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Accueil du site > Tribune Libre > « La famine » du peintre Guillaumet : Autre facette de « l’œuvre

« La famine » du peintre Guillaumet : Autre facette de « l’œuvre positive de la colonisation »

 

 « On a tué, massacré, violé, pillé tout à l'aise dans un pays sans défense, l'histoire de cette frénésie de meurtres et de rapines ne sera jamais connue, les Européens ayant trop de motifs pour faire le silence (...). Rien n'est plus contraire aux intérêts français que cette politique de barbarie. »

Jaurès citant Clemenceau le 27 mars 1908.

Mon attention a été attirée par un article du journal El Watan décrivant une toile de Guillaumet représentant la famine. Ce qui nous donne l'opportunité du « pourquoi » de cette toile, de la personnalité du peintre iconoclaste Guillaumet, mais aussi de tous les hommes de lettres et d'art, plus enclins à décrire l'épopée d'Afrique qui leur donne à voir le secret d'une société nouvelle créant ce faisant le mouvement orientaliste qui n'est rien de plus qu'un mouvement de voyeurisme malsain et qui nous revient aujourd'hui à travers une belle aventure artistique qui consistera à sauver un tableau récemment découvert dans les réserves du musée Cirta de Constantine, roulé et en mauvais état. Ce tableau de G. A. Guillaumet, de grand format (3,20 x 2, 34 cm), intitulé « La Famine » est présenté dans l'appel comme « un témoin unique ». L'argumentaire précise : « Témoin de la conquête de l'Algérie et de l'histoire coloniale, Guillaumet a consacré la totalité de son oeuvre à ce pays du Maghreb, dans lequel Dans La Famine, il dénonce une situation dramatique, qui décime le pays entre 1866 et 1868 : un tiers environ de la population algérienne périt alors, touchée par les épidémies et la famine. En métropole, les pouvoirs publics et l'opinion sont alertés par ce 'fléau'' qui n'est pas seulement imputable à la sécheresse, mais aussi à l' extrême paupérisation des populations rurales algériennes, dans le cadre de la colonisation qui confisque leurs terres. » (1).

« Dans ce grand tableau où les figures sont peintes à échelle humaine, le jeune artiste dépeint ce motif avec les moyens de la peinture d'histoire, révolté, il veut indigner le public et susciter sa compassion pour les victimes. Guillaumet est le seul peintre français à avoir tenté de figurer cet épisode tragique de l'histoire coloniale, en présentant son tableau au Salon de 1869. Sa restauration permettra de restituer à l'Algérie un témoignage unique de l'un des moments les plus sombres de son histoire pendant la période coloniale, peint avec empathie par un artiste français témoin de ces événements. » L'appel est lancé par l' Association des amis des musées d'art et d'histoire en soutien à quatre musées français porteurs du projet d'exposition, en partenariat avec le musée Cirta de Constantine. » (1)

« Qui veut contribuer à sauver un tableau de Gustave Guillaumet, peintre tombé amoureux de l'Algérie ? C'est par ce cri du coeur que quatre musées français, dont La Piscine de Roubaix, ont lancé un appel aux dons pour financer la restauration d'une oeuvre majeure du peintre Gustave Guillaumet, La Famine. Ce tableau, qui décrit un épisode tragique de l'histoire coloniale, doit prendre place dans une rétrospective qui naviguera entre les quatre musées. Bruno Renoul décrit les scènes du tableau : « Des corps décharnés, des visages marqués par l'affliction, la calamité qui transpire de chaque trait de pinceau. La Famine de Gustave Guillaumet donne à voir les conséquences concrètes de la crise sanitaire et alimentaire qui a secoué l'Algérie entre 1866 et 1868, dans les premières décennies de la domination française. Ou plutôt, ce qui reste de ce tableau : cette oeuvre du peintre orientaliste français, réputée disparue, a été retrouvée dans un état désastreux dans les réserves du musée Cirta de Constantine. Ce peintre est oublié de la doxa officielle car il s'inscrit à contre-courant du consensus de l'époque. La première exposition du genre, concernant Gustave Guillaumet, depuis 1899 ! « Il y a une dimension humaniste qui est singulière parmi les peintres de sa génération. Sa peinture allait à rebrousse-poil de ce qu'on montrait alors de l'Algérie, des images de conquêtes très univoques, vues du côté du vainqueur. » D'après Bruno Gaudichon, le conservateur du musée La Piscine, cette exposition va réhabiliter un peintre « un peu oublié » Gustave Guillaumet qui a sillonné l'Algérie, dont il est tombé littéralement amoureux. En sont sortis des tableaux qui montrent la beauté des paysages de ce pays du Maghreb, et un regard plein d'empathie sur les populations locales. « Il y a une dimension humaniste qui est singulière parmi les peintres de sa génération, estime Bruno Gaudichon. Sa peinture allait à rebrousse-poil de ce qu'on montrait alors de l'Algérie, des images de conquêtes très univoques, vues du côté du vainqueur. » (2)

La famine (« ’am Ecchar » : l'année de la famine)

On ne décrira jamais assez les famines et les maladies. Djllali Sari et Mahfoud Kaddache en parlent dans leur ouvrage. La famine fut un marquer sociologique important qui fait date, il y a un avant la famine et un après la famine que les Algériens désigent dans la douleur par ‘am Ecchar : l’année de la famine Récemment, Amar Belkhodja les a décrites : « L'auteur démarre son étude rétrospective à partir de l'année 1867. L'Algérie a connu des périodes de sécheresse cycliques qui avaient entraîné de grands désastres. L'une des plus critiques périodes est située entre 1867 et 1871. L'année 1867 est en effet citée comme l'année du grand désastre. La sécheresse provoqua une terrible famine (...). La sécheresse est totale. Aucune herbe ne pousse durant l'année 1867. Les troupeaux périssent. Le bétail est vendu à des prix insignifiants (...). En quelques mois de l'automne 1867 au début de l'été 1868, la surmortalité se généralise et s'intensifie, en décimant nombre de collectivités et de vastes zones géographiques, tout particulièrement à travers les steppes et l'Oranie dans sa plus grande extension, faisant affluer les masses faméliques et de mourants au coeur des centres urbains (...). En 1868, le typhus fait des ravages dans plusieurs régions du pays. L'année suivante, la situation empire. La famine, le typhus et le choléra se propagent à travers tout le pays. La mort frappe partout. Les familles paysannes sont en procession, dans tous les sens, à la recherche de quelque salutaire pitance. » Ce sont les tragiques exodes de la faim, « un flux migratoire jamais connu dans l'histoire de l'Afrique du Nord ». (3)

Qui est Achille Guillaumet, peintre non « orientaliste » au sens du voyeurisme ?

On est étonné en faisant connaissance avec ce peintre à part ni orientaliste ni peintre de l'armée. Gustave Guillaumet est né le 26 mars 1840. Il est aux premières loges de la conquête. En 1862, il se rend en Algérie, Il y retourne de nombreuses fois, jusqu'à vivre comme eux, notamment en 1872, où il peint des scènes de la vie miséreuse des populations du désert dont il partage la vie. En Algérie, il puisa l'inspiration nécessaire à son oeuvre, celle des paysages et des extérieurs qu'il privilégia aux intérieurs et aux scènes de harem prisées à cette époque. Tant dans ses peintures que dans ses écrits, il décrit la vie primitive et rude dans le désert algérien, Évitant la civilisation européenne, il préfère voyager dans le Sud algérien. C'est dans ces conditions qu'il restitue son impuissance devant la famine par cette oeuvre magistrale qui fut oubliée intentionnellement et qui décrit en creux l'oeuvre positive de la colonisation.

L'Orient envoûtait les intellectuels et la guerre d'épouvante battait son plein
Il faut avoir à l'esprit que rares fut les hommes de lettres, les artistes qui s'opposèrent au nom de la dignité humaine à cette guerre d'épouvante qui avait lieu en Algérie pendant les cinquante premières années de l'invasion ; les écrivains, les poètes, les peintres se passionnent pour l'orientalisme, une forme de voyeurisme malsain. Même Zola le « J'accuse ! » lui-même préférant regarder ailleurs, la cause pour sauver des centaines de milliers d'Algériens paraissant moins digne que celle de sauver un homme...

Nous lisons :: « Plusieurs artistes et auteurs de cette période expriment cet attrait à travers leurs oeuvres qui rendent compte de la vision fantasmée qu'ont les Européens de l'Orient (...) C'est ainsi que l'orientalisme naît. C'est l'orientalisme qui invente le mythe de la langueur orientale, des harems feutrés, des femmes mystérieuses et... offertes. Le harem est en effet un des thèmes récurrents des oeuvres orientalistes ainsi que le désert et la chasse qui fascinent « Le voyage d'Alger devient pour les peintres aussi indispensable que le pèlerinage en Italie (...) La conquête de l'Algérie en 1830 par la France, permet le développement d'un fort intérêt intellectuel pour l'Orient. L'orientalisme revêtit ainsi un aspect littéraire : des « voyageurs écrivains » vont alors profiter de leurs voyages en Orient pour nourrir leurs oeuvres d'exotisme, d'odeurs, de couleurs et de sensations intenses. C'est dans ce contexte que Chateaubriand fait en 1811 un voyage en Orient. Victor Hugo, qui n'est jamais allé en Orient écrira « les Orientales ». En 1851, près de dix ans après son voyage en Tunisie et en Algérie, Gérard de Nerval publie Un Voyage en Orient, dans lequel l'Orient est étroitement associé à la féminité. La poésie de Baudelaire dans Les Fleurs du mal (1857) est elle aussi fortement imprégnée de l'Orient, de ses odeurs, de ses parfums et couleurs. Le seul à se révolter d'une certaine façon contre le sort des Algériens sera Guy de Maupassant. En effet, dans les Nouvelles d'Afrique, Maupassant raconte ses expériences de vie algérienne où il n'hésite pas à adopter un ton polémique dans ses critiques anticoloniales comme dans les nouvelles Bouamama ou la Kabylie-Bougie. Dans Alger, par exemple, il présente un pays qui subit une colonisation « bien loin d'être bénigne ». Dans le deuxième recueil, Récits d'Afrique, l'auteur s'inspire de la réalité politique pour donner son opinion sur des opérations militaires dont il était témoin en Algérie en tant que grand reporter pour le journal Le Gaulois. » (4).

« Le voyage en Algérie, de Delacroix à Renoir, aurait redonné selon lui sens et vigueur à l'orientalisme français. Il est aujourd'hui possible d'examiner selon d'autres critères ce renouveau pictural et les tableaux, dessins, photographies, estampes, produites entre 1832 et 1882 '(...)La nostalgie des temps et des moeurs primitifs est l'une des données centrales de l'orientalisme européen, elle s'accentue à l'heure où l'Occident entend répandre sa modernité à travers le monde''. L'iconographie algérienne après 1830 ne se réduit pas en effet aux paysages qui, luxuriants ou désertiques, identifient et cataloguent les beautés de cette 'seconde France''. Campagnes militaires et chocs de cavaliers, scènes de genre à vocation ethnographique, voire à prétention anthropologique, seigneurs et chasseurs, pasteurs et bergers, évocation d'une féodalité d'autant plus suggestive qu'elle semble échapper à la civilisation industrielle, odalisques, babouches et harems bien entendu, l'orientalisme français excelle à produire et reproduire de l'altérité, à l'aide de codes qu'il convient de replacer dans leur vrai cadre d'analyse. » (5)

« La fascination de la France pour l'Orient a culminé au siècle des Lumières, n'a pas résisté aux idéologies nauséeuses de la fin du XIXe siècle et du XXe : colonialisme, racisme, totalitarismes (...) Mais c'est surtout dans le domaine de l'art que l'Orient devient incontournable. Comme Eugène Delacroix admirant le tableau d'Antoine-Jean, les peintres tombent sous le charme de ces grandes toiles d'Histoire représentant paysages et personnages d'Égypte ou d'Algérie. (...) Eugène Delacroix, Eugène Fromentin, Théodore Chassériau ou encore Horace Vernet, peintre de la guerre d'Algérie, expriment à travers leurs oeuvres l'attirance et le respect que leur inspire la société algérienne.(..) Inspiré par le mystère entourant le harem ottoman, mystère que les voyageurs de toutes les époques se sont empressés de nourrir, ce fantasme de femme à la fois fatale et soumise a beaucoup fait pour le succès de ce genre de peinture. » (6)

« C'est que l'Europe change au tournant des années 1870. En France, la République, conduite par Jules Ferry, se propose de « civiliser les races inférieures ». Pas plus que leurs concitoyens, les artistes et les écrivains ne manifestent guère d'empathie ni de curiosité pour les autres cultures. L'exotisme n'est plus à la mode, même s'il survit encore quelque temps dans l'art colonial, destiné à vanter les possessions françaises à l'étranger. Publicités et affiches célèbrent l'« indigène » en burnous tandis que « La Belle Fatma », seins nus et pose lubrique, fait la fortune des éditeurs de cartes postales. À l'empathie des Lumières et des romantiques a succédé une condescendance entachée de mépris pour les races et civilisations « inférieures ». (6)

La gloire des épaulettes du peintre Horace Vernet

A côté des poètes et écrivains, les peintres s'occupèrent de l'orientalisme et d'autres comme Horace Vernet de gloire des épaulettes : « La conquête de l'Algérie, lit-on, est une campagne difficile, coûteuse (...) les succès de l'armée d'Afrique flattent une opinion publique patriotique, humiliée par les défaites de 1815 Les toiles de Horace Vernet témoignent de la volonté de mise en scène picturale des hauts faits militaires de la conquête coloniale. Il s'agit de rehausser le prestige dynastique et de dépasser les controverses politiques sur la colonisation par une célébration unanime et nationaliste de l'armée victorieuse. Disposés à la fin du parcours de la galerie des Batailles au musée de Versailles, les tableaux terminent l'évocation des gloires militaires de la nation par la représentation des victoires algériennes, Pour le musée de Versailles, Louis-Philippe passe commande à Horace Vernet de nombreuses toiles destinées à illustrer les principales victoires de la campagne algérienne. » (7)

« Ces peintures suivent les règles habituelles de la représentation des batailles : tableaux pleins de bruit et de fureur, enchevêtrements d'armes, de combattants et de chevaux. A terre, des victimes viennent rappeler la dureté des engagements. (...) En vantant l'exploit et le héros, on exalte le goût de l'épopée. Le peintre s'applique à représenter les principaux officiers - ceux que l'on appelait alors avec estime les « Africains ». Le Combat de la Sickak met ainsi en valeur le général Bugeaud, nommé gouverneur de l'Algérie en 1840 ; Vernet veille également à faire figurer les princes royaux venus récolter quelques lauriers dans les batailles algériennes : de même qu'au duc d'Aumale est rattachée la Prise de la smalah d'Abd el-Kader, on campe le duc d'Orléans sur un cheval blanc dans le Combat de l'Habrah » (7).

Que dire en conclusion ?

Nous savons que bien plus tard le sort de l’Algérie n’a pas laissé les bonnes âmes, et les Justes les vrais poètes et les vrais peintres de commuer avec la Révolution de Novembre. On se rappellera avec émotion le tableau de Picasso de « Djamila Boupacha, la révolutionnaire condamnée à mort par le pouvoir colonial et qui ne fut sauvé que grâce à l’engagement de l’avocate Gisèle Halimi, de Simone de Beauvoir Jean Paul Sartre. On se souviendra aussi de l’empathie de Louis Aragon pour la Révolution Algérienne. Tant de peintres de cœurs ont vibré à la souffrance de l’Algérie combattante. Dans son bel ouvrage, : « L’Art et l’Algérie insurgée 1954-1962) -préfacé par Henri Alleg, un engagé pour l’indépendance, prisonnier, il fit connaitre la face sombre de l’armée française dans un ouvrage magistral « La Question » -, Anissa Bouayed leur rend hommage ainsi qu’à tout les peintres algériens, qui avec leur pinceaux ont contribué à donner une plus grande visibilité à la révolution algérienne (8)

Guillaumet aura été le précurseur de ces personnes sensibles à la détresse humaine. Il été le seul à peindre la détresse algérienne des trente premières années de l’invasion et on comprend que son cri soit étouffé. Il ne faut pas croire que le "siècle des Lumières" d'après la doxa occidentale, siècle de la liberté, des droits de l'homme avait quelque application sur le « terrain » de l'invasion. Rares, très rares les voix dissonantes, au contraire, c'était la revanche après Waterloo, d'autant que le mythe de la race était claironné. Une déconstruction méthodique s'avère indispensable qui nous permettra après la déprogrammation du logiciel de la soumission intellectuelle toujours en vigueur, pour tout ce qui vient de l'étranger, nous permettra de ré-étalonner notre vision par rapport au Monde.

Guillaumet est l'un des rares Français qui en son temps, -malgré l'unanimise général quant à la nécessité de coloniser dixit Jules Ferry, -à dénoncer à travers sa peinture concernant la terrible famine qui a décimé plus d'un million d'Algériens (« ’am Ecchar » année de la faim pour reprendre un terme du terroir) qui est pour nous un marqueur identitaire de ce que fut « l'oeuvre positive de la colonisation ».

J'en appelle à nos autorités, qui se doivent de faire tout ce qui est nécessaire pour réhabiliter la toile et bien la mettre en valeur pour que les jeunes puissent se souvenir et ne pas oublier, contrairement à ce qu'on nous disent ceux qui nous « conseillent de ne pas regarder dans le rétroviseur et même les sirènes algériennes relayant la France dans l’espoir d’une visibilité du côté du Quartier Latin...

Nous ne pouvons nous projeter dans le futur avec des ailes que si nous avons des racines . On ne peut pas passer pour pertes et profits 132 ans d’une colonisation abjecte, sans que l’on en fasse une anamnèse non pour servir de pompe à finance comme le font les autres.. mais simplement pour faire comprendre qu’il y a eu une faute qu’il serait élégant de reconnaitre seule condition que met l’Algérie pour développer des relations apaisées avec le peuple de France par delà les gouvernants de passage

 
1. http://www.elwatan.com/hebdo/arts-et-lettres/sauver-la-famine-en-algerie-03-02-2018-361848_159.php

2.Bruno Renoul 26/01/2018 http://www.lavoixdunord.fr/305286/article/2018-01-26/qui-veut-contribuer-sauver-un-tableau-de-gustave-guillaumet-peintre-tombe

3. Amar Belkhodja http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2015/08/18/print-16-182909.php

4. http://djazair-france-docs.blogspot.com/2008/03/lorientalisme-et-les-influences.html

5. http://www.musee-orsay.fr/fr/evenements/expositions/archives/presentation-detaillee/browse/12/article/de-delacroix-a-renoir-lalgerie-des-peintres-4208.html ?

6. https://www.herodote.net/Orientalisme-synthese-1987.php

7. https://www.histoire-image.org/etudes/conquete-algerie

8. Anissa Bouayed : L’Art et l’Algérie insurgée 1954-1962) Editions Enag Alger 2005

 

Article de référence http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur _chitour/286204-autre-facette-de-l-oeuvre-positive.html

 

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique Alger

 


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23 réactions à cet article    


  • eddofr eddofr 15 février 12:22

    En réalité, la France, tout comme l’Algérie, ne sont que des concepts.


    En cela, reconnaître qu’une France qui n’existe plus aujourd’hui a, à une époque, commis quelques méfaits envers une Algérie qui n’existe plus non plus ne devrait pas poser problème.

    Si ce n’est que certains voudraient qu’au nom de cette France disparue, la France d’aujourd’hui se sente redevable envers une Algérie qui n’est pas celle qui a subit les atrocités en question.

    Il est tout aussi absurde que des citoyens Français, qui profitent de tous les droits dont peut bénéficier un citoyen Français, au nom d’une origine culturelle ou ethnique révolue prétendent à une quelconque réparation, à une quelconque créance sur la Nation qui est la leur.

    Et s’il prétendent que cette nation n’est pas la leur, alors, ils n’ont pas à réclamer, mais seulement à quitter le sol qu’ils prétendent abhorrer pour rejoindre la nation dont ils se réclament.

    D’autant que, si on examine les chose en profondeur, il est assez peu probable qu’on puisse trouver le moindre lien entre le paysan français qui cultivait sa terre, le mineur Français qui creusait le sol nourricier et la colonisation.

    La colonisation était le fait et bénéficiait à une frange finalement très restreinte de la population Française. Frange dont les descendants profitent aujourd’hui des fruits d’une mondialisation sauvage qui maltraite leur compatriotes au moins autant que le peuple algérien.

    • Christian Labrune Christian Labrune 15 février 13:05

      La famine en Algérie des années 66-68 est analysée d’une manière extrêmement documentée dans l’article qu’on trouvera à cette page. J’en donne un extrait, soulignant quelques formules intéressantes.

      http://journals.openedition.org/rh19/4051

      « La nature des événements d’Algérie décrits dans les sources contemporaines comme une « misère », puis comme une « crise démographique », est complexe et les traces en sont ténues. Si la famine peut être aujourd’hui réinventée comme un « crime colonial », c’est en premier lieu parce qu’elle a été construite comme événement à partir de fragments épars. Entre 1866 et 1868 en effet, il n’y a pas une crise, mais des incidents qui incluent à la fois des événements très localisés et des phénomènes se déployant à une échelle plus vaste. Ainsi la « crise » englobe les effets dévastateurs de l’épidémie de choléra qui atteint l’Algérie en 1867, ceux des invasions de locustes grégaires, un tremblement de terre, la sécheresse de plusieurs étés, l’hiver rigoureux de 1867-1868, autant d’incidents qui apparaissent dans les archives sans lien les uns avec les autres. En effet, dans le cadre de l’administration habituelle des populations et des territoires, il s’agit seulement, la plupart du temps, d’expliquer brièvement des déplacements de populations ou des rentrées fiscales plus faibles. Une sécheresse laisse peu de traces dans les archives avant l’établissement des services météorologiques au cours des années 188010, et il n’existe pas de rapports de synthèse avant que le scandale ne les impose comme une nécessité politique. Cette absence d’archives reflète sans aucun doute un mode de gestion « artériel » plutôt que « capillaire » qui, selon Frederick Cooper, caractérise la nature du pouvoir colonial11. En ce sens, les pouvoirs coloniaux des années 1860 sont tout sauf omnipotents et omniprésents. Mais cette absence reflète aussi le fait qu’il s’agit non d’une crise unique mais d’une chaîne d’événements et de situations se déroulant dans un vaste territoire et dont les causalités demeurent obscures aux yeux des observateurs. »

      Je préfèrerais évidemment que la France et les pays européens ne se fussent jamais embarqués dans des aventures coloniale, et particulièrement dans l’aventure algérienne. Il reste que j’aimerais quand même bien savoir si l’Algérie a jamais été avant 1830 un état autonome avec des frontières définies. La colonisation romaine en Algérie comme en France (nous autres Gaulois, nous avons été aussi colonisés !) aura eu des effets bénéfiques. La pire chose qui soit arrivée à l’Algérie, ce n’est pas d’avoir été colonisée sous le règne de Charles X, mais d’avoir subi la tyrannie des Omeyyades dès la fin du VIIIe siècle. Un pays colonisé sans l’islam (voir les pays d’Extrême-Orient) parvient toujours à s’en sortir, et même à tirer profit de sa proximité avec une autre civilisation : les Chinois, les Japonais, les Tonkinois, ne nous cassent guère les pieds avec des ressentiments qui seraient pourtant aussi légitimes que ceux qu’on observe encore dans les pays du Maghreb. Apparemment, ils ont d’autres chats à fouetter, et on s’en réjouit pour eux.

      Il semble que l’Algérie actuelle puisse n’être pas à l’abri de nouvelles « famines », si j’en juge par cet article et celui auquel on renvoie à la fin et qui en serait la source. S’agira-t-il encore d’une famine conséquence d’un colonialisme qui a pris fin il y a plus de cinquante ans ?

      https://www.djazairess.com/fr/lexpression/50399

      Au cimetière de Montmartre, je ne passe jamais devant la tombe de Guillaumet sans m’arrêter un moment. C’est l’une des plus belles. Elle est surmontée d’un bronze de Barrias représentant une jeune algérienne jetant des pétales de fleurs. Au Louvre, plus belles que les peintures de Delacroix, il faut signaler celles de Gabriel Decamps, quelques-unes aussi de Fromentin et de Chassériau, qui évoquent les paysages du nord de l’Afrique.


      • Decouz 15 février 19:12

        @Christian Labrune
        oui nous avons été colonisés par les Romains, mais il y a eu l’édit de Caracalla, qui a donné la citoyenneté à tous les habitants de l’Empire.

        En Algérie rien de tel, sauf très tard, trop tard, lorsqu’on comprit que cela ne pouvait plus durer, sans doute de toute façon, il y aurait eu rupture, une forme quelconque d’indépendance plus ou moins radicale.
        A la différence du Viet Nam ou du Maroc, l’Algérie était un département français, donc tout le monde aurait du être citoyen, alors qu’il y avait des « vrais » Français et des « indigènes », ces derniers n’avaient pas du tout les mêmes droits, ni la même représentation politique.
        On objecte que l’islam interdisait la complète citoyenneté , que les musulmans voulaient garder leur législation civile. Dans ce cas pourquoi cela devint possible avec De Gaulle, et pourquoi une partie du Sénégal et les comptoirs de l’Inde bénéficiaient de cette citoyenneté ?
        L’explication est aussi que la fraction au pouvoir en Algérie, les colons importants, les maires, et une partie des hommes de pouvoir algériens favorables à la France ne voulaient pas l’égalité, et ont freiné au maximum, lorsqu’elle devint envisageable pendant la de la IVème République.

        Il est vrai que la forme territoriale de l’Algérie doit à la France, le Maroc ayant échappé à l’emprise ottomane et ayant une monarchie vieille de nombreux siècles de lignée chérifienne.
        Mais la notion d’état moderne est récente, XIXème, traité de Westphalie, et depuis la deuxième guerre mondiale bien des états sont apparus, qui n’existaient pas auparavant, ni dans leur territoire ni dans leur nom.
        Peu de pays à la différence de la France ou la Grande-Bretagne ont eu très tôt leurs contours actuels, l’Allemagne, la Pologne ont eu sans cesse des frontières changeantes. Il n’y a rien de particulier dans le cas algérien, le Sahara faisait une frontière poreuse avec l’Afrique noire, le Maroc était distinct, la Tunisie peu

        Ressentiment des pays du Maghreb ? Je ne sais pas pour la Tunisie, mais rien de tel au Maroc.
        Non la nature conflictuelle des relations vient du lien intime qui liait l’Algérie à la France, et qui la lie toujours d’une manière spécifique, et entre bien d’autres facteurs, le remodelage complet de la nature d’occupation des terres agricoles, terres confisquées, redessinées, réattribuées, revendues, selon un droit romain étranger au droit islamique pour lequel la terre n’est pas une marchandise.
        Au Maroc, en Tunisie, en Asie, certes il y a eu un pillage des ressources, mais jamais de colonie de peuplement comme en Algérie.

        Les voies de communications crées et les autres avancées de la « civilisation », ce n’était pas pour le bénéfice de la population, mais plutôt pour des raisons d’exploitations économiques unilatérales et pour des raisons militaires.

        Bon il y a eu certainement des points positifs, et tous les Français n’étaient pas des profiteurs, ni des racistes, il y a eu tous les « petits » colons qui vivaient très proches de la population arabe et qui étaient arrivés pour des raisons diverses, tels les Alsaciens dépossédés par les Allemands.


      • Decouz 15 février 19:19

        @Decouz


        Je précise pour la Tunisie il y a eu des dynasties qui ont débordé sur l’Algérie, reste donc le cas du Maroc qui est resté relativement à l’écart (relativement et comparativement) et peut se prévaloir d"un enracinement ancien.


      • foufouille foufouille 15 février 19:29

        @Decouz
        "A la différence du Viet Nam ou du Maroc, l’Algérie était un département français, donc tout le monde aurait du être citoyen, alors qu’il y avait des « vrais » Français et des « indigènes », ces derniers n’avaient pas du tout les mêmes droits, ni la même représentation politique.« 

        c’était juste des pirates esclavagistes, au début et l’éducation prend du temps.
         »le remodelage complet de la nature d’occupation des terres agricoles, terres confisquées, redessinées, réattribuées, revendues, selon un droit romain étranger au droit islamique pour lequel la terre n’est pas une marchandise."
        c’était des marais improductifs.



        • Christian Labrune Christian Labrune 15 février 18:44

          @foufouille
          Je trouve votre remarque particulièrement déplacée, et celle d’Antireac, plus bas, ne l’est pas moins. Vous noyez le poisson en essayant de faire croire que tout ce qui arrive dans le monde n’est pas nécessairement une conséquence directe de la colonisation de l’Algérie par la France. Je soutiens que si.

          Comment expliqueriez vous que cinq millions d’individus soient morts en Ukraine, dans les années 1932-33 ? Nikita Khroutchev en affamant ces populations sur l’ordre de Staline pour les faire crever, s’inspirait directement de la famine organisée en Algérie par le colonisateur français.

          Vous trouverez à cette page la liste des grandes famines depuis l’époque romaine. Vous constaterez aisément qu’il n’y en a pas une seule qui ne puisse s’expliquer par une influence directe de l’administration coloniale française.

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_famines

          J’ajouterai que le réseau de chemins de fer de l’Algérie est aussi une création, à la fin du XIXe siècle de la puissance coloniale. C’est un des plus denses d’Afrique (plus de 4500 kilomètres) et on devine pourquoi : rien n’est plus capable, en une seule fois, sinon les tremblements de terre, de faire autant de victimes qu’un accident de chemin de fer. Etait-il possible d’être plus pervers ?

          Je ne pense pas qu’on puisse prêter à la Régence ottomane d’Alger, à l’époque où le Dey s’amusait avec son chasse-mouches, la création du réseau de distribution d’électricité. Il a aussi été organisé par l’administration coloniale, et je trouve ça vraiment dégueulasse. Je demande instamment aux deux irresponsables qui nient la férocité des Français en Algérie, de dévisser le capot d’une prise de courant en 220 volts, de mettre des bottes en caoutchouc bien sèches et de toucher avec le pouce et l’index d’une seule main (avec les deux, c’est la mort) les deux conducteurs. Ce leur donnera une idée très précise de ce que c’est que la colonisation.

          Ca les obligera peut-être aussi à penser aux horreurs de la guerre d’Algérie, à la torture, à la « gégène ». Cela ne s’est vu, fort heureusement pour l’honneur du FLN, que d’un seul côté. Toutes les exactions n’auront bel et bien été commises que par des Français, et il n’y a rien qu’on puisse reprocher, du côté algérien à des combattants qui avaient résolu de mettre en pratique les théories de Gandhi sur la non-violence. L’influence de Gandhi, celle de l’islam (le mot signifie tout à la fois « paix »et « soumission ») auront fait de cette guerre, du moins pour les Français, une plaisante récréation qui les changeait un peu du train-train ordinaire. Les Algériens y auront durement gagné une heureuse indépendance. Tout est bien, quand même, qui finit bien.  


        • foufouille foufouille 15 février 18:57

          @Christian Labrune
          j’aurais bien mis un lien sur les superbes terres données aux méchants colons qui était un marais avant mais je ne le retrouve plus.


        • Fidel Gastreau 16 février 09:27

          @Christian Labrune

          Excellent. smiley C’est par l’humour qu’il faut répondre à ce genre de chose. smiley


          • marceau 15 février 18:24

            Ridicule petit article morveux bien dans l’esprit de son auteur triste plumitif haineux et manipulateur.

            -S’il s’intéressait vraiment à l’Algérie on pourrait conseiller , à notre poussif écrivaillon, à notre petit faiseur de phrases de s’intéresser à Ibn Khaldoun et de lire son ouvrage « les prolégomènes » dans lequel l’auteur évoque les méthodes et les conséquence de la colonisation de l’Afrique du nord par les arabo-musulmans. Il y apprendrait qu’Ibn Khaldoun décrit les colonisateurs arabo-musulmans comme étant des ennemis acharnés de la civilisation et voit en eux les principaux responsables du déclin des sociétés nord-africaines.

            -Concernant la situation de l’Algérie pendant les périodes 1860/1870, il faut savoir que Napoléon III lorsqu’il accéda au pouvoir et après avoir visité l’Algérie prit la décision de protéger les populations nord-africaines en mettant ces populations« indigènes »sous cloche" (selon ses propres termes) afin de les protéger de toute influence étrangère, européenne en leur permettant ainsi de continuer à vivre selon leurs propres mœurs et leurs propres coutumes..

            -Les effets d’une telle politique ne se firent pas attendre, ils provoquèrent un déclin démographique et sanitaire dramatique de ces populations à un point tel que les autorités françaises s’en inquiétèrent et .eurent peur de d’y voir la conséquence des effets de la colonisation. Après analyses et réflexions les autorités coloniales perçurent les causes de la dégradation des populations indigènes dans la politique voulue par Napoléon III de protection et d’isolement de ces populations ;Cette politique fut interrompue et les autorités françaises renouèrent avec la politique menée dés le début de la colonisation ; rétablissement des contactes avec les autorités européennes, extension et diffusion des aides médicales gratuites et sanitaires distributions alimentaires, secours et aides diverses.

            -Très rapidement les effets positifs de cette politique, en direction de la population nord africaine, se fit sentir et la natalité repartit rapidement à la hausse gommant rapidement la perte subie par la politique voulue par Napoléon III !


            • Fidel Gastreau 16 février 09:30

              @marceau

              Ça doit être dur de haïr autant la France mais devoir s’exprimer en français pour se faire comprendre. Ça s’appelle la dissonance cognitive et ça rend maboul.

            • Fidel Gastreau 16 février 09:32

              @marceau

              ... Et merci pour l’indication des Prolégomènes que je viens de télécharger en .pdf

            • marceau 16 février 19:55

              @Fidel Gastreau

              Faut pas faire gaffe, il donne ainsi un sens à sa vie, se rassure à bon compte. C’est son petit fond de commerce à lui.

              Tous ces pays qui furent grands et puissants (Byzance ; Egypte, l’Afrique du nord......)ont sombré dans un néant à peu prés complet et irréversible depuis que l’islam les a dominé, comme leurs habitants ne peuvent pas, ne veulent pas voir la réalité en Face ils cherchent des bouc émissaires...... c’est la colonisation, c’est les juifs, c’est les américains............


            • Decouz 15 février 20:39

              @foufouille


              Il y avait des marais, rendus exploitables, c’est vrai, par les colons, mais il y avait aussi des bonnes terres qui ont été accaparées et dont les exploitants antérieurs ont été refoulés dans des zones montagneuses plus ingrates. 
              Je ne rends pas pour autant la colonisation responsable, uniquement du moins, des famines, mais les grandes monocultures sources de spéculation, comme la vigne (pour le vin qui faisait concurrence au vin de France) et le blé n’étaient pas particulièrement faites pour nourrir la population locale.

              « La complexité de la crise alimentaire de 1866-1868 est à la fois causée par un manque immédiat de récoltes, de stocks en silos limités, de l’absence de numéraire et de l’intégration asymétrique de l’agriculture vivrière et du pastoralisme traditionnel à une nouvelle économie agricole tournée vers l’exportation vers la France. »


              • foufouille foufouille 16 février 15:32

                @Decouz
                c’est beaucoup plus compliqué et la vigne pousse sur des cailloux, des pentes raides.
                le vin était plus cher que le vin français surtout les employés étaient français car l’algérien refusait de faire ce métier.
                labrune a donné une autre version plus haut.


              • marceau 16 février 18:55

                Lettre de Chérif Cadi (1867/1939) le premier polytechnicien algérien à un de ses compagnons d’armes

                « Mon Colonel et bien cher ami, je suis vraiment confus de mon retard à répondre à votre bonne lettre du commencement de l’année 1930.

                1930 ! C’est l’anniversaire du grand événement. De la conquête ? non, parce que les Barbaresques ne formaient pas une nation, mais vivaient en clans primitifs, ennemis les uns des autres et se razziant sans cesse. C’est l’anniversaire de la libération de mon peuple de l’oppression des Mongols ; c’est la date bénie de notre rentrée dans la vie civilisée que nous avions abandonnée pendant les siècles d’anarchie et de misère de la domination des Vieux Turcs.

                Donc mes frères mahométans vont suivre avec joie les fêtes du Centenaire, comme je le leur ai conseillé par de nombreux articles dans la « Voix indigène », journal écrit à Constantine par l’élite musulmane dont je suis fier d’être le chef.

                Les Français, mes frères d’adoption, peuvent être fiers de l’oeuvre accomplie en un siècle : avant 1830, l’Algérie, autrefois le grenier de Rome, était devenue terre stérile et ne nourrissait qu’un petit nombre d’hommes. Les vallons et les plaines étaient devenus le théâtre des exploits des pillards. Point de sécurité, point de routes, les relations entre les hommes ne pouvaient se faire que par caravanes armées en guerre.

                Après un siècle de travail et de sécurité, nous voyons un grand changement : un puissant réseau de voies de communication assure partout les échanges entre les habitants dont le nombre a plus que doublé, d’abondantes récoltes assurent partout la vie. Le petit bédouin qui aurait été l’esclave des pachas est devenu polytechnicien, ingénieur et astronome, enfin officier supérieur de l’artillerie française. »

                 

                 


              • covadonga*722 covadonga*722 15 février 21:20

                 les français sont des gros nuls ce sont les seuls génocidaires qui ont laissé une population plus nombreuse a leur départ qu’a leur arrivée.ah la Deutsch qualitat  !!!!! 


                quel dommage , si le Maghreb avait été colonisé par les anglo-saxons nos ennuis de banlieues seraient a la hauteur des soucis causés par les restes d’amérindiens 

                • microf 16 février 14:02

                  « 10 most Evils Empires in the history, France No.6 ».
                  https://youtu.be/-IGHByjToO4
                   Les 10 empires les plus diaboliques de l´histoire de l´humanité, la France est placée á la 6e place.


                  • robert 16 février 18:12

                    @microf
                    bonne performance et qui sont les gagnants ????


                  • microf 16 février 21:32

                    @robert

                    Dévinez !


                  • sylvie 17 février 17:47

                    @microf
                    bonsoir, j’ai regardé cette video en étant persuadée que les US seraient en « number 1 » mais non smiley , beaucoup de choses à dire sur ce discutable montage.


                  • cassini 19 mai 13:54

                    Il n’existe quasiment plus de Français ayant eu des responsabilités en Algérie.

                    Il n’existe plus d’Algérien ayant pratiqué la piraterie habituelle en Méditerranée.
                    Professeur, vos cours d’archéologie n’en sont pas moins intéressants. 

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