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Accueil du site > Tribune Libre > La mondialisation peut-elle sauver la planète ?

La mondialisation peut-elle sauver la planète ?

Le principe cardinal du commerce est de produire au moindre coût et de vendre le plus cher possible. La mondialisation n’a rien apporté de nouveau à ce sujet si ce n’est que ce sont les pays riches qui consomment et les pays pauvres qui produisent. Cet état de fait est-il remis en cause par la raréfaction programmée des ressources ?

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 L’Éthiopie est l’un des pays les plus pauvres du continent africain lui-même pauvre. Le genre Homo y est probablement né il y a plusieurs millions d'années, avant de se disperser sur toute la planète. Le salaire des travailleurs éthiopiens est 10 à 20 fois moindre que celui des chinois, lui-même 3 fois moindre que celui de Français. Ceci ouvre d’immenses perspectives aux « investisseurs » pour la localisation des sites de production. La confection de vêtements, de chaussures et plus récemment la production de fleurs connaissent ainsi un essor important en Éthiopie. Ces biens ne sont pas destinés (du moins prioritairement) à la consommation locale possédant un faible ‘pouvoir d’achat’ mais sont massivement exportés vers les pays occidentaux. À l’échelle de la planète et en termes globaux, le ‘libéralisme’ conduit à appauvrir les pauvres des pays riches et à enrichir les riches des pays pauvres (ou de les créer). Ce mécanisme peut permettre d’aplanir les inégalités entre pays mais pas (ou pas forcément) de lutter contre les inégalités au sein des pays eux-mêmes puisque l’égalité est une entrave à la force motrice du libéralisme. À certains égards, les résultats peuvent sembler satisfaisants puisque des décennies d’accords de développement n’avaient pas réussi à enclencher un essor des pays du sud. 

 L’attrait de l’argent ne connaît aucune contrainte interne, il n’y a pas de limite connue à la cupidité si aucun autre facteur, loi, régulation, morale, n’en fournit une. Le capitalisme classique se déroulait au sein des Nations dans lesquelles, pour beaucoup d’entre elles, dominaient des systèmes plus ou moins républicains ou démocratiques. Par la force des choses, un équilibre s’établissait entre dominants et dominés qui devaient partager le même territoire, appartenaient à la même ethnie, croyaient en une même religion, essayaient de posséder la même culture. Certains finissaient par s’émouvoir de voir des semblables en proie à des injustices et certains essayaient de leur trouver un remède. Si ces mêmes injustices se produisent à l’autre bout de la terre, moins nombreuses seront mécaniquement les manifestations de solidarité.

 À l’échelle de la planète, les liens socio-culturels pouvant cimenter les diversités restent à tisser et les contraintes imposées par les organisations internationales sont prégnantes pour les faibles plus que pour les forts, ce qui ne va pas dans le sens souhaité. La propension à consommer de tout, toujours plus, même des choses superflues, même des choses nuisibles, ne peut raisonnablement pas constituer un lien fraternel pouvant venir à bout de la volonté de puissance de certains. Les préoccupations écologiques auraient dû il y a déjà longtemps, et devraient urgemment de nos jours, fournir un cadre commun pour l’ensemble de l’humanité. Mais le système actuel est incompatible avec celui qui est désirable, il devrait être déconstruit presque entièrement, afin que les raretés de demain, que sont les combustibles fossiles et les matières premières, ne soient pas accaparées par les puissants au détriment de la multitude. Les inégalités de tous ordres entre ‘riches’ et ‘pauvres’ ne pourront pas non plus être combattues par la seule philanthropie, qui n’est d’ailleurs souvent qu’un message publicitaire parmi d’autres pour apaiser le courroux de ceux qui doivent se contenter des restes et pour rendre acceptables les donateurs qui sont souvent aussi des prédateurs. À une autre époque les dames patronnesses ont dû céder le pas à la République pour que les choses changent vraiment. 

 Ni la frénésie de consommation, ni les bonnes œuvres ne pourront créer une humanité un tant soit peu solidaire, en tout cas suffisamment pour accepter en son sein des différences liées aux cultures ou aux positions sociales occupées.

 Reste possiblement à créer une race unique obéissant aveuglément à un dieu unique ! C’est la méthode qui est utilisée actuellement.

 La langue de bois (le ‘politiquement correct’) permet d’éviter de présenter la réalité, réalité que l’on pourra donc façonner à sa guise selon ses besoins, selon ses manies idéologiques, ses intérêts. Faut-il rappeler la frénésie avec laquelle les gens de couleur ont remplacé les noirs, les SDF se sont substitués aux clochards… et aussi, ce qui bien plus important, que les investisseurs ont chassé les rentiers, que le libéralisme a évincé le capitalisme, que les communautés se sont substituées aux classes sociales. Par touches successives la capacité de description du réel par le langage s’est érodée jusqu’à, dans certaines classes sociologiques, disparaître. Dans les médias, les formules verbales employées permettent la catégorisation des individus(les bons, les méchants essentiellement) et la mise en place d’une police des mœurs et de la bien-pensance sans analyse, sans plus rechercher ou tenter d’atteindre une vérité. La formation non contrôlée de communautés possédant leur propre idiome, leur propre culture au détriment de toute appartenance nationale, permet également de déconstruire des sociétés à peu près homogènes. Les immenses possibilités offertes par les ‘réalités’ engendrées par ordinateur (réalités virtuelles), aussi bien dans des domaines aussi respectables que la médecine ou la pédagogie que pour des jeux vidéos, donnent accès à d’innombrables conditionnements mentaux rendant possibles une vie ressentie comme pleine de jouissances pour tous car personne ne reçoit quoi que ce soit. Le consumérisme virtuel remplace la société de consommation !

 Les religions antiques se replient sur des sectes afin de se prétendre seules dépositaires de cieux dont elles ne saisissent plus la nature purement symbolique. Tous se prosternent devant de faux dieux qui prêchent de se hausser plus haut que les autres, pour dominer, pour contraindre. Les philosophes réintègrent la caste microcosmique de l’élite pour donner des conseils non pas de sagesse mais d’habillage intellectuel des intérêts, des privilèges. Les valeurs scientifiques, dont l’éthique, disparaissent au profit des seuls manipulateurs de génomes dont une infime minorité se servira pour être plus performante et peut-être même devenir (quasiment) immortelle. Les artistes deviennent des objets cotés par le marché ou par les foules, ce qui revient au même. 

 Les décideurs, qui sont-ils ? 

 Contrairement aux Hommes politiques, les vrais décideurs ne s’affichent pas, ne prêchent pas, ne tentent pas de convaincre, ils se contentent de dominer sans le prétendre. Les décideurs n’ont pas d’idéologie hormis le fait qu’ils s’estiment faits pour diriger, la main de dieu ou une autre tout aussi invisible assure leur destinée. Nazis, fascistes, pétainistes par opportunité, républicains si nécessaires, démocrates en cas de besoin, les décideurs sont toujours prêts du pouvoir quelle que soit sa nature. Un décideur ne se préoccupe que de son intérêt et il construit un ensemble de propositions, qu’on appelle indûment théorie, pour justifier son mode d’action. Les idéalistes tentent de se hisser jusqu’au niveau de leur idéal, les décideurs bâtissent un idéal à leur mesure. Il est acquis qu’un dirigeant idéal ne demande qu’une chose à ceux qu’ils dirigent : des efforts, le reste allant de soi. Les dirigeants banals demandent aussi des efforts mais seulement à ceux qu’ils peuvent asservir, jamais à leurs semblables, leur conjoint, leur famille, leur fratrie : le sentiment de justice nuit à l’efficacité. Les dirigeants sont aussi bien murés dans leur cuisine accablant d’injures leur conjointe que fréquentant les milieux environnant des G7, G8, G20, G77 pour pousser leurs pions et en fin de compte prendre collectivement la place des maîtres du monde. Les dirigeants constituent une nuée animée du seul désir d’être le plus fort, le plus grand, le plus puissant… le seul qui ne mourra pas tout à fait.

 La planète peut-elle être sauvée, pas seulement du point de vue chrétien mais aussi physiquement, dans ces conditions ?

 Une planète vivable serait faite d’individus autonomes, se fixant des tâches suffisamment larges pour qu’elles puissent aboutir à un artisanat ou un art ; elle allierait autant que faire se peut la production à la consommation pour éviter les étapes intermédiaires créatrices de domination sans base réelle ; elle serait faite de différences et toute tentative d’uniformiser sous le joug d’un système unique serait banni ; elle serait faite de gens qui accordent un prix au temps et qui ne cèdent jamais à l’agitation créée sciemment par les puissants afin de dominer les vibrions ; elle serait faite de gens qui auraient abandonnés la volonté de puissance pour devenir des créateurs, des géniteurs de richesses ; elle serait faite de toutes les cultures non pas hachées menues pour les mélanger mais intactes pour se valoriser l’une l’autre ; elle serait faite de gens qui ne supportent pas l’injustice et qui ne la justifient pas grâce à d’invraisemblables prouesses intellectuelles ; elle serait faite de gens ordinaires qui feraient chaque jour et tout le temps des choses extraordinaires…

 Le Monde sera-t-il assez grand pour accueillir toutes les différences ou s’acheminera-t-on vers un Homme standardisé ni homme, ni femme, ni blanc, ni jaune, ni noir, ni chrétien, ni athée, ni manuel, ni intellectuel… qui croira savoir tout sur rien ! Et même aseptisés, numérisés, conditionnés, uniformisés, ces nouveaux Hommes auront-ils la volonté de vivre ensemble sur la même planète ?

 Peut-être ! Mais à quoi bon !

 


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73 réactions à cet article    


  • Chantecler Ténia 16 avril 09:00

    Aujourd’hui, les apôtres de la croissance sont considérés comme des gens sérieux tandis que ceux qui plaident pour la décroissance sont pris pour des guignols.

    Il faut que ce rapport s’inverse.

    Il n’y a pas de solution technologique au désastre humain en cours ...

    La solution n’est pas la science mais la morale de la justice et du respect des êtres humains et de la nature dont ils font partie.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 16 avril 09:38

      @Ténia
      En effet, il n’y a aucune solution technologique. Le futur peut-être de deux ordres selon le degré de justice que l’on voudra bien y mettre. Mais les « théories » actuelles (scientifiquement fausses) de sélection naturelle pour les individus comme pour les institutions ne tiennent aucun compte de la justice.


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 16 avril 09:39

      Je trouve cet article très important... et décevant dans ses conclusions. 

      Bien sûr, il faudra se protéger contre toute tentative d’uniformiser sous le joug d’un système unique mais la planète vivable faite d’individus autonomes semble exclure, dans l’esprit de l’auteur, une solidarité organisée.

      Or un « mondialisme » est bien nécessaire, indispensable même et, l’important, c’est qu’il soit à l’opposé de celui qui est justement condamné dans l’article et que je nomme l’économisme (dont Macron est le meilleur représentant, ce qui fait de lui, selon moi, "l’autre Droite extrême")

      Une somme des différences d’individus autonomes, libres, créateurs, mais sans objectif mondial commun, et sans contraintes affirmées et acceptées, n’est en rien l’alternative à la catastrophe vers laquelle nous courons.


      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 16 avril 12:07

        @Pierre Régnier
        C’est vrai que la conclusion est un peu pessimiste ou désabusée, mais je me battrai encore dès que les gens accepteront la vérité (qui n’existe évidemment pas dans l’absolu, mais il faut essayer de la trouver et être sincère) et ne se réfugieront plus derrière des faux semblants, des intérêts, des privilèges. 


      • Vaietsev 16 avril 17:56

        @Pierre Régnier

        Les gilets jaunes ,sans le vouloir ,sont de cette marche en avant que Macron à posé dans le décor ,ils sont en fait ,de cet autre droite extrème quand ils sont à la base contre le libre échange et c’est juste de le signaler ,lui Macron est de cet extrème droite (son nouveau monde )comme vous dites et de tout ses casseurs que ne sont pas les gilets jaunes et parmi ceux là ,combien parmi ses plusieurs d’entre eux se sont retrouvés à l’hopital car ils étaient plus que décidés en fait à faire bouger les choses et à coup sur pas au bon endroit au bon moment,CAR ON A SU QUI ILS ETAIENT ,du pourquoi alors plusieurs gilets jaunes n’échappe pas à la haine silencieuse .
        Si vous saviez ,quand ses gens se trouve à se faire tirer dessus ,comme notre quotidien est morne quand on s’informe de trop et que l’on est bien armés ,si vous saviez ce qui se passe au domicile de la plupart de ses gens qui se font allumer la gueule et je suis de ceux là ,si vous saviez comme le sexe féminin y est pour beaucoup ,qui plus es toutes celles qui ne travaille pas mais vivent au chevet de l’état dans la peur que les choses bougent et qu’ils en soient les perdants ,c’est juste scandaleux !!
        Dans ce pays ,la base seul est à même d’avoir le droit à l’information et la parole quand parmi tout ceux là ,donc lecteurs d’agoravox ,pas un ne prend la parole ,quand pourtant ce que je lis de puis des années ,plusieurs ont moyen de faire bouger les choses ,j’’ai d’ailleurs vu un des auteurs de l’agora à la télé qui à été mis en sourdine pour laisser la parole au nouveaux francais donc nouveaux riches ,un moyen de dire ,avec ceux là on risque pas grand chose ,ils valent rien ,et c’est un fait ,oui ils ne valent rien !!!
        Qu’attendez vous donc ,auteurs de l’agora pour vous montrer et prendre la parole dans les défilés plus que d’attendre qu’un lui ,qu’un celui là ,qu’un celui ci ,soit votre porte parole dont vous porterez les mots !!! 
        Je lis bien souvent que ce qu’attende les gilets jaunes ,c’est un fort en gueule pour faire bouger les choses ,mais pas que ,ce ne sera pas suffisant ,votre matière grise à tous de l’agora est nécessaire et essentiel ,plus que de commenter jour après jour ,ce que vous voyiez et critiquer ,vos commentaires ne font pas avancer les choses ,c’est sur le terrain que vous devriez être ,alors forcez les barrages de ceux qui ne veule pas vous écouter sans quoi votre pessimisme ,de ce que je voies ,j’ai l’impression que quoiqu’il arrive ,vous n’en avez cure ,c’est juste inéluctable !!!

        Regarder en espagne il y a peu ,Santiago abascal du vox populiste ,cet homme de 43 ans à pris des mesures plus que radicale envers les gens de sont pays qui sont à le soutenir (il facilite la vente d’armes à feu ,sucre les aides pour les associations FEMINISTES vous voyez quand je vous parle du mal féminin j’invente rien ,il veut supprimer le délit d’incitation à la haine ,poursuivre les personnes aidant les migrants sans papiers ..) .
        Cet homme est l’identique de Trump,c’est à dire il est de celui à qui on ne l’a fait pas ,car ils sait le monde malsain et les gens pas bons ,mais alors pas bons du tout,et les gilets jaunes souhaite un homme ,un fort en gueule tel ou comme ça ,comme vous voulez à la tête de notre pays .
        Santiago abascal ,lui on peu dire qu’avec ce qu’il propose ,il est sur le terrain et dans le vrai et moi je le soutiens ,car comme lui ,j’étais décidé aussi à mettre de l’ordre envers ceux qui ont peur de tout perdre quand pourtant ils ont déjà beaucoup trop , ils sont de ceux qui vivent au chevet de l’état .

        Qui plus est ,lui ,Santiago abascal à compris que la seul voie possible était celle de l’état de droit ,et ça aussi ,si vous voulez faire payer comme ils le propose tout les corrompus et les véreux ,c’est inéluctable ,il y a pas d’autre issue que vous le vouliez ou pas ,or hélas beaucoup souhaite faire pause ,et là encore c’est pas une solution, c’est trop de références et cela noierait les discours .

        Ceux en mode pause ,sont les fier à bras ,ceux qui propose pour demain sont ceux qui rentre dans le tas ,ce sont ses hommes aussi qu’ils faut soutenir ,meme si ils sont les extrèmes ,des extrèmes nécéssaires comme le précise Santiago abascal et non des extrèmsistes de droite ,pour dire en fait ,des gens qui ont une vision juste,dur et droite des choses ,et non extrèmes.

        Vous voulez changez les choses ?
        Vous les changerez pas avec des mesures et des rhétoriques historiques à rallonge,on à plus le temps ,mais avec des mesures juste et concrètes ,et cela le pays en à besoin ,regardez partout ,de plus en plus de pays virent à l’extrème ,car trop c’est trop,des gens en prenne plein la gueule ,des innocents le plus souvent ,et vous parmi vous ,ne faites que commenter avec vos historiques ce que vous voyez  !!!!

        Partez donc sur le terrain et ouvrez là ,vous serez plus utile ,ou bien alors soutenez donc Santiago abascal ,un homme comme lui en France ferait un bien fou ,pour délivrer des ordonnances et soigner tout ce qui irrite et brise et ruine des vies !!!!

        Et je suis de ceux là ,moi de ses vies brisés ,et la femelle bien souvent en est ravie ,elle à reussi son coup !!!!!


      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 16 avril 18:44

        @Vaietsev
        J’ai pris le parti de ne jamais soutenir aucun groupe, aucun parti, aucun clan car je pense que le faire me ferait perdre ma capacité d’analyse. Pourtant, si j’étais obligé malgré tout de m’y résoudre, mes choix sont déjà faits.


      • JL JL 16 avril 10:14

        « Vous avez parlé d’une notion très importante : la préservation. Je pense que la définition même de ce mot, nous la comprenons différemment. Quand les Blancs parlent de préservation, on sait très bien ce que ça donne. Ça veut dire que nos dépouilles, les traces qu’on a laissées finissent dans un musée, entre quatre verres, dans une salle climatisée. C’est ça que vous appelez « préservation ». (La Jeunesse autochtone de Guyane)

         

        Aucun peuple au monde ne s’est affranchi de la domination coloniale en acceptant sur son territoire la présence de multinationales.


        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 16 avril 12:09

          @JL
          Il ne s’agit pas dans mon esprit de créer des réserves où chacun cultiverait ses différences.
          Les multinationales sont avant tout un instrument de domination et ne servent à peu près à rien économiquement.


        • MagicBuster 16 avril 10:46
          Si on considère que « le marché régule le marché » alors il est logique de penser que la mondialisation peut sauver la planète.A l’inverse on peut dire que la mondialisation tue la planète.
          Sans échanges entre continents , la pollution serait naturellement très inférieure.

          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 16 avril 12:11

            @MagicBuster
            Le marché régule les intérêts, il ne fait rien pour une société organisée selon des principes moraux comme « Liberté, Égalité, Fraternité »


          • julius 1ER 16 avril 16:41


            Sans échanges entre continents , la pollution serait naturellement très inférieure

            @MagicBuster
            c’est une thèse discutable car ce n’est pas parceque l’on produit sur place que l’on supprime la surproduction ou la surconsommation de biens et de produits ...ces mouvements économiques obéissent à des Lois différentes et la surproduction est inhérente à la dynamique du système capitaliste ( produire toujours plus pour abaisser les coûts, la crise est consubstantielle au développement capitaliste !!!


          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 16 avril 17:47

            @julius 1ER
            Il est exact (empiriquement) que les crises font partie intégrante du capitalisme.


          • Ecométa Ecométa 16 avril 17:57

            @Jacques-Robert SIMON

            Et que dire de l’Ontologie, de la Déontologie, de l’Éthique et de l’Altérité ?

            C’est simple, on pourrait même dire simpliste, mais pour notre époque moderne au modernisme, celle du changement pour le changement, véritable paroxysme de modernité et plus simple modernité, la science est devenue générique de savoir et du « SAVOIR » et, il n’y aurait plus de « valeurs », comme d’ailleurs de « PRINCIPES », que de nature scientifique et technique !

            Au diable l’Ontologie, la Déontologie, l’Éthique et l’Altruisme ; renvoyée aux calendes grecques et aux oubliettes de l’histoire la « métaphysique », cette « épistémologie » première, cette première philosophie, cette première interrogation sensée qui sortait l’humain de l’état de pure croyance religieuse et le mettait face à lui-même et face à ses semblables.

            Une question cruciale se pose : sommes-nous plus intelligent avec notre pléthore de savoirs scientifiques et techniques ? Non, il semblerait que non ; il semblerait même que nous soyons toujours au fond de la caverne avec les ombres qui s’agitent car toujours aussi ignorant de l’Humain ; de plus en plus ignorant de l’Humain et des principes mêmes de démocratie et d’Humanité ! Après ce terrible constat, une autre question se pose, on ne peut plus fondamentale au plan cognitif : savoir pour quoi faire ? Pour réellement bien comprendre, mieux comprendre, en toute intelligence, dans l’entendement qui semble être le bon sens et même d’une grande évidence ; pour ceci ou pour mieux manipuler ? A l’évidence, cette civilisation rationalo économico technoscientiste a fait son choix : pour mieux manipuler et même tout manipuler !

            En toute logique, le savoir devrait être au service de l’Humain, or, c’est l’humain qui se retrouve au service d’un savoir qui participe de plus en plus de sa réification. Il y a là une terrible anomalie, une véritable absurdité, celle de l’arroseur arrosé... ce qui pourrait être comique ; mais ne l’est pas étant donné le point de non-retour auquel nous sommes parvenus !


          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 16 avril 18:47

            @Ecométa
            Les sciences dites exactes proposent un savoir rationnel qui bien évidemment n’embrasse pas toute la réalité. Par contre l’honnêteté scientifique est structurelle : on ne peut pas mentir (très longtemps) car les pairs, les confrères sont prêts à vous réfuter.


          • Spartacus Spartacus 16 avril 10:48

            Le malthusianisme contre la mondialisation.

            La terre a plus a craindre des malthusiens que des mondialistes.

            Les malthusiens confondent matières premières et ressources.

            Le capitalisme et la mondialisation rendent croissante la possibilités de ressources disponibles à chacun

            Les ressources sont permutables par la technologie, et qu’importe les matières premières. On passe d’une matière première à l’autre par le jeu de la rareté qui rend les unes plus compétitives que l’autre.

            La ressource est infinie par le jeu d’un passage d’une matière première à une autre.

            La mondialisation développe des alternatives en permanence

            La planète a plus a craindre d’un manque de développement mondialisé et il vaut mieux une domination de l’homme sur la nature qu’une décroissance et le le retour au moyen age dans le monde sans saveur individuelle décrite par l’article.

            La nature c’est l’Amazonie, la malaria, la dengue, les moustiques, les caïmans, la vermine, la diarrhée, dominée par l’homme c’est le beau jardin, les jolies fleurs un soda bien frais à l’ombre de la haie bien taillée.


            • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 16 avril 12:14

              @Spartacus
              C’est vrai que « La mondialisation développe des alternatives en permanence » et pourquoi ne pas profiter des aspects positifs, mais le maître d’oeuvre ne doit pas être le marché, le but recherché ne doit pas être le marché. Je ne reproche pas aux riches d’être riches, je leur reproche d’être cons.


            • Chantecler Claude Frollo 16 avril 13:01

              @Jacques-Robert SIMON

              «  je leur reproche d’être cons. »
              c’est une subtilité qui échappe à Spartacus !


            • Spartacus Spartacus 16 avril 14:36

              @Jacques-Robert SIMON

              Alors tous pauvres comme idéal pour supprimer les jaloux qui ne peuvent se payer de BMW ?

              On est tous le plus riche que quelqu’un d’autre.
              Peut être chacun peut se situer.

              En France :

              A 370 000 euros de patrimoine c’est le club des 10% des français les plus riches.

              A 580 000 euros de patrimoine vous êtes plus riche que 94% de la population

              A 940 000 euros vous êtes dans le top 4%

              1 230 000 euros vous appartenez aux 3% les plus fortunés d’entre nous.

              Le seuil du fameux 1% Français est aux alentours de 1.9 million d’euros.

              **************

              Dans le monde :

              Vous êtes plus riche que 50% des habitants sur terre avec 3 210$ de patrimoine (2824€)

              Vous faites partie des 10% le plus riches de la terre avec 68 800$ (60 544€) Soit un bon 70% des Français.

              Vous faites partie des 1% des plus riches de la terre avec 760 000$ (668 800€).

              ****************

              Voyez vous, vous êtes un riche qui s’ignore.  smiley  smiley

              Le marché n’aide pas les riches, il aide les consommateurs et produit la concurrence.

              Il est même la terreur des rentiers et des riches car il est le seul a remettre en cause les situations acquises et les monopoles.

              Le marché n’est pas un but c’est un condensé des choix de tout le monde.

              Le marché c’est le processus le plus juste, celui qui respecte le mieux les choix de la majorité des individus.
              C’est le marché et la concurrence qui a donné aux allemands de l’ouest les BMW et les merdes toujours en panne avec 2 ans de délai pour en avoir une de Traban aux allemands de l’Est qui n’avaient pas de marché.

              Il y a des gens qui comprennent le marché et deviennent riche, c’est vrai, mais c’est aussi ceux qui savent le mieux écouter les besoins des autres.

              Le marché est imparfait, car il crée la jalousie de la réussite, mais il n’existe pas d’autre système qui amène une telle prospérité avec un tel effet levier.

              Le marché crée l’envie et la motivation pour faire du mieux possible pour aider son prochain....
              Le marché c’est avant tout la motivation dans une contrainte acceptée.
              Dans tous les autres systèmes, la motivation c’est la contrainte forcé.


            • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 16 avril 17:49

              @Claude Frollo
              J’ai utilisé une formulation un peu brutale en pensant à ces joueurs de tennis qui défendent les couleurs de la France, exilés fiscaux en Suisse.


            • tiers_inclus 16 avril 18:32

              @Spartacus

              « La nature c’est l’Amazonie, la malaria, la dengue, les moustiques, les caïmans, la vermine, la diarrhée, dominée par l’homme c’est le beau jardin, les jolies fleurs un soda bien frais à l’ombre de la haie bien taillée.  »

              Le beau jardin sous le smog, les jolies fleurs qui ne trouvent plus de pollinisateurs donc à terme artificielles, le soda qui cultive le diabète, et les haies (en attendant les murs) pour s’isoler de cet enfer en perspective que vous pavez de vos « bonnes » intentions illusoires. 

              Quand on aime pas la nature elle se rebiffe, et nous le constatons, faute de composer avec tous les tropismes, les nôtres et ceux de la nature.
              Nous participons à/de la nature, la haïr c’est se haïr soi même. 


            • tiers_inclus 16 avril 18:38

              @Spartacus

              « La ressource est infinie par le jeu d’un passage d’une matière première à une autre.  »

              La seule chose qui soit infinie c’est votre ignorance.


            • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 16 avril 18:49

              @tiers_inclus
              Je préfère c’est vrai Paris sans télévision que l’Amazonie avec.


            • tiers_inclus 16 avril 20:32

              @Jacques-Robert SIMON

              Mimi-Siku ne dirait pas le contraire. Sagesse indienne.


            • Spartacus Spartacus 17 avril 07:45

              @tiers_inclus
              La nature n’est belle que dominée par l’homme, cette réalité heurte le conformisme ambiant.
              Aujourd’hui faut être ecolo-malthusien ou alors le monde sera cataclysmisme dans le conformisme actuel. Quelle blague.

              Le fantasme d’une nature belle généreuse et régulatrice. Quelle boutade répétée en boucle dans la pensée unique qui n’a certainement jamais été voir en Amérique du sud ou afrique profonde comment est la vie.

              La moitié du monde vit sous moustiquaire.
              La moitié du monde vit avec la diarrhée pour boire de l’eau sans dioxyde de chlore, si au moins ils pouvaient avoir du soda.
              Un demi million de personne meurt de paludisme faute d’erradication des putains de moustiques.

              Les maladies attrapées par les animaux ont détruit la monde a certaines époques et aujourd’hui continuent a réduire l’espérance de vie dans les pays ou Bill Gates n’est pas intervenu avec ses vaccins.

              Et la technologie se passera de pollinisateurs et des frayeurs artificielles de ceux qui aiment la nature chez les autres.


            • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 17 avril 08:27

              @tiers_inclus
              Je n’ai pas vu le film.


            • tiers_inclus 18 avril 11:10

              @Spartacus

              « Et la technologie se passera de pollinisateurs et des frayeurs artificielles de ceux qui aiment la nature chez les autres.  »

              Le seul à être épouvanté c’est vous, à la manière d’un hypocondriaque généralisé.
              Les phobiques sont plus malheureux des conséquences de leurs phobies que de leurs sources. C’est la raison pour laquelle ils consultent. Howard Hughes aussi voulait tout contrôler, tout dominer, hélas il a eu une triste fin de vie. Il combattait des fantômes qu’il alimentait lui même.


            • alinea alinea 18 avril 20:13

              @Spartacus
              C’est vrai, que la nature ne nous est accessible, donc jugée belle, que dominée par nous. Seulement nous devrions avoir la gentillesse d’en laisser un bout à tous les habitants de la planète qui n’ont pas besoin de la domestiquer pour y survivre. Sans compter que cette diversité qui s’étiole au fur et à mesure que l’on domine, nous est absolument nécessaire pour vivre !
              L’homme est un parasite, s’il va jusqu’à épuiser les ressources, il mourra.


            • Le Gaïagénaire 19 avril 21:54

              @alinea 18 avril 20:13

              C’est pourquoi la reproduction des cellules souches et de leurs procréations doit être sévèrement contrôlée et même interdite. Par exemple seules les HP et surdouées seront dispensées de l’interruption obligatoire de grossesse à l’avenir.


            • gaijin gaijin 16 avril 13:31

              « Le principe cardinal du commerce est de produire au moindre coût et de vendre le plus cher possible. »

              n’importe quoi

              ça c’est les croyances de ceux qui seraient prêts a conduire une voiture sans freins et a l’accélérateur bloqué a fond .....ça finit mal en général ..croissance rapide et arrêt brutal ....

              le principe cardinal du commerce c’est de produire le meilleur produit possible et de le vendre a cout raisonnable .....ce qui promet une croissance lente mais durable a long terme 

              plus = mieux est un délire qui ne marche qu’en économie ( c’est a dire que ça ne marche pas mais qu’on ne remet pas en cause le principe pour autant )


              • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 16 avril 17:52

                @gaijin
                Même si j’écris souvent des « condensés » élémentaires de ce que j’observe, en général ils sont basés sur des lectures soignées, en particulier des livres d’économie.


              • gaijin gaijin 16 avril 18:13

                @Jacques-Robert SIMON
                je n’en doute pas ....je sais très bien que c’est la doxa économique moderne répétée partout par tous et par toutatis .......
                mais cette recherche du bénéfice maximum est une connerie ( fut elle universelle une connerie reste une connerie ) dans tout système si vous voulez atteindre la performance maximum alors les contraintes sont maximum et la résilience minimum
                prenez n’importe quel système ...ça ne marche jamais ....
                pourquoi ça marcherait en économie ?
                on a déjà vu des mecs faire le tour du monde en 2cv mais jamais en formule un
                étonnant non ?


              • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 16 avril 18:39

                @gaijin
                Je n’ai pas de voiture... Pour l’économie, le problème principal c’est la division du travail qui entraîne une meilleure productivité et dans le même temps une aliénation monstrueuse.


              • gaijin gaijin 16 avril 19:35

                @Jacques-Robert SIMON
                pas de voiture ? ça marche aussi a pied vous avez déjà vu un coureur de marathon courir a la vitesse d’un champion de 100 m ? non ...pourquoi ? 
                vous cuisinez ? pourquoi les meilleures cuissons sont elles les cuissons lentes ?
                autre chose ? n’importe quoi, ce que vous voulez, c’est toujours pareil
                « la division du travail » ?
                oui et non, si le travail est effectué par des robots pas de problème par contre si vous voulez faire aller les robots le plus vite possible .....( j’ai le souvenir comme ça d’un technicien qui tentait d’expliquer a un directeur que prod que les presses a injecter n’étaient pas des machines a faire bravo .....hilarant ....ou désespérant ...)
                le problème c’est l’esprit humain qui est incapable de comprendre que plus = mieux ça ne marche pas
                 


              • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 16 avril 20:05

                @gaijin
                On me disait jadis « le mieux est l’ennemi du bien ».


              • gaijin gaijin 16 avril 21:36

                @Jacques-Robert SIMON
                « On me disait jadis « le mieux est l’ennemi du bien ». »
                et on avait raison ....
                l’intelligence moderne a fait table rase du bon sens du passé et une fois qu’on aura finit d’avoir mangé notre blé en herbe il faudra réaprendre la leçon ......
                mais ça va être dur ....
                « quand l’ hivers viendra ....la jument elle s’en repentira »
                https://www.youtube.com/watch?v=GRrZFL3z0aY


              • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 17 avril 08:29

                @gaijin
                Il est plus fou de ne pas espérer que d’espérer.


              • gaijin gaijin 17 avril 09:03

                @Jacques-Robert SIMON
                fou ? exemple de fou :
                macron a décidé de rebatir en 5 ans ....on ne sait encore ni le quoi ni le comment
                mais viiiiite !
                bande de malades ...........


              • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 17 avril 12:09

                @gaijin
                Il s’abandonne à la politique.


              • zygzornifle zygzornifle 16 avril 13:45

                Et si c’était vrai ??

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