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La légitimité des armes aux Etats-Unis

AUX RACINES DU PORT D’ARMES AMERICAIN

 

Le directeur général de la NRA Wayne Lapierre, le 26 avril 2019, à Indianapolis.

Pourquoi est-il si difficile à la première puissance mondiale d'imposer le contrôle des armes sur son sol ? Tentons une réponse par l'histoire.

Il est des scènes qui demeurent gravées dans la mémoire. Parmi elles, cette manifestation d'indécence de Donald Trump, avant son élection à la Maison Blanche, lorsque, gestuelle à l'appui, il osa annoncer que les terroristes de Daech auraient fait moins de victimes, au Bataclan, en novembre 2015, si le spectateurs du concert avaient tous été autorisés à porter une arme... Sidérant !

Dans son nouveau - et non moins remarquable - essai, La Nation armée, l'historien et américaniste André Kaspi évoque cette scène stupéfiante. La colère qu'ont éprouvée de nombreux Français après cette saillie n'a pourtant, jusqu'ici, que très peu participé à inverser la donne relative aux armes en accès libre au pays de Jefferson et de Lincoln. Quand bien même que les consciences s'éveillent ici ou là, le foisonnement des fusillades, notamment en milieu adolescent, et scolaire, mais hélas à pas comptés. Le fondement en est historiquement déterminante : la liberté d'être armé est garantie aux citoyens de l'Union par le célèbre Deuxième amendement, dont il faut se remémorer la genèse. 

La longue marche vers la liberté

Nous sommes en 1791. Les Etats-Unis, ne ressemblaient alors pas aux Etats-Unis d'aujourd'hui. L’indépendance obtenue et, au terme de controverses à la fois juridiques et politiques, avaient enfin adopté une Constitution fédérale. Il nous faut visiter les Archives nationales de Washington. Pour y découvrir, à son côté, trois reliques patriotiques, dûment conservées à l'abri d'une vitrine en verre : la Déclaration d'Indépendance (1776), la Constitution, le Bill of Rights (charte des droits). Ces archives, qui ont échappé in extremis à la destruction, forment les trois piliers de l'histoire nationale. Venir les contempler, pour chaque Américain, c'est cimenter son sentiment d'appartenance. Retremper à la source sa "proudness", autrement dit la fierté que lui inspire son américanité. En 1776, aux premiers jours de l'été, lorsque les sujets de Sa Majesté britannique au Nouveau Monde professent à la face de l'univers leur indépendance et le droit inaliénable de chaque homme à rechercher le bonheur (the Pursuit of Happiness), ils ne sont qu'au début de leurs ennuis. Et de leur âpre combat. 

Seize longues années vont suivre, pendant lesquelles ils vont notamment subir le pilonnage des mercenaires hessois que la Grande-Bretagne leur réserve. Sans l'aide des Français Rochambeau (Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau, né le 1er juillet 1725 à Vendôme et mort le 10 mai 1807 à Thoré-la-Rochette (Loir-et-Cher), est un général français. Il s'illustre à la tête du corps expéditionnaire français lors de la guerre d'indépendance des États-Unis (1775-1783). Il termine sa carrière militaire avec la dignité de maréchal de France) et La Fayette (Gilbert du Motier, marquis de La Fayette, dit « La Fayette », né le 6 septembre 1757 au château de Chavaniac, paroisse de Saint-Georges-d'Aurac (province d'Auvergne) et mort le 20 mai 1834 à Paris), est un noble d'orientation libérale, officier et homme politique français et américain. Convaincu que la cause des insurgés américains est noble, il s'engage dans leur guerre révolutionnaire en 1777, à la recherche de la gloire. Nommé général par George Washington à l'âge de 19 ans, La Fayette joue un rôle décisif aux côtés des Américains dans leur guerre d'indépendance contre le pouvoir colonial britannique et en particulier lors de la victoire de Yorktown le 19 octobre 1781. La Fayette œuvre également à l'émergence en France d'un pouvoir royal moderne, avant de devenir une personnalité de la Révolution française (1789) jusqu'à son émigration, son arrestation et sa mise en prison pour cinq ans en 1792. La Fayette est aussi un acteur politique majeur des débuts de la monarchie de Juillet. Surnommé le « héros des deux mondes », il est l'un des huit citoyens d'honneur des États-Unis. Après la révolution de 1789, La Fayette décide de signer tous ses courriers d'un « Lafayette » en un seul mot, en réaction contre le système nobiliaire. C'est aussi la graphie utilisée par ses contemporains jusqu'à sa mort), ils n'auraient pas pu contenir cette poussée hostile. Le mois d'octobre 1781 voit la reddition du tuteur britannique. Composée initialement de 13 Républiques, la Confédération est le théâtre d'une confrontation où les plus petits Etats (à l'instar du Massachusetts, avec Boston) arrachent aux plus grands le "principe d'une voix par Etat". Et, c'est avec promptitude, en quelques semaines de l'été 1787, que les 55 délégués réunis en conclave se mettent d'accord sur un texte constitutionnel. Mais attention : le conflit politique autour de l'adoption de ce texte ne fait que commencer. Il met aux prises, fédéralistes et antifédéralistes. 

Les fédéralistes (ou nationalistes) sont les partisans de la Constitution en l'état. Les antifédéralistes, eux, sont vent debout contre un texte qui, à leurs yeux, abjure les principes chers à Montesquieu (L'Esprit des lois). Pour eux, "un gouvernement républicain convient à un petit territoire et ne saurait s'étendre à l'ensemble des Etats-Unis". 

Comment trouver un terrain d'entente, un compromis ? "James Madison (James Madison, Jr., né le 16 mars 1751 à Port Conway (Colonie de Virginie) et mort le 28 juin 1836 à Orange (Virginie), est un homme d'État américain, quatrième président des États-Unis en poste de 1809 à 1817. Délégué de la Virginie au Congrès continental, il est l'un des Pères fondateurs des États-Unis. Il est considéré comme l’un des principaux auteurs de la Constitution ; Madison s'occupa en particulier de l’équilibre entre les pouvoirs législatif, judiciaire et exécutif et de la déclaration des Droits. Il a succédé à Thomas Jefferson en tant que secrétaire d'État fédéral en 1801 avant d’être élu à la présidence sept ans plus tard. Il fut par ailleurs proclamé citoyen français par l’Assemblée nationale législative en 1792), un Virginien influent jouissant de la confiance de Washington et de Jefferson milite pour faire entériner la Constitution. Pour ce dessein, il s'attelle à la tâche de convaincre les antifédéralistes, bien qu'il ne partage pas leurs appréhensions. Il s'inspire de la déclaration virginienne pour proposer des amendements. Le but : assurer l'unité nationale. C'est alors que, de façon nullement anodine, cinq Etats, dont le Massachusetts et la Virginie, proposent un amendement en faveur du droit de chaque citoyen au port d'armes, afin d'assurer leur défense et celle de l'Etat. Il faut se replacer dans un temps où la police est embryonnaire, ce qui délègue à chacun la tâche d'assurer la sécurité de son bassin de vie local, le plus souvent rural. Le droit à détenir et à porter des armes est alors conçu, comme un droit naturel qui ne suscite aucune polémique. Les us et coutumes ont, toujours, des racines historiques profondes. La préférence américaine pour le port d'armes n'y déroge pas. Et ce trait explique également que, jusqu'à une date récente, le Deuxième amendement n'a été ni contesté ni véritablement discuté. 

La Cour suprême s'implique

Mais, forte de son poids constitutionnel accru, la Cour suprême s'est néanmoins ressaisie, il y a une décennie, de ce vieux dossier. C'est en 2008 qu'elle "a rendu un arrêt d'une importance capitale sur les armes à feu". Son auteur : le juge Antonin Scalia (Antonin Gregory Scalia, né le 11 mars 1936 à Trenton au New Jersey, et mort le 13 février 2016 près de Marfa au Texas, est un juge de la Cour suprême des États-Unis. Titulaire de cette fonction de 1986 à sa mort en 2016, il est le doyen de la Cour au moment de son décès. Il est partisan de l'école de jurisprudence américaine originaliste qui soutient que la Constitution doit être interprétée conformément à son sens originel à l'époque de son adoption. Cette doctrine a fait de Scalia l'un des juges les plus conservateurs de la Cour). Que nous dit, pour Scalia, le Deuxième amendement ? "Le premier membre de la formulation fait référence à "une milice bien ordonnée nécessaire à la sécurité d'un Etat libre. Voilà qui a perdu de son importance. Reste la seconde moitié de la phrase : "Le peuple, c'est l'ensemble des Américains, chacun d'entre eux étant pris séparément, disposant pleinement des droits qui sont énumérés. Donc le Deuxième amendement concerne chaque Américain, individuellement. Conclusion, pour Scalia : "L'amendement accorde à chaque individu le droit de détenir et de porter au sens strict du terme des armes ; c'est un droit individuel, qui n'a rien à voir avec l'armement de la milice. Ainsi entre 2010 et 2013, la Cour Suprême a-t-elle étendu à tous les Etats son application. Et pendant ce temps, le Deuxième amendement s'est mué en "une sorte de vérité intemporelle, la référence essentielle de ceux qui défendent la détention des armes à feu". Pire, son invocation est "une protection intangible contre toute réforme". Ahurissant.

Dans le débat interne à la Cour, un autre juge, Stephen Breyer (Stephen Gerald Breyer, né le 15 août 1938 à San Francisco, est un juriste américain, juge à la Cour suprême des États-Unis depuis 1994. Nommé par le président Bill Clinton, il fait actuellement partie du quatuor progressiste de la Cour suprême aux côtés de Ruth Bader Ginsburg, Sonia Sotomayor et Elena Kagan. Il est auparavant juge à la cour d'appel des États-Unis pour le premier circuit, à partir de 1980 et sa nomination par Jimmy Carter. Il préside l'instance de 1990 à 1994), avait pour sa part défendu le droit individuel au port d'armes tout en demandant qu'on s'interroge sur "son application et ses limites". C'est précisément ce que le puissant lobby des armes à feu refuse. - et assez inquiétante - galaxie des pro-guns. Direction le musée de la National Rifle Association, la fameuse NRA, à quelques encablures du centre de Washington. Un lieu, " imbibé de la culture des armes à feu". 

Le difficile contrôle des armes. Plus que jamais, les Américains sont divisés. Fracturés par cette question. Jusqu'à la haine. Le "gap" entre pro- et antiguns surclasse largement en acuité celui qui existe entre les démocrates et les républicains. Au musée de la NRA, on refourgue à chaque visiteur une documentation de "sensibilisation" où abondent les réconfortants exemples d'honnêtes gens qui ont réussi à mettre en déroute leur agresseur, grâce à l'arme qu'ils abritaient discrètement dans la poche de leur veste ; chez les antiguns, malgré le soutien notable d'un Barack Obama, on peine encore à combattre "à armes égales" la propagande

huilée de la NRA. Dernièrement, les partisans du contrôle dénoncent ce bump stock, cet accessoire d'armurerie qui transmue une arme semi-automatique, comme l'AR 15, en arme automatique, et si facile à acquérir. Néanmoins d’aucun ne se résigne pas. Il faut rester prudent, mais espérons que le programme des antiguns pourrait finir par remporter l'adhésion d'une majorité d'Américains. La récurrence horrifique des fusillades de masse qui endeuillent le pays commence à faire - un peu - bouger les esprits, même les plus attachés à une interprétation extensive du Deuxième amendement. 

Reste une interrogation formuler, il y a plusieurs décennies, par le grand historien Richard Hofstadter (Né à Buffalo le 6 août 1916 et mort à New York le 24 octobre 1970, est un historien américain, professeur à l'université Columbia. Il a obtenu à deux reprises le prix Pulitzer : en 1955, le prix Pulitzer d'histoire pour son livre The Age of Reform et le prix Pulitzer de l'essai pour Anti-Intellectualism in American Life en 1964), si actuelle : "Pourquoi, parmi les nations industrielles de notre temps, les Etats-Unis s'accrochent-ils à l'idée que l'accès, répandu et sans limites, aux armes est, pour une population urbaine, acceptable et sans danger ?" Oui : pourquoi ? 

 


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35 réactions à cet article    


  • Charb (directeur de charlie hebdo , tué avec 12 autres personnes ) était menacé de mort par des terroristes , était un tireur sportif , avait un casier vierge et avait demander un permis de port d’arme qui lui a été refuser par la préfecture

    Si il y en avait un qui pouvait avoir droit a un port d’arme , c’est bien lui


    • Arnold Arnold 25 mai 22:37

      @generation désenchantée
      Nous pourrions tous avoir une arme si les armes circulaient comme au États-Unis et, cela amènerait la même résultante. Une législation plus souple s’agissant du port d’armes ne ferait qu’exacerber la haine envers l’autre, quand bien même que de prime abord cela soit pour se défendre en premier lieu.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 25 mai 22:50

      @Arnold

      Le problème est que ceux qui ont accès aux armes aujourd’hui ne sont pas des enfants de coeurs , et pas mal lient politique et deliquance . Bref vais me prendre une balle dans la joue gauche avant de tendre la droite ?


    • gardiole 26 mai 18:47

      @Aita Pea Pea
      Juste pour dire que c’est « chœur », la partie de l’église où ils se tiennent pendant les cérémonies.


    • raymond 27 mai 18:43

      @generation désenchantée
      le problème est qu’une arme de poing à canon court est très difficile à manier, il faut un entrainement hebdomadaire dans un bon « club », face à une kalash un 9mm ne fait pas le poids....


    • troletbuse troletbuse 25 mai 21:25

      pourquoi ? 

      Tout simplement, parce qu’aujourd’hui les politiques sont complétement pourris et ils ont une trouille bleue que la population se retourne contre eux.

      Ce n’est pas du tout à cause des fusillades qui ne tuent que des lambdas.

      Le 11/9, il y a bien eu 3000 morts


      • @troletbuse
        cela date depuis 1939 , et du décret loi , merci le front populaire avec leurs conneries , quand je pense qu’il y a eut que 80 représentants du sénat et de l’assemblée nationale pour refuser de donner les pleins pouvoirs a Pétain
        Pétain et les allemands ont put confisquer toutes les armes des français , au fait pour ceux qui pensent que les armes sont un problème de sécurité , demander vous une chose , combien de temps il faut a une patrouille de gendarmerie ou de police pour arriver quand ils ont réussit a rentrer votre adresse dans le GPS ?
        Quand ils l’ont bien orthographier


      • troletbuse troletbuse 25 mai 22:13

        @generation désenchantée
        Réponse : Plusieurs heures.
        A la campagne,le moindre poste de gendarmerie est au moins à 30 kms. Ils ont tous été regroupés et de nombreuses gendarmeries sont vides. Si , il y a un interphone.


      • Arnold Arnold 25 mai 22:42

        @troletbuse
        Les fusillades font plus de 3000 morts par an aux États-Unis, bien plus que les attentats du 11/09. Quand on voit la prolifération des fusillades en France, on peut sérieusement s’inquiéter du bilan si d’aventure les armes se propagent comme chez l’oncle Sam


      • troletbuse troletbuse 25 mai 23:12

        @Arnold
        Pour moi, ce n’est pas la raison. Je l’ai dis plus haut. En France, c’est pareil que pour la sécurité routière ou la pollution, on trouve toujours une excuse avec les morts. Je crois que pour ces morts, nos politiques s’en foutent royalement/


      • @troletbuse
        Sauf qu’il y a quelques détails qui expliquent leur attachement au droit a posséder des armes surtout en zones rurales ou montagneuses ou désertiques

        L’isolement , la faune locale , l’éloignement des forces de l’ordre 
        Au fait au USA tu as la « doctrine du château » qui te protège si tu tire pour protéger ton foyer , tu n’est pas poursuivit , bien utile quand tu as une bande de malfrats qui peut te torturer pour avoir tes codes cartes bleues , la combinaison de ton coffre ou ton argent

        http://geraldolivier.canalblog.com/archives/2012/01/21/23299960.html


      • @generation désenchantée
        excuse moi erreur de destinataire le message était destiné a Arnold


      • @Arnold
        21000 morts en France juste avec des accidents domestiques , quand tu pense mortalité par animaux , t’imagine requins , serpents ou autres réputés dangereux

        regarde moustique 830 000 morts , plus que l’ être humain et serpents

        http://www.slate.fr/story/144813/animal-dangereux-homme-moustique


      • @Julien S
        Non , mais il y a quelques années , je me retrouver , de nuit , face a quelqu’un qui fouiller dans mon véhicule
        et les gendarmes trouvaient pas l’adresse parce qu’ils l’avait mal orthographier


      • Arnold Arnold 26 mai 12:13

        @generation d ?senchant ?e Il primordial de contextualiser le droit de porter une arme me semble t-il. Jadis bien des mesfaits ?t ? commis justement en zones rurales, montagneuses, et d ?sertiques. L ? o ? la r ?pression est presque que caduc. On a donc essay ? de trouver une parade pour non pas enrayer les tragiques survenances mais donner l’opportunit ? ? ces gens reclus, isol ?s de pouvoir un tant soit peu de pouvoir se d ?fendre. Sauf dans un pays on est tous regient par les m ?mes droits, les m ?mes lois donc il s’impose de promulguer ces lois ou ces d ?rogations ? tout le monde. Ce fut le CSS pour les ?tats-Unis. Chaque pays ? ces sp ?cificit ?s, mais force est de constater que la prolif ?ration des armes pour toutes raisons que se soient jamais ne pourra endiguer les morts qui en d ?coulent. Je suis adepte de l’auto d ?fense mais avec une arme ? feu, cela deviendrait ? reconna ?tre ? demi-mot se faire justice soi-m ?me. Impensable selon moi.


      • @Arnold
        Une arme a feu n’est qu’un objet , tu retire les munitions de l’arme , elle n’est plus dangereuse
        Par contre je suis pas sûr que certains amateurs de Nouveaux Animaux de Compagnies pensent aux risques qu’ils font courir aux autres

        https://www.bfmtv.com/police-justice/des-bebes-lions-ou-tigres-de-compagnie-un-effet-de-mode-devastateur-pour-les-animaux-1591889.html

        https://www.notre-planete.info/actualites/2111-python_africain_invasion_floride

        https://www.maxisciences.com/loup/un-loup-et-des-rapaces-saisis-dans-une-maison-en-espagne_art12317.html

        A choisir , il vaut mieux une arme a feu , au moins si elle est déchargée elle n’est pas dangereuse


      • @Arnold
        tu connait ce cas de légitime défense ?
        c’est assez particulier parce parce que dans ce cas , la veuve avec son bébé a appeler la police
        "A l’opératrice qui prend son appel, Sarah McKinley chuchote « J’ai deux armes à la main. Est-ce que je peux le tuer s’il franchit la porte ? ». « Vous devez faire tout ce que vous pouvez pour vous protéger », lui répond son interlocutrice. « Je ne peux pas vous dire que vous pouvez faire ça, mais vous devez faire ce que vous devez pour protéger votre bébé ».« 

        http://www.lefigaro.fr/international/2012/01/06/01003-20120106ARTFIG00417-une-jeune-veuve-qui-abat-un-intrus-emeut-les-etats-unis.php

        C’est de la légitime défense , et avec la loi  »doctrine du château " , elle n’est pas poursuivie pour avoir tué un de ses agresseurs
        Il y a bien quelqu’un accusé de meurtre dans ce cas là , et c’est là que cela devient assez ironique , c’est le complice de l’agresseur tué 
        visiblement si il y a eut un mort même que ce soit l’agresseur principal qui est tué , c’est tous les agresseurs qui peuvent être inculpés pour meurtre

        https://abcnews.go.com/US/okla-mom-face-charges-victims-accomplice/story?id=15304382

        https://www.cbsnews.com/pictures/okla-teen-mom-sarah-mckinley-shoots-home-invader/4/


      • Arnold Arnold 27 mai 14:59

        @generation désenchantée
        Terrible récit que je viens de parcourir. Comme soulevé ultérieurement je suis partisan de l’auto-défense, en l’occurrence ici il s’agit bien de cela, nonobstant ma ligne est que le fait pour chaque citoyen de posséder une arme peut engendrer multiples autres cas, cela ne ferait que donner le permis de tuer, notamment les fusillades en milieu scolaire. J’imagine les scènes effroyables si nous avions le droit d’avoir une arme sur nous, j’irai au bureau avec mon holster à la Starsky et Hutch et si mon collègue ne me dit pas bonjour je lui colle une balle. Non plus sérieusement, il est inconcevable de légiférer sur ce principe, et merci que cela ne soit pas en vigueur chez nous. Les fous furieux qui traînent j’ose même pas imaginer le résultat. 


      • @Arnold
        La différence entre le droit a la possession d’armes appliquée avec la « doctrine du château » , c’est que tu te défend sur ta propriété , ton foyer , ton habitation , tes terrains , tu va pas te trimballer avec une arme hors de tes propriétés

        Le droit de port d’arme , c’est autre chose qui est complètement diffèrent pour moi


      • Arnold Arnold 27 mai 18:56

        @generation désenchantée
        Je suis d’accord avec tes arguments, néanmoins comment se dire intellectuellement que l’arme qu’on a chez soi ne peut servir que si on est en danger sur sa propriété. C’est compliqué comme réflexion, les fusillades à l’école sont dans la plus part des cas commises avec l’arme d’un des parents rangé le simplement du monde dans le tiroir du salon. Le simple fait d’en posséder une engendre de facto des conséquences et on le constate. On peut être aussi en danger à l’extérieur de sa propriété et prendre son arme par sécurité. Néanmoins il convient de rappeler que les gangs en font le plus souvent usages, le citoyen lambda lui en subit la plus part du temps les dérives. Quelqu’un l’a relevé plus haut, ceux qui sont à l’origine de la constitution ayant permis cela doivent certainement se retourner dans leurs tombes, s’ils voyaient les effets que cela produits, leurs idées étaient à rebours


      • @Arnold
        Pour les fusillades en milieu scolaire où un élève tire sur les autres élèves , faut pas oublier qu’il y a quelques dizaines d’années , il n’y avait pas , une en 1979

        C’est un phénomène assez récent , fin des années 1990 , depuis la médiatisation de celle de Columbine cela a exploser

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Tuerie_en_milieu_scolaire

        Curieusement si leur but est de se suicider , pourquoi ces tueurs scolaire ne se suicident pas avant de passer a l’acte , certains pensent peut être se suicider en obligeant les policiers a les tuer


      • troletbuse troletbuse 25 mai 23:32

        Constitution des Etats-Unis

        Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d’un État libre, le droit qu’a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé.


        • Raymond75 26 mai 13:21

          En Suisse, il y a une très forte partie de la population qui possède une arme, et à une époque encore récente (peut toujours de nos jours), les réservistes apportaient leur arme de guerre à la maison (mais sans munitions).

          Il n’y a jamais eu de massacres en Suisse comme aux USA, ni de mafia armée comme ans certains quartiers de la France. Pourquoi ? parce que ce peuple à une très bonne éducation et un haut niveau de conscience civique.

          De plus, en un quart d’heure, ce peuple est mobilisé pour assurer la défense de son pays.

          Voilà bien ce qui manque dans l’immense majorité des pays : une très bonne éducation et un haut niveau de conscience civique

           !!!


          • révolQé révolQé 27 mai 10:09

            @Raymond75,
            idem pour la Tchéquie, et on ne peut pas dire que c’est un pays où les coups de flingues sont fréquent.
            Prendre les USA comme exemple lorsqu’on parle de détention ou port d’armes est un classique lorsque l’on est hoplophobe.

            La majeure partie des morts par armes à feu aux USA est due aux suicides, puis aux accidents par négligence, viennent ensuite les règlements de comptes entre gangs.
            https://www.arpac.eu/statistiques-usa/

            SI, pour Mirabeau, le droit légitime de posséder une arme n’avait pas été aussi évident lorsque notre constitution a été écrite, celui-ci aurait été noté et nous pourrions aujourd’hui protéger légalement nos vies lorsqu’elles sont menacées.

            Jusqu’en 1995,en France,être majeur et présenter une CNI suffisait pour acheter un fusil ou une carabine de chasse, je n’ai pas souvenir qu’il y avait plus d’homicides pour autant.
            Un lien où vous pourrez trouver certaines infos.
            https://www.arpac.eu/


          • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 28 mai 10:05

            @Raymond75

            En Suisse, autant que je sache, les réservistes (tout ceux qui ont fait leur SM), peuvent rapporter leur arme de guerre à la maison AVEC les mun.

            On pourrait aussi ajouter la Finlande, où pratiquement tout le monde possède une arme...

            Ce ne sont pourtant pas des pays connus pour les tueries par armes à feu...

            Ce ne sont pas les armes qui sont dangereuses, ce sont les gens : les Amerlockes sont des grands malades qui vivent dans une société qui ne sait plus qui elle est, toutes les valeurs partent en eau de boudin depuis 40 ans.

            Et plus pragmatique : je crois que si les manifs des GJ s’étaient déroulées entre 1946 et 1960, on aurait vu des CRS et des baqueux nettement plus respectueux des droits des manifestants... allez savoir pourquoi ?


          • JC_Lavau JC_Lavau 28 mai 10:32

            @Philippe Huysmans. L’affirmation sans les munitions était idiote. A quoi pourraient bien servir des citoyens armés sans munitions ?


          • sls0 sls0 26 mai 18:18

            En France j’avais des armes même de guerre.

            Où je suis détenir une arme même un port d’arme est facile. Je n’ai plus d’arme. 20 fois plus d’homicides ici dont 60% suite à des disputes.

            Quand on tue un voleur ils font pas chier. Du coup au dessus d’une valeur de 40€ environ les voleurs sortent le 9mm à titre préventif.


            • gardiole 26 mai 18:45

              Vu le nombre d’armes en circulation aux USA, est-il bien réaliste d’envisager de les contrôler ?



                • zygzornifle zygzornifle 27 mai 08:08

                  J’aurais bien aimé pouvoir me faire une collection d’armes , heureusement il reste la voiture qui fait plus de mort que toutes les armes a feu réunies ....


                  • McGurk McGurk 27 mai 11:33

                    La plupart des Américains ne savent pas/ne veulent pas savoir que les pères fondateurs ne voyaient pas d’un bon œil la construction d’une armée nationale c’était pour eux un retour vers un probable despotisme. D’où l’introduction des milices pour faire face aux ennemis de la nation.

                    Sauf qu’en réalité lesdites milices n’étaient pas des bandes d’amateurs qui s’organisaient d’un coup pour « surveiller » un coin donné. C’était un groupe déclaré, contrôlé et agissant dans un cadre bien déterminé. Leurs armes étaient entreposées dans leurs locaux.

                    Les citoyens pouvaient en posséder mais, contrairement à notre époque, leur utilisation était très bien plus stricte. Aujourd’hui, c’est vu comme quelque chose de « fun » (marketing oblige), tendance et le militantisme des fans à en posséder toujours plus est une dérive très grave de la constitution.

                    Il est probable que ceux qui l’ont rédigée seraient horrifiés par ce commerce expansif de ces engins de mort, de ces massacres de masse « totalement imprévus », des autorités locales qui continuent de garantir la détention d’armes ou assouplir le droit d’en acheter/posséder une.

                    En fait, c’est plus une question de pognon qu’autre chose parce que les entreprises de ce secteur cachent leur cupidité en engageant une armée de professionnels pour dédiaboliser leurs produits, créent des communautés soudées de fans sur internet ou différents évènements, biaisent les élections (et donc la démocratie) en donnant des moyens considérables aux candidats qui sert leur cause à tel point que ceux qui sont anti-armes perdent à tous les coups.


                    • UnLorrain 27 mai 23:08

                      @McGurk

                      A la lecture de votre commentaire je serais enclin a toujours plus hésiter entre « oui ou non pour le port d’arme de poing » . Aux USA la chasse a l’arme de poing se pratique,résultat est qu’il existe une ribambelle de ces engins de mort comme vous écrivez, extrêmement puissantes pour pouvoir tuer un ours,ces armes peuvent se retrouver dans des mains de non chasseurs,pour la frime je dirais.

                      Des constructeurs d’armes, concepteurs plutôt, européens, italiens par exemple, innovent et il y a des decennies de cela,a rendre leurs armes de poings là encore,beaucoup plus létale tel le Berretta 93 r tirant des rafales contrôlées. ..son mécanisme est une quasi horlogerie. Tout ça pour quoi ? Brassage de pognon comme vous écrivez. ...il y a une demande,et une offre.


                    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 28 mai 10:09

                      @McGurk

                      "Les citoyens pouvaient en posséder mais, contrairement à notre époque, leur utilisation était très bien plus stricte.

                      "

                      Vous avez des sources pour ces élucubrations ?


                    • Analis 28 mai 10:52

                      @McGurk

                      Dans toute discussion sur l’analyse du contexte historique historique et culturel qui a présidé au vote du 2ème amendement, il faut savoir que l’interprétation qui en est faite par André Kaspi, sur laquelle se base largement l’auteur, est en grande partie inexacte. Mais la question est tellement polluée par des considérations idéologiques qu’il est difficile de faire la part des choses. Plusieurs précisions indispensables doivent être apportées :

                      En effet, le 2ème amendement ne concerne que l’organisation de milices populaires, une sorte de Garde Nationale devant être sous le contrôle d’une autorité. Tant la rédaction de l’amendement que les débats autour de lui ne laissent aucun doute là-dessus. La question de l’autorité en question était cependant laissée en blanc, même s’il est certain que les constituants, y compris les plus centralistes, s’accordaient à ce qu’elle soit située à un niveau infra-fédéral. Mais bien que la plupart des constituants étaient en faveur d’un droit individuel de porter les armes, parce qu’il était dans la mentalité de l’époque, et effectivement plus ou moins justifié par le caractère alors embryonnaire de la police dans de nombreux lieux, il est parfaitement clair que le droit défini dans le texte était collectif et non personnel, tous les rédacteurs le justifiant par la nécessité d’assurer au peuple dans son ensemble le droit de se défendre contre la constitution d’une tyrannie. Alors qu’au contraire, les quelques demandes faites par certaines conventions d’État d’inscrire dans la Constitution ce droit individuel ont été explicitement rejetées. Quoi que puisse claironner de nos jours la NRA.

                      On notera que cette conception d’une véritable armée populaire s’inscrivait dans une vieille tradition anglaise, qu’on peut considérer comme étant à l’origine de la notion moderne de conscription. Les citoyens anglais étaient en effet requis au Moyen-Âge de conserver des armes, en attendant que le roi les lève en tant qu’armée dans un but de défense, aucune armée permanente n’étant alors autorisée. Une conception qui a plus récemment disparu de la tradition tant britannique qu’anglaise, le recours à la conscription dans les deux guerres mondiales se faisant sur un modèle identique à celui qui s’était entre temps mis en place sur le continent. Il n’y a guère qu’en Suisse qu’une telle structure a survécu. Il est à noter que la création d’une armée permanente en Angleterre au début du XVIIème siècle a été un des principaux motifs qui ont mené à la révolution qui a emporté Charles Ier et mené à sa décapitation, plus d’un siècle avant Louis XVI.

                      Il est indiscutable que l’idéologie de contrôle des armes à feu, soutenue à tout va par des élites malhonnêtes, est d’obédience autoritaire, comme le montre l’histoire française, par exemple. Mais il est difficile de donner entièrement tort à certains contempteurs du port d’arme : le débat autour de la liberté de possession des armes à feu comme moyen de résistance à l’oppression est dépassé. Déjà parce que de toute façon, de nos jours, vue la disproportion de l’armement, qui n’existait pas il y a deux siècles, il serait impossible pour une milice populaire, permanente ou non, ou à un soulèvement spontané, de résister aux forces armées, dotées d’une puissance particulièrement destructrice ; même si les citoyens armés étaient équipés de fusils automatiques indisponibles en Europe, mais si fréquents aux USA. Ensuite parce qu’en réalité, les rednecks qui se gargarisent de la mystique des armes à feu comme garante de leur liberté ne sont en réalité pas intéressés par la protection des droits individuels, ils sont au contraire très sécuritaires, favorables aux exactions policières, et hostiles aux droits individuels, à la seule exception de leur droit de propriété et de tirer sur quiconque y pénètre. Il est à noter que dès l’époque de la rédaction de la constitution fédérale, l’hostilité au droit de résistance à l’arbitraire était déjà présent chez ceux-là même qui se faisaient fort de beaux discours en sa faveur. Ainsi, les délégués de Pennsylvanie, de ceux favorables à l’inscription d’un droit individuel de port d’armes, avaient inclus parmi les motifs pouvant justifier une restriction, outre les antécédents criminels ordinaires, la participation à une rébellion. Ce qui inclut justement la résistance à des situations d’oppression. Un bel exemple de tartufferie. La question n’était alors aucunement théorique, car il venait juste d’y avoir une révolte armée d’ampleur au Massachussets, menée par Daniel Shays. Une sorte de mouvement des Gilets Jaunes à la puissance dix. Les insurgés, qui se donnaient le nom de Régulateurs, protestaient contre la politique du gouvernement local, qui les acculait à la faillite, les empêchant de régler les dettes contractées durant la guerre, mais favorisait le règlement des siennes. Cet événement, un peu oublié, avait été un des déclencheurs de l’établissement d’un État fédéral. En fait, déjà à l’époque, la tendance dominante chez les législateurs locaux était d’essayer de collecter les armes en circulation, et d’établir des milices disciplinées sous le contrôle direct et exclusif du gouvernement de l’État, pour contrer de tels mouvements armés. On était loin des considérations de la NRA.


                    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 29 mai 13:31

                      @Analis

                      La nécessité pour le peuple d’être en mesure de se défendre, vous ne l’apprécierez vraiment que lorsque vous vous réveillerez en dictature.

                      C’est drôle cette propension des européens à se mêler de la manière dont les Américains devraient légiférer (ou pas) sur le port d’armes ? Vous ne pensez pas (un peu) qu’ils ont les moyens, et peut-être même qu’ils sont mieux que vous à même de juger pour eux-mêmes de ce qui est bon pour eux ?

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