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Accueil du site > Tribune Libre > La médiocrité intellectuelle

La médiocrité intellectuelle

La médiocrité intellectuelle est une curieuse faculté de l’esprit, qui permet d’éluder les problèmes de fond en ne fournissant qu’arguments stériles et fondés simplement sur ce que l’on croit savoir, sans savoir réellement.

La médiocrité intellectuelle est hélas trop souvent l’apanage d’élus locaux qui sont et resteront sur une scène locale, en regardant avec les yeux d’un enfant envieux ce qui se passe ailleurs, loin de leur sphère politique. Mais hélas, cette médiocrité, telle une pandémie que personne ne semble pouvoir arrêter, attaque aussi tous les autres personnages politiques, de tous rangs, tant elle est devenue l’outil indispensable de l’élection.

Cette médiocrité, qu’ils mettent en avant dans leurs discours en se targuant d’être des professionnels du mot, reflète leur réelle position, leur réalité qu’ils cachent sous d’apparentes attitudes, ces réalités qu’ils connaissent, celles qui font qu’ils resteront à jamais les acteurs tristes et loufoques d’une scène parfois purement locale, de pseudo-politiciens amateurs maniant les concepts et doctrines comme le pire des étudiants en science politique, ces réalités qui leur octroient, croient-ils, le droit de s’aventurer dans des chemins dangereux, ceux des discours tendancieux et de la soi-disant connaissance parfaite des gens qu’ils côtoient chaque jour, avec des certitudes absolues sur leur pouvoir, ces réalités-là, et bien ils les réfutent, parce qu’ils n’ont pas le choix, parce que les accepter ne serait pas les pousser vers la remise en question et la recherche du mieux mais détruirait d’un coup d’un seul les réputations, les apparentes aptitudes professionnelles et humaines bâties à coup de sourires et de poignées de main.

Et soudainement, les médiocres se retrouveraient en face de leur médiocrité, ce qui serait inacceptable et insupportable.

La médiocrité trouve souvent son reflet chez les gens simples, qui ne comprennent pas tout de suite ce qu’ils représentent pour le médiocre, à savoir le réceptacle de leurs idées pauvres, tant ces gens simples se sentent soudainement importants aux yeux du médiocre qui sait si bien les mettre en valeur.

Mais les gens simples, tôt ou tard, comprennent que le médiocre les a bernés, et la sanction est immédiate.

Fort heureusement, le peuple, celui que le médiocre manie sans vergogne et dont il pense que son pouvoir de persuasion en fera des électeurs dociles, ce peuple est loin d’être aussi stupide que l’on veut bien lui faire croire.

Oui, le peuple comprend, déduit et analyse, le peuple se trompe rarement.

Quand le peuple parle fort, le médiocre écoute, tremble et sait alors que ses discours n’y peuvent rien et que son seul allié devant la colère et la soudaine compréhension d’une populace qu’il pensait anémiée, est le temps.

Le temps qui passe est l’ami du médiocre, tout comme les ronds de jambes et la voix forte, les mots ronronnants et les phrases écrites par d’autres pour lui ; car bien souvent le médiocre est entouré de compétences qui s’épuisent à essayer de le rendre moins insipide.

Le médiocre sait qu’il fait partie de cette banalité ambiante dans laquelle le peuple a appris à se complaire, non pas parce qu’il est stupide, mais parce qu’il n’a jamais appris à déambuler ailleurs que dans un monde fait par des médiocres et pour les médiocres. Le peuple ne sait pas, ou a oublié.

Et le temps est en effet l’allié du médiocre, tant le peuple, celui qui avait compris, a cette faculté incroyable de l’oubli, du désintérêt.

Les gens simples découvrent les mensonges, crient au scandale, appellent à la justice, et puis oublient, simplement. Parce que les médiocres règnent en maîtres, distillant ça et là de quoi anesthésier le peuple.

Et notre médiocre, celui qui tremblait devant la connaissance retrouvée d’un peuple, attend sagement que les vents soufflent et balaient les pensées et les colères des gens simples vers d’autres horizons.

Alors le médiocre renaît et repart à l’assaut de ses certitudes quelque peu ébranlées, et encore plus certain de sa supériorité en tant que vainqueur du peuple et de la vérité.

Les êtres de lumière, parfois, en arrivent à s’éteindre devant la terrible opacité de la médiocrité.

Donnez-moi simplement une petite lueur d’espoir…

 


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35 réactions à cet article    


  • appoline appoline 25 août 2009 15:20

    @ L’auteur,

    Je n’ai rien à vous proposer pour combler le vide de ce cadre, rien à l’horizon qui donne confiance et ne navigue pas dans la médiocrité. Il y a tant d’années que nous n’avons plus aperçu un personnage digne de ce nom que nous sommes obligés de nous retrancher dans, effectivement, la médiocrité.
    Bien triste période pour la France, d’autant que d’ici peu, nous allons être confronté au gros de la crise dont on essaie de nous détourner.

    Je dirai que vous avez vu juste, n’en déplaise à certains, quand je les entends discuter, je m’éloigne le sourire aux lèvres en me disant que la France avait quand même les reins solides pour subir une gestion anarchique de la part d’incompétents à voir même incapables.


    • Loan 25 août 2009 15:50

      « La médiocrité intellectuelle est hélas trop souvent l’apanage d’élus locaux »… Pas que locaux hélas. Vu sur « le salon beige » : RTL vient de consacrer une émission sur les « nègres », « ces hommes de plume qui prêtent leur talent à des gens influents afin que ces derniers présentent au public un profil culturel qui convient à leur stature ». Au cours de cette émission, Paul-Marie Coûteaux, qui a été conseiller auprès de Philippe Seguin à l’Assemblée nationale dans les années quatre-vingt-dix, a raconté cette anecdote à propos de Nicolas Sarkozy : « Je le croise un jour dans le bureau du chef de cabinet de Philippe Séguin. Je lui fais des compliments, peut-être un peu mondains, sur son livre consacré à Georges Mandel. Il avait l’air de s’étonner que je l’ai lu jusqu’au bout. Me demandant si, vraiment, j’étais arrivé à le lire jusqu’au bout, je lui dis »Oui« et il me regarde avec de grands yeux émerveillés »Oh, quel courage, moi, je n’y suis pas arrivé" Nous avons notre G.W.Bush !


      • appoline appoline 25 août 2009 19:38

        @ Loan,

        Il faudrait, si vous pouvez en avoir l’occasion vous promener dans les jardins d’un préfet lors d’une garden-party ou autre lieu où se réunit le pseudo gratin de l’administration, vous ne seriez pas déçu ou si, peut-être. Bien loin d’eux le bien être du peuple français et bon sang quand je les entends parler, ou causer (parler pour ne rien dire), je suis affligée, j’ai juste envie de leur demander : Bac + combien pour débiter des conneries pareilles ? C’est tout juste plus possible de continuer avec un paysage politique aussi pauvre et aussi inculte. Ils sont formatés et bien mal d’ailleurs, sortis de leur domaine, ils n’ont aucune culture générale. Nous virons vraiment un mauvais coton.


      • chourave 25 août 2009 16:34

        ce peuple est loin d’être aussi stupide que l’on veut bien lui faire croire

        En êtes vous sur ???


        • appoline appoline 25 août 2009 19:42

          @ Chourave,

          C’est bien là où le bât blesse.


        • paul muadhib 25 août 2009 16:45

          j’ai trouve 2 sens a médiocre dans mon petit dico latin 1- celui qui tient le milieu, moyen et 2. qui a de la mesure ,modéré,réservé..
          une idée pour votre cadre..sortir du 100% intellect..selon moi, l’intellect ne peut être que médiocre, tout simplement parce que l’intellect utilise la mémoire de ses propres expériences , et la projection de ses désirs ,et utilisant le cerveau analytique ou ego , il ne peut absolument pas aller plus loin que la limite de sa propre expérience..Ainsi la limite de chacun devient le monde entier, et c’est a partir de cette réduction ridicule de l’immensité de la vie ..que chacun fonctionne,... oui j’oubliais ,je crois que l’intellect est simplement un outil ,un moyen pour la survie, le moyen est si médiocre qu’il se prends pour le tout..
          l’intellect tiraille entre sa peur du futur liée a la recherche de sécurité absolue et la fuite de cette peur dans le futur se trouve ainsi au milieu d’un conflit ,dans la médiocrité donc du conflit..
          J’ose affirmer sans démontrer qu ’un changement radical ne pourra se produire avec cet intellect médiocre ,je trouve qu’il est responsable du désastre humain..c’est un sujet complexe a percevoir en soi..


          • finael finael 25 août 2009 17:02

            On pourrait disserter des heures sur la question de savoir comment il se fait que non seulement nos élus, mais nombre de médiacrates, « d’intellectuels », de « personnes d’influence » semblent, à défaut parfois d’être réellement médiocres, en donner l’image.

            G.W. Bush en avait fait un argument de campagne : « vous voyez, même con on peut devenir, comme moi, POTUS ! ».

            Il faut dire que tout ce qui peut sembler quelque peu « pointu » est immédiatement montré du doigt.

            Il faut dire que nos médias rivalisent de médiocrité.

            Il faut dire qu’un professeur « trop » exigeant sera mal noté par sa hiérarchie.

            Et puis le cerveau ne s’use que quand on ne s’en sert pas !


            • anny paule 25 août 2009 17:04

              Le problème, c’est que les médiocres ont de solides appuis et de solides finances... Que peuvent la finesse, la subtilité, l’intelligence, la culture et la lucidité contre cela ? Peu de choses, hélas ! seulement la conscience des choses... et un lourd sentiment d’impuissance qui donne parfois envie de baisser les bras !
              Mais, courage, seuls ceux qui ne bougeront pas ne sentiront pas leurs chaînes... pour paraphraser Rosa Luxembourg.
              Par contre, pourquoi l’instruction publique s’est-elle murée, depuis quelques longues années, dans la« conformation à des »normes« et a-t-elle abandonné l’idée de Condorcet de » former des citoyensqui ne s’en laissent pas conter, mais qui entendent qu’on leur rende des comptes" ?
              Le monde éducatif a bifurqué totalement depuis les débuts de la V° République (dans sa mission et ses programmes, cf. Réformes Berthoin, Fouchet, Haby, jamais remises en cause)... Pas étonnant que nous fassions ce triste constat ! Les citoyens sont devenus des moutons, taillables, corvéables à merci, flexibles comme jamais, et n’osent plus bouger... alors, que les médiocres soient au pouvoir n’a plus rien de surprenant : on a favorisé l’avoir et les bonnes relations, on a oublié l’essentiel !


              • faxtronic faxtronic 25 août 2009 17:23

                Mouton toi meme ! Ton analyse est aussi courru que le trottoir de la rue Saint Denis. Les gesn raleet, sont victimes, amsi y trouvent leur comptes. le peuple est d une patience infiniee, et surtout il n existe pas. Il n y pas d entite peuple, c est une illusion.


              • Plum’ 25 août 2009 18:21

                « ce peuple est loin d’être aussi stupide que l’on veut bien lui faire croire »

                C’est sans doute pourquoi les Américains ont réélu Busch, les Italiens ont réélu Berlusconi et les Français rééliront Sarkozy...


                • Senatus populusque (Courouve) Courouve 25 août 2009 18:46

                  42,7 % des inscrits ont voté pour Sarkozy au second tour ; ce n’est pas « le peuple », mais c’est la majorité relative.


                • xray 25 août 2009 18:27


                  Pour parler de médiocrité intellectuelle, 

                  Lorsque vous cesserez de croire que ce sont les élus qui ont le pouvoir, on pourra peut-être avancer. 

                  Vos chers élus se moquent de vous. Ils ont bien raison. 
                  Ils ne sont que des marionnettes d’un grand guignol. 
                  Le pouvoir est dans les mains de ceux qui contrôlent le capital de la Dette publique. (Pour la France, cinq fois le budget net de l’État.) 

                  Le « capital de la Dette publique » gagne à pourrir la vie du plus grand nombre. C’est de cette façon qu’il s’est construit. (Misères et maladies) 

                  Le capital de la Dette publique est entre les mains de ceux qui bénéficient de la loi 1905. La loi 1905 défiscalise les immenses revenus des « curés ». 

                  Le Grand Guignol politique
                   
                  http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/ 



                  • rocla (haddock) rocla (haddock) 25 août 2009 18:36

                    Et bla blabla .

                    On peut écrire le même article en remplaçant médiocre par con , jobard , arriviste , unijambiste , homme-tronc , ou autre ....


                    • Stéphane Antonini Stéphane Antonini 25 août 2009 19:03

                      ... ou capitaine.


                    • ffi ffi 26 août 2009 00:00

                      Belle définition du sophisme :
                      Quand on se fait profession de parler, en omettant de penser.


                      • Gül 26 août 2009 00:10

                        Belle definition de l intellectualisme :

                        Quand on se fait profession de juger, en omettant de penser...


                      • Emmanuel Aguéra LeManu 26 août 2009 04:05

                        Excellent contrepoint.
                        Effarant de réalisme.
                        A afficher dans toutes les mairies.
                        Une autre, une autre...


                        • kiouty 26 août 2009 08:17

                          Bon, en meme temps, on est tous le mediocre d’un autre. Ce texte super-elitiste pretend voir clair, et pourtant, il n’est que mepris elitiste pour « la masse » ou tout le monde est melange de facon indiscriminee et accuse du meme mal. J’espere que l’auteur ne se pretend pas gauchiste.


                          • Stéphane Antonini Stéphane Antonini 26 août 2009 12:03

                            J’attendais ce type ce commentaire, et on y est.
                            D’abord, je vous remercie de voir exactement ce que mon texte prétend être, et ce mieux que moi-même...
                            Ensuite, il semblerait que vous ayez mal lu, ou trop vite : qui parle de « masse » ? Vous. Pas moi. Si vous voyez quoique ce soit de péjoratif dans l’expression « les gens simples », c’est que, décidément, vous avez lu trop vite. Ne confondez pas simplicité et débilité, c’est trop facile, et c’est faire le jeu des médiocres.
                            Quant au mépris affiché, selon vous, pour ceux que vous appelez « la masse », il n’apparait que dans votre interprétation, et non dans mes propos, bien au contraire. Mais cela a du, semble-t-il, vous échapper aussi.
                            S’il y a bien un « concept » dont je me méfie avec force, c’est celui d’élitisme, car la définition que les gens (sacrée masse, va !) en ont correspond trop souvent à la volonté féroce des médiocres d’imposer une catégorisation de la société, bien aisée pour eux, et que je refuse depuis longtemps.
                            Enfin, pour finir, le fait que je puisse me prétendre gauchiste ou pas n’a rien à voir avec le débat : vous avez vu du doctrinaire là où il n’y en a pas.
                            Je ne vous invite nullement à relire, je suppose que vous n’en éprouverez pas la nécessité ; alors je vais juste résumer ainsi : j’ai bien plus de respect pour les gens simples, dont la qualité première est l’honnêteté intellectuelle, que pour les médiocres ; et, pardonnez-moi cette naïveté sans borne, j’ai cet espoir que ces gens simples dont je fais partie sauront, tôt ou tard, saisir et appréhender les pouvoirs et capacités que leur simplicité et leur honnêteté leur fournissent, sans qu’ils en encore réellement conscience.


                          • Deneb Deneb 26 août 2009 08:55

                            Quand on a vu Albanel parler de « pare feu » Open-office, quand on entend un deputé dire « je parle français » quand on lui demande ce qu’est le streeming ou le p2p, on se dit que nous sommes gouvernés par des ignorants et des incapables, tout juste bons à nous vendre leurs salades indigestes.

                            Le prochaine systeme social viable, la prochaine constitution qui fonctionne, elle sera fabriqué à la manière de Wikipedia : chacun y mettra son grain de sel. Elle refletera le savoir du peuple, mille fois plus pertinent que la démagogie des politiques, dont le but manifeste est de s’enrichir sur le dos de ceux qui les ecoutent.(Cette leçon vaut d’ailleurs bien un fromage.)


                            • Senatus populusque (Courouve) Courouve 26 août 2009 09:09

                              Avec George Marchais, c’était pire ;

                              « je réponds à un à la fois », disait-il.


                            • Senatus populusque (Courouve) Courouve 26 août 2009 09:09

                              Georges, bien sûr.


                            • Massaliote 26 août 2009 09:07

                              A méditer par tous les électeurs. Il est vrai qu’un peuple a les élus qu’il mérite. Nous verrons aux prochaines élections si les « cons » ont bien voté. De linfâme G. Frèche :Georges Frêche : « Je fais campagne auprès des cons et là je ...


                              • Vilain petit canard Vilain petit canard 26 août 2009 09:25

                                Ouais, enfin, vous savez, fatalement, le monde est composé d’une majorité de médiocres. Puisque justement, il y a plus de gens autour de la moyenne qu’aux extrémités du spectre, quelque soit le critère considéré (si on admet que la distribution du critère est gaussienne smiley, ce qui est presque toujours le cas).

                                Et parallèlement, quand nous nous construisons notre opinion, nous avons l’impression que cet effort, nous sommes les seuls à l’avoir fait, en pesant le pour et le contre. Et que par conséquent, celui qui n’est pas de notre avis, se trompe et n’y a pas assez réfléchi (par rapport à nous).

                                Résultat : la majorité de nous tous croit que la majorité ne réfléchit pas assez, qu’elle est bête et qu’elle se trompe. Bref, chacun d’entre nous, sans effort, a l’impression d’être entouré de médiocres (dans le meilleur des cas), ou d’imbéciles. Pensez-y.

                                Contrairement à ce qu’on croit, le monde a été fait par des médiocres, les gens exceptionnels, il n’y en a pas tant que ça.


                                • LE CHAT LE CHAT 26 août 2009 09:38

                                  Contrairement à ce qu’on croit, le monde a été fait par des médiocres, les gens exceptionnels, il n’y en a pas tant que ça.

                                  T’as raison Coin coin , des Leonard de Vinci , y’en a pas à tous les coins de rue , d’ailleurs à une époque , les médiocres faisaient brûler des gens exceptionnels qui refusaient la croyance et les dogmes des médiocres ....


                                • Deneb Deneb 26 août 2009 09:56

                                  « le monde a été fait par des médiocres, les gens exceptionnels, il n’y en a pas tant que ça. »

                                  le pouvoir n’a aucun, mais aucun intérêt à ce que leurs sujets soit exeptionnels. Il est bien plus facile de gouverner les médiocres. L’intélligence et le bon sens populaire sont un vrai cauchemar pour tout gouvernement. Alors, on travaille très dur à garder les gens dans l’ignorance. Les médias « classiques » en sont les premiers instruments.


                                • Fergus fergus 26 août 2009 09:27

                                  Les médiocres sont si nombreux au pouvoir précisément parce qu’étant médiocres, ils ne mettent pas de limites à leurs ambitions (ils se croient supérieurement intelligents) alors que ceux qui sont brillants souffrent de pudeur intellectuelle ou d’une modestie naturelle qui les empêchent de se commettre dans de sordides luttes de pouvoir.


                                  • LE CHAT LE CHAT 26 août 2009 09:32

                                    au pays des aveugles , les borgnes sont rois .............


                                    • Lucrezia 26 août 2009 10:14

                                      La médiocrité intellectuelle n’est-elle pas de faire semblant de croire que l’on peut régler des problèmes aussi complexes touchant des millions de personnes d’un coup de baguette magique c’est à dire instantanément et sans effort !?

                                      C’est toute la différence entre des intellectuels qui ne manipulent que des mots, des concepts n’acceptant bien souvent aucun compromis : TOUT ou RIEN !

                                      rien de notre monde actuel ne s’est fait du jour au lendemain...il faut savoir être humble et appliquer la politique des petits pas, sinon jamais rien ne prend forme, ni aujourd’hui, ni demain ....

                                      En tous les cas, si nos élus sont intellectuellement « médiocres » - ce qui reste encore à prouver - , nous pouvons au moins leur reconnaitre pour une large partie, du bon sens... ce qui manque beaucoup à nombre d’intellectuels !


                                      • gruni gruni 26 août 2009 11:08

                                        Une lueur d’espoir...mettre le feu...non ce n’est pas une bonne idée !


                                        • faxtronic faxtronic 26 août 2009 13:14

                                          Mettre le feu !. lol, encore faut il qu il prenne ! T as jamais allume une cheminee ? Il faut du papier, du petit bois, et un bon tirant d air. Sinon ta que dalle


                                        • Francis JL 26 août 2009 12:35

                                          La Bruyère avait écrit : « Il y a de certaines choses dont la médiocrité est insupportable : la poésie, la musique, la peinture, le discours public. »

                                          Mais je crois que c’est La Rochefoucauld qui avait vu juste en disant : « Les esprits médiocres condamnent d’ordinaire tout ce qui passe à leur portée. »

                                          Si bien que Jean Rostand a pu conclure : « Le monde appartient aux médiocres supérieurs »

                                          La médiocrité n’est pas, hélas, l’apanage des hommes politiques : elle est aussi et surtout très répandue chez les électeurs, c’est-à-dire nous tous !


                                          • L'enfoiré L’enfoiré 26 août 2009 14:11

                                            @L’auteur,
                                             Votre article m’a amusé. Suis-je plus pessimiste que vous ?
                                             La médiocrité, cela existe à tous les étages de la société. Faut pas aller gratter si haut pour la chercher.
                                             La médiocrité des politiques n’est que le reflet exact de la médiocrité ambiante.
                                             Faut pas se leurrer là-dessus. Dans un pays démocratique ou dit tel, il n’y a pas d’excuses.
                                             Quels sont ceux qui s’intéressent à la politique, même de loin ?
                                             On choisit l’apparence, c’est à dire le contenant et pas le contenu.
                                             Nous vivons dans un monde d’images. On ne lit plus. On ne s’intéresse qu’à certains points qui amusent.
                                             Cela s’appelle du laxisme. Pas d’autre mot.
                                             J’en connais énorment dans mon entourage qui lancent des rumeurs, qui bavardent, qui invectivent, mais qui ne le feront jamais quand il faut, au moment du vote.
                                             Drôle de monde. Il faudra s’en satisfaire ou réagir en se regardant dans un miroir en premier. Foi d’Enfoiré, évidemment


                                            • abdelkader17 26 août 2009 14:52

                                              Sans prétention aucune je pense que vous faite une grave erreur en confinant la médiocrité intellectuelle à un secteur particulier de la société qui déteindrait sur le reste de la population.La promotion constante de la médiocrité intellectuelle à travers ,les représentants permanents de ce triste spectacle, les rentiers les plus médiocres de la société des lettres,de ceux de la société du spectacle, des têtes d’affiches du spectacle politique.En témoigne la promotion des torchons d’un Bhl,un des plus médiocres penseurs comtemporains érigé en phare de la pensée Française,Beigbeder en représentant de la nouvelle vague de ces penseurs à la petite semaine,le peuple élu par les médias disposant ainsi d’un magistére moral que lui confére sa représentativité médiatique.
                                              Nous vivons une époque ou l’imposture intellectuelle est la norme, depuis environ 40 ans une même classe sociale,les mêmes promoteurs infatiguables du libéralisme politique et culturel se présentent en moteur de la pensée Française.
                                              Il n’y à qu’à constater l’élection de Sarkozy certainement un des plus médiocres présidents de toute l’histoire de France pour comprendre dans quel paysage de désolation nous évoluons.


                                              • L'enfoiré L’enfoiré 26 août 2009 20:27

                                                 

                                                Abdelkader17,

                                                Comme vous perdez l’habitude d’adresser vos commentaire à une personne, je ne sais si c’est à la suite de mon commentaire que s’est ajouté le vôtre.

                                                La médiocrité ne déteint pas sur la population est en fait partie intégrante.

                                                Je ne connais pas votre situation française, je suis belge, donc je n’en ai rien à cirer, mais s’il y avait quelqu’un au pouvoir qui ne me plairait pas trop longtemps, je décampe. Comme on dit, chez, je prends mes cliques et mes claques. That’s way of life.

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