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Accueil du site > Tribune Libre > La Fraternité est-elle un concept scientifique ?

La Fraternité est-elle un concept scientifique ?

Posons les bases de la métaphysique. Comment fait-on le progrès ? Entend-on seulement son mécanisme de base ? Et que sera-ce dès lors qu'il sera entendu ? Des questions qui, je l'espère, trouveront une réponse. Car, généralement, on ne pose des questions que quand on a la réponse : les questions, après tout, sont des moteurs de progrès qui réclament aussitôt des solutions. Alors, quoi d'autre ! Un échantillon. Peut-on être Scientifique en matière de Fraternité ? Autrement dit, la Fraternité est-elle une déduction de la Science ?

  • Socrate, un fraternel non-scientifique

 

Pourquoi diable ne nous enrichissons-nous pas comme ça, avec un maximum de gain, un minimum de travail, en secouant un peu ses salariés sans verser dans la maltraitance ? Pourquoi diable eût-il fallu quelque fanal qui s'assortit si mal avec l'ensemble du tableau ?

Pourquoi ne peut-on pas être féministe et avoir raison ? Pourquoi ne peut-on pas être capitaliste et s'enrichir paisiblement ? Pourquoi ne peut-on pas être gilet jaune et être moralement supérieur ? Pourquoi, mon Dieu, au fond, dois-je dire ceci en ayant probablement tort de le dire tel ?

Justes cieux, il a fallu un nombre incalculable de macaques pour en arriver là où nous sommes.

Voilà un mystère qui, j'en suis sûr (c'est solide), se met hors des théories scientifiques, mais qui y rentre par la porte de derrière : que quelque chose ne va pas, et que notre sente évolutive qui pointe vers le nord nous montre un nord froid, impétueux, difficile, tendu, horrible, à rebours de nos spécifiques instinctuels. La preuve : la philosophie.

Si les choses évolutives allaient bien, il n'y en aurait pas (de philosophie) !

D'où vient en fait l'idée de Faute que nos aïeux ont mijoté. Or, quelle est cette idée incongrue ? La Faute, c'est le guerredon de la conscience.

Tout à la fois mauvaise rétribution conceptuelle et fait commis.

Soit : le savoir punitif d'une chose qu'on a fait dans l'ignorance, en ignorance entière de l'acte. Cette Faute ne se rapporte à rien d'autre qu'à un état d'esprit de violence. Toutes les religions pointent notre foncière incompétence, nos rechignements, nos hésitations à l'égard de l'angoisse, tandis que nous nous ruons à rebours du chemin qui y mène.

La Faute, c'est non seulement vis-à-vis de plein de choses, mais aussi à l'égard de la Faute elle-même. Dans tous les cas, la Faute se définit comme notre instinct de conservation pervers. Il s'agit à chaque reprise de n'y voir rien que notre propre intérêt (ce pourquoi on commet la Faute de la Faute, c'est-à-dire qu'on ignore fautivement la Faute). Intérêt vivant de l'ignorance, car on agit que dans la nescience fondamentale des brisures. Alors nous, gros macaques, sommes désormais brisés rien que d'en être – des macaques brisés ! Et pour cause : quoi de plus humiliant que de se voir retirer le blanc-seing de l'ignorance ?

Ce qu'on reproche à Darwin, c'est comme ce qu'on reproche à Freud... De nous soustraire notre blanc-seing ! De nous empêcher de faire de la science, par exemple, en disant (horresco referens) qu'elle est l'Alpha et l'Oméga, et que c'est à coup de computatif qu'on rangera le monde. Or, ce que les scientifiques reprochaient à raison chez les religieux au XIXe siècle (de ne pas voir la vérité), la philosophie leur reproche la même chose aujourd'hui sous d'autres termes : que la raison qui institue le lien social s'appuie sur un discours pervers, qui ne prend pas en compte (par exemple) que la fraternité n'a rien de scientifique.

Les scientifiques (supposés) le nient pour ce qui y pointe, savoir un autre discours qui sape leur société.

Regardez par exemple les ânes archistes : que ne font-ils pas pour avoir du pouvoir ?

La connaissance pure défie toujours les prédictions de la science. Ce sont des religieux qui ont dit que le Dieu était trine, par conséquent bizarre, surprenant et retors, donnant naissance à pleins d'idées salubres ! Or, c'est Aristote qui a posé les bases de la science empirique : la lune est parfaite et l'esclavage relève du bon sens. 

Galilée eût-il été aristotélicien pendant l'Antiquité, ou néoplatonicien ? Eût-il pensé le monde sans esclaves ?

Au fond, c'est égal. Car la connaissance pure vous a pris dans son vortex, à preuve l'effet de répugnance que vous avez devant les postulats du transhumanisme : la balistique veut vous enseigner l'Amour, alors qu'elle n'enseigne rien de mouvant ! Mais l'Amour relève du vrai hétérogène de la durée, autrement dit de l'intuition. Lequel pose l'axiome de la complexité, de l'infini ! L'infini n'est pas une déduction comme le pense Descartes, mais une drôle de connaissance qui, comme la fraternité, recèle du merveilleux. 

Après, qu'on se serve des bouts de la vérité éparse ne prouve rien, sinon la perversité parfois des hommes saints. Néanmoins, ces histoires sont souvent quelque peu fictives.

Suffit de regarder le procédé des saints : leur maxime est de dire leur faute de ne pas voir les leurs, pas de ne pas en faire (selon la théologie catholique) ! Ce qui change tout. Partant, cette position les confine forcément à entrapercevoir la complexité infini de l'univers : apparaît d'emblée dans l'esprit de défaite et de culpabilité nos incapacités, en premier lieu nos incapacités à comprendre le mal qu'on fait. Par conséquent, la culpabilité équivaut d'abord à une vraie connaissance de notre méconnaissance du réel trop subtil. 

La fraternité ne vit-elle pas de cette idée, d'ailleurs, qu'un ennemi puisse être un ami puisque le réel est trop subtil ?


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25 réactions à cet article    


  • Laconique Laconique 27 avril 20:17

    Votre langage est pur et votre questionnement est sincère, mais serez-vous assez humble pour adopter ce que Mallarmé appelait les « mots de la tribu » ?


    • Jean De Songy Jean De Songy 28 avril 10:43

      @Laconique
       
      Il est une logique de l’essence de l’être, la « réflexion objective », essence des essences, Loi de la Nature, qui dit que le paraître de l’être est un retour en soi de l’être par la logique de son essence, ainsi le photon raconte l’étoile morte depuis un milliard d’années comme un mouvement reflet vers elle-même.
       
      Le paraître branlette raconte l’essence niaise du gogochon.
       
      « L’entraide de la horde de buffles face aux lions n’est pas scientifique... » bobo


    • Laconique Laconique 28 avril 13:01

      @Jean De Songy
      Est-ce que vous êtes Zaza ?


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 28 avril 13:17

      @Laconique Le vois bien avec un boa plumesque autour du coul .


    • Jean De Songy Jean De Songy 28 avril 16:17

      @Laconique
      « La Vérité est le Tout. »
      Évidement Kant avait vu ce lien de la branlette, la réflexivité « subjective » du bobo pontifiant, et de la transpiration crétine phénoménale de son essence parraissante, sa réflexion « objective » : « l’unité de la réflexion sur les phénomènes, dans la mesure où il doivent nécessairement appartenir à une conscience empirique possible. » (1ère critique)
      Poser (fonder) c’est lier intérieur et extérieur, où comme dit Hegel, reprenant Kant « mouvement de néant à néant, et par là jusqu’à soi-même en retour » (SdL), Tout à fait l’article, quelque chose de l’étant plutôt qu’étants.
       
      Notez un cas particulier didactique, où l’être-autre est conscience : Le perroquet, en dodelinant de la tête, fonde son reflet « objectif » du miroir par sa réflexion « subjective » en se voyant très beau. C’est la réflexion « posante » du perroquet, qui pose comme un cacou (où cacatoès) . Le bobo, le gogochon, où le cochon-dinde, dans leur précipitation de poser une réflexion subjective branletteuse, rate l’authentique réflexion objective, alors la vérité de l’être n’est plus essence mais l’être lui même reconverti en essence, l’être entier est essentialisée : le reflet du gocho dans le miroir est un autre gocho, pour lui, comme les autres pense-t-il. Pas de racisme. C’est la réflexion « déterminante », ds le dernier cas, celle du niais gocho limité en déterminités des déterminités.


    • Laconique Laconique 28 avril 17:18

      @Jean De Songy

      Oui. Tout cela découle du subjectivisme de Descartes. Mais ce n’est pas ma famille de pensée, dussé-je en perdre mon épithète de « gocho ».


    • Jean De Songy Jean De Songy 28 avril 22:06

      @Laconique
      Où là là... vous vous êtes égaré sur GogochoVox ? Kidnappé ?  smiley Si vous avez su mettre un sens sur les mots de ce commentaire amphigourique, par tautologie vous ne pouvez pas être gocho. La 1ère mesure du bas clergé gocho boobalandais, pour vénérer leur (1er) « Dieu » (batracien à la télé), fut de supprimer le doctorat d’état du haut clergé resté conservateur (niveau 2nd d’un gymnasium prussien du début du 19e), moi je suis juste touriste professionnel dans cette colonie mondialiste.
      Descartes, le seul philosophe français. Mais efficace, comme dit Tocqueville, les cartésiens sont sortis des salles de classes et on monté une guillotine pour la tabla rasa.
      Kant le philosophe des Lumières pour juifs éclairés, qui dans leur conscience malheureuse larmoyante de l’ontologie fondamentale aimaient bien leur gourou nazi, pourfendeur de la philosophie de la scission et regrettant que le grand Pan fut mort.
      Les fascistes n’aimaient pas Homère et son Ulysse ds lequel ils voyaient le 1er bobo de la raison mercantile, qui se nommait lui-même « personne », se déguisait en mouton, et ne rêvait que de canapé à Ithaque, mais Adolf n’aimait pas « mythe » ds le « mythe du XXe siècle », ce chant de sirènes du paléolithique.
      Nietzsche regrettait qu’on n’ai jamais vu animal changer d’espèce, ainsi condamnait-il le dernier homme de la subjectivité, le bobo narcissqiue à vomir du Supermarché de la Machine, et son auge à gogochon, gateux servi par des robots, qui veut vivre éternellement jeune comme on appelle « girl » l’américaine de 80 ans ds un barbecue d’employés fesse-boucs. Comme Marx, Nietzsche était réactionnaire, mais lui savait qu’on ne ramènerait pas les grecs, Marx espérait ramener le germain (où le sioux) par le socialisme scientifique.
       
      Alors vint le dieu cyborg, qui fit la 2ème négation, et qui mit tout le monde d’accord : il inventa une nvlle espèce pour faire plaisir à Nietzsche, immortelle. Aussi l’Avoir de l’auge fétiche, paraître objectif de l’essence gocho tant méprisé par Marx, pâlit devant l’être de l’Unique, le bobo infini. Il n’avait basé sa cause que sur lui-même, c’est à dire rien, mais oubliant le Néant ds la branlette, mais soudain le Néant nié se rappela à son aliénation primordiale, le doudou Iphone ne pouvait plus aider à son endormissement. Angoisse de l’ontologie fondamentale, l’Unique immortel en appela donc à l’état total du mythe des forêts bavaroises, dans cette improbable auto-négation de ses déterminté libidineuses, branlette était ruse de l’Histoire. Dans la nvlle Sparte des Uniques, le Moi redevint un Nous et le Nous le Moi, le grec était ressuscité.
      Une initiation rituelle, qui n’ouvrait pas seulement les repaires brûlants de l’épouvante de l’homme générique génétique écartelé devenu cette autre espèce, dans un déchaînement si écrasant de la Technique. C’était autre chose que les expériences humaines, ces manifestations secondaires de la volonté de puissance. A cette heure décisive pour l’histoire du monde, vinrent alors les terribles gardiens de ce passage vers la Volonté de Volonté de la solution finale, les cyborgs.
       
      Et c’est pour ça qu’on paria avec une monnaie de fer sans valeur, sur le temps de survie dans l’arène, des gochos droitdelhommistes du Capital, face à des gros iguanes ogm.
       
      « Je dépense donc je suis. » Descartes de crédit


    • Laconique Laconique 29 avril 19:06

      @Jean De Songy

      En tout cas je ne suis pas forcément pour « l’entraide de la horde de buffles » ou « l’entre-soi gocho », j’avais voté pour la publication de vos articles en modération, je les trouvais pertinents. Mais je crois que c’est votre agressivité qui pose problème.


    • Jean De Songy Jean De Songy 30 avril 15:02

      @Laconique
      Sur GogochoVox, seul un léchage convenu du cul de Soros est admis : soit de la pensée dominante classique (le multiculturel heureux, où inclusif, le care, et le rock progressiste), soit de la collaboration baudruchonienne négrière hypocrite camouflée en anti-capitalisme, qui sont le même, mais juste diversité de la réflexivité de l’essence gogochon bisounours gland remplacé.
       
      Marx dit un truc du genre : « La pensée dominante organise son opposition dominante » très hégélien, et bien repris par Clouscard (la mode vintage par ex). Ecolo et Baudruche des oppositions bien intégrées (green washing où négrier conpatible).
       
      Je ne sais pas quel article vous aviez lu, l’erreur de Chouard où le monde inversé de Hegel, mais c’est juste du copier/coller de truc que j’ai déjà, je n’y avait pas passé de tps. Il y aurait des articles extrêmement intéressants à faire sur la transition d’ères actuelle, sur les GJ, le populisme ; le vide d’idéologie, à la lumière du marxisme et de l’hégélianisme, mais bon, ça prend du tps et l’entre-soi gogochoVox est bien installé ds son micro pré-carré InterBEnet. Et puis j’ai pas forcément le niveau. Au tt début d’AgoraVox, le niveau était d’ailleurs bien meilleur, il y avait justement une « grenouille de bénitier » comme vous, prof de fac il me semble, qui avait fait des articles de sociologie pas mal, sur Clouscard, Eliade, Weber, Adorno, le « marxisme culturel », la pensée anglaise aussi, Popper, Althusser, mai 68, étaient apparemment ses bêtes noires... Du coup j’ai commencé mon tourisme philodophique par Clouscard :Traité de l’amour fou, super bouquin de marxisme appliqué, et Marx super bouquins d’hégélianisme appliqué...
       
      Après dégénérescence dans le niveau gogochon café du commerce où mattuvu pontifiant comme ici, mais bon personne ne lit les articles en général, le GJ a juste besoin d’éructer, d’exulter en commentaires acerbes pour ne pas pendre Micron à un crochet de boucher. InterBEnet gland remplace (tristement) les engueulades à travers la place du café de Peppone contre d’église de D Camillo


    • njama njama 27 avril 20:25

      La fraternité n’est qu’un concept ontologique identitaire

      Si le concept intellectuel existe, en pratique il n’a jamais connu nulle part une dimension universel à ma connaissance

      Je propose de lui substituer le concept d’équité bien moins lié à des questions culturels et plus facile à atteindre...


      • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 27 avril 22:17

        A l’auteur.

        La publication de votre texte me fait très plaisir.

        Un guerredon bien mérité.

        Chercher « les mots de la tribu » ? Pourquoi faire ?

        Votre pensée est pure. Le vocabulaire, la phrase, la syntaxe et la pensée suffisent.

        Relisons Neiges et Saint-John Perse. Tout est là :

        Et du côté des eaux premières me retournant avec le jour, comme le voyageur, à la néoménie, dont la conduite est incertaine et la démarche est aberrante, voici que j’ai dessein d’errer parmi les plus vieilles couches du langage, parmi les plus hautes tranches phonétiques : jusqu’à des langues très lointaines, jusqu’à des langues très entières et très parcimonieuses,

        comme ces langues dravidiennes qui n’eurent pas de mots distincts pour « hier » et pour « demain ».

        Bien à vous,

        Renaud Bouchard


        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 28 avril 08:48

          Un élément : "Selon les travaux, entre 3 et 6 ans, les enfants ne procèdent pas à des partages équitables. Ils distribuent par exemple des bonbons de manière égoïste, en gardant davantage pour eux-mêmes. C’est un peu plus tard qu’ils privilégient l’équité. Et à 8 ans, ils ont même tendance à corriger des inégalités."  


          • LA fraternité, c’est quand on commence à s’aimer soi-même. On ne prend pas le risque de se tromper. 


            • Jean De Songy Jean De Songy 28 avril 11:12

              Toutes les religions pointent notre foncière incompétence

               

              Niaiserie convenue et éculée de bobo en resucée nietzschéenne mal comprise... Ce qui pointe notre incompétence est la pensée anglaise, la philosophie linguistique, le relativisme des cultures, le positivisme logique, le pragmatisme libéral, laissons faire le Marché qui sait lui... La faute et tt le reste etc, du même acabit.Et le reste des banalités.

              « Tous les mystères dans lesquels s’égare une mythologie en mal de mysticisme trouvent leur solution rationnelle dans la praxis rituelle et dans l’intelligence de cette praxis » Marx

               

              Aristote qui a posé les bases de la science empirique avec la lune et l’esclavage

               

              Oh c’est pas la lune et l’esclavage qu’il a posés, c’est le premier pour nous et le premier par nature, i.e, pas une branlette digne d’un oral de l’Ena comme ce pseudo-texte.


              « Elle n’est pas une déterminité de ce qui est et est au repos, et qui serait référée à un autre, de sorte que le référé et sa relation seraient différents l’un de l’autre, le premier ayant le caractère de ce qui est au-dedans de soi, du quelque chose, qui exclut du soi son autre et sa relation à cet autre ». SdL


              • Loatse Loatse 28 avril 12:05

                J’ai cru rencontrer des ennemis ; j’ai rencontré des maîtres....


                • njama njama 28 avril 14:11

                  La fraternité pas plus que la famille ne pourrait être un concept scientifique.

                  Cela relève de l’intellection et non de l’intellect, ce qui fait que au moins dans le règne animal dont nous faisons partie, chaque espèce reconnaît intuitivement ce qui lui est semblable

                  L’intellection (du bas latin intellectio, sens, signification, dér. de intellegere « comprendre ») - par signification et conscience - est un phénomène sémantique résultant de l’agencement de la signification et de la signification phénoménologique (observation des phénomènes, aux données de l’expérience avant toute considération théorique), en une entité unique. La notion d’intellection est assez restreinte, seuls les organismes vivants ayant système nerveux pouvant manifester de l’intellection (= compréhension).

                  Dans l’antiquité les animaux étaient reconnus doués d’intellection. C’est la science moderne du XIX° qui a réduit leur intelligence à l’instinct, ce qui est très réducteur dans leurs cas, leur déniant d’être doté d’une forme d’intelligence.

                  Peut-être fallait-il pour les besoins expérimentaux de la Science s’affranchir de l’idée d’une intelligence chez l’animal pour l’objetiser, le réifier une bonne fois pour toutes, afin de pouvoir faire des expériences sur eux.

                  Selon Porphyre de Tyr (philosophe néo-platonicien du III° s.) « Tous les êtres qui possèdent la sensation, nécessairement possèdent aussi l’intellection. » (De l’abstinence).


                  • Le Vautre Oméga Le Vautre Oméga 28 avril 15:35

                    C’est intéressant, mais je pense que vous avez mal compris ce que voulait dire « fraternité » – soit le dépassement du statisme, autrement dit des préjugés. Un sujet d’émerveillement. L’intellection le capterait-elle ? Pourquoi pas. Il suffit de me lire : je pense que le phénomène de la fraternité est trouvable jusque dans le caillou. Mais il a fallu une étincelle – mon Dieu – pour que tout arrive.


                  • Christian Labrune Christian Labrune 28 avril 21:55

                    Je suis probablement trop con pour seulement tenter de comprendre quelque chose à un texte dont la sublimité me dépasse d’emblée, mais sans envier, j’admire : je ne serai probablement jamais capable d’écrire ainsi.


                    • Jean De Songy Jean De Songy 29 avril 00:33

                      guerdon, nescience, transhumanisme balistique de l’amour... Gallilée aristotélicien où néoplatonicien et autre vacuités...oui... oui... du subliminal mattuvu sur admirable interBEnet... snobinard jobard ... même Micron se branle pas tant ... en tout cas le ridicule ne tue pas sur GogochoVox...


                    • Christian Labrune Christian Labrune 29 avril 09:12

                      @Jean De Songy

                      Vous avez beau vous affubler d’une particule nobiliaire pour poser en aristocrate, je vois que vous faites quand même dans le giletjaunisme du ressentiment parce que vous ne seriez pas plus que moi capable d’atteindre à ce très haut sommet de clarté limpide où d’immenses génies tels Jacques Lacan ou Gilles Deleuze, grands premiers d’une sublime cordée, ont su porter, miraculeusement et par une grâce particulière, notre belle langue française.
                      « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement,
                      Et les mots pour le dire arrivent aisément »
                      Ainsi s’exprimait Boileau dans son Art poétique où il écrit aussi : « enfin Malherbe vint ». Il faisait ce qu’il pouvait, et on ne peut certes pas lui reprocher de n’avoir pu dire, près de quatre siècles avant une nativité qu’il ne pouvait prévoir :
                      « Enfin le Vautre Omega vint ».
                      Mais désormais il est là, et c’est bien l’essentiel. « Et, que puisse l’envie en crever de dépit », aurait ajouté Molière.


                    • Jean De Songy Jean De Songy 29 avril 10:02

                      @Christian Labrune
                      Lacan où les néologismes ridicules quand on rien à dire de plus que ses prédécesseurs.
                      Deleuze où le rhizome des pétoles bien lisses qu’on se fout dans le cul.
                      Deleuze (et Foucault) n’ont même pas compris Descartes... (les fous des méditations)
                      Molière, la comédie facile pour les bobos, le purinement de bon ton de la noblesse pour lécher le cul au Roi, pour asseoir sa domination, qui se retournera contre celle ci au final. Gloire, sophistication, liberté chez Corneille, Racine qui méprisait. ce 68ard. On est d’ailleurs même pas sur que toutes ses œuvres sont de lui Corneille nègre de Molière.
                       
                      Les bobo niais de tous les tps se ressemblent et s’assemblent. Leur destin naturel : gland remplacement


                    • arthes arthes 29 avril 14:24

                      La Faute, c’est le guerredon de la conscience.

                      Cette phrase est vraiment très étrange, mine de rien elle change tout le sens de : « la conscience c’est le guerredon de la Faute, » et du coup, de tout le reste , il exhale comme un parfum de l’imposture...


                      • Jean De Songy Jean De Songy 29 avril 16:45

                        @arthes
                        Pompé sur « l’honneur est le guerredon de la vertu » de je ne sais plus trop qui, Louis d’Estouteville où gag du genre. Effectivement mal compris.
                         


                      • Taverne Taverne 30 avril 10:58

                        La fraternité n’est pas l’amitié. On peut fraterniser avec son ennemi.

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