BA 7 novembre 2011 21:05

                                                          Lundi 7 novembre 2011 :

                                                           

                                                          Les investisseurs internationaux n’ont plus aucune confiance dans la capacité de l’Italie à rembourser ses dettes.

                                                           

                                                          Les taux de l’Italie sont en train d’exploser leurs records : le taux des obligations à 10 ans est aujourd’hui de 6,656 % !

                                                           

                                                          Le graphique ci-dessous montre que l’Italie va bientôt demander l’aide du FMI et de l’Union Européenne :

                                                           

                                                          http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND


                                                          • Crapaud Rouge 7 novembre 2011 21:40

                                                            Ben mon n’veu... Chuis pas spécialement écolo, donc je ne me sens pas visé, mais quand même... Ce n’est pas après avoir lu cet article que je vais chercher à en savoir plus sur la « décroissance » et les « décroissants » ! Tiens, demain je m’offrirai un croissant en pensant à vous...


                                                            • caleb irri 7 novembre 2011 22:21

                                                              Bonjour à tous, et merci pour tous vos commentaires... Je n’ai malheureusement pas toujours assez de temps pour y répondre (j’ai déjà du mal à trouver le temps d’écrire les articles !), mais je voulais tout de même vous faire profiter d’un petit passage que j’ai lu il y a peu, à propos de la révolution :

                                                              « La révolution est une action d’ l’Inconnu. Appelez-la bonne action ou mauvaise action, selon que vous aspirez à l’avenir ou au passé, mais laissez-la à celui qui l’a faite. Elle semble l’oeuvre en commun des grands évènements et des grand individus mêlés, mais elle est en réalité la résultante des évènements. Les évènements dépensent, les hommes payent. Les évènements dictent, les hommes signent. Le 14 juillet est signé Camille Desmoulins, le 10 août est signé Danton, le 2 septembre est signé Marat, le 21 septembre est signé Grégoire, le 21 janvier est signé Robespierre ; mais Desmoulins, Danton, Marat, Grégoire et Robespierre ne sont que des greffiers. Le rédacteur énorme et sinistre de ces grandes pages a un nom, Dieu, et un masque, Destin. Robespierre croyait en Dieu. Certes !
                                                               La révolution est une forme du phénomène immanent qui nous presse de toutes parts et que nous appelons la nécessité.
                                                               Devant cette mystérieuse complication de bienfaits et de souffrances se dresse le Pourquoi ? de l’histoire.
                                                               Parce que. Cette réponse de celui qui ne sait rien est aussi la réponse de celui qui sait tout.
                                                              En présence de ces catastrophes climatériques qui dévastent et vivifient la civilisation, on hésite à juger le détail. Blâmer ou louer les hommes à cause du résultat, c’est presque comme si on louait ou blâmait les chiffres à cause du total. Ce qui doit se passer se passe, ce qui doit souffler souffle. La sérénité éternelle ne souffre pas de ces aquilons. Au dessus des révolutions la vérité et la justice demeure comme le ciel étoilé au-dessus des tempêtes.
                                                               »

                                                              Victor Hugo, dans QUATREVINGT-TREIZE


                                                              • moebius 7 novembre 2011 22:26

                                                                « on n’établit pas une dictature pour sauver une révolution, on fait une révolution pour établir une dictature » Orwell

                                                                « tu la dis bouffi » Mon beauf
                                                                 

                                                                • heraclite 8 novembre 2011 07:22

                                                                  Comme Churchill aurait pu le dire, le capitalisme est le pire des systèmes à l’exclusion de tous les autres.


                                                                  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 8 novembre 2011 08:43

                                                                    LE MANQUE DE COURAGE A ALLER VERS UNE NOUVELLE ORGANISATION SOCIALE !

                                                                    Le monde d’aujourd’hui continue à fonctionner avec les idées grècques et romaines...

                                                                    La crise actuelle occidentale est la démonstration de l’échec total de l’organisation sociale qui ne peut plus assurer une gouvernance efficace !

                                                                    Les idéologies du passé sont périmées quand l’intelligence collective des masses populaires exigent une meilleure gestion des affaires publiques et un meilleur investissement des richesses nationales !

                                                                    Il y’a en ce moment un vide politique planétaire et un manque d’initiative des politiques qui peuvent à terme provoquer des remous dans l’ensemble des continents !

                                                                    Voir aussi :

                                                                    http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/faillite-de-l-europe-reculer-pour-103778

                                                                    Mohammed MADJOUR.


                                                                    • jean-jacques rousseau 8 novembre 2011 13:03

                                                                      Article intéressant.

                                                                      La seule fausse note que je relève c’est votre désignation du bancor comme élément porteur d’une nouvelle oppression monétaire voir monétariste. Vous ironisez dans votre article : « 
                                                                      un étalon monétaire miraculeux, le bancor. » Mais sans toutefois développer d’avantage le sujet, ni étayer votre accusation sous-jacente.
                                                                      Il me semble que tout part d’une approche partielle et approximative.

                                                                      Dans un article début 2007 j’ai fait mention du projet keynésien de 1944 :

                                                                      « Un nouveau système monétaire

                                                                      Ainsi aux excès des politiques inflationnistes des Etats qui avaient fait de l’émission monétaire un moyen de politique clienteliste répond
                                                                      les excès d’une spéculation financière, rendue possible avec la complicité des banques centrales et des politiques monétaristes qui ont permis de détourner le droit régalien de création monétaire, dans le but d’organiser une pénurie de la contrepartie monétaire destinée à la production et l’échange des biens par les familles et les entreprises, de manipuler les marchés monétaires et d’augmenter les moyens financiers disponibles pour de nouvelles opérations financières spéculatives.

                                                                      Dans la confusion de cette mondialisation de l’économie, basée sur la spéculation sur les devises et sur les créances des États, dont les principes fondamentaux concernant l’ouverture douanière et financière n’aboutissent finalement - en passant par l’endettement et la désinflation - qu’à une situation de concurrence et de guerre économique, c’est à dire à l’opposé du projet de coopération économique internationale : il est temps de fixer les objectifs et les moyens d’une réorganisation de l’économie. Une économie qui soit un moyen de développement et de désendettement au service de l’homme et des nations plutôt qu’un asservissement de l’un et une ruine programmée de l’autre.

                                                                      Face à l’échec évident du système de »régulation spéculative« mis en place avec le régime de changes flottants, il nous faut donc revenir à l’étude du plan Keynes qui a été écarté au profit du projet White lors de la négociation de Bretton-Woods.

                                                                       »Pour l’après-guerre, Keynes avait imaginé un système où les grandes nations ne seraient pas contraintes de placer le respect d’accords commerciaux au-dessus des objectifs de progrès social, notamment le plein emploi. Il y voyait coexister le libre-échange avec un système de protection généreux assuré par des institutions financières internationales. Celui-ci aurait été caractérisé avant tout par un dispositif d’« ajustement des créances » imposant des sanctions aux pays en excédent commercial, et non aux nations en déficit. Cela aurait contraint les premiers soit à accepter une discrimination à l’encontre de leurs ventes, soit à élargir leurs marchés intérieurs pour absorber plus d’importations. Parallèlement, chaque débiteur aurait eu droit à une ligne de crédit dans un système international de paiement, appuyé sur un mécanisme de compensation et une monnaie de réserve mondiale (le bancor).«  »

                                                                      Vous notez ici vous-meme que le bancor n’est d’une part qu’un élément d’une nouvelle approche des échanges internationaux. Il ne se comprend que par association avec : 
                                                                      1. un mécanisme de compensation ou chambre de compensation internationale dont l’administration se fera sous la surveillance des Etats participants ;
                                                                      2. un nouveau système international de paiement (dont la chambre internationale de compensation et le bancor sont les mécanisme de mise en oeuvre d’une nouvelle philosophie ;
                                                                      3. Philosophie d’échange équitable dont le principe repose sur un dispositif d’« ajustement des créances » imposant des sanctions aux pays en excédent commercial, et non aux nations en déficit.

                                                                      Parler de bancor sans faire allusion au concept « d’ajustement des créances », ni a une chambre de compensation multipartite chargée d’établir un consensus sur la parité des dévises, résulte d’un véritable contresens et génère la confusion des esprits.

                                                                      Keynes avait eu l’intuition d’un véritable systeme anti-monétariste et le stigmatisation ou l’utilisation du « bancor » comme étalon monétariste destiné à renforcer une quelconque gouvernance mondiale est et serait une nouvelle trahison de la pensée keynésienne.

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