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Accueil du site > Tribune Libre > La Loi Travail Macron 2 - Une machine à remonter le temps ! Volet N° (...)

La Loi Travail Macron 2 - Une machine à remonter le temps ! Volet N° 3

Le métier d'Inspecteur du Travail est menacé.

Quelles sont ses domaines d'intervention ?

Avant la loi travail  :

Il est chargé de veiller à la bonne application du droit du travail dans l'Entreprise, concernant la sécurité et la santé du travailleur sur son lieu de travail. Car l'employeur a des obligations qu'il doit impérativement respecter, en mettant en place des actions de prévention en cas de risques professionnels importants, en assurant les moyens matériels et techniques de la sécurité de son personnel. Cela concerne tous les salariés, de l'intérimaire au CDI, en passant par les stagiaires, apprentis, etc... du manœuvre au cadre.

En contrepartie, le travailleur doit se conformer aux règles de sécurité mises en place par l'employeur.

Cela touche aux nombreux risques auxquels les salariés sont soumis sur leur lieu de travail – risques de chute – décibels très élevés – températures extrême – risques de troubles musculo-squelettiques – risques d’absorption de particules ou poussières toxiques – (on pense immédiatement à l'amiante – mais il existe d'autres matières ou substances chimiques dont la dangerosité est connue et répertoriée – le stress, le travail de nuit, travail du dimanche, etc...

L'employeur est tenu de mettre en place un protocole d'évaluation du risque et par conséquent d'intégrer au fonctionnement de l'entreprise la prévention et la protection des salariés – partout où l'accidentologie ou le risque pour la santé ou l'intégrité physique du salarié est menacé. Il existe en France plus d'un millier de sites à haute dangerosité.

L'employeur doit remplir – c'est obligatoire – un document unique d'évaluation des risques professionnels – le DUERP – Ce document doit être régulièrement actualisé au moins une fois par an. Il est consultable par les salariés, les représentants du personnel – les syndicats – et l'inspecteur du travail. Ce document est accompagné d'une annexe dans laquelle sont notés les facteurs de pénibilité (travail de nuit, nuisances sonores, etc...) - et surtout le nombre dans l'entreprise des salariés exposés à ces facteurs, au-delà des seuils prévus.

En cas d'obstacle, soit à la consultation des documents obligatoires ou à une visite des conditions de travail, l'Inspecteur du travail peut saisir le juge qui déterminera du degré de responsabilité pénale ou non de l'Employeur.

Mais en 2009, un premier coup de sécateur est donné dans la fonction d'Inspecteur du Travail, pour entraver sa liberté de contrôle et d'action.

En effet, la RGPP ( Révision Générale des Politiques Publiques), pilotée par l'UE, prévoit de fusionner toutes les branches de l'Inspection du Travail – elles sont au nombre de quatre – en un seul corps d'inspection généraliste.

C'est ainsi que les Inspecteurs du Travail sont intégrés au sein d'Unités territoriales, les DIRECCTE – Direction Régionale de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'Emploi.

Ce sont de nouvelles directions à la tête desquelles des hauts-fonctionnaires du Ministère de l’Économie et du Travail, réputés être très proches de l'Entreprise.

Dans ce nouveau cadre qui transforme totalement l'ancien cadre existant, l'Inspecteur du Travail qui bénéficiait autrefois d'une indépendance certaine, et d'une efficacité reconnue et redoutée – voit tout d'un coup son rôle amenuisé, plus contraignant encore, car la Dirrecte vient le remplacer carrément, voire le court-circuiter.

Pour quelles raisons ?

Car elle subordonne au sein de cette nouvelle construction la place de l'Inspecteur du Travail. Nous avons là, un bel exemple de « juge et partie » qu'est la Dirrecte, une construction pour laquelle, comme le souligne Gérard Filoche, ancien inspecteur du travail, lui-même, dans son blog en décortiquant les nouvelles attributions de l'Inspecteur du Travail, : « Il est facile de voir le sourire du MEDEF derrière cette prétendue avancée ».

L'inspecteur du travail, petit Robinson sur son île cerné, se voit dé-possédé de son rôle de contrôle et de sanction auprès des entreprises frauduleuses, défaillantes, puisque ce rôle est désormais réservé à la DIRRECTE.

C'est le Décret Sapin en Mars 2014 qui va marquer un pas supplémentaire dans le démantèlement de ce vieux métier et de sa liberté d'action, de son indépendance vis à vis de l'Entreprise.

Là, où il avait les coudées franches, là où il pouvait venir contrôler sans s'annoncer dans les entreprises s'il y avait respect ou non du Code du Travail et des règles de sécurité pour les salariés, ces nouvelles dispositions entravent considérablement ses prérogatives professionnelles.

Enfin, après le Décret Sapin, c'est la loi Macron 2 qui marque le pas décisif de la mutation de ce métier indispensable dans le cadre du Code du Travail.

Mais puisque le Code du Travail est considéré par le Gouvernement comme un empêcheur de tourner en rond et le refonde complètement avec la loi Travail, l'inspecteur du travail, maillon essentiel entre le salarié, l'Entreprise et le juge des prud’hommes ou juge pénal, en cas de non conformité au Code du travail par l'employeur, est considéré comme personna non grata par la loi Macron 2 et le neutralise.

La loi travail le noie dans une nouvelle organisation mille-feuilles et d'unités de contrôle. Il n'est plus qu'un simple « pion » tout comme les contrôleurs du travail.

La loi Macron et la DIRECCTE, vont peser sur plusieurs aspects du monde de l'Entreprise et du Code du Travail.

Ce sera la reconnaissance d'un « établissement distinct » (art L. 2134-31 – L 2322-5 – L 2327-7) qui aurait pouvoir « d'autorité judiciaire ». Il aura pour fonction l'organisation des élections des délégués du personnel ou de comités d'établissement, ce qui permettra à l'employeur de peser sur le choix des délégués. Jusqu'en 2008, l'inspecteur du travail se trouvait sous l'autorité administrative du Directeur Départemental du travail. Désormais le pouvoir du Directeur Départemental du travail passe directement entre les mains de la Direccte – qui décide du nombre de délégués du personnel, de la composition, du nombre de sièges à pourvoir, de la répartition, etc...

Si la loi Macron 2 transforme complètement le métier d'inspecteur du travail, elle transforme également le rôle de délégué du personnel en celui de « délégué patronal » !

A quoi assistons-nous ? En réalité à un transfert massif de tous les « pouvoirs » entre les mains du patronat.

1/ l'inspecteur du travail par le truchement de la Direccte

2/ les délégués les élections et les comités d'Entreprises

3/ Le Code du travail lui-même, relooké entièrement par le MEDEF, ce qui ne manque pas de sel.

C'est un transfert décisionnel sans précédent.

Qu'y-a-t-il à craindre de la part de ces changements induits par la loi travail ?

« Le changement pour les sanctions consiste, sous prétexte d'une meilleure efficacité, à passer des amendes pénales aux amendes administratives  ». G. Filoche

La plainte administrative supplantant la plainte pénale, à quoi échappe l'employeur peu scrupuleux ? Aux condamnations pénales avec ou sans dommages et intérêts.

Or, un plainte administrative ne peut constituer pour une entreprise prise en faute pour non respect du droit, une sanction suffisamment dissuasive. En révisant les modes de sanction en matière de droit du travail, le pouvoir de sanction passe des mains de l'inspecteur du travail dans celles du DIRECCTE.

 

A suivre...

 

Sources : Le Blog de Gérard Filoche, extraits. (Avec son aimable autorisation).

Sources : service public.fr

 


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62 réactions à cet article    


  • bob14 bob14 17 septembre 09:51

    La Loi Travail Macron 2..la nouvelle bible des patrons...


    • bob14 bob14 17 septembre 11:13

      @bob14...La secte Medef dans ses basses œuvres !


    • gogoRat gogoRat 17 septembre 17:42

      @ Nicole Cheverney
       
       Sincère merci, une fois encore pour le travail gratuit que représente cet article !

       bis repetita :
       Nous nous devons de rappeler et souligner que tout ’contrat de travail’ est tout simplement indissociable de l’existence et de la qualité des moyens permettant de se fier à un tel contrat :
       tant que cela ne passe, en France, que par les prud’hommes et l’inspection du travail,
      il est indispensable que ces organismes soient (ou deviennent) crédibles, fiables, honnêtes, et démocratiquement constitués et contrôlés pour qu’un quelconque de ces contrats de subordination devienne, ce serait-ce que procédurièrement, recevable !


    • BOBW BOBW 17 septembre 17:55

      @bob14 :L’APOCALYPSE Now pour les travailleurs et bientôt pour le MEDEF ?...


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 17 septembre 19:27

      @bob14

      Bonsoir,

      Medef qui ne représente que lui-meme, c’est-à-dire les gros patrons, grosses boites et grosses entités et pourtant elle pèse de tout son poids sur les décisions du gouvernement. Il y a bien sûr l’UE et je me demande dans quelle proportion le Medef INFLUE sur les décisions de l’UE ou le contraire. Je me pose des questions.
      Aussi, combattre l’UE c’est combattre le MEDEF, qu’on trouve planqué derrière toutes les remises en cause du modèle social français.


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 17 septembre 19:51

      @gogoRat

      Bonsoir et merci pour votre appréciation. L’ancien Code du travail, encadrait juridiquement les conditions d’embauche. Mais la loi travail ne sert qu’à casser cet outil remarquable, né des luttes ouvrières et syndicales depuis la seconde moitié du XIXe siècle. Il est un appel d’air pour tous les salariés, parce qu’il définit strictement dans un cadre bien défini les règles à suivre pour tout employeur soucieux de la loi, il indique également, quel chemin à éviter pour un employeur peu scrupuleux, chemin torve qui le mènera immanquablement jusqu’aux prud’hommes après contrôle par l’inspecteur du travail. Mais cela le MEDEF le redoutait depuis toujours et ces deux métiers - inspecteur du travail, juge des prud’hommes devaient être éradiqués, c’est ce à quoi sert en partie la loi Macron 2. D’autre part, pour continuer à affaiblir les syndicats au sein de l’Entreprise, s’en prendre à la représentativité des délégués syndicaux qui ne seront même plus suffisamment protégés par la loi, dans le cadre de leur mission élective.


    • McGurk McGurk 17 septembre 11:47

      @Nicole Cheverney

      * « Si la loi Macron 2 transforme complètement le métier d’inspecteur du travail, elle transforme également le rôle de délégué du personnel en celui de « délégué patronal » ! »

      Cette phrase est pour moi un peu floue, pourriez-vous être plus explicite ?

      * "Or, un plainte administrative ne peut constituer pour une entreprise prise en faute pour non respect du droit, une sanction suffisamment dissuasive."

      Cela complète parfaitement les textes que vous avez exposé dans vos deux précédents articles, à savoir la déresponsabilisation (voire la déculpabilisation) de l’employeur qui peut tout exiger sans contrepartie. Une sorte de dieu qui fait la pluie et le beau temps.

      Ce genre de mesures risque de faire empirer de manière drastique le malaise des travailleurs en entreprises et les situations grotesques comme celles qu’on lit souvent dans les journaux, telles que les suicides en cascade chez Orange où les employés étaient menacés et maltraités.

      J’ai aussi lu dans la presse le cas d’un employé de Natixis qui avait signé un contrat violant de manière flagrante le code du travail. Effectivement, celui-ci était d’astreinte comme un pompier et ce 24h/24 7j/7. Il ne pouvait donc pas prendre de vacances, prévoir une activité personnelle ou même se détendre pendant le weekend et devait être présent dans l’heure qui suivait l’appel de ses patrons.


      • Le421 Le421 17 septembre 18:37

        @McGurk
        Concrétisation du poste d’esclave, corvéable à merci.
        Problème.
        Le statut d’esclave prévoit, de la part du maître, l’assurance du gite et du couvert.
        Ce qui ne saurait être pris en considération par un patron « moderne ».
        Faut quand même pas déconner, hein !!
        Le gite et le couvert...
        Un bras.


      • McGurk McGurk 17 septembre 19:01

        @Le421

        ...faut pas déconner non plus ! Un salaire ? Non mais c’est trop démodé ! smiley


      • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 17 septembre 19:34

        @McGurk

        Bonsoir,

        Concernant les délégués du personnel dans l’Entreprise, et leur représentativité est une question importante. Cette question que vous soulevez va faire l’objet de ma part, d’un 4eme volet sur la loi travail. Où je soulèverai également la question de la disparition à terme, des Conseillers Prud’homaux, indispensables pour procéder aux sanctions envers les employeurs frauduleux, dont les exemples que vous citez.


      • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 17 septembre 19:36

        @McGurk

        En janvier 2018, le salaire brut est amené à disparaitre, il n’y figurera sur vos fiches de paye que les salaires net.


      • Yaurrick Yaurrick 17 septembre 22:33

        @Nicole Cheverney
        L’état n’est pas à une entourloupe près pour cacher le cout du « modèle social » français.


      • Le421 Le421 18 septembre 09:08

        @McGurk
        Gattaz a bien déclaré que l’avenir de l’entreprise, c’était le bénévolat !!
        Sans déconner.


      • Armelle Armelle 18 septembre 09:19

        @Yaurrick
        C’est clair,pour cacher le coût du modèle social et ses gaspillages en tout genre !!!
        Sauf que c’est faux, le salaire brut, le montant, l’assiette et le taux des cotisations et contributions sociales à la charge de l’employeur et du salarié seront toujours indiqués.
        Les nouvelles dispositions arrêtées début 2017, et applicables au 1er janvier 2017 étaient obligatoires pour les entreprises d’au moins 300 salariés, elles le seront pour toutes les autres à partir du 1er janvier 2018, et toujours sur ce même modèle !!!
        Et aucune nouvelle mesure n’a été arrêtée depuis cette date !!!!
        Je ne sais pas d’où Nicole Cheverney tient cette information mais c’est faux ;
        https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F33512

        Yaurrick si vous souhaitez obtenir des informations fiables, évitez AGORAVOX !!! Si vous allez voir un médecin quand vous êtes malade, je vous invite à suivre la même démarche quand vous souhaitez avoir des infos fiables !!! en plus vous aurez une réponse claire, objective et exempte de toute opinion ou orientation de la part de son auteur...


      • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 18 septembre 10:06

        @Yaurrick

        Bonjour, vous faîtes fausse route, ce n’est pas le cout du modèle social français qui est élevé, ce sont le exonérations accordées au MEDEF qui plombent les finances du budget de l’Etat, dont une partie devrait être redistribuée aux organismes comme la Sécu, selon le modèle de 1945, petit à petit revisité par les libéraux depuis Giscard.

        Je crois que plus personne maintenant n’est dupe des « entourloupes » pour cacher le cout des exonérations accordées au MEDEF, au détriment des Français.


      • Armelle Armelle 18 septembre 11:03

        @Nicole Cheverney
        Oui vous avez raison et vous utilisez les bons mots ; « exonérations accordées au MEDEF », mais accordées par QUI ? et POURQUOI ?
        Et quand on perçoit la fabuleuse arnaque du CICE sous le gouvernement Hollande, c’est alors tous bords confondus !!!
        Les MN françaises ne payent pas leurs charges sociales en totalité, elles ont accès LEGALEMENT aux dispositifs d’optimisation fiscale, ont aussi LEGALEMENT accès à certains montages en terme de structures offshores leur permettant de faire ressortir des bénéfices dans des pays à faible fiscalité.
        Ces termes « exonérations accordées » ; « légalement » ne vous posent pas questions quant aux carences manifestes des services de l’état ? Et s’il ne s’agit pas d’incompétence, alors il ne peut être question que de copinage et d’intérêts communs, au détriment des Français comme vous le dites !!!


      • Yaurrick Yaurrick 18 septembre 12:46

        @Nicole Cheverney
        Il s’agit dans tous les cas de masquer le véritable salaire des citoyens, et l’état s’attache à entretenir la confusion : nombre de français sont persuadés que les cotisations patronales ne sont payées pas payées de leur poches mais de celles des employeurs. On voudrait tout faire pour ne pas pouvoir mesurer l’efficience du système social qu’on ne s’y prendrait pas autrement.
        En effet la fiscalité se doit d’être simple, sans exonérations ni niches diverses mais surtout légère... Malheureusement on est loin du compte, la gabegie règne, c’est pourquoi il faudrait leur donner leur salaire complet et qu’ils fassent eux même les différents chèques relatifs à ces charges : là je vous garantis que la pression montera vite pour remettre de l’ordre et de l’efficience là dedans.


      • McGurk McGurk 18 septembre 23:16

        @Le421

        C’est déjà le cas...à l’étranger.

        Dans ma situation par exemple, ne pouvant faire de stage en France car plus étudiant, ma seule solution serait de faire un VIE (volontariat international en entreprise)...pour obtenir « une expérience professionnelle ».

        J’avoue ne plus bien comprendre le but des politiques pour l’emploi dans ce pays. On préfère payer les gens avec le RSA à rien foutre chez eux (je plaide coupable hélas) plutôt que de leur ouvrir les portes de l’entreprise et des différents secteurs économiques...

        A ce sujet d’ailleurs, je me suis encore frité avec Pôle Emploi la semaine dernière. Ils prennent un malin plaisir à m’envoyer des offres d’emploi qui soit ne me correspondent pas du tout (surtout à cause des compétences demandées) soit c’est le bon domaine mais l’emploi présenté n’a rien à voir (comme si on recrutait un banquier dans le secteur du marketing ou un boucher dans la haute finance)...et je reçois deux doublons par semaine...à peine de la provocation...


      • Armelle Armelle 19 septembre 08:49

        @McGurk
        "J’avoue ne plus bien comprendre le but des politiques pour l’emploi dans ce pays. On préfère payer les gens avec le RSA à rien foutre chez eux (je plaide coupable hélas) plutôt que de leur ouvrir les portes de l’entreprise et des différents secteurs économiques...« 

        C’est tout à fait cela McGurk, la raison est simple, c’est idéal pour soumettre le peuple et faire qu’il deviennent dépendant. Donc on »donne le poisson« plutôt que »d’enseigner la pêche« . C’est ça l’état providence !!!
        (en politique étrangère nous avons fait la même chose avec les pays d’Afrique, nos dons les ont endettés puis ne pouvant pas plus rembourser qu’avant, on s’est payé sur la bête en colonisant et en volant leurs ressources naturelles !!!)
        Ensuite on trouve des coupables ; les riches, les entreprises et les exilés fiscaux pour justifier le marasme économique et pour se dédouaner d’une incapacité totale à appliquer les bonnes solutions et le tour est joué !!!
        Bon mais il semble que le Français ait de la M....dans les yeux, il s’agenouille malgré tout devant le dieu »état« 

        ...Vous donnez votre pomme à votre voisin ; vous n’avez plus rien, lui a une pomme !!!
        ...Vous donnez une idée à votre voisin, vous avez tous les deux une idée !!!
        Il faut donner aux gens »le moyen de« et non lui donner le produit car pour eux dans ce cas ce produit sera »consumer" et non consommer !!!
        Nos politiques sociales sont vicieuses, elles aident juste en apparence et à très court terme puis enferment les peuples dans une dépendance horrible en provoquant des scissions entre les individus mais tout en préservant, voire consolidant le pouvoir de l’état qui lui atteint son objectif


      • McGurk McGurk 19 septembre 13:10

        @Armelle

        Je suis bien d’accord avec vous.

        Je suis passé le mois dernier dans une grande ville pauvre de mon département et même si PE a été placé en son centre - ce qui signe que l’Etat à tout de même conscience du niveau de vie et des conditions de vie -, la situation n’a pas changé depuis 30 ans.

        Sans doute parce qu’il n’y a aucun intérêt à ce qu’une ville, qui a toujours aspiré à se développer dans un coin qui a terriblement besoin d’emploi, puisse avancer et pallier aux inégalités (à tout point de vue) avec le reste du département qui est lui « immensément riche ». L’une de mes connaissances qui était avec moi a été choquée par ce contraste flagrant.


      • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 17 septembre 12:10

        Même si la remise en cause du rôle de l’inspection du travail est inquiétante, en effet, les conséquences de ces ordonnances vont bien au-delà de ce côté émergé de l’iceberg :



        En Grèce, les lois Macron avant l’heure...


        • zygzornifle zygzornifle 17 septembre 16:20

          Le métier d’Inspecteur du Travail est menacé...... Celui d’inspecteur a pole-emploi est en pleine expansion , ça va radier sec .....


          • Le421 Le421 17 septembre 18:43

            @zygzornifle
            Pénicaud a prévu un nouveau thermomêtre pour mesurer la température du chômage.
            Là où ça merde, c’est que d’autres l’on fait avant.
            Le véritable chômage est supérieur de 30 à 40% à celui affiché.
            Et tout le monde se démerde, trafique, bosse au black...
            Et pénalise ainsi l’économie du pays qui sombre.
            Hormis le fait que le trafic et le travail au black n’est profitable qu’aux friqués...
            Donc.
            Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

            Tiens... Je vais me repasser « Elysium ».


          • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 17 septembre 19:40

            @zygzornifle

            Bonsoir, bien sûr puisque pole-emploi n’est rien d’autre que l’ex-UNEDIC une fabrique qui date de 1958, fondée par le patronat de l’époque pour avoir la haute main sur la question du chomage, et court-circuiter les syndicats de l’époque très puissants dans la période d’après-guerre.


          • Yaurrick Yaurrick 17 septembre 22:45

            @Le421
            Ça fait longtemps en effet que les statistiques du chômage sont bidonnées au possible.
            Par contre, si il y a du travail au noir ou un marché noir, il faut se poser la question : pourquoi les citoyens veulent court-circuiter une réglementation ou une fiscalité ?
            Beaucoup vous répondront que les règles sont trop contraignantes et dés-incitent les citoyens à les suivre... Et logiquement, il faudrait donc revoir ces règles.


          • Le421 Le421 18 septembre 09:13

            @Yaurrick
            Le travail « au black » est bien souvent une nécessité pour ceux qui ont de petits moyens.
            Officiellement, ils tournent à zéro au bilan comptable du foyer, donc, aucun superflu et vie à minima. Tout en regardant Stephane Bern à la télé et les privilégiés se goberger.
            Forcément, ça crée des rancœurs du diable et le vote extrême est toujours en embuscade.
            Puisqu’on explique que si il n’y a pas de boulot, c’est de la faute à...
            Mais jamais les bons, bien sûr !!


          • Yaurrick Yaurrick 18 septembre 12:55

            @Le421
            Du travail il y en a, comme le travail au noir le montre. Ce qui manque ce sont des emplois, et malheureusement, on dissuade les employeurs de les créer en raison d’un tas de contraintes..Et ça n’arrange pas la situation des moins bien lotis, bien au contraire...


          • nono le simplet nono le simplet 18 septembre 15:40

            @Le421
            salut à toi

            pour le black, le « travailleur » comme le « client » peuvent être concernés par manque d’argent ...
            ou même seulement pour rendre service, ce qui m’arrive assez souvent pour service ...
            sinon, quand on n’a pas le choix ...

          • rocla+ rocla+ 17 septembre 19:47

            Personne est obligé de travailler .


            Dans le cas où vous voulez travailler deux solutions  : on se fait embaucher 
            par une entreprise et on suit les directives de cette dernière .

            Dans le cas contraire on crée son propre travail  ou sa propre entreprise . 

            C’ est pas dur ni à comprendre ni à faire ....

            • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 17 septembre 20:09

              @rocla+

              Bonsoir,

              Non, effectivement personne n’est obligé de travailler, si vous êtes né avec une petite cuillère d’argent dans la bouche. Voyez-vous, pour la plupart la petite cuillère est en fer blanc. Et pour la plupart, passé la période d’études primaires, secondaires, et universitaires pour les plus chanceux, il faut aller travailler, se trouver un job, pour payer son loyer, sa nourriture, son essence pour sa voiture, les impôts, le chauffage, l’électricité, gaz, les impôts, et après seulement.... les loisirs, pour soi et sa famille.
              Si vous êtes né avec une petite cuillère d’argent dans la bouche, vous pouvez reprendre la société que vous a légué papa, avec les actions rattachées, vous pouvez même devenir milliardaire, de nos jours, c’est paraît-il très à la mode, et c’est recommandé comme exemple très moral pour la jeunesse ; Même les Président de la République le recommandent !
              Mais si vous êtes né avec une petite cuillère en zinc, vous êtes obligé de vous faire embaucher dans la société héritée de papa, par l’hoirie argenté.
              Et si vous avez un peu plus de chance que les autres, vous pouvez, créer votre propre entreprise, même si vous n’êtes pas né avec une cuillère d’argent dans la bouche, mais seulement en plastique, mais il faut savoir que pour monter son entreprise, il faut des fonds, il faut des connaissances en comptabilité, et il faut aussi y trouver un intérêt quelconque et cet espèce de syndrome de Peters, moi Patron !
              Et ne me dîtes pas que les salariés n’aiment pas le travail, ils l’aiment dans la mesure où ils sont respectés, et où les contrats de travails les respectent !
              Il faut cesser, Rocal + de voir le monde du haut de votre perchoir de patronet !
              Oui, je sais vous allez dire que je suis « arrogante » ! Même pas, je suis dubitative sur votre façon d’envisager le monde du travail.


            • Jean Keim Jean Keim 17 septembre 20:11

              @rocla+
              Ce n’est pas une raison pour baisser les bras devant la déliquescence des conditions de travail et tout avaler.


            • rocla+ rocla+ 17 septembre 20:23

              @Nicole Cheverney


              Détrompez-ous  chère Madame  ....votre histoire  de cuiller c’ est du racontage 
              balivernique , je vais vous montrer une série de personnes nées avec rien dans 
              la bouche , de parents pauvres qui sont devenues milliardaires . 

              Mais avant  que je le fasse j’ ai déjà la forte conviction que vous allez me dire que milliardaire c’ est de la merde , ce sont des exploiteurs etc ... 

              Donc avant que je m’ embête à vous montrer des exemples concrets de réussite à partir de 
              rien  , assurez moi  de votre future compréhension et peut-être du changement de vos convictions en cas de vérité ... car depuis longtemps  je sais aussi que des personnes dans vôtre genre exècrent ceux qui réussissent , ils sont en quelque sorte ceux qui trahissent votre forme de pensée fermée à toute autre proposition que votre stérile idéologie .

              J’ attends donc votre réponse .

            • gogoRat gogoRat 17 septembre 20:28

              @rocla+

               Un mathématicien dont l’œuvre fut très conséquente a écrit dans un ouvrage qui lui tenait sérieusement à coeur :

              « ... Nous avons été induits en erreur ... par deux mobiles.
              L’un de ces mobiles est la nécessité de maintenir le pauvre dans un état de contentement,
              ce qui a conduit les riches, pendant des milliers d’années, à prêcher la dignité du travail, tandis qu’ils faisaient eux-mêmes bien attention à rester indignes sur ce plan.
              ...
              L’autre mobile est le nouveau plaisir trouvé dans la mécanisation ...
              ...
               Aucun de ces mobiles ne fait grand cas de l’ouvrier réel.
               Si vous lui demandez ce qu’il pense, la plupart du temps, il ne va probablement pas dire :

               ‘J’aime le travail manuel parce qu’il me fait estimer que j’accomplis la tâche la plus noble de l’homme et parce que j’aime penser combien l’homme peut transformer sa planète. Il est vrai que mon corps exige des périodes de repos, que je dois occuper du mieux je peux, mais je ne suis jamais aussi heureux que quand vient le matin et que je peux me
              rendre au dur labeur duquel jaillit mon contentement.’

              Je n’ai jamais entendu de travailleurs dire ce genre de chose.
              Ils considèrent le travail comme on devrait le considérer : un nécessaire gagne-pain ; et c’est de leurs loisirs qu’ils tirent tout le bonheur dont ils peuvent jouir.
              ... »


            • rocla+ rocla+ 17 septembre 20:41

              @gogoRat


              Votre discours est orienté ....un de vos premiers mots est  le mot riche . 

              Il me semble que vous n’ avez aucune idée  de ce qu’ un métier manuel peut apporter
              de satisfactions . Sans doute n’ en n’ avez vous pratiqué aucun . 

              En effet , et là je vous comprends  , lorsque vous demandez l’ avis d’ un travailleur 
              adepte  du parti communiste  ou  environs  il ne vous parlera jamais du plaisir d’ accomplir une tache , de réussir un bel objet , de faire sonner juste un instrument de musique 
              ou tout simplement de plâtrer  les murs d’ une façon parfaite pour une construction de maison . 



              Le premier atout d’ un métier maîtrisé  est le plaisir , le plaisir et le plaisir .

              Mais comprendre cela il faut déjà apprendre  et exercer ...


            • gogoRat gogoRat 17 septembre 20:54

              ... ce même philosophe, qui savait considérer son propre ouvrage mathématique comme relevant du loisir, aurait très certainement tenu les activités de tout patron, grand ou petit, qui ne s’adonnerait en fait qu’à son propre plaisir, comme étant donc, de son propre aveu, un loisir et non pas un ’travail’ (voir l’étymologie de ce mot fourre-tout !)

              autre message de sa part :
              "« Dans le passé, il y avait une classe de loisir minoritaire, et une plus large classe ouvrière.
              La classe de loisir a joui d’avantages qui ne laissaient aucune place à la justice sociale ; fatalement, cela l’a rendue oppressante, cela a limité les sympathies et l’a incitée a inventer des théories pour justifier ses privilèges.
              "

               Il semblerait que vous ayez vous-même déjà noté la propension de certains faux-démocrates à justifier leur non-égalité par les justifications relevant d’ a priori indéniablement aristocratiques (au sens étymologique du terme) !


            • gogoRat gogoRat 17 septembre 21:05

              @rocla+

               Je n’ai donc rien à retrancher à ce que je viens de formuler alors même que vous posiez la question à laquelle cela répond pour le fond !

               Pour ce qui est de la forme, dont la rapidité a fort peu de justification, sachez que si, pour éviter les malentendus imputables à vos propres a priori injustifiables, nous devions bannir du dictionnaire tous les mots les plus triviaux, peu de monde pourra suivre ces divagations !
               ET sachez que si votre théorème final est juste, il ne prouve pas que vous ayez compris !


            • rocla+ rocla+ 17 septembre 21:08

              @gogoRat


              Oula Gogorat , 

              Parlez moi également de la forme de masturbation des  diptères manchots 
              sur les glaces froides de l’ Antarcrtique nord , et par la même occasion de l’ avis du mathématicien .


            • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 19 septembre 11:27

              @gogoRat

              Merci pour ce petit moment de plaisir récréatif, je parlais justement de syndrome de Peters.

              A diffuser sans modération.

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