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Accueil du site > Tribune Libre > La dette grecque est illégale, illégitime et odieuse [rapport préliminaire (...)

La dette grecque est illégale, illégitime et odieuse [rapport préliminaire du comité sur la dette]

La commission d’audit de la dette est en train d’examiner la composition, la nature et l’origine de la dette grecque. Et les résultats qui ont filtré n’ont rien de surprenant, tendant à confirmer l’illégitimité de cette dette qui n’est qu’un instrument de prédation et de confiscation de la souveraineté du peuple, pour le plus grand profit de l’oligarchie capitaliste.

Derrière la dette, le racket du peuple grec par l’oligarchie capitaliste sous la menace de ses armes d’exploitation massive : UE, euro, FMI

 Le rôle des institutions européennes (l’euro et l’Union Européenne) est clairement mis en évidence dans ce qui ne peut plus apparaître à tous que comme du racket et un prise d’otage financière (lire ici). Oui, comme l’a avoué récemment JC Juncker le président de l’actuelle commission européenne, il n’est pas de choix démocratique contre les traités européens. Et il n’existe pas de politique au service du peuple, il n’y aura pas de fin de l’austérité, de prospérité, de progrès social et de démocratie sans sortir de l’UE et de l’euro. Sans briser les chaînes de l’Union Européenne cette arme d’exploitation massive des travailleurs, construction de la classe capitaliste contre la classe des travailleurs, machine à asservir les travailleurs et à piller les richesses qu’ils sont les seuls à produire par leur travail.

La Grèce est membre de l’OTAN. Elle entretient une armée importante, lui coutant 4% de son PIB. De 2005 à 2008, l’État grec augmente le volume de ses emprunts auprès des banques de 80 à 160 milliards de dollars et ses dépenses d’armement augmentent d’un tiers : avions de combat américains pour plus de deux milliards de dollars, six frégates de guerre et des hélicoptères de combat pour 2,9 milliards d’euros, et, six sous-marins allemands pour 5 milliards d’euros…

L’annulation de la dette ne couterait rien aux peuples !

Le rapport préliminaire publié démontre s’il le fallait que s’il y a bien des profiteurs de la dette grecque ce ne sont certainement pas les travailleurs grecs. Mais bien les capitalistes, leurs banques, leurs multinationales. Qui ont grâce à l’Union Européenne et l’euro pour le moment réussit à faire payer la crise systémique du capitalisme aux peuples d’Europe. Ça suffit ! travailleurs, arrêter de vous saigner pour leurs profits !

Si les mesures d’austérité exigées par le Fonds monétaire international, l’Union européenne et la Banque centrale européenne ont entraîné une baisse de 25% du PIB, de larges coupes dans les salaires et les retraites et une aggravation du chômage, qui touche un travailleur sur quatre, elles n’ont en rien fait baisser la dette. Au contraire, celle-ci a explosée ! Générant des intérêts colossaux alimentant les profits de l’oligarchie capitaliste qui est derrière la spéculation sur les « marchés financiers ». crise de la dette grecque

Explication simplifiée du mécanisme

Il convient de rappeler que les prêts accordés à la Grèce, via les banques privées puisque générés sur les marchés financiers, l’ont été sur la base de leur privilège de création monétaire, et ce alors que la Banque Centrale Européenne a considérablement facilité les conditions d’accès aux financements pour les banques privés tout en diminuant à quasi rien ses taux d’intérêts.
De façon simplifiée, il faut donc se figurer que les prêts accordés à la Grèce l’ont été par des banques privées ayant le droit de créer autant d’argent qu’elles le voulaient à un cout quasi nul, mais le prêtant à la Grèce pour des taux d’intérêts d’usuriers totalement insoutenable, et ce alors que ces mêmes prêts étaient garantis par des état tiers. De fait, le seul argent qui serait perdu par les créanciers en cas d’annulation de la dette grecque (qui sont in fine des banques privés détenus par les capitalistes, le « 1% » où les « 200 familles » pour donner une image) c’est les intérêts qu’ils voudraient que le peuple grec continue à leur payer en diminuant, salaires, retraites, protection sociale et en vendant les biens publics.

Euro UE sortir sortie, PRCFOn ne soulignera jamais assez que l’Euro, l’Union Européenne, en instituant une Banque Centrale Européenne hors de contrôle des peuples, mais totalement contrôlée par les capitalistes est une des armes de ce racket permanent des travailleurs qu’est l’euro austérité. Une banque centrale sous contrôle populaire aurait très facilement pu stopper la spéculation contres les états qui s’est déchainée après que ces derniers ont renflouée les banques suite à la crises des subprimes. Elle pourrait financer à taux zero les budgets des états. Au contraire la BCE, de part ses statuts, a interdiction de prêter aux états. En revanche, elle s’autorise à financer à taux quasi nul les banques privés ! Et elle vient de décider de créer massivement de la monnaie qu’elle va distribuer aux banques. On parle de plusieurs de dizaines de milliards d’euros par mois.Dans le même temps, elle exige de la Grèce de diminuer de 20% les retraites comme l’une des conditions d’un prêts de 7 milliards d’euros… Dans le même temps, l’Union Européenne prete plus d’une dizaines de milliards d’euros à la junte fasciste de Kiev – dans une Ukraine en totale faillite – pour mener la guerre contre les populations du Donbass… Ne se payeraient ils pas juste un tout petit peu de notre tête ?

Ça suffit ! Pour mettre la monnaie – instrument de la souveraineté populaire et donc de la démocratie – sous contrôle populaire, il faut sortir de l’euro !

Ce qui est valable pour la dette grecque, l’est pour les autres dettes d’état !

initiative cwpe prcf affiche travailleurs profits euroAu-delà, chacun pourra constater combien dans les analyses présentées l’adjectif « grec » pourrait être remplacé par « espagnol », « italien », »portugais » ou « Français ».

Ce qui est valable pour la dette grecque l’est pour la dette française, l’est contre l’euro-austérité. De même il est évident que la souveraineté populaire est la condition de base pour envisager qu’une politique de gauche, c’est à dire au service des travailleurs, soit envisageable. Pour faire réellement place aux peuples, pour la démocratie, la paix et le progrès social, il faut sortir du carcan de l’euro, briser les chaînes de l’union européenne, sortir de la dictature capitaliste.

Tous ensemble, travailleurs, faisons Front ! Construisons une alternative populaire avec un Front antifasciste populaire et patriotique pour sortir de l’UE, de l’euro et de l’OTAN par la voie progressiste !

JBC pour www.initiative-communiste.fr site web du PRCF – @PRCF_

source : http://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/la-dette-grecque-est-illegale-illegitime-et-odieuse-rapport-preliminaire-du-comite-sur-la-dette/

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Synthèse du rapport de la Commission pour la vérité sur la dette grecque.

Les preuves présentées dans le rapport du comité international indiqueraient que la dette issue des plans d’austérité est une violation directe des droits fondamentaux de l’homme. Le comité serait arrivé à la conclusion que la Grèce ne devrait pas payer cette dette parce qu’elle est illégale, illégitime et odieuse. Nos commentaires apparaissent en rouge.

 

En juin 2015, la Grèce se trouve à un carrefour. Elle doit choisir entre la poursuite des programmes d’ajustement macroéconomiques imposés par ses créanciers ou briser les chaînes de sa dette. Cinq ans après le début des programmes d’ajustement, le pays reste plongé dans une grave crise économique, sociale, démocratique et écologique. La boîte noire de la dette n’a pas été ouverte. À ce jour, aucune autorité, grecque ou internationale, n’a cherché à faire la lumière sur les causes et les modalités d’assujettissement de la Grèce au régime de la Troïka. La dette, au nom de laquelle rien n’a été épargné à la population, reste le dogme au nom duquel est imposé un programme d’ajustement néolibéral qui s’accompagne de la plus profonde et la plus longue récession jamais connue en Europe en temps de paix.

Prendre à bras-le-corps un ensemble de problèmes sociaux et économiques est une impérieuse nécessité autant qu’une responsabilité sociale. Prenant acte de cela, le Parlement Hellénique a mis en place en avril 2015 la Commission pour la Vérité sur la Dette publique grecque. Il lui a donné mandat pour mener des investigations sur l’origine et l’augmentation de la dette publique, la façon dont cette dette a été contractée et les raisons qui y ont amené, enfin sur ces l’impact qu’ont eu sur l’économie et la population les conditionnalités attachées à ces contrats. La Commission pour la Vérité a pour mission d’amener à une prise de conscience sur les questions relatives à la dette grecque, tant sur le plan interne qu’au niveau international, de formuler des arguments et de proposer des scénarios relatifs à l’annulation de la dette.

Les recherches présentées par la Commission dans son rapport préliminaire mettent en lumière le fait que le programme d’ajustement auquel la Grèce a été soumise était, et reste dans son intégralité, un programme politiquement orienté. L’analyse technique bâtie sur des variables macroéconomiques et des projections de dette – des données en relation directe avec la vie et de la population et ses moyens de subsistance –, a permis de cantonner les discussions relatives à la dette à un niveau technique. Ces discussions ont principalement été centrées autour de la thèse selon laquelle les politiques imposées à la Grèce allaient lui permettre de rembourser sa dette. Les faits présentés dans ce rapport prouvent tout le contraire.

Les éléments dont nous faisons état dans ce rapport montrent que de toute évidence la Grèce, non seulement n’est pas en capacité de rembourser cette dette, mais qu’elle ne doit pas la rembourser, tout d’abord parce que la dette issue des mesures de la Troïka constitue une violation caractérisée des droits humains fondamentaux des résidents de la Grèce. Ainsi, nous sommes parvenus à la conclusion que la Grèce ne doit pas payer cette dette, du fait de son caractère illégal, illégitime et odieux.
Il est également apparu à la Commission que le caractère insoutenable de la dette publique grecque était évident depuis l’origine pour les créanciers internationaux, les autorités grecques et les grands médias. Pourtant, les autorités grecques et certains gouvernements de l’Union Européenne se sont ligués pour rejeter une restructuration de la dette publique en 2010, dans le seul but de protéger les institutions financières privées. Les grands médias officiels ont dissimulé la vérité au public en soutenant que le plan de sauvetage allait être bénéfique pour la Grèce, tout en passant en boucle le récit selon lequel la population ne faisait que payer pour ses propres turpitudes.

Les fonds versés dans le cadre des programmes de sauvetage de 2010 et 2012 ont été gérés de l’extérieur selon des schémas complexes, empêchant toute initiative propre en matière budgétaire. L’utilisation de ces fonds a été dictée de manière stricte par les créanciers et il est apparu que moins de 10 % de leur montant avaient été consacrés aux dépenses courantes du gouvernement.
Ce rapport préliminaire dresse un premier état des lieux des principaux problèmes et enjeux liés à la dette publique et fait état de violations juridiques majeures en ce qui touche aux contrats d’emprunt ; il pose également les bases juridiques sur lesquelles la suspension unilatérale des paiements de la dette peut être invoquée. Ces conclusions sont déclinées en neuf chapitres présentés comme suit :

Le chapitre 1, La dette avant la Troïka, analyse l’augmentation de la dette publique grecque depuis les années 1980. Il conclut que l’accroissement de la dette n’est pas le résultat de dépenses publiques excessives, celles-ci étant en réalité restées plus faibles que les dépenses publiques d’autres pays de la zone euro. La dette provient pour l’essentiel du paiement aux créanciers de taux d’intérêts extrêmement élevés, de dépenses militaires excessives et injustifiées, d’un manque à gagner fiscal dû à la fuite illicite de capitaux [et l’Union Européenne facilite l’évasion fiscale comme l’a montré les scandales luxleaks ou Clearstream], du coût de la recapitalisation de banques privées par l’État [lire ici la crise c’est quoi], et des déséquilibres internationaux issus des lacunes inhérentes au modèle de l’Union Monétaire [comme le dénoncent les communistes conséquents qui comme les militants du PRCF ont combattu la construction européenne et porte le mot d’ordre de sortie de l’UE et de l’euro. De fait ce que certains qualifient de lacunes, sont en fait les fondements de l’UE et de l’euro. La concurrence « libre et non faussée », la stabilité des prix et l’intégration monétaires sont ainsi déjà consacrés par… le traité de Rome de 1957. De fait l’UE et l’euro sont des instruments construit par les capitalistes pour enchainer et baillonner les travailleurs pour renforcer l’exploitation, leur faire les poches tranquilles sans qu’ils soient en mesure de se défendre] .

L’adoption de l’euro a généré en Grèce une augmentation drastique de la dette privée à laquelle les grandes banques privées européennes ainsi que les banques grecques ont été exposées. En prenant de l’ampleur, la crise bancaire a débouché sur une crise de la dette souveraine grecque. [c’est sans doute cela « l’euro qui protège défendu par le Parti de la Gauche Européenne !] En 2009, en mettant l’accent sur la dette publique et en gonflant le déficit, le gouvernement de George Papandréou a voulu présenter comme une crise de la dette publique ce qui était en réalité une crise bancaire.

Le chapitre 2, Les évolutions de la dette publique grecque de 2010 à 2015 établit que le premier accord de prêt de 2010 visait en premier lieu à sauver les banques privées grecques et européennes et à permettre aux banques de réduire leur exposition aux titres publics grecs.

Le chapitre 3, La dette publique grecque par créancier en 2015, met en évidence la nature litigieuse de la dette grecque actuelle au regard des principales caractéristiques des prêts qui seront analysées plus en détail au chapitre 8.

Le chapitre 4, Les mécanismes de l’endettement en Grèce, dévoile les mécanismes issus des accords entrés en vigueur à partir de mai 2010. Ces accords prévoyaient l’octroi de nouveaux emprunts d’un montant substantiel par des créanciers bilatéraux et le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) qui s’accompagnaient de coûts abusifs, amplifiant d’autant la crise. Ces mécanismes révèlent comment la majorité des fonds empruntés ont été directement transférés aux institutions financières. Au lieu de bénéficier à la Grèce, ils ont accéléré le processus de privatisation à travers l’utilisation d’instruments financiers. [où il apparaît que les emprunts de la grèce ont servis à remplir les comptes de la BCE et du FMI, et ce seraient aux Grecs de rembourser ? sans blagues ]

Le chapitre 5, Les conditionnalités contre la soutenabilité, présente la manière dont les créanciers ont imposé des conditionnalités excessives qui, associées aux accords de prêts, ont eu pour conséquence directe la non-viabilité économique et l’insoutenabilité de la dette. Ces conditionnalités, que les créanciers s’obstinent toujours à exiger, ont fait chuter le PIB tout en augmentant l’endettement public – un ratio dette/PIB plus élevé rendant la dette grecque encore plus insoutenable. Mais elles ont également généré des changements dramatiques dans la société et provoqué une crise humanitaire. La dette publique grecque peut ainsi être considérée comme totalement insoutenable en l’état actuel des choses. [de fait, le but n’est donc clairement pas un « plan d’aide » contrairement à la présentation médiatique au nom du « sauvetage de l’euro » (soutenu d’ailleurs par … Pierre Laurent). mais le but de l’austérité est de :

  1. de faire payer un maximum la crise par les travailleurs, faisant payer les pertes des bulles spéculatives aux travailleurs, et en profitant pour leur faire verser des intérêts sur ces pertes
  2. de contraindre sous la menace de la création de dette insoutenable les états à obéir aux diktats de l’UE du Capital, mafia des patrons : baisses des salaires, casses des acquis sociaux, privatisation en échange d’une poignée de figues, casse du droits du travail…]

Le chapitre 6, Impact des « programmes de sauvetage » sur les droits humains, montre que les mesures mises en place dans le cadre des « programmes de sauvetage » ont directement affecté les conditions de vie du peuple et violé les droits humains que la Grèce et ses partenaires sont dans l’obligation d’assurer, de protéger et de promouvoir, conformément au droit national, au droit de l’Union et au droit international en vigueur. Les ajustements drastiques imposés à l’économie et à la société grecque dans son ensemble ont provoqué une détérioration rapide des niveaux de vie incompatible avec la justice sociale, la cohésion sociale, la démocratie et les droits de l’homme. [Merci l’UE. C’est donc cela l’europe sociale. Pour s’en sortir, il faut en sortir par la porte de gauche !]

Le chapitre 7, Questions juridiques relatives aux MoU (Memorandum of understanding ou Protocole d’accord) et aux conventions de prêt, soutient qu’il y a eu violation des obligations en matière de droits de l’homme de la part de la Grèce elle-même et de ses prêteurs, à savoir les États membres de la zone euro (prêteurs), la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds Monétaire International, qui ont imposé ces mesures à la Grèce. Tous ces acteurs ont refusé d’évaluer les violations des droits de l’homme découlant des politiques publiques qu’ils obligeaient la Grèce à appliquer. Ils ont directement violé la constitution grecque en privant le pays de la plupart de ses droits souverains. En effet, les accords contiennent des clauses abusives, qui ont contraint la Grèce à renoncer à des pans importants de sa souveraineté. Cela a été attesté par le choix du droit anglais comme loi applicable à ces contrats, dans le but de faciliter le contournement de la constitution grecque et des obligations internationales en matière de droits humains. La remise en cause des droits humains et des obligations de droit coutumier, la présence de diverses preuves de mauvaise foi des parties contractantes, et leur caractère déraisonnable, remet en cause la validité de ces contrats. [de la preuve du caractère totalitaire, dictatoriale et radicalement opposés aux droits de l’homme du capitalisme…]

Le Chapitre 8, Évaluation du caractère illégitime, odieux, illégal ou insoutenable de la dette, examine la dette publique grecque en regard des définitions adoptées par la Commission concernant les dettes illégales, illégitimes, odieuses et insoutenables. Il aboutit à la conclusion qu’en juin 2015, la dette publique grecque est insoutenable, puisque la Grèce ne peut payer le service de la dette sans nuire gravement à sa capacité de remplir ses obligations les plus élémentaires en matière de droits humains. Par ailleurs, le rapport apporte la preuve de la présence dans cette dette d’éléments illégaux, illégitimes et odieux, et ce pour chaque groupe de créanciers.

La dette envers le FMI doit être considérée illégale car elle a été consentie en violation des propres statuts du FMI, et que les conditions qui l’accompagnent violent la Constitution grecque, les obligations du droit coutumier international et les traités signés par la Grèce. Elle est illégitime, puisque les conditions imposées comprennent des dispositions qui violent les obligations en matière de droits humains. Enfin, elle est odieuse, puisque le FMI savait pertinemment que les mesures imposées étaient antidémocratiques, inefficaces, et allaient provoquer de graves violations des droits socio-économiques.
Photo : E. Toussaint présentant un document du FMI qui prouve que le fonds savait que ses mesures augmenteraient la dette grecque.

La dette envers la BCE doit être considérée illégale car la BCE a outrepassé son mandat en imposant l’application de programmes d’ajustement macroéconomique (par exemple la déréglementation du marché du travail), ceci par l’intermédiaire de sa participation à la Troïka. La dette envers la BCE est également illégitime et odieuse, car l’objectif du Securities Market Programme (SMP) était en fait de servir les intérêts des institutions financières en permettant aux principales banques privées grecques et européennes de se débarrasser de leurs obligations grecques.

Le FESF a octroyé des prêts hors liquidités qu’il faut considérer comme illégaux parce que l’Article 122(2) du TFUE est violé, et parce que ces prêts portent atteinte par ailleurs à un certain nombre de droits socio-économiques et de libertés civiques. De plus, l’Accord cadre du FESF de 2010 et le Master Financial Assistance Agreement de 2012 contiennent plusieurs clauses abusives témoignant d’une attitude immorale de la part du prêteur. Le FESF va également à l’encontre de principes démocratiques, ce qui rend ces dettes illégitimes et odieuses.

Les prêts bilatéraux doivent être considérés comme illégaux car ils violent les procédures spécifiées dans la Constitution grecque. Les prêts révèlent une attitude immorale des prêteurs et présentent des conditions qui contreviennent au droit et à l’action gouvernementale. Il y a atteinte tant au droit de l’Union européenne qu’au droit international lorsque les droits humains sont évincés par des programmes macroéconomiques. Les prêts bilatéraux sont par ailleurs illégitimes puisqu’ils n’ont pas été utilisés dans l’intérêt de la population, mais ont seulement servi à sauver les créanciers privés de la Grèce. Enfin, les prêts bilatéraux sont odieux car en 2010 et 2012 les États prêteurs et la Commission européenne, tout en étant conscients de ces violations potentielles, se sont bien gardés d’étudier l’impact sur les droits humains des ajustements macro-économiques et consolidation budgétaire qui étaient la condition des prêts.

La dette envers des créanciers privés doit être considérée illégale parce que les banques privées ont eu une attitude irresponsable avant l’existence de la Troïka, ne respectant pas une diligence raisonnable, et parfois, comme dans le cas de fonds spéculatifs, agissant de mauvaise foi. Une partie des dettes envers les banques privées et les fonds spéculatifs sont illégitimes pour les mêmes raisons qu’elles sont illégales ; de plus, il était illégitime que des banques grecques soient recapitalisées par les contribuables. Les dettes envers les banques privées et les fonds spéculatifs sont odieuses, puisque les principaux créanciers étaient bien conscients que ces dettes n’étaient pas contractées dans l’intérêt de la population mais pour augmenter leurs propres bénéfices.
Le rapport se conclut sur quelques considérations pratiques. Le Chapitre 9, Fondements juridiques pour la répudiation et la suspension de la dette grecque souveraine, présente différentes options pour l’annulation de la dette et expose tout particulièrement les conditions dans lesquelles un État souverain peut exercer son droit à poser un acte unilatéral de répudiation ou de suspension de paiement de sa dette en droit international.

Il existe plusieurs arguments juridiques permettant à un État de répudier ses dettes illégales, odieuses et illégitimes. Dans le cas grec, un tel acte unilatéral peut se fonder sur les arguments suivants : la mauvaise foi manifeste des créanciers qui ont poussé la Grèce à violer son droit national et ses obligations internationales en matière de droits humains ; la primauté des droits humains sur les autres accords tels que ceux conclus par les gouvernements précédents avec les 
créanciers de la Troïka ; la coercition ; la présence de clauses abusives violant la souveraineté de l’État grec ; et enfin le droit reconnu en droit international pour un État de prendre des contre-mesures quand les créanciers posent des actes illégaux.
 S’agissant des dettes insoutenables, tout État est juridiquement fondé à utiliser l’argument de l’état de nécessité qui permet à un État confronté à situation exceptionnelle de
 sauvegarder un de ses intérêts essentiels menacé par un péril grave et imminent. Dans une telle situation, il peut s’affranchir de l’exécution d’une obligation internationale telle que le
 respect d’un contrat de prêt. Enfin, les États disposent du droit de se déclarer unilatéralement insolvables lorsque le service de leur dette est insoutenable, sachant que dans ce cas ils ne commettent aucun acte illégal et sont affranchis de toute responsabilité.

La dignité du peuple grec vaut plus qu’une dette illégale, illégitime, odieuse et insoutenable.

À l’issue de ses premières investigations, la Commission considère que la Grèce a été et est toujours la victime d’une tentative de meurtre froidement préméditée par le trio que sont le Fonds monétaire international, la Banque centrale européenne et la Commission européenne. Cette attaque violente, illégale et immorale a été réalisée avec l’assentiment et la complicité des États européens qui, au lieu de servir et défendre l’intérêt général, ont préféré se mettre au service des banques et des intérêts particuliers d’une minorité. [États au service des banques et des intérêts de la classe capitaliste : c’est bien la description du système capitaliste, une dictature d’une minorité, la classe capitaliste sur une très large majorité, le prolétariat. Pour la démocratie, il faut changer de système et construire le socialisme]

En mettant ce rapport à la disposition des autorités grecques et du peuple grec, la Commission considère avoir rempli la première partie de sa mission telle que définie dans la décision de la Présidente du Parlement du 4 avril 2015. La Commission espère que son rapport constituera un outil utile pour toutes celles et tous ceux qui veulent sortir de la logique mortifère de l’austérité et qui se lèvent pour défendre ce qui ce qui est en danger aujourd’hui : les droits humains, la démocratie, la dignité des peuples et l’avenir des générations à venir.

Aujourd’hui, en réponse à ceux qui leur imposent des mesures iniques, le peuple grec pourrait leur rappeler ce propos de Thucydide lorsqu’il évoquait la constitution de son peuple : « Elle a reçu le nom de démocratie, parce que son but est l’utilité du plus grand nombre et non celle d’une minorité. » (Oraison funèbre de Périclès rapportée par Thucydide dans La guerre du Péloponnèse)

Traduction : CADTM – source


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35 réactions à cet article    


  • Gabriel Gabriel 23 juin 2015 11:01

    La dette grecque est le chiffon rouge que les banquiers agitent pour faire peur aux peuples des nations européennes afin de continuer le pillage des richesses à leurs profits. Après avoir endetté les pays avec leurs actifs pourris et de l’argent virtuel en trafiquant les chiffres afin de couvrir leurs malversations, les voilà qui ordonnent aux gouvernements de prêcher la rigueur budgétaire et de réduire leurs citoyens à l’esclavage. Le génie de ces gens là, c’est de vous endetter avec l’argent qu’ils n’ont pas et de voler celui que vous avez acquit par votre travail en vous endormant avec des fables pour enfants. Le parasite, confortablement installé, se nourrit toujours du sang sur le dos du bœuf qui laboure…



    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 23 juin 2015 22:42

      @Gabriel

      En clair, des societes allemandes et francaises, surtout, ont ccrrompu des decideurs grecs qui leur ont donne des cheques signés par la population pour acheter des babioles sans valeur. Avant de brailler contre leurs compliies, la Grece doit d’abord demander des comptes a ses propres gouvernants. Si elle ne le fait ;pas elle ne merite pas qu’on l’aide,,,,, Meme si on le fera de toute facon.... bien sur, 

      PJCA

    • Jean-Max DURAND Jean-Max DURAND 23 juin 2015 11:18

      Pour arrêter l’hémoragie, il faut immédiatement :

      - Sortir de l’Euro ;
      - Sortir de cette Europe ;
      - Dénoncer la Dette (qui n’en est pas une), cesser tout remboursement et paiement d’intérêts ;
      - Dénoncer le traité de Lisbonne ;
      - Redonner à la Banque de France (devenue 100% nationale) le pouvoir de créer, seule, de la monnaie ;
      - Nationaliser tous les services publics : communications, production, exploitation et distribution de l’énergie, etc. ;
      - Faire rembourser les banques tous les intérêts perçus illégitimement au titre de cette « Dette » (270 milliards € sur 310 pour la Grèce, si j’en crois le JT de France 2, hier soir. Combien pour nous ?)

      Et pour éradiquer toutes les compromissions, mettre en place des institutions issues d’une démocratie citoyenne, en remplacement des pouvoirs exécutifs et législatifs actuels.

      • lsga lsga 23 juin 2015 13:57

        @Jean-Max DURAND
        Hey Benito ! tu as oublié le plus important :

        - Il nous faut un Ducce ! smiley
         
        Sinon, une union internationale des travailleurs pour une révolution mondiale instaurant le socialisme planétaire : ça c’est ce qu’il nous faut. 

      • Ben Schott 23 juin 2015 14:09

        @lsga
         
        « Sinon, une union internationale des travailleurs pour une révolution mondiale instaurant le socialisme planétaire : ça c’est ce qu’il nous faut. »
         
        C’est vous qui le dites. Mais, en ce qui me concerne, non merci sans façon ! Je vous rappelle ce que vous proposez : « Nous, révolutionnaires, ne voulons pas rendre le monde meilleur. Nous voulons anéantir le monde tel qu’il existe, dans sa totalité, sur l’ensemble du globe. Avec nous, vous vivrez moins bien, car la révolution est une guerre, une guerre de classe, et qu’elle apporte la ruine, le sang, la destruction. Des fruits meilleurs pousseront sur les cendres de l’ancien monde, mais aucun d’entre vous ne les gouttera : nous serons tous mort depuis longtemps quand ils pousseront. Vendeurs de monde meilleurs, porteurs d’ordre, de moral, de justice, et de fascisme : nous vous écraserons. »
         
        Alors je veux bien vous faire plaisir, mais dans des limites raisonnables ! Mettez vous à la belote avec deux trois potes, ça vous reposera l’esprit, parce que vous me semblez être en surchauffe permanente !
         


      • lsga lsga 23 juin 2015 14:12

        @Ben Schott
        oui oui, allez vendre des mondes meilleurs et idéaux avec la racaille fascitoïde et keynésienne. Vous vous casserez les dents sur un truc qui s’appelle « capitalisme », et qui aboutit à un autre truc qui s’appelle la guerre mondiale. 

         
        Révolution mondiale ou guerre mondiale : fais ton choix camarade. 

      • Ben Schott 23 juin 2015 14:15

        @lsga
         
        « oui oui, allez vendre des mondes meilleurs et idéaux avec la racaille fascitoïde et keynésienne »
         
        Moi, je n’ai rien à vendre. Par contre, il n’y a personne dans votre boutique, réveillez-vous.


      • lsga lsga 23 juin 2015 14:16

        @Ben Schott
        la révolution n’est pas une boutique, mais un phénomène social naturel qui se produit régulièrement, à des échelles géographiques toujours plus vastes. 


      • Ben Schott 23 juin 2015 14:31

        @lsga
         
        « un phénomène social naturel », c’est pas très matérialiste comme concept !
         


      • straine straine 23 juin 2015 16:41

        @Jean-Max DURAND
        Tout à fait d’accord avec vous, il manque toutefois un petit détail qui pourrait rendre ce rêve réalisable ; L’arrestation et le jugement par un tribunal d’exception de TOUS les protagonistes de cette affaire !
        l’Islande l’a fait et le résultat est là ...

        L’Islande a laissé ses banques faire faillite, et jeté des banquiers en prison. Et voici ce qui s’est produit

      • Ruut Ruut 23 juin 2015 17:11

        @Jean-Max DURAND
        En effet efficace et simple.
        Mais il faut au moins un chef d’état couillus pour le mettre en place.


      • Auxi 23 juin 2015 18:41

        @lsga


        Isga, tu es le pendant parfait du libéral-fasciste Spartagugusse. Tu te fous des pauvres gens, tu voudrais même que leur sort s’aggrave encore pour qu’ils fassent ta « révolution planétaire ». J’ai été délégué syndical : les gens gueulent, ronchonnent, mais quand il faut faire grève, il y en a deux qui bougent et dix qui font du zèle. Alors, à l’échelle de la planète… Je t’ai déjà pris en flagrant délit de mensonge sur ce site. Les propositions de Jean-Max sont immédiatement réalisables, pertinentes et adaptées, et c’est sans doute ce qui te défrise. La misère, c’est ton fonds de commerce, tu ne voudrais surtout pas qu’on puisse y remédier. Et là-dessus, tu l’appelles Benito en laissant entendre qu’il serait un fasciste. C’est odieux. Tu n’es qu’une merde, Isga.

        Tu n’est qu’un réactionnaire qui s’ignore. Une crevure d’extrême-droite.

      • taktak 23 juin 2015 18:52

        @Auxi
        Et oui les « raisonnements » de Isga c’est ceux des hitlero trotskystes, et des officines financées par la CIA (qui ont générées par exemples des gens tels que Barosso).

        Isga n’est ni communiste, ni internationnaliste mais bien tout le contraire. La révolution, il n’en veut pas, il la combat de toute ses forces, semant la division et les insultes. C’est un troll capitaliste, qui ne répond d’ailleurs généralement qu’aux heures de bureau.


      • Jean-Max DURAND Jean-Max DURAND 24 juin 2015 10:32

        @Ruut
        Non, il ne faut pas un chef d’Etat, mais une démocratie citoyenne qui balaie toutes ces marionnettes inféodées aux Rotschilds et autres Rockfellers, et qui ne représentent rien d’autre que leurs propres intérêts.


      • mmbbb 28 juin 2015 10:36

        @Auxi Moi aussi je suis un reactionnaire et je l’assume les syndicats sont devenus une machine a caser les petits copains et copines une sorte de franc maconnerie Les syndiques ont des statuts en beton ( fonctionnaires EDF SNCF ) et ont souvent une haine pour les entrepreneurs et les professions liberales Je connais tres bien cette mentalite Alors avant de jeter l’opprobre sur autrui vous devriez vous posez pourquoi nous en sommes arrives a cette situation, Un Etat qui ne pense qu’a taxer taxer taxer comme l’a fait hollande ne fait que creer de la pauvrete.


      • bakerstreet bakerstreet 23 juin 2015 11:30

        La vérité sur la dette grecque ?....En tout cas Bravo ! Même Hercule ne serait pas arrivé au bout de ces travaux, à coté duquel le nettoyage à grande eau des écuries d’Augias, semble une belle rigolade......Ca ne manque pas d’humour..Déjà qu’il est difficile de faire la vérité sur soi même, alors la dette grecque...Ce pataquès, ce vase de Pandore, cette pelote emmêlée qu’on a laissé filé en laissant du mou, sans Ariane au bout......Qui est coupable de cette chose « odieuse », « illégale »...

        .Attention aux mots qui sont très forts tout de même ! 
        Qu’est ce qu’il restera encore une fois pour les autres, après cette OPA, pour baptiser les génocides et les horreurs sans nom ?....
        Ce sont les technocrates, la BCE nous dites vous, qui auraient « outrepassé » leur mandat !...En tout cas pas les Grecs....Cachez ce mot que je ne saurais voir...On blanchit ici en gros, un vrai lavomatic !... 

        Nulle par on ne lit pas un seul mot sur une quelconque responsabilité partagée d’un citoyen hellène dans cet affaire. Etaient- ils occupés à garder les moutons,à jouer de la flûte de pan, a faire du fromage pendant que cette affaire se passait dans leur dos, ou encore passant le temps à chatouiller les muses à danser le sirtaki ? 

        On ne sait pas.... On ne saura rien de tout ça...Pas un mot sur les fraudes qui sont un sport national, bien que non olympique. Pas un mot sur une quelconque complicité et croyance absolue en une Europe qui continuera à fourvoyer, quoi qu’il arrive.....Papaandreou, Karamanlis, les armateurs et le clergé semblent planquer dans une calanque, à l’abri du zéphyr. La Grèce dans cet article semble vide de ces habitants, presque de son histoire !... 

        Seuls les membres de notre fameuse commission ( qui est -elle, d’où vient elle ? Je l’imagine en toge, inspirée par les dieux ) se tiennent sur la falaise, le défilé des Thermopyles derrière, scrutant l’arrivée de l’ennemi. 

        Enfin elle a rendu son verdict, après avoir été déjeuné avec les pythies. Maintenant on en sait un peu plus :. « À l’issue de ses premières investigations, la Commission considère que la Grèce a été et est toujours la victime d’une tentative de meurtre froidement préméditée par le trio que sont le Fonds monétaire international, la Banque centrale européenne et la Commission européenne. » 

        C’est bien qu’Hercule Poirot est enfin réussi à identifié les coupables (On a les Hercule qu’on mérite)...Enfin, c’est drôle il vous reste une sorte de malaise, l’impression diffuse que ce beau billet qui s’est lavé un peu trop vide les mains, a laissé dans l’ombre pas mal de choses, d’oublis, d’amnésie, de dénis, de bidonnage, de détournement, de malversations, de tricherie . 

        Bref, qu’on a trouvé le coupable qui arrange, le bouc émissaire. 
        De quoi remplir de nouveau un tonneau des danaïdes, et sans fournir à Sysiphe la promesse de ne pas devoir encore remonter la pente, avec son coffre fort sur le dos !

        • lsga lsga 23 juin 2015 13:55

          On aurait aimé qu’un communiste nous explique pourquoi le Capitalisme devient nécessairement financié, nous rappelle les théories de Lénine sur le sujet, nous rappelle quel rapport il y a avec la baisse tendancielle du taux de profit, l’agrandissement des marchés, et pourquoi donc la réponse ne peut-être qu’internationale.

           
          Mais au lieu de cela, on a le droit au crétinisme complotiste de la « création monétaire » (l’argent est une norme : waaaoooo... quelle découverte ! :facepalm : ), à l’approche réactionnaire de type keynésienne, et donc à la dérive nationaliste fascistoïde. 
           
          Hey : pourquoi n’êtes vous pas communistes, vous qui vous prétendez communistes ?

          • taktak 23 juin 2015 14:04

            @lsga
            bla bla bla...
            Le PRCF t’as pas attendu pour donner des explications sur la baisse du taux de profits.

            www.initiative-communiste.fr

            En revanche, toi tu sers à quoi à part à troller et tenter de discréditer ceux qui agissent ? Isga, qui te payent ?


          • lsga lsga 23 juin 2015 14:07

            démonter la racaille keynésienne, stalinienne, fascitoïde, et anti-révolutionnaire : c’est important. 


          • taktak 23 juin 2015 14:21

            @lsga
            6 crottes en moins d’une heure. Isga a produit. J’espère qu’il est bien rémunéré pour cela.

            Troll stipendié, il y a pas à dire ça pourrait le faire sur ses cartes de visites, s’il n’était obligé de les imprimer sur du PQ


          • lsga lsga 23 juin 2015 14:23

            @taktak
            chier sur la gueule des Keynésiens, pro-captialisme d’État, anti-Internationale : je fais ça gratuit. 


          • bakerstreet bakerstreet 23 juin 2015 14:26

            @lsga


            Cool man, vous fumez de partout
            Arrêtez de dire sans cesse des gros mots qui vous étourdissent et vous dépassent !
            C’est pas important , c’est capital !

          • lsga lsga 23 juin 2015 14:37

            @bakerstreet
            oh c’est très rare que j’en dise. Là ct pour répondre à « crotte »

            j’aurais du dire « crotter » 

          • Laurent 47 15 juillet 2015 19:55

            @lsga
            Le seul communiste digne de ce nom est mort, il y a très longtemps ! Il s’appelait Jésus Christ.

            Depuis, et depuis des siècles, on n’a eu que de pâles imitations, car au milieu de ces faux communistes, on a toujours pu voir que les marchands du temple étaient à leurs côtés !
            ( du genre : donne-moi ta montre, je te donnerai l’heure ).
            Comme disait je ne sais qui : le capitalisme, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme, tandis que le communisme c’est....exactement le contraire !

          • Jack_Hilton Jack_Hilton 23 juin 2015 16:49

            Bonjour,

            Depuis des centaines d’années le peuple Grec vit heureux à sa vitesse de croisière avec de temps en temps un peu de houle comme dans tous les pays, il aura fallut que le FMI s’en mêle pour mettre à genoux ce pays en produisant un ouragan pouvant détruire ses institutions et risquant d’amener une débâcle sans même tirer un seul coup de fusil.

            Une femme au FMI peut donc manier le fouet pour un retour forcé à la raison, en prenant le peuple Grec pour des Collégiens, puis mettre ce pays à sac aux ordres des Bankstères assoiffés d’euros. Qui l’aurait cru il y a de cela 50 ans en arrière. 


            • tf1Groupie 23 juin 2015 18:17

              Et cette « commission », elle est contrôlée par qui ?


              • Auxi 23 juin 2015 21:36

                @tf1Groupie


                Et qui contrôlera les contrôleurs qui contrôleront la commission ? Tu as bien choisi ton pseudo, crétin. Tous les jours, tu laves ta cervelle, ou ce qui t’en tiens lieu, sur cette chaîne qui, de son propre aveu, vends du temps de cerveau disponible à Coca-Cola.

              • tf1Groupie 25 juin 2015 00:44

                @Auxi

                Ben mon pauvre, toi tu as du passer une très mauvaise journée !!  smiley


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 24 juin 2015 08:59

                Le Parti communiste grec est opposé à la fois à la Troïka et au gouvernement de Tsipras.
                On découvre dans ce texte des informations qu’on ne trouve pas dans nos médias.
                « Le PC grec interpelle Syriza ».


                En visite à Bruxelles, Raphaël Corréa analyse la crise grecque et explique les solutions utilisées en Équateur, qui a 4% de croissance par an, à l’opposé de ce que préconisent le FMI, la Banque mondiale et les Traités européens.

                • eau-du-robinet eau-du-robinet 24 juin 2015 09:21

                  Bonjour Fifi Brind_acier,
                  .
                  J’ai attendu ce matin dans la radio que une partie de la base de Syriza souhaite se détacher du mouvement à cause des concessions faites à la TROÏKA ses dernières jours par Tsipras !
                  .
                  Cela confirme que j’avais prédit depuis un bon moment, que les Grecs se font roulé dans la farine par les dirigeants de mouvement Syriza.
                  .
                  Tsipras à fait jouer le temps pour estomper le mouvement de contestation, pour briser leur volonté à s’opposer aux réformes esclavagistes imposé par la TROÏKA ! Tout cela pour dire que les Grecs cèderont quant ils sont fatigue et lace par la lute contre le système financier qui aura les Grecs par la fatigue ! 
                  .
                  Attention bientôt c’est notre tour !
                  ... les privatisation en France sont en cours, vente de l’aéroport de Toulouse à la mafia Chinoise, vente des action de l’état français de GDF, vente d’Alstom aux américains, etc.


                • smilodon smilodon 24 juin 2015 21:53

                  @Fifi Brind_acier : avouons tout de même qu’il semble plus aisé de sauver des banques que de sauver des peuples !...... Si c’est la REVOLUTION que veulent nos « énarques » de Bruxelles« , ils ou elles vont finir par l’avoir !..... Si on regarde bien, c’est des ventres creux qui auront fait tomber la tête de louis XVI !....Continuons bien d’affamer les »grecs«  !.... Un peuple le dos au mur deviendra le même qu’au pied de la »bastille«  !..... Y’a forcément une limite à ce qu’on peut exiger d’un »peuple«  !..... Le peuple »grec« arrive à cette »limite" !....... Adishatz.


                • eau-du-robinet eau-du-robinet 24 juin 2015 09:07

                  Bonjour,
                  .
                  Le système de dettes publiques, mise en place par les banques privées, voire oligarchie financière qui à œuvre ses dernières dizaines d’années pour ne pas avoir une surveillance accrue mais plutôt une forme d’autosurveillance, est un système parasitaire de notre économie qui nuit aux bon fonctionnement des états européens !
                  .
                  Le système des dettes de l’état est un système de mise à l’esclavage des travailleurs et des classes moyennes qui payent pour la faute des dirigeants politiques qui sont les complices de la dérivé du système financier ! C’est le système financier qui à pris le pouvoir sur les hommes politiques !
                  .
                  Nos impôts, surtout l’impôt sur le revenue, sont détourné au profit de l’oligarchie financière. C’est en sorte une énorme escroquerie couverte par notre législation qui couvre ce genre d’agissements frauduleuses.
                  .
                  Une France bien gérée permettrait la suppression des impôts et la distribution d’une prime de 1000 euros à chaque français !


                  • BA 24 juin 2015 20:48

                    Mercredi 24 juin 2015, vers 20 heures 10 :

                    La délégation grecque "pas d’accord" avec les nouvelles propositions.

                    La délégation grecque "ne peut pas être d’accord" avec les dernières propositions des créanciers, a indiqué mercredi soir une source gouvernementale à Athènes, tout en ajoutant que "les négociations continuaient à tous les niveaux".

                    Cette source est revenue sur les sources de désaccord : "la délégation grecque est venue discuter (à Bruxelles, ndlr) sur la base des propositions de lundi, les institutions de leur côté ont soumis une nouvelle proposition qui charge les employés et les retraités de manière injuste, tout en proposant des mesures qui épargnent les plus riches".

                    "La délégation grecque ne peut pas être d’accord avec cette proposition ; les négociations continuent à tous les niveaux", assure-t-elle.

                    http://www.boursorama.com/actualites/la-delegation-grecque-pas-d-accord-avec-les-nouvelles-propositions-167fcdcc125bc73f7e3631bea2e54b6f


                    • smilodon smilodon 24 juin 2015 20:51

                      @ l’auteur : Le rassemblement de nos « démocraties » (mot qui aura pris sa source chez les « grecs »), ne sait pas comment se comporter devant l’afflux de « migrants », venant d’afrique « indépendante » depuis longtemps, mais qui n’a pas vraiment su se démerder seule !.. C’est une « constatation » !... Y’a qu’à voir cette pauvre « Algérie » !... Bref. Une armée (l’europe), qui ne peut même pas sauver le soldat « grec », comment pourrait-elle sauver les malheureux soldats (malgré eux) de tous les pays en guerre !....Moi, je veux bien accueillir toute la misère du monde, pas de problème !.... Sauf que je me pose une pauvre question certains jours de l’année quand je vais faire mes courses, et qu’on me demande (gentiment), de mettre une boite de conserve, un litre de lait ou un kilo de sucre dans les chariots des « restaus du coeur », de la « banque alimentaire », du « secours populaire » ou « catholique » (Aucun secours musulman ??!!), bref de donner pour les miséreux déjà présents sur ce pauvre sol !....... Ca me fais plaisir de donner 2 ou 3 trucs de mon chariot !...... Même, j’achète des « trucs » exprès !.... Mais......Mais.....Mais...... !!??.... Jusqu’à quand je pourrais, devrais ou je pourrais ou devrais encore faire pour les miséreux, d’ici, et ceux qui arrivent par milliers !!.... Je veux bien partager mes pauvres ressources personnelles, par charité chrétienne (charité musulmane n’existant pas), mais un jour ou l’autre, j’atteindrai mes limites !...... Quand il ne me restera plus que les os à sucer, j’espère qu’il restera 2 grammes de moelle dedans !.... Adishatz.

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