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Accueil du site > Tribune Libre > La culture est-elle un luxe ?

La culture est-elle un luxe ?

Un populiste russe du XIXème siècle, cité par Alain Finkielkraut, prétendait que le théâtre de Shakespeare ne valait pas une paire de bottes. Il dénonçait ainsi l'inutilité de la culture par rapport à la satisfaction des besoins fondamentaux : boire, se nourrir, se vêtir...

Le mot "culture" vient du latin colere qui veut dire cultiver la terre. Comme le fait remarquer Hannah Arendt dans La vie de l'esprit, c'est à la romanité tardive que nous devons cette analogie entre le travail de la terre (l'agriculture) et le travail de l'esprit (la culture). La culture, au sens romain suppose le retrait aussi bien de la vie publique que de toute espèce d'activité pratique et donc l'assimilation de la "culture" au loisir (otium) comme activité désintéressée, essentiellement tournée vers l'enrichissement moral, intellectuel et spirituel de soi.

On oppose traditionnellement la culture à la nature. La nature, c'est tout ce qui existe en dehors de l'intervention de l'homme, la culture est cette partie de son milieu que l'homme crée lui-même et donc l'ensemble des représentations et des comportements requis par l'homme en tant qu'être social.

Au sens restreint, selon la définition qu'en donne le Vocabulaire technique et critique de la philosophie d'André Lalande (PUF, 1972), la culture est le développement ou le résultat du développement de certaines facultés, de l'esprit ou du corps, par un exercice approprié ("la culture physique", "une culture exclusivement mathématique").

Plus généralement et d'ordinaire, la culture est le caractère d'une personne instruite et qui a développé par cette instruction son goût, son sens critique et son jugement, ainsi que l'éducation qui a pour effet de produire ce caractère. D. Roustant dans La Culture au cours de la vie, p. 15, distingue entre savoir et culture : "Le savoir est la condition nécessaire de la culture, il n'en est pas la condition suffisante... C'est surtout à la qualité de l'esprit que l'on songe quand on prononce le mot culture, à la qualité du jugement et du sentiment. On dit souvent, en ce sens, "culture générale".

Le luxe, c'est la somptuosité excessive, le faste, la richesse. Le luxe s'oppose à la simplicité, à la sobriété, au dépouillement. Le mot luxe a un aspect positif. On pense à un objet raffiné, mais aussi négatif. On pense à quelque chose de superflu.

La culture est-elle quelque chose de superflu, dont on pourrait se passer ?

Nous examinerons en quel sens la culture au sens restreint peut être considérée comme un luxe, puis nous montrerons que la culture au sens large est l'essence de l'humanité et enfin que la culture n'est pas de l'ordre du besoin, mais du désir.

I/ La culture considérée comme un luxe

"Le théâtre de Shakespeare ne vaut pas une paire de bottes" : pour ce populiste russe, la satisfaction des besoins primaires : boire, manger, s'habiller... est prioritaire. Nous pouvons nous passer d'aller au théâtre, mais nous ne pouvons pas marcher pieds nus en hiver ou vivre sans boire ni manger.

Ce slogan dénonce également le fait que la culture est réservée aux classes dominantes de la société, celle qui a les moyens de se payer des bottes (et même des manteaux de fourrure !). La culture (l'opéra, les ballets, les concerts, la peinture, les romans...), est réservée aux classes "oisives" : la bourgeoisie, l'aristocratie qui disposent d'un "capital" financier, mais aussi culturel qui leur permet de comprendre et d'apprécier les oeuvres d'art.

Certains estiment que les Lettres, la Philosophie, les Sciences pures ne sont pas nécessaires à la survie de l’homme. Platon, dans le Théétète raconte l' anecdote de Thalès qui, "dans son désir de connaître ce qu’il y a dans le ciel ignorait ce qu’il y avait devant lui et sous ses pieds", tomba dans un puits, au grand amusement d'une servante originaire de Thrace.

Jdanov, proche collaborateur de Staline distingue la culture bourgeoise (inutile et contre-révolutionnaire) et la culture prolétarienne au service du Peuple, de la Révolution, du Parti et de son chef.

En fait, ce qui différencie une paire de bottes ou un tableau "au service de l'édification du socialisme" et une pièce de Shakespeare, un tableau de Cézanne, un quatuor de Schubert (La Jeune fille et la mort, par exemple), ou un roman de Mickaël Boulgakov, ce n'est pas que la paire de bottes ou le tableau de propagande ne fasse pas partie de la "culture", mais qu'ils "servent à quelque chose" : à marcher dans la neige ou à nous inciter à penser d'une certaine manière.

Il faut donc différencier, non pas ce qui relève de la culture et ce qui n'en relève pas (à vrai dire, tout objet fabriqué par l'homme relève de la culture au sens large), mais ce qui, au sein de la culture revêt une fonction bien définie (une paire de bottes, un tableau de propagande) et ce qui, toujours au sein de la culture, met en oeuvre le libre jeu de nos facultés (les sentiments, les émotions, l'imagination, le jugement, l'esprit critique).

Cependant une oeuvre d'art (un tableau, une sculpture) ont une valeur d'usage à peu près nulle, mais peuvent avoir une très grande valeur d'échange. Il y a un "marché de l'art" où règne la loi de l'offre et de la demande comme pour n'importe quelle marchandise. Une oeuvre d'art nous procure une satisfaction désintéressée, mais son heureux possesseur est rarement... désintéressé !

La marchandisation de la culture dans la société capitaliste est l'équivalent du "réalisme socialiste" : dans la société socialiste, l'art est sommé de se rendre utile en se mettant au service de l'édification du socialisme, dans la société capitaliste, l'art est invité à dégager du profit.

La différence entre les deux, outre la valeur qualitative qui n'est peut-être qu'une affaire de goût, est qu'un tableau de propagande contient un "message" explicite qui n'a plus le même sens aujourd'hui qu'au moment où il a été peint. Et rien ne dit que ces oeuvres dont la valeur artistique est à peu près nulle n'acquièrent un jour une grande valeur d'échange grâce au "marché de l'art".

La question des objets de culture durables comme les oeuvres picturales dans la société capitaliste post-moderne se pose de façon très différente que du temps des Impressionnistes car les oeuvres d'art sont peut-être un "luxe" sans valeur d'usage et l'objet, comme le dit Kant dans la Critique du Jugement, d'une "contemplation désintéressée", mais n'échappent pas pour autant à la marchandisation du monde.

Par ailleurs, l'accès à la culture (voyager, acheter des livres assister à des concerts, aller à l'opéra, au cinéma, visiter les expositions...) n'est pas forcément à la portée de toutes les bourses. Le ministère de la culture attribue des subventions et représente un coût financier pour la nation. En tout état de cause, l'accès aux "grandes oeuvres" n'est pas spontané et suppose un apprentissage et un milieu social favorable.

Cette inégalité devant la culture a amené certains penseurs contemporains comme le sociologue Pierre Bourdieu à contester la "culture de classe" et les "habitus culturels", tandis que d'autres refusent toute distinction et toute hiérarchie entre "culture de masse" et "grande culture".

Composition_dans_le_style_du_realisme_socialiste_-Berlin-_.jpg

Peinture est-allemande des années 50-60 dans le style du réalisme socialiste : l'art doit "se rendre utile" en se mettant au service de "l'édification du socialisme". 

Note : Au nom du « réalisme socialiste », Jdanov entreprit d'écraser le semblant de vitalité des arts qu'avait connu l'URSS à la faveur de la Seconde Guerre mondiale, jusqu'en 1946. Ainsi, il supervisa jusqu'à sa mort le contrôle politique sur les livres, les films, la musique et les tableaux, réduisant un grand nombre d'artiste soviétiques au désespoir. L'aspect artistique s'effaça devant l'exaltation de l'édification du socialisme, selon une pratique qui, après la fin de la Seconde Guerre mondiale, fut directement associée à son nom, le jdanovisme. (source : encyclopédie en ligne wikipedia)

II/ La culture au sens large est l'essence de l'homme

La culture au sens large : l'ensemble des comportements et des représentations requis par l'homme en tant qu'être social, est l'essence de l'humanité. "On ne naît pas homme, on le devient", affirme Jean Rostand et d'autres après lui.

Comme l'a montré Lucien Malson, un enfant élevé en dehors de la culture, livré à lui même, n'est ni un animal, ni un homme, mais un monstre. A l'état de nature (quand il naît), l'homme est le plus fragile et le plus démuni des animaux ; c'est la culture, l'éducation, le langage qui lui permettent d'habiter le monde.

Tout est naturel chez l'homme : l'homme est un animal comme un autre, il a un corps, des organes, un patrimoine génétique, des besoins (se nourrir, boire, dormir...), des tendances, des instincts...

Mais tout, par ailleurs, est fabriqué en l'homme. La culture se superpose à la nature et en devient indissociable, par exemple, l'homme a des organes phonatoires (innés), mais s'il n'apprend pas à parler il ne le fera jamais ; il a des besoins alimentaires (naturels), mais il fait cuire sa nourriture, il se sert de baguettes ou de couverts pour manger, etc.

L'homme ne se borne pas à satisfaire des besoins, il détourne les conduites vitales de leur sens ; il ne se contente pas, par exemple de se nourrir pour satisfaire sa faim, il veut que soit un plaisir et il peut même manger sans avoir faim. Manger n'est pas un acte purement individuel chez l'homme, c'est un acte social (Jean-Anthelme Brillat-Savarin, Physiologie du goût ,1825, p. 19)

Rien chez l'homme n'est purement naturel. Ses sentiments et ses conduites sont inventés, comme les mots ; Il est impossible de séparer chez l'homme les comportements naturels et les comportements culturels, fabriqués. Comme l'a montré Maurice Merleau-Ponty, 'homme détourne les conduites vitales de leur sens ; "il a le génie de l'équivoque".

III/ la culture ne relève pas du besoin, mais du désir

La culture n'est pas de l'ordre du besoin (boire, s'habiller, se nourrir), mais du désir.

Le désir est à distinguer du besoin, qui renvoie au manque et à ce qui est utile pour le combler. Le besoin au sens strict relève du corps, le désir, de l'âme ; on peut définir le besoin comme un manque objectif, d'ordre physiologique : nous avons besoin de nourriture lorsque notre corps n'a plus les nutriments qui lui sont nécessaires pour se conserver.

Le désir, quant à lui, serait le sentiment ou la conscience que notre esprit a de ce besoin corporel.

Par suite, le désir aura un contenu différent du simple besoin : le besoin a pour objet la nourriture en général, tandis que le désir portera sur tel aliment précis, en fonction de mes goûts, des souvenirs de plaisirs gustatifs passés, etc.

Le besoin est lié au manque, le désir est un élan pour combler ce manque. Tandis que le besoin est neutre ou indifférencié, le désir, parce qu'il relève de la pensée ("le désir se parle" dit Roland Barthes), a au contraire un objet déterminé et différencié. 

L'homme n'a pas seulement des besoins, il a aussi des désirs. L'homme est un être biologique, un animal comme les autres ; c'est aussi un être de culture.

Des comportements en apparence "naturels" (boire, manger, dormir...) portent le sceau de la culture (on mange avec des baguettes ou avec des couverts, on dort dans un lit ou sur une natte, on boit du vin, de la bière ou du cidre...).

La joie de la pensée ("die Freude am denken"), la contemplation d'une oeuvre d'art ne satisfont aucun besoin naturel (on ne peut pas manger les fruits d'une nature morte). Le mot "luxe" peut être pris au sens d'une chose dispendieuse et inutile, mais aussi au sens d'une réalité qui nous comble (mais toujours seulement en partie dans la mesure où le désir est lié au manque) et nous procure de la joie. L'art ne relève pas de la catégorie de l'utile. Charles Baudelaire dans L'invitation au voyage parle d'un pays où " tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté". André Gide voyait dans ce vers une magnifique définition de l'art.

Dans un monde où domine la volonté de puissance de la technique et où tout est traduit en termes d'utilité, la culture que l'on pourrait aussi appeler, avec Heidegger la "pensée méditante", par opposition à la "pensée calculante" ne doit pas avoir honte d'être un luxe. Elle est l'ultime (et ô combien fragile) rempart contre l'instrumentalisation du Dasein :

Das Denken führt keinem Wissen wie die Wissenschaften

Das Denken bringt keine nutzbare Lebenweisheit

Das Denken löst keine Welträtsel

Das Denken verleiht unmittelbar keine Kräfte zum Handeln

La pensée n'apporte pas le savoir comme le font les sciences.

La pensée n'apporte pas de sagesse pratique.

La pensée ne résoud pas les énigmes de l'univers.

La pensée ne nous donne pas directement le pouvoir d'agir."

(Martin Heidegger, Was heisst Denken ?, cité par Hannah Arendt dans La vie de l'esprit)

Geneviève Anthonioz de Gaulle (La traversée de la nuit) ou Jorge Semprun (L'écriture ou la vie) nous montrent à quel point la culture (en l'occurrence la philosophie et la poésie) peuvent permettre aux hommes de préserver leur humanité dans des conditions inhumaines.

La "praxis rend-elle la philosophie inutile ? Dans une série de conférences données aux étudiants de Propédeutique de la Sorbonne en 1964, publiées  aux Presses Universitaires de France avec une présentation de Corinne Enaudeau en avril 2012 sous le titre : Pourquoi philosopher ?, Jean-François Lyotard commente la fameuse phrase de la XIème thèse sur Feuerbach de Marx : "Jusqu'à présent les philosophes se sont contentés de penser le monde, il s'agit à présent de le changer." :

"Mais à quoi sert de philosopher, puisque la philosophie, de son propre aveu, ne referme aucun dossier, ne conclut aucun système et, strictement parlant, ne mène à rien ?

Nous répondrons ceci : vous n'échapperez pas au désir, à la loi de présence-absence, à la loi de la dette, vous ne trouverez aucun refuge, pas même dans l'action. Bien loin d'être un abri, l'action vous exposera plus ouvertement que n'importe quelle méditation à la responsabilité de nommer ce qui doit être dit et fait, c'est-à-dire d'enregistrer, d'entendre et de transcrire, à vos risques et périls, la signification latente dans le monde "sur lequel" (comme on dit) vous voulez agir. (Quatrième conférence : "Sur philosophie et action").

Conclusion :

Certains considèrent que la culture est un luxe car elle ne comble aucun besoin primaire. Cependant la culture, au sens large, instaure l'humanité dans son essence : "On ne nait pas homme, on le devient." La culture au sens restreint : l'art, la philosophie... est sans doute un luxe par rapport aux besoins primaires, mais ce luxe n'est-il pas, pour parler comme Kierkegaard "l'oxygène du possible" ?

L'homme a des besoins matériels, mais il a également des besoins intellectuels et sprirituels. Toutefois, il ne peut les satisfaire que dans la mesure où il a satisfait au préalable ses besoins matériels. Le populiste russe n'a donc pas totalement tort : on ne peut pas apprécier Shakespeare l'estomac vide.

Toutefois, mettre sur le même plan les besoins matériels et les besoins intellectuels, artistiques et spirituels n'a pas de sens. Shakespeare et une paire de bottes correspondent à des besoins différents. L'homme n'a pas seulement besoin du nécessaire, mais aussi du superflu, c'est la raison pour laquelle la culture ne doit pas être réservée à une élite. Comme Shakespeare le fait dire au roi Lear, comme en réponse au populiste russe : "Il faut un rien de trop pour être."

 


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5 réactions à cet article    


  • infraçon infraçon 16 juillet 11:36

    « c’est la raison pour laquelle la culture ne doit pas être réservée à une élite. »

    « III/ la culture ne relève pas du besoin, mais du désir »

    Tout à fait d’accord avec vous.
    Ce qui me désole, c’est que la culture est entre les mains des media, des intellectuels, des boursicoteurs d’oeuvres d’art...
    Celui qui fait de l’art dans son coin est libre. Il a la satisfaction de faire ce qu’il veut. Mais il reste dans son coin.
    Par contre celui qui veut en vivre doit passer dans le tourniquet du système. Et je pense qu’il y en a beaucoup qui passent dans le mauvais tourniquet, celui qui est bloqué, donc aucune chance pour eux...
    Le tourniquet servant à ne pas laisser le monde de l’art officiel être envahi par la foule. On n’a que deux mains pour compter les bons. Après on est perdu.


    • infraçon infraçon 16 juillet 20:22

      @infraçon
      Je parle ici des auteurs de culture.

      Mais si les auteurs sont filtrés et agréés par un système de luxe, il est évident que la culture restera un luxe (aller voir une exposition à Tokyo, assister à un opéra à Milan ou a un concert à Vienne, etc).

      Même si le peuple est autorisé à faire la queue des heures pour entrer au Louvre, s’il a accès à la littérature dans les bibliothèques municipales ou si on encense de sombres inconnus (facteur Cheval, douanier Rousseau, Van Gogh, etc) qui ont fait de l’art dans leur coin...

      Quid du brave paysan au fin fond de la Creuse ? D’où peut-être les déserts médicaux ?

      Dans une autre théorie (cf mes deux articles) l’art est tout ce que chacun veut faire à la perfection... On est loin du classique (littérature, danse, peinture, sculpture, musique).


    • André Bonheur André Bonheur 16 juillet 18:19

      « Le populiste russe n’a donc pas totalement tort : on ne peut pas apprécier Shakespeare l’estomac vide.

      Toutefois, mettre sur le même plan les besoins matériels et les besoins intellectuels, artistiques et spirituels n’a pas de sens. Shakespeare et une paire de bottes correspondent à des besoins différents. » 

      Je doute que la lecture de Shakespeare soit incommodée par des gargouillis d’estomac, sauf peut-être à considérer, pour qui ne connait pas cette langue dite de Shakespeare, que ces gargouillis en fussent la traduction simultanée.

      Ancien militaire, je n’entends rien à la philosophie mais Il me semble pour mon humble part que la culture est un luxe. La culture parvient à illuminer et enrichir un monde par des lumières à la fois indiscrètes, mettant à nu nos convictions et secrètes, gardant avec chacun dans son enseignement une intime distanciation comme le pommeau en or de ma canne lorsqu’il glisse et caresse le creux de ma main. Il m’est délicieusement étranger, je ne connais pas sa langue, pourtant je suis persuadé être le seul à connaitre la matière dont il est fait. Ces objets luxueux, livres, peintures, musiques, statues, monuments, trainent leurs bottes de par le monde, comme nos savoirs, il suffit d’y mettre un pied pour avancer de vingt mille lieues. 

      Cdt


      • babelouest babelouest 17 juillet 05:39

        Auteur, il y aurait bien des choses à dire sur cet article.

        .

        En art, la valeur d’échange n’a aucune signification, d’ailleurs c’est souvent affaire (ah, affaire) de mode. Une œuvre est belle en soi, quel que soit son prix, ou elle ne l’est pas. C’est INSULTER l’art, que de le juger à son prix.

        .

        Un « humain » sans culture n’est pas un humain, il suffit de se souvenir de ces « enfants-loups » qui furent découverts parfois. Ce qui signifie que la culture est aussi indispensable que la nourriture, c’en est l’un des aspects.

        .

        J’en conclus que tenter de comparer la culture et le luxe est aller dans le sens de la propagande soutenue par le régime actuel. Je ne suis pas certain que ce soit un compliment. Après tout, Louis XIV n’hésitait pas à convier des paysans poitevins afin qu’ils dansent et chantent devant lui. Pour autant que je sache, d’ailleurs, les plus anciens chants de Noël ont été créés dans cette région, avant la Provence.

        https://www.youtube.com/watch?v=3UpVc_yjAJc


        • Taverne Taverne 17 juillet 11:43

          La culture est-elle un luxe ?

          Oui, dit Shakespeare, dans certaines circonstances : « Mon royaume pour un cheval ! » (Richard III) Et donc la culture pour une paire de bottes !

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