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Accueil du site > Tribune Libre > La Fontaine nous l’avait pourtant bien dit

La Fontaine nous l’avait pourtant bien dit

Il y a trois types de dépenses. Celles pour survivre, celles pour préparer le futur et celles pour améliorer la qualité de sa vie. Cela est vrai tant pour les dépenses personnelles que pour les dépenses collectives.

La distinction entre les trois types de dépenses n’est pas aisée car elle est très subjective. Les dépenses pour survivre sont très faibles puisque la misère ne fait pas mourir quelle que soit la gêne qu’il y a à écrire cela. Elles sont donc négligeables par rapport aux dépenses de la fourmi qui prépare l’avenir et de la cigale qui améliore sa qualité de vie, les deux ayant tendance à penser qu’elles ne font que donner un sens à leur survie.

Mais si La Fontaine dans La cigale et la fourmi a étudié la dépense d’énergie animale comme symbole de l’énergie humaine, notre civilisation dépense l’énergie électrique et l’énergie monétaire dont notre pigilithie nous fait oublier les sources. La source de l’énergie monétaire est encore plus dédaignée que celles de l’énergie électrique.

Comme nous avons complètement oublié que l’énergie monétaire n’est que de l’énergie humaine transformée, nous n’arrêtons pas de l’utiliser sans la nourrir, ce qui nous conduit inéluctablement à la catastrophe.

Depuis que l’argent n’est plus créé par les États en reconnaissance d’énergie humaine bien utilisée, mais par les banques en imposant systématiquement aux peuples une dette de même montant, il n’y a plus de véritable création d’argent mais un report sur le futur des efforts à faire pour une satisfaction immédiate.

Parallèlement nous dépensons de plus en plus notre énergie monétaire façon cigale et de moins en moins façon fourmi puisque nous avons de plus en plus peur de notre futur qui nous est de plus en plus étrange. L’inconvénient majeur est que l’échange qu’est la dépense change de nature entre la cigale et la fourmi. Si la fourmi engrange en dépensant, la cigale dilapide en dépensant. Et quand il s’agit d’énergie monétaire qui n’est plus remplacée, la différence est dramatique. Se payer des vacances à la neige ou une croisière en Méditerranée n’a rien à voir avec s’acheter une maison ou se nourrir. On peut aussi s’interroger pour savoir s’il faut classer les dépenses d’éducation nationale telle qu’elle est, en dépense de cigale ou de fourmi.

Nous n’arrêtons pas de dilapider de l’argent qui n’est pas remplacé puisqu’une énorme quantité d’énergie humaine est laissée au repos par le chômage. Le chômage n’intéresse d’ailleurs pas vraiment nos dirigeants puisqu’ils se déchargent du problème sur les entreprises en s’occupant surtout de récupérer sur le peuple la part croissante d’énergie monétaire dont ils décrètent avoir besoin eux-mêmes alors que la masse globale de cette énergie monétaire décroit. Elle décroit même si la quantité de monnaie augmente, c’est simplement la valeur faciale qui baisse encore plus par la hausse des prix. Certes nos dirigeants, toutes couleurs confondues, tentent bien de faire payer les autres peuples par le commerce international mais si l’Allemagne y arrive, la France, elle, donne en plus au contraire, de son peu d’énergie aux autres.

J’essaie par mille bouts et avec sûrement beaucoup de maladresses, de faire comprendre le drame vers lequel nous nous dirigeons en nous décrétant fourmis alors que nous sommes cigales. Borloo et Macron peuvent se réconcilier et Macron peut rêver réussir pour la France ce que Borloo a réussi à Valenciennes en faisant payer l’Union européenne. Les libéraux peuvent continuer à croire qu’échanger enrichit parce que tout le monde est content. Les socialistes peuvent s’entêter à vouloir faire rendre gorge aux riches et les gilets jaunes peuvent occuper les ronds-points pour demander leur part d’une richesse qui ne se crée pas parce que les chômeurs sont aux repos. Tant que nous croirons que la monnaie est une marchandise ou un signe ou une institution et que nous ne la reconnaîtrons pas comme une énergie, tant que nous laisserons l’énergie des Français mal, pas ou peu utilisée, le pouvoir d’achat des Français continuera à baisser, il faudra bientôt trois salaires par foyer alors qu’un seul suffisait il n’y a pas si longtemps. Et pour paraphraser La Fontaine :

« Vous partiez en vacances ? j’en suis fort aise. Eh bien ! payez maintenant. »


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42 réactions à cet article    


  • Arthur S François Pignon 5 février 13:57

    « Les libéraux peuvent continuer à croire qu’échanger enrichit parce que tout le monde est content.  »

    Échanger enrichit quand on est ami du lion, quand les Africains échangent, ils ne s’enrichissent pas beaucoup, les Chinois non plus, mais de plus en plus.

    Les libéraux n’échangent que la valeur ajoutée, valeur crée par le pillage des minerais et l’achat de la « marchandise travail » à un prix non équitable.

    Le lion vieillit, mais il est toujours craint car les charognards opportunistes tentent de le cacher au gibier. Quand le lion sera mort et que les jeunes gazelles auront oublié son existence, peut-être en ira-t-il autrement ?


    • Marc Dugois Marc Dugois 5 février 14:47

      @François Pignon

      Je crois qu’il faut s’entendre sur les mots. Pour moi, échanger contente les deux parties si c’est fait volontairement mais n’enrichit pas le groupe.

      S’il y a une valeur ajoutée, vue par l’entreprise, elle n’existe pas en macroéconomie puisque le client s’appauvrit davantage que l’entreprise ne fait de valeur ajoutée

      La richesse n’étant qu’un regard, chacun est libre de voir des appauvrissements et des enrichissements où il le souhaite, où il aimerait les voir pour se donner raison.

      Votre métaphore sur le lion vieillissant, les charognards et les jeunes gazelles mériteraient un développement car vous laissez libre cours à l’interprétation du lecteur.


    • JL JL 5 février 15:21

      @Marc Dugois
       
      ’’ échanger contente les deux parties si c’est fait volontairement mais n’enrichit pas le groupe.’’
       
      Dans certains cas, ça peut l’appauvrir : un contrat avec un tueur à gage, par exemple...


    • foufouille foufouille 5 février 17:34

      @Marc Dugois
      "La richesse n’étant qu’un regard, chacun est libre de voir des appauvrissements et des enrichissements où il le souhaite, où il aimerait les voir pour se donner raison."
      pauvre type, vas donc dormir dehors dans un fauteuil roulant et mendier pour manger.


    • Marc Dugois Marc Dugois 5 février 18:55

      @foufouille

      Vous voyez que la richesse n’est qu’un regard. Vous me traitez de pauvre type.


    • Spartacus Spartacus 6 février 10:41

      @Marc Dugois

      « Pour moi, échanger contente les deux parties si c’est fait volontairement mais n’enrichit pas le groupe »

      L’économie vue comme un jeu a somme nulle.
      Non l’économie n’est pas un jeu a somme nulle. Désolé de vous décevoir.

      Ça n’enrichit pas « le groupe » mais bien la richesse générale.

      Si tu fais avec un bout de bois et une élastique un lance pierre et que tu le vends a ton voisin 2€.
      Tu as créé de la richesse. Tu as maintenant 2€ et ton voisin n’est pas « moins riche » puisqu’il a un lance pierre qui a la valeur de 2€. Il y a eu création de richesse de 2€.

      Et sa valeur n’est pas de l’énergie, évidemment. Elle ne produit rien, elle n’éclaire rien ou ne fait avancer rien. c’est juste un consommable qu’on utilise comme moyen pour échanger facilement par exemple de l’énergie ou n’importe quoi d’autre.

      Sa valeur est juste de la confiance comme moyen d’échange.


    • Marc Dugois Marc Dugois 6 février 10:55

      @Spartacus

       Non. Vous n’avez créé qu’un lance-pierre et c’est le voisin, en abandonnant 2 € qui en fait une richesse puisque vous avez obtenu 2 € qui sont une créance sur n’importe quel membre du groupe.

      Sans le voisin votre lance-pierre serait très vite, comme celui de l’enfant, un déchet abandonné.

      Et même si, grâce au voisin, votre production, le lance-pierre est reconnu comme une richesse, pensera-t-on à la soustraire lorsque le lance-pierre sera abandonné, détruit ou cassé ?

      L’économie est évidemment un jeu à somme nulle même si l’université martèle le contraire dans les esprits fragiles.


    • pemile pemile 6 février 11:21

      @Marc Dugois « Non. Vous n’avez créé qu’un lance-pierre »

      Il se garde bien aussi d’expliquer d’où viennent le bout de bois et l’élastique.

      Il appuie ses théories sur un travail d’artisan alors que son dada serait de déposer un brevet interdisant à tous gamin de se fabriquer un lance-pierre sans payer de royalties !


    • Spartacus Spartacus 6 février 12:29

      @Marc Dugois
      La croyance de l’économie comme jeu a somme nulle ajouté a l’ignorance de la dynamique du capital.

      Un cocktail caricatural  smiley

      Les 2€ ne sont pas évidemment pas une créance sur un groupe...
      C’est qu’un vulgaire moyen utile d’échange avec le groupe sur les productions futures du groupe.

      C’est un consommable au même titre que le lance pierre. Vous pouvez tout aussi bien abandonner les 2€ et les mettre à la poubelle.

      « Et même si, grâce au voisin, votre production, le lance-pierre est reconnu comme une richesse, pensera-t-on à la soustraire lorsque le lance-pierre sera abandonné, détruit ou cassé ?  »

      Oui. On appelle cela la dynamique du capital.

      L’obsolescence est aussi au compte de résultat de la société il y a les pertes et profits.

      Le lance pierre n’a évidement pas de valeur fixe mais est dynamique.
      Il peut augmenter de valeur si c’est Beyoncé qui l’a acheté et met son autographe dessus.
      Comme devenir obsolescent car cassé.


    • Marc Dugois Marc Dugois 6 février 13:18

      @Spartacus

      C’est curieux comme systématiquement certains interlocuteurs deviennent agressifs dès qu’on les met en face des faits.

      Je cherche comment on peut voir une dynamique du capital. J’en reste à Aristote qui a écrit dans la Chrématistique qu’il avait vainement cherché sur une pièce de monnaie ses organes reproducteurs. Expliquez-nous où ils se trouvent et expliquez-nous comment l’économie n’est pas à somme nulle plutôt que de l’asséner péremptoirement.

      Vous raisonnez en entrepreneur qui n’est que le maillon d’une chaîne alors que je raisonne sur l’ensemble de la chaîne qui est une chaîne fermée. Que votre entreprise gagne ou perde de l’argent est évidemment important pour vous et je me suis occupé toute ma vie d’entreprises en difficulté pour les aider à remonter la pente. Mais aujourd’hui et ici je ne m’intéresse pas à un maillon mais à la chaîne. Vous ne gagnez ou vous ne perdez que si quelqu’un d’autre perd ou gagne, que ce soit l’État, une entreprise ou un particulier.

      Quant à la signature de Beyoncé sur la lance-pierre, c’est bien la preuve que la richesse n’est qu’un regard totalement inchiffrable.


    • Spartacus Spartacus 6 février 14:55

      @Marc Dugois
      Il n ’y a pas d’agressivité a signaler l’ignorance de la dynamique du capital et beaucoup moins de mépris plus que votre comparaison à ceux qui ne pensent pas comme vous à des « esprits fragiles ».

      L"absence de la compréhension de la dynamique du capital est partout. Les grands planificateurs de l’économie en jeu a somme nulle n’ont jamais compris pourquoi leurs prévisions n’ont jamais marché. la dynamique du capital

      Je viens de vous démontrer le contraire...
      Si l’économie était un jeu a somme nulle, nous aurions aujourd’hui le même bilan de vie que le monde médiéval.
      Heureusement avec les marchés libre nous avons réalisé une création de richesse plus énorme en 150 ans qu’en 1000 de période médiévale.

      La signature de Beyoncé c’est l’exemple type de la dynamique du capital.

      La richesse est parfaitement chiffrable, mais que sur un un bilan qui est le reflet a un instant T. Justement parce que le capital est dynamique en vertus de milliers de paramètres. 


    • Marc Dugois Marc Dugois 6 février 16:49

      @Spartacus

      Ne me faites pas dire ce que je ne dis pas et que vous voudriez que j’ai dit. Les esprits fragiles sont les étudiants et j’écoute les gens qui ne sont pas d’accord avec moi avec des arguments et non de simples affirmations.

      Laissez aussi les prévisionnistes et les planificateurs se tromper sans dire qu’ils se trompent quand ils sont dans tel camp, ils se sont tous toujours trompés.

      Essayons d’être sérieux. Pour affirmer que nous créons de la richesse, vous parlez de « bilan de vie » qui est une approche qui à mes yeux n’est qu’affective et subjective que comme tant d’autres vous ne justifiez que par ce qui doit être reconnu comme évident.

      Nous ne créons aucune richesse. Nous créons des productions que la montée sans fin de la dette fait reconnaître à tort comme des richesses avec l’aide de la publicité qui coûte aussi très cher. C’est cela que vous devez attaquer si vous voulez être crédible.


    • ninportequoi 6 février 20:38

      @Spartacus
      L’élévation des productions de bien et de services depuis la révolution industrielle n’a pas grand chose à voir avec vos marchés libres.
      Le travail musculaire (humain et animal) était auparavant une des seules sources de puissance pour produire. L’invention de la machine à vapeur a démultiplié cette puissance. Puis ont suivi les moteurs thermiques encore plus performants.
      Et il y a d’autres causes.
      Le modèle Bismarckien en Allemagne ou le Second Empire en France sont des grandes périodes de développement économique qui correspondaient à un très fort encadrement de l’économie par ces deux Etats.
      Des pays se sont enrichis dans des cadres très protectionnistes (doctrine Monroe).
      De 1800 à la décolonisation une bonne part de la richesse Européenne venait du pillage du reste de la planète. 
      Des productions qui ont apporté énormément de richesses (coton, tabac aux Etats-Unis par exemple ont été longtemps faites dans des systèmes esclavagistes très éloignés de l’idéal du libre marché.

      Il y a une multitude de faits historiques qui contredisent radicalement votre affirmation.


    • Spartacus Spartacus 7 février 10:57

      @ninportequoi

      Va donc demander aux chinois, à l’Asie aux anciens pays de l’Est, et tous les pays sortis du communisme s’ils croient que le marché libre ne crée pas la richesse.


    • Marc Dugois Marc Dugois 7 février 11:02

      @Spartacus

      N’avez-vous pas peur que cette impression de richesse ne vienne que de la montée de la dette ?


    • Spartacus Spartacus 7 février 13:51

      @Marc Dugois

      C’est 100% une non-corrélation.
      C’est tout l’inverse. La dette détruit la richesse.

      Les pays les plus riches ne sont pas les plus endettés. Suisse, Hong Kong.
      Le Chili est devenu le pays le plus riche d’Amérique du Sud en réduisant sa dette.

      Ces dernières années, l’Allemagne en réduisant sa dette c’est enrichi là ou la France en s’endettant a stagné et handicape son futur.


    • Marc Dugois Marc Dugois 7 février 14:03

      @Spartacus

      Vous continuez à analyser maillon par maillon quand je vous parle de la chaîne entière et vous parlez de pays riches sans en donner votre définition. Le président du Mali disait : « Vous nous dites pauvres mais nous sommes riches de la famille ».

      Je maintiens que l’apparence de richesse mondiale ne vient que de la montée de la dette mondiale sachant que, vous avez raison sur ce point, certains maillons s’en tirent très bien en faisant cracher les autres comme l’Allemagne le fait si bien avec nous.


    • Spartacus Spartacus 8 février 09:02

      @Marc Dugois
      Vous comprenez pas que la dette n’est qu’un agrégat de la richesse. 
      Ce n’est pas ce qui la détermine.

      Si vous en voulez la preuve voyez les USA. Très longtemps les USA n’ont jamais eu de dette d’état, et n’ont jamais eu besoin (jusque autour des années 1970). 

      Elle est peut être importante, pour les uns mais imaginale pour d’autres.
      Importante pour les politiques Keynésiennes, mais marginale pour les politiques libérales.

      La richesse est mesurée par un indicateur, certes très imparfait mais il a le mérite d’exister. Le PIB.
      https://www.humanprogress.org/dwworld?p=134&yf=1990&yl=2016&col=1

      Il existe d’autres indicateurs comme la banque mondiale qui montre l’enrichissement des revenus des individus supérieur à 3,2$.

      Maintenant dire qu’un Malien qui vit avec 3$ est plus heureux qu’un Type au RSA à 450€ a Sarcelles est certainement vrai.
      La dette, c’est comme le bonheur, ce ne sont que des agrégats de la richesse, mais pas ce qui la détermine.


    • Marc Dugois Marc Dugois 8 février 11:54

      @Spartacus

      Je veux d’abord dire que je vous sens de bonne foi et c’est ce qui me navre le plus tellement je vous crois nombreux à penser comme vous.

      Essayons de raisonner calmement.

      Le PIB est mathématiquement la somme de toutes les dépenses publiques et privées (actuellement 57% publiques, 43% privées). Il n’y a pas une dépense qui ne rentre pas dans le PIB (en éliminant simplement les doublons) et il n’y a aucun constituant du PIB qui ne soit pas une dépense appelée consommation ou investissement.

      Prendre le PIB pour un indicateur de la richesse, même en le disant imparfait, est pour moi stupéfiant. Plus vous dépensez, plus vous seriez riche !! Commet peut-on y croire ?

      C’est tellement gros que j’ai mis 4 ans à faire reconnaître à un professeur à HEC que le PIB n’était qu’une somme de dépenses intelligentes et/ou stupides. Il devait presque remettre toute sa vie en cause mais comme il était honnête, il l’a fait.

      Alors évidemment quand on mélange la dépense et la richesse en pensant que c’est la même chose, on en arrive forcément à avoir besoin pour se rétablir de phrases sans queue ni tête comme « La dette, c’est comme le bonheur, ce ne sont que des agrégats de la richesse, mais pas ce qui la détermine ». Qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ? Que l’on est content quand on peut dépenser beaucoup ?

      Ne pas réaliser que le PIB n’est qu’une somme de dépenses amène Keynes à croire la dette utile et les Libéraux à la trouver accessoire.

      Comprenez-vous que tout cela va nous exploser à tous à la figure car tout le monde essaie sans gros succès (sauf les Allemands) de faire payer les autres.

      Si nous ne nous réveillons pas, c’est la guerre qui nous réveillera.


    • Jeekes Jeekes 5 février 16:37

      ’’puisque la misère ne fait pas mourir’’

       

      Ouais, dans ton monde.

      On voit à cette connerie que tu n’as même pas le début de la plus petite idée de ce que c’est vraiment la misère !

       

      Hein, ’’l’avocat d’affaire ?’’

       


      • Marc Dugois Marc Dugois 5 février 17:05

        @Jeekes

        Oui, il est toujours gênant d’écrire des choses vraies mais scandaleuses. Mais je pense que cela doit être aussi gênant de limiter sa propre pensée à l’insulte et au mépris.


      • Arthur S François Pignon 5 février 17:17

        @Jeekes

        Par contre, la connerie, on peut en mourir !

        Mais y a pas de danger d’extinction de l’espèce, ils sont pas protégés, et même ; ils prolifèrent dans certains endroits. Il parait que les chasseurs leur mettent du pop- et du coca dans les clairières, et ils font des cartons. Mais bon ! Il faut avoir son permis, évidemment.


      • Jeekes Jeekes 5 février 17:26

        @Marc Dugois
         
        Ho, mon bon maitre.
        Des ’’choses vraies’’ alors, des sources ?
         
        Pour l’insulte, c’est vous qui voyez.
        Pour ma pensée, j’estime qu’elle vaut largement la votre, ne vous en déplaise.
        Pour le mépris, je confirme, notamment en ce qui concerne cet hideuse profession qu’on nomme ’’avocat d’affaires’’.
         
        Mépris pour un nantis qui n’a aucune idée de ce que c’est la misère, mais qui se gargarise à débiter des conneries qui sont, elles, de véritables insultes envers ceux qui crèvent la dalle au quotidien.
         
        Tiens, puisque vous êtes en retraite, une retraite confortable j’imagine ?
        Je vous propose une expérience qui devrait vous rendre un peu plus humble et compatissant. Je vous suggère de tout lâcher, de ne plus toucher à votre compte en banque et, pour un an, d’essayer de vivre comme un ’’miséreux.’’
         
        Mais honnêtement, en vivant dans un taudis, en ne vous soignant pas, en ne vous chauffant pas (ou si peu), en vous habillant au secours catholique, en bouffant de la merde (et pas tous les jours), bref, tout ce dont vous n’avez pas la moindre idée.
         
        Une expérience qui devrait, j’en suis persuadé, changer votre lamentable vision des choses. Allez-y, sortez vous les doigts et démontrez-nous que vivre dans la misère ne fait pas mourir !
        Si vous êtes toujours en vie à ce moment-là, bien sûr.
         
        Parce que, voyez-vous, la misère endurci, elle rend ’’survivant.’’
        Et je doute qu’un type comme vous puisse survivre bien longtemps dans ces conditions. Trop tendre, trop mou, trop... tout !
         
        Beurk !
         


      • Jeekes Jeekes 5 février 17:28

        @François Pignon
         
        Désolé, j’sais pas où vous voulez en venir.
        Votre lien est mort...
         


      • Marc Dugois Marc Dugois 5 février 19:02

        @Jeekes

        Ce site est intéressant car il mélange l’affect et la réflexion qui font rarement bon ménage.

        Je partage totalement votre affect et vous le comprendriez si vous connaissiez ma vie.

        Mais est-ce une raison pour s’interdire de réfléchir ?


      • Sparker Sparker 5 février 17:39

        Le cul de sac du capitalisme, devant, un mur de dettes même plus contournable et derrière, toutes les conséquences de cette fuite en avant mortifère...

        On a pas le cul sorti des ronces...


        • Marc Dugois Marc Dugois 5 février 19:09

          @Sparker

          C’est pour cela qu’il n’est pas inutile d’y voir clair sur ce que sont la richesse et la monnaie.


        • Sparker Sparker 5 février 21:49

          @Marc Dugois
          Oui, votre " l’énergie monétaire n’est que de l’énergie humaine transformée,

          m’a offert une perspective. Merci


        • Marc Dugois Marc Dugois 6 février 06:37

          @Sparker

          C’est moi qui vous remercie. Cela fait plaisir d’avoir de temps en temps un commentaire amical.


        • Le421 Le421 6 février 09:59

          @Sparker
          Vous allez à la banque demander un crédit... Pour acheter une voiture, par exemple. Le banquier vous prête. Vous êtes un veinard, cela veut dire probablement que vous auriez pu faire l’achat sans crédit car vous avez le montant équivalent en garanties, ne vous leurrez pas !!
          Le banquier inscrit un chiffre sur votre compte. Bien. Un chiffre !! Du virtuel, de l’argent qui n’existe pas.
          A vous de travailler pour transformer cet argent virtuel (scriptural) en argent réel (fiduciaire). Et alors, votre banquier sera content parce que l’argent qu’il aura reçu sera devenu concret... Le crédit, c’est simple !!
          Il y a même des gens comme MON BANQUIER qui veulent vous prêter une somme alors que j’en ai au moins dix fois plus sur mes placements à la même banque !!
          Le pauvre était tellement habitué à voir marqué « con » sur mon front qu’il n’a même pas remarqué que je l’avais effacé !!
          Attends deux secondes !! Le type me propose 6.000€ à taux préférentiel de 2.4% alors que j’en ai plus de dix-mille sur mon compte courant*... Il me prête mon propre fric !! Trop fort le type !! smiley

          *authentique...


        • Le421 Le421 5 février 17:40

          nous dépensons de plus en plus notre énergie monétaire façon cigale et de moins en moins façon fourmi puisque nous avons de plus en plus peur de notre futur qui nous est de plus en plus étrange.

          Ah ?? Vous êtes sûr ??

          Parce que toutes les enquêtes expliquent que les gens qui le peuvent, bien sûr, n’ont jamais autant thésaurisé qu’à l’époque actuelle, réaction face à l’incertitude du futur.

          Vos propos me paraissent plutôt sortis tout droit des années 80 à ce sujet.

          Mais, ce n’est que mon humble avis...

          Ah, pardon !! Vous parliez peut-être de ces gens qui dépensent comme des fous... L’argent du contribuable !! J’ai nommé les politiques élus...


          • Marc Dugois Marc Dugois 5 février 19:16

            @Le421

            Vous avez entièrement raison. L’épargne des Français est énorme et cela complique encore plus le problème.

            L’énergie monétaire décline, la masse monétaire augmente et elle est beaucoup exfiltrée du circuit par l’épargne. Ce qui reste est trop peu et de trop peu de valeur.

            En plus les inégalités scandaleuses se voient comme le nez au milieu du visage mais ce n’est que le surajout à un problème de fond déjà gravissime.


          • JOHNPIT 6 février 04:30

            @Marc Dugois
            « l’energie humaine transformée », ou plus simplement le travail ?
            C’est quand la monnaie ne représente plus la valeur fondamentale du travail que les problèmes commencent..


          • Marc Dugois Marc Dugois 6 février 06:39

            @JOHNPIT

            C’est absolument vrai. Mais si peu de Français en sont conscients qu’il faut en diffuser l’idée.


          • Le421 Le421 6 février 09:49

            @Marc Dugois

            si peu de Français en sont conscients qu’il faut en diffuser l’idée.

             ???????
            Elle est bonne celle-là !!
            Les français ont PARFAITEMENT COMPRIS que ce n’est pas en travaillant de façon traditionnelle qu’on gagne beaucoup d’argent. De quoi survivre, oui, mais pour le reste.
            Il faut d’abord être né au bon endroit, avec de la réserve et des connaissances.
            Après, le savoir faire et l’intelligence deviennent des facteurs secondaires, il suffit de savoir s’entourer de larbins compétents acceptant d’être sous-payés...
            Le reste vient tout seul.
            Et c’est le grand mal du pays. On voit des escrocs, vendus et triples buses par ailleurs, commander des grands groupes industriels et massacrer le patrimoine économique du pays. Avec la complicité de politiques menteurs et véreux... genre affaire Alstom GE !!


          • Marc Dugois Marc Dugois 6 février 10:10

            @Le421

            Ce dont les Français sont très peu à être conscients, c’est que la monnaie n’est dans son principe que de l’énergie humaine stockée, ce qui n’est malheureusement plus du tout le cas aujourd’hui entraînant toutes les dérives que vous soulignez et que je partage.


          • Le421 Le421 6 février 13:44

            @Marc Dugois
            A noter, et c’est cocasse, que notre (très) cher président a exprimé sa volonté, dans une lettre aux français, de ne plus voir les gens réussir grâce uniquement à leur naissance et leur entregent.
            Cette homme est une « fake news » à lui tout seul.
            Il dit mépriser ce qu’en fait il encense !!


          • Marc Dugois Marc Dugois 6 février 16:51

            @Le421

            Vous avez à mon avis parfaitement raison sur ce point.


          • JOHNPIT 7 février 05:26

            @Marc Dugois
            Je suis entièrement d’accord avec vous ( et votre référence au génial La Fontaine est très bonne) : la compréhension du principe de l’argent, très technique, est fondamentale. Malheureusement elle se heurte bien souvent a une imprégnation idéologique forte, comme le montre certains commentaires...
            Bravo pour votre patience et votre courtoisie..


          • Marc Dugois Marc Dugois 7 février 07:27

            @JOHNPIT

            C’est en effet un travail de longue haleine que d’aborder sereinement la monnaie et la richesse, tellement il est facile et reposant de n’y voir que des fausses évidences.

            La richesse n’est qu’une impression, un regard que chacun porte sur ce qu’il trouve beau, bon ou les deux. La valeur est une expression éventuellement chiffrée du désir. Richesse et valeur ne sont que des carottes qui nous font avancer sans trop savoir vers où.

            La monnaie remplace dans un groupe devenu important le donner-recevoir-rendre si bien décrit par l’anthropologue et professeur au Collège de France Marcel Mauss. Comme le donner-recevoir-rendre, encore vivant dans une famille, elle est un « fait social total » à dimensions culturelle, économique, religieuse, symbolique et juridique et elle ne peut être réduite à l’une ou à l’autre de ses dimensions. Elle est un titre de créance sur le groupe, titre cessible et normalement créé par l’État en reconnaissance de ce que le groupe voit comme une création de richesse.

            Depuis que ce sont les banques qui créent la monnaie en inscrivant à leur actif la quantité qu’ils ont mis à disposition à leur passif, la monnaie n’est plus équilibrée par une richesse reconnue mais par une richesse à créer, ce qui permet tous les fantasmes du gagnant-gagnant ou de l’enrichissement par l’échange, et leur conséquence, la montée vertigineuse de la dette mondiale.

            L’honnêteté et le civisme doivent nous pousser à faire réfléchir sur ces thèmes avant qu’ils ne nous explosent à la figure.


          • JOHNPIT 7 février 05:26

            montrent ..

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