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Accueil du site > Tribune Libre > La force de frappe française bientôt privatisée ?

La force de frappe française bientôt privatisée ?

Dit comme ça, on pense à une mauvaise blague, mais il n’en est rien.
Une réflexion sur la privatisation de nos forces armées est bien engagée au sein du gouvernement, dans les états-majors et au sein de « think tank » discrets et influents qui regroupent nombre d’officiers généraux et de membres éminents du lobby militaro-industriel.

Historiquement, les mercenaires ont une solide tradition pleine de hauts faits d’arme. Ils ont occupé des fonctions prestigieuses : pensons aux gardes suisses du Vatican. Ils incarnent depuis l’antiquité le culte du guerrier, commun à de nombreuses cultures, de la philosophie spartiate aux célèbres samouraïs.

Récemment, les États-Unis ont expérimenté les armées privées en Irak et en Afghanistan, à une échelle encore jamais vue, et avec succès : le vrai coût de la guerre peut être masqué aux parlements, et on peut toujours leur attribuer les bavures éventuelles. De toute façon, les drones sont dirigés depuis le pays par des civils sous contrat avec le Pentagone. Les guerres modernes ont de moins en moins besoin de soldats classiques : pourquoi salarier tant de fonctionnaires, quand l’heure est aux coupes claires dans la fonction publique ?

En France même, le développement des polices municipales a été très avantageux : la mégalomanie des élus locaux a été comblée par le fait d’avoir « leur » police, l’État s’est désengagé de certaines missions de service public trop coûteuses et a taillé dans les budgets formation de la police ; pourquoi gaspiller des centaines de balles en formation quand une seule bien placée suffit ?

Qui ignore la réputation de discipline des écoles privées ? Nos prisons seront demain en crédit-bail, et notre Pentagone à la française sera construit par Bouygues en location-vente. Tous les signes sont là.

D’une manière générale, sous l’impulsion des accords du GATT et de AGCS, relayés par l’UE, la notion même de service public s’efface devant celle de la marchandisation et de la mise en concurrence des biens et des services, y compris l’eau potable, l’éducation - et maintenant l’armée.

Le commerce des armes est, depuis longtemps, international : on ne marchande plus avec les Arabes comme des marchands de tapis, mais entre clients et marchands de mort : ti m’rachètes tes vieux zavions français tout pourris, et j’ti prends quelques Rafales, mais ti’m fais un prix pour l’ilectronique.

La guerre s’est internationalisée, professionnalisée ; après le matériel, il était inévitable que le commerce des hommes eux-mêmes s’ensuive au 21e siècle.
Les troufions ont cédé la place aux pros ; maintenant, les pros eux-mêmes deviendront les mercenaires des multinationales, bardés de « high-tech ». Après quoi celles-ci loueront leurs services aux États, au prix fort.

Areva, très bientôt privatisée, est pressenti pour « manager » (gérer, en français) la force de frappe nucléaire – ils ont une grosse expérience, tant pour frapper des citoyens au porte-monnaie que pour « subventionner » tous les réfractaires, citoyens, élus ou scientifiques. Ils connaissent le nucléaire, l’arme financière et la guerre psychologique n’ont pas de secret pour eux : ils sont fin prêts.

Avantage annexe : il sera facile de rentabiliser nos forces militaires privées. Là où jadis quelques scrupules ou d’obscures notions d’éthique bridaient les États, là où des accords internationaux nous empêchaient d’intervenir, seul le profit guidera nos décisions : la chose militaire sera enfin gérée comme une société, avec en balance les coûts et les profits, le retour sur investissement. Si telle mission paye bien, rapporte du gaz ou du pétrole, OK, on fonce ! Si c’est pour libérer des femmes voilées dont on ne sait même pas si elles sont jolies, tout en protégeant leurs trafiquants de drogue de maris, on passe !

Appliquant strictement le modèle marchand à notre défense stratégique, ils feront largement appel à la publicité pour baisser les coûts d’exploitation : nos missiles balistiques seront équipés de bandeaux publicitaires « Ce missile vous est offert par Pschittola, la boisson qui pétille ! » ou « Famas, le fusil qui vous rattrape ! », « Bad Luck, le drone qui vous voie », « le missile de croisière s’amuse », etc. Pourquoi la guerre serait-elle toujours triste, privée de la jeunesse et de la joie de vivre qui débordent de nos écrans ? D’ailleurs, avec de tels slogans publicitaires, ne vendra-t-on pas plus facilement notre production ? Eurosatory avec les nanas du salon de l’auto, ça aurait quand même plus de gueule, non ?

Mieux : Areva ou Thalès savent aussi rationaliser la production : pourquoi mettre tant de plutonium dans nos bombes atomiques ? Je prends le pari qu’en quelques mois, ils auront diminué de moitié la taille de nos missiles, et donc de nos sous-marins nucléaires, ce qui veut dire des ports plus petits, et au final une meilleure empreinte écologique.

Avec quelques brainstormings et en boostant les process, je pense qu’on pourra raccourcir la piste d’envol du Charles-de-Gaulle, au lieu de la rallonger comme des militaires subventionnés.

On peut prévoir quelques troubles sociaux, car, pour des questions de coût, les équipages de La Royale seront naturellement Maltais, Ukrainiens ou Indiens, comme dans la marine marchande. Honnêtement, les cargos font leur job correctement, non, avec leurs équipages cosmopolites et privés ? Ce sera pareil pour les sous-marins nucléaires et les porte-avions.

Naturellement, les centres de commandement seront externalisés, et le PC de Taverny transféré à Pekin ou New-Delhi.

Ultime étape de cette privatisation de la force de frappe, et de l’armée dans son ensemble : privatiser l’État, et transférer le pouvoir aux multinationales – ne riez pas, c’est en cours...


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98 réactions à cet article    


  • dawei dawei 1er avril 2011 10:38

    faut vraiment stopper ça au plus vite. Les droiteux et les gauchos, pour une fois, juste une fois, votez une vraie gauche , à gauche du PS, histoire de renationaliser ce qu’il faut nationaliser : eau, energie y compris petroliere, autoroute, santé, défense, éducation, police, transports collectifs... banques, télécom (plus d’entente sur les prix), assurances.
    Moi ce que je propose pour pouvoir continuer à payer un Etat qui fonctionne sans crever la dalle , c’est couper à tous les niveaux de parasitage privatisé :
    las banques, les assurances, la grande distribution, les hauts fonctionnaires, les couches et surcouches improductives de management etc ... en finir avec l’obsolescence programmée et refaire de la qualité durable.
    La y a de l’economie à se faire !
    Pour les assurances et banques, je ne comprends meme pas pourquoi y a autant d’employers dans une structure aussi improductive en terme de créations de richesse, toutes les démarches devraient être informatisées, et la trésorerie sécurisée. Fini les frais ... idem pour les assurance.Supprimer aussi les parasites type monsanto qui imposent des systeme (contre)productifs délirants couteux economiquement et ecologiquement. Et j’en oublie..

    Y en a marre de la société du parasitage ultraliberal ... stoppons le démantellement et les rapaceries mondialistes ultraliberalles.


    • dawei dawei 1er avril 2011 10:41

      et les hautes spheres décisionnelles de la tres hautes administration ne devrait plus exister car la democratie directe pourrait exister facilement aujourd’hui. Y compris le regime presidentielle qui est une dictarure monarchique déguisée en démocratie.



    • agent orange agent orange 1er avril 2011 12:27

      Too late. We’re fuck up, mates.


    • dawei dawei 1er avril 2011 13:38

      tant qu’on peut encore marcher ou raisonner , rien n’est foutu


    • Emmanuel Aguéra LeManu 1er avril 2011 14:35

      Le même article un 2 avril l’aurait mieux fait.


    • Cyprès Cyprès 1er avril 2011 15:24

      @ agent orange
      soit...
      Too late we’re fucked up - trop tard nous sommes foutus
      ou Too late we’re fuck-ups - trop tard nous sommes des branlots
       smiley


    • agent orange agent orange 1er avril 2011 15:40

      @ Cypres

      Tanx to correct me.
      We’re fucked up, indeed
      Sorry for this quick discharge.


    • dawei dawei 1er avril 2011 15:51

      une décharge de Quick ? Plus toxique que leur bouffe smiley ?


    • Cyprès Cyprès 1er avril 2011 16:07

      Non, non.. comprendre comprendre « quick discharge » comme un postage précoce, sous le coup de l’émotion ....yarglaaaa  smiley


    • agent orange agent orange 1er avril 2011 16:36

      @ Cyprès


    • agent orange agent orange 1er avril 2011 16:40

      Désolé, le smiley a disparu quelque part dans la blogosphère...


    • le poulpe entartré 1er avril 2011 22:51

      Formidable, quelle nuance et de taille ! On en apprend des choses sur agoravox et en plus à l’international.

      Prof d’anglais ?


    • Furax Furax 2 avril 2011 09:55

      "Les droiteux et les gauchos, pour une fois, juste une fois, votez une vraie gauche , à gauche du PS, histoire de renationaliser ce qu’il faut nationaliser : eau, energie y compris petroliere, autoroute, santé, défense, éducation, police, transports collectifs... banques, télécom (plus d’entente sur les prix),"
      OUI, mille fois OUI !


    • Albar Albar 1er avril 2011 10:42

      Cela nous fait penser a l’entrisme des mercenaires, bien évidement l’exemple « Black water » est là ; Tout cela au service de l’international sioniste, car les peuples n’auront plus rien a dire, c’est la raison pour laquelle qu’il faut impérativement faire barrage au grand timonier sioniste de France et sa copie DSK, pour 2012.


      • Talion Talion 1er avril 2011 10:48

        Au secours ! Ils sont fous !!!


        • Cocasse cocasse 1er avril 2011 11:31

          Sujet grave. La privatisation des forces armées permet de donner le pouvoir militaire aux multinationales, et donc au pouvoir privé de mater les révoltes, ou de renverser un chef d’état.

          le missile de croisière s’amuse
          Très drôle, je la ressortirais à l’occasion ! smiley


          • agent orange agent orange 1er avril 2011 12:37

            Et si je veux m’acheter une demi douzaine de missiles pour mes besoins personnels (éclater la gueule à Sarko ou bombarder le QG de mes banques ou multinationales préférées par ex) je l’adresse où mon bon de commande ?
            Pas mal votre poisson d’avril, Krokodilo ! Avec les crétins et autres requins qui nous gouvernent, j’y ai presque cru !


            • Kalevala 1er avril 2011 13:16

              Si cette information est vrais, cela confinerait qu’il y a plus de contre pouvoir en France. Car ce fait tombe le dernier bastion de notre indépendance National et aussi fait tomber la dernière légitimité démocratique qui est tout corps de l’État doit est au service de la nation et qui puise êtres contrôler par les voies légale de la démocratie. C’est le dernier acte qui tue la République. 


              • dawei dawei 1er avril 2011 13:41

                t’es au courant de la fusion qu’il y a eu sur l’arsenal militaire frenchy avec les rose biffes il y a quelques mois, le nucleaire compris ? C’est pas un poisson non plus ça, la souveraineté nationale est morte et enterrée ... peut être pourrons nous la resusciter un jour mais aujourd’hui c’est la mort clinique.


              • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 1er avril 2011 14:32

                La privatisation de la force de frappe nucléaire, stade suprême du néolibéralisme.


                • Emmanuel Aguéra LeManu 1er avril 2011 14:37

                  Vous, par exemple, Peachy, que penseriez-vous de privatiser la crédulité ?
                  Surtout un 1er avril.


                • dawei dawei 1er avril 2011 14:48

                  poisson ou pas poisson, c’est la suite logique de la destruction des Etats souverains et de la privatisation de l’armée autour du complexe industrialomilitaire néomondialiste. Le Grouvernement Mondial et privé a déja son ministere de l’economie : l’OMC, le ministere de l’ecologie : le GIEC, le ministere des finances : le FMI, le ministere de la santé : l’OMS,le ministere de la defense : l’ONU/OTAN, il reste plus que le ministere de l’interieur avec des milices privées un peu partout. 


                • Emmanuel Aguéra LeManu 1er avril 2011 14:55

                  Ça ça devait être fait mais le conseil constit. l’a retoqué.
                  Bien sur le sujet est sérieux et bien sur, c’est ce qui compte. Le fait est que la main-mise de l’intérêt « privé » est déjà une actualité de nos états. Le fait par exemple qu’au moment ou l’europe réclamait aux états-membres des subsides pour l’Eurofighter, notre état en versait à Dassault pour le programme Rafale (vous savez, ce best-seller...).
                  Nous y sommes donc déjà.


                • dawei dawei 1er avril 2011 15:49

                  on est d’accord


                • Krokodilo Krokodilo 1er avril 2011 15:55

                  En outre, il n’est nullement interdit de faire un poisson d’avril sur un vrai sujet, de réflexion et d’actualité !


                • eugène wermelinger eugène wermelinger 1er avril 2011 16:44

                  Tamen la elekto de la unua de aprilo por komenci printempan renkonton de esperanto en Vogezoj ne donis dubon al la aliĝantoj..Ni estos pli-malpli 60 por ĝui la printempan etoson.. Ni ne esperis tiom grandan nombron. Kaj tio ne estas aprila fiŝo !
                  Ginette Martin


                  Kara Kroko, mi atendas vin tie : http://www.ipernity.com/blog/65306

                  Kaj ne forgesu lasi komenton por niaj japanaj amikoj. 

                  Alia novaĵo de Renato C . Informo en la angla diras al la retumantoj en la ret-pordego de Europa Unio, ke, pro la daure kreskantaj kostoj pro la tradukoj al la malsamaj lingvoj
                  uzataj en la Unio, oni estas pretiganta novan version de la ret-paĝoj de EU nur en la
                  lingvo Esperanto.
                  La informo aperis hodiau, 2011 04 01, en la chefa paĝo de la europa retejo,
                  atingebla per ĉi tiu ret-adreso : http://tinyurl.com/4t3esrj



                • dawei dawei 1er avril 2011 16:57

                  un décodeur chiou plait ?


                • dawei dawei 1er avril 2011 16:59

                  ça y est l’esperanto est redevenu la langue du NWO, c’est fini l’anglais ? Tant mieux !


                • eugène wermelinger eugène wermelinger 1er avril 2011 17:25

                  le décodeur :



                  Les autres parties du film

                  Bienvenue sur lernu !

                  lernu ! est un site plurilingue dont le but est de permettre aux internautes de s’informer sur l’espéranto et de l’apprendre, facilement et gratuitement.

                  L’espéranto est une langue vivante parfaitement adaptée à la communication internationale.

                  Si vous êtes nouveau ici, lisez d’abord Comment commencer.


                  Quelques heures et ce sera tout bon.

                • Emmanuel Aguéra LeManu 1er avril 2011 17:43

                  Démonstration que l’illusion de l’union engendre division et ségrégation.
                  (pur trollage, mais pas autant que cette disgression humano-linguistique)


                • Emmanuel Aguéra LeManu 1er avril 2011 17:44

                  @Kroco :
                  Parfaitement.


                • Krokodilo Krokodilo 1er avril 2011 18:26

                  Eugène nous informe qu’enfin l’UE s’est décidée à soutenir l’espéranto comme langue commune et seconde des Européens :
                  "We are working to set our web pages in just one language, Esperanto, due to the increasing costs for the number of languages officialy used by the EU. The web pages will be published only in Esperanto from April 1, 2011.« 
                  http://www.esperokatolika.org/eu/europo.htm
                  (Site officiel Europa)
                  La raison triompherait-elle de la »guerre des langues" et des intérêts particuliers de quelques nations ?


                • le poulpe entartré 1er avril 2011 23:05

                  Merci pour le lien.
                  1979, première information de l’existence de ce véhicule.
                  2011 : que de progrès depuis.


                • Domino Domino 1er avril 2011 14:42

                  Bientôt plus d’Etats dans le monde, que des firmes dirgées par des oligarques...bienvenue dans le 21ème siecle. smiley


                  • Scual 1er avril 2011 14:58

                    C’est beaucoup trop tard pour faire quelque chose.

                    L’armée est déjà un État dans l’État depuis la fin du service militaire et sa « professionnalisation ». Au passage elle n’est d’ailleurs plus représentative des Français car il n’y a pas beaucoup de gauchiste, pacifistes, écologistes et j’en passe dans ses rangs : elle ne doit plus rien aux Français mais uniquement à l’exécutif.

                    L’exécutif est déjà aux ordres de l’oligarchie médiatico-militaire qui l’a élu et contrôle l’opinion publique et les élections. Elle contrôle aussi le parlement à travers SON parti et fait voter les lois qu’elle veut, les médias appartenant presque tous à cette même oligarchie disent tous la même chose. La plupart des entreprises qui donnaient une vraie puissance économique, financière, technique, et donc politique à l’Etat sont elles aussi privatisées et aux mains de gens qui sont hostiles à l’État...

                    C’est trop tard, beaucoup trop tard.


                    • Emmanuel Aguéra LeManu 1er avril 2011 15:10

                      attends je fais le 111... tu m’inquiètes !


                    • dom y loulou dom y loulou 3 avril 2011 15:35

                      jamais trop tard pour simplement arrêter de les lire ou de croire ne serait-ce qu’un mot dit dans ces écrans stupides de télés sionistes  ;)


                    • Pharmafraude Pharmafraude 1er avril 2011 15:09

                      Y’a qu’à la vendre à Blackwater-Xe : ils ont « l’expertise » eux...



                      • TOHT 1er avril 2011 15:16

                        Article bien tourné, le concept comme il est dit est déjà expériemnté le développement des mercenaires date. Par contre les conclusions, entre Rome et Carthage voir comment cela c’est fini !!!


                        • Amaury Legrand 1er avril 2011 15:20

                          Nous sommes le 1er avril...
                          Rassurez-moi ?


                          • BOBW BOBW 1er avril 2011 18:57

                            Trés bon j’ai bien pensé que c’était un coup puant de « Sark’ordralfabétix » smiley


                          • Le péripate Le péripate 1er avril 2011 15:28

                            Ah le bon vieux temps du grognard napoléonien, ivre d’alcool, qui montait au front sous la menace directe du sabre de son supérieur, après avoir marché comme une bête pendant 50 km....
                            Bon, la guerre est en diminution, et ce grâce au doux commerce ici accablé.

                            Et les multinationales.... lol, pas besoin de canons pour préférer un Iphone ou une Brandt à un Nokia ou une Vedette.

                            De la foutaise. Comme Areva « privatisée » (ie introduite en Bourse) avec 80% du capital à l’État, et EDF, le client, qui a vu sa part augmenter récemment, de part décision étatique, principal actionnaire.
                            Bref, le monde à l’envers.

                            Et en passant, je ne vois rien de « privatisation » de l’armée quand la tache d’entretenir les plates-bandes du QG est confié à des professionnels des petites plantes.


                            • Krokodilo Krokodilo 1er avril 2011 15:50

                              Ca s’appelle la sous-traitance, et c’est effectivement courant, mais entre les petites plantes vertes et le nucléaire, il y a un monde. Quand le nucléaire sous-traite les travaux les plus risqués à de petites boîtes qui voyagent de centrale en centrale, ces ouvriers du nucléaire sont très peu suivis médicalement, ce qui permet à Areva de minorer les risques sanitaires (comme on l’a fait en Océanie lors de nos essais atomiques), de cacher l’irradiation qu’ils subissent réellement, et ouvre la porte à une baisse de la qualité du travail.


                            • Le péripate Le péripate 1er avril 2011 15:54

                              C’était une entreprise privée qui a fait les essais de Mururoa ?

                              Si non, je crois que cet argument est en ma faveur.

                              Merci.


                            • Krokodilo Krokodilo 1er avril 2011 16:04

                              Effectivement, mais c’était l’armée, l’autre monde du silence... Mais ça prouve surtout que public ou privé, en matière de nucléaire c’est la transparence qui manque, le contrôle parlementaire et citoyen. Je doute qu’on l’obtienne en filant l’entretien dangereux à telle boîte pas chère, le transport des déchets à une autre, le contrôle de la tuyauterie à un troisième, etc. Déjà un rapport officiel disait en gros qu’un excès de sécurité pouvait nuire à la vente de nos centrales en les rendant trop chère pour les acheteurs potentiels... Les centrales merdiques (oups : sans culture de sécurité) vont se multiplier dans les pays émergents tant leurs besoins énergétiques seront grands, on passera à autre chose, en espérant ne pas trop manger de crabe ou de thon au plutonium (concentration en bout de chaine alimentaire), en attendant la prochaine catastrophe.


                            • Le péripate Le péripate 1er avril 2011 16:25

                              Ce qui permet le sécurité ex ante (avant que la catastrophe n’arrive), c’est le niveau de responsabilité civile de l’exploitant. Cette responsabilité est le seul moyen connu d’internaliser les, justement, externalités. Il y a effectivement un problème avec le nucléaire : pour qu’un risque soit assurable, il faut 1 que sa fréquence soit estimable 2 que le coût le soit aussi. Deux conditions mal remplies dans le nucléaire. Il est très probable qu’un industriel responsable de ses fonds n’aurait jamais entrepris avec les connaissances des années 60 de financer une centrale. L’intervention des états a partout été essentielle. Par exemple de manière très simple, en limitant, en plafonnant le risque civile. Mais il n’y a pas que le nucléaire. Le risque civil était aussi plafonné dans le golfe du Mexique.
                              Je vois donc que par ses règlements, par ses subventions, l’État déresponsabilise les agents, privés ou publiques.

                              Au fait, à la Révolution, personne n’a privatisé les privilèges. Ils ont été abolis.

                              Enfin c’est l’histoire enseignée.


                            • Bardamor Bardamor 1er avril 2011 15:32

                              Article sans grand intérêt vu que l’opposition Etat-secteur privé n’est pas une réalité concrète. Le sauvetage récent des banques françaises, en principe privées, par le gouvernement français, en est la meilleure preuve ; ça participe de la vulgate libérale, de gauche comme de droite, de faire croire que le capitalisme peut se passer d’un Etat puissant, alors que la concentration des pouvoirs de l’Etat s’est faite de conserve avec celle des monopoles industriels.

                              Voir l’Etat comme le coeur d’un processus économique irriguant la nation, à la manière du flux sanguin qui irrigue le corps, est plus réaliste.
                              Les arguments électoraux, parti des fonctionnaires contre parti des professions libérales, finissent par occulter le b.a.-ba historique, et sur le fumier de cette ignorance prospèrent ensuite des gugusses comme Eric Zemmour.
                              Marx fait remarquer de façon amusante, compte tenu des arguties à la mode aujourd’hui, que sa pléthore de fonctionnaires met la France plus que d’autres pays à l’abri d’une révolution (Y compris les fonctionnaires de l’industrie de l’armement, comme E. Zemmour.)

                              • dawei dawei 1er avril 2011 16:17

                                "rticle sans grand intérêt vu que l’opposition Etat-secteur privé n’est pas une réalité concrète. Le sauvetage récent des banques françaises, en principe privées, par le gouvernement français, en est la meilleure preuve"
                                oui, permettre de privatiser les gains et nationaliser les pertes, ça c’est la preuve que le dirigisme d’Etat de l’Ultraliberaliste n’active le levier de l’Etat que pour faire payer les manquements des entreprises privées et gloutonne par les contribuables. Bel exemple qui nourrit involontairemnt la thèse sunommée.


                              • Popov Popov 1er avril 2011 15:33

                                Incoyable mais vrai :
                                Pour la police nationale, 25 postes au concours sur toute la France(Sauf Idf) pour être gardien de la paix ! La police serait elle déjà privatisée ?

                                extrait du site du ministère :

                                Le nombre total de postes offerts pour la session du 5 avril 2011 est réparti comme suit :
                                - concours externe national à affectation nationale : 25
                                - concours externe national à affectation régionale Ile de France : 200
                                - concours interne national à affectation nationale : 25
                                - concours interne national à affectation régionale Ile de France : 200


                                • dawei dawei 1er avril 2011 18:26

                                  outre le probleme de la privatisation et du demantellement du service public que tu révelle, ça démontre aussi que le sarkozisme a aussi consité a tout centraliser sur Paris. Preuve de l’egoisme de ce blaireau qui ne connait rien d’autre que Neuilly et qui se croit et qui a voulu faire croire qu’il etait capable de comprendre les interet de tous les français.


                                • BOBW BOBW 1er avril 2011 19:35

                                  À propos de police je viens de recevoir une photo réelle 


                                • spartacus le vrai pas l'autres !!! spartacus 1er avril 2011 15:37

                                  Une fois privatisée, une armée travaillera pour le plus offrant, pour des interet de particuliers richissimes, pour des sociétés déjà plus puissante économiquement que certains états, ces sociétés pourront faire pression sur les états sans avoir à les corrompre, elles n’auraont qu’à les renverser avec leur amée privées.

                                  Remarquez, c’est ce qu’il se passe avec l’OTAN qui travail pour les intéret des entreprise du pétrole, de BTP, de vendeurs d’armes.....
                                  L’Irak est devenues le jack pot ds ces sociétés.....

                                  C’est la finalité du Nouvel ordre Mondial, Un gouvernement mondial controlé par les « Illuminés », Une armée, une religion (ou anti religion..)Et les autres nous , des esclaves sous contrôle.


                                  • easy easy 1er avril 2011 15:45


                                    La mercenarisation des armées est un fait.

                                    Mais je vois, dans votre introduction, un raccourci hyper rapide entre la privatisation et l’exemple des gardes Suisses.

                                    Le Vatican est le seul Etat strictement religieux et dont la religion se voudrait pacifiste (même si elle a toujours su s’arranger de ce principe). Cet état avait besoin d’une garde essentiellement civile pour repousser un gueux ici, un exhibitionniste ou un voleur là, rien de plus.
                                    Sauf à quelques occasions où ces malheureux gardes en hallebarde se sont retrouvés face à des masses armées, ils n’ont pas vocation à défendre la place à mort et encore moins à attaquer.

                                    Les jeunes qui s’y engagent espèrent à raison y passer leur vie sans jamais avoir plus à faire qu’à retenir un trublion par le bras. Malgré le confort de cette mission, le garde Suisse jure de toute sa foi une fidélité absolue à son employeur-dieu.

                                    Et on n’aura donc jamais vu un garde Suisse trahir. Au point que leur mercenariat est devenu paradoxalement un symbole de fidélité.

                                    Concernant les samouraïs, qui eux risquaient vraiment leur vie, ils s’engageaient auprès d’un shogun et devaient mourir avec lui. Il y a eu des cas de défection mais le traitre était alors forcément considéré comme traitre absolu auprès de son nouveau maître.






                                    Dans les terres antiques ou en France classique, on a une tradition de mercenariat très marquée et gérée de manière massive, non individuelle. Des bandes passaient d’un maître à un autre pour un sol de plus ou de moins sans que ces retournement ne choquassent personne.
                                    En France, la continuité était marquée par l’aristocrate, non par son soldat et Le grand Condé pouvait mettre ses troupes au service de qui il voulait. 


                                    Là, nous sortons de deux siècles ou la fidélité des armées allait de soi (à quelques exceptions près). Si l’on souhaite passer au mercenariat, il faudra se départir de nos assurrances patriotistes qui s’abreuvent de quelque sang impur et creuser la question de la fidélité car le mercenaire pourra girouetter, c’est dans son principe. Fini les levers de couleurs, fini les trompettes aux morts, fini la minute de silence...

                                    Dans les entreprises paternalistes un employé se faisait une gloire de ne jamais travailler pour un concurrent, les Japonais ont été les derniers à perpétuer cette tradition mais c’est fini. Tous les employés tournent au plus offrant et ce sera pareil pour les soldats.

                                    Outre les incidences « techniques » que posent les retournements ou les « On reste si le salaire est doublé » la mercenarisation des armées fera s’écrouler ce qui reste des transcendances patriotiques.

                                    Ce qui n’est pas forcément un mal.

                                    Les transcendances patriotiques sont bonnes quand il faut donner du sens à ceux qui doivent se lever en masse pour défendre leur patrie, mais chacun, du roi au quidam, peut aussi les utiliser de façon perverse pour attaquer quelqu’un au loin. A la limite, un touriste français se ferait égorger au bord du Nil, certains invoqueraient une transcendance patriotique pour bombarder l’Egypte.


                                    Blackwater est trompeur. Par leur origine et leur mandataire, ils donnent aux Américains l’illusion qu’ils sont et resteront dans leur camp. S’il s’agit d’anciens soldats US autrefois prêts à mourir pour la bannière étoilée, les Américains ont raison. Les Blackwartermen ne tortureront que les pakomnous. 

                                    Mais ce cas particulier de Blackwater ne pourra pas être toujours reproduit. Au fil des décennies, il n’y aura plus d’anciens soldats patriotes. Il n’y aura plus que d’anciens mercenaires aux valeurs toutes centrées sur l’argent, qui n’a pas d’odeur.

                                     
                                    Alors que les Américains jouissent en ce moment du fait qu’une équipe de mercenaire torture et zigouille du niac sans qu’il ait de comptes à rendre à quiconque, Ils laissent la porte ouverte à la possibilité que dans quelques temps, d’autres mercenaires torturent et zigouillent du redneck sans avoir de compte à rendre à quiconque.

                                    En effet, il y aura les mercenaires qu’on avouera payer, dont on portera alors une certaine responsabilité et ceux qu’on paiera en douce. En ce moment, ça les démange les Archanges de la coalition de payer des types pour qu’ils conduisent des opérations noires en Libye et ailleurs.


                                    Remettre à plat les transcendances n’est donc ni bien ni mal mais il faut s’attendre à ce que tout effondrement de transcendance ait des répercussions en domino dans le Château de nos transcendances. La privatisation de l’armée peut par exemple affecter la notion d’héritage. Ca peut donc aussi affecter la notion de propriété, de jus soli, de Droit, d’identité nationale, d’amour paternel et filial, d’un nombre inimaginable de valeurs.

                                    Un chef qui prétendrait aider son peuple à recouvrer du sens aux choses ne devrait pas privatiser le verger des transcendances.


                                    • Krokodilo Krokodilo 1er avril 2011 15:53

                                      Certes, mais comme vous dites, c’était un raccourci, juste une intro, je n’ambitionnais pas de faire l’histoire du mercenariat.


                                    • dawei dawei 1er avril 2011 16:08

                                      Ben Laden et les talibans n’etaient ils pas déjà des mercenaires financé par les US pour s’opposer aux sovietiques ?

                                      Autre chose, en parlant du pape et des mercenaires, le Pape du 12 eme siecle n’avaient il pas commendité pour ses croissades des mercenaire « payens » appelés aussi templiers pour , pardoxalement et officiellement, évangeliser et proteger le tombeau du Christ ? Ces mercenaires templiers n’ont ils pas récupéré un pactol enorme à Jerusalemn qu’ils se sont bien gardé de partagé avec le Pape, ce qui l’a rendu furieux et les a poursuivi pour hérésie. Les Franc MAc ne se pretendent ils pas héritiers de ces mercenaires ? Je dis ça je dis rien, c’est surement ou des histoires pour les enfants, ou un Histoire bien trop complexe pour que mon cerveau lent y comprenne quelque chose. Mais quand on sait que la societe moderne a été essentiellement modelé par les francs macs, ça peut peut etre expliquer pourquoi il y a le culte du mercenariat ... ou pas. Sans jugement de valeur aucun , leur cause est peut être juste ... ou pas smiley


                                    • easy easy 1er avril 2011 16:26

                                      Vous n’ambitionniez pas de raconter l’histoire du mercenariat mais vous avez incité les lecteurs à croire qu’un mercenaire ne posait pas de problème de retournement.

                                      Or le premier problème qu’il pose est précisément le retournement.

                                      Dommage que vous ne connaissiez pas davantage l’Histoire. Vous comprendriez que le patriotisme est un concept très récent que sous Saint Louis ou sous Louis XIV, les gens du peuple, les bourgeois, les gens d’église, ignoraient. Les gens d’un village ne se permettaient pas d’aller à la messe dans l’église du village voisin. le « pays » était tout petit dans la tête de chacun. Les gens n’avaient de souci protecteur qu’envers leur village, guère au-delà. Jamais une partie populaire de la France ne s’est levée le cul pour libérer une autre partie populaire de l’Hexagone puisqu’il n’existait pas. La France n’a jamais fait le coup des Benghazis, des civils d’une ville arpentant le pays dans tous les sens pour libérer d’autres civils.



                                      Vous ne réalisez pas que si nos soldats tiennent le coup en Afghanistan c’est qu’ils sont dopés au patriotisme. Du matin au soir on leur bourre le mou avec les sacrifices des anciens du régiment, de Jean Moulin, de Guy Môquet, etc. C’est pour ça que nos navires portent des noms de sodats patriotes et c’est pour ça qu’on organise nos coûteux défilés militaires.

                                      (La France a donné a deux cuirassés le nom d’un corsaire, Jean Bart, car d’Anglais (Dunkerque était aux anglais) il était passé Français sous Louis XIV et avait toujours combattu de son côté.) 

                                      A l’instant même où à Paris on décidera de passer au mercenariat, nos gars en Afganistan vont se mettre à chialer. Ils seront alors relevés et remplacés par des mercenaires qui ne se sentirons attachés à la France que dans la mesure où un salarié de Carrefour est attaché à cette entreprise.



                                      Je ne dis pas que le patriotisme est bien ou mal, je n’en juge pas. Mais je dis qu’on fait actuellement beaucoup de choses en son nom (dont le fait de voter et de parler français), qu’il soutient énormément d’autres croyances et que plus on s’éloigne des deux guerres mondiales où tant de gens sont morts en son nom, plus il est fragile.


                                      Moi je ne suis pas forcément opposé à ce qu’on enterre le patriotisme mais je déplore qu’on le fasse sans mesurer la quantité énorme de choses qu’il soutient depuis qu’il est né.


                                    • Krokodilo Krokodilo 1er avril 2011 18:29

                                      Cependant, dans votre premier message, vous avez justement souligné la fidélité des gardes du Vatican et des samouraïs, qui n’a rien à envier à celle apportée par l’amour de sa patrie.


                                    • easy easy 1er avril 2011 19:49

                                      M’enfin bien entendu Krocodilo, les gardes Suisses, mercenaires donc, étaient disons très attachés ou patriotes.
                                      Mais je ne suis donné du mal pour expliquer que leur cas de mercenariat était très particulier. Tellement particulier qu’il ne faudrait pas partir de leur cas pour en conclure aussi vite que vous l’avez fait que le mercenariat peut toujours être aussi fiable.

                                      Il y a d’abord à réaliser comment est foutu notre Château des transcendances (Carte Christique + carte croisadiste (qui n’est pas la même chose) + carte chevaleresque (qui est un peu similaire à celle de la carte croisadiste) + carte patriotique (très récente) + carte de la fidélité amoureuse + carte de la propriété (récente) + carte raciste (en perte de vitesse) + carte xénophobe (en prise de vitesse) + carte consumériste + carte écologiste + ...) 

                                      Puis réfléchir à ce qui se passerait si l’on retirait la carte patriotique de ce Château en considérant non pas l’assurance que les mercenaires seront portés ou motivés par une fidélité mais qu’au contraire, il ne seront attachés qu’à l’argent et les fantasmes qui y sont associés (qui sont énormes) .


                                      Tiens, je vais vous indiquer un fait qui va vous y faire réfléchir. 
                                      Comme autrefois les pays étaient donc petits (en tous cas dans la tête des gens), quand les princes guerroyaient, ils poussaient évidemment les populations à se rassembler sous leur bannière. 
                                      Dans un bled donné, comme en Libye en ce moment, un jour on était sous la bannière du prince Jean et un autre jour sous celle du prince Charles. 

                                      Comme les princes ne trouvaient pas une astuce pour coincer les gens dans leur camp, il y en a eu de très malins qui ont offert à leurs sujets de porter leur nom de famille princière. Comme cette affiliation par décret royal semblait productive d’intérêts et évitait à chacun de passer pour un ennemi du roi, tous se sont portés « volontaires » pour porter désormais le nom du roi. 
                                      Ainsi, lorsque quelques années plus tard un autre roi venait envahir la région, les gens portant le nom du roi attaqué ne pouvaient pas retourner leur veste et étaient donc obligés de résister à l’envahisseur jusqu’au bout. 

                                      C’est dans cette idée que de tas de peuples ont marqué dans leur corps un signe d’appartenance à un clan. Ce n’est pas pour rien que dans le monde, tant de gens se marquent de façon quasiment indélébile, ne serait-ce que par la langue toujours caractérisée, parfois au village près, à la téci près.


                                    • easy easy 1er avril 2011 20:50



                                      Tiens un autre élément de réflexion.

                                      A la suite de Louis XIII et du cardinal de Richelieu, Louis XIV a poursuivi la politique d’unification de la France non pas autour de la notion de patrie ni même de territoire malgré la carte Vauban, mais autour du Roi, tout simplement du Roi.
                                      Il s’agissait donc de profiter du travail de son père et du cardinal pour maintenir les princes en état de très grande infériorité par rapport à lui.

                                      Il a donc très centralisé le pouvoir royal de sorte que chaque prince devait plier le genou pour obtenir quelque cordon (de bourse)
                                      Comme à force d’inflation des demandes, il ne disposait plus assez de cordons, il a inventé les cordons virtuels, les privilèges à la con, ne donnant droit aux heureux élus qu’à lui lécher le cul.

                                      Versailles était déjà un formidable moyen de tenir les princes par des privilèges non sonnants mais il avait créé une marche de plus en faisant construire le château de Marly alors que Versailles n’en était encore qu’à ses premières fêtes.
                                      Marly était censé être le lieu de détente du roi. Il avait fait limiter à 60 le nombre de ses invités qui logeaient alors dans de petits pavillons, les plus proches de la chambre royale était les plus chanceux.
                                      Il était si difficile de faire partie des invités de Marly que les aristos de Versailles, quand ils avaient l’occasion d« y croiser le roi, pliaient le dos et suppliaient »Sire, Marly...« Des centaines d’aristos ont passé leur vie à espérer en vain d’y être invité.

                                      Mais ce n’est pas tout.
                                      Comme un aristo pouvait en venir à snober les Marlys et ne plus supplier le roi d’y être invité, il était notoire que le fait de ne pas dire »Sire, Marly..« valait à l’orgueilleux les royales foudres. Même si on n’en avait rien à foutre des Marlys, on était obligé de constamment supplier le roi d’y être invité.

                                      Le plus long règne de l’Histoire de France sans aucune fronde princière.
                                      (le patriotisme du peuple étant inutile, inexistant et aucunement considéré)

                                      La fidélité à la patrie étant un concept très neuf, ce concept se nourrissant du sang des »morts pour la patrie" et enfantant du devoir de poursuivre le même geste gratuit, les mercenaires qu’on embaucherait ne l’auront pas forcément.


                                    • Antoine Diederick 1er avril 2011 23:01

                                      ben les Templiers étaient tellement bien organisés (austérité monastique et simplicité militaire) qu’ils étaient devenus très puissants : contrôle des voies de communication, relais et entrepôts et trésor de guerre que ...etc

                                      le reliquat des moines soldats sont allé chez les Hospitaliers pas ailleurs...parait-il.


                                    • Antoine Diederick 1er avril 2011 16:10

                                      Bonjour,

                                      Réflexion très intéressante....

                                      Quand vous écrivez  :« Les troufions ont cédé la place aux pros ; maintenant, les pros eux-mêmes deviendront les mercenaires des multinationales, bardés de « high-tech ». Après quoi celles-ci loueront leurs services aux États, au prix fort. »


                                      C’est en effet le cas, les armées nationales professionnalisées sont devenues peu à peu les nouveaux mercenaires....

                                      Si nous avions encore des armées de conscrits, bien des choses seraient différentes....


                                      • Antoine Diederick 1er avril 2011 16:18

                                        Mais aujourd’hui, c’est le premier avril... smiley


                                        • spartacus le vrai pas l'autres !!! spartacus 1er avril 2011 17:30

                                          A partir du moment où tu es payé pour être millitaire donc fair al guerre, tu est un mercenaire obéissant aveuglément à un petit chef d’état béliqueux.

                                          Je n’ai jamais entendu un millitiere dire qu’il se battait pour une « idée », ce que je trouve plus noble mais si préconise le pacifisme.


                                          • Antoine Diederick 1er avril 2011 23:14

                                            parfois t’as pas le choix smiley


                                          • Antoine Diederick 1er avril 2011 23:11

                                            Molinari, c’est pas le mec qui faisait des films ? smiley


                                          • docdory docdory 1er avril 2011 18:50

                                            @ Krokodilo


                                            Sais-tu que Carla Bruni-Sarkozy vient de sortir aujourd’hui un CD de chansons paillardes, avec en particulier des versions impérissables de « la digue du cul » , « dis maman qu’est-ce qu’un pucelage », « dans un bordel d’Athènes » , « Allons à Messine pêcher la sardine », et, cerise sur le gâteau , « le zobi d’Ali Pacha qu’est encore plus grand qu’Allah » !

                                            • Krokodilo Krokodilo 1er avril 2011 18:58

                                              C’est fou comme les infos sont réjouissantes en ce jour ! Quoique j’aurais préféré une chanteuse qui ait de la voix pour faire ce disque... Moi-même étant nul, j’aime que les chanteurs en soient réellement.


                                            • Antoine Diederick 1er avril 2011 22:28

                                              A l’auteur, dans ce cas de voix défaillante cruellement rejetée par manque de souffle et de talent, vous conseillerais-je Monserrat Caballé comme alternative ?



                                            • Krokodilo Krokodilo 2 avril 2011 09:43

                                              En conférence de presse, ça aurait de la gueule !


                                            • Krokodilo Krokodilo 1er avril 2011 19:26

                                              Sous réserve d’avoir au pouvoir des gens honnêtes et soucieux du bien public : oui. Il y a une notion simple qui est trop souvent passée sous silence, c’est que les investisseurs et les actionnaires veulent un retour sur investissement et rapidement ! Bien plus qu’autrefois me semble-t-il, la finance mondiale est devenue vorace, à l’image des fameux hedge funds. Certes, il faut laisser une place importante à l’innovation, à l’expression de personnalités entreprenantes et audacieuses ; je ne prétends pas avoir la panacée. Mais c’est justement la place respective du service public et du privé qui aboutit à des différences notables entre les pays occidentaux. Mais le service public lui aussi doit être évalué et surveillé : qui ignore que la décentralisation a abouti à une redondance des compétences, à une embauche locale massive ? Récemment, une fonctionnaire régionale a été virée (puis réintégrée) parce qu’elle décrivait avec un humour féroce le glandouillage de certains de ses collègues - qui ont cru se reconnaître...
                                              Aux USA, la course à la rentabilité fut le facteurs principal d’un accident aérien (série télé documentaire) parce qu’ils avaient économisé sur je ne sais quoi. A mon avis, le nucléaire, par ses trois aspects, facteur d’indépendance énergétique, complexité et dangerosité pour des siècles ne peut être exempté d’une surveillance pointue par la puissance publique, de préférence aussi par des contre-pouvoirs indépendants, car le lobby EDF a joué l’opacité depuis le début, mais surtout pa slivré à lui-même et à ses proprios futurs - on a vu ce que ça donnait avec le marché qui s’auto-régule...


                                            • Antoine Diederick 1er avril 2011 22:13

                                              la finance mondiale est vorace et insatiable.....elle a bien l’intention de dépouiller les derniers oripeaux de la Démocratie....


                                            • Antoine Diederick 1er avril 2011 22:49

                                              euh....« de dépouiller la Démocratie de ses derniers oripeaux »....tout de même plus français ainsi... smiley


                                            • Antoine Diederick 1er avril 2011 22:56

                                              aux usa, le réseau routier, les réseaux de distributions électriques sont en mauvais état pour raisons et impératifs de rentabilité.....


                                            • Wàng 3 avril 2011 21:58

                                              Il y a une notion simple qui est trop souvent passée sous silence, c’est que les investisseurs et les actionnaires veulent un retour sur investissement et rapidement !

                                              @ Krokodilo : j’avoue que je me pose la question, pour plusieurs raisons :

                                              - Au moment où l’actionnaire revend une action, il a intérêt à ce que l’entreprise paraisse la plus saine et la plus viable possible sur le long terme (pour que son cours soit élevé), alors que l’horizon des hommes d’état c’est souvent d’acheter des clientèles électorales.

                                              - L’actionnaire me semble toujours mieux placé que l’homme d’état pour contrôler directement (conseils d’administration) ou indirectement (revente par les petits actionnaires) la gestion des entremprises, tout simplement parce que c’est leur argent qui est en jeu, alors que l’homme de l’état qu prétend savoir quelle direction prendre ne met pas son propre argent en jeu. C’est pour ça que la Bourse n’est pas inutile, mais est un lieu de création de richesses en permettant aux entreprises de trouver facilement de quoi se financer, d’améliorer la gestion des entreprises, et de permettre aux épargants de retrouver vite leur mise. Pour améliorer la responsabilité des acteurs économiques, il faudrait donc moins de financement par le crédit et davantage d’émission d’actions, donc davantage d’épargne, donc une fiscalité qui punit moins l’accumulation de capital. Cad, plus de capitalisme.

                                              - L’économie présuppose toujours l’existence d’un marché et d’une régulation, mais la régulation est différente si elle concerne la défense et la définition des droits individuels (droit de propriété), qui est la position du libéralisme, ou si elle repose sur l’exercice de la contrainte légale. Ce qu’on décrit comme les excès du libéralisme peut aussi être interprété comme les conséquences perverses de l’interventionnisme étatique (pour la crise de 2008 : fluctuation des taux d’intérêts par la FED + organismes d’état couvrant les prêts subprime) ou d’un non respect des droits individuels (droits de propriété non définis => irresponsabilité, prédation), qui comporte toujours une dimension de destruction de richesses.

                                              - Ne pas passer sous silence le rôle régulateur et anticipateur de la spéculation, trop diabolisée mais qui permet lisser les cours et de diminuer le prix du risque bien plus efficacement que n’importe quelle réglementation : un spéculateur qui achète des actions à un taux élevé et qui les revend à un taux faible est vite éliminé du marché. La spéculation, est, du reste, une activité noble qui est pratiquée par tous les êtres humains, car elle repose sur la faculté d’anticiper et de se projeter dans l’avenir.

                                              - Il y aurait aussi des choses intéressantes à dire sur des exceptions du style Enron, du caractère capitaliste des fonds de pension ; pour bien comprendre qui du système capitaliste ou réglementé est le moins instable.


                                            • Krokodilo Krokodilo 4 avril 2011 10:53

                                              D’accord pour laisser un vaste domaine à l’initiative et même à la spéculation, mais de nombreuses propositions ont récemment été faites par un groupe d’économistes afin de limiter les excès ou séparer la spéculation de la finance traditionnelle, comme par exemple l’interdiction de la spéculation à crédit sur les monnaies (revenir sur le Glass-steagall act) ou l’interdiction de produits financiers trop sophistiqués (je n’ai plus le lien vers ces propositions). De nombreuses mesures sont possibles sans tomber dans l’étatisation ou le communisme, c’est la volonté qui manque.


                                            • Guy BELLOY LOBLEY 1er avril 2011 19:14

                                              « Dis comme ça on pense à une mauvaise blague mais il n’en est rien ». Malgré ce « dièse », il n’empêche qu’un 1er avril, ça sent le poissonsmiley


                                              • Nums Nums 1er avril 2011 19:47

                                                C’est dingue !

                                                Privatisons la justice pendant qu’on y est.

                                                Il est grand temps de stopper fermement les délires des ultra-néo-libéraux.

                                                Mais allez faire comprendre cela à Mme Michu et consors...


                                                • Krokodilo Krokodilo 2 avril 2011 09:41

                                                  C’est également en cours ! Le tribunal arbitral qui a octroyé 300 patates à Bernard Tapie était probablement un ballon d’essai pour voir les réactions : quelques réactions citoyennes, quelques articles critiques, et récemment un rapport sévère qui pourrait envoyer Mme Lagarde devant la Cour de la république, mais finalement la république en a vu d’autres et notre ministre n’a pas trop de souci à se faire. Un projet de loi prévoyait d’imposer l’anglais au concours d’entrée de la magistrature - dans quel but ? - projet suspendu, pour l’instant...


                                                • pastori 1er avril 2011 21:28

                                                  qui connait le guichet où on achète.


                                                  je me paierais bien deux ou trois division, et quelques sous marins.

                                                  • Antoine Diederick 1er avril 2011 22:30

                                                    a Pastori, moi aussi, et je saurai bien quoi en faire, foi d’Hercules.


                                                  • Le péripate Le péripate 1er avril 2011 21:54

                                                    Ceci dit je me demande qui pourrait acheter un porte-avions sans hélice de secours. Faut pas rêver.


                                                    • Antoine Diederick 1er avril 2011 22:24

                                                      Pour en revenir à votre article, je dois bien le dire, ce n’est pas un poisson d’avril.

                                                      Et même s’il en était un, il ferait sens ayant lu les « poissons » de cette année qui en repoussoir en disent parfois plus que le plus sérieux des articles .

                                                      Je vais stopper là ma réflexion ....car plus personne n’est dupe, tout le monde à compris, que si la Nation utilisait des guerriers citoyens, ceux ne marcheraient pas en Libye sans contester ....


                                                      • Tuscany 1er avril 2011 22:45

                                                        La privatisation du militaire est un véritable crime !
                                                        By TUSCANY


                                                        • Antoine Diederick 1er avril 2011 23:08

                                                          Le patriotisme est une notion fort liée à celle de l’Etat Nation....au nom du patriotisme bien des erreurs ont été commises pour faire marcher les gens, c’est comme la notion de liberté....etc....

                                                          mais et pourtant, patriotisme et liberté, ne sont pas de fausses valeurs....tout dépend de ce qu’on en fait....

                                                          « Jusqu’à quand, ô malheureux Français, vous plairez-vous dans le trouble et dans les divisions ? Assez et trop longtemps des factieux, des scélérats, ont mis l’intérêt de leur ambition à la place de l’intérêt général ; pourquoi, victimes de leur fureur, vous anéantir vous-mêmes, pour établir le désir de leur tyrannie sur les ruines de la France ?

                                                          « Les factions éclatent de toutes parts, la Montagne triomphe par le crime et l’oppression, quelques monstres abreuvés de notre sang conduisent ces détestables complots […] Nous travaillons à notre propre perte avec plus de zèle et d’énergie que l’on n’en mit jamais à conquérir la liberté ! Ô Français, encore un peu de temps, et il ne restera de vous que le souvenir de votre existence !

                                                          « Déjà les départements indignés marchent sur Paris, déjà le feu de la discorde et de la guerre civile embrase la moitié de ce vaste empire ; il est encore un moyen de l’éteindre, mais ce moyen doit être prompt. Déjà le plus vil des scélérats, Marat, dont le nom seul présente l’image de tous les crimes, en tombant sous le fer vengeur, ébranle la Montagne et fait pâlir Danton, Robespierre, ces autres brigands assis sur ce trône sanglant, environnés de la foudre, que les dieux vengeurs de l’humanité ne suspendent sans doute que pour rendre leur chute plus éclatante, et pour effrayer tous ceux qui seraient tentés d’établir leur fortune sur les ruines des peuples abusés !

                                                          « Français ! vous connaissez vos ennemis, levez-vous ! Marchez ! que la Montagne anéantie ne laisse plus des frères, des amis ! J’ignore si le ciel nous réserve un gouvernement républicain, mais il ne peut nous donner un Montagnard pour maître que dans l’excès de ses vengeances […] Ô France ! ton repos dépend de l’exécution des lois ; je n’y porte pas atteinte en tuant Marat : condamné par l’univers, il est hors la loi. Quel tribunal me jugera ? Si je suis coupable, Alcide l’était donc lorsqu’il détruisait les monstres ! [...]

                                                          « Ô ma patrie ! Tes infortunes déchirent mon cœur ; je ne puis t’offrir que ma vie ! et je rends grâce au ciel de la liberté que j’ai d’en disposer ; personne ne perdra par ma mort ; je n’imiterai point Pâris (le meurtrier de Lepeletier de Saint-Fargeau) en me tuant. Je veux que mon dernier soupir soit utile à mes concitoyens, que ma tête portée dans Paris soit un signe de ralliement pour tous les amis des lois ! que la Montagne chancelante voie sa perte écrite avec mon sang ! que je sois leur dernière victime, et que l’univers vengé déclare que j’ai bien mérité de l’humanité ! Au reste, si l’on voyait ma conduite d’un autre œil, je m’en inquiète peu : Qu’à l’univers surpris cette grande action, Soit un objet d’horreur ou d’admiration Mon esprit, peu jaloux de vivre en la mémoire, Ne considère point le reproche ou la gloire. Toujours indépendante et toujours citoyen, Mon devoir me suffit, tout le reste n’est rien, Allez, ne songez plus qu’à sortir d’esclavage !...

                                                          « Mes parents et mes amis ne doivent point être inquiétés, personne ne savait mes projets. Je joins mon extrait de baptême à cette adresse, pour montrer ce que peut être la plus faible main conduite par un entier dévouement. Si je ne réussis pas dans mon entreprise, Français ! Je vous ai montré le chemin, vous connaissez vos ennemis ; levez-vous ! Marchez ! Frappez ! »



                                                          • Antoine Diederick 1er avril 2011 23:09

                                                            bref :« Liberté que de crimes etc... »


                                                            • Krokodilo Krokodilo 2 avril 2011 09:36

                                                              Ce missile a d’ailleurs été nommé ainsi en hommage à ce redoutable prédateur des mers, l’exo-cet, un cétacé doté d’un exosquelette qui le rend très résistant et capable de fendre des navires (en bois, pas le Charles-de-Gaulle) comme l’a bien raconté Jules Vernes dans « 20.000 lieues sous les mers ».


                                                            • SAHEBJAM N 2 avril 2011 10:58

                                                              poisson d’avril sinon très mauvaise idée !


                                                              • Francis JL 2 avril 2011 11:04

                                                                On ne plaisante pas avec ces choses là ! D’autant qu’une la force de frappe privatisée serait probablement une excellente réponse du berger à la bergère :
                                                                 
                                                                La force de frappe est un service rendu à nos multinationales, une sorte de service public extra territorial !

                                                                A bon entendeur ...


                                                                • Francis JL 2 avril 2011 11:27

                                                                  site au post de drlapiano ci-dessous, je vopudrais aussi réagir sur ça :

                                                                  « Ultime étape de cette privatisation : privatiser l’État, et transférer le pouvoir aux multinationales » dit Krokodilo !

                                                                  Il est clair que le pouvoir que l’Etat ne pourra pas transférer aux multinationales c’est celui de prélever les impôts taxes, et autres redevances. En somme, la solution serait de faire de l’Etat un syndic de copropriété dont les membres seraient nos entreprises.

                                                                  Nos entreprises ? Pourquoi, « nos » seulement ? Une multinationale est, par définition, apatride !


                                                                • Francis JL 2 avril 2011 11:58

                                                                  Et dans ce contexte de l’ « Etat syndic de copropriété », l’industrie militaire serait une industrie comme une autre, une industrie qui exploite un marché, celui de la protection des industries, et dans le but ultime, et comme les autres industries, de faire des profits.

                                                                  La boucle est bouclé : l’Etat syndic de propriété est une industrie comme une autre, dont la mission est de convaincre - de gré ou de force - les populations circonscrites et captives à payer les taxes, profits et redevances diverses et variées.


                                                                • drlapiano 2 avril 2011 11:09

                                                                  ne riez pas, c’est en cours... dis-tu en conclusion de ce brillant exposé.
                                                                  Mais j’espère bien !


                                                                  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 2 avril 2011 11:40

                                                                    Vous croyez qu’aujourd’hui ce sont les « nations » qui décident de bombarder tel ou tel pays au nom de la démocratitude et de la droiture des droits des hommes : Foutaises !

                                                                    Les nations sont mortes et les Etats sont esclaves des pouvoirs de l’argent. L’industrie des armements comme celle de l’agroalimentaire ne font que gonfler les comptes des malades milliardaires installés dans les paradis fécaux à l’abri des lois et de la misère humaine !

                                                                    C’EST LA PLANETE DES SINGES, JE VOUS DIS !

                                                                    Mohammed MADJOUR.


                                                                    • Palinurus Palinurus 4 avril 2011 08:38

                                                                      La fin du service militaire citoyen, la fin de l’état sous toute ses formes, la fin de tout ce qui fait naitre le sentiment collectif pour tout dire la fin de la Fraternité. L’Égalité et déjà morte . Bientot la fin de la Liberté au profit des princes de la finance et de l’économie. 
                                                                      Il est temps de couper quelques têtes et de réaffirmer les valeurs portée par la révolution Française


                                                                      • Francis JL 4 avril 2011 09:14

                                                                        L’industrie militaire est une sorte de service public extraterritorial offert à nos entreprises. On devrait la privatiser !


                                                                        En effet, le rôle de défense du territoire est désormais inutile : les seuls envahisseurs étant les capitaux étrangers, d’une part, les immigrés d’autre part, l’armée ne peut rien contre eux en France.

                                                                        En revanche, à l’étranger où nos ressortissants et nos intérêts ne sont pas bien protégés par des dictateurs locaux toujours à la merci du plus offrant, notre force de frappe prend tout son sens : Privatisée, l’industrie militaire serait une industrie comme une autre, une industrie qui exploite un marché, celui de la protection des industries et des civils émigrés, et dont le but ultime, tout comme les autres industries, serait de faire des profits.

                                                                        Actionnaires de la force de frappe, ça vous dirait ?


                                                                        • Pharmafraude Pharmafraude 16 avril 2011 03:29

                                                                          T’es un niais toi, JL : les dictateurs locaux sanguinaires sont « nos » fils-de-putes !

                                                                          S’il faut des mercenaires chez eux, c’est pour les protéger et « nos » intérêts avec !

                                                                        • Francis JL 16 avril 2011 08:23

                                                                          Pharmafraude,

                                                                          d’abord on dit bonjour. Puis on ne tutoie pas quelqu’un qu’on ne connait pas. Enfin on essaie de comprendre et, si possible, avant d’invectiver on discute !

                                                                          Pour votre gouverne, sachez que je ne dis pas autre chose que vous concernant « nos fils de pute » et le rôle de notre force de frappe.

                                                                          Si l’un de nous deux est niais, ce n’est pas moi.

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