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Accueil du site > Tribune Libre > La France va mal, par Michel Rocard - Remède : Egoïsme de l’Allemagne (...)

La France va mal, par Michel Rocard - Remède : Egoïsme de l’Allemagne et Refus de la réalité ? Des retombées mondiales

 Dans article « La France va mal » du 27 novembre 2013, publié par le « LE CERCLE », l’analyse de Mr Michel Rocard commence, dès les premières lignes, son réquisitoire par un ton véhément, abrupte est sans fard. « La France va mal, fort mal même, en cet automne 2013. Ses difficultés ne sont pourtant que la coloration particulière que l'histoire et la culture donnent dans ce pays à des problèmes ou des défis qui concernent le monde entier. » Il précise l’évolution historique de la France qui est commune à tous les grands pays développés : « Comme tout le monde et notamment comme tous les pays développés, elle subit les effets de ces immenses mutations en cours qui affectent la phase présente du capitalisme. La première est l'arrivée du modèle du capitalisme industriel à maturation. Depuis la saturation en occident et au Japon des marchés de premier achat de l'automobile, du réfrigérateur et de la télévision et leur remplacement par des marchés de renouvellement, infiniment moins dynamiques, il n'y a plus d'objet industriel de consommation de masse exigeant autant de force de travail : les industries de la communication et les services personnels n'y suffisent pas. La croissance stagne et l'emploi diminue. »

 

 Deux autres mutations, indique-t-il. La seconde qu’il résume durant cette même période en « regroupement des actionnaires en fonds de pension, fonds d'investissements et fonds d'arbitrage, externalisation maximale de la main d'œuvre, restructurations… » La troisième mutation, il fait état « d’une financiarisation extrême des économies et des sociétés, extension démesurée des marchés financiers spéculatifs, effondrement du système bancaire occidental entre 2007 et 2008, intervention des puissances publiques et donc des contribuables, au prix d'une nouvelle vague d'augmentation de la dette publique pour des Etats déjà tous gravement endettés depuis le ralentissement de la croissance ».

 Il brosse une situation difficile de la France. Le chômage qui s’est envolé, la précarité, l’instabilité qui « touche le tiers de nos sociétés et pousse ses victimes à l’apathie politique, à l’abstention et à la violence et à la délinquance » et la liste des maux est longue si on doit expliciter chaque point des conséquences de la crise qu’il énumère.

 Mr Rocard, on sent sa déception, tire la sonnette d’alarme : « À ces dommages qu'elle subit comme les autres, la France ajoute un effondrement particulier et récent de son appareil productif. Le déficit commercial apparaît puis devient lourd, les PME sont plus qu'ailleurs entravées dans leur croissance. C'est dans cette situation que la France ajoute un élément qui lui est propre aujourd'hui : une étrange crise politique qui se traduit par une profonde incapacité à entreprendre et assumer les difficiles réformes nécessaires, accompagnée d'une sorte d'aphasie de sa classe politique, incapable de prendre assez de recul pour comprendre et analyser ces menaces distinctes et se réfugiant dans un pugilat verbal principalement centré sur l'événement quotidien. Tout cela peut finir fort mal. […] en fait c'est tout le sud européen qui est en difficulté à la fois économique et politique ».

 Dans ce réquisitoire dressé par Mr Rocard, tout lui donne raison. Mais où sont les solutions ? Il n’y a évidemment pas une solution miracle, mais des solutions, des approches, des analyses à procéder. On ne peut oublier que Michel Rocard a été Premier ministre de juin 1988 à mai 1991 sous la présidence de François Mitterrand, donc bien au fait des problèmes économiques de la France, de l’Europe et du monde. Il a une vision précise des problèmes économiques dans le monde. Comment voit-il la solution aux problèmes économiques de la France ? 

 « La clé majeure de soulagement de tous ces drames, dit-il, est un changement de doctrine économique pour privilégier la recherche de la croissance ». Pour arguer son analyse, il met en avant deux prix Nobels d'économie, Paul Krugman et Joseph Stiglitz et demande qu’on les écoute. « De l'écoute qu'on leur porte et de notre capacité commune à retrouver le sens du long terme à la place de celui de l'immédiat dépend aujourd'hui le retour de la France et du Sud de l'Europe à des situations plus stables et plus harmonieuses ». Il met en avance le long terme à celui de l’immédiat, ce qui veut dire qu’il a une vision profonde du monde et de l’avenir. C’est à cette seule condition et des mesures qui seront décidées que l’espoir est permis à la fois pour la France, doit-on croire selon son analyse, que pour les pays du Sud de l’Europe. Il est évident que ceux du Nord en profiteront.

 Et que proposent les deux prix Nobels, Mr Krugman et Mr Stiglitz pour sortir de l’ornière ? Depuis longtemps, ils mettent en avant des médications keynésiennes pour soigner l’économie européenne. Ce qui veut dire mener des dépenses publiques fortes centrée sur les infrastructures, écoles, routes, réseaux de distribution d’eau… Pour les deux lauréats, la situation relative au chômage dans la zone euro est grave. Mr Stiglitz incite les décideurs européens à créer de nouvelles entreprises. Il rappelle qu’avant la crise de 2008, on faisait beaucoup état des déséquilibres mondiaux et de la nécessité pour les pays en excédent commercial comme l’Allemagne et la Chine d’accroître leur consommation. Et la situation, aujourd’hui, n’a pas changé. Si l’excédent de la Chine n’est plus à des sommets, c’est en raison principalement de la crise économique qui a touché l’Europe et les États-Unis. La dominante des économistes va dans le même sens. Si l’on croit Michel Rocard, « Tout cela peut finir fort mal ». I.e. plus de chômage, aujourd’hui le taux de chômage moyen est à 12%, moins de couverture sociale.

 

 Dans son article du 7 janvier 2013, « Les crises de l’après-crise », www.project-syndicate.org, Joseph Stiglitz ne pouvait pas être plus clair en écrivant : « Le rythme du progrès technique et de la mondialisation appellent eux aussi à des changements structuraux rapides, tant dans les pays en développement que dans les pays émergents. Ces changements peuvent être traumatisants et les marchés ont souvent de la difficulté à y faire face. […] Il faut créer de nouvelles entreprises, or les marchés financiers modernes sont plus enclins à spéculer et à gagner de l'argent rapidement qu'à financer de nouvelles entreprises, notamment des PME. […]Un système économique et politique qui ne bénéficie pas à la grande majorité de la population n'est pas durable. La foi dans la démocratie et dans l'économie de marché va finir par s'éroder et la légitimité des institutions existantes et du système en place va être remise en question. Le fait que l'écart entre les pays émergents et avancés ait fortement diminué depuis 30 ans est une bonne chose. Néanmoins, des centaines de millions de personnes restent dans la pauvreté et le fossé entre les pays les moins développés et le reste du monde n'a guère diminué. […] Alors que nous nous débattons avec les crises du moment, demandons-nous si notre réponse pour y faire face n'exacerbe pas les problèmes à long terme. La politique prônée par les hérauts de la lutte contre le déficit et les partisans de l'austérité affaiblit l'économie et mine les perspectives d'avenir. Le paradoxe de la situation est que la faiblesse de la demande agrégée (la cause majeure du ralentissement de l'économie mondiale) suggère une alternative : investir pour l'avenir en faisant les changements structuraux nécessaires et en s'attaquant simultanément au problème du réchauffement climatique et à celui des inégalités et de la pauvreté au niveau planétaire. »

 Un réquisitoire tout aussi critique, âpre, véhément que celui de Michel Rocard pour juger que les politiques menées par les gouvernements européens ne feront pas sortir l’Europe de la crise qui dure depuis bientôt six ans.

 Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, professeur à l’Université de Columbia, conseiller économique du président Clinton, ancien vice-président et Chef Economiste de la Banque Mondiale sait de quoi il retourne sur le plan économique mondial.

 Mais alors pourquoi n’est-il pas écouté ? D’autant plus que nombreux sont les économistes et les politiques de renom qui partagent cette opinion. Michel Rocard, Joseph Stiglitz, Paul Krugman, Lionel Jospin, Michel Aglietta, et la liste est longue. Dès lors, posons-nous la question : « Que fait le gouvernement français ? » Ne fait-il pas tout ce qui est son pouvoir pour favoriser la croissance ? C’est tout son intérêt s’il veut être réélu en 2017. Et si comme le disent ces économistes, le gouvernement français se trompe de stratégie ? La question de fond qui se pose : « Qui a raison ? Qui a tort ? » D’autant plus qu’il y a un enjeu considérable, non seulement la déprime économique pèse sur de nombreux pays européens, surtout le Sud de l’Europe et aujourd’hui elle s’étend à la France, la crise donc risque de perdurer et s’accentuer. A à force de mener des politiques d’austérité, un cercle vicieux de crise après crise est en train de s’enclencher. Une « évolution en W accolés », au gré des injections monétaires, sans véritable sortie de crise.

 Plusieurs questions se posent. Tout d’abord, la spéculation sur les marchés financiers est-elle réellement la cause de la crise qui a sévi et qui sévit encore ? Il faut dire que la spéculation n’est pas un phénomène nouveau, elle a toujours existé, à un degré plus ou moins grand. Un trait caractéristique de l’homme qui veut toujours gagner. D’autre part, la spéculation est directement liée à la politique expansive des Banques centrales qui cherchent à stimuler par la création monétaire la croissance. Et cette stimulation passe par le tryptique « consommation-production-investissement ». Plus les ménages consomment, plus la production et l’investissement crossent, la demande stimule l’offre. Et un excès d’offre de liquidités favorise la spéculation.

 Il faut rappeler que, depuis la crise 1929, les cycles économiques reviennent régulièrement et opèrent en trois temps : un mouvement ascendant, un sommet et un repli et une phase descendante. Dans les trois séquences, c’est la Banque centrale qui orchestre le processus. Une phase ascendante avec des injections massives de liquidités et une baisse d’intérêt, à la fin de la phase une surchauffe par la spéculation, une augmentation des taux d’intérêt pour éviter un atterrissage en catastrophe, ce qui n’est pas toujours le cas. Et une phase descendante, conséquence de la politique monétaire restrictive, avec une chute rapide des valeurs financières. Le système financier est plus ou moins purgé des excès financiers (hausse anormale des valeurs boursières). La spéculation, en réalité, ne fait que masquer la baisse de l’activité productive. Emprunts massifs des entreprises productives qui n’arrivent pas à équilibrer leurs comptes d’exploitation, création monétaire excessive par les banques, euphorie des marchés, etc.

 Après la crise, la Banque centrale, de nouveau, baisse rapidement le taux d’intérêt et procède à des injections massives, le cycle économique recommence. Ce qui s’est passé en 1997-2001 et 2001-2008. Aujourd’hui, la Banque centrale américaine (FED ou Federal Reserve) et la Banque centrale européenne (BCE) maintiennent leurs taux d’intérêt directeur au plancher et injectent des liquidités pour soutenir leurs économies. Le même processus joue pour la Grande-Bretagne et le japon.

 En Europe, les pays qui disposent d’une structure industrielle forte comme l’Allemagne s’en sortent mieux que ceux qui en disposent moins. Or les pays du Sud tirent leur croissance surtout des services (tourisme, investissements étrangers…), industrie légère, etc. Par conséquent, une politique d’austérité ne peut mener qu’à l’austérité. Et tous ces pays en difficultés n’ont pas d’alternatives que d’utiliser le « levier budgétaire ». L’austérité fait que les recettes fiscales ne compensent plus les dépenses des Etats, il faut recourir alors à l’endettement. Combien même ces pays dégraissent la fonction publique, diminuent les salaires, reportent l’âge à la retraite, etc., ils sont toujours confrontés à des dépenses incompressibles. Par conséquent poursuivre des politiques d’austérité sans perspectives de relance ne fera pas sortir ces Etats de la crise.

 Une remarque sur l’avant-crise de 2008. La spéculation et la titrisation des créances immobilières (subprimes) ont été, pour ces pays y compris pour les États-Unis, un « formidable levier » pour la croissance. Si crise financière il y avait, elle n’incombait pas intrinsèquement à la titrisation qui, au fond, n’a été qu’un mécanisme pour créer de la croissance. L’emploi n’a-t-il pas suivi ? Le taux de chômage était très bas. Des millions de logements ont été réalisés aux États-Unis et en Europe, ce qui était une réalité.

 

 Le problème n’était pas dans la « titrisation » mais dans le laisser-aller des banques et du manque de surveillance par le système bancaire – voulue ou non – qui a laissé se développer les ingrédients de la crise (créances à risques empaquetées dans d’autres anonymes et logées dans l’architecture du système financier mondial). Il demeure pourtant que cette « politique de l’offre » a été favorable pour les États-Unis que pour les pays du reste du monde. Grâce aux injections massives opérées par les Banques centrales occidentales durant la décennie 2000, les pays émergents, en particulier la Chine, ont décollé économiquement.

 En 2008, un nouveau cycle s’est enclenché. Même processus, mêmes mécanismes. Comme une fatalité pour l’économie mondiale. Des injections monétaires massives opérées, bien que différemment menées entre l’Europe et les États-Unis ? Certes les plans de sauvetage et les plans de relance ont permis de dépasser la crise, mais l’économie occidentale est toujours en stagnation, il n’y a pas de réelle reprise. Plus difficile en Europe qu’aux États-Unis. Cette stagnation impacte les pays émergents (baisse des taux de croissance). Et les banques qui ont été renflouées se targuent, aujourd’hui, d’avoir remboursé les crédits contractés auprès des Etats.

 

 Partout en Occident, l’endettement a augmenté, il résulte principalement des déficits publics des Etats. L’endettement devient un passage obligé pour toute l’Europe, en particulier les pays du Sud. Mais si l’Allemagne qui a une voix prépondérante dans la zone euro conditionne l’octroi des aides (rachat des dettes souveraines par le Mécanisme européen de stabilité financière) aux Etats aux réformes qu’ils auront apportées à leurs systèmes économiques et financiers pour diminuer les déficits publics, il reste que, malgré leur « nécessité », les conditionnalités prescrites ont atteint leurs limites. Sans reprise économique, malgré les réformes structurelles qu’ils auront apportées à leurs finances publiques, malgré la surveillance multilatérale, les efforts budgétaires ces pays ne pourront qu’atteindre leurs limites.

 

 Si on compare l’Europe aux États-Unis, on constate que la situation est meilleure de l’autre côté de l’Océan Atlantique que dans le « Vieux continent ». Pourquoi cette dynamique aux États-Unis quand la Réserve fédérale américaine injecte chaque mois 85 milliards de dollars à son système bancaire pour qu’il puisse financer l’économie. Il faut préciser que ces injections monétaires vont à la fois à la demande privée et la demande publique, via l’achat par la FED des créances immobilières et des bons de Trésor. Le soutien à l’économie est perceptible, les données statistiques font état de remontée de l’emploi, une reprise de la construction, etc. Quant au budget fédéral, il est de plus en plus financé par les banques américaines, ce qui compense la diminution des achats de titres du Trésor américain par les pays étrangers. Plus important encore, la détention des titres souverains américains passant progressivement des pays du reste du monde vers les États-Unis via la hausse du bilan de la FED (quantitative easing) s’assimile à une « reprise des titres émis par le Trésor américain », et donc à une « destruction ».

 

 Le même processus joue en Grande Bretagne, au Japon et dans la zone euro, sauf que dans la zone euro, le processus de rachat des dettes souveraines s’opère selon les règles établies par l’Allemagne. Premier moteur de la zone euro, son poids économique pèse pour plus du quart du PIB total. La France vient après pour environ 20%.

 

 Il faut se rappeler que le candidat François Hollande avait mis, lors de la campagne présidentielle en 2012, les euro-bonds comme « mesure-phare » de son programme économique pour la France. Après son élection, et suite aux discussions qu’il a eues avec la chancelière allemand Angela Merkel, le silence du président est tombé sur cette donne. On n’en parle plus. De plus, non seulement, il eut des débats inquiétants pour alarmer l’opinion publique européenne sur un éclatement possible de la zone euro, par une éventuelle sortie de la Grèce, en outre, il a été même mis en avant une remise en cause de la monnaie commune. Une formidable campagne médiatique a été enclenché où tout a été mis à contribution pour créer une situation de panique sur l’avenir de l’union monétaire. Le conditionnement a réussi. Alors que tous les politiques savent « qu’une sortie de la Grèce ou n’importe quel pays de l’Europe monétaire signifierait le début de la fin de l’Europe », et la fin des illusions pour les pays hors-zone qui y prétendent. Alors qu’il y a aujourd’hui, et surtout depuis 2008, une impossibilité presque absolue pour une économie européenne de sortir de la zone euro. Au contraire, la crise de 2008 a montré à tous pays d’Europe hors-zone euro d’intégrer la zone euro, y compris la Grande-Bretagne. Ce n’est qu’une affaire de temps, et un temps pas très lointain.

 

 Ceci étant, d’où vient le financement du Mécanisme européen de stabilité financière (MESF), anciennement le Fond européen de stabilisation financière (FESF) ? De la Banque centrale européenne ? Des excédents allemands ? Et sur quelle base ? Et pourquoi la France n’a pas insisté sur les euro-bonds ?

 Et si l’Allemagne, dans ce processus, ne recherchait que son intérêt immédiat. On ne peut croire que Mr Rocard, Mr Stiglitz, Mr Krugman, et de nombreux économistes de renom en France, en Europe et dans le monde, se trompent dans leur diagnostic. Ils exhortent les décideurs de la zone euro à prendre des mesures courageuses à l’instar de la Réserve fédérale américaine. Evidemment, selon la taille de la zone euro qui représente 10 474,613 milliards d’euro, à la fin de l’année 2012, ce qui en fait de la zone euro, la deuxième économie dans le monde. Le ratio de la dette publique de la zone euro par rapport au PIB est de 90,6%. (Source Eurostat).

 Le problème n’est pas une mutualisation des dettes souveraines européennes, ce qui serait inéquitable et explique les réticences de l’Allemagne dans les euro-bonds, mais de trouver un juste milieu qui assurerait la croissance à la fois aux économies du Nord, du centre dont la France, et du Sud (Espagne, Grèce, Portugal, Italie…). Continuer dans la direction de l’austérité sans reprise réelle condamne ces pays à la régression avec des évolutions en W. En tant que première économie de la zone, à voir les excédents qu’elle cumule et le doivent aux déficits des autres pays de la zone et hors-zone, l’Allemagne tire-t-elle réellement profit de cette situation ? Le syndrome de l’hyperinflation de la crise de 1923 ne joue-t-il pas dans cette politique économique timorée de la zone ? Et qu’en est-il des « fonds servis » dans le cadre du MESF ? A qui profitent-ils ? Est-ce seulement aux pays des économies du Sud de l’Europe ?

 Les opinions sur l’endettement divergent. Des économistes déclarent que l’endettement de l’Europe n’est pas tellement grave puisqu’il faut bien y avoir recours pour financer le Budget des Etats, et surtout qu’il est libellé en monnaie nationale. D’autres contredisent cette version et déclarent que l’endettement viendra peser sur les contribuables et les générations futures. Que penser de ces opinions contradictoires ?

 C’est aux réponses à ces questions que l’on peut savoir si l’Allemagne subordonne l’intérêt des autres membres de la zone euro à son intérêt, et « refuse la réalité ». On ne peut par des politiques d’austérité et des rachats périodiques de la dette publique produire de la croissance. D’autre part, le marasme économique persistant de la deuxième économie du monde aura « des retombées mondiales ».

 

Medjdoub Hamed

Auteur et chercheur spécialisé en Economie mondiale,

Relations internationales et Prospective.

www.sens-du-monde.com

 


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38 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 10 décembre 2013 11:18

    À l’auteur :

    La France et le Monde se porteraient mieux si l’on s’orientait vers une 

    Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel financé par l’Épargne.

    Lire, SVP :
    http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3/40/ ... cerite.pdf

    Le Parti Capitaliste Français ( PCF ) propose une synthèse socio-économique permettant d’instaurer une authentique compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité.

    Ce projet de « Refondation du Capitalisme et de création d’un Dividende Universel » se compose d’un Objectif Principal et de deux Objectifs Spécifiques qui découlent de l’objectif principal.

    Objectif Principal :
    Acquisition Citoyenne & Collective du Pouvoir Économique
    Par un effort préalable d’épargne soutenu, les « démunis » (par opposition aux « nantis ») acquerront collectivement des actions du capital des entreprises du secteur marchand, banques incluses.
    Cette participation au capital pourra être minoritaire (minorité de blocage) ou majoritaire.

    Objectifs Spécifiques :
    I)
    Transformer le « capitalisme ordinaire » en un véritable 
    Capitalisme Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.
    Les représentants des « démunis », démocratiquement élus, géreront ce patrimoine financier de manière à infléchir Recherche, Développement, Production & Commercialisation des entreprises contrôlées : Refondation du Capitalisme.
    II)
    Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d’un 
    Dividende Universel évolutif qui, de facto, éradiquera définitivement le concept même de chômage ainsi que celui de la « lutte des classes ».
    II.1)
    À terme, les profits des entreprises sous contrôle des « démunis » seront partiellement distribués à l’ensemble des « démunis » sous forme de Dividende Universel.
    II.2)
    a) Ceux qui le souhaiteraient pourraient s’arrêter de travailler et se satisfaire du Dividende Universel.

    b) Ceux qui souhaiteraient gagner plus que le seul Dividende Universel pourraient travailler dans l’économie marchande et, éventuellement, y gagner des rémunérations faramineuses sans être accusés d’exploiter qui que ce soit.
    II.3)
    Si plus personne ne souhaitait travailler dans l’économie marchande, celle-ci s’effondrerait totalement et, avec elle, le patrimoine accumulé des « démunis » deviendrait stérile et interdirait le bénéfice du Dividende Universel.



    • Hamed 10 décembre 2013 13:13


      @ Jean-Pierre Llabrés

       Ce que vous dîtes est intéressant, mais demande une évolution de l’humanité, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

       Ce que le PCF propose dans « une synthèse socio-économique permettant d’instaurer une authentique compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité. » peut ABOUTIR par la forces des choses. Mais ce ne sera pas demain. D’autre part, il faudrait que les forces économiques et les situations sociales respectives de chaque zone économique poussent dans cette direction. Ce n’est donc pas une question de doctrine économique, mais une question de prise de conscience des dirigeants du monde.

       Et c’est un intérêt mutuel aussi bien pour les gouvernants que pour les masses d’hommes et de femmes dans le monde (auquel elles aspirent). Le monde, zone ou non, est embarqué sur le même bateau. Le problème est de comprendre la situation économique mondiale aujourd’hui et l’ « état de chaque zone ». Et pourquoi les décalages entre les zones ? Et c’est seulement en comprenant qu’on peut apporter des remèdes que l’humanité puisse mieux avancer. En attendant, c’est une partie de l’Europe qui est en train de « payer  ».


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 10 décembre 2013 14:18
      Par Hamed (---.---.242.223) 10 décembre 13:13
      «  Ce n’est donc pas une question de doctrine économique [capitaliste], mais une question de prise de conscience des dirigeants du monde. »

      Pas seulement des dirigeants !



    • jalin 10 décembre 2013 15:00

      Beaucoup plus de mesures sont nécessaires, mais la BCE doit pouvoir financer des investissements nécessaires à la transition énergétique :

      http://jeanzin.fr/2013/12/09/le-petit-manuel-de-la-transition/


    • La mouche du coche La mouche du coche 10 décembre 2013 19:57

      Article pro-gouvernemental d’un euro-troll smiley


    • schwitters schwitters 11 décembre 2013 12:08

      Faire des démunis des spéculateurs pour pérenniser le système actuel !!!!

      Je crois cauchemarder en lisant ces propositions surréalistes ! Pire que le « meilleur des mondes »

      L’IDEAL de chacun serait...le monde de la capitalisation et du rendement !

    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 11 décembre 2013 14:36
      Par schwitters (---.---.130.222) 11 décembre 12:08

      Refonder le Capitalisme ne signifie pas pérenniser le système actuel...
      Il faut au moins lire ce qui est écrit ou, mieux, le comprendre ! ! !


    • cardom325 cardom325 10 décembre 2013 11:39

      « reprise des titres émis par le Trésor américain », et donc à une « destruction ».

      votre article est intéressant et clair , notamment ce paragraphe sur les reprises de titres qui correspondent donc en réalité à une destruction de monnaie

      Cela ne démontre t’ il pas la stratégie de repli sur soi des USA ?
      Devenir autonome en matière énergétique , et ensuite s’asseoir sur leur dette étrangère , en sabordant le dollar et en créant une autre monnaie l’amero ....les USA pourront alors dire, le dollar n’est plus notre monnaie, mais çà reste votre problème

      cette stratégie est destinée à faire capoter la Chine ,devenue très très puissante (voir les préparatifs de guerre dans le pacifique ) mais l’ Europe en paiera aussi les pots cassés


      • Hamed 10 décembre 2013 13:16

        @  cardom325

        Vous vous trompez sur la stratégie de repli des USA. Au contraire, avec les formidables injections, ils sont en train de contrecarrer à la crise mondiale ce que l’Europe le fait très faiblement.

        Le problème n’est pas d’être autonome en matière énergétique mais de sortir du marasme économique. Leur dette étrangère, au contraire, est bénéfique, car sans elle le monde arrêtera de tourner. Et le dollar ne se porte que bien. C’est plutôt l’euro qui se porte mal.

        D’autre part, vous dîtes que «  les USA pourront alors dire, le dollar n’est plus notre monnaie, mais çà reste votre problème » ne sont que des clichés mal compris. Il faut comprendre ce que voulait dire l’auteur, et l’ironie de l’histoire, aujourd’hui encore, ce message n’est pas pris en considération par les décideurs ou plutôt très mal pris, et pourquoi la déprime en Grèce, au Portugal, en Italie, etc. Elle est en train de gagner la France et même l’Allemagne.

        Quant aux préparatifs de guerre avec la Chine, il ne faut pas rêver. L’Europe paie les pots cassés, je pense, par elle-même.


      • Bonneteau 10 décembre 2013 12:48
        « investir pour l’avenir en faisant les changements structuraux nécessaires et en s’attaquant simultanément au problème du réchauffement climatique »


        • Hamed 10 décembre 2013 18:33

          @ Bonneteau

          « investir pour l’avenir en faisant les changements structuraux nécessaires et en s’attaquant simultanément au problème du réchauffement climatique »

          Il ne faut pas trop rêver avec l’écologie, le réchauffement climatique. Il faut d’abord s’attaquer aux causes de la crise. Ce qui est loin d’être fait.


        • non667 10 décembre 2013 13:29

            smiley   smiley  rocard ? vous avez dit rocard ?
          c’est pas le 1° ministre gagné par la lepénisation des esprits qui avait dit qu’on ne pouvait pas accueillir toute la misère du monde avant de baisser son froc sous la pression du politiquement correct ?


          • Abou Antoun Abou Antoun 10 décembre 2013 13:38

            Rocard, c’est pas le Mélenchon de 1968 passé à la social démocratie et qui en tant que ministre n’a jamais été capable de faire autre chose que d’inventer des taxes ? Celui qui était prêt à vendre son âme à Sarko premier pour en inventer une dernière.
            Au placard Rocard, ne citez pas cette nullité, cet incapable, ce renégat.


          • Hamed 10 décembre 2013 18:28


            @
            non667 et Abou Antoun

             

             

             Vous jugez trop vite l’homme. Mon analyse ne concerne pas l’homme en tant qu’homme ou en tant que Premier ministre qu’il était, mais la prise de conscience qu’il a aujourd’hui, et son passé de premier ministre lui sert « parce qu’il sait beaucoup beaucoup plus que vous en savez ».

             Si vous apportez une critique constructive, soyez les bienvenus, si vous n’apportez que des critiques stériles qui n’ont rien à voir avec la réflexion recherchée dans cet article, il vaut mieux se taire et c’est dit sans vous vexer.


          • Abou Antoun Abou Antoun 10 décembre 2013 19:18

            Hamed,
            Leurré par le PSU en son temps et ayant résidé à Conflans Ste Honorine j’en sais sans doute beaucoup plus que vous sur le personnage.


          • vesjem vesjem 10 décembre 2013 19:31

            rocard a dû lire les nombreux articles et commentaires d ’ AV , et en a fait une synthèse ;
            c’est pas la moitié d’un c... , c’est vrai , mais il a déjà « donné » (et sans doute reçu)


            • mmbbb 10 décembre 2013 20:09

              Par non667 Rocard evoquait un probleme crucial Vous employez le poncif ’ lepenisation des esprist " Helas je connais beaucoup des bonnes ames comme vous fort en belles paroles mais qui font tout pour eviter la mixite sociale Croyez que l’on puisse acceuillir tout ce monde sans qu’un jour la societe francaise eclate si ce n’est deja fait . La France est devenu quand meme un beau merdier et l’education nationale une belle reussite les banlieues un lieu de convivilaite ou la concorde regne Le fils de Fabuis a grandi dans le 9 3 bon j’arrete les francais sont des veaux comme disait le grand Charles ei si nous en sommes ma nous le devons qu’a nous meme et notre exception culturelle francaise de croire que nous sommes encore le phare du monde Pourqoui la Suisse se pôrte t elle bien ? 


              • Klisthène 2017 Kxyz 10 décembre 2013 20:17

                Michel Rocard est grand intellectuel au affaire il renonça par manque de courage la reforme des retraites et pas manque de courgae refuse d accompagner nouvelle donne qui veut redonner au ps sa dimension sociale de gauche ..
                après il a ma sympathie dans ses analyses pour ce qui est du courage politik le père du RMI - faire vivre un français à l’ époque avec 2500 f par mois..de qui se moque t il .... ? il fut plus inspiré sur les accords de matignon pour la Nouvelle Kanakie ..
                si la France veur retrouver ses marges d’ action c ’ est cia l europe monnaie commune plus monnaie unique europe des nations
                11 milliards sont versés par la France pour cette europe qui détruit notre pays..


                • vesjem vesjem 11 décembre 2013 09:17

                  @kxyz
                  après il a ma sympathie dans ses analyses
                  Ce type de personnage politique , toute les journées , il les passe à discutailler entre amis politiques , à lire des forums comme AV ou autres , à lire des revues de géopolitique , et à en faire des synthèses qu’il vient ensuite régurgiter comme un perroquet , en écoutant parler son nombril ;
                  Ne nous minimisons pas , nos idées valent les leurs (j’ai failli taper leurres) ; c’est leur boulot à vie , grassement payé pour se payer notre tête , et ils racontent et ordonnent conneries sur conneries ;
                  Ce site (AV) , par exemple , est pour nous une source de réflexions et de discussions plus pertinente (avec des secrets d’alcôve des pouvoirs et de réseaux en moins , quoi que) que leurs verbiages devant un whisky 50 ans d’âge ;
                  Il me revient la période « autogestion » de rocard (# 80’s) ; la pure utopie au pouvoir ; certes , pas un con ce rocard (j’ai failli taper tocard) , mais un égotiste dangereux 


                • ahtupic ahtupic 10 décembre 2013 20:37

                  Rocard aussi va très mal. Et c’est seulement aujourd’hui qu’il s’en rend compte ? La vieillesse est vraiment un naufrage.


                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 11 décembre 2013 07:03

                    L’UE et l’euro sont des créations américaines + Monnet et Schuman qui étaient des employés des USA + l’ Allemagne.

                     Sous le faux prétexte que les guerres sont le fruit des Nations, l’objectif est de supprimer les Etats européens et de soumettre les Nations et les peuples à une colonisation américaine, au bénéfice de la finance et des multinationales, dont les accords transatlantiques seront le couronnement.

                    Le but de l’ UE n’est ni la paix , ni servir de contrepoids aux USA, mais de nous ruiner et de faire disparaître de la carte les Nations européennes, en les découpant en petits bouts, par les euro-régions.

                    La seule solution est de sortir de l’ UE, de l’ euro et de l’OTAN par l’article 50, pour retrouver notre indépendance.

                    Rejoignez l’ UPR, qui est un Mouvement de Libération Nationale, comme l’était le Conseil National de la Résistance. « Programme de Libération nationale »


                    • oncle archibald 11 décembre 2013 09:03

                      Je pense à peu près le contraire de ce que vous avancez :une ’Europe forte et unie est absolument nécessaire dans le monde tel qu’il est,  pour pouvoir peser, infléchir, et non subir. 

                      Je crois qu’une confédération d’états européens exactement comme « les Etats Unis d’Amérique » serait une entité qui pourrait « révolutionner » le reste du monde. Si nous en restons à l’échelle des pays comme la France, l’Espagne, l’Italie, nous ne pouvons que subir. C’est un peu comme si l’Andorre prétendait influencer la politique mondiale.

                      J’aimerai beaucoup que l’Europe commence par harmoniser, vers le haut bien entendu, le traitement des problèmes sociaux, assurances maladies, caisses de retraite, protection des plus vulnérables, ainsi que la fiscalité, pour que cesse enfin la concurrence directe entre pays européens et que l’entité Europe devienne un exemple et un moteur pour le reste du monde. 

                      Cela tout en laissant sur certains sujets locaux beaucoup de liberté aux états qui composent la fédération, comme aux USA ou les lois qui ne sont pas « fédérales » peuvent être très différentes d’un état à l’autre.

                    • Hamed 11 décembre 2013 17:44


                      @ Fifi Brind acier et oncle archibald

                      L’UE et l’euro ne sont pas des créations américaines mais une copie de l’Amérique. L’UE veut sa part dans la direction du monde non pas pour diriger du mon de mais s’en sortir.

                      Le monde des colonisations est fini , il reste quelques poches dans le monde mais tout a un temps. Mais comme l’a dit  oncle archibald, il faut « une Europe forte et unie est absolument nécessaire dans le monde tel qu’il est, pour pouvoir peser, infléchir, et non subir. Une confédération d’états européens exactement comme « les Etats Unis d’Amérique ». Elle serait une entité qui pourrait « révolutionner » le reste du monde. »

                       Il faut ajouter qu’elle a déjà révolutionné le monde. L’Union européenne des 28 est la première économie du monde par son PIB, et troisième par sa démographie. Le problème est qu’elle subit le diktat de l’Allemagne. Elle a mis tous les pays européens sous sa coupe, dans le sens qu’elle est « pressurise » doucement mais sûrement les autres membres de la zone euro. Tous les gouvernants européens s’aplatissent devant le lobby financier allemand. Et cela n’est pas normal.

                       Et comme il le dit oncle archibald, « Si nous en restons à l’échelle des pays comme la France, l’Espagne, l’Italie, nous ne pouvons que subir. » Il faut ajouter face à l’Allemagne qui se targue d’être la seule à avoir des excédents commerciaux et qu’elle fiance les autres pays en difficultés (Chypre, Espagne, etc.). Quel GROS MENSONGE. Alors comment se fait-il que sa dette publique a augmenté ?

                       Tel est l’enjeu pour l’Europe monétaire : sortir du diktat de l’Allemagne dans le sens qu’elle doit composer avec les autres membres de la zone euro pour sortir l’Europe de la crise économique et financière et non viser que son intérêt.

                       Pourtant, il y a des MOYENS sauf qu’on ne veut pas, on défend ses intérêts.

                       Il faut que l’Europe se réveille et cela n’a rien à voir avec ROCARD. Les réactions à cet article ne sont pas là pour juger Rocard mais apporter une vision sur la crise que vit l’Europe. C’est cela le plus important. Juger Rocard pour ce qu’il a fait ou n’a pas fait n’enrichit pas le sujet.


                    • oncle archibald 11 décembre 2013 18:32

                      N’étant pas un pro de la finance (euphémisme) je ne comprends pas bien ce que vous dites au sujet de l’Allemagne. Elle a peut être augmenté sa dette pour venir en aide à la Grèce ou à l’Espagne qui ne peuvent plus emprunter à des taux décents. Non ? Elle pèse sur le taux de change de l’Euro pour favoriser ses exportations alors qu’une dévaluation de l’Euro permettrait de réduire la dette et relancer l’économie de tous les pays membres ? J’avoue que je n’y comprend rien.

                      Mais sur le fond je reste persuadé qu’il faudrait unifier tous nos systèmes fiscaux et sociaux pour que l’Europe existe véritablement. J’ai l’impression que pour le moment l’Europe fixe le calibre des tomates ou des abricots de catégorie AAA, règlemente la sécurité des ascenseurs et dit que la France n’a pas le droit d’interdire le port du voile religieux des musulmanes dans les crèches. En bref je ne vois que du négatif alors que je ressens qu’elle pourrait faire beaucoup mieux.

                      Question subsidiaire : la spéculation boursière à la nano seconde par ordinateur est une invention complètement dévoyée de sa fonction. J’ai toujours pensé que la bourse servait à fournir du capital aux entreprises pour leur permettre d’exister et de se développer, que si on avait misé sur une « bonne entreprise » on pouvait espérer un bénéfice plus substantiel que l’intérêt d’un prêt puisqu’on participait aux benefices, et que si on avait misé sur un mauvais cheval on pouvait tout perdre très vite.

                      Or actuellement ce qui intéresse les finassiers ça n’est pas la valeur de ce qu’ils ont acheté ni même le montant des dividendes, mais sa possibilité de fluctuer rapidement à la hausse ou à la baisse. Avec des achats et ventes qui se font à la nanoseconde on est au bout de ce système idiot, qui fait gagner de l’argent à ceux qui savent anticiper les fluctuations du cours, à la hausse ou à la baisse, sans aucune référence à la valeur intrinsèque. Peu importe ce que l’on a acheté, on ne joue que sur le très court terme. 

                      Le système est donc complètement perverti, détourné de son objet premier : permettre à des entreprises de se développer et encaisser au bout d’un temps relativement long dividendes et bénéfices à la revente si l’entreprise devient prospère.

                      Il avait été question d’instaurer une taxe particulière sur ce type de bénéfices spéculatifs, et il serait en effet très simple d’instaurer une taxe à taux dégressif suivant le temps pendant lequel on a gardé la valeur boursière avant de la revendre. Pourquoi ne serait-il pas possible d’instaurer ce type de taxe au niveau européen, sinon mondial pour freiner la spéculation ? Ou bien au contraire y a t-il un intérêt particulier à laisser faire les spéculateurs et pourquoi ? Je crains la réponse à cette dernière question.

                    • Hamed 12 décembre 2013 00:23

                      @ oncle archibald

                       Ce serait trop long à expliquer le mécanisme de financement des pays en difficultés. Dans un prochain article, je tenterais d’expliquer le mécanisme... 


                    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 décembre 2013 20:24

                      Ah, bon , l« UE et l’euro ne sont pas des créations américaines ?

                       » La construction européenne a été financée par la CIA«  Article d’ Historia en 2004.

                      Monnet et Schuman étaient financés par les USA , Marie France Garaud le confirme

                       »Monnet était un agent américain pour détruire les Nations européennes"


                    • Denzo75018 11 décembre 2013 08:29

                      sans oublier l’ENTETEMENT de la France et de nos Socialistes/Syndicats à ne toujours pas faire ses réformes structurelles INDISPENSABLES à modèle social inchangé !


                      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 décembre 2013 20:29

                        Denzo,
                        Vous êtes d’accord je suppose pour que votre salaire, ou vos indemnités chômage, ou votre retraite soit baissée de 30% ?

                        C’est ce que propose Goldman Sachs, pour compenser le fait que l’euro soit trop fort par rapport au dollar de 30%.

                        Goldman Sachs propose de baisser les salaires de 30%


                      • Pepe de Bienvenida (alternatif) 13 décembre 2013 10:49

                        Et quand le dollar s’effondrera (parce qu’un jour il s’effondrera) il faudra le suivre aussi ?


                      • soi même 11 décembre 2013 10:25

                        Je ne sais si Rocard est le plus habilité à parler de l’Égoïsme des autres pays.
                        Il n’a jamais fait de déclaration fracassante comment l’Europe et sur quel basse elle a été construite.
                        Un des secrets de l’impossibilité de l’ UE, c’est qu’elle justement sa force est sa faiblesse, elle c’est bâtie sur des égoïsmes des pays qui la compose.
                        Ce qui ce garde de dire, la création d’une entité politique ne se fait jamais par le haut, et surtout pas par des volontés étatiques, elle se crée toujours quand ils y a un consensus de tous les partie et en premier lieux ceux des peuples qui la compose.
                        L’exemple de la confédération Suisse prouve historiquement ce que l’UE n’a pas fait.

                        La naissance de la Confédération suisse.
                        http://www.admin.ch/org/polit/00056/index.html?lang=fr

                        Résumé du texte latin

                        .

                        Les règles suivantes ont été établies dans l’intérêt de garantir la paix et de veiller au bien commun :

                        .

                        1.  Au vu des temps difficiles, les gens et les communautés d’Uri, de Schwyz et de Nidwald s’engagent à se prêter mutuellement un soutien sans borne contre tous ceux qui, dans leurs vallées et au dehors, les attaqueraient ou leur causeraient du tort.

                        .

                        2.  Les communautés s’apportent conseil et soutien à leurs propres frais en cas d’attaques contres leurs membres ou leur biens dans leurs vallées et au dehors, et s’y engagent par serment en confirmant et renouvelant l’ancien pacte.

                        .

                        3. Chacun, selon sa condition, reste dévoué à son seigneur.

                        .

                        4. La fonction de juge dans les vallées ne peut être achetée. Elle ne peut en outre être exercée que par des confédérés.

                        .

                        5. Les conflits entre confédérés doivent être apaisés par les plus sages. Leurs décisions doivent être défendues de tous.

                        .

                        6.  La personne coupable d’un meurtre est punie de la peine de mort. Si elle parvient à s’enfuir, il lui est à jamais interdit de revenir. Quiconque apporte son aide à un meurtrier sera expulsé jusqu’à ce que les confédérés autorisent son retour.

                        .

                        7.  La personne responsable d’un incendie perd le statut de confédéré. Quiconque aide ou protège un incendiaire répond du dommage causé.

                        .

                        8. Quiconque dépouille un confédéré ou lui cause un dommage verra ses biens confisqués en vue de réparer la victime.

                        .

                        9. Les biens d’un débiteur ou d’un garant ne peuvent être saisis qu’avec l’autorisation d’un juge.

                        .

                        10.  Chacun est tenu d’obéir à son juge et, si besoin est, doit indiquer le juge sous l’autorité duquel il est placé dans la vallée.

                        .

                        11.  Celui qui ne se soumet pas à la décision d’un juge et, de ce fait, porte préjudice à un confédéré sera contraint par tous les autres à réparation.

                        12. Si une lutte ou un conflit entre confédérés est réglé par le juge et que l’une des parties ne se plie pas à la décision ou à son devoir de réparation, les confédérés prennent la défense de l’autre partie.

                        .

                        13. Ces règles, établies dans l’intérêt du bien commun, sont à observer à jamais.

                        .

                        Pourvu des sceaux des trois communautés et vallées susdites, ce pacte a été conclu au début du mois d’août de l’an 1291.

                        .

                        En même temps, Michel Rocard, ne dit pas comment les différents traites de UE, décomposent les différents États de l’UE.

                        Simplement reporté au problème Franco -Allemand ne permet pas de porté un regard plus large sur l’ensemble de l’Europe, et évite c’est exercice de mettre le doigt sur la véritable causse de tous cela !

                        Le temps où il y a été Premier Ministre, il n’a rien fait d’autre que Administré, en aucun cas il y a lancé des initiative qui aurait peut être un signe d’une rénovation salvatrice de notre pays. Il c’est limité à faire des pied et des mains pour obtenir Disneyland à Marnes la Vallee. 


                        « 

                        Critiques sur les termes de l’accord et impact économique

                        Parmi les principales critiques, à l’ouverture, sur les termes de l’accord entre l’État français et Disney, on peut citer35 :

                        Le coût pour l’État

                        Il s’est élevé à :

                        • un milliard de FRF pour la prise en charge des infrastructures périphériques jugées nécessaires par Disney ;
                        • un milliard de FRF pour la gare du RER. Si la fréquentation ne répond pas aux prévisions, Disney s’engage uniquement à verser une indemnité destinée à financer la promotion du parc ;
                        • un milliard de FRF de subvention indirecte sous forme de baisse sur le taux du prêt consenti par la Caisse des dépôts et consignations.

                        Cependant, ces subventions à l’implantation ont été amorties en quelques années seulement grâce aux rentrées de TVA que le parc d’attraction a générées, notamment du fait de visiteurs étrangers.

                        La remise en cause du droit public

                        Un statut juridique particulier a été accordé au parc : la convention liant la France à Disney prévoit que, en cas de litige entre les parties, les tribunaux administratifs ne seront pas compétents. Les Américains estimaient que le Conseil d’État étant une structure étatique, il ne pourrait pas être indépendant et serait à la fois juge et partie. Il a donc été convenu que, dans ce cas, une procédure d’arbitrage international serait mise en place, comme si la France et Euro Disney étaient des entités de même rang. Il a donc fallu voter un texte particulier en ce sens.  » 

                        https://fr.wikipedia.org/wiki/Disneyland_Paris


                        Merci qui merci Michel Rocard, Un exemple frappant qui montre que vous savez de quoi vous parler !




                        • schwitters schwitters 11 décembre 2013 12:02

                          Aucune proposition de restructuration... Les soi-disant tenant de l’opposition ne font qu’énoncer les problèmes avec une vision plus ou moins historiciste positiviste. Ce genre de Cercle conforte l’idée que la spéculation est le sens de l’histoire, Ainsi ils assument la fin des états, des industries et des peuples...

                          Le Peuple Monde est l’avènement d’un pouvoir réussissant à combiner le pour et le contre et d’en déduire la supériorité d’une élite mondialisée.
                          Seuls les peuples peuvent réagir en réclamant ce qui leur est dû, à savoir une identité, un milieu social et une logique du donnant-donnant. Le retour du « petit » pourrait faire très mal à ceux qui les considèrent comme un « détail » voire comme du bétail sans réelle citoyenneté.

                          • Pepe de Bienvenida (alternatif) 11 décembre 2013 13:39

                            Parfait exemple de la doxa économique, ou comment réformer le système pour mieux le préserver. Avec appel répété à la barre de prix Nobel d’économie. Est-il nécessaire de rappeler que « prix Nobel » est dans ce cas un abus de langage, bien pratique pour donner une légitimité à des théories économiques en usurpant l’aura scientifique de certains de ces prix ?


                            • Xenozoid Xenozoid 11 décembre 2013 14:45

                              ouais bon lc’est comme un diplome,le fait d’etre sanctifier ne fait pa de l’homme un surhomme,c’est pourtant la croyance qui achete l’esprit


                            • Xenozoid Xenozoid 11 décembre 2013 14:46

                              et ce n’est pas un abus de language c’est un abus de pouvoir


                            • Arnaud69 Arnaud69 12 décembre 2013 00:39

                              Article très bien développé et instructif mais juste un détail d’importance dans cette phrase « aux économies du Nord, du centre dont la France, et du Sud (Espagne, Grèce, Portugal, Italie… »

                              Regardez le taux d’endettement, le taux de chômage et le taux de croissance et vous comprendrez que la France est économiquement beaucoup plus proche des états d’Europe du sud que de ceux du nord.

                              Même si les gouvernements Sarkozy et Hollande se payent de l’égo sur le dos de l’avenir du pays et de TOUS ses habitants histoire d’être certains qu’on ne puisse pas s’en sortir et qu’on arrive au chaos qu’ils désirent tant.
                              Le but  : « le nouvel ordre mondial, personne, je dis bien personne ne pourra l’arrêter »

                              En France et même en Europe on est très doués pour se mettre des barrières là où personne d’autre ne s’en met et ne pas en mettre là où tout le monde en met, on appelle cela du suicide planifié !


                              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 décembre 2013 20:54

                                Hamed,
                                Si vous centrez la question sur le rôle de l’Allemagne, il faut prendre la mesure de ce qui vient de se passer avec le gouvernement de coalition droite gauche bâti sous la houlette de Merkel.
                                Et cela ne va pas vous plaire..., je crains.

                                « La grande coalition allemande : un gouvernement d’austérité et de militarisation. » et pas seulement destiné aux Allemands, mais pour les 28 pays.

                                Pour 6 postes de députés, le SPD s’est vendu pour un plat de lentilles à Merkel.

                                « Comment les sociaux démocrates allemands ... »

                                Il n’y aura jamais d’ Europe sur le modèles des USA, tout simplement parce que les américains ont la même langue, la même culture, ce qui n’est pas le cas de l’ UE, où chaque peuple a sa langue, son histoire, sa culture, son économie.

                                Et l’euro, soit disant destiné à rapprocher les économies, est un échec cuisant, les économies des 28 ne cessent de diverger au lieu de converger.

                                Les Allemands ont une autre histoire que la nôtre, ils vivent avec le souvenir d’une monnaie dont la valeur disparaissait de jour en jour.

                                C’est le danger de l’euro pour eux, qui est une monnaie commune à 17 pays et non une monnaie unique, qui supposerait une seule économie dans un seul pays.

                                Des sommes énormes d’euros se réfugient dans les banques allemandes.
                                Mais il ne s’agit pas de marks, puisqu’il n’y a plus de change.

                                Il s’agit de francs -euros, de drachmes -euros, de lires-euros, de pesetas-euros, qui ne seront probablement jamais remboursables en marks... , ce qui provoquerait l’effondrement financier de la Bundesbank et de l’Allemagne.

                                « Comment, 90 ans après, l’hyperinflation pèse sur la conscience allemande »

                                Les Allemands s’occupent de leurs affaires, ils ont bien raison.

                                Et vous seriez bien inspiré de vous occuper de la France et des Français, au lieu d ’essayer de sauver le Titanic qui nous a ruinés.

                                Voici la situation de l’industrie française grâce à l’ Europe de la prospérité.
                                Les cartes 1968 - 2008 sont plus parlantes que de longs discours :

                                «  L’extermination de l’industrie française »


                                • Hamed 13 décembre 2013 09:28

                                  @ FifiBrind acier

                                  Tout d’abord le sujet est complexe pour vous donner une réponse dans un simple commentairre. Cependant, je vais tenter un petit éclairage. Tout d’abord l’Allemagne est en train de jouer un rôle central dans le destin de l’Europe des 27, en particulier la zone des 17.

                                  Quant aux 6 postes de députés, le SPD s’est vendu pour un plat de lentilles à Merkel, vous n’y êtes pas du tout. Le temps est venu pour l’Allemagne d’imposer ses vues, les « autres » n’ont vu quez du feu, comme d’ailleurs vous le croyez.

                                  Mais ce que vous dîtes, je ne sais ce que vous entendez par « « La grande coalition allemande : un gouvernement d’austérité et de militarisation. » et pas seulement destiné aux Allemands, mais pour les 28 pays. » Vous y êtes entièrement. Mais une militarisation économique, financière et monétaire.

                                  Je ne sais pas ce qui trotte dans l’esprit des décideurs Allemands, mais ils ne veulent pas donner de cadeaux aux autres membres européens. C’est pour cela que Sarkozy ensuite Hollande ne pouvait que se faire tout petit face à Merkel. L’Allemagne est aujourd’hui surarmé, ce qui explique le conciliabule entre le SPD et la droite allemande.

                                  Il y a cette impression que l’Allemagne veut prendre sa revanche des deux conflits mondiaux.

                                  Quant à ce que vous dîtes : « Il n’y aura jamais d’Europe sur le modèles des USA, tout simplement parce que les américains ont la même langue, la même culture, ce qui n’est pas le cas de l’ UE, où chaque peuple a sa langue, son histoire, sa culture, son économie. », mais ce que vous ne savez pas, ou le saviez peut-être sans le savoir, c’est que l’Europe, au-delà des différences des langues , est déjà une « Amérique ». Ou plus précisément une deuxième Amérique qui veille sur les destinées du monde, y compris sur les destinées des pays du BRICS. Et l’Europe n’a pas besoin de copier les États-Unis. Elle cherche sa propre copie, celle qui lui sied et qui répond aux enjeux du monde. L’Amérique, certes est un modèle, mais l’Europe l’est tout autant et peut-être en plus fort parce qu’en tant que pays différents dans une même unité de destin, il sert de modèle à l’ensemble di monde. Ce monde qui a à peu près la même structure en termes d’ethnies et de langues. Plus encore même les États-Unis doivent s’inspirer de l’Europe s’ils veulent s’élargir.

                                  Jugez par vous-même.

                                  Vous êtes complètement à côté (et vous n’êtes le seul) quand vous dîtes « Et l’euro, soit disant destiné à rapprocher les économies, est un échec cuisant, les économies des 28 ne cessent de diverger au lieu de converger. » Bien au contraire, aujourd’hui, toute la puissance européenne repose sur l’euro. Toutes les armes nucléaires dans le monde ne sont rien devant le dollar et l’euro. Ni la Chine, ni la Russie et autres pays ne peuvent rien contre l’euro et surtout du dollar.

                                  Ne savez-vous pas que c’est « le dollar et l’euro qui sont les maîtres du monde ». Et là vous pouvez comprendre la coalition allemande. Evidemment, c’est difficile à comprendre bien que cela saute aux yeux.

                                   Et « l’euro, soit disant destiné à rapprocher les économies, est un échec cuisant, les économies des 28 ne cessent de diverger au lieu de converger. », n’est pas un échec au contraire, c’est une réussite à la fois européenne et mondiale. L’Asie s’inspire de l’Europe monétaire. Bientôt, dans quelques années (deux décennies ou trois peut-être) vous aurez une Europe monétaire non de 17 ou 18 mais de 37. Et la convergence a commencé réellement surtout depuis la crise de 2008.

                                   Vous avez entièrement raison de dire que « les Allemands ont une autre histoire que la nôtre, ils vivent avec le souvenir d’une monnaie dont la valeur disparaissait de jour en jour. », mais pas comme vous le pensez. Cette valeur qui disparaissait entre 1923 et 1924 renaissait en 1925, et ce mark qui a disparu en janvier 1999 a fait sa mutation en l’ « euro ». Et les Allemands veulent en faire « leur monnaie » oubliant qu’il y a 16 nations qui en prétendent. Des réminiscences du passé que l’Allemagne devrait y mettre un trait.

                                   Et que je crois vous confirmez ma pensée en disant : « C’est le danger de l’euro pour eux, qui est une monnaie commune à 17 pays et non une monnaie unique, qui supposerait une seule économie dans un seul pays. » Sauf que contrairement à vous, les Allemands cherchent à travers le « mark-euro » de 2013, 2014… « faire de l’économie des 17 leur économie ». Ce qui est une différence, et cela grâce à « la monnaie commune transformée en une monnaie ». Comprenez les subtilités.

                                  « Des sommes énormes d’euros se réfugient dans les banques allemandes.
                                  Mais il ne s’agit pas de marks, puisqu’il n’y a plus de change. » Précisément, tout est simplifié. L’Allemagne est maîtresse de l’Europe, un véritable « empire monétaire est né » en Allemagne. Un prolongement de l’Histoire ?

                                  Très juste : « Il s’agit de francs -euros, de drachmes -euros, de lires-euros, de pesetas-euros, qui ne seront probablement jamais remboursables en marks... , ce qui provoquerait l’effondrement financier de la Bundesbank et de l’Allemagne. » Mais dans la création de l’euro, il y a en plus de la caisse commune qu’est la Banque centrale européenne –  la Banque des Banques européennes – , il y a ce que vous ne savez pas la « caisse noire » que vous ne savez pas et qui a pour tâche de solvabiliser les pays qui ont des difficultés en matière de financement budgétaire. Et les 17 pays y profitent et cette caisse noire passe par l’Allemagne. Des financements appelés à être effacés du bilan de la BCE.

                                  « Comment, 90 ans après, l’hyperinflation pèse sur la conscience allemande » Sauf qu’il y a un paradoxe. « Cette hyperinflation sans inflation » est bénéfique à l’économie allemande, moins aux 16 restants. Mais surtout à l’économie mondiale. Je vous le répète l’euro joue sur les destinées du monde. De lui dépend des centaines millions de salariés de par le monde.

                                  Evidemment, là aussi, une subtilité qui n’est pas rapportée par les médias.

                                  Quant à « Les Allemands s’occupent de leurs affaires, ils ont bien raison. », ils n’ont pas raison, ils doivent être moins égoïste même s’ils se constituent en empire européen. Ce à quoi donne leur bénédiction ou s’aplatissent les autres dirigeants européens de la zone euro. En particulier les grands.

                                  Quant à l’industrie française, c’est une autre histoire. L’extermination de l’industrie française », une idée certes mais appelée à se reprendre cette industrie.

                                  J’espère que je vous apporté une autre vue plus juste et plus sereine de l’Europe 


                                • Hervé Hum Hervé Hum 13 décembre 2013 10:38

                                  Chez moi la croissance économique, c’est ce qui me permet de mieux vivre en travaillant moins.... Pas l’inverse !

                                  Quand vous aurez compris cela, vous aurez une partie de la réponse à la crise, celle qui touche les travailleurs, pas les ploutocrates.

                                  On dit que l’argent c’est le « pouvoir d’achat », mais dessous ce terme ce cache le « pouvoir de commander ». Le pouvoir ’achat n’est qu’une conséquence directe du pouvoir de commander.

                                  Le problème de l’argent réside donc dans l’épargne, puisque c’est celle ci qui confère à son détenteur ce pouvoir de commandement sur celui qui en est dépourvu. Or, le sens de l’argent n’est pas celui de commander, mais celui de garantir le contrat d’échange du travail, cela parce que la définition exacte de la monnaie est « la mesure de la valeur du temps travaillé ». Or, dans une société humaine, il n’y a que l’humain qui travaille vis à vis de lui même.

                                  La distorsion provient d’une seule chose, la volonté de maintenir la majorité des gens dans un état permanent de servage au profit de la minorité possédant l’argent, soit, capitaliser le temps de travail des travailleurs, ce qu’on appelle, l’esclavage moderne, où le coup de génie consiste à faire des travailleurs à la fois leur propre bourreau et esclaves. Cela parce que le fameux « pouvoir d’achat » permet au même travailleur d’être commandé par un autre travailleur et vice versa. Valorisant ainsi un rapport de domination au sein même des travailleurs et donc attisant la haine entre eux et interdisant toute prise de conscience autre que celle qui leur est distillé avec les moyens de propagande et d’endoctrinement modernes. Etc...

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