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Accueil du site > Tribune Libre > La galline, un mot qui rayonne d’éclats solaires...

La galline, un mot qui rayonne d’éclats solaires...

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La galline, un mot bien connu en Provence, venu du latin "gallina", désigne la poule, dont les oeufs, symboles de vie, de fécondité, de renaissance sont traditionnellement associés à la fête de Pâques.

Le mot "galline" a été remplacé, en français, par le nom "poule", issu, lui, du latin "pullus", "le petit d'un animal".

La "galline" ! Voilà un mot qui rayonne d'éclats solaires, un mot du sud, dont les sonorités évoquent le parler de Provence...

La galline nous fait entendre des éclats de rires, avec sa voyelle "a", très ouverte, le son "i" plus fermé.

Il existe, à Marseille, une chapelle dédiée à la Galline, chapelle située au lieu-dit la Nerthe, dans le 16e arrondissement, sur les hauteurs de l'Estaque...

 Le nom de la chapelle "Notre Dame de la galline", lui vient d'une statue de la vierge et de l'enfant Jésus qui porte, sur son bras, une poule. La statue en bois richement décorée d'or, aux couleurs de bruns et de bleu suscite l'intérêt et l'admiration de tous les visiteurs... La vierge et l'enfant couronnés de diadèmes scintillants, esquissent un léger sourire, empli d'apaisement...

La poule qui protège ses oeufs, ses poussins n'est-elle pas un symbole de maternité et de bienveillance ?
La vie, si précieuse, représentée par l'oeuf doit être entourée de protections, d'autant plus lorsqu' elle en est à ses débuts...
Ainsi, la galline nous montre l'importance de la vie, si fragile, soumise à tant d'aléas et de difficultés.

Dans un monde de haine, où sévissent encore tant de guerres cruelles et inutiles, où des barbares tuent, assassinent, en ces jours de fêtes de Pâques, il serait temps de prendre conscience que, seule, la vie a de l'importance : toute vie mérite notre attention, et notre protection.

La poule connaît le prix de la vie, la galline protège sa couvée, comme une mère peut le faire...

Le mot, lui même, "la galline" résonne d'échos bienveillants, avec le suffixe -ine qui a, souvent, une valeur de diminutif, à connotation affective...

La galline évoque aussi le sud, la beauté des paysages, et des collines, autour de l'Estaque, le thym, le romarin, la lavande, la garrigue, des parfums de Provence...

La mer toute proche, ses enroulements de vagues, ses murmures infinis, ses embruns de liberté et d'audace, ses colères et ses tempêtes.
 

Le soleil du sud, quand souffle le mistral et que le ciel s'embrase de bleus...
La "galline" nous raconte tous les parfums, toutes les couleurs, toutes les harmonies, les chants du sud !

La "galline" nous raconte des ruissellements d'oliviers, des gringoles couvertes de pins, des calanques de pierres blanches.

Elle nous emmène vers le Sud rayonnant, vers le soleil, source de vie, de bonheur...

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Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2015/04/la-galline-un-mot-qui-rayonne-d-eclats-solaires.html

 


Moyenne des avis sur cet article :  2.86/5   (7 votes)




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32 réactions à cet article    



    • velosolex velosolex 31 mars 13:09

      J’ai cru un moment à un éloge de « la gamine, un rayon de soleil »

      Un sujet qui m’aurait beaucoup plus. 
      Bien que dangereux à chanter dans les temps qui courent. Mais on peut être amoureux de la jeunesse, de ses promesses, de ses sourires et de ses élans, sans avoir l’âme trouble. 
      Mais « la galline » en est pas loin. 
      Il suffit de remplacer un terme d’ailleurs par l’autre, pour voir que ça fonctionne. 
      Exemple : Le mot, lui même, « la gamine » résonne d’échos bienveillants, avec le suffixe -ine qui a, souvent, une valeur de diminutif, à connotation affective...

      Les poules ont les pieds sur terre. Elle ont rangé leurs ailes, comme des voiles de vieux gréements, et fonctionnent maintenant à la godille, n’ayant guère besoin du moteur.
      On les plaignait d’être prisonnière de quelque grillage. Mais voilà les pauvres rouge-gorges et autres mésanges qui les envient. Il est bien fini le temps où Niels prenait son élan du poulailler pour s’envoler au cou du grand jars. 
      Il se fait tard pour les oies sauvages. 
      Et même pour les piafs

      • rosemar rosemar 31 mars 13:46

        @velosolex

        Eh bien la « galline » fait songer à la « gamine », comme la « poule » pourrait avoir la même origine que « puella, la jeune fille », en latin...

      • Pere Plexe Pere Plexe 31 mars 13:19

        Pas un mot sur le gallus latin qui serait à l’origine de notre coq gaulois...

        Pas plus sur gallia ou sur géline...


        Votre plume autant que votre patte c’est l’étymologie source de tous les savoirs, non ?
        C’est pas pour ergoter ou pour se prendre le bec que je permets cette familiarité mais qu’est ce qui ce passe ma poule ?

        • Xenozoid Xenozoid 31 mars 13:25

          @Pere Plexe
          les grecques modernes me disent souvent galopoullo,je leur répond ,,,glouglouglouglouuuu


        • rosemar rosemar 31 mars 13:44

          @Pere Plexe

          Histoire de faire participer les commentateurs, bien sûr, eux qui sont pleins de savoirs et de connaissances !

        • rosemar rosemar 31 mars 13:47

          @Xenozoid

          En grec moderne ? C’est « kalopoulos » !

        • Pere Plexe Pere Plexe 31 mars 19:46

          @rosemar
          En bon plouc mâle c’est une évidence d’en connaitre un rayon sur les poules.

          Je suis de la même extraction : la basse-cour.
          J’y entends mieux en Gâtinaise ou en Boubonnaise qu’en exégèse de Cendrars.
          D’où mes attentes, mes exigences, de ceux et celles qui savent.


        • Clocel Clocel 31 mars 13:20

          Un nom qui sent bon la Provence de Giono et de Pagnol !

          - Ploum, ploum, ploum, la galline, la galline ! smiley

          Et cette pauvre gallinette qui s’est pendu dans l’arbre du bossu !
          .
          Aaah, Manon.. !


          • NEMO Kent 31 mars 13:33

            CHASSEUR 1 : Tiens, par exemple, le bouchonnois ce n’est pas grand 3 hectares pas plus, on chasse que la gallinette cendrée, alors on a limité à trois cent chasseurs, ça fait un chasseur au 100m² mais, ça y’a que l’ bon chasseur qui sait s’limiter
            JOURNALISTE : On dit que chasse rime avec beuverie
            TOUS : Ah l’autre c’est des conneries tout ça
            CHASSEUR 1 : Faut dire que le bon chasseur y part jamais sans avoir descendu 3 ou 4 litres
            CHASSEUR 2 + CHASSEUR 3 : Ah ouais 3/ 4 litres c’est un minimum
            JOURNALISTE : Mais ce n’est pas dangereux ?
            CHASSEUR 2 : Y faut bien se dire que c’est pour se donner du courage, la gallinette ça fait quoi ? bon aller à tout casser 50 grammes , alors c’est dangereux, vous pouvez pas imaginer, vous qui connaissez pas ce que c’est une charge de gallinette
            CHASSEUR 3 : Ouais et pis comme ça le gibier il a toute ses chances
            JOURNALISTE : Où est ce qu’on les trouve les coins à gallinettes ?
            EN CHŒUR : Ah Bah ça un gars du bouchonnois y vous dira jamais ou se trouve le coin à gallinettes
            CHANTÉ : Une bécasse ça vaut bien dix pétasses Une poule d’eau c’est mieux que la BardotEt si la Bardot veut m’confisquer mes douillesFaudra d’abord qu’elle me suce les …



            • Cela n’a certes pas grand chose à voir (quoique,...). Un article provenant du Nouvel obs ou du Canard enchaîné ??? descend et dénonce la psychanalyste Geneviève Delaisi de Parseval qui défend la GPA. Quel beau nom pour une perverse qui mériterait d’être exclue de toute activité thérapeutique. Tout psy de base sachant l’importance primordiale du lien qui se crée entre l’enfant et la mère durant la grossesse. C’est vrai, les mères porteuses ne font pas de dépression post-partum. Avez-vous déjà rencontré un robot qui fait une dépression ? Juste les circuits qui lâchent et sans états d’âme. Mon ordi rentre en phase d’obsolescence après avoir rendu de bons et loyaux services. Il ne semble, selon ma percerption ne souffrir d’aucune dépression. 


              • JC_Lavau JC_Lavau 31 mars 14:47

                Wouaah ! Ya un mot qui me fait croutch-crouch !


                Tout agoravox doit subir mes cris au croutch-croutch !

                • philippe baron-abrioux 31 mars 15:22

                   

                  Bonjour Rosemar ,

                   la poule est un véritable héritage de la préhistoire : regardez les écailles qui recouvrent ses pattes, comme certaines tortues , ou le tatou .

                   bonne fin de journée !

                   P.B.A.


                  • rosemar rosemar 31 mars 23:16

                    @philippe baron-abrioux

                    Un petit dinosaure....

                  • rogal 31 mars 17:44

                    Maître de philosophie
                    La voix A se forme en ouvrant fort la bouche : A.

                    Monsieur Jourdain
                    A, A, oui.

                    Maître de philosophie
                    La voix E se forme en rapprochant la mâchoire d’en bas de celle d’en haut : A, E.

                    Monsieur Jourdain
                    A, E ; A, E. Ma foi, oui. Ah ! que cela est beau !

                    Maître de philosophie
                    Et la voix I, en rapprochant encore davantage les mâchoires l’une de l’autre, et écartant les deux coins de la bouche vers les oreilles : A, E, I.

                    Monsieur Jourdain
                    A, E, I, I, I, I. Cela est vrai. Vive la science !

                    Maître de philosophie
                    La voix O se forme en rouvrant les mâchoires et rapprochant les lèvres par les deux coins, le haut et le bas : O.

                    Monsieur Jourdain
                    O, O. Il n’y a rien de plus juste. A, E, I, O, I, O. Cela est admirable ! I, O, I, O.


                    • rosemar rosemar 31 mars 18:32

                      @rogal

                      Malgré tout, une leçon de phonétique...


                      La suite : dentale, fricative, gutturale...


                      MONSIEUR JOURDAIN.- Est-ce qu’il y a des choses aussi curieuses qu’à celles-ci ?

                      MAÎTRE DE PHILOSOPHIE.- Sans doute. La consonne, D, par exemple, se prononce en donnant du bout de la langue au-dessus des dents d’en haut : DA.
                      MONSIEUR JOURDAIN.- DA, DA. Oui. Ah les belles choses ! les belles choses !
                      MAÎTRE DE PHILOSOPHIE.- L’F, en appuyant les dents d’en haut sur la lèvre de dessous, FA.
                      MONSIEUR JOURDAIN.- FA, FA. C’est la vérité. Ah ! mon père, et ma mère, que je vous veux de mal !MAÎTRE DE PHILOSOPHIE.- Et l’R, en portant le bout de la langue jusqu’au haut du palais ; de sorte qu’étant frôlée par l’air qui sort avec force, elle lui cède, et revient toujours au même endroit, faisant une manière de tremblement, RRA.

                      MONSIEUR JOURDAIN.- R, R, RA ; R, R, R, R, R, RA. Cela est vrai. Ah l’habile homme que vous êtes ! et que j’ai perdu de temps ! R, r, r, ra.

                    • gueule de bois 31 mars 19:36

                      @rogal
                      Excellent !


                    • périscope 31 mars 18:35

                      Chez nous, en Picardie, les « Gallinae » des Romains, sont devenues des « Glennes » et leur « Hortus » , un « Courtil » 

                      un « infint » d’ nos régions criait à s’mère :

                      « minmin, ché glennes, ales sont entrées dans ch’ courtil ! »

                      Bien sûr, même en Provence, on ne peut pas laisser les poules faire des dégâts !


                      • rosemar rosemar 31 mars 20:44

                        @périscope

                        C’est sûr : les Picards ont tendance à avaler les mots au lieu de les savourer, comme on le fait dans le Sud !

                      • gueule de bois 31 mars 21:12

                        n@rosemar
                        les Picards ont tendance à avaler les mots au lieu de les savourer, comme on le fait dans le Sud !
                        Mais le pastis, ils l’avalent tous de la même manière. La France d’en haut a été convertie au pinard en 14-18 et au pastaga après VW-II. Comme quoi les guerres ça sert quand même à quelque chose.


                      • rosemar rosemar 31 mars 23:14

                        @gueule de bois

                        Ah les préjugés !!

                      • Aristide Aristide 31 mars 19:17

                        Gringoles ?


                        • rosemar rosemar 31 mars 20:26

                          @Aristide


                          Du verbe « dégringoler » qui serait formé sur l’ancien français « gringole », « la colline »... mais c’est une étymologie controversée...

                          En tout cas, le mot est magnifique....https://fr.thefreedictionary.com/d%C3%A9gringolai

                        • Aristide Aristide 31 mars 20:53

                          @rosemar

                          C’est une invention de votre cru, parce que en provence ce mot n’existe pas.

                        • rosemar rosemar 31 mars 20:57

                          @Aristide

                          J’aimerais bien l’avoir inventé mais cela figure sur le lien !

                        • Aristide Aristide 31 mars 21:01

                          @Aristide

                          AJOUT 

                          Une trace de « gringoller » synonyme de dégringoler.

                        • Aristide Aristide 31 mars 21:09

                          @rosemar


                          C’ est une mauvaise lecture du verbe « gringoller ». 

                          « L’un du hault d’une butte au fonds, sans se blesser » : Dictionnaire 

                        • JC_Lavau JC_Lavau 31 mars 21:21

                          @Aristide. Tout de son crû ?


                        • xana 2 avril 22:55

                          Galina, gallina, gaină (prononcer gaïneu), un vieux mot hérité de nos ancêtres indo-européens.
                          Il faut être inculte comme un Vélosolex pour lire « gamine »...
                          Amusant comme sujet d’article. Rosemar, vous semblez aimer écrire, et aussi sans doute provoquer les insultes. Je n’aime pas tout ce que vous écrivez, mais je me réjouis que vos écrits fassent sortir de leurs gonds des gens que je trouve parfaitement méprisables sur ce site...

                          Ne vous y méprenez pas. Je gardé la distance avec le corps enseignant en général depuis un bon demi-siècle, confirmé par le fait d’avoir épousé une enseignante et d’en avoir procréé une autre, et d’avoir souvent bataillé dans le milieu associatif ou politique contre des enseignants. Les scientifiques, eux au moins, se posent des questions.
                          Jean Xana


                          • xana 2 avril 22:58

                            @xana
                            Jean Xana, cinq points de moins ! Il fallait écrire :« ... J’ai gardé la distance ... ».
                            Et en plus dans une réponse à une instit !!!


                          • keiser keiser 3 avril 15:44

                            @xana

                            Comment vas tu sous merde ?
                            Apparemment, tu continues à être un sale con.
                            c’est bien, comme cela on reconnait plus facilement les connards.
                            Bonne journée à toi, sous produit de sous merde.

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