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La Grande Guerre se précise entre les États-Unis et la Chine

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Voici un article remarquable de clairvoyance à propos de la nouvelle phase de la guerre concurrentielle qui oppose les deux grandes alliances impériales - l'Alliance Atlantique-OTAN, dirigée, avec de moins en moins d'autorité, par les États-Unis déclinants - VS - l'Alliance Chine-Russie-Iran, puissances "émergentes", en reprise de croissance après l'intermède de la guerre sanitaire du COVID-19 que cette alliance a finalement remportée comme nous le constations dans un récent éditorial : https://les7duquebec.net/archives/262241.

 

Voici un article remarquable de clairvoyance à propos de la nouvelle phase de la guerre concurrentielle qui oppose les deux grandes alliances impériales - l'Alliance Atlantique-OTAN, dirigée, avec de moins en moins d'autorité, par les États-Unis déclinants - VS - l'Alliance Chine-Russie-Iran, puissances "émergentes", en reprise de croissance après l'intermède de la guerre sanitaire du COVID-19 que cette alliance a finalement remportée comme nous le constations dans un récent éditorial : https://les7duquebec.net/archives/262241.

L'article de M. Savin démontre que l'ancienne garde technologique et technocratique - celle des années Bush-Clinton-Obama - est de retour aux affaires du rafiot américain. Après quatre années de magouillage dans les coulisses anti-trumpistes, cette arrière-garde technocentriste est de retour aux commandes et elle élabore à travers de nombreux rapports les fondements de l’intensification de la guerre commerciale qui la confronte à l'Empire chinois.

La « nouvelle stratégie » des patrons de Biden vise à atténuer la guerre des tarifs douaniers et à atténuer la guerre commerciale pour la conquête de nouveaux marchés pour les produits manufacturiers et pour l'énergie fossile que l'Alliance atlantique ne peut gagner de toute façon (ce que Trump n'a jamais compris - d'où sa déchéance politique). Les différents rapports de think tank que Leonid Savin scrute ici dévoilent la feuille de route guerrière de l'Empire yankee en déroute. La cible chinoise y est clairement définie tout comme l'enjeu de la nouvelle phase de la guerre commerciale interimpériale comme nous l’expliquions dans un éditorial précédent : https://les7duquebec.net/archives/262302.

La classe prolétarienne internationale doit prendre connaissance du plan de match étatsunien, et de sa contrepartie chinoise, car nous serons la chair à canon de la nouvelle phase de cette Grande guerre à finir entre cliques de milliardaires... à moins que l'insurrection populaire vienne défaire les plans de ces clans délirants. Robert Bibeau. Éditeur Les7duquebec.net

 

This article is available in 5 languages on this webmagazine : https://les7duquebec.net/archives/262552

 

Par Leonid Savin − Source Oriental Review en anglais

 

La perception de la Chine comme un concurrent stratégique des États-Unis se développe depuis des années chez les Américains. Mais il y a eu récemment des signes que les principaux groupes de réflexion et d’analyse qui influencent la prise de décision ont commencé à préciser la formulation d’une stratégie unifiée.

 En juillet 2020, le China Strategy Group a été créé aux États-Unis et comprend un mélange éclectique d’experts et de politiciens qui sont unis par l’idée commune de freiner la puissance croissante de la Chine. Il est révélateur que le groupe ait été créé à l’initiative d’Éric Schmidt, ancien PDG de Google et président du Defense Innovation Advisory Board du ministère américain de la Défense. Il se trouve qu’il est également le chef du groupe. Son adjoint est Jared Cohen, PDG de Jigsaw (à l’origine de Google Ideas) et chercheur principal adjoint au Council on Foreign Relations. Il a précédemment été membre de l’équipe de planification politique du Département d’État américain et a été conseiller de Condoleezza Rice, puis de Hillary Clinton. Un autre membre éminent du groupe est Richard Fontaine, ancien conseiller de John McCain et PDG du Center for a New American Security (un projet néo-conservateur). Il a également travaillé au Conseil national de sécurité et au Département d’État américain sous George W. Bush.

 Fin 2020, le Groupe stratégique pour la Chine a publié un rapport intitulé « Compétition asymétrique : Une stratégie pour la Chine et la technologie. Perspectives d’action pour le leadership américain ». Il se concentre sur la technologie et l’innovation et, dans le cadre de la concurrence entre les États-Unis et la Chine, 13 auteurs ont formulé leurs recommandations dans trois domaines : les champs de bataille technologiques, les capacités fonctionnelles pour la concurrence et les structures pour l’avenir. Le premier concerne les diverses plates-formes technologiques critiques, les exigences et la dépendance des États-Unis vis-à-vis des entreprises étrangères. Le second porte sur trois domaines d’intérêt qui se chevauchent : le renseignement, la fuite des cerveaux et les chaînes d’approvisionnement. La troisième porte sur la nécessité de poursuivre une politique de multilatéralisme dans les relations internationales et de procéder à une refonte du gouvernement américain, en mettant l’accent sur l’accroissement du rôle de l’analyse d’experts dans la prise de décision politique et sur le rôle de la Maison Blanche en tant que chef de file de diverses agences et industries, ainsi que sur la construction d’une nouvelle ère d’habileté politique technologique.

 Il est intéressant de noter que le rapport suggère une nouvelle formule pour les relations multilatérales qui nécessiterait la création d’un forum « T-12 » composé de pays comme les États-Unis, le Japon, l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, le Canada, les Pays-Bas, la Corée du Sud, la Finlande, la Suède, l’Inde et l’Australie.

 Le premier paragraphe de l’introduction rappelle le plan Baruch, lorsque les États-Unis ont proposé aux Nations unies en 1946 d’être le seul pays à posséder des armes nucléaires et la technologie correspondante.

Le leadership technologique de l’Amérique est fondamental pour sa sécurité, sa prospérité et son mode de vie démocratique (sic). Mais cet avantage vital est aujourd’hui menacé, la Chine étant en passe de dépasser les États-Unis dans un certain nombre de domaines critiques. Si l’on ne fait rien, la position des États-Unis va encore s’éroder à mesure que Pékin s’empare du pouvoir et de l’influence sur les droits et le bien-être des populations du monde entier, y compris aux États-Unis. Ce défi appelle des solutions politiques urgentes pour renouveler la compétitivité américaine, arrêter ces tendances et maintenir les avantages technologiques essentiels des États-Unis.

 

Le rapport soutient également que :

 

  1. La concurrence est asymétrique – la Chine joue selon un ensemble de règles différentes qui lui permettent de tirer profit de l’espionnage industriel, de la surveillance illibérale et d’une ligne de démarcation floue entre son secteur public et son secteur privé. Pékin considère ces asymétries comme le problème de l’Amérique, et non de la Chine. Ce sera un fardeau pour l’Amérique.
  2. La fenêtre de la concurrence technologique reste ouverte, mais pas indéfiniment : trop souvent, à Washington, les préoccupations concernant la Chine sont vagues et mal définies. La perte de domination de l’Amérique dans les technologies fondamentales et émergentes portera gravement atteinte à sa prospérité et à sa sécurité, ainsi que sa dépendance à l’égard de la Chine dans des secteurs critiques qui pourraient être utilisés comme armes contre les États-Unis. La Chine se dirige vers le techno-autoritarisme, et la possibilité pour l’Amérique d’intervenir diminue.
  3. La trajectoire actuelle n’est pas favorable aux intérêts américains : les politiques de l’administration Trump n’ont guère permis d’arrêter l’érosion de l’avantage technologique américain causée par la politique industrielle de la Chine (notamment ses pratiques commerciales et d’investissement illégales et déloyales), ainsi que par la négligence à long terme de l’Amérique elle-même à l’égard de sa base de R&D, l’atrophie du financement fédéral et la réponse insuffisante du pays au défi chinois. À l’heure actuelle, la Chine est dans une position hautement compétitive dans plusieurs technologies essentielles, et d’énormes investissements stimulent ses efforts pour soutenir la production locale et, à terme, supplanter la domination technologique américaine, même si elle est encore actuellement dépendante des États-Unis et de ses alliés dans des domaines clés.
  4. La Chine n’a pas besoin d’être changée, mais des résultats favorables aux intérêts américains doivent être définis : on suppose que les États-Unis continueront à traiter avec la Chine telle que nous la voyons aujourd’hui, et ils ne doivent pas s’attendre à changer la trajectoire du développement de la Chine ou son approche globale de la technologie et de l’économie, même si l’on pouvait faire davantage pour peser sur les choix de la Chine et limiter sa puissance. Des décisions politiques clés pourraient être prises qui donneraient aux États-Unis de plus grandes possibilités d’influer sur les résultats : restructuration du pouvoir exécutif (refonte du gouvernement), nouvelles politiques en matière de talents et d’immigration (fuite des cerveaux), domination de la sphère des prévisions (renseignement) et formation de nouveaux partenariats multilatéraux (multilatéralisme). Cela renforcera les forces et les avantages distinctifs de l’Amérique, même si ses vulnérabilités sont également clairement reconnues.
  5. Il n’y aura pas de retour au « statu quo » d’avant Trump. Les tendances dans les deux pays, et nombre des outils dont dispose l’Amérique, poussent intrinsèquement et nécessairement vers un certain degré de bifurcation. En tout cas, le « statu quo » qui existait avant Trump a été radicalement perturbé ; un retour à ce statu quo ne peut pas, et ne doit pas, être un objectif de la politique américaine.
  6. Une réponse efficace au défi chinois consiste en grande partie à trouver le bon équilibre entre des objectifs concurrents.

 

Il s’agit d’élaborer une approche pour la période à venir de concurrence et de frictions accrues, ainsi que d’évolution technologique rapide, qui permettra aux États-Unis de promouvoir le plus efficacement possible leurs intérêts et leurs valeurs.

 

La conclusion est la suivante :

Le dialogue américain sur la sécurité concernant la Chine et la technologie a commencé à tourner autour d’un petit ensemble de sujets qui font les gros titres : la menace d’une application vidéo chinoise particulière, la bataille sur la 5G, ou encore la question de savoir si les risques potentiels d’une immigration hautement qualifiée l’emportent sur les avantages. Mais de nombreuses questions importantes sur la stratégie technologique des États-Unis vis-à-vis de la Chine restent sans réponse : Comment savoir si une plate-forme numérique mérite notre attention ? Que faudrait-il pour mettre en place une chaîne d’approvisionnement plus résiliente ? Comment pouvons-nous réellement gagner la guerre contre la fuite des cerveaux ?

 

Pour répondre à ces questions et à d’autres, les auteurs du rapport ont tenté de fournir une ligne de conduite claire pour l’élaboration de politiques et de stratégies solides. Au lieu de se convaincre de la supériorité technologique de l’Amérique, leurs évaluations sont faites en reconnaissant clairement l’asymétrie qui complique les relations entre les deux pays et affaiblit la position de l’Amérique. Mais en fin de compte, ils admettent que de nombreuses questions importantes concernant la concurrence technologique de l’Amérique avec la Chine ne sont toujours pas claires. En conséquence, le Groupe stratégique pour la Chine encourage les décideurs à faire appel à des experts et des consultants externes lors de la planification des politiques et des différents programmes.

 

La Chine est également un domaine d’intérêt dans le dernier rapport de la RAND Corporation : « Mise en œuvre de restrictions. Changements dans les politiques américaines de sécurité régionale pour rendre opérationnelle une grande stratégie réaliste de restrictions ». Tout comme le rapport du China Strategy Group, il n’y a pas de réponses claires à ce que les États-Unis doivent faire.

 Tout d’abord, il affirme que la Chine, comme la Russie et l’Iran, mène des activités dans la zone grise, qu’il faut empêcher de toutes les manières possibles. Il présente les arguments de ceux qui parlent des menaces que la Chine pourrait faire peser sur les États-Unis dans la région Asie-Pacifique. Par exemple, les décideurs politiques américains actuels s’inquiètent du fait que la Chine développe des cyber-capacités qui pourraient perturber les capacités de projection de puissance des États-Unis et endommager les infrastructures essentielles. Ces dernières années, l’armée chinoise a développé un large éventail de capacités de contre-mesures dans l’espace, y compris des brouilleurs, des armes à énergie dirigée et des missiles anti-satellites basés au sol qui pourraient affecter les satellites commerciaux et militaires. Par conséquent, « les capacités spatiales et cybernétiques de la Chine pourraient affecter trois intérêts vitaux des États-Unis : préserver la sécurité de la patrie américaine, empêcher la domination chinoise sur sa région et conserver le commandement américain des biens communs ».

 Les États-Unis n’ont pas exclu de recourir à la force contre la Chine si les USA devaient défendre Taïwan. Tout en empêchant la domination de la Chine sur des puissances locales comme le Japon, les partisans des restrictions parlent de l’importance de maintenir la domination américaine dans l’ensemble de la région Asie-Pacifique. « Ces stratèges reconnaissent qu’à mesure que la Chine se développera, elle étendra la zone contestée, l’espace aérien et la zone de sa périphérie maritime dans laquelle elle peut rendre les opérations militaires américaines coûteuses ou difficiles. Cela suggère qu’ils sont prêts à accepter la perte du commandement américain dans certaines zones. Toutefois, les partisans des restrictions n’ont pas encore précisé s’il existe un point au delà duquel une nouvelle croissance de la zone contestée devrait provoquer une plus grande implication militaire américaine dans la région. En d’autres termes, les partisans des restrictions devraient préciser les zones géographiques qui constituent les biens communs à l’intérieur desquels les États-Unis doivent conserver leur supériorité et le niveau de supériorité que les États-Unis doivent maintenir dans ces zones« .

 Certains pensent que l’activité chinoise dans la mer de Chine méridionale constitue déjà une menace pour les intérêts américains. Dans la mer de Chine orientale, l’activité de Pékin est considérée du point de vue de l’alliance américano-japonaise. Ce qui est mauvais pour le Japon est mauvais pour les États-Unis.

 Mais les partisans des restrictions font également valoir qu’« il existe plusieurs domaines dans lesquels les États-Unis et la Chine ont des intérêts communs qui pourraient permettre une coopération. Les deux nations cherchent à lutter contre le changement climatique et le terrorisme et à prévenir la prolifération nucléaire. Les partisans de la modération sont également favorables à des négociations visant à améliorer les relations commerciales et d’investissement entre les deux pays, ainsi qu’à limiter la taille de leurs arsenaux nucléaires. En outre, les deux pays recherchent la stabilité dans la péninsule coréenne. Les partisans des restrictions n’ont toutefois pas démontré qu’il existe un terrain d’entente suffisant sur ces questions pour que des accords acceptables pour les deux parties puissent être conclus. Par exemple, bien que les États-Unis et la Chine recherchent tous deux la stabilité dans la péninsule coréenne, ils ont des visions très différentes sur la manière d’y parvenir. La prochaine étape pour rendre opérationnelles les recommandations associées à une grande stratégie de retenue serait donc de proposer des approches de négociation et des compromis que les États-Unis devraient être prêts à faire pour surmonter ces différences ».

 Le rapport indique également que les points de vue des partisans des restrictions « divergent sur deux points essentiels : l’ampleur des ambitions de la Chine et la question de savoir si les pays d’Asie ont la capacité et la volonté de travailler ensemble pour trouver un équilibre efficace face à la Chine. Les désaccords sur ces deux points ont conduit à des prescriptions divergentes pour la stratégie américaine dans la région Asie-Pacifique qui vont d’un retrait militaire substantiel dans la région à une augmentation de l’engagement militaire américain dans la région. Il s’agit d’une différence importante entre les partisans des restrictions sur la politique américaine envers la Chine, la puissance qui, de l’avis de tous les partisans des restrictions, constitue la plus grande menace potentielle pour les intérêts américains ».

 Dans le même temps, les États-Unis suivent de près l’évolution des relations entre la Russie et la Chine. Deux anciens officiers de renseignement – Andrea Kendall-Taylor et David Shullman – fournissent une évaluation détaillée des interactions entre les deux pays dans le contexte de la politique mondiale et des intérêts américains. Ils notent que leur « coopération accélère leurs efforts pour éroder les avantages militaires des États-Unis – une dynamique qui est particulièrement problématique pour la concurrence stratégique des États-Unis avec la Chine dans l’Indo-Pacifique ». La Russie fournit déjà à la Chine des systèmes d’armes avancés qui améliorent les capacités de défense aérienne, anti-navires et sous-marines de la Chine et qui équipent mieux le Parti communiste chinois (PCC) pour garder les États-Unis hors de sa cour. Les deux pays renforcent également leur coopération technologique, ce qui pourrait leur permettre d’innover collectivement plus rapidement que les États-Unis ne peuvent le faire seuls, mettant à rude épreuve un budget de défense américain déjà très sollicité. En fin de compte, une coopération sino-russe soutenue – et plus problématique, son approfondissement – mettrait en danger la capacité de l’Amérique à dissuader l’agression chinoise dans la région et à respecter son engagement à maintenir un espace Indo-Pacifique libre et ouvert ».

 Le rapport indique également que la Russie et la Chine sont unies dans leurs efforts pour affaiblir la cohésion entre les alliés et partenaires des États-Unis et affaiblir l’influence des États-Unis auprès des pays et des institutions internationales. En outre, la Russie et la Chine s’efforcent de réduire le rôle central de l’Amérique dans le système économique mondial. Moscou et Pékin coopèrent déjà pour éviter les sanctions et les contrôles à l’exportation américains, atténuant ainsi les effets de la pression économique américaine. Si leur partenariat s’approfondit, ou même si chaque pays renforce individuellement sa résistance à la pression américaine, cela pourrait réduire l’efficacité des outils financiers coercitifs des États-Unis, en particulier les sanctions et les contrôles des exportations, qui constituent un élément clé de l’arsenal de la politique étrangère américaine.

 À la fin du rapport, les auteurs recommandent que « les États-Unis surveillent et planifient, créent des vents contraires et – si possible – tirent sur les coutures dans les relations entre la Russie et la Chine ». Mais le Jewish Institute for National Security of America est plus préoccupé par les investissements croissants de la Chine en Israël. Il va sans dire que les représentants de cette organisation ont constaté que ceux-ci contenaient une menace pour les intérêts américains. Le contrat de 25 ans que la Chine a signé en 2019 pour mettre à jour et exploiter un terminal dans le port de Haïfa, par exemple.

 

Et à en juger par les événements récents, les décideurs parient toujours sur une confrontation avec la Chine.

 

La première opération de la marine américaine sous l’administration de Joe Biden a débuté le 5 février avec un défi clair à Pékin. Le destroyer USS John S. McCain de la 7e flotte est entré dans la mer de Chine méridionale avec des missiles à bord. Une nouvelle confrontation diplomatique entre les États-Unis et la Chine a commencé.

 

Leonid Savin

Traduit par Hervé, relu par Wayan pour le Saker Francophone

 


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45 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 15 mars 12:28

    « La classe prolétarienne internationale »

    Kézaco ?

    Une classe sociale ne nécessiterait-elle pas une conscience de classe pour être définie ?



    • Gégène Gégène 15 mars 14:15

      @Séraphin Lampion

      certains dorment au fond de la classe...


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 15 mars 14:35

      @Séraphin Lampion

      OUI en effet. Et c’est un constat que partage la gauche et la droite politique : il n’y a pas de conscience de classe prolétarienne ni donc de classe prolétarienne... ce que nous réfutons énergiquement. Les carrés rouges québécois, les gilets jaunes français, les résistants anti confinement mondiaux en sont trois exemples probants.

      Merci pour ce post Séraphin 

      Robert Bibeau 


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 15 mars 15:08

      @Robert Bibeau

      Je n’ai jamais écrit qu’il n’y avait pas de classe prolétarienne, mais je vous demande de m’expliquer ce qu’est une classe sociale « internationale » !
      Alors que les mouvements communistes du début du vingtième siècle ont essayé de mettre en place des « internationales » successives pour rassembler les forces des classes ouvrières de plusieurs pays et lutter contre l’exploitation des classes dominantes de chacun de leurs pays sans réussir à maintenir cette dynamique, les représentants du capital, eux, ont réussi à se solidariser en construisant la « globalisation » et en se gardant bien de toucher aux véritables frontières, même à l’intérieur de l’UE pour pouvoir jouer sur les différentiels des coûts du travail selon les régions et en dressant les classes ouvrières les unes contre les autres.
      La capital a su consolider ses positions en ne mettant pas tous ses œufs dans le même panier, mais il continue à maintenir les sentiments nationalistes dans les peuples.
      Il n’y a pas de « classe prolétarienne internationale »
      Malheureusement.

      Quoi qu’il en soit, déformer un propos pour esquiver une objection ne peut que donner l’illusion d’avoir raison au sophiste qui se livre à ce petit jeu.
      Personne n’est dupe, « camarade » Bibeau !


    • Rita 15 mars 15:35

      @Séraphin Lampion
      « La classe prolétarienne internationale »  : c’est vraiment complétement dépassé aujourd’hui. Nous ne sommes plus en 1920 !

      Dommage, car sinon l’article est excellent mais la solution proposée est chimérique.


    • Passante Passante 15 mars 16:07

      @Séraphin Lampion

      elle a eu lieu, vous pouvez la refouler, vous ne pouvez pas l’effacer
      (c’est des choses qui font retour, vous savez,
      exemple : « Un spectre hante l’Europe... etc »)


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 15 mars 16:16

      @Passante

      de quoi parlez-vous ?


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 15 mars 16:22

      @Séraphin Lampion

      Je vous assure que je n’ai ni tenté d’esquiver ni tenté de « sophismer » je n’avais tout simplement rien compris à votre post à ce que je constate. Donnez SVP la chance au coureur.

      La question de la classe prolétarienne internationaliste et internationale  versus la classe grande bourgeoisie = BIG CAPITAL mondialiste et mondiale. Là je crois avoir compris.

      C’est LA question de l’heure qui amène les forces révolutionnaires à se redéfinir  se reformer  loin des divisions de la gauche  communiste  socialiste  anarchiste  sociaux-démocrates etc. etc. 

      1. au cours du XIXe et XXe siècles le grand capital s’est progressivement mondialisé D’OU la grande bourgeoisie milliardaire s’est aussi mondialisé politiquement, idéologiquement, socialement, culturellement, etc. La grande bourgeoisie le fit en premier car c’est elle qui détient tous les pouvoirs dans nos sociétés capitalistes et c’est la classe qui subit les plus fortes pressions pour son adaptation aux rapports de production issus  formatés  par les moyens de production en accélération.
      2. La grande bourgeoisie ( mondialiste avant tout le monde) est assistée par toute une couche de sous-traitant = la moyenne bourgeoisie et une couche de laquais = la petite bourgeoisie très nombreuse. Les bases économiques de ces couches sociales sont locales — municipales— régionales— nationales. Ces couches sociales défendent leurs bases sociales et économiques quand elles se battent contre la mondialisation capitaliste. Sur ce point elles sont en contradiction avec leurs maitres du grand capital. D« OU ces luttes réactionnaires d’arrière garde ANTIMONDIALISATION — NATONALEUSES — CHAUVINES QUE CES COUCHES SOCIALES développent et dans lesquelles elles entrainent des segments de la classe prolétarienne.
      3. La classe prolétarienne est le produit du capital (grand et moyen et petit). Pour survivre, LA classe prolétarienne vend une marchandise à vil prix = sa force de travail. Elle la vend au grand capital mondialisé  au moyen capital national (reliquat des premières phases du capitalisme)  au petit capital local  régional intimement imbriqué avec le capital sous-traitant. 
      4. Le prolétariat est donc soumis à des rapports de production capitalistes divers  sous certains aspects internationalistes (venant des multinationales donneurs d’ordre) du moyen capital sous-traitant qui peu à peu s’extirpe des contraintes nationaleuses pour servir les commandes des multinationales mondialistes et le prolétariat vie quotidiennement avec la petite bourgeoisie sacrifiée  en cours de paupérisation et de prolétarisation et qui se bat et résiste entrainant avec elle des segments du prolétariat.
      5. Toute cette mise en scène existait déjà au temps des bolchéviques et des communistes et des socialistes mais à l’état embryonnaire. En ce XXIe siècle ce scénario est arrivé à maturité et grâce aux technologies numériques  satellitaires ce déploiement s’accélère. Comme la mondialisation du capital  l’internationalisation de la classe prolétarienne est irréversible et s’effectue chaque jour sous nos yeux.
      6. Terminons par la conscience de classe prolétarienne internationaliste et internationale. La conscience sociale ne provoque pas l’émergence d’une classe sociale ni pour la bourgeoisie  ni pour le prolétariat. C’est le rôle économique concret dans des conditions socio-politiques concrètes d’un groupe social qui en fait une classe sociale concrète, qui entrant en rapport les uns (individus) avec les autres (individus) et avec les autres classes sociales forgent les rapports de production = les rapports de classes sociales.
      7. De cet énoncé il découle que la classe prolétarienne (sans pouvoir mais dominée, opprimée, aliénée) vivant sous le capitalisme mondialisée ne peut que s’internationalisée  forcément. Ces conditions objectives et subjectives n’étant pas à maturité au temps de Marx, Lénine, Mao, Castro et les autres la classe prolétarienne ne pouvait être que nationaliste tout comme aujourd’hui la classe prolétarienne révolutionnaire ne peut être qu’internationale et internationaliste.
      8. La guerre sanitaire mondialisée que la classe prolétarienne internationalisée subit présentement illustre parfaitement cette dynamique mondiale-internationale. Sans aucune organisation gauchiste ou droitiste, qui sont restées assises sur la clôture  spontanément partout dans le monde petite-bourgeoisie  travailleurs  ouvriers  prolétaires se lèvent et résistent à la dictature gouvernementale  policière  militaire fasciste des larbins politiciens à la solde du grand capital. Une répression commune entraine une résistance populaire commune et engendre une conscience »communarde" de classe. Ce n’est pas la conscience de classe qui produit la classe, c’est la classe en lutte qui produit la conscience de classe 

      Merci pour votre post Séraphin.

      Robert Bibeau.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 15 mars 16:29

      @Robert Bibeau

      « Ce n’est pas la conscience de classe qui produit la classe, c’est la classe en lutte qui produit la conscience de classe »

      Je ne sais pas comment ça lutte au Québec, mais en France c’est pas terrible !
      La classe ouvrière se plaint de n’avoir pas assez de masques ni de vaccins.
      Est-elle en train de « produire la conscience de classe » ?


    • JulietFox 16 mars 10:09

      @Séraphin Lampion
      Classe prolétarienne ? Avec Iphone, smartphone etc.... et qui va se saigner pour voir des milliardaires taper dans un ballon.


    • CN46400 CN46400 16 mars 10:57

      @JulietFox
      Là où il y a une classe bourgeoise qui vit du travail d’autrui, et c’est encore le cas en Chine, il y a une classe prolétarienne qui doit travailler pour vivre, si possible mieux le lendemain que la veille, c’est aussi le cas dans la Chine actuelle.
       Par rapport à l’Occident, l’état n’est plus aux ordres des bourgeois, mais c’est eux qui doivent obéir à l’état comme n’importe quel quidam. Lequel état est entre les mains d’un parti de plus de 80 millions de membres....


    • simir simir 18 mars 12:48

      @JulietFox
      Vous sortez d’où ? De Mars ?
      Dans nos cambrousses la classe prolétarienne ne possède pas d’Iphone qui doit représenter moins de 10 % des ventes en France. C’est loin des 10 millions de pauvres et si on leur rajoute les prolétaires qui travaillent et qui représentent 20 millions de personnes cela fait exactement 45 % de prolétaires.
      Loin des 10 % de ventes d’Iphone.

      Mais encore pire « se saigner pour ..... taper dans un ballon »
      Combien de places dans un stade ?
      Je ne vais pas plus loin c’est tellement nul et caractéristique d’une infâme morgue de classe.

      Pour les smartphones on dit ordiphone en français on en trouve à moins de 100 € soit beaucoup moins cher que ce que coûtait le téléphone il y a 30 ans.
      Des idiots leur reprochaient aussi « les écrans plats » il y a 5 ou 6 ans.

      Mais sans doute que ces gens là ne devraient pas avoir le droit de téléphoner où d’aller sur internet.
      Au pain sec et à l’eau c’est mieux hein Juliette !



      • Robert Bibeau Robert Bibeau 15 mars 14:42

        @Furax

        EN EFFET, ce document produit par un général de brigade est un brulôt qui étale au grand jour la lutte de classe (interne à la bourgeoisie française et européenne) dans les préparatifs de guerre 

        Alliance Atlantique-OTAN ou Alliance chino-russe ou Allliance européenne voilà le dilemme qu’expose ce général 

        Merci 

        Robert Bibeau 


      • Bendidon Bendidon 15 mars 12:44

        Chic vite la GUERRE 


        • CN46400 CN46400 15 mars 15:35

          Il n’y aura pas de guerre USA-Chine because :

          1 La Chine ne veut pas de guerre !

          2-Les USA savent que deux ou trois Stalingrad les attendent en Chine.... !


          • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 15 mars 15:57

            @CN46400

            3  Les Apparatchiks chinois et les Mondialistes américains ont fait un pacte : coût bas du travail contre commercialisation sur les marchés juteux. Même les relations internationales sont devenues la Comedia del Arte" : entre le spectacle et les coulisses, il y a un monde !


          • Rita 15 mars 16:20

            @CN46400

            Point 1 : c’est vrai, la Chine ne menace personne et n’a pas de visées impérialistes.

            Point 2 : les USA ne se risqueront sans doute pas à envoyer des troupes en Chine. Le risque est que ce soit les pays « protégés » par les USA, comme le Japon, Taïwan ou la Corée qui servent de champs de bataille comme l’ont été la Corée (1950), le Vietnam (1963-1975) et le Cambodge, avec des millions de morts, de mutilés et d’intoxiqués (Agent Orange).


          • Robert Bibeau Robert Bibeau 15 mars 16:40

            @CN46400

            VOUS CN46400 et ceux qui renchérissent derrière vous avez RAISON.

            Mais vous oubliez les contingences économiques  et sociales —.

            Les États-Unis ex-hégémoniques ont trois choix pour enrayer leur descente aux enfers de l’effondrement :

            1. détruire les capacités productives (moyens de production forces ouvrières productives) de la CHINE et alors la Chine n’aura d’autres choix que de riposter aux attaques de l’OTAN.
            2. Gagner la guerre commerciale qu’elle a entamée contre la Chine. Les USA sont incapables de gagner cette guerre commerciale comme TRUMP l’a démontré...et que Biden le démontrera pendant les 4 ans à venir.
            3. Accepter d’être déclassée (comme le Royaume-Uni et la France l’ont accepté en 1945) et devenir le majordome de l’Empire chinois hégémonique.

            Seul la 3e option nous évitera une guerre mondiale qui pourrait bien avoir commencé avec cette étrange « pandémie » mondialisée.

            Robert Bibeau


          • Rita 15 mars 17:22

            @Robert Bibeau

            États-Unis ex-hégémoniques : malheureusement ils n’ont pas renoncé à leurs rêves hégémoniques. Trump semblait vouloir, bien tardivement (en 2020), se désengager de l’OTAN, d’Afghanistan, de Syrie et d’Irak (« America First ») mais avec Bide, c’est reparti : « multilatéralisme » (traduisez : « ingérence tous azimut »).


          • Rita 15 mars 17:28

            @Robert Bibeau

            1. évidemment, la Chine ne pourra que riposter en cas d’attaque nucléaire directe. N’y a-t-il pas à craindre que se voyant leurs plans fichus, faucons US et mondialistes. ne tentent "le tout pour le tout" quitte à détruire l’humanité dans leur mégalomanie ?

            2. Gagner la guerre commerciale ? Pourquoi « gagner » ? (je m’adresse aux USA ici) Ne peux-t-on pas commercer pacifiquement ?

            3. Je pense qu’il n’y a pas d’Empire chinois et que la Chine n’a pas pas de prétention hégémonique. Je pense que les USA doivent accepter d’être déclassés et cela sans pour autant devenir vassaux de la Chine.

            Pour éviter une guerre mondiale, tous les peuples de la Terre doivent cesser de faire allégeance à l’Empire US.


          • Rita 15 mars 17:29

            @Robert Bibeau

            étrange (en effet smiley « pandémie » mondialisée : il existe en effet une hypothèse selon laquelle les Néocons du Deep State US auraient décidé de répandre une épidémie en Chine, peu mortelle mais très contagieuse, pour détruire l’économie chinoise ; ils auraient pensé qu’elle serait limitée à la Chine, limitée comme le SRAS et le MERS en leur temps et que les chinois mettraient des années à s’en remettre.

            Pas de chance pour eux : les chinois ont formidablement réagi et l’épidémie s’est retournée contre eux et fait plus de mal aux USA qu’à la Chine.


          • CN46400 CN46400 15 mars 18:15

            @Séraphin Lampion
            Faux, les capitalistes US n’ont pris au sérieux le communisme chinois que récemment. Ils croyaient à une chute comme l’URSS qui leur permettrait, au bout du bout, d’exploiter la gigantesque force de travail chinoise, dans leurs seuls intérêts. C’est raté...


          • CN46400 CN46400 16 mars 11:41

            @Séraphin Lampion
            Les joint-ventures qui ont fait la fortune de la Chine fonctionnaient de la manière suivante :
            1 La Chine fournit les locaux, l’énergie, les matières premières et la main d’oeuvre, elle paie cela, en yuan, avec la vente d’une partie de la production en Chine, et dans sa zone de chalandise.
            2-les capitalistes occidentaux amènent les cadres, les machines et le plan des produits à fabriquer dont ils revendent leur part dans leur zone de chalandise. Ils ne paient, à part les cadres, quasiment pas la main d’oeuvre
             D’abord ce fût le bas de gamme, puis la montée s’est amorcée. La Chine sous-traite maintenant le bas de gamme en Afrique ou en Asie du sud. Quand vient le moment des renouvellement de contrats, les chinois sont maintenant en position de professeurs plutôt que d’élèves.
             La Chine a capté, sur les établis, l’essentiel des savoirs-faire occidentaux. La puissance de sa force de travail n’a plus rien de comparable avec celle des années Deng (70-80).


          • Rita 15 mars 15:40

            Le monde est en grand danger. Les USA ne se sortent pas de leurs problèmes intérieurs. Ils sont prêts à déclencher une guerre pour tenter de les résoudre (classique dans l’Histoire).


            Budget militaires en euros :

            - USA : 700 milliards. Pour se défendre contre qui ? Les USA n’ont de frontière commune qu’avec deux pays : le Canada et le Mexique. A cela il faut ajouter les budgets des pays de l’OTAN (légion étrangère des USA).


            - China : 200 milliards.

            - Russie : 65 milliards.

            - France : 40 milliards.


            • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 15 mars 15:58

              @Rita

              USA + Chine = 900 milliards contre le reste...


            • Rita 15 mars 16:07

              @Séraphin Lampion

              Pourquoi USA+Chine ? Les USA ont déclaré officiellement la Chine comme « ennemi ». Non plus concurrent mais « ennemi ».

              Je dirais plutôt USA contre le reste du monde.


            • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 15 mars 16:11

              @Rita

              Alors, il faut vite que Apple rapatrie la fabrication de ses i-phones en Californie et que l’université de Yale expulse les dirigeants de Chinois qu’elle est en train de former pour l’état et le privé.
              Si vous prenez pour argent comptant les déclarations officielles, faites de la métaphysique plutôt de de la géopolitique.


            • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 15 mars 16:12

              @Séraphin Lampion

              le mondialisme (globalism en américain), vous savez ce que c’est ?


            • simir simir 18 mars 12:55

              @Rita
              La majorité de cette somme 200 milliards ne leur sert que pour le coût des plus de 200 bases à l’étranger.
              Ils aiment jeter l’argent par les fenêtres car en cas de guerre nucléaire ces bases étrangères ne servent absolument à rien.
              Et malgré ces bases ils n’ont pas réussi à mettre au pas, ni Cuba, ni le Vénézuela ni la Syrie et ni même encore la Bolivie qui vien de remettre le MAS au pouvoir.


            • Rita 15 mars 16:01

              Que fait la flotte de guerre US en Mer de Chine ou dans le détroit de Taïwan  ? Le prétexte est « d’assurer la liberté des mers ». De quoi se mêlent les USA ?


              Que diraient les USA si des navires Chinois ou russes patrouillaient dans le Golfe du Mexique, dans les Caraïbes ou le long des côtes de Californie ?


              • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 15 mars 16:17

                @Rita

                tiens, au fait, vous pourriez me dire ce que la France fait au Mali ?


              • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 15 mars 16:25

                @Rita

                Tiens, ça devrait vous intéresser !


              • Jeekes Jeekes 15 mars 16:57

                @Séraphin Lampion
                 
                ’’tiens, au fait, vous pourriez me dire ce que la France fait au Mali ?’’

                 
                Elle fout sa merde, comme les autres.
                Mais de la à comparer la nuisance des amères-loques avec celle des français, franchement séraphin, c’est juste pour contrarier ou bien ? 
                 


              • Jeekes Jeekes 15 mars 16:59

                @Séraphin Lampion
                 
                ’’Tiens, ça devrait vous intéresser !’’
                 
                Pfff, même pas.
                Cette barcasse tombera en panne avant d’avoir fait la moitié du chemin !
                Comme d’hab...
                 
                Kikapeur du CDG, hein ?
                 


              • Robert Bibeau Robert Bibeau 16 mars 16:20

                @Séraphin Lampion

                CA DEVRAIT VOUS INTERESSER : https://les7duquebec.net/archives/262746


              • jjwaDal jjwaDal 15 mars 16:52

                Aucune guerre chaude directe entre la Chine et les USA. Ils savent en particulier qu’en cas d’attaque de Taïwan, toutes leurs simulations de combat donne la Chine gagnante sans l’ombre d’un doute. Le sage connaît ses limites...
                En fait ils ont perdu cette « guerre » depuis un moment en amortissant et en dissimulant en partie la paupérisation des salariés US, par la fabrication de leurs biens de consommations en Chine et surtout en précipitant la Russie dans les bras de la Chine.
                Dans le monde réel on ne peut vouloir une chose et son contraire et par ex à partir du moment où ils veulent conserver la haute main sur la politique étrangère et de défense européenne, ils doivent impérativement casser tout rapprochement de l’UE avec la Russie, en la diabolisant par tous les moyens sinon par la menace. Le résultat est donc l’alliance de la plus grande réserve de ressources minérales et peut-être énergétique du monde avec le titan économique qu’est la Chine. Faute de pouvoir vaincre la Chine par les armes, la guerre des ressources était la seule alternative possible et ils l’ont d’ores et déjà perdue. La « route de la Soie » va d’ailleurs grandement servir à sécuriser les flux allant vers et venant de Chine.
                Par ailleurs la relocalisation des usines aux USA est assez utopique, vu l’accoutumance des citoyens à un niveau de vie impensable avec du « made in USA » qui serait beaucoup plus cher à produire. Le citoyen US va donc continuer à financer l’effort d’armement chinois (avec l’aide sans faille des européens) sans que la Maison Blanche y puisse grand chose...

                Ils peuvent bien faire autant de rapports qu’ils peuvent, la messe est dite.


                • CN46400 CN46400 15 mars 18:27

                  @jjwaDal
                  Je pense qu’il faut résonner en terme de force de travail et des compétences qui vont avec. Partie plus tard, la Chine progresse bien plus vite que l’Occident et implique la totalité de sa très nombreuse population. Savez-vous qu’elle coule, depuis plusieurs années, 80% du béton produit dans le monde... ?


                • Rita 15 mars 19:22

                  @jjwaDal

                  Je ne pense pas que la Chine continentale se risque à un débarquement à Taïwan. Ce serait donner un prétexte aux US pour accourir « défendre » Taïwan. Mais en ce moment les USA en cherchent un (cf. l’incident du Golfe du Tonkin).

                  A noter que le gouvernement de Taïwan se considère comme seul légitime, non seulement à Taïwan mais aussi sur Pékin ! Officiellement Taïwan est toujours en guerre avec Pékin.

                  Taïwan faisait partie de la Chine ; ils ne sont séparés que depuis la guerre civile.

                  N’oublions pas que les Taïwanais sont chinois : un referendum à Taïwan sur le rattachement à la Chine continentale pourrait donner des résultats inattendus


                • Rita 15 mars 19:25

                  @jjwaDal

                  Fabrication de leurs biens de consommations en Chine : rappelons que ce ne sont pas les chinois qui ont déménagé des entreprises occidentales vers la Chine, ce sont ces entreprises qui ont délocalisé en Chine ou fait fabriquer en Chine ou importé des produits à bas prix. Maintenant, certains pleurent en disant : "ils nous ont volé notre savoir-faire"


                • Rita 15 mars 19:28

                  @jjwaDal

                  Relocalisation des usines aux USA utopique ; sous Trump cela a commencé : des entreprises US ont cessé de faire fabriquer en Chine et... ont transféré la fabrication en Inde


                • jjwaDal jjwaDal 16 mars 04:55

                  @Rita
                  Oui, c’est une possibilité. Mais je pense que l’Inde n’a pas oublié son passé colonial et a bien plus à gagner à nouer des liens forts avec la Chine et donc commercer avec. En dépit de frictions entre ces deux pays, leurs intérêts fondamentaux se rejoignent sur le dos des USA. Nous verrons bien.


                • Robert Bibeau Robert Bibeau 16 mars 16:17

                  @jjwaDal

                  Voici ce que pense les généraux francais des ambitions de l’OTAN vis-à-vis l’INDE 

                  https://les7duquebec.net/archives/262746


                •  C BARRATIER C BARRATIER 15 mars 17:56

                  Une compétition économique s’accompagne nécessairement d’alliances y compris militaires. Il y a un équilibre des forces qui permettra lentement au meilleur de gagner au plan économique sans combat militaire . La route de la soie qui arrive à Lyon sème la prospérité. Les USA ont aussi leurs routes avec les Etats d’Amérique du Sud, mais leur méthodes n’ont rien de pacifique, ils perdront.


                  • Vincent Lastier 21 mars 18:37

                    Conseil de lecture : ne manquez pas de lire « Terres rares » de Jean Tuan chez C.L.C. Editions. Un néo-polar épicurien et érudit qui dévoile les menaces que la Chine fait peser sur le monde. Lecture édifiante et jubilatoire ! Disponible en librairie et via les principaux sites d’internet.

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