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La France, leader européen des écoles de commerce. Pourquoi ?

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Cette semaine, le Financial Times, organe ultralibéral (je m’en excuse pour les communistes pratiquants ayant survécu à la lecture de mes précédentes chroniques sur AgoraVox), le Financial Times donc a publié son ranking annuel des meilleurs business school européennes. Plus exactement des meilleurs masters in management (MIM), diplôme Bac+5 dispensé par les écoles de commerce ou les business school d’Europe. De même que l’an dernier, c’est une école française, HEC, qui est classée première européenne. Et le reste du classement voit une forte prédominance des écoles françaises : ESCP 3e, Grenoble 4e, Essec 6e. (Disponible ici (pdf)).

Comme d’habitude, il faut garder les pieds sur terre et ne pas perdre de vue la variabilité et la subjectivité de ces classements. Mais pourquoi bouder notre plaisir en comparaison avec le classement d’une université chinoise qui avait placé en 46e position mondiale la première université française... Les grandes heures de la Sorbonne et de Robert de Sorbon au Moyen Âge sont décidément bien loin...

Comme par hasard, les recettes appliquées par HEC et les autres écoles sont simples et connues depuis longtemps :

  • Ouverture au monde de l’entreprise par des conférences, débats, etc., et des obligations importantes de stage
  • Financements privés (frais de scolarité relativement élevés et parrainages de chaires, d’évènements, etc., par des entreprises)
  • Sélection des étudiants pour n’intégrer que les plus motivés
  • Ouverture à l’international.
  • Partenariats entre écoles françaises (Labo de recherche en économie commun HEC Polytechnique) ou étrangères (Alliance Essec Manheim ou Trium (HEC - London School of Economics - New York University)

Résultat : des diplômes reconnus, des salaires élevés (20% de plus pour les diplômés d’HEC que pour ceux de la prestigieuse London School of Economics !) et des diplômés qu’on s’arrache à l’étranger : Un tiers des étudiants d’HEC toujours débutent à l’étranger, souvent pour ne jamais revenir.

Comme par hasard toujours, les universités françaises qui ont sombré dans les abîmes des classements mondiaux appliquent exactement l’inverse :

  • Refus du contact avec l’entreprise et l’économie réelle pour défendre la pureté académique
  • Refus des financements privés pour les mêmes raisons
  • Non à la sélection pour un accès démocratique à l’université, même à ceux qui n’ont pas le niveau, perdront deux ans et en seront frustrés à vie
  • International : moins mauvais mais c’est grâce à l’Europe et Erasmus
  • Quant aux partenariats, n’en parlons pas.. A la Sorbonne cohabitent au moins trois universités différentes sans se parler pourtant.

Pourquoi une telle différence et de tels choix absurdes ? La réponse est crystal clear dirait nos amis Anglo-Saxons, claire comme de l’eau de roche : les écoles de commerce sont autonomes, peuvent développer leurs spécialisations. Poussées par la concurrence qui existe entre toutes ces écoles (comment attirer les meilleurs élèves de prépa ? Les meilleurs professeurs ?), elles innovent et deviennent plus compétitives ; grands gagnants, les élèves qui sont formés à des métiers demandés. Pauvres facultés à côté, prisonnières d’un système rigide qui forment des élèves déprimés au chômage : 50% des étudiants en psycho d’Europe sont français..

Alors un peu de courage mesdames, messieurs les candidats à la présidentielle de 2007. La solution n’est pas si compliquée si l’on veut sauver nos universités et nos jeunes : plus d’autonomie pour les universités, rétablissement de la sélection à l’entrée pour aiguiller les jeunes vers les métiers où ils trouveront un emploi ! (C’est criminel de laisser des jeunes perdre deux ans dans une filière qu’on sait bouchée pour des décennies), augmentation des frais de scolarité sur le modèle anglais de prêt remboursable, par exemple, avec des bourses pour les moins favorisés.

medium_338805_50.jpgPetit rayon de lumière dans ce panorama bien déprimant, un président d’université (sur 120) a le courage de dire un certain nombre de ces vérités qui fâchent, Jean-Robert Pitte, président de Paris IV Sorbonne, et auteur de Jeunes, on vous ment.

Espérons que son appel sera entendu..


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83 réactions à cet article    


  • (---.---.59.170) 14 septembre 2006 12:40

    Enfin une bonne nouvelle !

     :)


    • La Taverne des Poètes 14 septembre 2006 13:07

      J’ai fait , moi aussi H.E.C (1), ainsi que Mat’ Sup’(2) !

      (1) Hautes Etudes Communales.
      (2) Maternelle Supérieure.
       smiley


    • (---.---.246.86) 16 septembre 2006 11:46

      Hum ! cet article ne me dit rien qui vaille. Un peu trop « crystal clear » sans doute. smiley


    • SilenT BoB SilenT BoB 14 septembre 2006 13:13

      Pour avoir fait une ecole de commerce et avoir frequente l’universite de Nice et de marseille II, c’est le jour et la nuit, les locaux sont pourris dans les universites que j’ai frequentees en comparaisons des ecoles que j’ai visite (meme si l’ESC Lille se trouve au-dessus d’une supermarche carrefour ). Les cours y sont obligatoires, peu d’absences sans excuse valable tolerees, les professeurs y sont de qualite, mais surtout le plus important, les zones temps accordees aux stages ou a l’apprentissage sont enormes comparees aux facultes qui n’obligentaucun stage sauf en DESS.

      Les ecoles de commerce sont tres liees aux enterprises c’est vrai, le parrain des promotions annuelles est souvent un dirigeant d’entreprise, les dirigeants n’hesitent pas a venir donner des conference et repondre aux questions des etudiants, dans mon ecole meme Boutros Boutrosgali etait venu une journee entiere.

      Les ecoles de commerce encouragent ou rendent obligatoire l’apartenance a une association , ce qui rend la vie de l’ecole bien plus animees et permet d’apprendre souvent enormement. Les eleves organisent des week end ski, des voyages, des soirees, etc...

      Linterenational, tres simple dans mon ecole en deuxieme annees c’etait 250 francais et 200 etrangers, j’ai travaille avec des chinois, des allemands, des espagnols, des mexicains, des americains, des canadiens, des polonais (pas de plomberie bien sur lol), des anglais. Quelle universite peut proposer cela ? Aucune.

      Les ecoles de commerce sont souvent generales pendant une temps puis vous specialisent, si vous parlez economie a un etudiant il vous comprendra ainsi que marketing, comptabilite, ressources humaines, finance d’entreprise et de marche, logistique, systeme d’informations, controle de gestion, audit. Bien sur ils n’ont que des notions approfondies, mais leur specialite ils la connaissent tres bien. Si bien que dans des entreprises ils sentent comme des poissons dans l’eau et peuvent comprendre le vocabulaire de tout le monde.

      Les universite ne creent aucun barrage a l’entree, ce qui et une dramatique erreur et pour se rendre compte du nombre de glandeur, il suffit de comparer le nombre d’eleves en 1ere annee et celui en matrise ! Les moyens des facultes sont derisoires si on les compare a ceux des ecoles de commerce. a plupart des ecoles dans le haut du classement des ecoles francaises appartiennent aux chambres de commerce, les etudiant participent en general a 1/3 de leur cout de formation, environs 22000 euros les trois annees, mais quel avantage !

      Les jeunes diplomes des 20 meilleures ecoles de france trouvent du travail dans les 6 mois, partir a l’etranger ne leur fait pas peur car souvent ils l’ont deja fait pour leurs etudes.

      Il est impossible de comparer les ecoles de commerce et les universites, c’est le jour et la nuit et ce n’est pas pret de changer ! Comme rien n’est fait pour ameliorer le sort des universites francaises, tout laisse a penser que rine ne changera dans les dix prochaines annees.


      • Anthony Meilland Anthony Meilland 14 septembre 2006 13:55

        @Silent Bob « Pour avoir fait une ecole de commerce et avoir frequente l’universite de Nice et de marseille II, c’est le jour et la nuit, les locaux sont pourris dans les universites que j’ai frequentees en comparaisons des ecoles que j’ai visite »
        - J’ai fait toute ma scolarité universitaire à la Fac de Nice. Et franchement, à par un petit problème de chauffage en hivers, c’est plutôt cool. Alors touche pas à ma FAC smiley

        « Les cours y sont obligatoires, peu d’absences sans excuse valable tolerees »
        - On peut même pas secher, pour aller boire une bière et fumer un joint au foyer !!! Ca craint !! smiley

        Et la Fête du Foyer de Valrose (campus de la fac de science), 4000 personnes qui écoutent de la zik en buvant de la bière et en bouffant des saucisses sur l’immense pélouse de la fac, est-ce que tu as eu cela au CERAM ?


      • SilenT BoB SilenT BoB 14 septembre 2006 14:20

        Oui j’etais a Valrose, franchement, la gueule du chateau, c’est beau dehors mais dedans, cette grande salle tellement froide en hivers que j’ai fait un examen de maths avec doudoune et gants (pas simple pour ecrire). Les TP et TD sont obligatoires pour les boursiers, j’ai seche tous les td de physique, jamais eu de probleme, j’etais pas boursier.

        La fete du foyer, oui c’est bien une fois par an, mais mis a part ca et le foyer (et encore la tonelle ca craignait)

        Quant au ceram j’ai eu mieux ! Pendant les elections du bureau des etudiants, c’est la fete comme celle du foyer pendant une semaine. le barbecue gratos, les soirees en boite gratos, des animations (jeux gonflables, jeux en reseau gratos, make up pour les filles gratos) Honnetement c’etait enorme ! La musique a fond toute la journee, des DJ connus, franchement oui au ceram j’ai eu mieux que la fete du foyer ! Mais il y a moins de monde c’est ca qui est un peu dommage (il y a moins d’etudiants aussi).

        L’annexe de la fac, franchement l’amphi il est moche et les avions en papier sont accroches en haut et de temps en etmps y’en a une qui descend. Les salles de tp et td ca date mais ca date... La salle info (je ne parle pas de celle des spe infos je la connais pas) avec des pc datant de l’an 2 (a mon epoque y’a 6 ans).

        Non en honnetete, j’ai passe de super moments dans cette fac, mais franchement ca n’a rien a voir avec le CERAM, il y a un monde entre les deux, je veux bien que certains profs sont bons, mais le ceram a d’excellents profs aussi. Les moyens sont aux antipodes, le cout d’un etudiant est de 20000 euros par an, en fac c’est 6000 euros je crois, il ya un fosse ! Et je te jure que j’ai adore cette faculte, qu’est ce que j’ai pu m’eclater la-bas (sur la pelouse en juin quel bonheur)


      • SilenT BoB SilenT BoB 14 septembre 2006 14:23

        zozo, les ecoles de commerce sont privees et appartiennent aux chambres de commerce pour la plupart. Un etudiant dans une grande ecole de commerce coute un peu moins cher qu’un etudiant de la fac. 1/3 pour la chambre de commerce 1/3 la collectivite locale ou l’etat 1/3 les eleves

        les ecoles sont sous contrat avec l’etat d’ou l’injection de fonds, mais les elevent participent aussi a leur cout d’education et croyez-moi ca change beaucoup l’attitude des etudiants.


      • faxtronic (---.---.127.45) 14 septembre 2006 17:00

        Salut, moi aussi j’etais a la fete du chateau. Assez sympa, j’aime bien boire sous les palmiers avec des geeks et des hippies. C’est que je suis un peu geek. J’y etais avec des potes de Sup telecom de Sophia Antipolis. Moi j’ai fait mes etudes a l’ecole centrale. C’est pas mal non plus comme taule. Mais j’attendais mieux en terme de dynamisme scientifique. Mais bon ya pas a chier c’est plus contraignant, plus selectif, plus international, plus stagiesque, plus industriel, plus riche, plus intense que la Fac. Sport obligatoire, 2 langues vivantes obligatoire, fluent english compulsory to get the degree or even to get some extra, chinois ou russe ou japonais vivement conseillee, j’ai pris japonais..., classement des etudiants et pas pour de rire, contact des le debut avec des industriels, avec souvent un parrainnage, cours generaliste, bon matos, bonne fete aussi, cours d’economie, de management, de gestion de projet, de qualité.

        Mais evidemment formatage du bonhomme, esprit de corps, competition a tout crin, en particulier envers les autres ( sup de co, fac, autre ecoles, etc...)


      • pluskezorro pluskezorro 14 septembre 2006 22:32

        Moi aussi j’ai fait la fac de Nice.C’était pas des études, c’était Woodstock.Tant mieux en un sens.


      • pluskezorro pluskezorro 14 septembre 2006 22:38

        Il était temps de le dire.Partir dans la vie avec un diplôme universitaire par rapport à une grande école c’est comme courir le 100 mètres avec 50 kgs de handicap. Il faut le dire aux parents naïfs qui compte uniquement sur le génie de leur enfant pour réussir avec le seul viatique de l’enseignement de la faculté.


      • Plutot mort que libéral (---.---.28.210) 14 septembre 2006 13:43

        Es ce à dire que le privé est meilleur que le public ? Une lapalissade !


        • zozo (---.---.79.1) 14 septembre 2006 14:12

          Vous vous plantez complètement dans votre analyse. C’est une question de choix politique et il n’y a aucune fatalité aux mauvais résultats de l’université française. Et le choix a été fait de priviligier les grandes écoles en y injectant beaucoup d’argent au détriment des universités où la situation devient critique tant le niveau de dépérissement devient patent. Il s’agit d’une question de moyens et non pas de méthodes. Si l’université est mauvaise, ce n’est pas à cause de sa démocratisation : c’est tout simplement qu’elle n’a pas d’argent...


          • DG. Damien G. 14 septembre 2006 14:25

            Article intérressant.

            Il montre un certain décalage, je dirais, de nature culturel.

            Ce qui est certains, c’est que les écoles de commerce, produisent un certain clubisme, comme le décrit bien Silent Bob (mais c’est en générale le cas de la plupart des grandes écoles privées, commerciale ou non). On nous parle ensuite de fracture entre la France dite d’en haut et la France dite d’en bas.

            après quoi, n’ayant pas fait d’école de ce type, je ne peu dire si elles produisent des gens compétents. Le fait est que je m’interrogent souvent sur certain choix stratégique, avec des résultats des fois douteux, des personnes sortant des dites écoles.

            Quant aux Universités, et bien le tableau n’est pas aussi mauvais que cela, d’un point de vue de la qualité de l’enseignement. La ou elle a vraiement des difficlutés, c’est dans la quasi absence de liaison avec le monde du travail (j’en sai quelque chose). Dans certaines filières, on met en place des spécialité ou l’insertion est facilité (stage, partenariat, intervenant du monde professionnel) : c’est une erreur, cela doit englober TOUTES les spécialités.

            La selection a l’entré, c’est du pipot, pour une raison qui est mal vu d’avancer : le selectionneur peut se planter ; avec des idnvidus qui aurait été refusé à l’entrée mais qui une fois dans le cursus se révèlent de tres bon éléments, et inversement. Là réside la véritable EGALITE des chances, et non dans les considération financières. La sélection se fait donc souvent d’elle meme puisque les 2/3 des inscrits ne franchissent pas le cap de la 1 année.

            Mettre une selection a l’entré, s’est envisager le choix d’empecher les potentiels de se révéler, et partant, de s’en priver.


            • gem gem 14 septembre 2006 16:33

              C’est toi qui nous joue du pipeau, sur l’air du « génie méconnu », avec tes erreurs du sélectionneur.

              D’abord y’a qu’au foot qu’il n’y a qu’un sélectionneur. En général c’est un jury.

              Ensuite, seule l’université est assez crétine pour faire dépendre l’admission d’un unique examen (le Bac) pour toutes ses filières. Aux grandes écoles il y a plusieurs concours, un peu décalés dans le temps ; c’est rare qu’on les réussisse tous (il y a une part de hasard), mais inversement quand on les rate tous, faut pas se mentir, c’est qu’on était pas bon.

              Et puis, soyons bien cynique : si un nul rentre quand même, ça n’est pas grave pour lui ni pour l’institution. Inversement si un bon n’arrive pas à rentrer, il y a toute chance que personne ne le voit jamais, même pas lui-même : il restera pour tous quelqu’un dont la place était ailleurs, point barre ! Et oui, la vie c’est irréversible, on n’efface pas le passé.

              Après, la vie fait son tri, pas plus juste que l’école. Une cloche scolaire peut être un méga-pro ... et inversement !


            • PatLeChat (---.---.1.57) 14 septembre 2006 22:40

              Je suis issu de ce système (classes prépas+école d’ingé publique). Je ne serait pas aussi tranché. Bien sur que beaucoup d’écoles d’ingé et de commerce marchent bien mais de la à vouloir tout formater de cette façon il y a un pas que je ne franchit pas.

              Il est clair qu’il n’y a pas assez de contacts entre les universités et le monde de l’entreprise. Cela joue sur les moyens mais surtout sur la capacité des étudiants à s’adapter ensuite au monde du travail. Beaucoup ici l’on dit.

              Mais en ce qui concerne la sélection....Franchement le taupin dans sa classe prépa est un peu comme le hamster que l’on dresse à sortir de son labyrinthe. Ce n’est pas parce que tu aurra bossé comme un malade tes cours et calculé la vitesse d’expansion de l’univers que cela fait de toi un surhomme.

              Il y a vraiement beauucoup de gens qui sont intelligents mais qui n’arrivent pas à s’adapter à ce système bourrin des prépas. A l’inverse, beaucoup de gens arrive à sortir d’une grande école en étant bornés et pas très futés. Tant mieux pour eux mais en ce qui concerne les premiers cités, il y aurrait un énorme gachis si on transformait toutes les facs sur le modèle des grandes écoles.

              Je pense que les deux systèmes peuvent être complémentaires si les facs s’ouvrent au monde de l’entreprise et évoluent pour être beaucoup plus réactives.

              La séléction par le deug ? Perdre 2 ans ce n’est pas très agréable mais la fac est un monde ou on materne moins qu’en école d’ingé. Ceux qui ont envie d’être encadrés peuvent aller en prépa....

              Mais il faut clairement limiter de manière drastique les places dans les filières bouchées. Là je rejoins celui qui a parlé de la psycho (désolé j’ai oublié son pseudo).. Le syndrome « je sais pas donc je prends psycho ou droit » est à combattre. Il faut au moins canaliser les indécis vers des fillières moins bouchées. Car le malheureux peut REUSSIR son deug et faire une license et une maitrise ! Tout ça pour s’apercevoir au bout de 4 ou 5 ans qu’il peut commencer à faire les pizzerias et les crèperies pour trouver un job...


            • lss (---.---.221.218) 14 septembre 2006 14:32

              Pour être allé dans une fac d’Ile de France, scientifique, une chose s’est imposée à moi dès le début : le système est abhérrant. Il ne s’agit même pas d’un problème d’égalité des chances. Il y a deux gros, deux énormes problèmes qui touchent finalement aussi les prépa : la baisse du niveau en lycée et collège. Nous ne sommes absolument pas préparés. Il faudrait impérativement que l’on enseigne les démonstration mathématiques au lycée et ne me dites pas que c’est trop difficiles, certaines sont tout à fait accessibles. De plus il faudrait un test d’entrée (avec éventuellement une prépa d’un an comme pour prépa véto et autre pour les plus motivés).

              De plus il faudrait casser le système Université blabla 1, niversité blabla 2 etc qui non seulement entraine des problèmes administratifs mais aussi cassent l’ambiance de la fac. Il faut de vrai campus pour les fac sur le modèle des prépa, ESx, ENSx et non des quasi villes ou l’on se croise sans se connaître. Bien sur certaines fac sont un peu différentes, mais pour avoir cotoyé des étudiants d’écoles d’ingénieurs, l’ambiance, les conditions d’enseignement et j’en passe sont non seulement meilleurs mais favorisent l’égalité des chances par des classes à taille humaine (ambiance école malgré les exigences -légitimes- des enesignants).

              En apparté, je suggère aux défenseurs du système fac de comparer les ouvrages de prépa et ceux d’université. Il n’y a pas photo : progressivité et rigeur d’un coté, théorie grandiloquente académique de l’autre... Et bien sur ne demandez pas des corrigés détaillés... les prépas exigent beaucoup des élèves mais l’enseignement est construit, avec corrigés détaillés à la clé et non pas seulement dispensé par des « maîtres es conference » (que voila un titre pompeux) avec des corrigés le plus souvent absent ou « allez va comme je te pousse » (ie juste les résultats)... En prépa on parle de cours et « colles » (ces dernières manquent cruellement à la fac) avec de vraies méthodes dispensées.

              Curieusement, ceux qui sont content de la fac, ce sont le plus souvent ceux qui sont devenus profs ou chercheurs (une minorité)... Tout les autres, ils disent tout simplement que leur formation est inutile car inadaptée, trop théorique et lointaine par rapport aux besoins des entreprises (ie aucun sens pratique)...

              Oh et en conclusion, les meilleurs profs que j’ai eu en fac étaient les profs enseignant en IUT (rigoureux, réalistes, exigeants, concrets... des vrais enseignants quoi, pas des enseignants cercheurs qui n’ont le temps que de mal faire les deux, entre deux dossiers administratifs et autre paperasserie)... Si c’est pas logique ça...


              • (---.---.74.32) 14 septembre 2006 18:01

                on dit maître de conférences ! le ès est uniquement pour le titre de docteur !


              • lss (---.---.221.218) 14 septembre 2006 18:44

                Je sais, c’était pour exprimer de l’ironie...


              • jean dron (---.---.185.2) 14 septembre 2006 15:12

                J’ai étudié à la fac de Sciences éco puis à Sup de Co Rouen.

                Je crois qu’une ESC, tout simplement, te prépare à bosser et au monde de l’entreprise.

                Ton objectif n’est pas de devenir un super intello mais de trouver un job et d’être armé pour y réussir. C’est ce que je voulais. J’ai été diplomé en 1998 et suis vraiment content.

                Le dernier avantage est que ce type de diplome est très reconnu.


                • matabo (---.---.208.41) 14 septembre 2006 15:28

                  Penser que le commerce et son enseignement revet la moindre importance aux yeux de la connaissance et de la pensée est un leurre.Heureusement qu il existe encore des espaces universitaires où la pensée libre et la recherche s attachent à autre chose qu à vendre ou à acheter.Le mythe de l’entreprise, nouvelle église, nouvelle ideologie, aussi reductrice et simpliste que les idéologies qui se sont succedées pendant ce siècle recrute visiblement de nombreux adeptes qui seraient prêts a bruler les hérétiques universitaires qui s en éloignent ou la critiquent.Triste début de millénaire, ou le neo-liberalisme, n est qu’un neo-obscurantisme.


                  • gem gem 14 septembre 2006 16:53

                    lol ! tu m’a fait bien rire. Des caricatures comme ça je croyais même pas possible !

                    « connaissance et pensée »... C’est vrai, le commerce c’est méprisable. La technique et la technologie itou, sans doute. Le balayage, la couture et la plomberie on en parle même pas... Le vrai penseur, lui, vit tout nu n’importe où en bouffant de l’air du temps, et branché télépathiquement sur le monde des idées platonicienne (même pas besoin d’ordinateur, trop ringard), c’est lui le roi de l’univers...

                    Trop comique...


                  • (---.---.162.15) 15 septembre 2006 12:12
                      tu m’a fait bien rire. Des caricatures comme ça je croyais même pas possible !

                    Ouh la la, il parle comme un jeune loup dynamique et méprisant et se représente sous les traits d’Haroun El Poussah. Même pas possible, eh bien si !

                    Am.


                  • Universitaire (---.---.106.250) 14 septembre 2006 15:30

                    Si ma mémoire est bonne, le budget par étudiant pour les Universités Française est de l’ordre de 6000 euros par an. Comparez avec les budgets des écoles de commerce. l’Université forme des très bons pour vraiment pas cher, et accepte tous les autres. C’est un peu différent comme philosophie que celle des écoles de commerce à 30 000 euros par an ... qui forment uniquement les bons pour très cher.

                    Pour ce qui est de l’absence de proximité avec l’entreprise des universités Française, c’est un poncif éculé : allez plutôt visiter les sites de partenariat universitaires de France Télécom, Thalès, SNCF (gros cosommateur d’optimisation), Airbus industrie, etc, etc ... Ce ne sont que les plus connus. Renseignez vous aussi sur le succès des thèses CIFRE.

                    L’université Française, c’est certes la Psycho, la Sociologie et la Médiation Culturelle, mais c’est aussi l’Informatique, les Mathématiques, la Physique, la chimie.

                    Pour finir, on oublie bien souvent que ceux - issus des écoles de commerce - qui montent en ce moment des entreprises de haute technologie qui créent des emplois, le font grâce à des technologies mises au point par le monde de la recherche, et de l’université en particulier.

                    En d’autres termes, ils font - ces « top managers » - des milliards avec Internet et le reste, en oubliant un peu vite que les technologies qui les rendent riche, ont été inventés voire financées par les universités (c’est le cas d’internet en particulier, et la totalité des sciences qui fondent l’informatique en général)...

                    Comme le disait un post vu-ailleurs, que « les entrepreneurs produisent de l’entreprise », et qu’ils « laissent les universités produire de la connaissance » tout le monde sera gagnant !


                    • SilenT BoB SilenT BoB 14 septembre 2006 15:45

                      Mon cher universitaire, en trois de faculte, je n’ai effectue aucun stage, je n’ai vu aucun entrepreneur, aucun employe, rien du mond de l’entreprise. Que les entreprises techonologiques fassent appel aux universites c’est tant mieux, mais cel fait plus appel aux chercheurs, car ce sont eux qui vont trouver ce dont a besoin thales et compagnie. Ce dont nous parlons ici c’est de relation etudiant universitaire - entreprise.

                      Les etudiants en informatique formes a l’universite sont moins bon que des ingenieurs en infornatique formes par les 20 meilleures ecoles (dixit un ingenieur info), mais ceci en debut de carriere bien sur apres ca se nivelle avec l’experience. La faculte forme des jeunes bons theoriciens en maths, chimie,etc... Mais si les ecoles sont cheres il y a plusieurs raisons : le reseau etudiant (honnetement tres efficace), la notoriete de la formation, la qualite des cours et l’assurance de la participation des eleves aux cours, etc...

                      Quand on integre une ecole on integre une sorte de communaute, si un ancien de mon ecole me demande un coup de pouce, sans meme l’avoir vu je lui filerai un coup de pouce, comme mettre le CV en haut de la pile et choses comme ca. Les ecoles vous apprennent bien plus que de la theorie, faire partie d’une association pour vous apprendre la demerde, faire des prensentations et parler a l’oral, deamnder des stage est un entrainement a la demande d’embauche et beaucoup de choses que les universites n’offrent pas malheureusement.

                      Croyez-moi, il y a un monde entre la fac et les ecoles de comemrce et d’inge.


                      • (---.---.108.11) 14 septembre 2006 16:14

                        A Silent,

                        Post très honnète.

                        Ce ne serait pas la sélection préalable qui fait que les informaticiens sont meilleurs à la sortie des Ecoles ?

                        Les écoles d’ingé offrent un cadre plus présent que les fac. Plus équipe, aussi (la Fac c’est chacun bosse chez soi).

                        La formation y est bien plus diversifiée. Et, ce qui ne gache rien, le nioveau d’anglais y est obligatiore (750 pts minimum au TOIC pour avoir son diplôme).

                        Allez, je vais bosser mes deux derniers Exams. Demain je serais peut être DESS Droit !

                        Johan (de retour de Londres).


                      • (---.---.108.11) 14 septembre 2006 16:15

                        Ha au fait,

                        J’ai fait un mémoire sur la DADVSI !

                        Johan


                      • mescalito (---.---.101.9) 15 septembre 2006 14:15

                        appartenir a ce genre de communauté est une honte quand on sort d’une école dite réputée. n’es tu pas capable de trouver un job par tes propres moyens ?


                      • (---.---.170.68) 14 septembre 2006 16:01

                        Ces classements valent ce qu’ils valent. Je me permets néanmoins de souligner que la communauté française de Belgique ( 4.5 millions d’habitants) classe deux écoles dans les 15 premières d’Europe.On en déduira ce que l’on veut...


                        • (---.---.108.11) 14 septembre 2006 16:08

                          Bon est ce que vous avez lu les critères d’évaluation des écoles ?

                          Salaire.

                          Taux d’embauche.

                          Taux de satifsaction.

                          Sans vouloir occulter les autres motifs soulevés par l’auteur et les intervenants, les recruteurs sont extrèmement focalisés en France sur le nom de l’Ecole. Sur le passage dans une école, même. Il y a une vraie frilosité à embaucher des étudiants de fac.

                          Ceci explique donc en partie cela.

                          Sinon, ce sont sûrement les querelles d’églises qui tuent la qualité des universités en France :

                          La profs sont intouchables et se consacrent à leur guéguerres. Du coup, chacun son secretariat, pas d’echanges de cours, pas de conférences communes, pas de gros débats. Pas de projets non plus : la fac et impersonnelle et relativement passive. Mais bon, c’est le seul moyen de s’autofinancer ses études (on ne prète qu’aux riches).

                          Enfin, je vous confirme qu’il y a de gros talents en Fac. Mais, en particulier en fac de sciences, ils préfèrent la quitter pour une école car leurs compétences ne sont jamais valorisées.

                          La fac est ingrate pour l’élève et trop pauvre.

                          De là à l’innonder de publicité, à laisser le privé s’ingérer dans la sélection des sujets de thèses et de mémoires... c’est le cas en école d’ingé, de commerce,...


                          • SilenT BoB SilenT BoB 14 septembre 2006 16:33

                            Tres honnetement je n’ai pas eu le sentiment que mon memoire de fin d’etudes ai servi a des entreprises, « Banques d’affaires, banques d’investissements : quels metiers aujourd’hui » et pour avoir lu tous les sujets proposes je ne pense pas que ceux-ci aient profite a quelconque entreprise.

                            Par contre les entreprises font beaucoup appel a la junior entreprise des ecoles de commerce.

                            Pour en revenir aux memoires et theses, je pense que les entreprises vont plutot puiser dans celles des ecoles d’ingenieur.


                            • Salina Salina 14 septembre 2006 16:40

                              Qu’y a t’il de scandaleux à travailler sur un thème qui sera utile par la suite et qui profitera à l’économie française ? Est ce scandaleux de travailler pour quelque chose d’utile et de productif ?


                            • SilenT BoB SilenT BoB 14 septembre 2006 16:45

                              aucun vraiment aucun, si ma these est utilisee par des entreprises je n’y vois aucune objection. La seule chose je veux etre au courant (histoire que si ca leur plait j’aille les voir si j’ai besion d’un boulot)


                            • (---.---.106.250) 15 septembre 2006 09:27

                              « Tres honnetement je n’ai pas eu le sentiment que mon memoire de fin d’etudes ai servi a des entreprises »

                              C’est peut être par ce qu’il n’était tout simplement pas bon... On ne peut pas tous être prix Nobel d’économie (tous Universitaires).


                            • sima (---.---.114.252) 14 septembre 2006 16:33

                              H.E.C = hautes études de la connerie. Franchement, si on se focalisait un peu plus sur la ce qu’on le produit plutôt que lsur la science du blabla, je pense que les choses tournerai un peu plus rond.

                              Pour témoigner de mon expérience ; en 2001, au moment ou mon père a désigné ses successeurs à la tête de l’entreprise familliale ( Une multinationnale de 10 000 employés) qui ne sont autres que mon frère, ma soeur et moi même ; nous avons procédé à une restructuration de l’entreprise. Tous les cadres qui ne produisaient rien de « palpables » ont été remerciés. (ça nous intéressait pas de payer quelqu’un 3000 euros pour faire du bla bla). Alors aujourd’hui, quand je vois un CV avec une école de commerce dessus, ça file droit à la corbeille. D’ailleurs, je reconnais qu’on n’en reçois plus. Les gens savent que cela ne sert à rien d’envoyer une candidature. Mais, vous allez me dire, comment vendre un produit sans avoir sous la main des « VENDEURS ». Nos vendeurs, ce sont les ingénieurs et techniciens qui ont conçus le produit. Des gens qui ont mis les mains dans le cambouis et qui savent de quoi ils parlent. Résultat : Nette augmentation des ventes et nette augmentation des bénéfices qui se répercute forcément sur les salaires des employés. C’est normal qu’ils soient récompensés pour leur travail. Alors, vous et toute votre foutaises et salades apprises à HEC ou autres, retournez plutôt à l’école apprendre un vrai métier plutôt que de passer votre temps à en......... les consommateurs.


                              • SilenT BoB SilenT BoB 14 septembre 2006 16:55

                                Pour faire tourner votre entreprise il vous faut :

                                Des comptables et des controleurs de gestion (surtout avec 10000 personnes) Des personnes en ressources humaines Des personnes a la logistique je suppose, mais ce n’est pas obligatoire. Des personnes pour les audits (ca petu etre en externe) Des personnes pour les systemes d’infornation, ca depend le type d’entreprise ca peut etre indispensable.

                                Que vous n’aimiez pas les persones qui font de la vente et du marketing soit, mais que vous pensiez que tous ceux qui sortent d’ecoles de commerce ne fassent que de la vente est une enorme erreur. Je fais de la finance, la « vente » de mon entreprise aupres des consommateurs c’est 5% de mon temps.

                                Vous avez besoin des ecoles de commerce, elles forment tout un tas de type de personnes, pas uniquement des vendeurs. Les productifs ont besoin de non productifs, l’entreprise ce n’est pas seulement de la production c’est aussi beaucoup d’autres choses, enfin, il me semble.


                              • gem gem 14 septembre 2006 17:05

                                pas besoin d’être aggressif, personne n’a dit qu’il était nécessaire d’avoir fait HEC, ESSEC ou autre pour bien vendre, et personne ne vous oblige à recruter des gens qui vous semblent trop chers.

                                HEC est un fournisseur comme un autre, son produit a manifestement des clients, et même des clients satisfait qui en redemandent. On ne peut que se réjouir d’avoir cette fabrique en France, non ? Même vous, je pense ...


                              • (---.---.170.68) 14 septembre 2006 17:44

                                Amusant, cette société de 10.000 personnes qui paie ses cadres 3.000 euros. Elle est en Chine ou en Inde ???


                              • Stravos (---.---.58.60) 14 septembre 2006 18:37

                                Cette société est probablement domiciliée dans le cerveau de cet aimable ironiste. Mais nos brillants blablateurs commerciaux n’auraient rien vu si vous n’étiez intervenu, mon cher...Que voulez-vous, les arts du blabla et de la finance (autre belle abstraction) finissent par créer un contre-monde plus tangible que celui où nous posons nos fesses. Il suffit d’annoncer une boite de 10 000 salariés et voilà tous ces messieurs en extase mystique. Ce petit fait en dit plus long que des tonnes de bouquins. Bon, je m’en vais caresser les 10 000 seins de ma Vénus illégitime, il sont plus sympathiques que les 10 000 glandus de cette foutue multinationnale neurologique.


                              • (---.---.192.187) 14 septembre 2006 22:26

                                Touché smiley


                              • Rocla (---.---.19.61) 15 septembre 2006 09:03

                                Silent « pour faire tourner une entreprise il faut des comptables »

                                J’ ai CEP à 14 ans, il semblerait ,d’ après moi que pour faire tourner une entreprise ,un Bon Produit Original serait un bon début, non ? Des comptables t’ en trouves , un truc original c’ est plus dur .

                                Rocla

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