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Accueil du site > Tribune Libre > La ligne infinie de notre être

La ligne infinie de notre être

JPEG Partons de ce que nous avons vu précédemment, à savoir que le cogito a trois dimensions :

1 - Cela est perçu donc cela existe.
2 - Cela échange donc cela vit.
3 – « Je pense donc je suis »

Descartes a conclu sa magistrale démonstration sur le plan suprême : la dimension la plus élevée, celle de l’être. Il a fait du reste la part la plus difficile et la plus noble. Le cogito est sans conteste la Révélation métaphysique, la révélation au sens ontologique mais pas religieux. Il n’en demeure pas moins qu’il ne nous faut pas négliger les deux autres dimensions du cogito : ses dimensions inférieures. Pourquoi ?

Je répondrai parce que la dimension pensante est ultra minoritaire, elle est l’exception qui n’appartient qu’à une espèce connue : l’être humain. Alors que les deux autres dimensions qui nous composent aussi sont partagées avec des millions d’espèces d’êtres (le Vivant) ou de choses (l’Existant). Il ne faut plus, par conséquent, les ignorer plus longtemps ni les laisser en dehors de la métaphysique.

J’ajouterai une raison supplémentaire, une raison de pure logique : seules les deux premières propositions sont vraiment probantes avec leur mot de liaison : le « donc ». Dans la troisième expression, celle du cogito, ce « donc » ne révèle pas de lien causal certain ni une déduction incontestable. Descartes lui-même en a pris conscience en supprimant ce mot dans ses "Méditations métaphysiques". La vérité du cogito est juxtaposition de deux dimensions : celle de la pensée et celle de l’être. Cette dimension est bien au-delà de la logique et le « donc » est un mot absurde à ce point de transcendance.

Voici les trois dimensions :

1 - Au cœur de l’existence, il y a la perception.

2 - Au cœur de la vie, il y a l’échange.

3 - Au cœur de la dimension pensante, il y a l’être, la conscience.

Les trois dimensions de la connaissance

A ces trois formes correspondent trois formes de connaissance : 

  • La connaissance perceptive : le jeu des apparences.
  • La connaissance par les échanges physiques : la force et l’énergie jouent ici un grand rôle, l’éros y compris. La lutte pour l’accès aux ressources et les relations réelles qu’elle implique.
  • La connaissance libre (« pure » dirait aussi Kant) : l’être se connaît lui-même par effort d’abstraction. L’être est soustrait de toutes ses contingences identitaires (le « je » est universel), sociales et politiques. Donc l’être sartrien entremêlée de politique et de déterminsime social n’a, à mon avis, pas de sens ici. Le "je" de Descartes est universel et trancende tout contingence individuelle tout comme celui de Montaigne dans son "que sais-je ?"

Cette triple définition correspond à peu près à la trinité que j’ai présentée dans mon essai philosophique, à savoir les trois formes d’intelligence : intelligence brute, conscience et pensée. L’intelligence inclut l’animalité voire la flore, la conscience est aussi partagée, la pensée est une spécificité humaine.

Ainsi qu’à la trinité des modalités de la vie que j’y ai énoncée : relations / liens / rapports.

La connaissance de relation se retrouve dans la perception.

La connaissance de lien dans la relation physique, l’affectivité et l’habitude.

La connaissance de rapport dans la conscience (rapport de la conscience à elle-même, au corps, aux autres, au temps et à la mort).

Cette triple dimension se subdivise en trinité des besoins et des droits

Trois formes de besoin :

besoin d’exister plus (exemple des réseaux sociaux),
besoin de vivre plus (recherche de l’intensité du vécu et de la vitesse grisante, d’une vie plus riche en termes de possession de choses),
besoin d’être plus  : le savoir, la pleine conscience, la transcendance.

Trois droits : droit d’exister, droit de vivre, droit de penser. On peut sourire mais rares sont les endroits sur notre planète où ces trois droits légitimes et fondamentaux sont respectés dans leur plénitude.

Pas d’homme de Vitruve pour dessiner l’être mais une ligne qui tend vers l’Infini

Dans mon article précédent, j’ai parlé de l’idéal de l'être symbolisé par un dessin à formes idéales définitives à la façon de l’homme de Vitruve de Léonard de Vinci. Mais l’être n’est jamais fini, il ne peut par contre par se contenter de dimensions prédéfinies et fixes, fussent-elles harmonieuses. Ce qui vaut pour le corps ne vaut pas pour l’esprit.

La vie est dimensionnante. Le cours de notre vie fait fluctuer notre être. Si ce dernier ne peut être représenté dans un cercle au sein d’un carré, l’idée de la quadrature du cercle reste néanmoins un moyen utile pour représenter l’être dans sa progression et ses changements. On peut dès lors retenir la forme du tableau des décimales de Pi qui montre une ligne de fuite, une ligne médiane qui est le résultat constant des forces qui s’opposent dans la dualité. On en revient à l’idée de la trinité : le un et le deux en s’opposant font naître le trois (la force, la direction). On voit dans le tableau de Pi des symétries de dessins et de valeurs de part et d’autre de cette ligne médiane.

Ce n’est donc pas le compas de Léonard qu’il faut employer pour représenter l’être mais la ligne de fuite du nombre Pi ! La dualité crée la perspective. Quand on dit ligne de fuite, il ne saurait s’agir de la fuite de l’homme devant lui-même mais, au contraire, de la perspective qu’il dessine en ayant recours à la liberté de son être. La ligne vers l’Infini sera donc l’expression retenue ici, car plus appropriée, que celle de ligne de fuite.

Conseils de vie : le « Juste milieu » et la « voie droite » sont deux notions classiques dépassées

Les Anciens donnaient des conseils de sagesse et de vie juste. Ils parlaient de vertus cardinales, de juste milieu, de voie droite... La ligne vers l’Infini est ce que les Anciens appelaient le juste milieu ou la voie droite mais elle ajoute cette idée de tension de notre être vers l'Infini, tension qui engendre des formes belles et symétriques qui nous définissenent et nous servent de boussole. Cette ligne infinie, j'aime à la montrer sous la forme de la transversale qui traverse un tableau de décimales de Pi rangées dans un tableau de 9 sur 9 (voir un exemple de schéma dans cet article). Et voir en annexe de cet articles quelques autres exemples.

Il s’agit d'une voie dirigée plutôt que d'une voie droite. Il n’existe pas de ligne tracée à l’avance. Nous n'en donnons pas la direction (le sens nous est impossé) mais c’est nous qui la dirigeons au milieu des forces déchaînées et contradictoires de nos exitences : celles qui nous sont extérieures mais aussi celles qui oeuvrent en nous. C'est nous qui gardons ferme le cap donné, ce qui aboutit à une sorte de compromis en somme.

L’être est le lieu de la liberté absolue mais il ne peut faire tout ce qu’il veut : il est soumis aux contingences. L’être n’est pas seul (il y a trois dimensions du cogito) : la dimension du vivant joue un rôle important : le vivant agit autant qu’il est agi. Or, être agi n’est pas l’expression de la liberté. Dans sa dimension la plus basique, nous sommes existants parce que nous sommes perçus. Mais cette condition nous fait dépendre des autres, qu’on se souvienne de l’enfer dans "Huis clos" de Sartre. Si je ne me sens plus perçu, je ne me sens plus exister. Si je me sens existe alors j'aurai la sensation de vivre. Dans la pièce en question, les êtres sont morts mais ils s’en moquent car ce qui leur importe, c’est d’exister dans le regard et la mémoire des autres. On voit bien ici la ligne de séparation entre les deux dimensions de l’existant et du vivant.

En outre, la perception nous place à la merci des autres, elle peut faire de nous une proie. On ne peut échapper à la perception ni se rendre invisible (dans notre société de surveillance, cela deviendra bientôt totalement impossible). La dimension de la perception nous fait nous astreindre à toutes sortes de comportements et d’attitudes pour être perçu des autres de la manière que nous désirons : pour vivre en société, pour séduire, pour acquérir gloire et honneur, etc. Ces nécessités de paraître nous amputent d’une part de notre liberté.

Les deux attributs de l’Etre sont la liberté et l’espoir.

L’espoir seul peut quelquefois nous rendre heureux. L’abdication de la liberté revient à remettre son sort entre les mains des autres. Il peut en sortir de l’espoir mais cet espoir est fragile puisque ce sont les autres qui en sont les dépositaires.

La bonne ligne de fuite et la symétrie qui en découle sont normatives. Ce qui est normé fabrique le normal et la symétrie fabrique le juste. A nous de prendre soin que les normes ne nous soient pas imposées par des forces extérieures ou intérieures. Notre ligne doit, rappelons-le, être dirigée.

Pour nous garantir d’être heureux et libre, notre ligne médiane doit s’inscrire dans la symétrie. Pas de symétrie signifie déséquilibre et donc mauvaise voie. Le juste milieu est dans la symétrie. Je répète mon principe précédent : Si vous cherchez le juste, observez d'abord ce qui est symétrique.

La ligne vers l’Infini est une ligne dimensionnante de notre être. Le tracé de cette ligne doit jouer avec nos trois dimensions : celle de l’Existant, celle du Vivant, celles de l’Etre. Elle doit créer une harmonie entre ces trois voies qui permette de nous rendre heureux et libre.

ANNEXE A L'ARTICLE

La ligne de fuite ou ligne vers l'Infini des décimales de Pi (elle part du 14, passe par le 86 central et aboutit - provisoirement - à la valeur 84 en bas à droite). Cette ligne vers l'Infini dessine des rapports harmonieux, des équilibres, des symétries.

Pour épargner au lecteur des migraines, je n'ai pas repris les calculs qui expliquent toutes ces formes symétriques. Je peux les fournir à la demande en commentaires de cet article.

Voir aussi mon autre schéma qui met en valeur les palindromes dans mon article "Et si l'amour était un palindrome"

 


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43 réactions à cet article    


  • De tous les chiffres, le HUIT est le plus proche de l’infini,...c’est sans faim.


    • Appréciez le poème :
      La longueur de chaque mot donne une décimale (un mot de 10 lettres code zéro). La ponctuation ne code rien.

      Que j’aime à faire apprendre ce nombre utile aux sages !3 1 4 1 5 9 2 6 5 3 5Immortel Archimède, artiste ingénieur,8 9 7 9Qui de ton jugement peut priser la valeur ?3 2 3 8 4 6 2 6Pour moi, ton problème eut de pareils avantages.4 3 3 8 3 2 7 9Jadis, mystérieux, un problème bloquait5 0 2 8 8Tout l’admirable procédé, l’œuvre grandiose4 1 9 7 1 6 9Que Pythagore découvrit aux anciens Grecs.3 9 9 3 7 50 quadrature ! Vieux tourment du philosophe1 0 5 8 2 9Insoluble rondeur, trop longtemps vous avez9 7 4 9 4 4Défié Pythagore et ses imitateurs.5 9 2 3 0Comment intégrer l’espace plan circulaire ?7 8 1 6 4 0Former un triangle auquel il équivaudra ?6 2 8 6 2 0Nouvelle invention : Archimède inscrira8 9 9 8Dedans un hexagone ; appréciera son aire6 2 8 0 3 4Fonction du rayon. Pas trop ne s’y tiendra :8 2 5 3 4 2 1 1 7Dédoublera chaque élément antérieur ;0 6 7 9Toujours de l’orbe calculée approchera ;8 2 1 4 8 0Définira limite ; enfin, l’arc, le limiteur8 6 5 1 3 2 8De cet inquiétant cercle, ennemi trop rebelle2 3 0 6 6 4 7Professeur, enseignez son problème avec zèle0 9 3 8 4 4


      • Jean Roque Jean Roque 26 juin 11:47

         
         
        La vraie formule de Descartes est « Je pense donc j’existe » et Nietzsche dira ironiquement « Je pense donc ça existe »
         
        Bon, sinon l’article est trop nul (de gôche) pour commenter.
         
         
        « L’origine de tout le mal est Descartes » Al Gore, Grand Seigneur des gogochons


        • Taverne Taverne 26 juin 19:55

          @Jean Roque

          Le cogito est la preuve que l’esprit existe.
          Bach est la preuve que Dieu existe.
          Quant à vous, aucune preuve ne vient encore étayer votre existence.


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 26 juin 20:24

          @Taverne Bach n’est que la preuve que le génie humain existe. Quant à Dieu ...


        • Taverne Taverne 26 juin 21:37

          @Aita Pea Pea

          Ah, j’ai dit Bach ? Pardon, je voulais dire Zidane bien sûr.
          Soyons un peu poètes.


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 26 juin 21:59

          @Taverne

          Lorsque que Dieu aura donné une norme instrumentale qui permettra à des instruments divers de changer de tonalité en un même morceau sans réaccordage, vous lui direz que Bach y a déjà pensé, et que lui et ses potes du baroque ont déjà fait le taf .


        • Jean Roque Jean Roque 27 juin 09:12

          @La Caverne de Gochon
           
          La métaphysique de Descartes, le cogito
           
          De « j’existe » (conscience de soi) à « je suis », intuition du cogito, c’est la métaphysique Descartes-Wolff qui promeut en qq sorte la subjectivité intérieure théologique (l’âme) au niveau ontologique. C’est un à-priori, un saut formel, métaphysique dont Hegel mettra fin. Car passer de « j’existe » à « je suis » Descartes le fait SANS médiatiser (« j’existe » est un phénomène comme les autres pour le cerveau), d’où la remarque de Nietzsche « ça existe ».
           
          2 façon de fonder la métaphysique, celle de Descartes (intuition du cogito qu’on éte à une « unité » de l’Être (Être veut dire « ce qui est », pas ce qui est « vivant », humain etc.) où celle de Locke l’empiriste : de la répétition de l’expérience je conclue des loi générale métaphysique (tiers exclu, causalité). Leibniz tentera de faire la synthèse des 2 approches.
           
          Descartes de son identification « irréelle » (phénomène du Moi vu par le cerveau), identification de « Moi » et de « l’extérieur », c.a.d identification par l’entendement, en déduit sans preuve, formellement une identification « réel », totalisalisante de cette différence, non médiatisée opérée par la Raison. Contradiction de principe qui fait que Hegel démolira cette métaphysique. La métaphysique de Descartes ne peut être identification que de sa propre identification, aporie.
           

           


        • Taverne Taverne 27 juin 09:51

          @Jean Roque

          Je connais bien ces philosophes aussi. Mais, ce qui m’importe c’est la déclinaison du cogito en trois dimensions car elle permet d’expliquer d’un seul coup toutes les passions et les émotions humaines. Je devrai faire un article pour développer l’idée mais voici quelques exemples :

          - Dimension de l’Existant (la perception) : (= dimensions de la relation)

          La tristesse est à ranger dans cette dimension. Quand on est triste, le monde entier est perçu comme triste par nous et le monde entier perd tous ses attraits. Ceci est lié à la perception des choses et à la perception de soi-même.

          - Dimension du Vivant (les échanges) : (= dimensions du lien)

          La joie par exemple est à ranger ici : la joie est liée à l’échange. C’est par communion qu’on est touché par la joie. De plus cette joie, nous nous sentons d’un besoin irrépressible de la partager. Donc deux échanges : l’un qui nous apporte la joie, l’autre dans le partage). Le rire est communicatif = échange.

          - Dimension de l’Etre pensant (conscience, sens esthétique, transcendance) (= dimension du rapport)

          L’ennui, c’est l’être qui perd tout rapport avec le monde. Il se sent détaché et indifférent. C’est « l’absence de rapports entre les choses et moi » écrit Moravia, ce que Jankélévitch confirme à sa manière.

          C’est là un mode de pensée en perspective par application de la loi du Trois de l’Univers. Il en existe d’autres...


        • Christian Labrune Christian Labrune 27 juin 11:23

          @Jean Roque


          Quand les cochons, si l’évolution leur permet un jour d’accéder au langage, commenceront à tripatouiller l’histoire de la philosophie, ils aboutiront nécessairement, en trois coup de cuillère à pot, à des formules telles que celle-ci : "Contradiction de principe qui fait que Hegel démolira cette métaphysique. La métaphysique de Descartes ne peut être identification que de sa propre identification, aporie."

          Evacué, le Descartes, grâce à Hegel. Un pauvre Hegel bien plus tard aussi proprement éliminé par d’autres, et ainsi de suite. Et à la fin, que restera-t-il ? Une pure essence de gogochon gogochonisé jusqu’à la moelle !

          Il me semble bien qu’on y est déjà.


        • Jean Roque Jean Roque 27 juin 18:54

          Il est évident qu’ils auront du sel, des olives et du fromage, et qu’ils se feront cuire des oignons et des verdures, le genre de potées qu’on fait à la campagne. Nous trouverons même le moyen de leur servir des friandises faites avec des figues, des pois chiches et des fèves, et ils se feront griller au feu des fruits du myrte et du chêne tout en buvant modérément. Passant ainsi leur vie en paix et en bonne santé, et décédant sans doute à un grand âge, ils transmettront à leurs descendants une vie semblable à la leur.
           
          O Socrate, si c’était une cité de porcs que tu constituais, les engraisserais-tu d’autre chose ?

           
          La République des gogochons, Platon
           

          « Personne n’a pu éliminé Hegel, personne ne l’a dépassé. D’ailleurs rien à l’évocation de ce nom guttural de dogue allemand, le bobo s’enfuit. Seul le teigneux marxiste s’y est frotté. » Feric Jaggar


        • Jean Roque Jean Roque 28 juin 00:23

          A propos d’être sartrien (branlette de la raison dialectique où le Gogochon est Néant),
           
          sur la différence entre l’être sartrien (gocho), l’être hégélien (d’ED) et l’être marxiste (d’ED dévoyée) :
           
          https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/jean-paul-sartre-politique-d-une-205356#forum5242639


        • Robert Lavigue Robert Lavigue 26 juin 12:42

          J’en profite pour féliciter la rédaction.
          Il manquait une rubrique sudoku citoyen. Maintenant, c’est fait !


          • Taverne Taverne 26 juin 19:59

            @Robert Lavigue

            Fort heureusement, il existe aussi le courrier des lecteurs dont on se réjouit de toute l’authenticité et qui exprime la France profonde. Je compte sur vous pour l’enrichir à nouveau pour la suite.


          • colibri 26 juin 12:56

            masturbation mentale ?


            • Albert123 26 juin 14:19

              @colibri

              juste une éloge de la vacuité de l’ésotérisme luciférien.

              le pire c’est que l’auteur pourrait certainement produire des choses intéressantes si celui ci n’était pas contaminé par cette idéologie qui fait confondre régression avec émancipation.



            • colibri 26 juin 16:31
              @Albert123

              juste une éloge de la vacuité de l’ésotérisme luciférien.

              J’hésite aussi avec la psychose 

            • Taverne Taverne 26 juin 19:48

              @colibri

              - « masturbation mentale ? »

              J’ai pu observer, avec l’expérience, que chacun possède une tendance à employer le vocabulaire qui correspond à ses activités quotidiennes dominantes...


            • Taverne Taverne 26 juin 19:50

              @Albert123

              - « juste une éloge de la vacuité de l’ésotérisme luciférien. »

              On dit un éloge. Souriez, vous venez d’apprendre quelque chose !


            • Albert123 27 juin 10:20

              @Taverne

              c’est bien vous avez corrigé une coquille.

              « la lune, le doigt ... etc... »

              je vous en ferais d’autres pour vous occuper.





            • colibri 28 juin 21:29
              @Taverne
              celui qui dit qui y est ? pas systématiquement , il peut s’agir aussi et surtout de discernent .On peut nommer sans être , heureusement .
              Autrement , j’ai connu de autistes asperger qui était comme vous .

            • colibri 28 juin 21:30
              @colibri
              Il peut s’agir de discernement 

            • bonnes idées 26 juin 19:06
              Un homme et une femme ont fait un enfant et c’est moi et quand mon cœur s’arrêtera de battre mon cerveau cessera de penser et là c’est au moins bac + 14.


              • Taverne Taverne 26 juin 19:45

                @bonnes idées

                Bien. A présent, essayez le Bac + 3,14 !
                Exposez le cogito à la puissance Pi !


              • petit gibus 26 juin 22:41
                heureusement que nos ordis ne travaillent qu’en binaire smiley
                vers quel trou noir irions nous en leurs laissant franchir le ternaire 
                ou la 3ème dimension ! 

                • Taverne Taverne 27 juin 00:00

                  Penser en perspective.

                  Voir le monde en perspective ne suffit pas, il nous faut aussi penser en perspective. Cela suppose d’embrasser la force du Trois.

                  Ce n’est pas la vitesse qui compte c’est le rythme. Ralentir pour ralentir n’a pas plus de sens que d’accélérer pour accélérer. Ne confondons jamais les moyens avec les fins. C’est la direction donnée qui doit prévaloir sur ces choix accessoires de vitesse. Quand vous conduisez votre auto, vous ne ralentissez pas pour ralentir mais pour trouver la juste façon de vous diriger.

                  De même qu’en économie, la décroissance est aussi dangereuse que la course à la croissance. La vitesse n’est pas le but final. La perspective est à la fois le but et le moyen.

                  Pensons en perspective. Epousons la loi de la trinité du cosmos dont Pi est une brillante illustration.


                  • bob14 27 juin 07:54
                    L’être est le lieu de la liberté absolue mais il ne peut faire tout ce qu’il veut ?
                    l’homme libre est l’homme qui n’est pas esclave ou prisonnier..l’existence humaine sous tous ses aspects manquerait d’équilibre sans la liberté..L’être humain a été créé libre. Il est né libre..mais ne peut pas contourner la LOI..En fait il n’existe pas de liberté sauf celle que les autorités nous donnent..Les peuples sont esclaves d’un système !

                    • Taverne Taverne 27 juin 09:04

                      La symétrie parfaite (en anamorphose)

                      Petite explication du dernier tableau en restant dans des exemples tous simples que tout le monde comprendra.

                      La ligne de fuite de l’être vers l’Infini va du 14 vers le coin en bas à gauche (et se perpétue dans les tableaux suivants jusqu’à l’infini).

                      Que voit-on ?

                      - Deux formes entourées de traits gras qui sont symétriques en valeurs : 32, 50, 28, 58, 81, 64, 48.

                      - Pour chacune des deux formes (qui ne sont pas parfaitement symétriques pour nos yeux humains mais qui le sont en réalité), nous avons les mêmes deux valeurs aux extrémités : le 32 et le 48.

                      - Nous avons aussi la suite des valeurs 50, 58, 81 qui restent solidaire en se lisant de gauche à droite et en descendant de ligne en ligne.

                      - Les valeurs 50 et 28 restent aussi solidaires et se lisent de la même façon.

                      Le tout crée une parfaite symétrie mais sous forme anamorphose pour notre regard.

                      Là, c’est facile à comprendre, non ?

                      Il y a d’autres preuves mais moins simples...


                      • Taverne Taverne 27 juin 09:05

                        Erratum : « La ligne de fuite de l’être vers l’Infini va du 14 vers le coin en bas à droite. »


                      • Taverne Taverne 27 juin 10:05

                        Histoire de me mêler un peu de politique, je dirai qu’en matière de justice sociale, la pensée macronienne n’est pas une pensée en perspective. Elle prétend être une pensée du « en même temps » mais ce n’est qu’un « en même temps » de façade qui n’embrasse nulle perspective, nulle symétrie (la forme la plus visible de la pensée en perspective). Elle est par conséquent vouée au déséquilibre et à l’injustice profonde.

                        On peut remarquer aussi un nette dissymétrie dans la façon dont notre président harangue le peuple italien (la « lèpre ») et ses représentants. Le populisme américain étant, pour lui, très fréquentable au contraire.


                        • Taverne Taverne 27 juin 10:32

                          Le soc de la charrue est tordu, il vire à droite constamment et creuse des sillons injustes.

                          Quand viendra le temps de la récolte, Macron et sa caste seront renvoyés dans leurs pénates, plus ou moins indemnes...


                        • bob14 27 juin 10:57

                          @Taverne..c’est hélas vrai..dans cette bulle mafieuse celle de la politique incorrecte qui donne des leçons de morale en plus !

                          To be or not to be..et ne servir à rien..comme disait Jupiter !

                        • colibri 28 juin 21:44
                          @Taverne
                          tiens , je pense comme vous .
                          Mais essayez un peu de développer les sentiments , sinon vous allez vous dessécher .

                        • Christian Labrune Christian Labrune 27 juin 11:10

                          1 - Cela est perçu donc cela existe.
                          2 - Cela échange donc cela vit.

                          3 – « Je pense donc je suis »
                          ========================================
                          @Taverne

                          Je crains que vous ne déformiez quelque peu la pensée de Descartes en la tirant du côté de la formule de Berkeley :« esse est percipi aut percipere » (être, c’est être perçu ou percevoir). A l’époque de Descartes, qui correspond à celle de la naissance de la physique moderne, s’il y a une chose dont on se défie, c’est bien de la perception, laquelle passe nécessairement par les cinq sens, et qui est à l’origine de toutes les erreurs du passé. Par exemple je perçois très bien que le soleil « tourne » dans le ciel puisque je vois bouger les ombres, mais je n’ai aucune perception, en revanche, de la rotation de la terre.
                           
                          Le « Je pense, je suis, cela est indubitable » des Méditations métaphysiques ne découle d’aucune perception. Dans le doute hyperbolique du début, Descartes perçoit bien qu’il a un corps, des mains et des pieds, mais cela ne lui garantit pas du tout qu’il existe C’est ce que Husserl appellera bien plus tard une « intuition originaire », de nature transcendentale, c’est-à-dire purement intellectuelle et rationnelle. Au reste considérez, dans la même suite des Méditations, la question du morceau de cire : la cire ne se connaît pas par la perception puisque sa forme, sa couleur, son odeur, changent continument selon les variations de la température. Elle ne se connaît par une « inspection de l’esprit », et c’est cette inspection de l’esprit, indépendante de l’expérience des sens, qui reste la seule source légitime de la certitude cartésienne.

                          • Taverne Taverne 27 juin 11:49

                            @Christian Labrune

                            Je ne crois pas déformer la pensée de Descartes. Seul le cogito prouve l’être et je suis d’accord avec vous pour dire que la perception ne prouve pas son existence. En revanche si je suis perçu, c’est que j’existe. Même si je ne suis pas perçu par tout ce qui est doué de perception dans le monde et même si je suis perçu de façon imparfaite ou déformée. La perception qu’ont les autres de moi atteste de mon existence. Mais, effectivement pas de mon être qui lui se prouve seulement pas la voie de la révélation intime (le cogito).


                          • Christian Labrune Christian Labrune 27 juin 12:47
                            La perception qu’ont les autres de moi atteste de mon existence.
                            ==========================================
                            @Taverne

                            Il est déjà bien difficile d’établir rationnellement que j’existe, il l’est bien plus encore de se persuader de l’existence des autres. Le solipsisme de Berkeley était en cela très conséquent, qui ne présupposait pas une existence du monde et des autres impossible à prouver.

                            Le monde et les autres restent, dans une perspective purement rationnelle, une simple hypothèse, d’où la notion d’épochè chez Husserl : on suspend la thèse du monde, on met cela entre parenthèses, on s’abstient de croire que la notion de réalité ait véritablement ce sens que lui accorde l’expérience empirique et naïve du quotidien à laquelle le matérialisme naïf accorde une confiance immédiate. Je fais comme si il y avait une réalité, je ne me demande pas quand je mets le pied sur la première marche de l’escalier, si c’est un escalier existant, tel Pyrrhon dans légende colportée par diogène Larërce qui, tombé dans un fossé, y restait enlisé à la surprise de ses disciples, parce qu’il n’était persuadé ni de l’existence du fossé ni même de la sienne propre.

                            Le monde, et les autres par conséquent, cela reste une hypothèse, et vous conviendrez aisément que de la perception tout à fait hypothétique que les autres, dont l’existence n’est pas prouvée, peuvent avoir de moi, il est impossible que je puisse tirer la certitude absolue de ma propre existence. A contrario, c’est de ma propre existence que découle l’hypothèse de celle des autres. Je pense donc je suis, mais je ne serai jamais l’autre, et je ne pourrai jamais savoir ce qu’il pense. Il pense donc IL EST serait une formulation absurde pour Descartes.

                            Dans les Méditations, Descartes examine ce point : on lui a dit qu’il avait des parents, et même, il les a connus, il les percevait très bien, et eux aussi le percevaient. C’est bien la preuve qu’il existe, non ? Mais il rejette immédiatement cette conception très naïve.

                            La question du solipsisme a toujours beaucoup fasciné les philosophes. Sartre dans l’Etre et le néant, Merleau-Ponty, dans sa Phénoménologie de la perception s’emploient à réfuter la thèse en quelques pages, mais elles ne sont pas vraiment convaincantes. Husserl, durant des années, s’est trouvé bloqué par cette question, s’est efforcé de la dépasser d’une manière beaucoup plus subtile que ces deux héritiers. Il envisageait même de bâtir la théorie d’une intersubjectivité transcendantale. Il n’en aura pas eu le temps, et c’est dommage.

                          • Taverne Taverne 27 juin 14:09

                            @Christian Labrune

                            « Il est déjà bien difficile d’établir rationnellement que j’existe ».

                            Cela ne se démontre pas rationnellement de façon immédiate, cela se comprend d’abord empiriquement. Le petit mammifère qui se cache sait très bien qu’il est perçu par l’aigle prédateur. Il sait dès lors qu’il existe (et que cet état n’est pas durable). La femelle sait qu’elle existe quand elle poursuivie par le mâle. De tout cela, on peut aisément tirer la règle générale selon laquelle « être perçu c’est exister ». La loi de causalité peut aider : la souris a été vue par l’aigle, l’aigle l’a dévorée. Un fait avec une cause et un effet : une preuve.

                            Quand un individu ne se sent pas assez exister, il attire l’attention des autres pour se sentir perçu : en vociférant sur un réseau social ou en publiant des vidéos stupides ou par des selfies. L’idée d’exister et celle d’être perçu sont très liées.

                            Je poursuis le travail de Descartes, c’est déjà assez. Vous pouvez poursuivre celui de Husserl ! smiley


                          • Taverne Taverne 27 juin 14:26

                            J’oubliais un exemple de taille : le petit enfant n’a de cesse de se faire remarquer par ses parents pour établir son existence. Au besoin en commettant des bêtises et en recevant des punitions bien senties. Il a besoin d’établir le fil continu de sa toute récente existence.


                          • Christian Labrune Christian Labrune 27 juin 16:07
                            @Taverne,

                            La réponse que vous me faites est tout à fait hors sujet. Le Descartes des Méditations se place sur un terrain qui est celui de la métaphysique. Son projet commence par l’exercice de la tabula rasa : rien n’existe, je ne sais rien. Je ne sais pas s’il existe un monde, je ne sais pas si j’existe, et il faut que je me débrouille avec ce doute absolument radical, hyperbolique.

                            Vous observerez qu’il y a six méditations comme il y a six jours, dans la Génèse, pour que Dieu ait le temps de créer le monde, et l’auteur insiste lourdement : il ne faut pas en lire plus d’une par jour ! Après la dernière des Méditations, je suppose que Descartes, lui aussi, comme dieu, se sera reposé ! Dans la Génèse, au début, il n’y a rien, seul existe l’esprit de Dieu. Dans les Méditations, la première chose existante sera non pas Dieu, mais l’ego de la cogitation. Dieu n’apparaît que plus tard. Quelle ironie !

                            Et voilà que vous n’hésitez pas à essayer d’éclairer, si j’ose dire, les propositions logiques fort subtiles de la métaphysique par des considérations tirées de l’expérience la plus triviale : l’éthologie ou le comportement des petits enfants !!! Vous voilà tombé dans ce que les sciences humaines peuvent produire de plus « naïf ». Entendez bien que je ne mets aucune intention péjorative dans cet adjectif, c’est celui dont se sert Husserl dans ses Recherches logiques pour caractériser les sciences de la nature, lesquelles ne se soucient jamais de l’ontologie ou du rapport des mots avec les choses qu’ils désignent. J’entends par là que le spécialiste du comportement des aigles ou des souris ne se pose jamais la question de leur être. Il prend ces choses comme elles lui arrivent, véhiculées par le langage ordinaire de ses semblables pour qui un chat est un chat.

                            Rien à voir avec la méditation d’un Roquentin sur la plage de Bouville, dans La Nausée, qui s’interroge, lui sur l’être des mouettes qu’il voit voler au-dessus de la mer, ou sur l’être du marronnier dont les racines s’enfoncent dans la terre sous son banc dans le jardin public. Quand il arrive à la conclusion, au terme d’une atroce illumination, que tout cela est « pétri d’existence », c’est-à-dire de contingence, et cela jusqu’à donner la nausée, vous concevrez aisément que ce type d’approche du « réel » n’a aucune espèce de rapport avec le discours ordinaire des spécialistes des mouettes ou des marronniers.

                            Personne ne vous interdit évidemment de rester dans le monde naïf et faussement évident qui est celui de notre réalité quotidienne et qui constitue l’arrière-plan de toute le réalisme littéraire. Après tout, le métaphysicien lui-même, quand il prend son petit déjeuner, s’interroge rarement sur l’être des tartines, du beurre et de la confiture, tout cela est bien normal et bien légitime, mais pourquoi vous référer à la métaphysique de Descartes et essayer de la faire coïncider avec les platitudes triviales du sens commun ? C’est un peu comme si vous versiez de la nitroglycérine dans votre café au lait !

                          • Taverne Taverne 27 juin 16:30

                            @Christian Labrune

                            Vous ne comprenez décidément rien. La preuve de l’être est métaphysique, celle de l’existence est du domaine de la perception. Descartes a écarté provisoirement la perception des sens dans sa recherche métaphysique pour prouver l’existence de l’être. Mais pas pour le reste. Je fais remarquer d’ailleurs qu’il a composé un traité sur l’optique (de « l’expérience la plus triviale » direz-vous encore !), ce qui montre son intérêt pour la perception, soit la deuxième dimension, celle de l’existant.

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