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Accueil du site > Tribune Libre > La folie perverse du gagnant-gagnant

La folie perverse du gagnant-gagnant

Le gagnant-gagnant est la base du commerce mondial qui affirme que l’échange enrichit. C’est la trouvaille que le capitalisme a réussi à mettre dans les esprits fragiles pour retarder son écroulement par des soins palliatifs de plus en plus coûteux. Il est important de bien le comprendre pour ne pas s’en laisser endormir. Il est habilement fondé sur deux constats avérés et non discutables, sur un montage intellectuel assez simple et sur la capacité des peuples à croire que l’habit fait le moine et l’expert, la vérité.

Le premier constat est que lorsqu’un client a acheté son pain, il y a deux heureux, le client et le boulanger. Sans ce double contentement, pas de commerce possible et ce double contentement est chiffré par une augmentation du PIB qui additionne tous les achats sans aucune distinction. L’idée même de chiffrage du contentement devrait déjà pousser à la vigilance, voire à la prudence.

Le second constat est que le pire des imbéciles ou le dernier des demeurés peut toujours être utile à quelque chose dans un groupe organisé. Le bon sens le sait depuis toujours mais si l’on veut paraître savant, il faut appeler cela « l’avantage comparatif » de David Ricardo et dire que, comme tout le reste, nous ne le savons que depuis que le siècle des Lumières a enfin éclairé l’humanité.

Le montage intellectuel consiste simplement à décaler le premier constat et à négliger une condition essentielle du second pour pouvoir aussi le décaler.

Le décalage du premier constat consiste à transformer discrètement et arbitrairement le plaisir de deux individus en augmentation de la richesse collective. La « science » économique n’a jamais intégré que le contentement est une richesse terriblement volatile qui disparait très vite. Le rôle du PIB que l’on insère en permanence dans les esprits, est de faire croire à une création durable de richesse par la sacro-sainte « valeur ajoutée » qui claque comme une vérité indiscutable alors qu’elle n’est qu’illusion. En effet si l’échange de l’achat de pain a satisfait deux personnes à qui cet échange a donné du temps pour atteindre demain, si le travail du boulanger a été reconnu et récompensé, si le pain a été consommé ou jeté, si le boulanger a un euro de plus et le client un euro de moins, on cherche l’augmentation de la richesse collective aussi vainement qu’Aristote avait cherché les organes reproducteurs d’une pièce de monnaie. Quand les économistes accepteront-ils de reconnaître qu’il n’y a de valeur ajoutée d’une entreprise que parce qu’un client est venu s’appauvrir pour la créer ? C’est bon pour l’entreprise mais c’est totalement neutre pour la société…. sauf si le client lui est extérieur. Comme on dit en cuisine « Réservez ! », mettez de côté en attendant de s’en servir plus tard.

Le décalage du deuxième constat est beaucoup plus pervers car il se fonde d’abord sur l’oubli que l’emploi de l’idiot du village n’est possible que dans un village organisé ou au moins structuré par une notion commune du bien. Il faut en effet bien avoir en tête ce que dit le bon sens à tout le monde depuis toujours et ce que dit l’avantage comparatif de Ricardo à ceux qui croient que c’est le siècle des Lumières qui a rendu le monde intelligent : Même si quelqu’un est plus mauvais en tout, il est utile au groupe qu’il fasse ce qu’il sait faire le moins mal. C’est là où le bât commence à blesser sérieusement car le capitalisme a complètement renoncé à appliquer ce principe évident à l’intérieur d’une même nation, ce qui est pourtant la seule façon de lutter efficacement contre le chômage. Il préfère sous-traiter ce problème aux entreprises dont ce n’est pas la vocation première et faire geindre les politiques sur leur inefficacité. Ayant abandonné l’application de l’avantage comparatif à l’intérieur des nations, le capitalisme tente de le rendre vivant à l’extérieur par une seule civilisation mondiale (la nôtre bien sûr même si elle est très malade) et une vision méprisante des autres peuples et de leurs civilisations. Ils deviennent nos idiots du village. Pendant que le capitalisme laisse se développer dans les nations de notre civilisation, le chômage qui est l’exacte négation de l’avantage comparatif de Ricardo, il décale ce principe vers l’ensemble des nations en voulant les voir unies et harmonieuses dans le groupe factice et fort coûteux de la mondialisation, de l’ONU, de la banque mondiale, du FMI, de l’OMC, de l’UNESCO, de l’OCDE, etc etc…. C’est la raison fondamentale de la volonté de détruire les nations de l’intérieur comme de l’extérieur, et d’imposer une seule civilisation mondiale parfaitement organisée pour que l’avantage comparatif devienne en effet une réalité au bénéfice de ceux qui l’organisent sous le merveilleux prétexte hypocrite de sauver de la pauvreté sur toute la Terre, ces êtres qui disparaitraient sûrement si nous ne leur donnions pas de quoi dépenser. C’est ce dont se vante Pascal Lamy, ex patron de l’OMC, dans la logique d’un monde à la Jacques Attali fondé, à entendre ce dernier, sur les marchés, la démocratie et l’initiative personnelle. Ce trépied « attalien » qu’il nous rabâche depuis 30 ans n’est que la domination des marchés qui achètent le vote des peuples et leur illusion par la démocratie et qui laisse les individus se débrouiller comme ils le peuvent. Heureusement ces être prétendument supérieurs, très contents d’eux-mêmes et fiers de sauver « la planète » comme ils disent et font dire à leurs affidés, seront bien évidemment remis à leurs places par la réalité et par l’Histoire. La réalité est que la Terre est composée d’une multitude de minéraux, de végétaux, d’animaux et d’humains et que la biodiversité s’applique aussi au genre humain, ce qui explique très heureusement la diversité des civilisations et des races.

Il faut maintenant comprendre comment on fait gober aux peuples toutes les fadaises nécessaires au capitalisme et comment le système tourne tout de même apparemment encore.

Il faut pour cela reprendre le constat dont j’avais demandé la réserve : la valeur ajoutée d’une entreprise n’existe pour la société que si le client lui est extérieur. Il est donc essentiel de faire payer les autres peuples. Cela s’est toujours fait par la guerre, la razzia, la mise à sac, le pillage, voire même par mariage entre familles royales. Mais le capitalisme a inventé la balance commerciale excédentaire ou/et l’émission de fausse monnaie apparemment vraie comme Law l’avait déjà fait pour permettre au Régent de payer les dettes de Louis XIV peu après sa mort en 1715 et comme la bourgeoisie l’a fait avec les assignats pour récupérer, à la révolution française, les biens de la noblesse et du clergé. Les Politiques s’agitent beaucoup pour que la balance commerciale de leur pays soit excédentaire. Ils ont beaucoup de mal à reconnaître qu’il faut qu’elle soit déficitaire chez d’autres pour qu’elle puisse être excédentaire chez eux. Alors ils inventent le gagnant-gagnant qui va convaincre les imbéciles et donc eux-mêmes en premier. Comme évidemment cela ne marche pas et comme aucun pays n’accepte de reconnaître qu’il paye pour les autres, la création de fausse monnaie par les banques centrales permet de faire discrètement endosser par la dette, la reconnaissance de ce paiement pour autrui à régulariser plus tard. On va jusqu’à voir les banques allemandes créer de l’argent pour le prêter aux pays du sud pour qu’ils achètent allemand. Les banques, centrales ou commerciales, se gardent bien de dire qu’elles compensent toujours leur création de monnaie par des créances sur les peuples qu’elles recouvrent à leur rythme avec la complicité des Politiques qu’elles fabriquent ; d’où la paupérisation des classes moyennes. Mais les créances pourries des banques augmentant nettement plus rapidement que l’appauvrissement des peuples pour permettre aux kapos du système de très bien vivre, tout le monde connait l’issue et tout n’est fait actuellement que pour la retarder quitte à la rendre encore plus abominable.

Mais en démocratie les vrais responsables sont les peuples à qui l’on fait croire qu’ils sont intelligents parce qu’ils dépensent le tiers de leur vie à se faire remplir le cerveau d’un savoir choisi par les marchés et souvent inutile. Perdant toute spiritualité et n’ayant plus de sens à donner à leurs vies, ils préfèrent s’évader dans le plaisir et laisser l’addition aux suivants.

Qui se présentera au peuple pour lui dire qu’il enfouit beaucoup trop par lâcheté son intelligence ? Le capitalisme se meurt. A cheval sur les États-Unis et sur la City, il ne survit provisoirement que par l’asservissement des peuples et des civilisations, par la fabrication scolaire et universitaire de demeurés prétentieux ainsi que par la profusion de fausse monnaie qu’il utilise à son seul escient en la plaçant n’importe où, et même à taux négatifs, pour la blanchir et en récupérer peut-être demain une partie.

Il est temps que les peuples, et pourquoi pas le peuple français en premier, retrouvent une organisation sociale qui ne soient pas de simples sublimations de rêves adolescents comme le sont le fascisme, le communisme et le capitalisme.

 


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85 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 18 juillet 14:20

    « Il est temps que les peuples, et pourquoi pas le peuple français en premier, retrouvent une organisation sociale qui ne soient pas de simples sublimations de rêves adolescents comme le sont le fascisme, le communisme et le capitalisme.  »


    Et c’était quoi donc, cette organisation sociale perdue qu’il faut retrouver ?

    la tribu de chasseurs-cueilleurs ?

    le pater familias romain ayant droit de vie et de mort sur la maisonnée (surtout les esclaves) ?

    le système féodal de suzerains et vassaux corvéables à merci ?

    startreck ?


    • @Séraphin Lampion

      Lisez le MAAT (dont s’est inspiré Raymond Queneau pour son livre : Les vertus démocratiques. https://fr.wikipedia.org/wiki/Ma%C3%A2t


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 18 juillet 14:46

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Si Maât est garante de l’ordre et de l’équilibre cosmique et terrestre et donc le principe unifiant de la société égyptienne antique, cela signifie que les sujets que nous sommes doivent respecter l’ordre établi pour garantir leur subsistance mais également pour assurer l’ordre cosmique et en particulier l’interconnexion fondamentale entre le divin et l’humain par l’intermédiaire du pharaon.

      Même si Macron s’est intronisé lui-même devant une pyramide et se prend pour pharaon, je ne lui reconnais personnellement pas cette qualité et ne suis prêt à accepter de personne l’idée qu’un dieu me dicte ma conduite, mais encore moins un homme qui se prend pour un dieu.

      Je croyais que l’auteur parlait de groupes sociaux « humains ».


    • @Séraphin Lampion

      Macron dit s’être inspiré de Frédéric II le Hohenstauffen. On en est loin,..


    • Marc Dugois Marc Dugois 18 juillet 18:45

      @Séraphin Lampion

      C’est une organisation adulte qui ne soit pas fondée sur l’un des trois rêves adolescents :
       Je suis le plus beau et le plus fort  fascisme
       Personne ne me donne d’ordres  communisme
       La vie est facile et tout m’appartient  capitalisme


    • San Jose 18 juillet 19:55

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      .
      Macron dit s’être inspiré de Frédéric II de Hohenstauffen
      .
      C’est pour nous épater en se montrant fin médiéviste en espérant que ça nous fera oublier qu’il ne connaissait pas Anne de Kiev. 
      .
      Et puis Frédéric de Honhenstauffen, biographie par Benoist-Méchain... pas très politiquement correct. 


    • San Jose 18 juillet 19:57

      @San Jose
      .
      « -Méchin »


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 18 juillet 20:12

      @Marc Dugois

      un exemple ?
      un projet ?
      une hypothèse ?
      familistère  ? nirvana  ? 
      il faut construire
      sinon il ne s’agit que d’incantations


    • Marc Dugois Marc Dugois 18 juillet 20:27

      @Séraphin Lampion

      Lisez mon blog. Cela fait plus de 6 ans que je l’explique en long et en travers. Vous voulez que j’exprime tout en 10 lignes à donner à la meute qui n’est là que pour déchirer ?

      Si vous avez la flemme d’aller lire, tranquillisez-vous en me traitant d’incantatoire si cela peut vous rassurer.


    • Marc Dugois Marc Dugois 19 juillet 07:43

      @Séraphin Lampion

      « je ne suis prêt à accepter de personne l’idée qu’un dieu me dicte ma conduite, mais encore moins un homme qui se prend pour un dieu »

      C’est tout le problème de la spiritualité collective indispensable à toute société harmonieuse.

      Il est à mes yeux trop facile d’éluder le problème en émettant de justes critiques sur les expériences passées dans des civilisations éteintes. C’est d’autant plus facile qu’en n’ayant ni le courage ni l’intelligence d’affronter le problème, on se prend soi-même pour un dieu.


    • baldis30 18 juillet 15:12

      bonsoir,

       « simples sublimations de rêves adolescents comme le sont le fascisme, le communisme et le capitalisme. »

      un oubli majeur dans la liste : l’écologisme  ! nouveau venu de la politique mais bien présent dans l’éducation de la jeunesse au culte de la Nature du nazisme

      Ni national-socialisme, ni international-écologisme !

      Mélanger parfaitement les mots pour mieux dissimuler ses intentions  !


      • JL JL 18 juillet 17:48

        @baldis30
         
         et que pensez vous de l’écologie, celle du respect de la nature en général et de la l’homme en particulier ?


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 18 juillet 17:51

        @baldis30

        pendant qu’on y est, on peut aussi mettre une louche d’islamisme, vous savez, ce régime des mollahs, le contraire de la démocratie, le truc qui est en plein dans l’axe du mal, juste à l’opposé du rêve libéral, le creuset du terrorisme et des tartes à la crême !


      • foufouille foufouille 18 juillet 17:51

        @JL

        c’est quelle nouvelle écologie ?


      • Attila Attila 18 juillet 20:54

        @JL
        « et que pensez vous de l’écologie »
        Une religion dont les dogmes fondamentaux viennent de l’extrême droite. A l’occasion de recherches sur d’autres sujets, des chercheurs ont découvert des similitudes entre l’écologie et le pétainisme et le nazisme.
        Ce qui ne veut pas dire que écologie=nazisme car le nazisme c’est plus compliqué, mais il y a des points communs.
        Pour l’aspect religieux, il suffit de lire l’ouvrage fondamental de référence d’Émile Durkheim, « Les formes élémentaires de la vie religieuse » pour comprendre qu’il s’agit bien d’une religion : le culte de la Nature.
        Nature qui n’existe pas en réalité, ce n’est qu’une croyance. Jusque vers les années 1970, le peuple français ignorait l’idée de Nature, les mots de Nature ou de naturel n’étaient jamais employés par les classes populaires.

        .


      • Marc Dugois Marc Dugois 19 juillet 07:10

        @baldis30

        Je ne pense pas que l’écologisme soit oublié car il est présent dans les trois totalitarismes issus des Lumières, fascisme, communisme et capitalisme. Il est le mariage pernicieux du culte de la nature très respectable et de la rééducation des parents par les enfants, élément vital de tout totalitarisme.


      • JL JL 19 juillet 07:38

        @Attila
         
         réponse d’intégriste : « nous c’est les bons, eux les méchants. Les nazis étaient écologistes ? Alors l’écologie est mauvaise. »
         
        Avec des binaires comme vous, l’obscurantisme a de l’avenir.
         


      • JL JL 19 juillet 07:44

        @Attila
         

        ’’Jusque vers les années 1970, le peuple français ignorait l’idée de Nature, les mots de Nature ou de naturel n’étaient jamais employés par les classes populaires.’’

         

         Pfff ! N’importe quoi ! Pendant des millénaires, des milliers de mots n’étaient pas employés. Est-ce que vous commencez à percevoir l’absurdité de votre argument ?

         

        Apprenez à penser.


      • Attila Attila 19 juillet 10:18

        @JL
        Nous sommes responsables de nos écrits mais pas des mauvaises lectures ni des interprétations malveillantes ou partisanes.
        J’ai bien pris la précaution de dire que même s’il y avait des similitudes entre le nazisme et l’écologie, on ne pouvait pas assimiler le nazisme à l’écologie. Par exemple, le mythe du surhomme n’existe pas dans l’écologie.
        Quelques sources :
        Paul Yonnet, « Jeux, modes et masses ». Chapitre sur l’automobile : découverte de similitudes entre le pétainisme et l’écologie à propos de la mobilité.
        Georgette Mouton, thèse de doctorat d’histoire :« Jeunesse et genèse du nazisme ».
        Luc Ferry, « Le nouvel ordre écologique ».
        .
        Merci de m’avoir donné l’occasion d’informer les nouveaux lecteurs sur ces ouvrages.

        .
        ’’Jusque vers les années 1970, le peuple français ignorait l’idée de Nature, les mots de Nature ou de naturel n’étaient jamais employés par les classes populaires.’’
        C’est un fait. Même si ça ne vous plaît pas, vous n’y pouvez rien.
        .
        Face à des informations sourcées qui bousculent votre petit univers mental, vous pratiquez le déni de réalité. C’est le comportement d’un adolescent attardé.

        .


      • Gollum Gollum 19 juillet 10:26

        @Attila

        Comme pour JL ce n’est pas parce que le mot n’a pas été utilisé que la chose n’existait ou n’existe pas...

        La nature existe car l’artificiel existe aussi. C’est aussi bête que ça. Et persister à ne pas le voir me semble plus que bizarre...

        Jamais l’homme ne s’est autant éloigné du naturel qu’aujourd’hui. Il tend de plus en plus à penser de façon mécaniste, robotique, sans lien aucun avec l’essence même de la vie qui est interdépendance, complémentarité, logique systémique...

        C’est bien pourquoi il y’a crise et crise profonde.


      • foufouille foufouille 19 juillet 10:37

        @Attila

        je n’ai plus la référence mais il existe une version écologique avec un surhomme écolo et une bonne partie de science magique.


      • Attila Attila 19 juillet 10:37

        @Gollum
        « La nature existe car l’artificiel existe aussi »
        La distinction entre Nature et artifice n’existe nulle part ailleurs que dans la tête de la bourgeoisie occidentale et de ses colonisés culturels.
        La Nature n’existe pas, ce n’est qu’une croyance.
        .
        Par delà Nature et culture

        .


      • Gollum Gollum 19 juillet 10:48

        @Attila

        La distinction entre blanc et noir n’existe nulle part ailleurs que dans la tête de la bourgeoisie occidentale et de ses colonisés culturels.

        Le blanc n’existe pas, ce n’est qu’une croyance. smiley


      • JL JL 19 juillet 11:41

        @Attila
         
         votre ego dut-il en souffrir, permettez moi de vous dire qu’il faut davantage que vos commentaires pour bousculer mon univers mental.
         
         Quant à votre appréciation concernant la dimension dudit univers, elle n’est que l’expression de votre prétention absurde à vouloir en mesurer l’étendue, malgré une impossibilité évidente mais inconsciente chez vous.


      • Attila Attila 19 juillet 16:04

        @JL
        Mon égo n’en n’a rien à foutre de vos appréciations. Fifi-Brin-d’Acier m’a appris qu’on pouvait utiliser les messages des idiots-du-village pour donner de l’information aux lecteurs qui en cherchent. C’est pour eux que je répond.

        .


      • JL JL 19 juillet 16:21

        @Attila
         
         ’’Mon égo n’en n’a rien à foutre de vos appréciations.’’
         
         Je n’en doute pas. Rassurez vous, c’était seulement une formule de politesse.
         
         Bon courage dans la rude et lourde mission dont vous vous êtes investi : donner de l’information aux lecteurs qui en cherchent, bigre !
         
         smiley


      • Attila Attila 19 juillet 16:25

        @Attila
        Les occidentaux considèrent souvent les cultures exotiques avec condescendance : des peuplades primitives qui vivent à l’âge de pierre.
        C’est assez rigolo d’appliquer les outils de l’anthropologie à leur propre culture et de découvrir que, loin d’être rationnel, l’esprit des occidentaux est peuplé de croyances primitives et de pensée magique.
        C’est le cas de JL, Gollum et d’autres, incapables de prendre du recul par rapport à leurs propres croyances primitives.

        .


      • Attila Attila 19 juillet 16:40

        @Attila
        "les hommes ne pensent pas partout et toujours de la même manière et notamment que la distinction tranchée que nous faisons entre nature et culture (les cailloux, les plantes, les animaux font partie de la nature, les hommes sont du côté de la culture) nous est propre et ne permet ni de comprendre les « peuples premiers » (de construire une anthropologie décentrée, débarrassée des préjugés colonialistes et européocentristes), ni les hommes qui ont peint les grottes de Lascaux. "
        Lien déjà cité

        .


      • Gollum Gollum 19 juillet 17:05

        @Attila

        les hommes ne pensent pas partout et toujours de la même manière et notamment que la distinction tranchée que nous faisons entre nature et culture (les cailloux, les plantes, les animaux font partie de la nature, les hommes sont du côté de la culture) nous est propre

        Assez logique non ? Vu la part de la culture chez nous et idem pour la dualité nature/artifice depuis la révolution technique et scientifique..

        L’art d’enfoncer des portes ouvertes en prenant les autres pour des cons.


      • Attila Attila 19 juillet 19:02

        @Gollum
        Message plus haut :
        "La nature existe car l’artificiel existe aussi. C’est aussi bête que ça. Et persister à ne pas le voir me semble plus que bizarre... « 
        .
        Ici :
         »les hommes ne pensent pas partout et toujours de la même manière et notamment que la distinction tranchée que nous faisons entre nature et culture (les cailloux, les plantes, les animaux font partie de la nature, les hommes sont du côté de la culture) nous est propre

        Assez logique non ?"
        Ah, bon ? Vous êtes sûr d’avoir compris le texte ? Ce que vous trouvez tout-à-coup assez logique est exactement le contraire de ce que vous affirmiez plus haut.

        .


      • Gollum Gollum 20 juillet 08:56

        @Attila

        C’est vous qui ne comprenez rien. Il est assez logique que nous autres, occidentaux, ayant inventé la dynamique industrielle et les sciences, ayons un sens plus aigu de l’artificiel.

        Les primitifs baignant dans le naturel n’éprouvent pas le besoin de conceptualiser la chose.

        Voilà. Comme l’a écrit JL, apprenez à penser correctement.


      • Attila Attila 21 juillet 11:54

        Je reconnais que j’ai encore beaucoup à apprendre en matière de pensée. Mais je le fais auprès de personnes comme Philippe Descola, Pierre Bourdieu, Noam Chomsky, Michel Clouscard, Jean-Claude Michéa, Naomi Klein et beaucoup d’autres et certainement pas avec des sombres crétins irrécupérables doublés de gros cons bornés imbus d’eux-même qui se prétendent la lumière de l’Univers alors que leur monde s’écroule sur les plans intellectuel, moral et matériel et que d’autres civilisations émergent et nous supplantent.

        .



      • Attila Attila 22 juillet 22:01

        @Attila
        Je fais référence à Philippe Descola, anthropologue français parmi les plus réputés actuellement. Claude Lévi-Strauss a été son professeur et son directeur de thèse. Il a vécu plusieurs années dans une tribu amazonienne. C’est là qu’il s’est aperçu que la notion de Nature, cette distinction entre les choses naturelles et les choses artificielles, c’est à dire créées par l’homme, leur était totalement étrangère. Continuant ses recherches, il a découvert que l’idée de la Nature était l’exclusivité des seuls occidentaux.
        Il est arrivé à la conclusion que cette séparation entre le naturel et l’artificiel n’était qu’une façon de voir les choses. Cette opposition entre le naturel et l’artificiel ne correspond à aucune réalité et n’existe donc pas : c’est une croyance.
        L’idée de la Nature a été inventée au 6° siècle avant JC. C’est une création humaine : la Nature est donc une notion artificielle, pas « naturelle ».
        .


      • Attila Attila 23 juillet 18:41

        @Attila
        Pauvres vieux gosses, on vient leur dire que leur Père Noël, la Nature, n’existe pas.
        Mais ils ne veulent pas grandir, ils veulent rester avec leur vieille croyance : « Vous êtes méchants ! »
        Age mental 6 ans.
        .


      • Le421 Le421 18 juillet 17:55

        Effectivement, le commerce et les échanges doivent s’analyser de façon globale et non pas uniquement avec une calculatrice.

        Je cite souvent cet exemple.

        Je travaillais chez un célèbre marchand de meubles sarladais qui vendait aussi de l’électroménager et de télés...

        Un jour, il me dit que le SAV ne rapportait pas grand chose, il était à peine en équilibre.

        Je vous laisse imaginer le fonctionnement de ce SAV qui arrivait à ne pas perdre d’argent !! C’était assez rare à l’époque et nos fournisseurs de pièces détachées nous l’expliquaient souvent.

        Lors d’une énième discussion à ce sujet (quand on veut tuer son chien, etc.), j’ai gentiment fait remarquer au patron que son précieux comptable était bien fichtrement incapable de déterminer combien de clients achetaient justement télés, hifi ou magnétoscopes grâce au fait que le magasin avait un SAV propre et j’oserais dire performant...

        Le chien a été tué et avec, le commerce de croquettes...

        CQFD


        • Sharpshooter - Snoopy86 Sharpshooter - Snoopy86 18 juillet 18:00

          @Le421

          Autrement dit, ton patron t’a viré parce que t’en foutais pas une rame, occupé que tu étais à bricoler ta Pijo de course smiley


        • alexis42 alexis42 18 juillet 18:04

          @Le421
          Tuer un SAV où bossait le 421, avec ses outils en dessous de la ceinture, c’est un crime !


        • Le421 Le421 19 juillet 15:35

          @Positronique
          Je suis content des âneries débitées sur mon compte...
          Je souhaite à tous les incapables et les feignants d’arriver au même point que moi.
          J’sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression de saisir une pointe de jalousie chez certains !!
          Pourtant, jalouser les gens qui partent de rien et arrivent à quelque chose, il paraît que c’est pas bien...  smiley
          Au fait !!
          Même pas mal...


        • Traroth Traroth 18 juillet 18:43

          La valeur ajoutée des entreprises vient des salariés qu’on rémunère moins que la valeur qu’ils produisent.


          • Marc Dugois Marc Dugois 19 juillet 07:20

            @Traroth

            C’est vrai mais cette valeur n’existe que si un client vient s’appauvrir pour la constater. Sans clients la production n’a aucune valeur.

            Attention à ne pas oublier que le capitalisme n’arrête pas de fabriquer de la monnaie pour la distribuer de mille façons pour qu’il y ait des clients qui viennent faire croire que la production, faite de plus en plus par des machines et de moins en moins par des hommes, est une richesse. La production machinale n’est bien souvent qu’une inutilité payée quatre fois

            1 par l’achat de la machine
            2 par la publicité
            3 par le client
            4 par le pillage de la Terre qui ne reconstitue pas au même rythme.


          • Djam Djam 19 juillet 10:28

            @ Marc Dugois

            Très bon article qui synthétise ce que, me semble-t-il, la majorité des français subodore dans l’évangile quotidien de l’Economisme qu’on lui sert depuis des décennies.

            Fascisme, communisme et capitalisme sont les trois caractéristiques d’une même idéologie = l’asservissement des hommes par la massification intégrale. Massifier c’est s’assurer que le niveau de conscience baissera au prorata de l’élargissement de la masse.

            On entend dire un peu partout que le commerce est vieux comme le monde et que par conséquent, il serait un choix ontologiquement naturel de l’humain. En réalité, cette affirmation quasi religieuse ne s’appuie que sur l’étude des civilisations antiques dans lesquelles on retrouve en effet des preuves de grands commerces, mais... l’antique n’est pas si éloigné que ça de notre époque.

            L’invention du commerce avec son corollaire, l’argent, est une invention qui s’est imposée avec le début de l’augmentation démographique des peuples. La démographie galopante a justifié que l’homme se mette à produire en quantité pour nourrir l’avènement des premières masses. Puis, la culture, l’élevage ont imposé le stockage et... la vente du surplus. Là, intervient la distorsion de l’esprit avec l’avènement des... marchands.

            Le marchand, qu’on appelle aussi commerçant, vendeur, chargé d’affaires, négociant (trader pour le négoce de la valeur artificielle) est la manifestation de la perversion de l’esprit humain qui faisait du troc. Des pervers ont compris que l’instauration de plusieurs conditions allaient leur permettre de s’enrichir sans bosser durement : stockage, transport et surtout... usure sur les opérations.

            Est née la société de commerce intégral, avec aujourd’hui ce rêve ahurissant d’une majorité de jeunes gens qui veulent devenir « trader » (ça évoque des gains énormes en étant simplement assis devant un écran !) ou faire dans le « commerce international ».

            Au bout de la chaîne : l’individu massifié, vidé de toute substance propre, réifié jusqu’au mortifère, dépouillé de ses moyens de transcendance, frustré quotidiennement par le jet continu de la fabrique des faux besoins, l’envie, l’imitation du voisin, bref... la fabrique de l’homme impuissant, devenu incapable de gérer son propre manque.

            L’incomplétude de la nature humaine était au cœur des sociétés organisées. Notre époque ayant tout détruit, ne reste en effet qu’un homme amoindri, castré, indéfini dont l’angoisse de vide (angoisse de mort) est devenu l’idéal, l’essence même du Grand Commerce Perpétuel.

            Remplir le vide sans fond d’un homme sans plus aucune structure est le rêve final d’un capitalisme totalitaire et perpétuel qui est parvenu à aliéner 24h sur 24 un homoncule paumé et peureux qui ne peut plus s’empêcher de... consommer pour combler son vide existentiel.

            L’invention du gagnant / gagnant est l’une des dernières manipulations des vendeurs, eux-mêmes n’étant même plus conscients que ce « win / win » nous vient bien des plus pervers marchands qui soient : les anglo saxons protestants et autres sectes religieuses repérables dont l’évangile affirme que « la richesse personnelle est la manifestation de Dieu sur terre ».

            Le Grand Commerce Intégral est la nouvelle religion de cette fin de civilisation. La perte définitive de toute spiritualité puissante et élévatrice jette l’homme dans son propre enfer, celui du matérialisme divinisé et mortel.


            • Marc Dugois Marc Dugois 19 juillet 20:45

              @Djam

              Pourquoi est-il si difficile de rassembler ou de réunir ou de mettre en contact tous ceux qui ouvrent les yeux ?


            • Ecométa Ecométa 19 juillet 12:34

              A vous lire, et c’est mon point de vue depuis très longtemps, la science économique, ou plus exactement les sciences économiques, car elles sont pléthores, comme autant de moyens à mettre en œuvre, qui, le plus souvent s’ignorent les unes les autres et même se combattent ; toutes ces sciences n’étudient pas réellement l’économie mais la manipulent et la phagocytent ! Tout ceci pour servir les tenants (propriétaires des moyens de production et de distribution) et leurs aboutissants financiaristes exclusivement rationalo- positivo-technoscientistes.

              Nous sommes en plein scientisme positivisme ! Pourtant abandonné en son temps mais auquel nous sommes revenus sous la pression du libéralisme économique et de son chantre Milton Friedman qui professait que l’économie doit être une science positive ; autrement dit : une science qui se regarde technoscientifiquement le nombril !

              Tout se passe comme si l’économie était de NATURE purement scientifique ! Nous sommes en pleine confusion entre matière et savoir ; même en pleine confusion de la fin et du moyen : il n’y a plus de fin que du moyen… plus de pourquoi que du comment ! Même aucune possibilité d’introspection car le positivisme, scientisme oblige, croyance pure, refuse l’introspection. Il n’y a plus de causes, même primordiales, pas de causes sociétales par exemple, il n’y a que des conséquences sur lesquelles il nous suffit d’agir… c’est la raison pour laquelle nous ne faisons qu’ajouter des conséquences à des conséquences et forcément de problèmes à des problèmes  ; quant au fond, circulez, il n’y a rien à voir !

              Quelle est la vraie nature de l’économie  ? Avant d’être une science l’économie est une « pratique », une pratique sociétale : sans société il n’y a pas d’économie possible ! L’économie, et la science par pure dogmatisme l’a oublié : la nature de l’économie est sociétale !

              Quand ferons-nous réellement de l’économie au sens complexe du terme, étymologiquement, la règle d’ensemble et non la règle particulière du capitalisme ? Qu’attendent les économistes pour s’y coller sérieusement, revenir ou venir à une économie sociétale : sont-ils tous lobotomisés ? Il faut en finir avec l’individualisme méthodologique qui n’a rien à voir avec la logique d’ensemble qui siérait à une économie , ou une science économique qui serait respectable !


              • Marc Dugois Marc Dugois 19 juillet 12:41

                @Ecométa

                Entièrement d’accord avec vous et bienvenue au club très ouvert de ceux qui désirent tout reprendre à la base par le bon sens. La difficulté est de se connaître et de se regrouper, les médias ne le feront évidemment pas.


              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 19 juillet 12:45

                @Ecométa

                Michea a une bonne remarque en disant lors d’une conférence que dans les diners en ville (les plateaux tv ) il n’y a plus de place pour un Bernard Marris. Malheureusement assassiné chez Charlie Hebdo .


              • Ecométa Ecométa 19 juillet 13:04

                @Aita Pea Pea

                C’est bien le seul qui manque et terriblement ; toujours les meilleurs qui s’en vont et de la plus mauvaise des manières !


              • Ecométa Ecométa 19 juillet 13:46

                @Marc Dugois

                Imaginez un monde avec le « bancor » comme l’avait proposé Keynes à Bretton-Woods ; c’est à dire sans cette domination étasunienne impossible : imaginez un monde sans guerre mondiale économique ?

                Sauf à fausser tout jeu « économique », réellement économique, tout jeu national comme international ; comment une monnaie nationale peut-elle être en même temps une monnaie d’échange internationale quasi exclusive comme le « $ » ?

                Quand allons-nous nous débarrasser de cette culture américano anglo saxonne qui nous est imposée depuis pratiquement un siècle... depuis le début des années 20 du siècle dernier. Quel jeu de dupes depuis cette époque ? Depuis les négociations anglo-saxonne après la première guerre mondiale et que dire après la seconde, qui n’était qu’une répétition des négociations économiques de 1919 pour parachever la mains mise étasunienne !

                Dire que c’est la France, le peuple de France, qui a offert la statue de la liberté éclairant le monde (Liberty Enlistening the World) aux États-Unis pour fêter le centenaire de leur indépendance. La Liberté est à géométrie variable aux Etats Unis, et elle ne vaut que si elle l’est favorise économiquement : que si elle favorise leur « $ » ! Depuis ils nous l’ont mise bien profond. ! Excusez mais je n’ai que cette image qui me vient à servir ! l’esprit ! Que dire aussi de leurs pratiques en Amérique du sud ou ils n’ont pas hésité à imposre des dictatures locale !

                A regarder l’histoire de plus près, celle du 20 è siècle, les États-Unis ont des pratiques qui relèvent de la prévarication  !


              • keiser keiser 19 juillet 12:54

                @ L’auteur

                Nous sommes donc dans un jeu à somme nulle.

                Un jeu à somme nulle est un jeu où la somme des gains et des pertes de tous les joueurs est égale à 0. Cela signifie donc que le gain de l’un constitue obligatoirement une perte pour l’autre.

                Par exemple si l’on définit le gain d’une partie d’échecs comme 1 si on gagne.

                0 si la partie est nulle et -1 si on perd, le jeu d’échecs est un jeu à somme nulle.

                En économie, cette notion simplificatrice est importante :

                Les jeux à somme nulle correspondent à l’absence de production ou de destruction de produits.

                Il ne reste donc que l’anarchie comme solution.

                L’anarchie désigne l’état d’un milieu social sans gouvernement, la situation d’une société où il n’existe pas de chef, pas d’autorité unique, autrement dit où chaque sujet ne peut prétendre à un pouvoir sur l’autre.

                Bella ciao !  smiley


                • Ecométa Ecométa 19 juillet 13:55

                  @keiser

                  Il nous suffirait simplement de réellement faire de l’économie au sens complexe du terme, de « règle d’ensemble » (étymologiquement), et non au sens simplisme ( éthylique) du capitalisme qui réduit l’économie système complexe à un seul de ses moyens !


                • Marc Dugois Marc Dugois 19 juillet 16:00

                  @keiser

                  Ce n’est pas exact. Tout n’est pas à somme nulle. Le contentement et le bonheur ne sont pas à somme nulle. Mais le contentement ne dure pas et le bonheur est la résultante de beaucoup d’efforts sur soi.

                  En revanche en économie. Oui tout est à somme nulle sauf en faisant payer les autres après les avoir définis. Mais je ne vais pas vous réécrire mon article, Relisez-le peut-être.


                • keiser keiser 19 juillet 16:17

                  @Marc Dugois

                  « Ce n’est pas exact. Tout n’est pas à somme nulle.
                  En revanche en économie. Oui tout est à somme nulle. »

                  Bon ...
                  Alors et dans ce cas, il faudrait peur être commencer par se mettre d’accord.
                  Ou disons ... dans un commun accord.
                  Je vous promets de bien relire votre article.
                  Peut être ... smiley


                • Marc Dugois Marc Dugois 19 juillet 16:27

                  @ecometa
                  Petite rectification étymologique : économie n’est pas la règle d’ensemble mais la règle de l’oïkos, de la maison, de l’entité cohérente.

                  Aujourd’hui c’est la définition de cette entité cohérente qui manque et que l’on se dispute. C’est essentiel car tout est différent en économie suivant que l’on parle de l’intérieur ou de l’extérieur de cette oïkos, de cette maison.


                • Ecométa Ecométa 19 juillet 18:56

                  @Marc Dugois
                  La « règle de la maison » et par extension la « règle d’ensemble » ; « oïko » la maison devient « éco » ou ensemble. Comme l’écologie est la logique d’ensemble et l’écosystème : un ensemble de systèmes !


                • Marc Dugois Marc Dugois 19 juillet 20:07

                  @Ecométa

                  OÏkos a en effet donné le préfixe éco mais l’écologie, l’économie ou l’écosophie ,e sont que l’étude, les coutumes et la sagesse d’un oïkos c’est à dire d’un espace cohérent.
                  Par exemple à l’intérieur de l’oïkos l’échange se fait par le donner-recevoir-rendre très bien étudié par le professeur au Collège de France Marcel Mauss mais à l’extérieur de l’oïkos il ne devrait se faire que par le troc.


                • Ecométa Ecométa 20 juillet 12:33

                  @Marc Dugois

                  Mais où se situe l’en dehors de l’ « oïkos », de l’ « ensemble », la Nation est un ensemble, la République est un ensemble, une région est un ensemble.

                  L’économie est un ensemble forcément limité topologiquement, nationalement, car il n’y a pas à proprement parler une économie mondiale ; une économie nationale mais ouverte sur les autres, ouverte mais sans être permissive... sans tomber dans le libre échangisme paroxysme de libre-échange et sans tomber non plus dans un nationalisme crétin tout aussi crétin que le libre échangisme paroxysme de libre -échange !

                  Personnellement je n’ai pas de problème avec la monnaie, le troc n’est plus possible ! Le problème c’est le « monétarisme », l’usage imbécile autre que celui de simple moyen pratique d’échange ; une monnaie qui devient une marchandise comme une autre... ce qu’elle n’aurait jamais dû devenir, et sur laquelle il est possible de spéculer  !  


                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 20 juillet 12:44

                  @Ecométa

                  Salut. Tu tape comme je ne saurais le faire. Bien a toi.


                • Ecométa Ecométa 20 juillet 13:31

                  @Ecométa

                  Bien merci !


                • Marc Dugois Marc Dugois 20 juillet 15:20

                  @Ecométa

                  Ensemble est un mot délicat car il est employé aussi bien pour le tout (tous ensemble) que pour une partie du tout (un ensemble). Je préfère le mot grec oïkos qui a donné le préfixe éco et qui est un ensemble limité cohérent façon famille, maisonnée, nation.

                  A l’intérieur de l’oïkos, l’échange n’a jamais été fait par le troc mais par le donner-recevoir-rendre comme dans une famille. Marcel Mauss a très justement fait remarquer que c’était "un fait social total à dimensions culturelle, économique, religieuse, symbolique et juridique" L’argent n’est là que pour le remplacer quand l’oïkos est trop grand pour surveiller les profiteurs. La monnaie y est donc comme le donner-recevoir-rendre à dimensions culturelle, économique, religieuse, symbolique et juridique. C’est toujours une erreur de le réduire à l’une quelconque de ses dimensions.

                  A l’extérieur de l’oïkos en revanche seul le troc est possible et les monnaies ne sont présentes de chaque côté que pour chiffrer doublement l’équivalence du troc et en déduire le taux de change des monnaies. C’est cet échange avec l’extérieur qui n’est plus du tout respecté avec les faux oïkos que sont l’Union européenne ou même le monde. La nation semble être actuellement l’oïkos le plus réaliste.


                • Ecométa Ecométa 20 juillet 19:29

                  @Marc Dugois

                  Tout et partie du tout sont indissociables ! c’est le principe, cognitif de Pascal : toute chose étant... toute étant liée par un lien invisible (lien écosystémique) je tiens pour impossible... de connaître le tout sans connaître plus particulièrement les parties ...

                  De l’élément le plus infime, de la particule la plus élémentaire, à celui le plus immense, comme l’univers et ses galaxies, les trous noirs... : tout est système et même écosystème !

                  Rien absolument rien n’existe par lui-même et pour lui-même. Tout est écosystème car tout système complexe étant ouvert sur son environnement : il est forcément écosystémique !

                  En terme de logique cognitive, le système c’est à la fois l’unité de l’élément composant et l’unité de l’élément composé : l’unité du savoir !

                  La bonne logique n’est pas celle du rationalisme, ni même du rationalisme systémique, mais celle de l’écosystémie, afin d’éviter de tomber dans le piège du système pour le système et le système imbécile !


                • Marc Dugois Marc Dugois 20 juillet 20:53

                  @Ecométa

                  « La bonne logique n’est pas celle du rationalisme, ni même du rationalisme systémique, mais celle de l’écosystémie, afin d’éviter de tomber dans le piège du système pour le système et le système imbécile ! »

                  Je ne sais pas qui comprend, mais pas moi en tout cas. Désolé !

                  L’oïkos en grec c’est la maison ou la maisonnée. C’est par définition une entité qui s’insère dans une autre plus importante. Tout mot utilisant éco comme préfixe ne peut donc parler que de quelque chose qui va s’insérer dans autre chose de plus grand.

                  Le système est un assemblage (systêma en grec exprime ce que l’on attache ensemble).

                  Logique vient de logos, la loi ou la coutume.

                  Rationalisme est dérivé de raison.

                  De votre phrase j’entend :

                  La bonne loi n’est pas raisonnable ni même un assemblage de raisons. C’est un assemblage interne à la maison pour éviter d’assembler pour assembler ou d’assembler bêtement.

                  Je ne suis pas sûr du tout que ce soit votre pensée.

                  Si chacun se crée son propre vocabulaire, les échanges vont être difficiles.


                • Ecométa Ecométa 21 juillet 09:07

                  @Marc Dugois

                  « Rationalisme est dérivé de raison »

                  Non le rationalisme vient du « ratio » des mathématiques et les mathématiques ne sont pas raison ; ça c’est une grosse erreur de notre époque vouée au rationalisme et à la raison cartésienne qui n’est pas raison ! 

                  .



                • Marc Dugois Marc Dugois 21 juillet 10:38

                  @Ecométa

                  Il y a 3 pages dans le Gaffiot sur ratio qui veut dire à la fois la capacité à calculer et la capacité à raisonner.
                  Si vous tenez à différencier les deux, utilisez peut-être un autre mot.


                • Ecométa Ecométa 21 juillet 21:02

                  @Marc Dugois

                  « Il y a 3 pages dans le Gaffiot sur ratio qui veut dire à la fois la capacité à calculer et la capacité à raisonner. »

                  A « raisonner mathématiquement »... à calculer ; mais pas au sens de la raison raisonnable .... autrement nous ne serions pas dans un tel bordel !

                  De la rationalité à la rationalisation, puis au rationalisme...
                  De la production à la productivité puis au productivisme ...
                  De la liberté à la libéralisation puis le libéralisme ...

                  et il y en a plein du même genre ; il y a des limites que nous n’aurions jamais du franchir !

                  Pour la plus part des mots en « isme » sont des paroxysmes : des abus !

                  Rationaliser : Organiser un processus de manière à accroître son efficacité : rationaliser une fabrication industrielle.

                  Une efficacité exclusivement en termes de profit !

                  Mais où sont situées les limites ?

                  logiquement, raisonnablement, les arbres ne montent pas au ciel... avec les mathématique et le rationalisme : il n’y a pas de limite ! 


                • Marc Dugois Marc Dugois 22 juillet 08:09

                  @Ecométa

                  Je vous laisse le dernier mot parce que j’apprécie vos commentaires mais je vous fais simplement remarquer que Cicéron était plus proche de mon latin que du vôtre.

                  minari ratio non erat (Cic. Verr. pr. 24) Il n’était pas raisonnable de menacer

                  nulla ratio est amittere (Cic.Caec. 15) Ce n’est pas du tout raisonnable de laisser échapper

                  Peut-être que la vérité est entre nous deux...

                  Mais je vous rejoins entièrement quand vous écrivez que «  la plupart des mots en « isme » sont des paroxysmes : des abus ! »



                  • Le421 Le421 19 juillet 15:39

                    @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                    Penser que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes aux states nécessite une imagination sans bornes.
                    Un peu comme cette image du Canada vert et blanc et très écolo.
                    Regarder par le petit bout de la lorgnette...


                  • pallas 19 juillet 16:36
                    Marc Dugois

                    Bonjour

                    Pauvre homme, si ton existence était si bien remplie pourquoi écrire ici ?.

                    Je connais la réponse.

                    C’est toujours ainsi, plus la mort approche et plus ce besoin d’en faire soit, disant plutot recherche d’immortalité dans les dires.

                    Quand vous serez dans l’autre monde, passer le bonjour à « Azazel » de ma part.

                    Sa serait sympa.

                    Vous etes né seul, vivez seul, mourrez seul, sans rien.

                    Chose communs, d’une banalité.

                    Perdant perdant est la seule réalité, il ne peut etre autrement.

                    Salut


                    • Marc Dugois Marc Dugois 19 juillet 17:18

                      @pallas
                      J’a du mal à saisir le but de votre commentaire et la pression que vous y faites sortir.


                    • pallas 19 juillet 17:38

                      Bonsoir,

                      Nous sommes dans la vie réel, non pas dans le rachat d’entreprises.

                      Votre vie bien remplie, au final vous voila seul !!!!!!!!.

                      Vous comprennez ce que je veux dire, hum !!!!!, quel amateur.

                      Seul, totalement, gouter à cette joie, voila ou vous en etes.

                      Je suis gentil, trop.

                      Vous savez parfaitement de quoi je parle.

                      Salut


                      • Marc Dugois Marc Dugois 19 juillet 18:26

                        @pallas

                        Je sens bien votre aigreur mais je ne suis pas sûr de la comprendre.


                      • pallas 19 juillet 18:11

                        Marc Dugois


                        Soyez heureux,


                        Un gamin pretentieux, lache, comme ces parents.


                        Hé hé hé hé.


                        Repond ou pas, la réalité fait preuve, en cela les dires son insuffisants, j’en est bien peur.


                        Gamin !!!


                         smiley


                        Salut


                        • Marc Dugois Marc Dugois 19 juillet 18:30

                          @pallas

                          Si quelqu’un comprend votre aigreur puis votre agressivité, je suis preneur d’explications.

                          N’ayant vous-même apparemment jamais rien écrit d’autre que des commentaires, je ne sais ni m’enrichir de ce que vous dites ni le combattre. Vous vous parlez sans doute trop à vous-même.


                        • pallas 19 juillet 18:44

                          @Marc Dugois

                          Tel un avocat écrivant.

                          Nous sommes dans la réalité et non dans une cours de justice.

                          Sa n’est pas une séance.

                          Comme vous me décevez en agissant en mode robotiques.

                          Alors, soyons au tribunal, je suis un gamin.

                          Etant un responsable d’achat d’entreprises, étant seul, sans familles, devinant que ces propres enfants ont mal fini, n’ayant aucuns contact avec les petits enfants.

                          Ce pays es mort fini, un lieu devenant le tiers monde.

                          Quel est votre plaidoirie de votre responsabilité ?.

                           smiley

                          Salut


                        • Ecométa Ecométa 19 juillet 19:02

                          @pallas

                          Rien d’ intelligent à comprendre j’en ai bien peur !


                        • pallas 19 juillet 19:18

                          @Ecométa

                          Je n’attend rien des dechets.

                          La réalité est la preuve, et nul ne peut modifier cela.

                          Mon témoin « la réalité ».

                          Coucou je suis là

                          Hé hé hé.

                          Je me marre

                          Salut


                        • Marc Dugois Marc Dugois 19 juillet 19:30

                          @pallas

                          Qui est le robot ? Qui vous a dit que je conseillais des rachats d’entreprise alors que je les aidais au contraire à remonter la pente ?

                          Ne connaissant ni votre âge ni votre parcours je ne peux même pas essayer de vous aider. Je rappellerai simplement que dans les évangiles, que l’histoire soit mythique ou réelle ne change rien au fond, trois types de personnages ont trahi le christ : les pharisiens qui se sont justifiés, Judas qui a désespéré et s’est pendu et Pierre qui « sortit et pleura » et sur lequel tout fut fondé.

                          Faites le bon choix.


                        • pallas 19 juillet 19:45

                          @Marc Dugois

                          Que répondre ...... vous me décevez beaucoup

                          Votre prose est le « preuve » de ce que j’écris.

                          Je l’avais déjà anticipé.

                          ..............

                          J’en suis désolé vieil homme, mais tu n’est que factice.

                          Lache, fuyant, comme ces parents, abandonné par ses propres enfants, seul.

                          C’est votre existence

                          Votre vie est médiocre, et votre fin aussi.

                          J’en suis désolé et navré.

                          Salut


                        • Ecométa Ecométa 20 juillet 13:12

                          a@pallas

                          Parce que pour vous : « réalité » est « vérité » !

                          C’est bon pour un esprit légèrement simpliste : non ?

                          Vous ne pensez pas que c’est un peu plus complexe que cela la « vérité » : qu’elle ne se limite pas aux seuls faits ?

                          Un fait imbécile, ce qui existe serait une vérité au sens simpliste mais pas au sens complexe, celui de l’entendement, de la bonne intelligence, qui, visiblement vous échappe totalement ! 

                          La connerie, de la part de certains, qui est une réalité factuelle serait une vérité...on ne s’en sortir jamais !
                           



                          • JPCiron JPCiron 19 juillet 21:41

                            Le « gagnant-gagnant » ne fonctionne qu’à l’intérieur d’un certain système de références.

                            Si l’on change le système de références, la même opération peut devenir « gagnant-perdant » ou « perdant-perdant ».

                            Sans doute serait-il intéressant d’imaginer un système ou l’objectif de situe en dehors des intérêts des intervenants volontaires.


                            • Arogavox 20 juillet 22:39

                               « Alors ils inventent le gagnant-gagnant qui va convaincre les imbéciles et donc eux-mêmes en premier. »

                              Impayable !  : à encadrer et à faire taguer partout !


                              • Arogavox 21 juillet 09:41

                                Il suffit de pousser dans ses extrêmes cette fausse ’logique’ pour trouver un contre-exemple qui l’invalide totalement :

                                  supposons qu’un preneur d’otage séquestre votre enfant. Direz-vous après avoir payé la rançon : je suis aussi gagnant car j’ai bénéficié du ’service’ d’avoir retrouvé mon enfant ?

                                 

                                Autre contre-exemple :

                                 supposons qu’un système de Ponzi ait réussi à s’instaurer dans une et même plusieurs populations. Au moment où même les plus confiants commencent à se rendre compte que chacun voudrait en retirer ses billes, le chantage d’une injonction à maintenir votre ’confiance’ sous peine d’un effondrement du système qui vous ferait tout perdre tout de suite, ce chantage est-il un service qui vous rend gagnant autant que ceux qui eux ne fereront pas les yeux sur « vos » dettes ?!


                              • Arogavox 21 juillet 09:43

                                ... qui ne fermeront pas les yeux sur « vos » dettes


                              • Marc Dugois Marc Dugois 21 juillet 10:27

                                @Arogavox

                                Le gagnant-gagnant n’existe pas en économie. Il est important de le faire savoir.

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