• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > La démocratie est devenue inutile

La démocratie est devenue inutile

La démocratie moderne est une invention occidentale. Elle répond à deux finalités. L’une, essentiellement politique, initiée par Rousseau, se réclamant d’une action gouvernementale exercée au nom de l’intérêt public en contraignant les individus à œuvrer avec une volonté générale. La version aboutie en fut la démocratie représentative. L’autre finalité est encore plus récente. Elle remonte au tournant du 20ème siècle. La démocratie a été défendue car elle a été interprétée comment étant la meilleure solution politique pour maintenir la croissance économique et le libéralisme dans les échanges. Le tout, au service d’une élévation généralisée du niveau de vie. Depuis 1990, cette époque est révolue. La démocratie semble devenue inutile. A première vue, il semble que la volonté générale s’applique mieux dans la firme, lieu assez éloigné du libéralisme. Ensuite, il y a le marché, et cette démocratie qui se frictionne à la volonté générale car l’Etat est devenu le lieu d’exercice d’une volonté qui n’est pas générale mais celle d’un cercle d’élites. Mot de conclusion. La volonté générale est sans doute antagoniste de la démocratie.

D’après la thèse canonique d’Eric Hobsbawm, le court 20ème siècle situé entre 1917 et 1990 a vu la démocratie menacée, puis se battre pour finir par l’emporter sur les totalitarismes. Victoire par les armes en 1945 contre le nazisme et l’impérialisme nippon. Puis normalisation des régimes européens, Grèce, Portugal, Espagne dans les années 70. Les régimes d’Amérique latine ont emboîté le pas avec plus d’une décennie de retard. Tandis que le géant soviétique s’est effondré car il a perdu la course économique à cause de sa bureaucratie devenue un boulet, contrairement au libéralisme de l’Ouest qui a permis d’innover et de produire des biens en surnombre. Du coup, l’équation démocratie comme bras droit de l’économie est devenue évidente. Trop sans doute, car en 1980, une Chine nouvelle se préparait à monter en puissance. Et en 2010 le constat est amer pour les Occidentaux. La démocratie n’est pas nécessaire au dynamisme économique et à l’élévation généralisée du niveau de vie. Les Chinois ont inventé un modèle inédit, socialement centralisé et bureaucratique comme le fut l’URSS mais capitalisme et libéral pour donner une fluidité au productivisme et à l’économie.

Les démocraties occidentales vivent au rythme des élections. Plusieurs partis sont en présence. La Chine fonctionne tout aussi bien sans élections mais avec un mécanisme de formation des cadres destinés à gérer tous les secteurs de la vie publique. Parmi ces cadres du parti, certains sont chargés de tâches administratives, de gestion étatique. Ils sont comme nos énarques et autres spécialistes issus de Science Po et des grandes écoles. D’autres sont comme nos politiciens et nos élus. Ils ont en charge les décisions. La différence entre la Chine et une démocratie, c’est que chez nous, les élus habilités en principe à faire les choix déterminants sont élus lors de scrutins périodiques. Mais on sait très bien que ces choix sont préparés par les énarques qui eux, sont les vrais techniciens de société aux commandes des décisions. Les politiciens modulent, servant par ailleurs de lien entre l’Etat et la société par le biais de la communication médiatique. Ils donnent l’illusion de décider. Ils font de la pédagogie. Pour nous expliquer qu’il n’y a pas le choix.

Bref, la gestion de la politique publique se fait pour l’essentiel par l’arrivée aux commandes de techniciens de l’Etat formés dans les grandes écoles, montrant un zèle et des compétences particulières dans le parcours du carriériste, puis finissant au sommet des rouages. Prenez un Olivier Ferrand, brillant technocrate, qui dirige un institut de pensée de gauche mais n’hésite pas à faire quelques ménages dans des commissions au service de Sarkozy. Tant d’autres font de même, de cabinet en mandats administratifs locaux. Un peu comme les cadres du parti communiste chinois. Alors, à quoi servent les élections ? A rien, pour ce qui est de décider d’un avenir dont les contours sont déterminés par la technique et la comptabilité. Les élections, ça sert juste à calmer les esprits et à fluidifier, lubrifier la pratique citoyenne. Le pouvoir en place ayant la légitimité élective, le peuple ne peut que se taire, se plier aux usages technocratiques.

Pourtant, pensera le dévot de la gauche socialiste, il existe une différence entre la brutalité du style sarkozien et la douceur du care proposé par Martine Aubry qui tente de renouer avec l’idée du bonheur et du progrès. Oui, certes, mais avec la dette publiques, les déficits, la jungle globale, l’asservissement sans cesse croissant de l’homme face à la technique, la gestion socialiste sera pratiquement la même que celle de la droite. Et si le PS croit inverser la donne, il ira au devant de graves difficultés car il ne dispose pas du seul levier concevable pour contourner le diktat des marchés. Alors pourquoi la démocratie ? Eh bien parce que dans notre pays de Cocagne où l’on sait rêver, la démocratie permet de vivre dans deux mondes, celui de la réalité et celui d’une espérance et d’un rêve. C’est mieux encore, car même si le rêve ne se réalise pas, il permet d’accepter le réel. Le Français vit dans deux mondes. C’est naturel qu’il y ait une majorité et une opposition, un parti dans la réalité politique et un autre dans le rêve et la contestation. Le Chinois, lui, ne vit que dans un monde, celui de l’évidence pragmatique, et n’a pas besoin de deux partis et d’élections libres. La Chine est aussi efficace que la France. Le reste, une affaire de culture. La démocratie, nous y sommes attachés parce que c’est notre culture mais elle ne sert finalement à rien dans cet univers de nécessité technicienne et d’individualisme avéré.


Moyenne des avis sur cet article :  3.84/5   (31 votes)




Réagissez à l'article

61 réactions à cet article    


  • Francis, agnotologue JL 30 avril 2010 10:17

    La démocratie occidentale a vaincu le soviétisme. Il est possible que le friedmanisme des dirigeants chinois (*) vienne à bout de la démocratie, laquelle n’avait d’ailleurs pas besoin de cet ennemi : ce n’est pas, contrairement à ce que vous écrivez, « La volonté générale (qui  serait) sans doute antagoniste de la démocratie », mais bien les marchés financiers.

    Aujourd’hui ce sont les marchés financiers qui sont au pouvoir. Les marchés financiers sont la dictature dont parlait Anatoli Tchoubaïs cité par Naomi Klein dans son ouvrage « La stratégie du choc » : Au sein d’une société, la démocratie n’est possible que si une dictature est au pouvoir » (Anatoli Tchoubaïs : ministre des privatisations d’Eltsine)

    (*) La philosophie de Deng Xiaoping, c’est le friedmanisme sans la liberté". ’Naomi Klein, La stratégie du choc



    • Traroth Traroth 30 avril 2010 13:57

      Ca m’étonnerait beaucoup que Naomi Klein associe friedmanisme et liberté, personnellement. Un autre exemple qu’elle cite : Le Chili de Pinochet, "où régnait le seul régime assez impitoyable pour mettre ses idées en pratique" (p. 234).


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 1er mai 2010 06:50

      @ JL : 

       
      C’est la thèse que je défend depuis toujours que la démocratie est l’enfant chérie du capitalisme, car elle permet une corruption infinie qui soumet le politique à l’économique.

      Quand toutefois ces deux pouvoirs en viennent à se confondre, dans un corporatisme final, le pouvoir, qui crée discrétionnairement une monnaie virtuelle qui ne dépend que de sa force et de son autorité, n’a plus va plus besoin des capitaliste : ils sont éliminés comme les bourdons dans la ruche, par une crise comme celle que nous avons et que complétera une inflation galopante, quand il deviendra évident que l’argent ne vaut plus rien.

      La Chine a une longueur d’avance ans la mise en place du corporatisme, mais les USA mettent les bouchées doubles. Il reste à offrir en sacrifice un bouc émissaire. On est à le faire et il semble que ce sera Goldman Sachs.... On gardera la démocratie comme un divertissement populaire - ce qui est le sens de la boutade de Tchoubaïs - Mais une caste dirigeante, d’abord cooptée mais qui deviendra héréditaire nous gouvernera pour l’avenir prévisible...



      Pierre JC Allard






    • Francis, agnotologue JL 1er mai 2010 07:04

      Bonjour Pierre JC Allard, le fait que je le dise avec mes mots est sans doute un signe que ça commence à se savoir. Et si je le dis c’est parce que j’ai lu d’autres que le disaient, dont vous. Quand nous serons des millions à le dire, les choses commenceront peut-être à bouger.

       ? Bonne nuit !  smiley


    • gimo 1er mai 2010 08:30

      JC ALLIARD 

      Nous sommes d’accord bien souvent merci de le dire pour
       cause une « démocratie mascarade » qui permet ceci ( un capitalisme sauvage
       mais en plus des citoyens endormis
      et sots !!!  !!!!! et fiers d’être con


    • Agor&Acri Agor&Acri 4 mai 2010 18:04

      DEMOCRATIE MASCARADE

      Oui, visiblement un nombre croissant et désormais très conséquent de citoyens se sont rendu compte qu’ils vivaient en pleine mascarade démocratique.

      En plein dans le coeur du sujet, voir le forum
      LE SILENCE DES LOUPS (Décryptage d’un monde interdit aux moins de 16 dents)

      L’auteur a écrit ceci (dans un élan lyrique) il y a pratiquement 1 an  :

      ------------------------------------------------

      Sous l’emprise des Loups, la démocratie se fait dépecer et dépérit.
      Les puissances financières imposent au monde leurs contre-vérités.
      L’obscurantisme gagne du terrain, au travers d’économistes, de politiques et de journalistes ralliés, pour certains, à la cause des Banksters, ou impuissants (baillonnés ?) pour les autres.

      Internet constitue l’un des derniers espaces de liberté d’expression.

      Et si nos voix individuelles sont peu audibles alors chantons en coeur,
      car comme le disait Sardou :
      « La fleur au bout du fusil,
      La victoire se gagne aussi
      En chantant »

      Chantons, chantons un nouvel hymne à la liberté et à la démocratie, un hymne d’un nouveau genre, pour une universalité non mondialiste.

      Nous avions en France la Marseillaise ; je vous propose, pour le monde entier, La Mascarade


      La Mascarade

      Allons enfants de cette Terre,
      Il est temps de se réveiller !
      Contre nous de la tyrannie,
      L’étendard mondialiste est levé, (bis)
      Entendez-vous dans les media
      Mentir ces atroces judas ?
      Ils viennent jusque sous votre toit
      Asservir vos fils, vos compagnes !

      Alarme citoyens,
      Forgez votre opinion
      Surfons, creusons !
      L’info plus pure
      révèle d’autres sillons !

      Quoi ! Des influences étrangères
      Feraient la loi dans nos foyers !
      Quoi ! L’oligarchie financière
      Terrasserait nos libertés ! (bis)
      Nouvel Ordre Mondial déchaîné
      Nos fronts sous ce joug se ploieraient
      De vils despotes deviendraient
      Les maîtres de nos destinées !

      Aux urnes citoyens,
      Chassez ces maquignons
      Votons, votons !
      Qu’un vent plus pur
      Emporte ces félons !

      Amour sacré de la Démocratie,
      Conduis, éclaire les électeurs
      Liberté, Liberté chérie,
      Combats avec tes défenseurs ! (bis)
      Sous nos idées que la victoire
      écrase tous les faux-semblants,
      Que tes ennemis écartés
      Voient triompher la vérité !
      ---------------------------------------------------

      Cette mascarade, qu’il s’est appliqué à mettre à jour au fil de ses messages et analyses,
      constitue son fil directeur.
      DECHIRER LE VOILE DE L’ILLUSION POUR REVELER LA MASCARADE.

      Au début de cette année, pour prendre un autre exemple, il a encore ciblé cette mascarade :

      MESSAGE N° 16

      « Le gouvernement nous pisse dessus, les médias nous disent qu’il pleut... »
      (slogan qu’on doit au film Oublier Cheyenne de Valérie Minetto (2005)


      Ce message sera consacré à la tromperie médiatique.

      C’est une arme redoutable qui est utilisée contre nous.
      Mais c’est aussi un potentiel GROS point faible des Loups.

      Parce que si cette arme leur échappe, s’ils en perdent le contrôle, c’en est fini d’eux.

      Non seulement il ne pourront plus avancer masqués et dissimuler leurs méfaits en préparation
      mais ils devrons également répondre de leurs actes passés.

      Extérieurement, la citadelle médiatique paraît imprenable.
      Blindée. Verrouillée.

      Mais des tirs d’archers peuvent toucher des cibles derrière les remparts.
      ...
      ------------------------------------------------------------

      La concusion de son MESSAGE N° 16 était :

      "Tout dans la Mascarade politicienne qui entretient le voile de l’illusion.

      Il faut casser ce petit jeu qui se déroule à nos dépens.
      Il faut soutenir les tirs qui ciblent la citadelle médiatique.
      Il faut faire mal aux journalistes collabos et soutenir ceux qui s’expriment contre l’omerta.

      Les médias vous ont trompé allègrement et vous trompent encore sans vergogne à propos de la crise financière, à propos des causes du réchauffement climatiques, à propos du H1N1.
      Ils ne vous informent pas, ils diffusent la propagande des décideurs.
      Ils vous conditionnent. "
      -------------------------------------------------- 

      Et son message suivant (MESSAGE N° 17 ), avec de nouveaux exemples à l’appui, reprend la même conclusion que le précédent.

      En fait, l’ensemble de ses messages forment un tout finalement cohérent, avec une argumentation qui s’étoffe au fur et à mesure qu’il explore les coulisses de...la mascarade.

      Il y a bcp d’autres intervenants qui postent des choses intéressantes (pas toutes) mais si déjà vous lisez les siennes, vous ne pourrez plus ignorer certains aspects « irréels » du monde qui nous entoure

      Condensé de son 1er forum ouvert en fév 2009 page 1

      Nouveaux messages

      MESSAGE N° 1 Posté le 21-05-2009 page 1
      MESSAGE N° 2 Posté le 02-06-2009 page 2
      MESSAGE N° 3 Posté le 05-06-2009 page 3
      MESSAGE N° 4 Posté le 16-06-2009 page 4
      MESSAGE N° 5 Posté le 18-06-2009 page 5
      MESSAGE N° 6 Posté le 06-07-2009 page 10
      MESSAGE N° 7 Posté le 31-07-2009 page 17
      MESSAGE N° 8 Posté le 20-10-2009 page 36
      MESSAGE N° 9 Posté le 13-11-2009 page 44
      MESSAGE N° 10 Posté le 14-11-2009 page 46
      MESSAGE N° 11 Posté le 25-11-2009 page 53
      MESSAGE N° 12 Posté le 06-12-2009 page 57
      MESSAGE N° 13 Posté le 08-12-2009 page 59
      MESSAGE N° 14 Posté le 14-12-2009 page 61
      MESSAGE N° 15 Posté le 16-12-2009 page 62
      MESSAGE N° 16 Posté le 20-01-2010 page 74
      MESSAGE N° 17 Posté le 31-01-2010 page 77
      MESSAGE N° 18 Posté le 15-02-2010 page 83
      MESSAGE N° 19 Posté le 29-03-2010 page 100
      MESSAGE N° 20 Posté le 31-03-2010 page 100
      MESSAGE N° 21 Posté le 08-04-2010 page 102

      MESSAGE N° 22 Posté le 08-04-2010 page 103

      MESSAGE N° 22 (addendum) Posté le 08-04-2010 page 103


    • kitamissa kitamissa 30 avril 2010 10:25

      comme l’énonce si bien l’adage : la démocratie c’est cause toujours !


      • Pyrathome pyralene 30 avril 2010 10:26

        Mais il n’y a pas de démocratie , mon brave Bernard.....ce n’est qu’une façade miroir aux alouettes , vous le savez bien....En fait le néo-capitalisme libéral ne peut pas fonctionner dans une vraie démocratie , alors il faut faire comme si...


        • Pierre HENRY 30 avril 2010 10:32

          un peu de démocratie directe peut être


          • clostra 30 avril 2010 10:46

            La démocratie n’existe plus ou si peu au travers de ses simulacres avec « média » parce que ça prend trop de temps. Retrouvons ces harangues du haut des Rostres, ces débats d’idées où le public est la vedette et non l’orateur. Que ne pouvons-nous imaginer des think thanks généralisés, ces sortes d’exutoires de contradiction destinés en premier lieu à évacuer la violence - nous sommes bien tous dans une société archi primitive - avant d’examiner la faisabilité (la technicité splendide) : un exemple, les thermes romaines ou l’utilisation de la géothermie pour laquelle il ne fallait pas sortir de centrale ou de polytechnique...Regardez les SDF au-dessus des bouches de métro par -10°C certains, c’est vrai, sortent peut-être de la polytechnique...Car il n’y a de culture que ce qui se transmet.
            Voilà-t-y pas qu’on nous promet le bonheur sans qu’on ait à broncher !


            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 30 avril 2010 10:58

              Bonjour Bernard,

              c’est sans compter sur le net, car en effet, à part les buzz qui inondent certains sites en « une » avec les rumeurs auxquelles le plus grand nombre colle pour être au fait, le net recèle les pires vérités qu’il est impossible de lire ailleurs, et extrèmement difficile à faire taire. Comme l’écrit très justement JL, «  Au sein d’une société, la démocratie n’est possible que si une dictature est au pouvoir  » a beau être un texte contenu dans les pages d’un livre controversé, le net peut de ce fait le reproduire vitesse grand V à la volée...La dictature est beaucoup plus fatigante à maintenir en place que la démocratie et c’est encore le net qui peut la sauver, d’ailleurs tout votre espoir ne réside-t-il pas en lui ?


              • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 30 avril 2010 11:19

                Ce n’est pas parce que le mot « démocratie » est une traduction grecque que le concept soit occidental ! La démocratie comme toutes les religions, comme toutes les grandes idéologies, est un espoir humain.

                Un jour ou l’autre on finira bien par comprendre que la démocratie n’a jamais été appliquée, elle a été dénaturée dés sa naissance, comme l’ont été toutes les grandes idées et tous les grands concepts humains ! Il y’a eu des révolutions, mais elles ont été toutes contrées par les contre-révolutions : c’est la nature humaine qui le veut, c’est une inertie qu’on n’est pas prêt de vaincre !

                On finira par comprendre le leurre démocratique occidental, responsable de l’échec humain d’aujourd’hui et on exigera l’application de la vraie démocratie, celle qui définit les devoirs des gouvernants car le problème humain est là !

                C’est la seule grande Révolution humaine qui reste à initier et à conduire. Il faut imposer la « Déclaration universelle des devoirs humains » qui prendra en compte l’intérêt général.

                Mohammed MADJOUR. www.republic.unblog.fr


                • Cogno2 30 avril 2010 12:38

                  la démocratie n’a jamais été appliquée

                  D’un autre coté, elle est inapplicable.
                  Et ce pour une raison très simple, le degré d’éducation et d’implication de la population.
                  Tentez de l’appliquer, et vous revenez au système des orateurs, ou ce n’est pas celui qui a les propositions les plus pertinentes qui l’emporte, mais celui qui sait le mieux convaincre.

                  Selon moi, ce n’est pas applicable à une échelle supérieure à quelques dizaines, voir centaines de personne, au delà, trop de divergences, vous entrez dans des débats sans fin, et votre démocratie deviens la dictature de la majorité sur les minorité.


                • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 30 avril 2010 18:16

                  Je suis totalement d’accord,la gestion locale que ce soit d’un immeuble,d’une usine, d’une coopérative agricole ou d’un village peut très bien être démocratique au vrai sens du terme bien sur mais les enjeux d’une nation,d’un monde nécessitent des connaissances,une formation et du temps, tout le contraire d’un exécutifs et d’un législatifs nommées démocratiquement pour une courte période qui en finalité ne se fait élire que par communications et finit par gouverner en terme de communications.
                  La démocratie participative à petite échelle est largement applicable,dès demain si le courage politique nous prenait,la technologie nous facilite grandement la tache.Mais comment établir un gouvernement nationale,un orientation mondiale basé sur la connaissance,la formation et le temps pour chaque domaine concerné sans tombé dans une technocratie scientistes qui écraserai les cellules locales dans certains conflit d’intérêt ??Une tache considerables.

                  L’éducation est en effet le problème majeure,mais le degrés d’intérêt n’est que secondaire car il ne depend en fait que d’une bonne éducation.


                • gimo 30 avril 2010 22:26

                  la démocratie par élection est un leurre de sorte que le citoyen est trop irresponsable 70% immature et un sot manque de jugement de bon sens d’esprit
                  qui préfère le foot et autres balivernes pour s’étourdir
                   en lieu et place de s’occuper de ces affaires civiles de son avenir et de ses enfants
                  qui de surcroît l’ E .N SE GARDE BIEN de le tenir dans son ignorance et bétisse
                  SON IMPUISSANCE IL là fougue avec plus faible que lui par lâcheté de s’attaquer
                  à soit disant plus fort
                  car c’est plus que de inconscience de laisser les politiques le droit de décider de sa vie
                  les politiques sont les nouveaux bandit de grand chemin du 17 century
                  avec en plus l’aval du tiers payeur au cas ou le tireur (politiques)ne s’ acquitterait point de sa dette
                  tel que c’est aujourd’hui cette « démocratie » c’est de l’inconscience ou un malade
                  fataliste dû à sa lâcheté profonde
                  de sorte il ne mérite pas mieux une démocratie ça ce mérite et ça ce gagne !!
                  les abus des politiques est à la hauteur de la lâcheté des citoyens
                  les vases communiquants
                  tout le reste c’est parler pour rien dire  !!!!
                  good night


                • clostra 30 avril 2010 11:28

                  En appoint, vous ne croyez pas que la décision de forer un puit de pétrole dans le golfe du Mexique en profondeur difficilement accessible, vulnérable - peut-être - aux tremblements de terre ne valait pas un vaste débat démocratique. Nous nageons dans l’inculture technicienne ! Quelle violence !


                  • Kalki Kalki 30 avril 2010 12:00

                    Une autre facette : la forme du système est identique, ce sont des personnes, des humains (peut être) qui prennent des décisions, des technocrates peut être ( donc qui croient prendre des décisions, mais qui ne font qu’appliquer une règle et suivre eux même un schéma, donc ce sont des machines, également, remplaçable, n’est ce pas).

                    Tout est modélisable, les décisions des technocrates, qui ne font que se copier l’un l’autres, et quand l’un à des coroness, (ou est fou), il propose des choses nouvelles, qui ont X% de chances de se voir accepter ou rejeter ( quelque soit la quantité raisonnable de raison dans cette nouvelle).

                    Comment se pourraient ils être autrement que des « personnes » prennent des décisions pour le « groupe » ? Impossible ? Penseront surement x partie de la population qui lira ces lignes.

                    Pour l’autre partie : a vous de le faire.

                    Si la démocratie est devenue inutile, ne l’utilisont pas, Ne pas prenons la meme voie, ne reproduisons pas le meme schéma,

                    Vivons ensemble, surtout avec une autre économie, et une maitrise de l’addiction à la technique (tout en l’utilisant),la technique l’enjeu de ce qui reste de ce quart de siècle, déjà entammé.


                    • Frédéric Alexandroff Frédéric Alexandroff 30 avril 2010 12:01

                      Il faudra un jour ou l’autre se poser la question de la pertinence du modèle démocratique, perçu, selon à moi à tort, comme le sommet de l’évolution des régimes politiques ou, pour reprendre la formule, célèbre autant qu’erronée, de Winston Churchill, « le pire des régimes à l’exception de tous les autres ».

                      En effet, dans une société consumériste, où le « moi je » est l’expression ultime de la finalité humaine, le citoyen ne peut exister. Ce dernier est une abstraction, une vue de l’esprit, un être idéal déconnecté des éléments proprements humains qui le constituent, à l’instar de l’intérêt général, autre notion battue en brèche par notre pseudo-modernité, intérêt général qui est évanescent, impalpable, distinct, supérieur et extérieur aux intérêts privés.

                      Cette abstraction citoyenne suppose l’instruction des individus. Or notre mal-nommée éducation nationale ne sait plus produire que des travailleurs, des agents économiques qui s’intégreront dans le système existant et le perpétueront, encore et encore. Il est d’ailleurs assez amusant, et pour le moins paradoxal, que nos sociétés démocratiques, où il est toujours question de liberté et d’accès à la culture, ne génèrent en fin de compte que des esclaves de leur propre abrutissement.

                      La révolution démocratique commencera le jour où l’on cessera de considérer le vote comme un droit, mais exclusivement comme un devoir.


                      • Frédéric Alexandroff Frédéric Alexandroff 30 avril 2010 13:24

                        Plutôt essayer d’inventer quelque chose d’autre, en fait. Mais permettez-moi de d’abord glisser un petit commentaire sur les régimes que vous évoquez.

                        « Dictature » est un mot désormais dépourvu de sens profond. il est comme « liberté » ou « fascisme » : on l’a tellement employé, tant galvaudé son usage, qu’on ne sait plus bien ce qui se cache derrière. La domination d’une personne ou d’un groupe de personnes sur le reste de la population ? De facto, c’est à peu près ce que nous vivons aujourd’hui : la dictature molle, dont la répression se fait selon des modes de violence nouveaux, généralement non-physiques. La dictature est une forme de pouvoir, elle n’a pas vraiment de fonds, elle échappe à la classification des régimes.

                        Passons à monarchie absolue, maintenant : si vous me demandez si je suis royaliste, la réponse est non. Les prétendants au trône de France sont les rejetons de lignées qui ont substitué au peu de dignité aristocratique qui leur restait le culte du fric et la « pipolisation ». Ils sont à leur aise dans les pages de Gala ou Point de Vue, alors laissons-les y.

                        En revanche la notion d’absolutisme m’a toujours beaucoup intéressé, notamment l’absolutisme à fondement contractuel hobbesien : la masse des « gens » abandonnent la liberté absolue qui est celle de l’Homme à l’état de nature, pour instituer un souverain qui la représente, entité issue des masses mais distinct de celles-ci, qui incarne les intérêts supérieurs de cette abstraction qu’on nomme « peuple ». C’est cela le contrat social qu’on retrouvera plus tard chez Rousseau, la différence majeure, de ce point de vue, entre ce dernier et Hobbes étant que Rousseau théorise la souveraineté démocratique là où Hobbes dénie toute démocratisation de la souveraineté, bien que celle-ci soit bien issue du peuple. En effet, l’Etat de droit se fonde sur un abandon de liberté, tandis que l’idée force sur laquelle se bâtit le régime démocratique est cette même liberté.

                        Dès lors il y a, de mon point de vue, à terme, une incompatibilité quasi-structurelle entre démocratie et Etat de droit : il suffit de voir avec quelle efficacité les lois sont appliquées dans notre belle République pour s’en convaincre. Le pouvoir, qui n’est donc plus absolu, puisque la liberté est la notion fondamentale en démocratie, n’a plus pour objet d’édicter et d’appliquer ldes lois qui assureront la concorde civile, mais à satisfaire des intérêts particuliers : ceux des détenteurs du pouvoir et de leurs amis, d’une part ; et ceux des catégories qui assureront la réélection des dirigeants, d’autre part. Là encore, la campagne présidentielle de 2007 et la présidence Sarkozy apportent, me semble-t-il, de l’eau à mon moulin.

                        De fait on ne conçoit généralement pas d’Etat de droit en dehors de la démocratie, et pourtant les exemples historiques abondent, quand on veut bien les regarder et qu’on ne verse pas dans la caricature. J’aime l’exemple de l’Empire ottoman, car il est « extrême » : il est difficile pour nos mentalités occidentales d’accepter l’idée que ce régime, souvent présenté sous les traits de la « tyrannie orientale type », puisse être cité comme exemple d’Etat de droit. Pourtant, à son apogée, il en a les caractéristiques, édictant des lois et les faisant appliquer sans considération de statut social ou de religion. Mieux encore, le système du devshirme, bien qu’esclavagiste, réussit ce que les sociétés européennes d’alors -et hélas, serais-je tenté d’ajouter, d’aujourd’hui- s’avèrent incapable de faire : la sélection par le mérite seul, et que cette notion de mérite fasse système : c’est-à-dire que la reconnaissance du mérite ne relève pas de la chance ou du hasard, mais d’une technique intégrée à l’appareil d’Etat.

                        Cependant, pour en revenir à votre question, sur quoi peut-on fonder le « régime idéal », si tant est que ce régime existe ? Je reviens à ce concept d’idée force que j’évoquais précédemment : tout régime poltique, Aristote et Platon l’ont montré, est basé sur une idée fondamentale, un pilier idéologique sur lequel il repose, en même temps qu’il contient, en germes, les éléments de sa propre décadence, car cette nature univoque n’apporte aucune limite, aucun élément d’équilibrage. Ainsi la liberté, fondement de la démocratie, conduit elle fatalement à la faiblesse du pouvoir étatique et au désordre, désordre qui appelle logiquement un pouvoir plus fort, et c’est ainsi que la démocratie se corrompt, lentement mais naturellement, en tyrannie.

                        En conséquence le régime politique idéal, s’il existe et s’il est concevable, pourrait prendre la forme d’une « démocratie rationalisée », que j’opposerais à la « démocratie absolue » qui est la nôtre à l’heure actuelle : le suffrage, cette parcelle de souveraineté, n’y serait plus un droit, mais un devoir lié à une responsabilité, responsabilité qu’on n’accorderait uniquement à des citoyens ayant fait la preuve de leur capacité -et de leur volonté- à s’investir pour la collectivité.






                      • werther_original werther_original 30 avril 2010 13:47

                        Clairement ,oui , moi , je suis pour une monarchie absolue.

                        quelques raisons en pagaille

                        -la démocratie est une dictature , comme tout régime politique. Le fait que cette dictature , dans le cas de la démocratie , émane d’une frange de la population sur l’autre ne garantit en rien que la justice sociale sera plus grande.

                        -On peut voir l’effet de la démocratie dans d’autre sphere que le politique, comme par exemple les arts. Les arts majeurs sont devenues star academy , la ferme célébrités , des chanteurs bouffons. Clairement , ceux-la représentent le haut du pavé car plébiscité par la population. Tous les soirs se jouent un grand référendum national sur ce qui est beau et laid , et le résultat est très pitoyable.

                        -La démocratie est trop faible dans son fonctionnement car les gens qui la supportent sont faibles dans leur raisonnement. N’importe quel gugus harangueur oriente l’esprit des gens pour conduire les gens tel des automates. Voir en ce sens la complète destruction des démocraties fragiles d’avant-guerre. Si l’on prend comme définition de la démocratie , l’application du sentiment général sur un sujet , alors on peut mettre bien des atrocités sur le compte de la démocratie. Dois-je vous rapeller le score d’hitler aux élections de 1932 ? (36.8%)

                        -La démocratie, dans la forme actuelle , c-a-d , représentative , ne permet pas de faire sortir du débat des idées claires et honnêtes. Car les débateurs ont tous un « pré-requis » qui les lie a leur parti. Un homme de gauche ne pourra pas sereinement appliquer des idées de droite , et l’inverse également , s’en que son électorat ne le fustige , et cela même si l’idée est la meilleur.

                        On peut arguer que la démocratie qui existe n’est pas la démocratie. Qu’une véritable démocratie est une démocratie directe ou une démocratie avec d’énormes contre-pouvoirs.
                        Je reponds que la démocratie directe ne peut exister , car sa définition inclue la prise en compte de TOUTES les opinions , soit un espèce de milk-shake insipide , inodore , et inutile. Si l’on élude une certaine population , alors la démocratie redevient dictature.
                        Une démocratie avec d’enormes contre-pouvoirs revient à mettre en place une certaine « bureaucratie » veillant sur toutes sortes de choses , des institutions légales , une constitution ; ce qui revient , a peu de choses , à noter système actuel. Donc la démocratie ne peut exister que sous la forme que l’on connait. Si cela n’est pas la démocratie , nous pourrons l’appeler par « l’application imparfaite de la démocratie »

                        dixit rousseau : « si il y avait un peuple de dieux , il se gouvernerait démocratiquement »

                        La monarchie absolue est une dictature , comme tout système politique , mais


                        1) le roi n’a aucun pré-requis partisan.

                        2) c’est une dictature qui émane d’un homme sur le peuple , et pas du peuple contre le peuple.

                        3)le système est beaucoup moins exploitable , car les décisionnaires sont hautement qualifiés. J’aurais aimé voir le traité européen soumis a louis XVI et à ses conseillers.

                        4) les arts et le bon-gout ne sont pas vraiment confisqué mais tout du moins « conduits » dans un sens élevé. « On ne peut pas être confisqué d’une chose que l’on ne laisse pas s’ »épanouir".

                        Je sens que le point 4 va faire bondir bien des gens. Mais qu’ils réfléchissent , si il renient ma phrase , c’est alors que , logiquement , ils abondent dans le sens de la médiocrité actuelle.


                      • gimo 30 avril 2010 22:54

                        c’est un paradoxe stupide et aberrant de dire que la démocratie est la moins mauvaise des régimes   !!!! c’est plutôt la pire car sournoise et hypocrite de faire croire que le peuple est souverain ( de sa misère)
                        le citoyen ( pour 70% d’en eux il faut qui reçoive la douleur du choc du murs
                        sans ça il ne peut comprendre anesthésier par sa lâcheté
                        ceci me fait pense a une petite histoire de philo «  »(  vous nous avez jamais demander
                        CELA  !!!? donc comment voulez vous q’on vous le donne ? «  »)


                      • Jean-Fred 30 avril 2010 12:18

                        Très beau billet Mr Dugué, je suis entièrement d’accord avec vous !!

                        J’aurais aimé aussi que vous fassiez un rapprochement entre 1984 d’Orwell et la Chine tellement les ressemblances sont nombreuses.
                        Le régime chinois actuellement appliqué n’est pas tellement différent de ce que décrit Orwell dans son livre.

                        On pourrait même croire que les dirigeants chinois s’en sont inspirés, de notre côté, nous n’avons malheureusement pas beaucoup d’alternatives à proposer !!

                        La Chine est devenue l’exemple à suivre pour tous ces ultra libéraux, un régime fort et stable avec des salaires de misère pour une très grande partie de la population.

                        La Chine, à n’en pas douter, a le soutien des plus gros financiers du monde, elle a concrétisé tous leurs rêves imaginés dès le début du XX Siècle, d’échec en échec, ils ont fini par réussir en Chine.

                        Cette réalité finira par s’imposer partout dans le monde, je crois qu’il nous restera plus que le droit de vote mais le reste aura comme vous le dites été vidée de toute substance.


                        • werther_original werther_original 30 avril 2010 13:50

                          le dévoyage est une constante de la démocratie , impossible d’y échapper.

                          D’ailleurs il faudrait être plus précis sur le terme de dévoyage.

                          pour vous , peut-on parler de dévoyage de la démocratie lorsque le pen se trouve au second tour ? Il s’agit bien d’élections non ?


                        • werther_original werther_original 30 avril 2010 19:25
                          pourquoi un vote négatif ? la question n’était pas bonne ?



                        • werther_original werther_original 30 avril 2010 20:07

                          au lieu de moinsser , il faut répondre. Bien sur , c’est un peu plus intellectuel comme démarche.


                        • Philou017 Philou017 30 avril 2010 12:54

                          Un bon point et un mauvais point pour Dugué :
                          « l’Etat est devenu le lieu d’exercice d’une volonté qui n’est pas générale mais celle d’un cercle d’élites. »
                          "Ils donnent l’illusion de décider. Ils font de la pédagogie. Pour nous expliquer qu’il n’y a pas le choix.« 
                          Dugué constate que la démocratie ne sert plus à grand-chose. Un bon point. Il aurait pu s’en apercevoir plutôt s’il lisait les articles des autres, mais bon...

                           »Mais on sait très bien que ces choix sont préparés par les énarques qui eux, sont les vrais techniciens de société aux commandes des décisions.« 
                          Ha, la faute aux énarques et techniciens. Dugué ne s’est pas encore aperçu que c’est les réseaux de financiers qui mènent le monde, comme on le constate aujourd’hui de façon éclatante.
                          Pourtant, il dit :
                           »Et si le PS croit inverser la donne, il ira au devant de graves difficultés car il ne dispose pas du seul levier concevable pour contourner le diktat des marchés."

                          Le diktat des marchés, c’est au service de l’empire financier pas des technocrates, qui ne sont que des complices que l’on achète, d’une façon ou d’une autre. Voir par exemple les assistants parlementaires européens qui font la navette entre leur emploi de base et les structures de lobbying.
                          Pas mal, mais peut mieux faire.


                          • MdeP MdeP 30 avril 2010 12:55

                            La dictature, c’est tellement mieux !
                            Cette façon de présenter des fait en mélangeant les genres pour tirer des conclusions perverses fait bien partie d’une nouvelle communication destinée à faire passer des messages subliminaux comme : la démocratie est inutile.
                            Pourquoi M. Dugué ne nous parle-t-il pas de la corruption, des délits financiers liés aux +hautes sphères de l’Etat comme autant de crimes de haute trahison ? Pourquoi M. Dugué ne nous dit-il pas que les grosses multinationales sont + riches que la plupart des Etats. Qu’elles ont la main mise dessus et que les micro Etats dit paradis fiscaux leur appartiennent de facto au point que ces Etats sont appelés Etats voyous ?
                            Un Etat, Monsieur Dugué, n’est pas une entreprise industrielle ou commerciale et les Français de 1789 ont pris d’autres raccourcis que les vôtres pour déclarer que la Démocratie est, au contraire, incontournable . Manquez-vous d’honnêteté ou de courage, cher Monsieur, pour aller jusqu’au bout ?


                            • werther_original werther_original 30 avril 2010 13:53

                              bien joué , le reflexe pavlovien :

                              inverse de démocratie= dictature.

                              Lisez mon post un peu plus haut.

                              Mais MdeP , pourquoi nous ne nous dites vous pas pourquoi il y a corruption , des délits financiers , pourquoi nous ne nous dites vous pas pourquoi les multinationales sont plus riches que les états ?

                              Manquez vous d’honnêteté ou de courage , cher monsieur, pour aller jusqu’au bout ?


                            • HELIOS HELIOS 30 avril 2010 13:24

                              La démocratie inutile ?

                              voyons, voyons, remontons un peu en arriere pour savoir de quoi on parle :

                              On parle d’une société, d’une nation composée de personnes liant leur destin dans une communauté de moyens pour une communuaté d’objectifs avec plus ou moins de consensus.

                              Pour arriver a connaitre cette communauté de moyen et d’objectifs et les compromis qui vont avec, on a inventé la consultation populaire. Et comme cela n’est pas suffisant et compliqué a mettre en oeuvre on a imaginé des representants qui donneraient par délégation leur avis..
                              Ca c’est un modèle « intelligent » de societe qui est sorti de l’orniere animale (societe de fourmis) et de la simple loi de la jungle, celle du plus fort.

                              la démocratie est donc la solution qui permet a une société d’etre pilotée dans ce consensus global de fonctionnement.

                              Supprimmer la democratie ou l’alterer au point que le consensus global ne se fasse plus, c’est prendre un risque enorme car c’est assumer pour ceux qui sont au pouvoir, qu’une partie de la population ne partage plus le consensus et qu’aucune solution « intelligente » ne s’offre a eux pour se faire entendre... sauf l’illegalité ou la force. c’est le debut de la fin, car ce sont la les premisces de la guerre civile ou, au minimum, le reglement par la force des conflits entre citoyens.

                              Pour ce que je viens de vous exposer, la democratie est bien obligatoire. Toute la nuance dans l’exercice de cette democratie, c’est la perception qu’en auront les principaux interressés (le peuple) face aux accrocs qui seront imposés. Nous l’avons vu avec le traité de Lisbonne, le peuple avait choisi, les representants du peuple sont revenus sur ce choix. Personne n’est descendu dans la rue, le consensus persiste.

                              Mais il faut être tres prudent car l’accumulation de « petits accrocs » pourraient provoquer un rejet plus global. Pour l’instant, je n’y crois pas trop, mais comme le lait sur le feu....

                              Bonne democratie a tous...


                              • Traroth Traroth 30 avril 2010 13:50

                                "La démocratie(...) ne sert finalement à rien dans cet univers de nécessité technicienne et d’individualisme avéré«  : Désolé de ne pas partager votre conclusion. Votre problème vient d’un défaut de postulat de base. Nous sommes comme ça quelques-uns à penser que le seul but de la société est d’aider le peuple à être heureux. Ce qui veut dire lui permettre d’être en sécurité, prospère, libre et en paix.
                                Ce que vous avez manqué, c’est que la fin de la démocratie marque le fin de cet objectif. Désormais, la société ne sert plus qu’au bonheur de quelques-uns !

                                Dans votre texte, ça transparait clairement par certains flous artistiques, quand vous dites que »la Chine est aussi efficace que la France« , par exemple. Ça veut dire quoi, pour un état-nation, être »efficace" ?


                                • werther_original werther_original 30 avril 2010 13:59

                                  Je comprends de votre paragraphe que la démocratie est lié au bonheur du peuple et est son seul vecteur.

                                  Pas de démocratie , pas de bonheur ?

                                  Etes-vous fou ?

                                  Dites vous que les hommes n’avaient jamais été heureux autant qu’aujourd’hui avec l’avenement de la « démocratie » ??????


                                • Traroth Traroth 30 avril 2010 14:07

                                  Des hommes heureux, il y en a toujours eu. Mais aider les hommes à être heureux, ça nécessite, oui, la démocratie !

                                  Le but est justement de ne pas laisser tout le bonheur à quelques profiteurs !


                                • Traroth Traroth 30 avril 2010 15:23

                                  Une telle définition n’est nullement nécessaire ici. Si vous m’avez bien lu, je parle d’aider les hommes à être heureux. Le bonheur est avant tout une affaire personnelle. Le but de la société doit être d’ôter ce qui peut entraver cette quête, comme par exemple... la misère, la famine, les guerres et le totalitarisme.


                                • Traroth Traroth 30 avril 2010 17:10

                                  Ah mon humble avis, ceux qui en sont réduits aux sardines à l’huile choisissent rarement ça par goût...


                                • Traroth Traroth 30 avril 2010 17:11

                                  Encore que les sardines à l’huile ne sont pas le meilleur exemple : ça reste des protéines animales, et donc un aliment de luxe. On devrait plutôt parler d’un bol de riz par jour...


                                • COVADONGA722 COVADONGA722 1er mai 2010 07:52

                                  @Werter -original


                                  la royauté d’accord

                                  mais tempérée par le régicide, les peuples meritent ce qu’ils veulent bien endurer
                                  de leurs dirigeants.


                                • COVADONGA722 COVADONGA722 1er mai 2010 08:18

                                  laissez tomber Mr Gélone expliquer un filet de hareng avec deux patates gros sel et un filet d huile a des béotiens pareils c est comme expliquer l humilité à des n’auteurs
                                  d ago nantis d un cv professoral et resistant

                                  une bonne journée


                                • Georges Yang 30 avril 2010 13:53

                                  La démocratie occidentale actuelle est l’apologie de la lâcheté, de la peur et du renoncement
                                  Elle n’a plus rien à voir avec les idéaux révolutionnaires. L’égalitarisme a remplacé l’égalité, le corporatisme la fraternité, et le légalisme normatif la liberté !
                                  On peut parler de démocratie frileuse, de citoyens incapables de prendre les armes
                                  L a crainte de perdre est devenu le moteur de la société occidentale
                                  En termes simples on appelle cela une société de sans couilles moralisateurs


                                  • Traroth Traroth 30 avril 2010 14:04

                                    Qu’est-ce que vous avez contre l’égalitarisme, au fait ?


                                  • Georges Yang 30 avril 2010 14:10

                                    L’égalitarisme est la négation de l’individualisme et un nivellement par le bas


                                  • Traroth Traroth 30 avril 2010 15:24

                                    "L’égalitarisme est la négation de l’individualisme et un nivellement par le bas"

                                    Non.


                                  • Traroth Traroth 30 avril 2010 15:31

                                    "qui a quelque chose à proposer qui puisse passer pour mieux qu’avant aux yeux d’une très large majorité de Français et, éventuellement, d’Européens ?" : Moi, et c’est même très facile ! Tous nos problèmes viennent de notre économie défaillante. Et pourquoi est-elle défaillante ? Très directement, à cause du libre-échange avec des pays ayant des politiques sociales et environnementales très inférieures aux nôtres. Il faut absolument sortir de cette situation soit en fermant les frontières aux pays pratiquant le dumping social et environnemental (à commencer par la Chine), soit en contraignant ces pays à rejoindre nos standards à l’aide d’un pouvoir politique mondial. Mais rester un pied dehors, un pied dedans comme maintenant est vraiment la pire des solutions et ça conduit à une situation absolument désastreuse.

                                    On est en train d’assister à une tiers-mondisation de l’Europe, et il faut absolument s’y opposer, par la force si nécessaire, car il est un peu plus évident chaque jour que nos dirigeants politiques sont à la solde de nos ennemis dans cette lutte mondiale des riches contre les pauvres ! Des manifestations ou des pétitions, ça va vite montrer ses limites, et les élections, ça fait bien longtemps que ça ne change plus grand-chose !


                                  • Traroth Traroth 30 avril 2010 17:09

                                    Les gens vont prendre les armes s’ils ne veulent pas se retrouver acculés à la misère et à la faim. C’est de cela qu’il est question !


                                  • ELCHETORIX 30 avril 2010 14:27

                                    Bon article l’auteur ,
                                    avec la nuance que philou 07 , a souligné , c’eût été parfait !
                                    Pour ma part , en résumé , le pouvoir par et POUR le peuple , ses représentants doivent être compétents , et ne pas faire de carrières politiques pour le représenter .
                                    La finance et les banques doivent être au service de l’économie et non la pressurer
                                    c’est ainsi que ces organismes doivent être nationalisés !
                                    Bonne vraie démocratie !
                                    RA .


                                    • Véronique Anger-de Friberg Véronique Anger-de Friberg 30 avril 2010 14:49

                                      Pour mémoire, cette « petite phrase » assassine de Sir Winston Churchill : "Le meilleur argument contre la démocratie est une conversation de cinq minutes avec l’électeur moyen. Elle est le pire des régimes politiques... si on fait abstraction de tous les autres...".



                                      • bahhh....Démagogocratie zé Monde Ivre....zétibon pour gouvernenculer les bovides masses...zenkor zé zenkor kelles zen redemandent zé kokines....alé alé zenkor plu prés de la Big Falaise !!! bahhhh...

                                        zinon ben, pour zêtre zimple zé direKt : ben zi le nombre de brutis zé de brutites zur ZzzagoravoXxx zé représentatoire du nombre de brutis zé brutites in ze Real Monde : ben fô zêtre zou autocideur opzion mazo zou tré Ô perché opzion pzyko pour zaspirer zà la Démagogocratie !

                                        Môaaa-je, IL le dit les bovides zé bovidettes zont besoin de zêtre guidés et pour zela rien de mieux-mieux qu’une guruïque diktatuture....

                                        bahhhh za fé mâal ko début kan ziya zenkor kelkes zidéalonanistes, zaprés ben zé un peu pareil ke la Démagogocratie...zan vaseline zette fôaa...ben wouai : réduczion des kôuts !


                                        • Marc Viot Marc Viot 30 avril 2010 16:35

                                          >Les politiciens <> donnent l’illusion de décider. Ils font de la pédagogie. Pour nous expliquer qu’il n’y a pas le choix. 


                                          Démocratie des mots.

                                          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 30 avril 2010 16:59

                                            Soit, mais unilatéral :


                                            Si il y a bien un conflit entre démocratie et capitalisme globalisé déterritorialisé (Deleuze) ; ce conflit est toujours en démocratie formelle générateur de luttes sociales dont les expressions politiques menacent tendanciellement la paix civile et donc les affaires et le pouvoir central , ce qui n’est pas le cas des dictatures (formelles). 

                                            Or même en Chine les conflits sociaux, parfois violent, se généralisent, obligeant le pouvoir à sanctionner autoritairement , voire très violemment (condamnations à mort nombreuses) ,ses cadres locaux, voire nationaux, corrompus ...Et il y a aussi des élections locales en Chine entre responsables du parti et des luttes de tendances sévères au sommet. Je ne dis pas que la Chine est une démocratie mais elle est un capitalisme territorialisé national afin de permettre au pouvoir traversé par des conflits politiques internes très sérieux, mais contrôlables, d’exercer une fonction sociale régulatrice sur le long terme (exemple l’écologie). 

                                            Ce qui fait précisément à la fois la supériorité mais aussi la fragilité du pouvoir dans le fonctionnement de la démocratie formelle , c’est de permettre dans le meilleur des cas, mais aussi dans l’ordinaire des cas, de traiter les conflits sous une forme plus pacifique. Chacun y est au moins assuré qu’il a des droits, voire le droit d’avoir des droits, et qu’il peut par son vote chasser qui abuserait à ses yeux de son pouvoir ou qui refuserait à la politique le droit de réguler l’économie. 

                                            Même l’abstentionniste ne renonce pas à son droit de vote et ton analyse peut le convaincre de ne pas voter, mais pas d’accepter que son droit de vote soit aboli dans le cadre d’une dictature formelle. Si du moins les conditions historiques ne sont pas telles qu’il est conduit à désespérer de la dimension pacificatrice de la politique disons formellement démocratique, au profit de la violence jouissive et vindicative pure.


                                            • Marc Bruxman 30 avril 2010 17:04

                                              La démocratie a pour seul objectif de fournir une légitimité au gouvernement en place. Puisque ce gouvernement est issu du peuple, vous n’avez pas de légitimité à vous révolter contre lui. Vous revoterez dans X années et vous le changerez.

                                              Ce mode de gouvernement permet de réduire les tendences à vouloir renverser un gouvernement, de ce fait il réduit le coût du maintient de l’ordre et permet d’orienter les frais du maintient de l’ordre vers l’économie. De ce fait la productivité augmente.

                                              La démocratie est donc un pillier de la société de même que l’étaient la religion et le nationalisme. Le pillier religieux est aujourd’hui abattu. Le pillier nationaliste est en voie de l’être comme on peut le voir avec la nécéssité des discussions sur l’identité nationale ce qui prouve bien qu’elle n’existe plus. Seul les USA restent un tant soit peu nationalistes et par ailleurs religieux.

                                              La démocratie reste le seul pillier intacte de l’europe. Ne pas respecter celle-ci est d’ailleurs un blasphéme (cf image du tank place Tian An Men).

                                              Mais dans le même temps, notre société technique, très efficace prive de plus en plus de gens de leur « utilité » dans le sens ou la prévision comme quoi 20% de la population mondiale suffirait à produire 100% de ce dont le monde a besoin n’est pas hors d’atteinte. En fait on y va tout droit. A la fin du XXIème siécle cet objectif sera largement atteint. La révolution informatique n’en est qu’a ses balbutiements contrairement à ce que l’on pourrait croire et les destructions d’emplois à venir vont être réelement impressionantes. Dans ces conditions, la société « égalitaire » que nous avons connus en fin de XXème siécle (cf baisse des indices de gini dans tous les pays riches) risque de devenir rapidement un lointain souvenir.

                                              La question va rapidement être comment donner un semblant de sens à la vie de tous ceux qui ne seront plus la que pour consommer ce que produisent les 20%. Trouver cette réponse devrait être le seul travail de nos politiques plutot que d’entraver l’économie ou le progrès. Car qu’on le veuille ou non, le progrès nous rattrapera et comme avait dit Gorbatchev aux dirigeants de l’ex-RDA : « Celui qui agit trop tard sera puni par l’histoire ». Il faut adapter nos sociétés à cette donne que nous ne pouvons pas éviter même si nous le voulions. Et il faut même si cela n’a aucun sens trouver un moyen d’occuper les 80% qui n’auront pas de place dans le système productif en cours. Une sorte de paradis artificiel à coup de médias, de consommation low-cost et autre. On va en passer par la et plus rapidement qu’on ne le croit.

                                              Vu la croissance dans les pays émergents, le coût de la main d’oeuvre va prodigieusement augmenter dans le monde entier. Avec cela on verra l’automatisation de pans entiers de l’industrie qu’on avait laissé faire par des petites mains car elles étaient gratuites. La transition de la Chine vers une économie de service va être terrible. Cela coincidera avec l’arrivée au pouvoir d’élites occidentales formées aux nouvelles technologies et a même d’en tirer toute la puissance pour survivre dans cette course à la productivité.

                                              Ce n’est pas bizance mais nous n’avons pas le choix.


                                              • frédéric lyon 30 avril 2010 18:27

                                                La Chine et l’Inde sont en phase de rattrapage, lorsque cette phase sera terminée et que les salaires des Chinois et des Indiens auront rattrapé les salaires occidentaux, nous entrerons dans une nouvelle phase de croissance mondiale plus équilibrée.


                                                Entretemps faisons taire notre égoïsme et laissons les Chinois et les Indiens refaire leur retard, car après tout ils sont plus honnêtes que d’autres s’ils développent leurs économies au lieu de déverser chez nous leurs bouches inutiles. 

                                                • dixneuf 2 mai 2010 14:32

                                                  A votre avis, combien de chinois en France ?


                                                • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 30 avril 2010 19:04

                                                  @Cogno2 (xxx.xxx.xxx.179) 30 avril 12:38

                                                  "la démocratie n’a jamais été appliquée

                                                  D’un autre coté, elle est inapplicable.« 

                                                  Mais d’un autre côté aussi il faut bien dire que le leurre démocratique a bien fonctionné pendant des siècles !

                                                  En effet comme je l’ai souvent répeté sur ce site, il faut une intelligence collective assez bien développée pour pouvoir exiger un système démocratique qui prend réellement en charge les intérêts de tous.

                                                  En attendant les régimes politiques mis en cause s’acharnent à développer encore plus la corruption généralisé, obstacle majeur à la vraie démocratie.

                                                  Au point où on est, une monarchie absolue serait mieux parce que là au moins la famille royale ne se drape pas hypocritement derrière la volonté populaire, elle assume au contraire sa »légitimité" devant ses sujets !


                                                  Un jour viendra où les peuples demandront des comptes aux politiques fossoyeurs. Un jour viendra où le repésentant du peuple respectera lui même les lois au lieu de cracher dessus comme ils le font en ce moment. Un jour viendra où les devoirs des gouvernants envers les gouvernés ne seront pas que des mots !

                                                  La Révolution mondiale est en marche !

                                                  Mohammed MADJOUR. www.republic.unblog.fr


                                                  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 30 avril 2010 19:14
                                                    En effet la démocratie est bien inexistante ! L’article « Le secret dAdolf Jacob Hitler - AgoraVox le média citoyen » est introuvable ni sur le site AgoraVox ni sur le Web en entier ! On a seulement droit à la réponse ci-dessous :

                                                    "Oups ! On dirait que cette page est manquante.
                                                    HTTP 404 - Fichier non trouvé.

                                                    Que quelqu’un essaie pour voir.

                                                    Mohammed MADJOUR.

                                                    • fifilafiloche fifilafiloche 30 avril 2010 20:42

                                                      Rien à redire, l’article est limpide et sincère. Il ne cherche pas à défendre un intérêt particulier mais pose un constat non consensuel mais somme toute cohérent. Encore une fois, chapeau bas, Monsieur Dugué pour votre honnêteté intellectuelle.


                                                      Y a t il une différence entre un énarque de droite ou de gauche. La réponse est non, l’ouverture en est la meilleure preuve.

                                                      Les démocraties occidentales ont elles une chance de concurrencer la Chine. Là encore, négatif, nous ne jouons pas avec les mêmes règles. Je ne parle pas seulement de droits de l’homme, mais aussi de longueur de vue. Le politicien en démocratie parlementaire doit faire son marché en échange de cadeaux qui vont à l’encontre des intérêts de long terme du pays qu’il est censé servir, le chinois peut lancer des plans plus d’une génération avec l’assurance qu’ils seront suivis et appuyés par ses successeurs : quelle liberté d’esprit, quelle sereine assurance pour regarder l’avenir. Après tout le chemin le plus court à une destination n’est il pas la ligne droite...

                                                      Le système est indéniablement plus efficace, est il pour autant enviable ? Je ne peux y répondre qu’à travers ma nièce qui vit, travaille et a établi une famille à Shanghai. En France, n’ayant pas de « diplôme » de styliste, elle n’a jamais pu se développer. Là bas, malgré son handicap linguistique, sa passion pour le métier lui a ouvert des portes des médias...Elle n’a pas accès à Facebook, mais n’en n’a pas réellement besoin, elle est occupée à autre chose...

                                                      Son choix a été la Chine, le mien l Amérique du Sud, quel sera le vôtre ?



                                                      • Manuel Atreide Manuel Atreide 30 avril 2010 22:28

                                                        @ l’auteur ...


                                                        merci, vraiment merci Monsieur Dugué pour vos billets sur Agoravox. Vous réussissez l’exploit de faire des billets passionnants, riches et sur des sujets souvent peu évidents, le tout sans attirer un nombre impressionnant de trolls ce qui fait de la lecture à la fois de l’article, mais aussi des commentaires, un moment heureux dans une journée dense pour moi.

                                                        Juste pour titiller votre esprit et, qui sait, vous lancer sur une nouvelle piste : je viens de terminer la lecture d’une bio de Pétain - je connais mal cette période tellement importante et j’avais envie d’aller au delà du cliché sur ce personnage. Signée par Marc Ferro, elle se termine sur un constat un peu préoccupant pour moi. Au delà de la fête des mères, de l’ordre des médecins ou des avocats, le pétainisme aurait peut être légué à la France actuelle son gout des technocrates que Pétain aurait mis en avant pour contrer la légitimité de l’élu tout en ne revenant pas à l’ancienne légitimité de la naissance. Il substitue à la légitimité du représentant du peuple la compétence du technicien apprise dans les métiers. 

                                                        A la lumière de cette conclusion - qui mérite sans doute d’être étudiée et confrontée à l’analyse critique, pourrait-on dire que la Chine actuelle aurait mis en application la philosophie de Philippe Pétain pronant un état hiérarchique et autoritaire piloté par des technos compétents choisis, promus ou renvoyés par le pouvoir ? Un état dont le pouvoir viendrait d’en haut et non de la base ? 

                                                        Voila la réflexion que je voulais partager avec vous ce soir, Monsieur Dugué.

                                                        Cordialement

                                                        Manuel Atréide

                                                        • morice morice 30 avril 2010 23:38

                                                          une bonne dictature hein. Et si on a déjà tout comme on fait comment ?


                                                          • morice morice 30 avril 2010 23:40

                                                            . La démocratie, nous y sommes attachés parce que c’est notre culture mais elle ne sert finalement à rien dans cet univers de nécessité technicienne et d’individualisme avéré. 


                                                            vous continuez comme ça vous allez verser communiste là.... c’est sa définition à rebours en effet....« nécessité technicienne et d’individualisme avéré. »


                                                            • COVADONGA722 COVADONGA722 1er mai 2010 08:00

                                                              ........
                                                              nous sommes en quoi ?

                                                              leur democrasouille des boutiquiers et mercantis leur democrasouille communautarisante versus liberalisme anglosaxon leur democrasouille de l UMPS
                                                              consanguin dans les cabinets ministeriels les conseils d administration consanguin
                                                              dans les magouille leur democrasouille de l UMPS consanguin dans leur coucherie
                                                              journalistique people leur democrasouille finira au poubelle de l histoire, tot ou tard
                                                              les peuples d europe déciderons que le vote n’est pas l ultime épée ce jour la commencera la Reconquista !


                                                              • gimo 1er mai 2010 08:17

                                                                convadonga722 

                                                                bien vu  !!!! belle lucidité
                                                                les autres des zombis des morts vivants 


                                                              • gimo 1er mai 2010 09:19

                                                                Une illusion démocratique

                                                                et de plus du point de vue économique une collusion

                                                                pour renforcer le le point de JC ALLARD



                                                                John Kennedy avait comme ambition pour l’Etat qu’il conserve le pouvoir de création monetaire. La premiere loi signée par son successeur aprés son assassinat fut de re-privatiser.

                                                                La dette est donc eternelle et necessaire, elle ne sera donc jamais rembourcée.


                                                                Arrivera le jour ou toutes les dettes seront effacées car elles ne sont que des excuses pour que pénètre le capitalisme au sein des gouvernements corrompus


                                                                Au commencement du système économique, le créateur de la monnaie est le peuple. Dans le sens ou c’est lui en produisant et achetant qui définit et instaure une valeur aux biens et services.

                                                                Avec la naissance de l’État, la création monétaire fut confiée aux banques publiques. L’État avait trouvé le moyen de créer et de puiser autant d’argent que nécessaire à son développement.

                                                                 

                                                                L’idée de privatiser les premières banques fut lancée par nos amis des USA ( je ne dirai pas américains car il n’y a plus d’américain en Amérique !). La banque fédérale fut privatisée, les grands banquiers de l’époque ( Rockfeller et Rotschild, Mr – "Donnez moi le pouvoir de créer la monnaie et je n’aurai plus à m’inquieter de qui fait les lois"
                                                                - ) y etant surement pour quelque chose dans cette reforme qui peut paraitre anodine


                                                                mais qui, sur le long terme, est extremement bien pensée et rentre déjà dans une logique liberale inébranlable.


                                                                Les banques centrales suivirent en Europe, avec l’article 104 du traité de Maastricht, permettant ainsi à une societé privée à but lucratif de faire payer des interets à l’Etat.


                                                                Oui en 1992 les pays de l’UE se sont Auto-interdit de se developper librement,

                                                                ou plutôt se sont Auto-obligé de payer des interets !


                                                                Ainsi l’Etat rentre en totale dependance des banques puisqu’il n’a plus le controle de création monetaire et doit assurer plus de recettes que de depenses pour compenser la dette, chose qui au passage détruit la possibilité de conserver un service public stable et competent, forçant ainsi le peuple à demander les privatisations.

                                                                Et oui le liberalisme était prevu depuis les années 50,

                                                                La démocratie ne vaut plus rien. Si démocratie il avait  !!!!

                                                                ET PENDANT CE TEMPS LE CITOYEN DORMAIT !!!! triste constat !!

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès