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Accueil du site > Tribune Libre > La pauvreté

La pauvreté

En pleine crise des gilets jaunes, il n’est pas inintéressant de s’arrêter sur ce qui est le moteur de tout mouvement de révolte de cette ampleur : la misère. Nous allons revenir sur un énième « plan », le plan pauvreté, proposé en septembre par le gouvernement, qui est censé trouver des solutions pour en finir avec la misère ambiante. Problème depuis, ce sont les taxes et les inégalités qui ont explosé, les derniers gardes fous sont tombés, le peuple est dans la rue. La France a beau être le pays qu’elle est, la pauvreté reste bien ancrée, et face à la diabolisation extrêmement violente dont sont victime les gilets jaunes et surtout face à la répression hallucinante concoctée par le gouvernement, il n’est pas inutile de rappeler pourquoi ces gens se révoltent. Il ne s’agit pas de minima sociaux ou de caprices de gros beaufs assoiffés de complotisme en tous genres, il s’agit d’un peuple qui souffre de revenus indécents bas, cumulé à des services publics fondant comme neige au soleil et le tout dans un climat de violence, d’oppression et de manipulations en tous genres. Le Français se soulève à raison et le comportement de nos dirigeants en réponse à cette contestation est un crime contre le peuple Français.

La pauvreté, nous savons tous instinctivement ce que c’est, et pourtant cela reste très subjectif, même le Larousse peine à trouver une définition convenable. En fait, nous sommes tous le pauvre de quelqu’un et le riche d’un autre… Éternelle relativité. Alors qu’est-ce que c’est qu’un pauvre dans la tête d’un ministre ? Eh bien comme à peu près tout en matière d’économie, la limite est placée de façon subjective, selon un ensemble qui n’a rien de cohérent… Hein ? Je m’explique.

La pauvreté en France est calculée selon le salaire médian, à savoir que la plupart des données publiques disponibles considèrent le seuil de pauvreté à : 60 % du revenu médian. Concrètement, en 2016 et selon un journal de droite, le revenu médian était de 1710 euros nets par mois et donc le seuil de pauvreté s’en trouvait à 1026 euros nets mensuels. Plusieurs choses sont à revoir dans ce calcul « simpliste » qui entend ainsi cerner un problème « complexe ».

http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/dessous-chiffres/2018/09/13/29006-20180913ARTFIG00001-pauvrete-en-france-les-chiffres-a-connaitre.php

Selon ces critères, plusieurs catégories de personnes semblent particulièrement touchées par la pauvreté : les familles monoparentales, les seniors, les chômeurs, les infos à ce sujet ne manquent pas, seulement cet article nous montre clairement les disparités entre différents secteurs : https://www.toutsurmesfinances.com/argent/a/salaire-median-salaire-moyen-en-france-montant-brut-et-net-evolution et s’il est clair que certains métiers impliquant des risques physiques ou demandant des compétences techniques poussées méritent d’être récompensés comme il se doit, les différences entre les métiers de la banque par exemple et ceux d’un ouvrier lambda montrent des disparités importantes. Ainsi les métiers surrémunérés relèvent le seuil de pauvreté et fausse la donne, mais ce premier raisonnement reste relativement limité parce qu’en imaginant qu’avec les prix actuels le salaire médian soit de 1000 euros, alors il faudrait toucher moins de 400 euros pour être considéré comme un pauvre. J’exagère volontairement.

Autre problème, le site lesinégalités.fr nous offre un bon panorama de la pauvreté en France : https://www.inegalites.fr/Qui-sont-les-pauvres-en-France , mais dans le même temps, ce même site nous explique dans cet article : https://www.inegalites.fr/pauvre-exageration , pourquoi « ils » préfèrent utiliser un seuil à 50 % du revenu médian plutôt que 60 %, et leurs arguments sont plutôt intéressants. En résumé, il s’agit de ne pas noyer le poisson et de cibler l’extrême précarité. Voici un point de vue qui met le doigt sur la nature complexe du problème, car en fait, pour connaître réellement le taux de pauvreté en France, il faudrait faire une enquête poussée au cas par cas.

Alors évidemment les instituts gouvernementaux et de sondage prennent une « limite » convenue, mais celle-ci ne fait en réalité que survoler le problème. Un couple de parents peut envisager d’avoir un seul salaire durant les plus jeunes années de leur progéniture, tandis qu’une personne seule doit envisager des frais de garde qui ne seront pas totalement remboursés sous peine de se contenter d’un congé parental donnant accès à des revenus certes, mais relativement modestes. Un ouvrier habitant à 30 kms de son lieu de travail doit envisager plus de frais qu’un autre habitant à proximité. Les gens ne sont pas tous les mêmes et les frais à engager au quotidien en matière de nourriture ou de soins ne sont pas non plus les mêmes pour tout le monde. Certains d’entre nous partent dans la vie avec un certain nombre de biens matériels, d’autres en revanche partent de zéro. En matière de nourriture, celui qui est assujetti à différentes allergies ou problème de santé aura besoin d’un budget en conséquence. Une famille de quatre enfants, avec un revenu disons de 1500 euros par mois, aura forcément plus de mal qu’une autre avec seulement deux enfants, et encore cela peut varier selon la corpulence et l’état de santé des enfants… Bref je pourrais facilement continuer ainsi encore longtemps, la pauvreté s’indexe sur le revenu, c’est vrai, mais également sur les besoins de chacun, et chacun est différent.

Deuxième point à soulever : la pauvreté indexée sur le niveau de vie moyen, c’est bien, mais si on parle de besoins vitaux, où en sommes-nous ? Ne pas avoir les moyens de s’acheter une voiture neuve est une chose, mais ne pas avoir les moyens de se nourrir correctement ou de se soigner en est une autre. En outre la pauvreté n’est pas uniquement financière. L’accès à la connaissance et à une bonne éducation est aussi un problème majeur, et là lorsque l’on met le nez dans la réalité, alors nous pouvons constater que la situation pour beaucoup est critique, voire même désespérée.

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/01/28/six-chiffres-cles-sur-le-mal-logement-en-france_4855440_4355770.html Cet article très complet nous fait état du mal-logement en France qui ne toucherait pas moins de 3.8 millions de personnes dont 141 000 SDF et encore 85 000 autres vivants dans des abris de fortune. Il y aurait même 204 000 logements sans eau et sans chiottes ! Les bidonvilles se multiplient, parce que le pire est que malgré tout notre progrès technologique, cela va en se dégradant et sévèrement. Il est à noter que le mal-logement est aussi la cause de problèmes de santé notamment chez les enfants et les seniors ayant eux-mêmes difficilement accès aux soins médicaux.

https://www.senioractu.com/Quand-les-Francais-renoncent-aux-soins_a20885.html Cet autre article fait état de l’accès aux soins auxquels 7 Français sur 10 auraient renoncé au moins une fois dans l’année, et ce pour de multiples raisons. Bien sûr, les personnes sans complémentaire santé sont parmi les plus touchés, mais pas seulement. Il n’y a pas que l’argent des particuliers qui entre en ligne de compte, mais aussi la « pauvreté » du système de santé : délais trop longs, manque de médecins etc. Ainsi, nous voyons ici encore une complexité qui veut que la pauvreté, en l’occurrence médicale, peut aussi être due à une mauvaise organisation collective où tout simplement au fait que les besoins ne sont pas distribués localement. Ainsi, et même si les articles évoqués plus haut nous montrent que la pauvreté se concentre principalement dans les zones urbaines, l’accès aux soins reste plus difficile pour les personnes vivant en milieu rural. Donc, pour éradiquer la « pauvreté » en matière de santé, il faut non seulement résoudre les problèmes financiers de ceux qui luttent pour payer une mutuelle, mais également régler le problème général du réseau de santé dans ce pays. Complexité quand tu nous tiens.

https://www.liberation.fr/societe/2014/06/12/une-personne-precaire-sur-deux-ne-mange-pas-a-sa-faim-en-france_1039478 Si on parle malnutrition, le problème est encore plus complexe. Déjà, il est difficile de trouver des « chiffres » pour se faire une idée de la difficulté à se nourrir correctement en France. Dans le monde, les chiffres sont démentiels puisque près de 2 milliards d’êtres humains sont concernés. https://www.lemonde.fr/planete/article/2017/11/04/la-malnutrition-n-epargne-plus-aucun-pays-dans-le-monde_5210018_3244.html En ce qui concerne notre pays, il est difficile de se faire une idée, mais il faut bien prendre en compte deux problèmes distincts : le premier est bien sûr assujetti directement aux finances qui impactent nombre de budgets alimentation, et la pauvreté du système de distribution alimentaire lui-même. Un Français avec un faible budget ira bien évidemment le plus souvent au moins cher, ce qui implique que sa nourriture contiendra le plus souvent bien plus de quantité que de qualité. Plus vous êtes pauvre et plus la qualité des aliments qui vous sera possible d’acheter le sera aussi. Comme je l’ai expliqué plus haut, les hauts salaires augmentent la moyenne des revenus français tandis qu’en réalité la grande majorité d’entre nous a des revenus plus proches du SMIC que de celui d’un ingénieur. La malbouffe ne concerne pas exclusivement les fast-foods et le fait d’être en surpoids est tout sauf un signe extérieur de richesse.

Les produits alimentaires qui se trouvent au plus bas dans les rayons sont moins nutritifs, plus gras, et contiennent plus de sucre raffiné, et autres exhausteurs de goûts pour cacher « la misère ». Ce qui est sûr, c’est qu’il serait faux de croire qu’en France, il soit si simple d’accéder à la nourriture saine. Ce qui est proposé dans les grandes surfaces est calibré pour coûter le moins cher possible à la production tout en rapportant le plus possible, et aucune marque, ou presque, n’est épargnée par cette politique qui finit par ruiner la santé de tous et surtout des plus démunis. J’invite quiconque croit qu’il est impossible de manquer de nourriture en France à venir discuter avec moi.

https://www.lanouvellerepublique.fr/vienne/restos-et-banque-alimentaire-on-ne-s-arrete-jamais

Résumons un peu, la précarité en France existe, 50 % ou 60 % du revenu médian peu importe, elle touche des millions de Français et surtout des millions d’enfants. Nous pourrions continuer ce bilan en parlant de pauvreté intellectuelle par manque d’accès à une éducation correcte, car cela ne concerne pas que les ZEP, l’enfant en campagne dont les deux parents travaillent tard aura moins d’attention que celui qui aura un parent à disposition pour faire ses devoirs, de même celui qui possède sa propre chambre est dans de bien meilleures conditions que celui qui la partage avec trois de ses frères et sœurs, et la preuve en est la différence exorbitante d’échec scolaire que l’on peut constater dans les milieux populaires en comparaison avec les milieux plus aisés. Cette étude http://www.education.gouv.fr/cid106032/atlas-des-risques-sociaux-d-echec-scolaire-l-exemple-du-decrochage-france-metropolitaine-et-dom-donnees-2011.html nous montre cette réalité et nous fait revoir notre copie quant à savoir que penser du comportement des gamins dans les milieux populaires, car au-delà de l’échec scolaire, il y a également un problème d’éducation parentale, car si la libération de la femme implique plus de liberté, c’est aussi dans les couples moins d’attention apportée aux enfants.

_ « Quoi tu veux dire que les femmes ne devraient pas travailler ? »

_ « Mais tais-toi ! »

La question n’est pas féministe, qu’il s’agisse du père ou de la mère peu importe, ce qu’il faut se demander : c’est si l’obligation d’avoir deux salaires pour vivre décemment en couple a un impact sur l’éducation des enfants, et la réponse est contenue dans la question

https://www.inegalites.fr/pauvre-exageration Toujours selon cet article, l’évolution de la pauvreté semble assez stable, mais les chiffres sont les chiffres, la réalité c’est tout autre chose... Tout ce que nous montre l’évolution de la pauvreté selon les critères exploités, c’est que le nombre de Français vivant en dessous de 50 % du revenu médian est stable. Seulement si on élargit la réflexion et que l’on se demande quels étaient les besoins des gens dans les années 70 comparativement à aujourd’hui, alors les choses changent. Parce que concrètement un habitant d’un village de moins de 1000 habitants pouvait vivre sans jamais sortir de la commune ! Les emplois étaient bien plus locaux, l’industrie était florissante, et la sécurité sociale assurait les besoins de première nécessité. Tout n’était pas rose évidemment, mais l’accès à la propriété par exemple, n’impliquait pas 25 ans de crédit à des taux exorbitants, cumulés à des assurances dont les prix deviennent indécents. Comparer la vie d’il y a 40 ans et celle d’aujourd’hui n’a aucun sens. Tout a changé, tout va plus vite, tout est plus individuel. Tout se mondialise.

Alors comment éradiquer la misère dans ce pays ? Ou plutôt comment compte s’y prendre notre gouvernement ?

Le 13 septembre 2018, le gouvernement a annoncé 5 mesures phares, censées faire avancer le schmilblick :

Première mesure : « Empêcher qu’un enfant pauvre aujourd’hui ne devienne un adulte pauvre demain, rompre avec le déterminisme de la pauvreté, renouer avec l’égalité des chances républicaine, tels sont les premiers enjeux de la stratégie pauvreté. » https://solidarites-sante.gouv.fr/affaires-sociales/lutte-contre-l-exclusion/investir-dans-les-solidarites/les-5-engagements-de-la-strategie-pauvrete/article/engagement-no-1-l-egalite-des-chances-des-les-premiers-pas-pour-rompre-la

Décortiquons un peu tout cela :

Voici donc que le gouvernement entend assurer une meilleure prise en charge des enfants par les crèches et les assistantes maternelles, création de places et de postes supplémentaires pour aider au développement du langage et faciliter la mixité sociale…ok.

Déjà d’une, en quoi est-ce que les crèches ou les assistantes maternelles sont-elles qualifiées pour l’éducation des tout-petits en termes scolaires ? Ce sont des moyens de gardes, pas des remplaçants de l’éducation nationale. Le niveau d’instruction pour être institutrice n’est pas le même. De plus en parallèle, on nous renvoie à l’école obligatoire à trois ans. Déjà là, on voit qu’il y a d’entrée une hypocrisie, car une véritable lutte contre la pauvreté viserait d’entrée de jeu à permettre aux « parents légitimes » de pouvoir s’occuper de leurs enfants eux-mêmes, car l’équilibre de ceux-ci ne se fait certainement pas mieux en coupant le cordon trop tôt. Encore une fois, ce gouvernement comme tous ses prédécesseurs part du principe que les parents n’ont pas les compétences et s’obstine à vouloir renvoyer les parents au boulot le plus vite possible. L’instruction parentale est de nouveau sacrifiée au profit d’une instruction collective et surtout disons-le : sous contrôle de l’État. De plus, on vient nous y ajouter la mixité, je ne vois pas le rapport avec la pauvreté !

Je pense qu’il faudrait se demander plutôt comment permettre aux parents les plus démunis de nourrir correctement leurs enfants pour qu’ils se développent bien, et leur permettre, pour au moins l’un d’entre eux, de rester à disposition durant les jeunes années, ce qui aura une influence positive sur leur développement (exception faite des ordures évidemment, mais ceci est un autre problème). Permettre également aux plus démunis d’accéder à des logements décents pour se développer dans un contexte approprié, faciliter l’accès à des outils ludiques pour aider les parents. Encore une fois, il s’agit de séparer les parents et les enfants, et surtout d’imposer un modèle d’éducation qui dès les premières années façonnera les enfants pour qu’ils rentrent dans le moule.

D’ailleurs cet ensemble de mesures a quelque chose de malsain, voire de flippant puisqu’en substance, on peut comprendre que dans l’idée, il s’agit carrément pour endiguer la pauvreté à la source : de couper les enfants de leurs parents pauvres ! Cela permettrait que la médiocrité sociale ne se transmette pas ? Les parents pauvres seraient un danger pour leurs enfants ? À méditer.

Deuxième mesure : « Trop d’enfants grandissent aujourd’hui dans un environnement attentatoire à leur développement. L’objectif de la stratégie de lutte contre la pauvreté est de mettre un terme aux situations manifestement porteuses de dangers, et de diviser par deux, d’ici à 2022, le taux de privation matérielle des enfants pauvres. » https://solidarites-sante.gouv.fr/affaires-sociales/lutte-contre-l-exclusion/investir-dans-les-solidarites/les-5-engagements-de-la-strategie-pauvrete/article/engagement-no-2-garantir-au-quotidien-les-droits-fondamentaux-des-enfants

Au premier abord, ce deuxième point a l’air un peu mieux, mais quand on y regarde dans le détail ça ressemble plus à un vœu pieu qu’à un véritable projet malgré le budget alloué. Déjà, est-il normal que des enfants en France vivent à la rue ? Baisser le tarif des cantines pour les plus démunis, ce n’est pas nouveau, et proposer des petits déjeuners c’est bien, mais au fond, qu’est-ce que ça change ?

 « Ouais, jamais content ! »

C’est difficile de l’être, tout cela n’est que pansement sur une jambe de bois, les collectivités et les associations font bien plus pour les familles que le gouvernement. Il faudrait une réelle volonté d’aider les familles dans leur ensemble à améliorer leur niveau de vie. On ne lutte pas contre la mendicité simplement en faisant un don à celui qui fait la manche ! Le problème est de première importance, et je ne vois pas de réelle volonté d’aider les gens à se sortir de la misère. Il faut réquisitionner des logements et donner aux parents les moyens d’élever leurs enfants, car parmi tous ces gens précaires ne l’oublions pas, il y a énormément de travailleurs pauvres.

Troisième mesure : Le gouvernement a décidé d’investir massivement dans la formation de la jeunesse : lutte contre le décrochage scolaire, réforme de l’apprentissage, et plan d’investissement dans les compétences. https://solidarites-sante.gouv.fr/affaires-sociales/lutte-contre-l-exclusion/investir-dans-les-solidarites/les-5-engagements-de-la-strategie-pauvrete/article/engagement-no-3-un-parcours-de-formation-garanti-pour-tous-les-jeunes

Bon là franchement, on se moque du monde, tout ce qu’ils ont à proposer, c’est de repérer les jeunes en voie de déscolarisation et les traîner par la peau du fion dans les missions locales… Et le tout pour un demi-million d’euros ! Mais dans ce cas, pourquoi ne pas envisager directement des formations professionnelles ? Pourquoi ne pas embaucher ces jeunes, même en contrat à durée déterminée pour des missions de service public pour leur mettre le pied à l’étrier ? Accompagner les jeunes vers l’emploi, je veux bien, mais encore faudrait-il commencer par créer ces emplois ! Encore une fois toujours cette lubie qui voudrait que le chômage ne soit que le résultat d’un manque de compétence ou de volonté générale. S’il y a du chômage, c’est parce que les gens sont feignants, c’est bien connu, et les jeunes encore plus…

Quatrième point, alors là attention on fait fort : « Trop de familles, de travailleurs pauvres ou de personnes en situation d’exclusion méconnaissent leurs droits. Beaucoup d’entre elles refusent la stigmatisation qui s’attache au fait de toucher des prestations sociales, dans une société qui tend de plus en plus à culpabiliser la pauvreté, faisant progressivement prévaloir la responsabilité des individus en cas de difficulté sur celle de la collectivité. Cette lutte contre le non-recours exigera un effort accru des pouvoirs publics sur les territoires à travers la généralisation des accueils sociaux uniques, mais aussi et surtout dans le domaine numérique, à travers une simplification drastique des démarches et un meilleur accompagnement humain à l’usage du numérique, en lien avec la stratégie nationale pour un numérique inclusif du gouvernement. » https://solidarites-sante.gouv.fr/affaires-sociales/lutte-contre-l-exclusion/investir-dans-les-solidarites/les-5-engagements-de-la-strategie-pauvrete/article/engagement-no-4-vers-des-droits-sociaux-plus-accessibles-plus-equitables-et

Là, il s’agit d’inciter les gens à avoir recours à leurs droits, c’est bien, car il est vrai que beaucoup hésitent du fait du regard des autres, des idées reçues et du manque d’information, mais juste après…

« Par ailleurs, le maquis des prestations sociales n’incite pas à la reprise d’une activité : alors que près de la moitié des allocataires du RSA le sont depuis au moins quatre ans, la complexité des règles ne leur permet pas de savoir si la reprise d’un emploi améliorera réellement leur situation financière. »

…juste après on stigmatise ! L’idée principale de ce quatrième point est la mise en place d’un revenu universel, mais qui incite à l’activité ; en réalité soyons clair, il s’agit de mettre un terme au RSA tout simplement et même si je ne suis pas contre le fait d’inciter au bénévolat pour les personnes sans activité, (et sans enfant puisque notre société ne considère plus qu’être parent d’enfant en bas âge soit une activité et que je ne partage pas cet avis), le fait est qu’il s’agit d’éradiquer les bénéficiaires de minima sociaux, qu’ils acceptent de se contenter d’un travail ingrat et sous-payé, puisque pour la plupart, c’est à peu près tout ce à quoi ils peuvent prétendre. Le gouvernement et les mentalités ne prennent que rarement en compte les parcours de vie de chacun ayant conduit les uns et les autres à des situations de misère, car si vivre avec le RSA était facile, ça se saurait ; c’est rarement un choix. Tout ceci est question d’opinion, mais j’ai peine à croire que le gouvernement décide de revoir le système de minima pour y perdre ! Entre autres, on nous parle de revalorisation de la prime d’activité pour 3.2 millions de ménages…à hauteur de 80 euros… Festoie manant !

Un autre aspect de ce point : c’est l’accès aux soins, voilà qui est intéressant :

« Afin de simplifier radicalement l’accès aux droits de santé pour les personnes les plus vulnérables, l’aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS), marquée par un taux de non-recours supérieur à 50 %, sera intégrée à la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-c) avec une participation financière inférieure à 1€ par jour. »

30 euros par mois ? Cette mesure permettrait à 200 000 personnes supplémentaires de bénéficier de l’aide à la santé, sauf que pour les personnes âgées notamment, le prix des mutuelles est un véritable scandale dépassant souvent les 100 euros par mois, et ce serait probablement un meilleur angle d’attaque. Stopper le racket aux assurances dont nous sommes de plus en plus victime, mais ceci est un autre sujet, et d’autre part le fait de prévoir que 200 000 personnes puissent bénéficier d’une aide prouve que le gouvernement n’est pas très optimiste quant à la réduction de la pauvreté dans ce pays, puisque qu’avoir recours à ce genre d’aide signifie que les moyens sont limités.

Un petit détail vu sur cette même page et qui me chiffonne : « la mise en place du coffre-fort numérique, pour que chaque citoyen qui le souhaite dispose d’un espace de stockage sécurisé de ses données personnelles ». Je me demande ce que ça vient faire là ? Et a-t-on vraiment envie de confier nos données personnelles au gouvernement ? Comme s’ils ne les avaient pas déjà.

Cinquième et dernier point  : « La sortie durable de la pauvreté repose sur l’autonomie par le travail. Cela suppose de refuser une société dans laquelle une partie de nos concitoyens serait considérée comme « inemployables » avec les minima sociaux comme seul horizon. Or, depuis la crise de 2008, la dépense d’allocation du RSA a progressé de 80%, quand la dépense moyenne d’insertion reculait de près de 40% et que se sont creusées les inégalités entre les départements en matière d’accompagnement. A rebours de cette dérive, la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté une ambition inédite d’accompagnement pour tous les allocataires des minima sociaux, trop souvent livrés à eux-mêmes. » https://solidarites-sante.gouv.fr/affaires-sociales/lutte-contre-l-exclusion/investir-dans-les-solidarites/les-5-engagements-de-la-strategie-pauvrete/article/engagement-no-5-investir-pour-l-accompagnement-de-tous-vers-l-emploi

Bon ici on va faire court, c’est le flicage des allocataires avec tous les pièges qui nous attendent, puisqu’en effet, le principe est toujours le même : considérer que le chômage est le seul fait du manque de volonté ou du manque de capacité des sans emploi. Évidemment le problème étant tout autres, cela va pousser les allocataires vers des emplois précaires et de courtes durées, ce qui devrait largement favoriser les chiffres du chômage, mais cela ne fera que cacher la misère plutôt que de la résoudre. Créer de l’emploi reste bien sûr une clef pour l’éradication de la misère mais cela passe par des emplois dignes et des salaires convenables. Le forcing ne sera pas créateur d’emploi.

Voici le résumé, est-ce que ceci va éradiquer la misère ? J’en doute fortement. 8.5 milliards d’euros, soit même pas 1/5 de la fortune de Bernard Arnault, déjà une première réalité qui fait mal. On est en droit de se demander si les personnes et les enfants les plus touchés ne méritent pas dans leur ensemble plus de moyens qu’un seul homme, roi de l’industrie du luxe ou pas ! En outre, on peut se demander si cet argent n’aurait pu être mieux investi, la question est complexe. Dans tous les cas, il reste clair selon moi, que le problème de la pauvreté repose avant tout sur les inégalités et les abus des grandes multinationales. Les salariés modestes sont simplement sous considérés, les salaires sont trop bas, et il faut bien le dire : le chômage est un outil permettant justement de fragiliser les salariés. À titre personnel, je ne vois pas de réelle volonté d’en finir avec la misère loin de là, ces mesurettes ne régleront aucun problème de fond et la pauvreté en attendant continue de faire souffrir bon nombre de nos compatriotes et surtout de nos enfants, et les enfants de ce pays sont la responsabilité de tous.

Je vous ai dressé un panorama de la pauvreté dans ce pays qui touche des millions de personnes et je vous aie présenté les grands traits du « plan » imaginé par le gouvernement pour en finir, mais concrètement, il me paraît assez évident que tout cela relève plus de la mascarade que d’autres choses. Je vous laisse les liens nécessaires et les plus sérieux possible pour que vous puissiez par vous-mêmes creuser le sujet et vous faire votre opinion. Cet article sera suivi d’autres enquêtes sur l’état notamment de l’imposition et de la réalité de l’emploi dans ce pays qui viendront compléter cette analyse, car pour se faire une véritable idée de réalité du niveau de vie des Français et comprendre mieux les causes des difficultés des plus démunis, il faut avoir une vision globale du budget des familles et des conditions nécessaires et souvent difficiles pour s’approprier ce budget.

La France est comme beaucoup d’autres pays Occidentaux, un pays riche remplit de pauvres, et même en comparant notre niveau de vie général à celui des pays les plus pauvres du monde, cela ne veut pas dire pour autant que la situation est juste et que nous devons l’accepter.

Visitez la chaîne :

https://www.youtube.com/watch?v=QsplzM6DVew

Quelques liens :

https://www.capital.fr/votre-argent/le-nombre-impressionnant-de-seniors-qui-vivent-quasiment-sans-rien-1307596?amp

http://www.onpes.gouv.fr/

https://solidarites-sante.gouv.fr/affaires-sociales/lutte-contre-l-exclusion/acces-aux-soins-des-personnes-en-situation-de-precarite/article/precarite-acces-aux-soins


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28 réactions à cet article    


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 13 février 14:54

    Et ce qui empire encore plus le phénomène, c’est que nous pauvres en solutions. 


    • aimable 13 février 15:42

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      nous ne sommes pas pauvres en solutions , je crois surtout que sommes en volontés politiques. Avec le politique tant que l’humain sera en balance avec le fric , l’humain sera toujours le grand perdant .


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 13 février 14:58

      Je viens de lire un article sur Médiapart sur le fascisme vert (https://blogs.mediapart.fr/tiberijac/blog/130916/le-hitler-vert-bientot-lecofascism. Sait-on qu’Hannah ARENDT est à l’origine du mouvement. Ma réponse :En Indes, un village entier s’est déplacé pour voir revenir les tigres. Dans les bidonsvilles la stérilisation forcée est imposée. Rien à voir avec l’eugénisme. L’hitlérisme au contraire voulait (en fait que voulait exactement Hitler,... ?). Avec les lebensborn, il voulait que la race aryenne domine le monde. C’est très différent du PRINCIPE DE REALITE. La stérilisation n’est pas un eugénisme. Ce sera cela ou la guerre pour rétablir l’équilibre sur terre. 


      • Nicolas_M Nicolas_M 13 février 15:16

        Vous confondez 2 notions qui selon moi n’ont rien à voir : la pauvreté et la misère.

        La pauvreté, c’est effectivement un indicateur défini à partir du niveau de revenus médian. Un étudiant qui bosse à McDo les weekend pour toucher 500€ par mois, tout comme un quinquagénaire au RSA à 500€ par mois, sont considérés comme pauvres.

        Mais là où l’étudiant va bénéficier d’un internat à 100€ le trimestre (cas réel dans une prépa au nord de Lyon que j’ai visité récemment) et va pouvoir économiser pour partir à Ibiza l’été car il n’a aucun frais, le senior qui paye 400€ de loyer pour son 30m2 décrépi sera obligé d’aller aux restau du coeur et bientôt de dormir dans sa voiture.

        Il ne faut pas luter contre la pauvreté ou définir de revenu universel. 1€ à Paris ne vaut pas 1€ en Lozère. Il faut luter pour que tout le monde sorte de la misère, c’est à dire que tout le monde puisse accéder à un logement décent, à la nourriture, au chauffage, aux transports et un environnement social sain. Ce qui n’a rien à voir avec l’argent.


        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 13 février 15:29

          @Nicolas_M

          Sauf que 50% des SDF sont des cas psychiatriques graves qui devraient se trouver en H.P. Et cela coûte très cher à la communauté qui n’a déjà plus les moyens de payer des médecins aux urgences. Vous me direz : l’argent est là, il suffit,....


        • Fergus Fergus 13 février 15:43

          Bonjour, Chroniqueshumaines

          Merci pour ce zoom détaillé sur les différents aspects que prend la pauvreté dans notre pays. Sur bien des aspects, cette réalité est insupportable et choquante.

          Il convient toutefois de ne pas amalgamer la pauvreté au mouvement des Gilets jaunes. Certes, il y a des pauvres parmi ces derniers, mais ils sont loin d’être la majorité du genre.

          En fait, si l’on en croit les observations sociologiques que ce mouvement a suscitées ici et là, il semble bien qu’il y ait très peu de pauvres parmi les Gilets jaunes. Cela n’a rien d’étonnant : plus les gens sont dans la galère, plus ils sont déstructurés au plan social et perdent leur combativité. C’est une constante bien connue des associations, et une réelle difficulté pour les militants dont le rôle consiste à accompagner les plus démunis.


          • foufouille foufouille 13 février 16:59

            @Fergus
            il y a zéro bourgeois et riche chez les gilets jaunes qui ont surtout peur de devenir pauvre en majorité.


          • Fergus Fergus 13 février 17:36

            Bonjour, foufouille

            « il y a zéro bourgeois et riche chez les gilets jaunes »

            Des riches, sans doute pas, je suis d’accord. Et peut-être pas des « bourgeois » non plus au sens où tu l’entends.
            Mais en revanche des gens relativement aisés appartenant aux classes moyennes, désolé mais il y en a : certains sont retraités, d’autres artisans ou professions libérales, quelques-uns sont même des petits patrons du genre de ceux qui ont participé au mouvement des Bonnets rouges.


          • Claire Claire 13 février 17:53

            @foufouille

            il y a zéro bourgeois et riche chez les gilets jaunes

            Tu te trompes foufouille ! J’ai deux amis entrepreneurs français qui m’ont avoué avoir manifesté avec les Gilets Jaunes. Ils ne sont pas légion, j’en conviens aisément, mais il y en a qui sauvent l’honneur...


          • foufouille foufouille 13 février 17:53

            @Fergus
            je ne pense aisé soit la classe moyenne, c’est juste vivre normalement de pouvoir se payer des extras comme le resto une fois par semaine.


          • Dom66 Dom66 14 février 11:10

            @Claire

            Salut Claire,

            exact, et moi j’ai une bonne retraite et aucun problème pour finir le mois, mais je suis GJ, car je suis triste de voir comment des Français souffrent financièrement alors que d’autre se gavent et que nos pourris de gouvernants s’en mettent plein les fouilles.

            Je suis donc solidaire du peuple qui lutte.

            Peine de prison pour une maman qui à voler pour 10€ de nourriture, et les BalKany et Cahuzac entre autres, qui rigolent. 


          • Aristide Aristide 14 février 13:08

            @Dom66

            je suis triste de voir comment des Français souffrent financièrement alors que d’autre se gavent ...
            Je suis donc solidaire du peuple qui lutte.

            J’aime bien cette notion de solidaire consistant à désigner d’avance ceux qui devront faire les efforts ... Solidaire mais ....


          • Fergus Fergus 14 février 13:27

            Bonjour, Dom66

            « Peine de prison pour une maman qui à voler pour 10€ de nourriture »

            Cela n’a pas dû arriver depuis des dizaines d’années ! La dernière fois où une affaire de ce type a été commentée sur le web, il est apparu que la femme en question était multirécidiviste et pas en « situation de nécessité ».

            Cela dit, d’accord avec vous pour le soutien aux Gilets jaunes sincères, ceux qui ne sont pas des casseurs et qui défendent les droits des plus modestes à vivre dignement.


          • oncle archibald 13 février 16:05

            « la plupart des données publiques disponibles considèrent le seuil de pauvreté à : 60 % du revenu médian » .... "en imaginant qu’avec les prix actuels le salaire médian soit de 1000 euros, alors il faudrait toucher moins de 400 euros pour être considéré comme un pauvre".

            Jean Michel Blanquer, notre excellent ministre de l’EN a raison. Il faut faire un effort sur le primaire afin qu’au terme du CM2 chaque Français sache lire écrire et compter correctement.


            • aimable 13 février 16:15

              @oncle archibald
              A une certaine époque le préparatoire apprenait a lire le cm1 apprenait a comprendre ce que nous lisions , par contre des retardataires il y en a toujours eut .


            • oncle archibald 13 février 16:44

              @aimable

              A une certaine époque Mademoiselle Lion qui fut mon institutrice téléphonait à mon père pour lui dire que j’avais fait 11 fautes à la dictée du jour et que désormais elle me garderait le soir une demi heure de plus après les cours pour mettre un peu d’ordre dans cette situation pour elle insupportable !


            • baldis30 13 février 17:06

              « L’accès à la connaissance et à une bonne éducation est aussi un problème majeur, et là lorsque l’on met le nez dans la réalité, alors nous pouvons constater que la situation pour beaucoup est critique, voire même désespérée. »

               OUI et cent fois OUI .... mais en avez-vous parle à Spartacus qui sur d’autres discussions semble avoir des idées ... ?


              • baldis30 14 février 16:53

                @baldis30

                d’ailleurs voici ce qu’il en pense et ma réponse  !

                @Spartacus

                « S’attaquer aux causes de la pauvreté commence ».......
                par s’attaquer à la pauvreté intellectuelle et humaine de Spartacus


              • Claudec Claudec 13 février 18:45

                À propos de la pauvreté, de sa définition, de ses causes fondamentales, des moyens de la maîtriser et d’éradiquer la pauvreté profonde, Invitation à voir ici-même :

                https://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=206010


                • titi 14 février 01:19

                  « plusieurs catégories de personnes semblent particulièrement touchées par la pauvreté : les familles monoparentales »

                  La Loi prévoit une obligation alimentaire entre parents et enfants.

                  Enfant reconnu ou pas reconnu désormais l’ADN permet de rétablir les filiations.

                  Même si Monsieur ou Madame se sont barrés en laissant le second géniteur seul avec les morveux, il n’empêche qu’ils ont une obligation alimentaire.

                  Je ne comprend pas pourquoi on applique pas tout simplement la Loi ?


                  • Claudec Claudec 14 février 08:41

                    @titi
                    Vous semblez considérer que la famille monoparentale ne peut résulter que de la séparation des parents ou de l’abandon par l’un d’entre eux. Vous oublier ce désir d’enfants qui pousse tant de femmes (souvent jeunes) à satisfaire ce désir en se foutant plus ou moins de qui est (ou sont) le(s) père(s) et encore plus de faire leur vie avec lui (ou l’un d’entre eux). Sans compter d’autres cas plus banaux, comme le veuvage, la maladie etc.


                  • titi 14 février 09:10

                    @Claudec

                    La fille peut le désirer seule et prendre le géniteur au piège : dans ce cas je ne vois pas en quoi je devrais être solidaire d’un choix personnel.

                    Dans le cas où le géniteur était au courant, là encore je ne vois pas en quoi je devrais être solidaire.
                    Faire un gosse ce n’est pas comme acheter une nouvelle étagère chez Ikéa… ça engage pour au moins 20 ans.
                    Si des couples ne sont pas aptes à la comprendre alors a vraiment un vrai problème qui n’est pas un problème de solidarité, mais un problème d’aptitude intellectuelle.
                    Et dans tous les cas, l’obligation alimentaire s’applique.
                    C’est un peu trop facile de dire « monsieur ne paie pas sa pension alimentaire », alors ce sont les autres Français qui vont se substituer.

                    Il y a des lois. Appliquons les. C’est trop facile de se défausser des ses responsabilités. 

                    Et pour les cas que vous me citer : veuvage, maladie, je ne pense pas que ce soit le cœur du débat.


                  • zygzornifle zygzornifle 14 février 09:52

                    Ils n’ont même plus la force de traverser la rue .....


                    • Ruut Ruut 14 février 13:19

                      C’est sur que si les chanteurs et chanteuses Français(es) avaient moins de faute de Français, dans leurs chansons, et moins d’anglicismes, ce serait plus instructif et bénéfique pour nos enfants. Pareil pour les Films, les Publicités et les JTs.

                      Le On a la place du Nous est une véritable horreur.


                      • baldis30 14 février 16:54

                        @Ruut

                        bonsoir
                         jadis il se disait
                         « ON » c’est un...... con


                      • Monika Karbowska 14 février 16:56

                        Macron, en versant la fameuse prime ridicule de 55 Euros pour laquelle 20 personnes ont été éborgnées l’a inclus dans le calcul du quotien familial : résultat, payée au SMIC avec un loyer de 700 Euros mon APL ; déjà réduite de moitié a été completement supprimée ! Il faudrait que Macron cesse de détruire les derniers mécanismes de redistribution qui reste de 1945. Quand il va supprimé les allocations pour les enfants, les gens vont déguster...


                        • maQiavel maQiavel 15 février 13:08

                          Je ne pense pas que le moteur l de tout mouvement de révolte soit la misère mais plutôt le déclassement.


                          • maQiavel maQiavel 15 février 13:10

                            Je veux dire : une population qui vit déjà dans la misère ne se révolte pas. Par contre , une population qui s’appauvri et qui craint de se retrouver dans la misère a en elle l’énergie nécessaire pour s’insurger. 

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