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Accueil du site > Tribune Libre > La honte sur Poitiers ?

La honte sur Poitiers ?

Pendant qu’on glose des jours durant sur le "casse-toi, pauvre con" du président de la République et sur sa demande d’avis au Premier président de la Cour de cassation après la décision du Conseil constitutionnel, des scandales infiniment plus graves risquent de se perpétrer en douce, dans l’indifférence générale.

A Poitiers, en particulier. Et ce n’est pas celui qu’on croit.

D’après le site de 20 minutes et Le Monde, des étudiants de la faculté de Poitiers, soutenus par la présidence de celle-ci, des professeurs et des politiques se sont mobilisés contre l’affectation d’un professeur d’histoire du droit, en raison de son passé au sein du mouvement d’extrême droite le GUD.

Cet enseignant, Benoît Fleury, parce qu’il a été reçu premier à l’agrégation, avait le droit de choisir librement la faculté où il désirait exercer. C’est la règle universitaire, elle s’impose à tous et elle doit bénéficier à quiconque se trouve en statut de pouvoir réclamer son application. A Benoît Fleury comme à tout autre, partout ailleurs en France.

Ce n’est pas la conception qui prévaut à Poitiers.

D’abord, une pétition réunissant quelque deux cent cinquante signatures, dont celles de trois députés socialistes de la Vienne et du doyen de la faculté des sciences humaines et arts, prétend s’opposer à la venue de ce nouvel agrégé parce que son passé ne plaît pas.

Ensuite, le président de l’université Jean-Pierre Gesson s’est fendu d’une déclaration qui constitue une merveille sur le plan de l’hypocrisie et de la défausse. Jugez-en. "Les affectations, la plupart du temps, ne posent pas de problèmes mais la venue de ce juriste et nouvel agrégé d’histoire du droit est une source de trouble." Le conseil d’administration, en suite logique de cet admirable courage, a fait part de "sa plus vive inquiétude" et a demandé au président de la République (qu’on accuse, par ailleurs, de se mêler de tout !) de ne pas procéder "à la nomination et à l’affectation à Poitiers de Benoît Fleury... compte tenu de l’opposition de la communauté universitaire et afin d’apaiser les tensions".

Enfin, des étudiants (au fait, on ne sait jamais combien !) ont annoncé qu’ils perturberaient les cours du nouvel agrégé en lui rappelant à chaque fois son passé et exigent "qu’il renie ses engagements passés au sein du GUD".

Dans une démocratie digne de ce nom, cette simple relation devrait suffire pour faire dresser les cheveux sur la tête de n’importe quel citoyen même moyennement éclairé. Je n’ai pas l’impression que la France soucieuse des droits et des libertés va bouger pour Benoît Fleury. Mais j’oubliais : il était au GUD et cela suffit pour disqualifier son classement dont tout de même un certain nombre d’universitaires doivent être jaloux.

Commençons par les étudiants. J’ai déjà connu des imbéciles de cette sorte, mais aux antipodes politiques, qui au temps de ma jeunesse ne cessaient d’empêcher Maurice Duverger de faire cours en l’obligeant à se souvenir d’anciennes faiblesses. Les périodes, sur ce plan, se suivent et se ressemblent, tant la bêtise représente un impressionnant et durable dénominateur commun, un trait d’union inaltérable. Ainsi, aujourd’hui, parce qu’il émanerait de quelques jeunes gens excités, le totalitarisme serait acceptable et même respectable ? Sans faire frémir autour de soi, on pourrait pousser l’impudence jusqu’à vanter le désordre à venir, et l’arrogance jusqu’à exiger une contrition au sujet d’un passé qui ne devrait regarder que celui qui l’a connu et vécu dès lors que rien ne le rattache à un présent qui aurait un titre quelconque à le sanctionner. Va-t-on solliciter de ces inquisiteurs de poche une repentance pour les quelques mauvaises pensées ou attitudes médiocres que même eux ont pu abriter ou commettre ? Cette dictature d’un certain jeunisme, en dépit de la "conscience" politique qu’il s’attribue généreusement, n’est rien de moins, la plupart du temps, que l’intimidation d’un jusqu’au-boutisme ignorant sur des lâchetés adultes.

Et ce totalitarisme tristement précoce est si pressé d’en découdre qu’il serait hors de question de laisser l’expérience suivre son cours, Benoît Fleury dispenser son enseignement et la règle être respectée. Et de faire le bilan ensuite, s’il y a lieu. Un tel retard serait intolérable. Il faut vite casser la mécanique dont le fonctionnement pourrait contredire toutes les craintes, et d’abord celles de l’intolérance et de l’idéologie.

Mais le président Gesson et son conseil d’administration n’étaient pas naturellement voués aux affligeantes reculades et sollicitations que j’ai rappelées. Rien ne les contraignait au pire qui en l’occurrence est une fuite éperdue de leurs devoirs. Comme il convenait de trouver un prétexte pour cet égarement, on a utilisé une méthode qui a déjà beaucoup servi. La formule est en effet d’un admirable opportunisme qui évoque "une source de trouble", le trouble étant précisément et seulement suscité par l’entrave mise à l’application de la règle et au respect des principes. Autrement dit, pour se justifier on se fonde sur un risque et une faute dont l’un et l’autre vous sont imputables. A supposer même que la rigueur de l’éthique universitaire puisse faire naître quelques contestations et dissidences, est-il permis d’interroger le président Gesson sur la conception qu’il se fait du rôle d’un chef ? Celui-ci n’est pas destiné aux temps calmes, "pour les affectations qui ne posent pas de problèmes", mais au contraire pour celles légitimes qui seraient pourtant attaquées. On n’a pas besoin d’un président d’université pour accompagner les mouvements faciles mais pour favoriser les opérations nécessaires. Derrière ces palinodies, le garant du droit, de l’équité et de la justice se déleste de sa mission pour la "refiler" au président de la République. Je ne doute pas une seconde que, parmi ces excellents apôtres, et j’y inclus les politiques concernés, il y avait probablement des adversaires de la démarche présidentielle de saisine de la Cour de cassation au motif qu’il aurait contourné l’Etat de droit. Et eux, réellement, en petit, qu’ont-ils fait d’autre, alors qu’ils n’ignorent pas que Benoît Fleury mérite d’enseigner à Poitiers mais qu’ils espèrent transmettre à d’autres la responsabilité à assumer et la règle à observer ? Après nous, le courage du quotidien !

La pétition a été avalisée notamment par trois députés socialistes. Je pourrais dire que c’est de bonne guerre au regard de l’histoire ancienne de Benoît Fleury mais je n’ai jamais présumé l’ineptie chez les élus de quelque bord qu’ils soient. Leur signature sur un tel document et pour le motif allégué est grosse d’un danger républicain qui dépasse de très loin la situation de notre agrégé. A force de ne jamais voir plus loin que le bout de leur idéologie, les députés finiront par détruire ce qui les légitime. Ils n’ont de sens et la représentation qu’ils mettent en œuvre n’a de crédibilité que dans un Etat de droit. Qu’ils ne se leurrent pas. Le battre en brèche modestement, pour ne pas désobliger l’idéologie, c’est déjà trop, et cela va ouvrir d’autres espaces négatifs. Il n’y a pas d’infimes reculs quand la règle est claire, universelle, honorable et qu’on la transgresse.

En réalité, on attendrait une voix qui ait la force et la pertinence indéniables pour dire : cela suffit, ce sera comme cela ! Sans doute le plus grand malaise contemporain vient-il du fait que toutes les paroles se voulant et se croyant légitimes, plus aucune ne l’est, et qu’aucune instance ne fait plus AUTORITE. Des démissions et des lâchetés de tous les pouvoirs intermédiaires jusqu’à la validité sans cesse contestée du Pouvoir, la société ressemble à une escalade dans laquelle plus aucune prise assurée ne serait possible. Où sont les maîtres, où sont les héros et les exemples, où est passée cette capacité exceptionnelle de penser, de diriger et de juger contre soi ? On a sans doute confondu trop vite la République avec l’indifférenciation de tout et pour n’avoir jamais voulu porter atteinte au mythe dévastateur et stérilisant de l’égalité, on a perdu les repères fiables, les critères indiscutés, les lumières évidentes, les citoyens capitaux. La règle dépend aujourd’hui du bon vouloir de ceux qui sont en charge. La lâcheté généralisée engendre un monde déboussolé. Le tissu national se déchire plus gravement à cause de ces relativismes subjectifs que par les apparentes offenses des transgressions ordinaires.

Je n’ai pas voulu écrire la phrase qu’on attendait de moi. Pour mon argumentation, j’ai refusé d’évoquer Benoît Fleury, le GUD, l’extrême droite en les condamnant. Cette solution de facilité, auprès de certains, aurait donné plus de prix à ma dénonciation. A mon sens, c’est le contraire. Abriter le droit, la liberté d’expression sous la morale, c’est les démonétiser, violer leur essence. Ma position n’aurait pas varié d’un pouce si, par extraordinaire, une telle affaire avait concerné un ancien militant de l’extrême gauche violente. Je préfère le roc des principes aux fluctuations des affinités dans ce domaine fondamental pour la démocratie.

Honte sur Poitiers si Benoît Fleury n’y est pas affecté.


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172 réactions à cet article    


  • La mouche du coche La mouche du coche 28 février 2008 10:58

    M. Bilger : "on a perdu les repères fiables, les critères indiscutés, les lumières évidentes,"

     

    M. Bilger, il n’y a pas de point fixe en ce monde, d’où vous pourrez faire levier pour le soulever. La nuit la lumière que vous recevez du ciel vient d’étoiles qui n’existent souvent plus depuis longtemps. Ce silence infini vous effraie, et à moi aussi. Tout est inutile, n’est-ce pas glacant ? Je brûle de savoir si nos aieux des siècles chrétiens étaient autant habités par le doute comme nous le sommes. Dans le fond peu importe que la religion soit une illusion, la seule question qui importe aujouds’hui est : Etaient-ils plus heureux que nous ? Si oui, redevenons croyants,

     

    En attendant écoutons les poétes qui ne nous parlent que d’amour. L’amour, c’est ce que nous aurons fait peut-être, de mieux en ce monde.


    • Black Ader 28 février 2008 13:45

      "Donc t’as pas compris ce que j’ai écrit : les partis d’extrème gauche française n’organise pas de cassages de gueules et de descentes (ou alors faut me le dire)"

       

      Tu doutes de quoi ???? Si ca continue tu vas faire des papouille aux communiste et au islamiste..


    • Rage Rage 28 février 2008 18:35

      Bonsoir,

      Je dis NON, NON et NON.

      Que l’on charge cet ex des GUD, groupuscule éminemment obscure, avec une gratuité malsaine, je veux bien admettre que cela fait beaucoup. De là à autoriser n’importe qui à enseigner à l’université, je suis clairement contre.

      Le problème n’est pas que ce type soit extrêmiste, mais que si on laisse ce genre de personnes entrer dans les universités, on sait ce que cela donne : Lyon III et Golnisch

      Je peux vous en parler - manque de bol pour vous -, je vis à Poitiers et je sors de Lyon III !

      Il n’est point possible de défendre des gens qui n’ont publiquement rien renié de leur passé, qu’il s’agisse tout simplement d’excuses ou d’aveux de "pêchés de jeunesse". Couvrir des personnes au passé obscure, et même s’ils ont des bons résultats, cela n’empêche en rien de devoir à un moment ou à un autre mettre des limites à l’accès à des métiers à "haut niveau de diffusion intellectuel".

      M.Bilger, une fois encore, dans votre onctuosité sans pareil, vous voulez nous faire croire que l’on porte atteinte, dans un excès qui me dérange également ceci dit, à la liberté de l’individu.

      Mais dans ce genre de cas, il ne faut pas trembler et être clair : ce ne sont pas des troubles qui sont occasionnés mais clairement de défaillances profondes si l’université n’exige rien. Il y a des choses qu’on ne peut tolérer.

      Démission ou excuses publiques, là est la question.

      Mais dans un monde civilisé, on ne peut pas exiger du citoyen qu’il soit respectueux si l’universitaire est un extrêmiste de bas-étage. S’insurger sans regarder le fond me paraît d’un niveau médiocre.

      Dommage que vous n’essayiez pas de prendre un peu de hauteur de temps en temps.


    • snoopy86 28 février 2008 18:54

      @ Rage

      Il me semblait pourtant qu’il n’y a pas si longtemps vous défendiez le principe du concours pour l’accés aux postes de la fonction publique ....

      Faut-il réserver l’accés à ces concours aux encartés bien-pensants ?


    • Internaute Internaute 28 février 2008 20:41

      On a bien des socialistes défenseurs des crimes de l’ancienne Europe de l’Est qui enseignent à l’Université. Alors qu’y a-t-il de gênant à avoir quelqu’un du GUD ? L’Education Nationale ne doit pas être une chasse gardée de nos néo-cons 68ards.

       

      Malheureusement, l’exemple cité par Bilger n’est que le dernier d’une longue suite de victimes de la chasse aux sorcières organisée en France. C’est pour en finir avec ce totalitarisme qu’il faut libérer l’Education Nationale et la privatiser.


    • kabreras kabreras 28 février 2008 23:09

      Je regarde les faits :

      Une personne a été recu 1ere à un concours ce qui lui permet de choisir son affectation.

      Il m’est d’avis que cela devrai s’arreter ici ! C’est comme ca que ca se passe dans la fonction publique. Peu importe ce que cette personne a fait avant, elle a été déclarée admise et la regle dit qu’elle peu choisir son affectation.

      Libre apres aux étudiants d’aller aux cours ou pas. Rien ne dit que cette personne ne sait pas faire la part des choses, rien ne dit que les convictions de cette personne n’aient pas changées (les convictions sont très changeantes ces temps-ci).

      Et meme si ! L’enseignant en université suit également un cursus et ne peu pas dire ce qu’il veut ! Et si il le fait il y a des recours dans ce cas.

      Mais condamner pour des choses qu’il pourait dire ou faire j’ai déja vu, Rachida a fait voté cette loi. Et je suis contre !


    • dalat-1945 28 février 2008 23:14

      Plus con que Rage tu meurs !


    • Cascabel Cascabel 29 février 2008 15:08

      @ Rage

      Un extrémiste de bas étage, quelqu’un recu premier en agregation ?

      Et vous, vous vous placez où avec vos fantasmes de purges ?

       


    • Serpico Serpico 1er mars 2008 16:15

      Rage :

       

      Si on comprend bien, il faudrait, en plus d’être major ou tout au moins de réussir, il faudrait justifier de son appartenance politique, de ses idées, etc. ?

       

      Auprès de quel Dieu Inconnu ?


    • Serpico Serpico 1er mars 2008 16:18

      Je crois que Bilger a mis le doigt là où ça fait très mal.

       

      De droite, de gauche, du centre ou d’ailleurs, un abruti est toujours un abruti : parler de tolérance, de liberté et de droit à longueur de pages web et se mettre à vouloir interdire chez les autres ce qu’on revendique pour soi illustre parfaitement les limites du républicanisme de façade.

       

      Il y en a même qui citent Voltaire...


    • Rage Rage 1er mars 2008 17:48

      Le genre de personne qui commence par "plus con que X tu meurs", ça commence fort.

      Pour clarifier ma position et confirmer mon propos :

      Oui, un concours doit être libre d’accès et le poids du passé peut être oublié. Je confirme cela pour les concours de la fonction publique comme celui dont on parle.

      Néanmoins, un concours ne permet pas tout. Et dans la fonction publique comme ailleurs, il y a aussi des oraux d’entretien d’accès à l’emploi où il est nécessaire d’être clair sur certaines positions.

      Qu’une université demande à un des ses futurs enseignant de clarifier sa position sur son passé : c’est nécessaire, particulièrement dans ce cas là.

      L’incriminé DOIT avoir le droit de parler et de clarifier sa position : s’excuse t’il ou bien assume t’il ?

      Suivant les réponses, un président d’université peut, comme un employeur, considérer que le recruté pose plus de problèmes qu’il n’en résoud et refuser l’affectation.

      A moins que les propos neo-nazis ne vous choquent pas, mais ça c’est une autre histoire...


    • aequopulsatpede 1er mars 2008 19:18

      Et le délit de sale gueule pour l’enseignant, tu en fais quoi ?

      - Encore un maniaque du Kärcher.

      - Pauvre mec !


    • dalat-1945 2 mars 2008 22:26

      Décidemment , je maintiens ce que j’ai déjà dit à votre sujet.

      La solution au problème évoqué est simple.

      Si le Président de l’Université concernée est une personne sensée et responsable (elle est de plus en plus responsable avec les nouvelles lois), il convoque ce professeur avant qu’il ne commence ses cours. Le Président évoque alors avec lui son prochain emploi qu’il accepte bien sûr, car légalement il n’a pas le droit de faire autrement. Mais il met en garde ce professeur sur d’éventuelles erreurs de sa part, consistant à utiliser sa position de professeur pour faire l’apologie d’idées en contradiction avec la loi. Cette discussion est une discussion entre hommes responsables et sans témoin.

      Si par la suite, le professeur lors de ses cours ne respecte pas cet accord tacite de neutralité politique et développe des iées contraires à la loi, le Président d’Université et d’autre personnes (professeurs, élèves ministére, etc..) peuvent déclencher une action demandant la traduction en justice de ce professeur (similitude avec ce qui a été fait pour Gollnish à Lyon III), pour ses propos. Ce que j’avance là , serait bien sûr identique pour un Gauchiste du type Boudarel ou équivalent (et Dieu sait s’il y en a en France).

      UN POINT C’EST TOUT. Tout le reste n’est que que baliverne.

      Vous êtes quelqu’un d’aussi dangereux que le professeu incriminé, RAGE. Mais vous ne vous en rendez même pas compte. Nous ne sommes pas en France actuellement au temps de Hitler, de Staline, de Mao, de Pol Pot, de Pinochet, de Saddam Hussein et de Castro ! Et pourtant je vous imagine bien sous un de ces régimes, capable de passer à l’acte en dénonçant ce professeur et préconiser plus qu’une interdiction d’enseignerl , peut être même plus : l’internement (Goulag ou équivalent) !

      Quand je pense que 3 députés socialistes auraint signé la pétition, j’en suis sidéré. ! Ce n’est sûrement pas comme cela que le parti Socialiste va remonter la pente pour sortir du bourbier dans lequel il se trouve. Le parti Socialiste en sera sanctionné ? Demandez-donc à Ségolène Royale ce qu’elle en pense et de s’exprimer publiquement sur le sujet. Je serais très étonné qu’elle soutienne ces 3 députés (c’est sa région Poitiers), et si par hasard elle les soutenait, ce serait une raison supplémentaire (parmi d’autres car le Parti Socialiste n’en est pas à une erreur près), pour être encore hors jeu en 2012.

      C’est pour toute ces raisons que vous me faites peur et de la peine.

       


    • leréveur 3 mars 2008 05:41

      heureusement que les copies de l’agreg sont anonymes !!

       

      pov’ taré ; Staline pas mort ...


    • tvargentine.com lerma 28 février 2008 10:58

      Oui,il est inquiétant de voir l’intolérance se faire et vouloir interdire aux citoyens de penser autrement que la pensée unique

      Nous sommes dans un pays libre et chaque citoyen est libre d’avoir des idées

      C’est la démocratie

      Ce libre choix des idées doit s’arrêter à la porte des institutions de la République,car la République est guidé par le droit et personne n’a le droit d’empêcher une personne d’extreme droite ou d’extreme gauche de travailler dans ce pays

       

       

       

       

       

       


      • nephilim 28 février 2008 11:26

        on ne parle pas d’extreme droite mais de militant neonazi^^

         


      • Nobody knows me Nobody knows me 28 février 2008 12:52

        Je sens qu’il va nous former de bons commissaires bien "disciplinés" celui-là. Juste ce qu’il faut pour l’autre agité à talonette et pour sa dédicace à ceux qui lui ont fait gagner les élections. J’espère que ses étudiants feront la part des choses.


      • Black Ader 28 février 2008 13:06

        "on ne parle pas d’extreme droite mais de militant neonazi^^"

        Ca ne change rien. Les néonazi ont des droits, et par ailleur, qu’est-ce qui prouve que TOI tu n’es pas extrémiste ou fanatique ? Si ca se trouve, t’es une grosse merde. En tous cas, étant donné l’ambiguité de tes propos, tu n’as pas à juger les gens.


      • Traroth Traroth 28 février 2008 16:58

        Les néonazis ont des droits, c’est vrai. Mais pas celui de propager leur idéologie de haine. Ces sinistres individus sont écoeurants. Ils ne peuvent inspirer que la nausée. Je conchie ces minables qui dissimulent mal leur peur de l’autre sous l’affirmation d’une supériorité dont ils sont la meilleure preuve de l’inexistence.


      • Internaute Internaute 28 février 2008 20:48

        On a déjà atteint le point godwin. Une recherche rapide ne permet pas de déterminer que le GUD soit un mouvement néo-nazi. C’est encore une affabulation des judéo-gauchos qui voient du complot nazi partout en dehors d’eux.

        http://www.france-politique.fr/groupe-union-defense.htm

        « 1981 élection présidentielle. Le GUD est employé pour le service d’ordre et les collages de Valéry Giscard d’Estaing »

        Si le GUD est un groupe néo-zai alors Giscard c’est Hitler ?

        Il serait temps que vous arrêtiez de dire n’importe quoi sur n’importe qui.

         


      • masuyer masuyer 28 février 2008 21:13

        Internaute,

        vous le dites vous-même :

        Une recherche rapide ne permet pas de déterminer que le GUD soit un mouvement néo-nazi.

        Effectivement une recherche rapide ne permet pas de le déterminer. Ou plutôt une recherche très rapide. Pas si rapide que ça, puisque si je suis votre lien, pour trouver que le GUD avait participé au service d’ordre de Giscard, vous avez quand même du aller en bas de page. Donc faire un petit travail de recherche et de sélection (vous devez être un adepte du "darwinisme social", non ?)

        Si vous vous étiez contenté d’une recherche "rapide", sur la même page vous seriez tombé sur ça :

        le GUD participe avec les jeunes mégrétistes à la création de l’Union de Défense des étudiants Nationalistes (UDEN, responsable : Philippe Vardon)

        Ce n’est déjà plus tout à fait le même chose, ou alors Megret c’est Léon Blum


      • Nobody knows me Nobody knows me 29 février 2008 09:32

        @Internaute : judéo-gauchos

        J’adore votre réthorique tordue, mais maintenant on dit islamo-gauchiste (en effet, l’ennemi a changé). A moins que vous ne soyez de la vieille école de 39-40.

        De plus, vous m’avez l’air naïf si vous pensez que le fait d’être dans le service de sécurité de Giscard prouve que vous n’êtes pas pro-nazi. Et une recherche rapide n’est pas très efficace pour prouver qqchose, une recherche approfondie vous aurait montré la belle croix celtique dont ce mouvement était friand.

        C’est sympa d’être passé taper sur les socialos tout de même, si vous n’étiez pas là, que ferait-on ? Nous serions envahi par les hordes...


      • Cascabel Cascabel 29 février 2008 14:27

        @ Lerma :

        You’re right !

        Freedom and liberty for everybody, this is all we ask.

         


      • Serpico Serpico 1er mars 2008 16:26

        Masuyer :

         

        Le prof en question peut tout aussi bien appartenir à un parti nazi, le problème n’est certainement plus là : il est dans le système, enfanté par le système -système dont tout le monde s’accomode et que tout le monde doit accepter sous peine d’être exclu du champ social et politique- et on voudrait qu’il ne bénéficie pas (comme tout le monde) de ses principes (ou ses failles, c’est comme on veut) ?

         

        Selon votre logique, il aurait fallu l’empêcher d’accèder aux études supérieures si son profil est condamné par la république. Or il a été parfaitement intégré et c’est même le produit du sytème (et un très bon produit puisqu’il est major).

         

        Au nom de quoi le priverait-on du même droit qu’on accorde à tous les autres ?

         

        Là est la question sinon, connaissant le bonhomme, on se doutait bien que la situation allait apparaître. Bien sûr, on n’y a pas pensé ?

         

        C’est ridicule.


      • Serpico Serpico 1er mars 2008 16:29

        Bilger :

         

        Histoire de vous taquiner un peu : comment prenez-vous le fait que certains chefs de juridictions invitent le curé (et non le rabbin ni l’imam) à l’ouverture de l’année judiciaire ?


      • masuyer masuyer 1er mars 2008 18:02

        Serpico,

        vous faites erreur, je ne trouve pas normal d’interdire à quelqu’un d’exercer pour "délit d’opinion". De même, que bien que je sois adhérent au PCF, je ne trouve pas juidicieuse la loi Gayssot. Condamner des actes oui, des opinions non. Tant que Fleury respecte une certaine neutralité dans son enseignement je ne vois aucun problème au fait qu’il enseigne (ce ne sera pas le seul facho a enseigner en droit, sauf que d’autres sont plus discrets dans leur engagement).

        La réponse qui a appelé votre commentaire était à Internaute qui en triant soigneusement les résultats "d’une recherche rapide" transformait le GUD en une antenne des Jeunes Giscardiens ce qu’il n’est pas.


      • Serpico Serpico 4 mars 2008 11:38

        D’accord Masuyer.

         

        J’irai plus loin : il faudrait que les racistes puissent s’exprimer qu’on en finisse avec le bal des faux-culs du style de Finkielkraut qui éructe son racisme ("France Black-black-black") et qui se la joue auto-psychanalyste de merde, lâche et sournois : "Ce type-là, ce Finkielkraut-là, c’était pas moi...."

         

        Comme ligne de défense, il aurait pu plaider la connerie médiatique. Ça lui va si bien.


      • thirqual 28 février 2008 11:12

        http://www.uejf.org/uejf_detail.php?sid=$sid&id_type=4&id_art=35

        Juste pour ne pas qu’on nous bassine avec l’équivalence GUD-LCR/Maoïstes/etc. L’auteur ne le fait pas, c’est très bien.

         

        Bon, de mon point de vue, c’est trop tard pour râler. Les membres du GUD faisaient l’apologie de crimes contre l’humanité et j’en passe, ce qui est (légèrement) passible de condamnations. Condamnations qui pouvaient entraîner des difficultés, par la suite, à bosser dans l’enseignement national. Autrement dit le moyen existait. Trop tard à présent, mais rien n’empêche de sécher les cours d’un prof et de bosser à côté. Si on peut le faire quand un prof n’a pas le niveau (ou la motivation nécessaire) pour assurer son cours, on peut le faire quand on craint que son enseignement ne soit entâché par ses convictions.

         


        • armand armand 28 février 2008 12:53

          C’est sûr que Mao et Staline n’ont jamais commis de ’crimes contre l’humanité’. Je me souviens d’une prise de bec avec une étudiante dans un amphi de la Sorbonne dans les années ’70 : c’était une encartée au PC bien docile et moscoutaire, et quand je l’ai titillée sur les exactions staliniennes, dans un mouvement d’énervement elle m’a sorti : "Après tout, ce n’étaient que des opposants !"

          C’est tout dire !


        • thirqual 28 février 2008 13:25

          Donc t’as pas compris ce que j’ai écrit : les partis d’extrème gauche française n’organise pas de cassages de gueules et de descentes (ou alors faut me le dire) et le PC a pris ses distances avec le passé sanglant du soviétisme et de ses consorts sanglants (trop tard, 50 ans voire plus trop tard, on est d’accord, et ya toujours eu des benêts pour avaler le discours officiel). Le GUD, avant d’être interdit, non.


        • thirqual 28 février 2008 13:25

          +nt (comment passer de "le PC" à "les partis" sans se relire)


        • snoopy86 28 février 2008 13:35

          @ Thirqual

          "les partis d’extrême-gauche n’organisent pas de cassage de gueule"

          Si tu avais été étudiant dans les années 70, tu n’écrirais pas çà.

          Quant au PC, il n’a pas encore condamné le communisme. Il a certes renié le stalinisme, mais jamais condamné Brejnev, Ulbricht ou Jarugielski. Que tu le veuilles où non, nos facs sont truffées de profs qui, un jour ou l’autre ont approuvé le goulag ou la révolution culturelle.


        • Black Ader 28 février 2008 13:43

          "Donc t’as pas compris ce que j’ai écrit : les partis d’extrème gauche française n’organise pas de cassages de gueules et de descentes (ou alors faut me le dire)"

           

          Faux : j’ai bien vu les gars de la CGT, donc communiste, agresser les distributeurs de journaux gratuit.

          ce sont des fachos, tout le monde le sait.


        • tomper 28 février 2008 14:58

          Au lendemain de la chute de l’URSS, et encore longtemps après, le PC juge le bilan de l’URSS "globalement satisfaisant" " : ce sont leurs mots ; A propos de Cuba (qui vient de nous donner encore récemment une belle leçon de démocratie), A. Laguiller déclarait que ce qui comptait, c’était le bon niveau d’éducation et de la santé, validant par là-même toutes les exactions et les dérives totalitaires de Cuba.


        • tomper 28 février 2008 15:01

          Il est indiscutable que CERTAINS militants de la CGT, et de l’extrème gauche en général, n’ont aucun scrupule à pratiquer la violence, les intimidations, les menaces, les séquestrations.


        • Traroth Traroth 28 février 2008 17:02

          @tomper : Vous racontez n’importe quoi. Vous citez Marchais, quand il disait que le bilan de l’URSS était "globalement positif". En 1974...


        • ZORBA 29 février 2008 11:38

          PAS DE LIBERTE AUX ENEMIS DE LA LIBERTE ,A DIT SAINT JUST.

          LIS AUSSI CE QUE LE PROFESSEUR JACQUARD A DIT DU COMMUNISME ,TU EN SERAS MOINS CON SI TU LE COMPREND.


        • leréveur 3 mars 2008 05:47

          et masuyer aurait pu dire la même chose

           

          ah ! le bonheur coco


        • Forest Ent Forest Ent 28 février 2008 11:21

          Ce texte serait plus crédible si l’auteur s’était opposé plus généralement aux nominations à caractère politique, y compris dans la Justice, y compris au Parquet.

          M l’auteur, vous ne trouvez pas que beaucoup de vos nouveaux collègues sont sympathisants UMP notoires ? Ca ne vous gêne pas non plus ?

          Comment avancent les quelques instructions survivant liées aux marchés publics à Paris et dans les Hauts-de-Seine ?

          A votre avis, qui en ce moment dévalorise le plus nos institutions ?

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