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Accueil du site > Tribune Libre > La grève et la colère silencieuse des citoyens

La grève et la colère silencieuse des citoyens

Une semaine de circulation paralysée, un coût très élevé pour l’économie française, une image déplorable de la France à l’étranger, des citoyens en colère, mais résignés, des réformes hésitantes... Serait-ce donc cela le « troisième tour social » improprement proposé par Olivier Besancenot ?

À propos de la grève des transports publics qui sera, à mon avis, la dernière du genre, j’ai reçu ce texte qui est rédigé par un "observateur-citoyen inquiet et en colère" (voir son nom en bas du texte) et comme il reprend quelques éléments intéressants dans le débat national actuel, il m’a paru pertinent de le faire partager.

« Sous divers prétextes, les bénéficiaires des régimes spéciaux défendent le maintien de ce que l’on doit appeler, en toute objectivité, des privilèges. À tous ceux qui s’efforcent de regarder la société sans prisme idéologique ou politique, mais en se réclamant du bon sens, de l’équité, de la solidarité, de la responsabilité, leur attitude paraît irresponsable, voire indécente.

Rappels :

1. Les bénéficiaires des 128 régimes concernés partent à la retraite bien avant ceux du régime général. Exemples : 50 ans pour les agents de conduite SNCF ou RATP ; 53 ans pour les sénateurs, 55 pour les députés qui auraient dû montrer l’exemple...

2. La durée moyenne de leur retraite est pour beaucoup supérieure à celle de leur vie active et ils percevront ainsi plus de pensions qu’ils n’ont reçu de salaires !

3. Le montant de leur retraite est calculé sur les 6 derniers mois de salaire (comme pour les fonctionnaires, qui bénéficient encore à ce titre d’un régime spécial), soit un écart considérable par rapport aux 25 années du régime général. Leur taux de cotisation est en outre souvent inférieur (7,8 % contre 10 à 11 %).

4. La plupart bénéficient par ailleurs d’un autre privilège important : la garantie de l’emploi.

5. Dans l’immense majorité des cas, l’existence de ces "exceptions" n’est plus justifiée par une pénibilité particulière du travail.

6. Le coût de ces régimes (qui concernent 1,2 million de retraités pour seulement 560 000 actifs) représente 15 milliards d’euros pour 2007, dont la moitié payée par la collectivité.

7. La France est le seul pays développé au monde où demeurent de telles inégalités.

8. La réforme de ces régimes est souhaitée par 82 % des Français (sondage Metro/Ifop, 11 octobre 2007), y compris par une majorité des agents de la Fonction publique.

9. On estime à 300 milliards d’euros les engagements de retraite des sept principaux régimes spéciaux au cours des six prochaines décennies : une charge injuste et insupportable pour les générations futures.

Un constat semblable peut être fait pour les autres réformes jugées nécessaires par la grande majorité des experts : université, recherche, fonction publique, système de santé, droit du travail, justice, dialogue social... Réalisées dans les autres pays depuis des années, elles sont chez nous sans cesse bloquées par des minorités fortement politisées, incapables d’appréhender la réalité du monde et la nécessité de s’y adapter (ce qui n’interdit pas de chercher à l’améliorer).

La réforme des régimes spéciaux était a priori la plus "facile" et consensuelle, d’autant qu’elle a été comme d’habitude proposée aux intéressés avec des aménagements et un étalement dans le temps. Un recul du gouvernement rendrait donc quasiment impossible la mise en oeuvre des réformes plus "difficiles". Il démontrerait une fois encore que des individus et organisations se réclamant des principes d’égalité et de solidarité défendent en réalité des corporatismes, des égoïsmes, des privilèges injustifiables ou un statu quo insupportable. Comme en 1995, ils peuvent (souhaitent peut-être, pour certains) paralyser le pays et l’enfoncer un peu plus dans la crise économique et morale.

Cette attitude est irresponsable et dangereuse. De plus, la conjoncture économique actuelle ne permet pas de différer plus longtemps les réformes, sous peine d’un nouveau décrochage national, avec de graves conséquences sur le pouvoir d’achat, la cohésion sociale, la place de la France dans le monde. Rappelons enfin que les grèves occasionnent une gêne considérable pour les particuliers, coûtent très cher à la collectivité (150 millions d’euros pour celle du 18 octobre 2007 dans les transports pour la seule région Île-de-France), affectent la compétitivité déjà réduite de la France, son attractivité et son image à l’extérieur, donc son avenir.

Face à cette situation, les citoyens inquiets et en colère ne peuvent rester silencieux. Pour leur propre dignité, pour l’avenir de leurs enfants et du pays, ils ne doivent pas laisser le monopole de l’expression à ceux qui refusent l’adaptation.

Nous ne pouvons accepter que le pouvoir de nuisance de quelques-uns mette en péril notre avenir commun. »

L’auteur de cet appel est le sociologue Gérard Mermet, auteur notamment de ‘Francoscopie’.

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269 réactions à cet article    


  • La Taverne des Poètes 20 novembre 2007 14:14

    L’homme qui nous coûtait des milliards :

    Maintenant que Sarkozy a promis 90 milliards, si les grévistes ne s’arrêtent pas, combien sortira-t-il de nos poches ? 180, 300 milliards ? Et qui viendront s’ajouter à ceux qu’il a distribués en toute hâte aux pêcheurs bretons. Et déjà de nombreuses autres catégories se mettent en grève et demandent au Père Noël plein de sous pour la Saint-Nicolas.
    - Bon ! vous mettrez ça sur mon ardoise ! " (notre dette)


    • La Taverne des Poètes 20 novembre 2007 14:21

      Pardon : c’est 90 millions bien sûr, le tout faisant des milliards. Vous auriez rectifié vous-mêmes.

      Nouvelle série bientôt sur TF1 ? « L’homme qui nous valait des milliards ». Et sur France2 « Human €Bomb »


    • Rage Rage 20 novembre 2007 19:43

      Bonjour,

      Je trouve cet article très « tendance » aujourd’hui. Le problème, c’est qu’il dénonce sans comprendre, et qu’au final, il ne fait que démontrer l’incapacité intellectuelle à proposer quelque chose de viable sans jouer la mise à l’index.

      Soyons clairs, si les cheminots et autres fonctionnaires étaient si « privilégiés », pourquoi ne sont-ils pas dans les top revenu français ? Pourquoi ne sont-ils pas tous avec villas sur la côte d’azur ? Pourquoi ne s’y précipite-t-on pas en courant ?

      Ce que l’on ne dit pas dans ce vomissement idéologique, c’est que derrière le « focus » sur les cheminots, on ne parle pas du régime des parlementaires, des excès du privé type agents immobiliers ou major BTP type Bouygues.

      Ce que l’on ne dit pas quand on constate le malaise général de la fonction publique, c’est qu’il y a, comme dans le privé, des fonctionnaires qui se gavent et d’autres qui rament, qu’il y a plusieurs fonctions publiques, que l’infirmière n’a rien à voir avec un DGA de Région, qu’un magistrat n’a rien à voir avec un inspecteur des impôts.

      Les étiquettes que l’on colle sur des « cheminots » et des « fonctionnaires » est aussi grossière que nommer footballeur des stars et des sportifs du dimanche : il y a donc une ANALYSE à réaliser pour mieux COMPRENDRE.

      La masse qui « s’indigne » selon vous est aussi la masse à qui l’on vend de l’analyse « sondage CSA » sans jamais EXPLIQUER les contenus.

      Parlons-en des contenus.

      Quand un cheminot, un agent EDF ou GDF, ont signé leur contrat, ils ont fait un choix de vie ; travailler dans des conditions plus difficiles et avoir en bénéfice un départ plus précoce. Les agents de terrain pouvaient y prétendre -les cadres se gardent bien de dire qu’ils en bénéficient aussi- et il me paraît légitime de « respecter les règles du jeu ». Que l’on en change les termes, alors il faut discuter de contre-parties et de processus progressifs d’allongement d’annuités en lien avec de nouvelles perspectives d’évolutions.

      Pour les fonctionnaires, dont 20% en moyenne de la rémunération est sous forme de prime ou de RI (qu’on soit bon ou pas du reste), faut-il ajouter qu’ils ne cotisent que 20% (depuis très peu) sur ce revenu : leur retraite est donc caculé certes sur les dernières années, mais aussi sur 80% de leur rémunération...

      Les fonctionnaires font 35 heures ? Lesquels ? Les hospitaliers, flics, gendarmes, pompiers, magistrats... ? Je ne pense pas. En collectivités ? Oui certains. Mais clairement peu. Les heures sup’ ? Elles n’existent pas, elle ne sont pas payées sauf cadre exceptionnel rarissime. Des contractuels à la place ? Allons-y : ils coûtent plus cher et leurs heures sup’ peuvent être réclamées.

      Virer du fonctionnaire ? Pourquoi faire ? Moins de service public ou l’améliorer dans ses missions ? Excellente question à poser aux élus dont les horaires - pardon les présences- se comptent souvent plus en minutes qu’en heures. Il suffit de lire les commentaires du député du Loiret sur le cumul des mandats : « j’ai des amis députés qui iraient faire la chasse 4 jours dans la semaine s’ils ne conservaient que leurs mandats de maire ».

      Les 13ème mois ? Au bon vouloir de la structure.

      L’intéressement, les participations,... rien.

      Au mieux les plus motivés cumuleront plusieurs emplois pour améliorer leurs malheureux salaires dont la progression à l’échelon est souvent plus risible que rémunératrice.

      Qu’on veuille aussi manager les troupes, rationnaliser les missions, donner l’exemple au plus haut niveau, limiter les excès de certains acteurs privés (logement, grande distribution, construction)... et alors, et seulement alors, on pourra peut-être dire aux « privilégiés du public » qu’ils pourraient eux aussi contribuer à l’effort de redressement de la dette publique.

      Mais pour cela, faudrait-il encore ne pas distribuer aides et cadeaux fiscaux aux amis politiques et autres minorités les plus aisées.

      La question est donc aussi de savoir CONDUIRE des réformes dans l’ORDRE des choses plutôt que de stigmatiser tel ou tel « responsable » de tout les maux.

      Les privilégiés ne sont peut-être pas ceux que l’on montre du doigt mais plutôt une partie de ceux qui se disent « majorité en otage ».


    • lionprince lionprince 20 novembre 2007 20:51

      Considérer la garantie de l’emploi comme un privilège est une insulte à tous les français. cela devrait etre normal. Mais les gens comme vous veulent habituer l’opinion publique à l’idée d’un avenir pitoyable pour pouvoir manipuler la main d’oeuvre pour une plus grande fléxibilité. La France est selon vous en faillite alors que les entreprises françaises n’ont jamais fais autant de bénéfices (Total BNP DANONE entre autres). Il suffit juste de réparitir plus équitablement les richesses de se pays et d’augmenter le pouvoir d’achat pour augmenter la consommation et ainsi augmenter la production et donc les emplois.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 20 novembre 2007 21:15

      La grève est un moyen totalement dépassé d’action sociale. Il oppose des intérêts particuliers à l’intérêt général en voulant faire croire que ce sont les corporatismes qui sont à gauche ! Une grève dans les services publics fait plus pour briser la solidarité populaire que tous les discours de droite. Il faut sortir de ces « jugements de Dieu » et mettre en place une structure de droit pour ré-équilibrer la distribution de la richesse. http://nouvellesociete.org/102.html

      Pierre JC allard


    • Deuxa 21 novembre 2007 11:17

      « Soyons clairs, si les cheminots et autres fonctionnaires étaient si »privilégiés« , pourquoi ne sont-ils pas dans les top revenu français ? »

      Comme vous dites, « soyons clairs » : c’est on ne peut plus SIMPLE ! ils sont privilégiés par rapport aux salariés du privé, qui ont des emplois similaires, et gagnent moins, en travaillant plus et plus longtemps pour une retraite moindre.

      On se demande comment vous pouvez poser pareille question ?

      Qu’il y ait des gens qui gagnent plus n’a RIEN A VOIR. Un médecin ou un ingénieur gagnent plus qu’un cheminot, et moins qu’un PDG. Ok, on est tous d’accord, et cela n’empêche en AUCUN CAS les cheminots SNCF ou les salariés RATP d’être EFFECTIVEMENT des privilégiés !


    • Deuxa 21 novembre 2007 11:24

      @lionprince : « Considérer la garantie de l’emploi comme un privilège est une insulte à tous les français. »

      Désolé, je suis français, et ce que je considère comme une insulte, ce sont tous ces « droits » qu’on nous assène : droit au travail, au logement, aux diplômes... Personne n’a de droit sans avoir des devoirs. Les étudiants devraient comprendre pourquoi les entreprises françaises ne veulent plus les embaucher, et réagir autrement qu’en refusant qu’elles jouent un rôle - même mineur - dans le financement des universités. Quant à « garantir » un emploi à vie à qui que ce soit, c’est une hérésie intellectuelle totale pour qui connait un tant soit peu ce qu’est une entreprise... Si votre volonté c’est de vivre dans une administration géante, il faut émigrer en Corée du Nord : il n’y a guère plus que dans ce pays que cette conception a encore un peu de crédit (mais j’ai peur que vous soyez déçu par la notion de « droit » qui y est appliquée).


    • ZORBA 21 novembre 2007 12:00

      C’EST AVEC CE GENRE DE RAISONNEMENT QUE PETIT A PETIT NOUS ALLONS EN REVENIR AU MOYEN AGE. ENCORE QUE LE MOT RAISONNEMENT NE SOIT PAS APPROPRIE A L’AUTEUR DE CE COMMENTAIRE,TELLEMENT IL MANQUE DE CE QU’IL FAUT POUR RAISONNER,C’EST A DIRE DE LA CERVELLE.


    • Christophe Christophe 21 novembre 2007 12:17

      @Deuxa,

      Comme vous dites, « soyons clairs » : c’est on ne peut plus SIMPLE ! ils sont privilégiés par rapport aux salariés du privé, qui ont des emplois similaires, et gagnent moins, en travaillant plus et plus longtemps pour une retraite moindre.

      Ce qui est faux tout en étant vrai. Pour la catégorie non cadre, c’est vrai en moyenne. Pour la catégorie des cadres ce n’est pas vrai, c’est même l’inverse.

      Par contre, si pour les non cadres, cela se vérifie aujourd’hui, cela ne se vérifiait pas il y a 20 ans. Vu la politique salariale menée dans la fonction publique, nous ne pouvons aucunement dire que les salaires de la fonction publique ont augmenté de façon vertigineuse. Le seul constat que nous puissions faire est que le privé a accepté, implicitement, un recul de ses niveaux de salaire ; c’est un choix respectable que nous n’avons pas à imposer aux autres.

      Pour ce qui concerne les retraites dans le privé, vous devriez savoir que la caisse ARCO (non cadre) compense la caisse cadre (AGIRC) car le taux pivot des cadres est bien meilleur que celui des non cadres et tend à mettre l’AGIRC dans le rouge alors que l’ARCO, avec un taux pivot moins avantageux est excédentaire.

      Dans la hiérarchie du droit du travail, nous pourrions tout autant comparer les différentes conventions collectives qui ne sont en aucun cas égalitaires.

      Nous devons aussi comparer les entreprises publiques aux entreprises privées de même taille. Dans les grosses structures privées vivent tout autant de véritables privilèges au regard des droits des plus petites structures ; j’en sais quelque chose, je suis dans un Groupe d’environ 60 000 salariés.

      Nous en revenons toujours au même point. Les régimes spéciaux sont des accords internes à chaque boutique ; accords négociés dans le cadre du droit à contracter. Ils ne sont pas des lois au sens où vous l’entendez qui est un niveau législatif supérieur. Ce qui est fait au niveau contractuel entre les partenaires sociaux dans les entreprises publiques ne concernent pas directement le citoyen ; ces entreprises sont détenues par le gouvernement, il va donc de soit que si nous devons faire part de notre désaccord, c’est auprès du gouvernement qu’il faut se référer.

      Concernant les accords de branches ou accords d’entreprise, il est intéressant de lever la problématique du départ à la retraite anticipée à un taux normal. C’est un point de vue tout à fait défendable, ne vous en déplaise. Dès lors que la médecine du travail, par des études rationelles, démontre que certaines conditions de travail réduisent de façon significative la durée de vie d’un être humain, il se doit d’avoir compensation. Cette compensation peut-être monétaire (ce qui pose le problème de la valorisation monétaire de la vie humaine) ou compensatoire en temps. Un salarié qui fournit un effort le pénalisant dans sa durée de vie n’a-t-il pas droit à une retraite (un temps sans contrainte de travail) aussi longue que ses congénères ? N’est-ce pas une vision équitable ?

      Cette approche n’est nullement une spécificité du service publique ; si elle n’est pas très appliquée dans le privé c’est tout simplement que les représentants patronaux (qui ont les durées de vie les plus longues) ne le veulent pas. Et comme en face, il n’y a pas ou peu de poids, et bien nous subissons les contraintes de nos engagements.

      Actuellement, il rejaillit de votre propos un esprit de revanche ; en effet, si moi-même je suis salarié du privé, je ne conteste pas le droit qu’ont les salariés du public à défendre leurs intérêts ; ce n’est pas parce que le privé s’est privé de ce droit tout seul qu’il doit devenir jaloux de ceux qui s’engagent pour cela dans le public.

      D’ailleurs, il est remarquable de constater que même dans le privé, principalement dans les grosses structures, là où il existe un fort taux de syndicalisation, il existe des droits afférents qui pourraient paraître des privilèges. Est-ce critiquable ? Je ne le pense pas. Ce n’est pas en restant les bras croisés que nos intérêts sont défendus.

      Finalement, vu les proses de mes concitoyens, je vais prôner, comme l’a demandé la CGC, pour que les signatures d’accords, qui souvent permettent des avancées sociales, ne s’appliquent qu’aux membres des organisations syndicales signataires. Ainsi, nous respecterons la liberté de choix de chacun, et chacun assumera sa responsabilité tant de ses engagements que de son non engagement. Ce serait une solution qui prônerait la liberté individuel et respecterait enfin le fondement de tout syndicat, la défense de ses adhérents.


    • A. Nonyme Trash Titi 21 novembre 2007 16:39

      @ Rage :

      Les cheminots n’ont peut être pas de villa sur la côte d’Azur, mais leur CE (idem pour EDF/GDF), riche à milliards (hé oui), propose moult résidences de tourismes à la mer, à la montagne, à des tarifs incomparables. Et ce n’est qu’une petite partie des avantages proposés par ces CE. Faut pas déconner non plus !


    • razorlinou 22 novembre 2007 15:23

      « Total / BNP / Danone... », ces entreprises n’ont de Français que le siège social.

      Pour ce qui est de l’actionnariat, du salariat, des bénéfices, du chiffre d’affaires etc etc, ça fait bien longtemps que ce n’est plus en France que cela se passe.


    • marc 22 novembre 2007 17:03

      Deuxa

      Ces droits ont été gagnés en 1936 par la révolte des travailleurs surexploités sur le modèle que vous voulez imposer aujourd’hui et en 1945 par la Résistance.

      C’est clair et d’ailleurs , Kessler, numéro 2 du MEDEF l’a expliqué. Il faut faire table rase de tout l’héritage du CNR ( Comité National de la Résistance, présidé par De Gaulle)

      Ce dont vous rêvez, c’est l’alignement des travailleurs français sur les Indiens, les Inonésiens, les Marocains ou les Chinois.

      C’est aussi comme ça que vous vous retrouverez un jour avec une vraie révolution sur les bras. Pour l’heure, beaucoup de gens sont en colère contre les grévistes. Un jour, ils seront en colère contre vous et attention, la colère n’est pas toujours bonne consillère comme beaucoup de révolutions l’ont montré. Mais les vrais privilégiés sont aussi aveuglés par leur égoisme. Ils pleurent souvent quand il est trop tard.


    • marc 22 novembre 2007 17:07

      SEB59

      Le fasciste, c’est vous. Vous détournez le sens des mots à la mode de la droite la plus réactionnaire : la liberté, c’est celle d’exploiter !!! La réforme, c’est la régression !!!! La modernité c’est le retour à l’esclavage, etc..

      Et le fasciste, c’est celui qui lutte pour le progrés et le droit de vivre décemment !!!


    • marc 22 novembre 2007 17:12

      christophe

      Je ne crois pas du tout que le fait d’accepter une baisse de pouvoir d’achat soit un choix des salariés du privé. Ils y sont obligés parce que ils ne sont pas en situation de force à cause de leur faible syndicalisation et de la précarité qui s’impose de plu en plus.


    • marc 22 novembre 2007 17:14

      Allard

      Gros malin !! Vous êtes mieux inspiré d’habitude. Vous êtes loin de la réalité de notre société, ça se voit tou de suite.


    • chris11 24 novembre 2007 00:52

      Au fait , qu’est ce que le progrès pour une societe civilisée ? Si ce n’est d’avoir à moins travailler et de disposer de plus de temps libre le tout dans des conditions descentes . A quoi cela a t il servi de tout automatiser pour produire dix fois plus (la france est parmi les pays européens dont les salariés sont les plus productifs )si nous n’en voyons pas les fruits .

      Le problème n’est pas la fonction publique mais le patronat avide de « toujours plus » qui voyant l’impossibilité de pressurer d’avantage le privé sous peine de perdre des clients (consommation des ménages) s’attaque maintenant au public .Cela lui procurerait deux avantages majeurs d’une part moins de cotisations à verser pour faire fonctionner l’ensemble et d’autre part l’ouverture de marchés au travers des privatisations des services de l’état .

      En cela Sarko n’a rien inventé et ne fait que reprendre les théories « Tatcheriennes » le tout noyauté par les US

      Un exemple parmis d’autres : Produire une automobile aujourd’hui prend deux fois moins de temps qu’il y a trente ans .Ont elles diminuées de prix pour autant ? Non

      Est ce que l’on en produit moins ? Non

      Cet exemple est valable pour pratiquement tous les produits

      Alors , ou est passée la différence générée par ces gains ?(je precise que « la fonction publique » n’est pas la bonne répons

      Je pense très sincerement qu’il faut débarrasser au plus vite de la vermine qui regne au médef et dans une bonne partie de la classe politique qui ne réagit pas (voir qui participe) aux agissements de ces patrons voleurs .


    • Boke 20 novembre 2007 14:53

      Je suis un peu fatigué du discours vantant les mérites des contrats des employés de la SNCF. Si vous trouvez qu’ils sont tellement avantageux, pourquoi ne pas en avoir signé un ?

      Personnellement, je ne regrette pas mon choix de travailler dans le privé.

      Maintenant, mettons nous à la place de ces gens qui ont signé un contrat leur disant qu’ils auraient à travailler seulement jusqu’à 50 ans (cas extrême). Cette information n’était certainement pas négligeable dans leur décision de signer. Pendant toutes leurs années de travail, ils ont cotisé pour cette retraite, ils remplissent leur partie du contrat.

      Aujourd’hui, après que les gouvernements successifs aient mal géré leur cotisations retraite, on leur demande de renoncer à un avantage important de leur contrat. Trouvez vous cela juste ? Est ce que les personnes sur lesquelles on s’acharne à nous faire croire qu’ils ont une attitude indécente, ne sont pas simplement les premières victimes d’une longue liste à venir de la mauvaise gestion des cotisations retraite par l’état ?

      Maintenant imaginons par exemple que vous ayez signé un contrat avec votre société indiquant que vous travaillez 32h par semaine, pour un salaire qui vous convient. Quelques années plus tard, votre société connait des soucis économiques parceque votre patron a tout claqué dans des voitures de fonction haut de gamme. On vous demande de travailler 35h au lieu des 32h de votre contrat pour le même salaire. Vous en pensez quoi ? Moi, au mieux je renégocie mon contrat, au pire, je vais voir ailleurs. J’ai de la chance, je peux le faire. Je parle là de négociation salariale ou horaire... pas dramatique. Toucher à la retraite est déjà beaucoup plus problématique. Et le personnel de la SNCF a quand même beaucoup moins de facilité de reconversion que moi.

      C’est trop facile de faire de la démagogie en disant qu’à la SNCF ils bénéficient de privilèges, ce ne sont pas des privilèges, ce sont les termes de leur contrat, et à ce titre il faut les respecter. Et je suis comme beaucoup d’entre vous, ca m’ennuie de ne pas avoir mon train, mais ce n’est pas les grèviste que je blâmerais pour cet état de fait.


      • gloagf 20 novembre 2007 15:32

        Je comprends ton point de vue (que tu defends tres bien), mais je souhaiterais y mettre un bemol :

        ils ont signe pour la retraite a 50 ans, certes, mais aussi pour40heures (ou 39) par semaine. Bizarrement, pas de greve qquand ils sont passe a 35H.


      • Boke 20 novembre 2007 16:04

        C’est ce qu’on appelle le progrès social, bien qu’il faille attendre le jugement de l’histoire pour savoir si réel progrès il y a.

        Qui ferait grève contre le progrès social ? smiley


      • Traroth Traroth 20 novembre 2007 16:21

        Parfaitement d’accord. En fait, on pourrait imaginer que la RATP, la SNCF et les autres ne signent plus de nouveaux contrats de ce type, mais là, il y aurait des résultats bien après 2012, et ça, ça gènerait « quelqu’un »...


      • zgrouik zgrouik 20 novembre 2007 16:55

        Ok pour l’acceptation implicite des avantages types 35H dans un contexte spécifique sans se plaindre, mais quand ça pèse sur l’autre plateau de la balance, là c’est le drame et surtout la grève comme préalable systématique à la négo.

        L’idée de la revendication pour conserver (en aménageant) certains acquis est juste, c’est la méthode qui ne l’est pas !


      • Martin Lucas Martin Lucas 20 novembre 2007 17:08

        La méthode à revoir, c’est celle du gouvernement, seul responsable de l’état du pays après seulement 6 mois de gestion.


      • kako 20 novembre 2007 17:33

        Vous avez dit :« bizarement pas de grèves quand ils sont passés de 40 à 35 h » Cà c’est de la pure démagogie et le plus faible argument que j’ai lu jusqu’à présent !!! Nul n’est sensé ignorer la loi et dans ce cas vous devriez savoir qu’en droit français, c’est la loi la plus avantageuse pour le citoyen qui s’applique toujours. CQFD !


      • tmd 20 novembre 2007 18:06

        Mais le fait de voir le « contrat retraite » modifié n’est pas réservé aux régimes spéciaux, c’est le cas de tout le monde. Les salariés du privé aussi ont vu des changements pas très avantageux :

        * La durée de cotisation est passée de 37.5 à 40 ans.

        * La base de calcul du salaire de référence est passée de 10 à 25 ans.

        Au final, ce qui me fait le plus plaisir, c’est quand vous citez le cas du salarié mécontent : « Il négocie ou il va voir ailleurs ». Eh bien les personnels de la SNCF mécontents n’ont qu’a faire pareil : QU’ILS AILLENT VOIR AILLEURS !


      • chevsinclair 20 novembre 2007 18:50

        INCROYABLE CA S APPELLE LE PROGRES SOCIAL !!

        Comment en travaillant 35heures par semaine, aurais je le temps de faire mon boulot ?! D abord je n aurais donc évidemment pas le temps de faire mon boulot correctement, mais surtout si je souhaitais 35 heures max, c est que ce boulot serait d un ennui mortel !

        On bosse pour bouffer, ok, je veux bien, mais on a droit aussi de se plaire à son boulot. Le progrès social ne serait il pas que chacun s’épanouisse dans son boulot plutôt que de tirer vers le bas les heures consacrées ?? Tous les jobs ne le permettent pas, ok, mais on peut tenter d’inventer, d’innover même sur des boulots de cheminots ?

        Pourquoi ai je l impression, que les français ont la conception du travail vue sous l angle de marx et des autres théoriciens, que nos profs nous ont inculqué en terminale ...

        Pourquoi les choses se sont elles figées dans l’esprit des gens ?

        Mais le temps de répondre à ces questions ? Et nous perdons déjà la guerre économique...et les emplois par conséquent.

        Au final ce sont de toute façon pas les cheminots qui en baveront mais leurs enfants et les gens les plus modestes, jamais les plus aisés.... Merci CGT, profs syndiqués, sud rail, etc...fossoyeurs du pays


      • Gilles Gilles 20 novembre 2007 19:07

        Evidemment, celui qui bosse au tri dans un usine de déchet recyclable ou passe 35 heures par semaine sur un marteau piqueur, ou pire de pire, le conducteur de train obligé de rester attentif à 100% toute la journée, voir la nuit... et bien il à qu’à aimer son boulot, et merde. Comme ça, ça le consolera de sa maigre paie.


      • Bigre Bigre 20 novembre 2007 23:16

        Le gouvernement avait toute la latitude de commencer à discuter avant le préavis de grève et pendant le préavis de grève.

        Si le gouvernement attend le début de la grève pour négocier, il n’a qu’à s’en prendre à lui même !


      • Emile Red Emile Red 21 novembre 2007 11:13

        Il est évident que si il y a prise d’otage c’est bien Bertrand et consorts qui en sont responsables et au second degré ceux qui ont voté pour ces incapables....


      • Brif 21 novembre 2007 14:53

        Les personnels de la SNCF sont des privilégiés par rapport aux gens du privé. Vos arguments gauchistes n’y changeront rien. En effet, s’ils sont mécontents : QU’ILS AILLENT VOIR AILLEUR !!!


      • marc 22 novembre 2007 17:21

        Bigre

        « Si le gouvernement attend le début de la grève pour négocier, il n’a qu’à s’en prendre à lui même ! »

        Ce n’est pas le cas.

        Le gouvernement a attendu UNE SEMAINE de grève pour négocier. Pour monter les autres salariés contre les grévistes. Calcul de provocateur !!!


      • Christophe Christophe 20 novembre 2007 15:23

        @L’auteur,

        Tout sociologue qu’est Gérard Lermet, il ne fait montre que de sa méconnaissance du monde social applicable dans le contexte du travail. Pour un sociologue, ça la fout mal.

        Si je reste d’accord avec certains points qu’il avance, il avance tout autant des images d’Epinal à l’identique de celles que nous entendons exprimées par Madame Michu au café du commerce. Est-ce à dessein ? A priori, vue la tournure du propos, il faut l’espérer ; car sinon, cette personne, sans doute reconnue comme un intellectuel a omis de porter une réflexion sociale approfondie, ce qui, pour un sociologue est une preuve d’incompétence.


        • Savignol 20 novembre 2007 17:39

          Tout à fait d’accord. Il nous faut une bonne réflexion sociale approfondie. Ca ne fait que 20 ans que l’on réfléchit au problème. Comment pourrions-nous avoir suffisamment de recul pour traiter ce problème.

          Réfléchissons, réfléchissons. La solution finira bien par éclore, d’elle-même. Peut-être nous viendra-t-elle de Chine, d’Inde ou plus radicalement d’Iran.

          Mais nous Français, nous aurons REFLECHI. C’est important la réflexion. Ca nous renvoie une image de nous-même.

          Encore faut-il avoir des yeux pour voir et du jugement pour comprendre. Mais c’est vrai, tout commence par la réflexion. Accordons-nous encore une trentaine d’années. On aura alors moins d’état d’âme à appliquer la seule solution qui deviendra incontournable. Si tant est qu’il y en ait encore une ?


        • Christophe Christophe 20 novembre 2007 18:56

          @Savignol,

          Vous devriez savoir qu’il faut porter une réflexion avant d’agir ; s’agiter dans tous les sens sans réfléchir apporte généralement plus de problèmes que cela n’en règle.

          Comme vous le dites, il faut avoir une vision objective, connaître les contraintes de toute part et non poser des prérequis ou des hypothèses fallacieuses dans le seul but qu’elles permettent d’abonder dans le sens que nous souhaitons.

          Ce sociologue en arrive à une conclusion sur des bases fausses. C’est assez facile. Certes il est plus difficile de poser l’ensemble des contraintes et de trouver une solution, mais n’est-ce pas le but des politiques ?


        • FreeManu 20 novembre 2007 15:32

          @l’auteur

          J’ai quand même quelques problèmes avec vos énoncés :

          « 2. La durée moyenne de leur retraite est pour beaucoup supérieure à celle de leur vie active et ils percevront ainsi plus de pensions qu’ils n’ont reçu de salaires ! » -> Je ne savais pas que les retraités de la SNCF ou de la RATP fournissaient autant de centenaires à la France (ben oui, les « privilégiés » dont vous parlez ne sont pas rentrés à 30 ans dans la vie active...)

          « 6. Le coût de ces régimes (qui concernent 1,2 million de retraités pour seulement 560 000 actifs) représente 15 milliards d’euros pour 2007, dont la moitié payée par la collectivité. » -> C’est pour ça que l’on parle, à l’arrivée, d’un gain d’environ 200 millions d’euros...

          « 7. La France est le seul pays développé au monde où demeurent de telles inégalités. » -> Là, je pense qu’il faudrait aller se promener un peu hors de France...

          Et, surtout, si il y a des privilégiés lorsque l’on parle de régimes spéciaux, je ne vois que nos chers Députés et Sénateurs... qui, eux, ont décidé de ne rien changer !!! Mais là, c’est silence radio ou presque...


          • debonsens 20 novembre 2007 16:00

            a freemanu—pour les 15 milliards il voulait surement parler du bouclier fiscal qui profitera en majeure parti aux vrais nantis,(mesure, qui faisait suite au resserement des tranches d’impositions,sous villepin, qui a beneficie,aussi aux plus aises)pour les autres c’est la supression de l’exoneration de la taxe tele qui va toucher les personnes agees a faibles revenus,c’est aussi l’instauration des taxes sur les boites de medicaments qui toucheront uniquement les malades.de cela l’auteur de l’article n’en parlera pas, ni ici, ni ailleurs ;mentez mentez il en restera toujours quelque chose


          • tmd 20 novembre 2007 18:19

            Pas beoin de devenir centenaire pour toucher plus longtemps. Si, si calculez.

            Prenons le cas extrème. Un employé SNCF commencera au plus tôt à 16 ans (il n’a pas le droit avant). Il part en retraite à 50 ans, ou 55 pour les plus malchanceux (53 en moyenne). Il suffit de vivre jusqu’à 84 ans, 94 pour les plus malchanceux (90 ans en moyenne) pour toucher pendant plus longtemps que de d’avoir cotisé.

            Et ils commencent vraiment tous à 16 ans ?


          • tonami 20 novembre 2007 18:58

            Sacrée espérance de vie, 94 ans pour un employé de la sncf, ça nous met l’espérance de vie moyenne en France a 110 ans en gros avec votre échelle


          • Fred 20 novembre 2007 19:26

            « a freemanu-pour les 15 milliards il voulait surement parler du bouclier fiscal qui profitera en majeure parti aux vrais nantis,(mesure, qui faisait suite au resserement des tranches d’impositions,sous villepin, qui a beneficie,aussi aux plus aises)pour les autres c’est la supression de l’exoneration de la taxe tele qui va toucher les personnes agees a faibles revenus,c’est aussi l’instauration des taxes sur les boites de medicaments qui toucheront uniquement les malades.de cela l’auteur de l’article n’en parlera pas, ni ici, ni ailleurs ;mentez mentez il en restera toujours quelque chose »

            le bouclier fiscal peut couter 800 millions si depenser entierement. En 2006, le cout max du bouclier fiscal etait de 400 millions pour 90 000 personnes assujetti ; 1400 l’ont demande (forcemment les plus riches) pour un cout de 100 millions.


          • 5A3N5D 20 novembre 2007 20:40

            Les autres l’ont refusé de peur d’un contrôle fiscal qui aurait pu leur être défavorable.


          • Fred 21 novembre 2007 13:41

            « Les autres l’ont refusé de peur d’un contrôle fiscal qui aurait pu leur être défavorable. »

            Les autres c’est les pauvres qui écoutent des gens comme vous qui n’arrêtent pas de répéter que le bouclier fiscal n’est que pour les riches. Certes ils n’auraient pas grand chose mais ça serait mieux que rien mais avec tous les gauchistes de ce forum qui persistent à dire que le bouclier fiscal coute 15 milliards et qu’il est destiné qu’aux riches, forcement ces gens finissent par vous croire.

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