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Accueil du site > Tribune Libre > La fille de l’air..., évasions spectaculaires

La fille de l’air..., évasions spectaculaires

Le dimanche 1 juillet, Redoine Faïd se « faisait la belle » en hélicoptère et par la cour d'honneur de la prison de Réau (Seine-et-Marne) ! Quelques instants plus tôt, il parlait avec son frère venu lui rendre visite, ce qui laissait une fenêtre horaire d'environ 1 heure pour « boucler » l'opération. Le 13 avril 2013, Faïd avait utilisé quatre surveillants comme boucliers humains, et de leur poser, non sans malice, la question rhétorique et désarmante : « êtes-vous prêts à mourir pour 1.500 euros par mois ? » avant de faire sauter les portes de la prison de Lille-Sequelin (Nord). Il sera condamné à 10 ans de réclusion pour cette évasion.

L'alerte donnée, le dispositif épervier est déclenché, 3.000 gendarmes et policiers sont mobilisés pour tenter d'intercepter le fugitif qui purgeait une peine de 25 ans de prison. Béatrice Dalle de poster sur Instagram : « Que Dieu te protège, bravo, toute la France est avec toi, enfin moi en tout cas  ». C'est la Brigade Nationale de Recherche des Fugitifs créée en 2003 qui a été chargée de l'enquête : « Elle met en moyenne huit mois à retrouver un détenu évadé ». Ce mode d'évasion par les airs est devenu un « classique », on en compte une vingtaine depuis 1981. Ce qui l'est moins, c'est l'usage d'un drone pour reconnaitre le site et l'usage d'une disqueuse pour ouvrir plusieurs portes (aucune n'était sous alarme) jusqu'à atteindre le parloir ! A quand l'usage de la lance thermique ?

Le 27 mai 1982, Nadine, une sténodactylo de 28 ans, épouse le braqueur Michel Vaujour en prison. L'année suivante, elle prend des cours de pilotage sur Alouette et obtient son brevet en 1985. Le dimanche 25 mai 1986, elle adresse un message codé, « L'amour donne des ailes », par l'intermédiaire de l'émission « Ras-les-murs » écoutée par de nombreux taulards . Le lendemain, elle loue un hélicoptère à Saint-Cyr- l'Ecole (Yvelines) et décolle en direction de Paris. Parvenue au dessus des toits de la Maison d'arrêt de la Santé, elle place l'appareil en vol stationnaire, déploie une perche télescopique terminée par un crochet et « arrache son homme ». C'est le début d'une cavale amoureuse qui ne durera que quatre mois. Elle publiera la Fille de l'Air en 1989, le film sortira en 1992 avec dans le rôle de Nadine, Béatrice dalle... L'expression « la fille de l'air » tire son origine de la pièce éponyme. La fée Azurine, fille du roi des génies, surnommée Fille de l'air, est envoyée sur terre pour aguerrissement auprès des hommes. Tombée amoureuse d'un paysan, elle perd ses ailes, la loi divine lui interdisant l'amour avec les humains. Déçue par son quotidien, un ami lui offre un talisman qui lui permet de récupérer ses ailes et de regagner son royaume.

Organiser une évasion nécessite un système de communication, le détenu peut « donner » de la voix et son message être relayé de bâtiment à bâtiment ; le brouhaha continuel forme un masque sonore, surtout lors des grands événements sportifs. Le détenu désireux de limiter le volume sonore dans la cellule qui pourrait être entendu par un gardien dans le couloir (ou via l'interphonie...), forme un « bouchon » avec les couvertures, laissant juste une ouverture pour le visage, qu'il place dans l'embrasure de la fenêtre. La ventilation ou la tuyauterie peut servir de « tuyau sonore ». Le détenu peut entrer en communication avec un détenu d'une cellule voisine par des coups frappés sur une paroi ou une canalisation (l'alphabet est inscrit dans un carré de 25 cases, les chocs indiquent la rangée et la colonne, ou l'inverse). Autres moyens : le « yoyo » (pendulaire), la rencontre lors de l'office religieux ou ateliers, emprunter un livre, y pointer des lettres, livre qui sera emprunté à son tour par un comparse. Un codétenu libérable peut transmettre un message, acheter la complicité d'un gardien ou menacer ses proches pour le retourner, profiter des parloirs (proches, avocat, visiteurs de prisons).

Tout détenu sait que le courrier est intercepté et lu avant de lui être remis ou posté. Celui qui « cantine » sera bien inspiré de renoncer au jus de citron et autres denrées alimentaires utilisables pour fabriquer une encre sympathique (il peut par contre utiliser certains médicaments), la majorité de celles-ci reste visible sous lumière ultraviolette... Il optera pour une méthode reposant sur : l'acrostiche, la ponctuation, des fautes d'orthographe, d'infimes modification calligraphiques, l'espacement entre les mots, attachement entre les lettres, etc. Un détenu employé à la préparation d'envois électoraux a glissé dans le courrier en partance un appel à l'aide : « S'il vous plaît, aidez-moi ! Je suis détenu illégalement ». Le destinataire a remis son envoi à un journal plutôt qu'aux autorités (Suisse 2003). Un tiers situé à proximité de l'enceinte peut adresser un message sur la bande FM en utilisant un micro-émetteur directif de faible puissance (il est possible de décaler la fréquence du récepteur en rapprochant les spires de la self pour éviter la bande 88-108 MHz), le détenu de lui répondre oui/non en générant des parasites sur le réseau électriques, ou si la cellule communique sur la voie publique, par un système visuel (miroir, linge étendu, etc.) ou sonore.

Un détenu a filmé l'Alouette II à partir de la fenêtre de sa cellule, vidéo ensuite postée sur les réseaux sociaux ! De nombreux téléphones cellulaires circulent dans les prisons. Des agents pénitentiaires de Neuchâtel (Suisse) ont fouillé leur établissement de fond en comble. Ils ont découvert de la drogue, des téléphones portables, des lames de rasoir et des outils oubliés par des ouvriers dans les gaines techniques (avril 2012). Au mois de janvier 2017, un drone a été utilisé pour livrer deux portables à la prison d'Anneoulin (Nord). Deux jeunes adolescents ont été interpellés en tentant de livrer des téléphones portables au moyen d'un cerf-volant aux détenus de la prison de Sao Paolo au Brésil (juin 2006). Un gardien de la prison d'Arapicara (Brésil) a capturé un chat qui transportait un téléphone portable et son chargeur dans un harnais spécialement conçu (janvier 2013).

Redoine Faïd a pu compter sur des personnes sûres et non pas des amis « Fècesbook ». La cavale nécessite d'avoir recours à de faux documents de voyage. Lorsqu'un fugitif ne désire pas en passer par le milieu du banditisme, il n’a d’autre choix que recourir au vol du document. Vivre dans la clandestinité c'est changer radicalement ses habitudes, adopter une nouvelle apparence : désilhouettage, grimage, postiche, réduire ses contacts sociaux pour ne pas avoir à répondre à des questions personnelles. C'est aussi éviter d'attirer l'attention sur soi ou par son comportement, ne jamais sortir en dehors des heures ouvrées pour mieux se fondre dans la foule, c'est savoir se contenter d'un appartement en sous-location, ne pas avoir son nom sur la boite aux lettres, acheter des meubles d'occasion, quitter son appartement ne sachant pas si on rentrera le soir. C'est aussi veiller à toujours disposer du ticket de transport dans le bus, le métro, le train, et face à des patrouilles de police ne jamais laisser transparaître son angoisse, éviter les endroits où la surveillance est omniprésente, éviter de pratiquer un sport pour prévenir le risque d'une blessure et celui de se retrouver aux urgences. Toujours vivre sur le qui-vive.

Le 10 mars 1977 à 15 h, Albert Spaggiari est entendu par le juge d'instruction Richard Bouazis au Palais de justice de Nice. Cela fait cinq mois qu'il a été incarcéré à la prison de Nice. « Spag » consent à faire des révélations, mais s'agissant de personnalités politiques locales, il demande au juge d'éloigner les policiers présents. Il griffonne quelques plans censés expliquer comment les casseurs ont atteint la salle des coffres de la Société générale en s'introduisant par les égouts. Le juge peine à déchiffrer les croquis. Spaggiari se propose à les lui expliquer, il contourne le bureau, parvenu au niveau de la fenêtre ouverte, il saute par celle-ci et atterrit sept mètres plus bas sur le toit d'un véhicule en stationnement. Une fois au sol, l'ancien « para » se rétablit, adresse un salut au juge d'instruction penché par la fenêtre, court vers un complice qui l'attend au guidon d'une moto ! Le 9 novembre, il accorde un entretien à Paris-Match à Genève : « Crois-moi, ce n'est pas facile d'arrêter quelqu'un en cavale, surtout si, comme Mesrine et moi-même, il n'appartient pas au milieu  ».

Le 18 février 2017, un détenu s'évade du centre pénitentiaire de Perpignan en usurpant l'identité d'un détenu libérable. Après avoir répondu présent ! il fut conduit au greffe pour les formalités de la levée d'écrou...

Dans la nuit du 8/9 février 2016, une surveillante de la prison de Zurich désactive les alarmes, ouvre la porte de la cellule d'un Syrien condamné pour le viol d'une adolescente, et s'enfuit avec lui.

Le 30 mai 2016, l'équipe de France rencontre celle du Cameroun, deux détenus profitent du vacarme pour scier leurs barreaux tandis qu'un complice leur lance une corde par dessus le mur d'enceinte en utilisant une canne à pêche.

Le 27 novembre 2013, un détenu profite d’une extraction médicale pour s’évader. Il avait dissimulé une lame de cutter dans son attelle et conservé sur lui une languette de canette pour le délivrer de ses menottes. Après avoir blessé les trois agents qui l'escortaient à coups de cutter, il prend la poudre d'escampette sur un scooter piloté par un ami.

Le 8 septembre 2009, J.P Treiber qui travaille dans l'atelier de conditionnement de palettes de la maison d'arrêt d'Auxerre, s'évade dissimulé dans un carton enveloppé d'un film plastique destiné à être livré une entreprise. Après s'être extrait de son carton, il déchire la bâche du camion et s'enfuit.

Juin 2009, un détenu a réussi à s'échapper de la prison de Shaffhouse (Suisse) en se glissant par un trou pratiqué dans un mur de 60 cm d'épaisseur qu'il avait creusé en 5 jours avec un objet dur, tout en dissimulant les briques dé-jointées dans la cellule.

Mars 2008, quatre gardiens de la prison de Nyborg (Danemark) ont été hospitalisés avec des symptômes d'intoxication après avoir goûté à un gâteau préparé par des détenus...

Avril 2008, un détenu profite de la mise en service d'un nouveau fourgon cellulaire, plus large que la porte de l'établissement de la Blécherette (Suisse), pour s'évader. Il devait parcourir quelques mètres à l'air libre entre le camion et la grille sur un chemin qui n'a jamais été aménagé.

Quatre détenus d'une cellule située au deuxième étage de la prison de Champ-Dollon ont démontée la souris d'un ordinateur afin d'en récupérer la boule qui a été fixée à l'extrémité d'un fil à pêche, et projetée au moyen d'un lance-pierres dans la ramure d'un chêne où elle fut récupérée par un complice. Ce dernier y attacha un lien plus résistant pour établir une tyrolienne qui leur a permis de franchir le mur d'enceinte haut de 7 mètres et les trois grillages, chacun haut de 3 mètres.

Juillet 2007, un Américain s'est échappé d'une prison texane en empruntant le circuit d'aération qui ne mesurait que 30 cm de large. L'homme avait perdu volontairement du poids depuis son incarcération.

Novembre 2006, Anamias Mathe s'est enfui d'une cellule de la prison de haute-sécurité, C-Max de Pretoria, pieds et mains enchaînés, après s'être enduit le corps de vaseline pour se glisser à travers les barreaux de la fenêtre de 20 cm sur 60 cm .

Mars 2005, Brian Nichols a réussi à s'emparer de l'arme de service d'une policière qui l'escortait vers la salle d'audience du tribunal où il devait comparaître, et à abattre le juge Rowland Barnes à bout portant avant de s'enfuir, et de tuer le policier en faction à l'extérieur du tribunal.

Le 12 mars 2003, Antonio Ferrara s'évade de la prison de Fresnes (Val-de-Marne) avec l'aide de complices déguisés en policiers qui attaquent l'établissement au lance-roquettes.

17 août 2002, un membre de l'ETA incarcéré à la prison de la Santé à Paris, se fait remplacer par son frère venu lui rendre visite. Les détenus étaient « marqués » par un tampon encreur réagissant à la lumière ultraviolette, mais les deux « frangins » savaient comment transférer la marque.

Le 31 mai 2001, trois détenus s'échappent de la prison de Borgo (Corse) grâce à un faux-ordre de remise en liberté immédiate émanant du tribunal adressé par télécopie au directeur de la prison !

Un détenu de la prison de Los Angeles a réussi à s'évader grâce à un flexible de douche enroulé dans un drap connecté à une phase de la prise électrique. La lance thermique improvisée a fait fondre une partie de la vitre incassable, suffisamment pour y insérer un pied du lit et la forcer.

Le 8 mai 1978, Jacques Mesrine s’entretient avec son avocate, prétextant un dossier oublié dans la cellule de François Besse, il demande au gardien d’aller le lui chercher. Besse laisse tomber le « dossier » et asperge le surveillant de gaz lacrymogène. Mesrine grimpe sur la table, récupère des armes à feu, une corde et un grappin dissimulés dans le faux plafond. Les deux hommes enferment les gardiens et s'enfuient avec un autre détenu. Ils franchissent les murs en utilisant des échelles laissées dans la cour par les ouvriers. Leur compagnon d'évasion est tué. Mesrine et Besse interceptent un véhicule 20 et disparaissent. Mesrine sera abattu le 2 novembre 1979 par la BRI.

Si Albertine Sarrazin n’avait pas écrit L’Astragale, qui se souviendrait qu’elle a fui la prison de Fresnes où elle purgeait une peine de sept années d'emprisonnement, en sautant du haut d’un mur en 1957 ?

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21 réactions à cet article    


  • sirocco sirocco 12 juillet 10:16

    « Redoine Faïd a pu compter sur des personnes sûres et non pas des amis « Fècesbook ». »

     
    Sans aucun doute, à commencer par un haut fonctionnaire du ministère de la Justice qui a très opportunément écroué cet as de l’évasion dans une prison où il manque un filin anti-hélico au-dessus de la cour d’honneur (c’est ballot...), où le parloir est facilement accessible depuis cette cour d’honneur (c’est ballot...) en tronçonnant quelques portes dépourvues de système d’alarme (c’est ballot...), d’autant plus que le personnel pénitentiaire présent n’intervient pas (c’est ballot...) comme s’il fallait laisser tranquillement se dérouler une action prévue.

     
    Le plus ballot dans cette histoire, c’est celui qui gobe sans sourciller ce scénario qu’on lui a présenté comme étant un malheureux concours de circonstances.


    • Eric F Eric F 13 juillet 09:51

      @sirocco

      Ce qui est ballot, cher ami, c’est que les concours de circonstances de la « vraie vie » ressemblent parfois à un vaste complot : manque de place dans les prisons, manque de crédit pour les sécuriser, manque de gardiens, vénalité/corruptibilité, détermination des fugueurs versus routine des surveillants...
      Il y a 110 films sur le sujet des « évasions », et la fiction est un reflet de la réalité.

    • zygzornifle zygzornifle 12 juillet 10:17
      évasions spectaculaires....

      a rajouter a la longue liste de l’évasion fiscale ....

      • zygzornifle zygzornifle 12 juillet 10:22

        En ce moment il est a fort Briançon , il installe la piscine pour les Macron , range les nouvelles assiettes a l’Élysée et Dimanche il sera en Russie dans la tribune officielle pour la finale de foot parait meme qu’il est pilote du « Flacon » présidentiel , ha on me dit que c’est des fakenew pourtant ça me paraissait plausible  ....


        • In Bruges In Bruges 12 juillet 14:18

          Ce long catalogue (qui a la faiblesse des catalogues) n’est cependant pas exhaustif :
          vous oubliez l’évasion en hélicoptère (première du genre) de Philippe TRUC , le 19 juillet 1987 de la MA de Nice, avec le truand franco-belge Philippe Delaire dans l’hélico ( tué depuis par la police).
          L’hélico s’était posé sur le terrain de foot de Cagnes sur mer : ils ont été repris 2 jours plus tard, des gamins jouant au foot sur le stade ayant suivi les voyous à pied jusqu’à l’appartement de leur planque ( ils croyaient que c’était Philippe Dieuleveut pour l’émission « la chasse au trésor ») !!!!


          • Desmaretz Gérard Desmaretz Gérard 12 juillet 17:03

            @In Bruges
            Bjr, il s’agit d’une typologie. La première évasion par ’’ helico’’ remonte au 18 août 1971, prison de Mexico.


          • Jean-Yves TROTARD Jean-Yves TROTARD 12 juillet 18:53

            @Desmaretz Gérard



                          Votre érudition en matière d’évasion est époustouflante !

          • Jean-Yves TROTARD Jean-Yves TROTARD 12 juillet 18:57

            @Desmaretz Gérard



                              Et le scenario ballot signalé par Sirocco , vous en pensez quoi ?

          • Desmaretz Gérard Desmaretz Gérard 14 juillet 13:37

            @Jean-Yves TROTARD
            Bonjour, une prison répond à deux objectifs principaux, prévenir l’évasion et s’opposer à l’apport ou l’arrivée d’une aide extérieure. Sur le plan architectural, cela donne : disposition panoptique - enceintes circonscrites en périphérie et périmétrie - miradors - sas - alarme - vidéosurveillance - circulation dégagée facilitant des déplacements - ronces artificielles - rondes - écoute par l’interphonie, etc. La hantise n’est pas l’évasion, mais l’émeute carcérale. Il faut donc penser un lieu pouvant servir de réduit au personnel pénitentiaire désarmé et à son évacuation (couloir permettant la fluidité du mouvement, 4 portes formant trois sas débouchant sur une cour non recouverte de filins)... Pourquoi une cour ceinte de hauts murs dont l’intérieur reste dissimulé des autres parties du bâtiment, même du mirador ? Je n’ose rappeler que la cour d’« honneur » de nombreuses prisons a accueilli les bois de justice (guillotine)... La peine de mort ayant été abolie en 81, et la prison récente, même s’il faut une douzaine d’années entre le projet et la réalisation, on ne peut penser que l’architecte a retenu cette éventualité (remarquons cependant que l’itinéraire et l’emplacement s’y prêtent, il évite de passer devant les cellules et reste dissimulé des regards.). Cette cour a-t-elle été aussi prévue pour l’infiltration de gendarmes chargés du rétablissement de l’ordre à l’intérieur de la maison d’arrêt ? 


          • generation désenchantée 14 juillet 16:53

            @Desmaretz Gérard

            les gardes des miradors n’ ont pas d’ armements , en cas d’arrivée d’un hélicoptère
            pour empêcher une évasion ?
            ou la prison , une ligne directe avec l’ armée de l’ air pour avoir une patrouille de rafale pour intercepter l’ hélicoptère une fois que celui ci a redécoller


          • Eric F Eric F 14 juillet 17:37

            @Desmaretz Gérard

            l’étonnant est qu’avec le matériel GPS, les dispositifs de vidéo surveillance, surveillance par satellite, etc. , un hélico puisse s’approcher du périmètre d’une prison (j’imagine tout de même qu’il y a un périmètre de survol interdit) sans être détecté préventivement et déclencher une alarme dans la prison, fermeture des cellule et alerte des forces de l’ordre du secteur.
            On pourrait du reste concevoir un dispositif « anti franchissement » dans les hélico civils, tout comme il existe désormais dans les voitures des « aides à la conduite » préemptant certaines commandes.

          • generation désenchantée 15 juillet 16:03

            @Eric F
            c’est une alouette 2 , un hélicoptère de 1955 qui a été utilisé
            c’est un peu comme si tu mettait de l’ électronique d’aide a la conduite sur une 4 l ou une 2 chevaux


          • Eric F Eric F 16 juillet 11:25

            @generation désenchantée
            Disons qu’il serait au moins possible d’imposer au parc existant un dispositif embarqué inamovible permettant le repérage à distance et émettant une alerte à bord en cas de franchissement de zone interdite.


          • alinea alinea 12 juillet 19:13
            Est-ce à dire que l’humain n’est ingénieux, inventif et courageux que lorsqu’il est emprisonné ?
            Ce qui voudrait dire que nous ne le sommes pas encore assez ? Les petites sensibilités ne sentent pas les menottes, les entraves, les lacs et les filets qui l’étouffent ? qu’elles ne font preuve ni d’ingéniosité ni d’inventivité ni de courage ?

            • Eric F Eric F 13 juillet 09:57

              @alinea
              l’humain est ingénieux lorsqu’il est « motivé » et que le problème posé est à sa portée, s’évader de prison est du domaine du possible, changer le monde est un tout petit peu plus compliqué.


            • alinea alinea 13 juillet 16:17

              @Eric F
              oui, mais changer, juste, son petit monde, en ôter l’exploitation, le foutage de gueule, la compression, la surpression, la dépression... ça serait déjà pas si mal, non ?


            • Eric F Eric F 14 juillet 17:41

              @alinea
              dans son périmètre personnel, c’est en effet une question de motivation, et certains le font. Mais il y a souvent des facteurs contradictoires, l’intérêt et l’éthique par exemple.


            • troletbuse troletbuse 13 juillet 13:36

              Vous y croyez, l’auteur, à cette évasion ? Moi, pas du tout. On a vu le pilote qui a eu un AVC et qui ne devait plus avoir de licence de vol et qui donnait des baptêmes de l’air. Avez vous vu des portraits robots des 2 hommes que le pilote a vu ? Avez-vous vu des traces de coups sur son crane dénudé ? Avez vous entendu un témoignage du directeur de la prison ou des surveillants ? En entendez vous parler dans nos merdias.Eh bien non. Redoine doit être bien au chaud dans un pays où il n’y a pas d’accord d’extradition avec la France. Et on fait bosser 3000 policiers pou des prunes ou plutôt pour donner la change.


              • troletbuse troletbuse 13 juillet 13:38

                @troletbuse
                Enfin tous les gogos et les mougeons qui ont cru à l’histoire du Mamoudou croient évidemment à elle-ci.


              • sirocco sirocco 13 juillet 23:02

                @troletbuse

                Redoine doit être bien au chaud dans un pays où il n’y a pas d’accord d’extradition avec la France.

                 
                Oui, ce genre de pays dont les désirs sont des ordres pour le régime de Macron.


              • Eric F Eric F 14 juillet 17:46

                @troletbuse
                On peut gamberger, mais dans la vraie vie le voleur (ou le fugueur) est parfois plus astucieux que le gendarme (ou le gardien), et il a l’avantage d’être le seul des deux à connaitre le moment et les circonstances de son acte.

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