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La Grande Bretagne et le Test du Brexit

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Il est indéniable que la Grande Bretagne est actuellement confrontée à un test historique très difficile concernant sa sortie de l'Union européenne, ce que l'on appelle le Brexit. Bien que les dirigeants européens aient récemment approuvé l'accord de sortie lors de leur dernière réunion à Bruxelles, le gouvernement du Premier ministre britannique Theresa May, attend toujours que le Parlement ratifie l'accord pour qu'il prenne effet.

Certes, la Grande-Bretagne est dans un état d'anxiété politique depuis l'issue du référendum au cours duquel les électeurs ont voté en 2016 en faveur de la sortie de l'Union européenne, qui devrait être officiellement mise en œuvre le 29 mars 2019.

Les Britanniques attendent décembre pour connaître les résultats du vote sur l'accord au parlement, où les chances de ratification sont faibles, et la tâche de Theresa May à cet égard n'est pas facile du tout, vu que certains partis ayant tendance à voter contre l'accord. Le rejet ne se limite pas au parti travailliste et à certains partis. Mais certains députés conservateurs prévoient également de voter contre l'accord, et la position de certains députés conservateurs était peut-être ce qui a motivé le message direct envoyé par May aux Britanniques pour soutenir son accord de quitter l'UE. Dans sa lettre, elle a dit qu'elle ferait tout son possible pour faire accepter l’accord au Parlement du pays Il, notant que « l'accord serait dans notre intérêt national ... c’est un accord qui correspond à tout le pays et au peuple tout entier soit ceux qui ont voté pour ou contre la sortie de la Grande Bretagne », considérant l’accord comme la meilleure formule possible entre les deux parties, la Grande-Bretagne et l'Union européenne.

En général, il est difficile de prédire les effets de la sortie de la Grande Bretagne, décrite par le président de la Commission européenne, John Claude Juncker avant la dernière réunion des dirigeants, comme « une tragédie ». D'autre part, certains Britanniques craignent les conséquences de l'accord de sortie, que le Sunday Telegraph a vu dans un article de Daniel Henin, comme autorisant l'UE à détruire la Grande-Bretagne. L'auteur estime que l'accord n'est pas une victoire et ne représente qu’un accord qu’ un État vaincu se trouve obligé d’accepter, et indique que la Grande-Bretagne sera soumise à tous les coûts et obligations de l'adhésion à l'U, ans le droit de vote, sans voix et sans droit au veto

Le plus inquiétant ce sont les conséquences du vote sur l'accord par le Parlement britannique. Tous les scénarios restent ouverts, mais les conséquences sont encore largement inconnues. En cas de vote contre l'accord, la Grande-Bretagne serait absente le 29 mars prochain sans accord. Ce scénario « fantôme » suscite l'inquiétude de la communauté économique britannique, car il entraîne une rupture soudaine avec les plus proches partenaires commerciaux du Royaume-Uni, ce qui entraînerait une grande confusion dans la circulation des marchandises, les voyages, les marchés financiers et toutes les formes de relations bilatérales associées à l'adhésion de la Grande-Bretagne à l'Union. Et donc la peur d’un chaos subit dans l’économie britannique paralyse la pensée de beaucoup de gens, au point où le ministre des Finances, Philip Hammond, a autorisé a fermement prévenu que quitter l'Union européenne, sans parvenir à un accord aura « des répercussions graves et des conséquences extrêmement perturbatrices et négatives pour les emplois et la prospérité future dans l'économie britannique.

En cas de rejet du plan de sortie par le Parlement britannique, le Premier ministre a la possibilité de retourner à Bruxelles pour améliorer les conditions de sortie afin de garantir l'accès au soutien parlementaire pour l'accord, ce qui dépend de la possibilité du consentement des dirigeants européens pour revenir aux conditions de négociation, Les conséquences de la sortie de la Grande-Bretagne sans accord, où les effets négatifs sont réciproques et non pas dans une voie unique, limitent donc la possibilité de retour, et les médias font état de plans alternatifs en cours de préparation pour remplacer l'accord, en tout ou en partie.

Le scénario le plus difficile pour la Première ministre Theresa May est l’échec des deux précédents, avec la possibilité d’un retour aux négociations avec l’Union européenne et la possibilité d’un troisième scénario résultant du blocage de la solution, ce qui pousserait le Parti conservateur à renverser May du leadership du party/ Un autre scénario est que May elle-même appelle à des élections générales, ce qui est aussi une hypothèse forte. Il y a aussi l’hypothèse de demander un nouveau référendum sur la sortie de l'Union européenne face au rejet croissant des Britanniques, une hypothèse rejetée par Teresa Mae, mais qui peut être adoptée si elle est élimine de la direction du parti conservateur.

Le problème majeur est qu’il s’agit de scénarios catastrophiques, ou scénarios de « cygne noir », qui sont plusieurs scénarios plus douloureux, mais dans l’ensemble, plusieurs scénarios attendent la Grande-Bretagne d’ici la maturité du vote parlementaire sur l’accord de sortie du 10 décembre et jusqu’en mars 2019, Cependant, dans un avenir prévisible, la Grande-Bretagne ne reviendra pas comme c'était le cas avant le référendum de sortie de 2016.


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10 réactions à cet article    


  • nono le simplet nono le simplet 8 décembre 18:11

    les partisans du Frexit devraient méditer sur le Brexit et attendre son dénouement avant de s’enthousiasmer ...


    • machin 9 décembre 07:50

      @nono le simplet

      "les partisans du Frexit devraient méditer sur le Brexit et attendre son dénouement avant de s’enthousiasmer ...

      « 

      C’est vrai que depuis ’’l’Europe » il n’y a plus de chômage...

      C’est vrai que le pouvoir d’achat de chaque pays européen monte... monte... monte... monte...

      C’est vrai que nous avons de plus en plus d’hôpitaux....

      D’écoles...

      De libertés...

      C’est vrai qu’en ce moment, partout en Europe c’est la liesse populaire dans les rues.

      Tout cela grâce à l’Europe.

      Rassurez-vous le simplet sans frexit vous pourrez continuer à aller bronzer en Espagne sans être emmerdé par le change de monnaie...

      Et ça... c’est le plus important.

      PS :
      les blindés anti-manifestants provenaient pour la plupart des forces d’intervention anti émeute de l’Europe...

      L’Europe n’a pas unité en matière d’impôts...
      L’Europe sociale n’existe pas...
      Pas d’armée européenne...

      Par contre nous avons une force anti émeute européenne de 50 000 hommes.

      Vous avez raison, il fallait bien commencer par quelque chose...

       
       

       «  » 



    • nono le simplet nono le simplet 9 décembre 08:26

      @machin
      Par contre nous avons une force anti émeute européenne de 50 000 hommes.
      hier, 89 000 forces de police française étaient mobilisées ... alors 50 000 pour toute l’Europe ... smiley
      pour le reste, on peut ajouter qu’il pleut et qu’il y a du vent sur toute l’Europe en ce moment, ce qui ne nous arriverait pas si on l’avait quittée ...


    • machin 9 décembre 10:47

      @nono le simplet

      Naturellement dans les 50000 hommes, je ne compte pas les collabos...


    • machin 9 décembre 13:33
      le simplet

      Vous et vos gourous êtes ridicules.

      La place Beau-Veau annonce 136 000 manifestants...

      Pour 89 000 crs ou autres mercenaires...

      Ratio : 1matraque pour 1 manifestant et demi...



    • nono le simplet nono le simplet 9 décembre 16:22

      @machin
      Vous et vos gourous êtes ridicules

      qué gourous ? smiley


    • phan 8 décembre 18:13
      Pendant ce temps-là, le Qatar claque la porte à l’OPEP et les pétromonarques du Golfe sont pour le DEACHIT

      • machin 9 décembre 08:15
        Gilets jaunes : enquête sur une possible ingérence étrangère


        On parie que c’est les Russes ?

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