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Accueil du site > Tribune Libre > La « pensée » d’Alain Soral : Révolution ou réaction ?

La « pensée » d’Alain Soral : Révolution ou réaction ?

La « pensée » d’Alain Soral : Révolution ou réaction ?
 
Alain Soral est un essayiste français proche du FN, sans en être membre. Il soutient la candidature de Marine Le Pen pour la campagne présidentielle. Son dernier livre s’est vendu à 28 000 exemplaires, ce qui constitue un succès modéré. Ses lecteurs sont des jeunes et beaucoup sont d’origine immigrée. Il suffit pour s’en convaincre d’aller voir les commentaires sur ses sites[1].
 
Soral tente de rallier aux idées d’extrême droite un public qui ne lui est traditionnellement pas attaché : de jeunes Français issus de l’immigration qui aspirent à bac + 3.
 
La croissance basée sur l’endettement des années 1990 et 2000 a fait place, depuis la crise de 2008, à une précarité accrue touchant les plus démunis, mais aussi, et c’est nouveau, les classes moyennes. Et notamment une partie des jeunes salariés issus de milieux populaires qui ayant fait des études plus poussées que leurs parents, pouvaient prétendre à des emplois mieux rémunérés et protégés. Soral s’adresse à ces jeunes qui, ayant terminé leurs études ou non, voient leur avenir en berne. L’ascenseur social est en panne et la colère gronde. Pour ceux dont les parents sont immigrés, la situation est pire encore, car ils doivent aussi faire face à la discrimination raciste.
Cette légitime colère ne sera payante qu’en ciblant les vrais responsables de la crise : le grand capital. Elle ne sera efficace que si elle se lie au mouvement ouvrier. Mais c’est là que le bât blesse… Les partis de gauche en France, comme le PS, ne remettent pas en question la domination des financiers. En politique étrangère, il y a unanimité à gauche pour le soutien à l’impérialisme français en Libye et en Syrie. Le PS ne dénonce pas la politique d’apartheid de l’État d’Israël contre les Palestiniens. Et pour couronner le tout, nombreux sont ceux, à gauche, qui s’associent au discours stigmatisant l’islam au nom de la défense de la laïcité républicaine.
L’objectif de Soral est de rallier un électorat jeune, déçu de la gauche et d’origine immigrée. Pour l’heure, il travaille sur le terrain idéologique afin de former de futurs cadres de la droite extrême, capables d’encadrer les quartiers des banlieues populaires. Il se présente d’ailleurs lui-même comme un « producteur de concept », un idéologue en somme.
 
Politiquement incorrect
 
Mais comment réussir le tour de force de rapprocher du FN des petits enfants français des premiers immigrés algériens qui ont connu le FLN et la décolonisation ? Le FN est dirigé par Marine Le Pen, soit la fille spirituelle et biologique du père, lieutenant parachutiste, engagé volontaire en Algérie pendant la guerre d’indépendance pour maintenir l’empire colonial français ! Soral est d’ailleurs, quoiqu’il s’en défende, un nostalgique de la grandeur coloniale de la France : « Plus je vois la merde noire (corruption, intégrisme, généraux…) dans laquelle l’Algérie s’enfonce un peu plus chaque jour, plus je découvre en images que les seules choses qui tiennent encore debout là-bas (infrastructures, urbanisme…) sont celles que la France coloniale y a construites, plus je me dis que leur seul espoir, c’est qu’on y retourne[2]. » Ce n’est certes pas un tel discours qui peut convaincre…
Mais il est beaucoup plus séduisant chez Ardisson lorsqu’il dénonce le discours des médias sur les « islamo-violeurs des banlieues » à propos des tournantes au bas des immeubles. Il y affirme que « les musulmans violeurs ça n’existe pas, soit on est un violeur et on est un délinquant, un sous-prolétaire américain d’imitation […] soit on est un mec qui est dans la religion et on ne viole pas ».
Soral est un adepte du discours sur la perte des valeurs dans la société : « les films pornos qui ne leur donnent pas une image très respectable de la femme occidentale […] la misère sexuelle, elle est pour les garçons de banlieue […] il y a toujours la possibilité pour la jolie beurette de se sortir de la banlieue en allant proposer ses fesses dans les boîtes de nuit[3]. »
Il apparaît comme un défenseur de l’islam lorsqu’il répond à une interview du plus important site Internet musulman d’expression française Oumma.com : « Oui, le piège du rap, tendu par les médias du pouvoir pour pousser le Franco-Maghrébin à s’identifier au noir américain du ghetto […] la culture musulmane produit des hommes élevés dans des valeurs[4]. »
Il se présente comme un rebelle « antisystème », dénonçant un complot des élites, toujours en des termes vagues d’ailleurs. Morceau choisi : « Tout le pouvoir, c’est les réseaux […] c’est l’oligarchie bancaire qui coopte des gens en leur faisant comprendre qu’ils auront leur part du gâteau s’ils participent au projet de domination […] on voit bien qu’au Siècle il y a tout ce monde-là, c’est les gens qui participent au pouvoir, c’est-à-dire les élites […] on est dans le monde de l’hyperclasse mondialiste[5]. »
Il veut dénoncer la domination des banques et de la finance internationale tout en sauvegardant le capitalisme. Il n’attaque jamais la mondialisation capitaliste, mais bien le mondialisme : « Le mondialisme n’est pas la mondialisation. […] Le mondialisme est un projet idéologique […] qui travaille à la mise en place d’un gouvernement mondial et à la dissolution de toutes les nations du globe en une seule humanité. […] la mondialisation — processus d’échanges dus au progrès technique — pourrait tout aussi bien se satisfaire d’un monde multipolaire fait de nations pratiquant un protectionnisme réciproque et raisonné[6]. »
Soral s’en prend toujours à l’impérialisme américain et à son allié sioniste, ce qui plaît : « on cherche à obtenir des gens dans les médias un soutien inconditionnel à Israël […] si t’es antisioniste ou judéocritique, tu dégages[7]. » Pourtant, il ne parle jamais de l’impérialisme français. Il veut d’ailleurs occulter tout bilan, toute réflexion sur le passé colonial français : « la culpabilisation du peuple de France qui n’a rien à voir avec la Collaboration […] l’antisémitisme », ni avec l’esclavage et la colonisation. Il ne faut plus en parler, car ça entretient la « haine de la France[8] ».
Lorsqu’il condamne l’hypocrisie du PS et de l’UMP qui tiennent un discours de défense des droits de l’homme tout en soutenant Israël et les interventions en Libye et en Syrie, il fait mouche : « Le droit-de-l’hommisme est, aujourd’hui, le bras armé idéologique du mondialisme[9]. »
Il présente l’élite au pouvoir en France comme étant au service du sionisme : « Bernard-Henri Lévy, qui défend les intérêts israéliens, a donné l’ordre à l’armée française, au-dessus de Juppé, qui n’était pas très chaud pour y aller, de déclarer la guerre à la Libye sans recourir à un vote du parlement. » Selon lui, il fallait pour Israël avoir une « présence militaire impériale proche des frontières de l’Égypte […], car si les frères musulmans et l’armée égyptienne s’entendent, le blocus de Gaza c’est fini[10] ». En attendant, les entreprises françaises, surtout Total, ont de beaux jours devant elles en Libye[11], les frères musulmans ont gagné les élections, quant à Gaza…
Il faut lire l’allocution de Soral prononcée à Villepreux le 2 novembre 2008 sur « Le politiquement incorrect comme idéologie de résistance au mondialisme[12] » pour bien comprendre comment il s’intègre dans ce vaste courant de la critique d’extrême droite qui substitue au discours anticapitaliste et anti-impérialiste, un discours sur les valeurs : « Le politiquement incorrect n’est en rien un inutile jeu de provocations. C’est, même […] la doctrine de résistance au mondialisme. […] nous pouvons, nous nationaux, en tant que seuls critiques efficients […] devenir les maîtres à penser de demain et incarner, nous et nous seuls, le renouveau du Génie français ! ». Cette nouvelle élite, nourrie au biberon de la pensée Nouvelle droite pour diriger la France de demain en occupant le terrain déserté par la gauche.
Tout comme Marine Le Pen, Soral aime entretenir la confusion politique en parlant alternativement du système UMPS et de la résistance au mondialisme. « J’aime certains gars de banlieues pour ça, j’aime Le Pen pour ça […] Ce sont encore des hommes […] toutes ces merdes du système UMPS […] J’aimerais bien voir le jour où ça va péter dans la rue, comment ils vont se comporter […] moi je suis prêt déjà à ça, pas eux[13]. » Cette saillie provocatrice, mêlée de fanatisme et de culte du surhomme pourrait prêter à sourire. Elle est néanmoins typique du personnage et du fond de ses idées politiques. Lorsque ça va « péter » comme il dit, on peut se demander si lui et ses copains du FN seront du bon côté, ou s’ils joueront, comme toute l’histoire l’a montré, le rôle de gardiens du capitalisme, de bourreaux du mouvement ouvrier. En attendant, ce côté rebelle contestataire et prêt à en découdre plaît à des jeunes qui se trompent de colère.
 
Parcours d’un rebelle autoproclamé
 
Alain Bonnet de Soral est né le 2 octobre 1958 à Aix-les-Bains. Il se présente comme suit : « Je suis donc un atypique, fils de bourgeois déclassé, ayant passé son enfance au milieu des communistes dans une cité-dortoir, mais allant au collège Stanislas […] comme la plupart des marginaux que je croise dans les squats et autres lieux alternatifs qui me permettent de survivre et d’échapper au salariat. […] J’ai toujours été un fervent patriote […]. Mon virage vers le communisme et le PCF […] je m’essaierai, toujours pour survivre, au journalisme et à la publicité. […] nous faisons campagne pour le “non” à Maastricht… Une campagne pour le non où PCF et FN se retrouvent dans le même camp… […][14]. »
Nous sommes alors en 1993, après la chute du socialisme en URSS. Le PCF, comme nombre de partis communistes européens, est en pleine débâcle. Soral, estimant sans doute qu’il a misé sur le mauvais cheval, entame un tournant qui l’amènera en 2005 à adhérer au Front national de Jean-Marie Le Pen. En novembre 2007, il devient un cadre du parti d’extrême droite en intégrant le comité central du FN.
Au début des années 1990, il est donc au PCF, mais participe à l’appel de Jean-Paul Cruse pour créer un large front ni droite, ni gauche[15] rassemblant « Pasqua, Chevènement, les communistes et les ultranationalistes […] la civilisation contre la marchandise — et la grandeur des nations contre la balkanisation du monde [… contre] Wall Street, le sionisme international, la bourse de Francfort et les nains de Tokyo[16]. » Le PCF condamna promptement ce projet de rapprochement « rouge-brun » qui tourna court. Pour Alain Soral, ce fut une école. C’est à l’Idiot international de Jean-Edern Hallier, un journal pamphlétaire et anarchiste de droite, que s’opère ce rapprochement entre déçus de la gauche communiste et électrons libres de la droite extrême. L’initiative est soutenue par Alain de Benoist, qui fut l’un des plus influents penseurs de la Nouvelle Droite. Il fonde le GRECE (Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne) en 1969 pour lutter contre Mai 68 et la domination des idées de gauche dans la société moderne. Une bonne partie des jeunes cadres du FN et de l’UMP ont été fortement influencés par ce courant qui a joué un rôle de catalyseur du rapprochement actuel entre la droite dure et la droite extrême.
« Il me paraît clair que, depuis la ratification du traité de Maastricht, l’ennemi est le capitalisme financier mondialiste, dont l’Europe est le cheval de Troie. […] Il me paraît clair aussi que le seul homme politique qui peut combattre ce système ne peut être qu’un nationaliste[17]. » Soral écrit ceci en 2007, en parfaite continuité avec ses débuts en politique en 1993. Mais s’il y a continuité idéologique, la fidélité des engagements n’est pas son fort. Il claque la porte du FN en 2009, déçu de ne pas avoir été choisi comme tête de liste en Île-de-France. Il anime alors avec l’humoriste Dieudonné une liste antisioniste aux élections européennes de 2009 qui connaît un échec cuisant. Il fonde ensuite le collectif Égalité et Réconciliation afin « de créer l’union sacrée de la gauche patriote et de la droite antifinancière, afin d’atteindre le pourcentage électoral qui permettra au peuple de France de reprendre le pouvoir par les urnes[18] ». Aujourd’hui, il se sert de cette association comme tremplin pour faire sa publicité et peut-être gagner son retour au FN en soutenant Marine Le Pen lors de la campagne présidentielle de 2012, mais cette fois en restant à l’extérieur du FN.
 
Les grandes constantes de la « pensée Soral »
 
Essayons maintenant de déceler ce qui est constant dans ses écrits, ce sur quoi il insiste. Voyons ce qui se cache derrière la rhétorique droite des valeurs, gauche du travail.
 
Il n’y a pas de danger fasciste aujourd’hui en France
 
Mais il doit pour cela pratiquer un double discours sur le danger de la montée du FN et dénoncer tous ceux qui veulent maintenir le cordon sanitaire. « En fait, pour qu’il y ait fascisme, il faut qu’il y ait démocratie — et pour pousser la précision plus loin, qu’il y ait démocratie en crise et risque de prise du pouvoir par les communistes […]. Dès lors, parler de menace fasciste dans le monde unipolaire d’aujourd’hui a très peu de sens[19]. » « Les mêmes qui avaient sponsorisé le fascisme des années 30 ont mis en place, dans les années 60, un système infiniment moins coûteux et bien plus efficace pour enlever au peuple toute volonté séditieuse… Et ce système s’appelle société de consommation[20]. » Nous sommes d’ailleurs en train d’en sortir avec le démantèlement des conquêtes sociales depuis les années 90. Une vérité pour deux gros mensonges :
— La bourgeoisie ne renonce jamais à la possibilité de la répression des masses par l’État à son service. Le fascisme n’est pas assimilable à une simple dictature militaire, il allie le terrorisme d’État à un mouvement de masse basé sur les éléments déclassés et sur les classes moyennes fragilisées par la crise, il fait suite à un échec majeur du mouvement ouvrier.
— Le fascisme n’est pas un phénomène qui émerge du jour au lendemain, il a besoin de temps et d’un climat propice pour apparaître. Aujourd’hui, les capitalistes veulent faire porter aux travailleurs le poids de la crise économique qui a commencé en 2008. En France, les luttes contre la réforme des retraites du ministre Woerth n’ont pas réussi à la stopper. D’autres luttes viendront. Face à la résistance croissante des masses populaires, une alliance FN-UMP brisant le cordon sanitaire est possible. Elle inaugurerait une période de restriction stricte des droits démocratiques donc des possibilités pour les forces de gauche, y compris les syndicats, de résister aux attaques du Capital contre le Travail. Cette alliance existe déjà en Françafrique où beaucoup de cadres du FN font leurs premières armes[21]. Elle existe déjà dans les médias, où le discours du FN est de plus en plus banalisé grâce aux « intellectuels médiatiques » proches de Sarkozy comme Éric Zemmour ou Pascal Bruckner.
Son discours soi-disant réconciliateur masque d’ailleurs assez mal sa haine viscérale contre ceux qui ont efficacement combattu la domination fasciste : « Un antifascisme désormais sans fascistes » issu de l’alliance entre gaullistes et PCF pour masquer la « domination du Capital dans sa forme la plus parasitaire — anti-industrielle et financière[22]. »
À la fin de son livre, Comprendre l’Empire, Soral compare fascisme et communisme pour mieux défendre les expériences fascistes : « Les opposants sérieux à la démocratie moderne : du nationalisme intégral de Charles Maurras à la République islamique d’Iran, en passant par l’Ordre noir de la SS cher à Heinrich Himmler, cette même tentative de juguler le pouvoir de l’argent par le retour au pouvoir absolu d’un ordre à la fois militaire et religieux. La seule puissance militaire, sans le secours du sacré face aux forces de l’argent, conduisant inéluctablement à la défaite, comme en témoignent les expériences communistes et fascistes européennes, le panarabisme, le baasisme[23]. » Mais ce genre de citation révélatrice est noyé dans un flot de diatribes contre le pouvoir des banques, contre Israël, contre l’impérialisme américain, jamais contre l’impérialisme français, cela s’entend.
 
La France !… Quelle France ?
 
« Pour ceux qui n’auraient pas compris le raisonnement : il n’existe pas de lobby juif en France, puisque c’est interdit ! » Pour ceux qui n’auraient pas encore compris Soral : le lobby judéo-maçonnique domine le monde puisque tous les présentateurs télé juifs français veulent sa peau. Ce qui lui permet d’affirmer qu’il suffirait de changer d’élite dirigeante (en balayant les juifs pour commencer) pour que tout rentre dans l’ordre, puisque le système ne fonctionnait pas si mal du temps de l’âge d’or, à l’époque de De Gaulle. « Il faut que les élites légitimes, patriotes, françaises reprennent le pouvoir sur ce pays […] refaire une Constitution […] sortir de l’Europe […] arrêter avec l’euro […] reposer la question nationale et identitaire intelligemment […] échapper à la dictature du mondialisme financier[24] » en soutenant l’impérialisme et les bons capitalistes patriotes français…
« Je me souviens de la banlieue populaire des années 60 […] les travailleurs y vivaient en bonne intelligence, et dans le plein emploi […] Aucun racisme contre les anciens immigrés […] les seuls qui posaient problème, déjà, c’étaient les Algériens qui se tenaient à l’écart dans la solitude, la peur, l’islam[25]. » Il fait comme si cette cohésion, cette harmonie supposée des quartiers populaires étaient organiques au « bon peuple français » : « Une communauté française dans les faits, la moins raciste du monde puisque peuplée majoritairement, et jusque-là sans trop de problèmes, d’anciens étrangers[26]. » Les peuples ont des caractéristiques politiques qui sont comme inscrites dans leurs gènes : « Le Français a toujours tendance à prendre le parti du plus faible et de l’humilié[27]. » En bref, la France est la patrie des droits de l’Homme inscrite dans les gènes des Français et non dans l’histoire des luttes de classes acharnées pour les droits sociaux et démocratiques. Quid de la colonisation française, une des plus féroces pourtant (Indochine, Algérie, etc.) ? Quid de la néo-colonisation en Françafrique ? Quid du travail du PCF dans les banlieues après 1945 ; peut-être est-ce là qu’il faut trouver quelque réalité au mythe du « bon peuple français » ? Quid du massacre du 17 octobre 1961 ? Quid des bidonvilles de Nanterre ?
Toute analyse sérieuse d’un discours politique doit tenir compte de ses références historiques : la Commune de Paris ou le mouvement boulangiste visant à instaurer une dictature en France en 1888 ? Le Front populaire ou l’État français du maréchal Pétain ? Le FN, quant à lui, prétend : « nous ne rejetons rien de ce qui appartient à l’histoire de France[28] », dixit Le Pen sur France 2 en 1990, pour pouvoir réhabiliter ses vieux mythes racistes et élitistes, battus en brèche lors de la défaite des nazis en 1945. Ce discours ne prospère que sur le mensonge et la manipulation des masses. Il se croit permis de tout revoir : la traite des noirs, la colonisation, les chambres à gaz, la résistance et la collaboration, etc. Tout revoir, car il veut faire tourner à l’envers la roue de l’histoire.
Aujourd’hui, prétendre vouloir restaurer l’Ancien Régime le couvrirait de ridicule, voilà pourquoi Soral met tellement en avant le modèle gaulliste : un pouvoir présidentiel fort et nationaliste (une France forte et impérialiste).
« On peut globalement considérer la période d’après-guerre 1945-1973 comme une période de prospérité et de consensus social […]. Un régime d’économie mixte, libéral et social, résultant du programme du Conseil national de la résistance. » Et pourtant, il a quelques critiques : « le mythe de la trahison pétainiste et de la Résistance de gauche, profitable aux deux contractants […] [De Gaulle] avait pactisé par deux fois avec l’Empire : en 1940, en rejoignant le camp des alliés contre Pétain, puis en 1958, en achevant de liquider l’Empire français dans l’affaire algérienne[29]. » Soral reprend là deux griefs reprochés à De Gaulle par quasi toute l’extrême droite française après la Deuxième Guerre. Selon lui, De Gaulle n’a pas été écarté par le peuple suite aux actions de Mai 68 et du référendum de 1969, mais parce qu’il s’est opposé à l’Empire qui a manipulé (encore un complot, dont il ne nous dira rien d’ailleurs) pour l’évincer, car il avait la « volonté de retourner à l’étalon-or » et parce qu’il a condamné très mollement l’invasion de la Cisjordanie par Israël en 1967. Rappelons tout de même que la 4e République était le meilleur allié d’Israël et que De Gaulle a continué la politique de livraison massive d’armes à ce pays, en dépit de son double jeu vis-à-vis du monde arabe.
Sarkozy, l’homme des réseaux, traître à la France, car l’ayant réintégré dans l’Otan sous domination américaine (c’est uniquement cela qui dérange Soral). Traître, car ayant ratifié le traité de Lisbonne au mépris du projet d’Europe des Nations de De Gaulle, « l’abandon de la souveraineté nationale », contre l’Europe multinationale de la Constitution européenne. Mais qu’elle soit surtout ultralibérale, Soral n’en dit pas un mot. Traître à la France, car ayant fait entrer des gens que Soral considère comme étant de gauche (Kouchner) et des juifs sionistes (Attali et Klarsfeld) : « Soit en réalité l’union sacrée libérale, atlantiste et sioniste. » Traître, car il n’a pas assez passé les banlieues au karcher : « Un régime sécuritaire envers le peuple du travail sans jamais toucher à la délinquance des prédateurs sous-prolétaires et des prédateurs de l’élite[30]. » Il faut bien lire l’Abécédaire de Soral, afin de se rendre compte que le modèle gaulliste est une référence pour lui depuis dix ans[31].
 
Du bon impérialisme
 
« Notre intérêt, désormais solidaire de celui de l’Allemagne, n’étant pas non plus de rembourser une deuxième fois — via l’ONU — 80 % du coût de la guerre du Golfe aux Américains, pour nous avoir fait perdre tous nos marchés dans la Péninsule arabique. D’autant plus que le but ultime de cette nouvelle guerre impérialiste est de contrer la suprématie économique européenne, par la mainmise sur ses futures sources d’approvisionnement en énergies fossiles[32]. » Soral représente aux côtés des Le Pen, De Gaulle, De Benoist et autres réactionnaires une tendance de la grande bourgeoise française qui veut briser l’alliance avec les États-Unis. 
Ils sont nombreux aujourd’hui à droite à minimiser l’impérialisme français au moment même où il redevient agressif : les événements en Libye, en Côte d’Ivoire et plus récemment en Syrie en sont la preuve. Tandis qu’à gauche, on fait semblant de ne pas le voir, on dénonce Sarkozy, qui serait au service de l’impérialisme américain.
Or, l’impérialisme français est loin d’être enterré, et le grand capital français est tout sauf inféodé aux États-Unis, n’en déplaise à Soral : « En 1980, parmi les 500 plus grands groupes industriels du monde, 217 provenaient des États-Unis, 66 du Japon et 168 d’Europe…[33] » En 2008, la liste du magazine Fortune est la suivante : 140 groupes industriels américains, 68 du Japon, 37 de Chine et 179 de 18 pays européens. Quel est l’impérialisme qui se renforce le plus ? De ces 179, 39 sont français et 37 sont allemands. Fortune vient de publier le classement pour 2010 : États-Unis 139, Japon 71, Chine 46, France 39, Allemagne 37, Grande-Bretagne 29, Suisse 15, Pays-Bas 13, Italie 11, Canada 11, Corée du Sud 10, Espagne 10, etc.[34] Cette liste est essentielle pour voir les vrais rapports de force dans le monde ! L’impérialisme français est loin d’être mort et en Europe, allié bon an mal an à l’Allemagne, il se renforce. En fait, à deux (malgré des désaccords bien sûr, la rivalité ne s’interrompt jamais), ils se complètent pour dominer la politique européenne. L’axe Paris-Berlin voulu par Mitterrand et Kohl, initié par De Gaulle, est toujours vivace. Que l’on pense par exemple aux coups de force du couple Sarkozy-Merkel pour imposer l’austérité à tous les pays européens.
« Grâce à Zemmour, on a à nouveau le droit d’aimer son pays […] je l’aime bien […] il y avait des juifs à l’Action française qui montraient leur amour de la France en se convertissant au catholicisme, pour montrer qu’il n’est pas dans la double allégeance […] être juif, c’est pas seulement une religion, c’est aussi un peuple, une nation avec Israël […] si on aime la France comme il l’aime, on doit faire comme Marcel Dassault, comme Michel Debré, on doit se convertir au catholicisme […] qu’il aille jusqu’au bout de son assimilation, puisque lui aussi est un métis, un immigré, faut pas oublier, il vient du Maghreb, il est issu d’une double culture[35]. » Vous avez bien lu, l’important c’est de soutenir l’impérialisme français. Le but de Soral c’est de remplacer les élites mondialistes donc amorales et antifrançaises par de vrais Français nationalistes et catholiques. Pour rappel, Debré était ministre sous De Gaulle et Dassault, un puissant capitaliste du complexe militaro-industriel français. Alain Soral demandera-t-il la même chose aux jeunes musulmans qu’il fait semblant de chérir ? L’Islam ou la France, il faut choisir !
Soral essaie de manipuler les sympathies propalestiniennes et anti-israéliennes pour défendre un renouveau de l’impérialisme français nationaliste et conquérant. Lorsque Soral s’en prend au sionisme, nombreux sont ceux qui pensent qu’il attaque Israël, ce qui n’est pas tout à fait vrai : il en veut aux élites juives apatrides et cosmopolites : « Finalement, les sionistes essaient d’exister : une nation comme les autres […] je préfère cent fois les sionistes à ce genre d’antisioniste juif [comme Chomsky] ce qui les gène dans le sionisme [israélien] c’est que ça rabaisse le cosmopolitisme juif d’élite qui est chez lui partout comme le dit bien Attali […] si on était resté au projet de Herzl où les juifs pourraient vivre en tant que nation sans renouer avec le projet biblique qui est un projet de domination mondiale et mondialiste, je serais le premier des sionistes, car j’estime tout à fait sain qu’un juif veuille exister en tant que nation[36]. »
On comprend mieux pour qui roulent vraiment Alain Soral et Marine Le Pen. Le FN fait en quelque sorte une offre aux grands patrons : « Nous sommes forts, lâchez l’UMPS pour une France forte, alliée à l’Allemagne, protectionniste et impérialiste, choisissez le FN, allié à la droite de l’UMP. » D’où les appels du pied en direction de la droite de l’UMP et la droitisation de l’opinion savamment orchestrée par les médias. Les grands patrons font leur marché quand ils choisissent de soutenir telle ou telle tendance politique en fonction de leurs besoins du moment. Et aujourd’hui, ils ont de plus en plus besoin de museler les syndicats pour faire passer des réformes antisociales dont l’ampleur est inégalée. La social-démocratie et la droite classique manquent d’efficacité pour réprimer le mouvement ouvrier : la droite dure, décomplexée n’aura pas peur de s’attaquer aux droits démocratiques.
 
Du bon capitalisme
 
Soral : « seul le retour aux vieilles valeurs morales : respect des anciens, de la hiérarchie et de la parole donnée, sens de l’honneur et du beau, goût du rituel… peuvent produire une politique sociale. […] Une alliance de l’honneur et du producteur[37]. » Comme Sarkozy, Soral ne veut pas en finir avec le capitalisme, il veut le moraliser : il y aurait un « bon » et un « mauvais » capitalisme, à savoir, les capitalistes industriels patriotes contre les capitalistes financiers mondialistes. Encore un mythe… Soral ne dénonce pas le capitalisme en tant que tel, mais le capitalisme usuraire, le prêt à intérêts. Il suffirait donc de remettre les banquiers à leur place en réinvestissant l’État de ses droits entre autres régaliens comme le droit de battre monnaie, ainsi que le suggère Marine Le Pen.
Selon Soral, « La Banque devient ainsi propriétaire de tout, sans jamais rien produire, et avec de la fausse monnaie pour seule mise de fonds ! Nous touchons là à ce que nous pouvons appeler à la fois le génie et le vrai secret bancaire[38]. » Qui n’a été un secret que pour lui, il se révèle donc n’être qu’un vulgaire keynésien (Hitler aussi, tout comme Roosevelt, était keynésien). Cette analyse n’a donc rien de neuf, ni de marxiste, encore moins de révolutionnaire. Ah ! Nostalgie des temps glorieux où l’État pouvait se prêter à lui-même à taux zéro (et donc faire grimper l’inflation qui ruine le bon petit peuple et engraisse les banques… Soral lui-même reconnaît que le pouvoir politique a plus d’une fois fait un usage abusif de la planche à billets). Pas une seule fois d’ailleurs, il ne pose la question essentielle du caractère de classe de l’État.
La Réserve Fédérale américaine représenterait l’archétype de « l’oligarchie bancaire mondiale ». Le vertige des chiffres sans doute : « Or il faut savoir que les seuls intérêts perçus par la FED s’élèvent, annuellement, à 2 500 milliards de dollars. Soit cinquante fois la fortune de Bill Gates. […] Une super fortune que se partage le cartel des douze banquiers internationaux cachés derrière la FED[39]. » Voilà qui donne le tournis ! Sauf que tout est faux. En 2010, la FED réalise un bénéfice de 80,9 milliards de dollars, dont 78,4 milliards reversés au budget fédéral, soit la quasi-totalité. On est loin des 2 500 milliards, qui sont le chiffre d’affaires de la FED non de ses bénéfices. Les bénéfices de la FED sont l’équivalent des bénéfices cumulés des quatre entreprises multinationales qui ont fait le plus de bénéfices en 2010 : Gazprom (Russie), Exxon Mobil (États-Unis), Industrial & Commercial Bank of China (Chine) et British Petroleum (Royaume-Uni). Trois d’entre elles sont des compagnies pétrolières, de vrais capitalistes industriels. Les entreprises russe et chinoise sont possédées par l’État.
Il parle encore de la mise en circulation de nouveaux billets pour 4 milliards de dollars basés sur un équivalent argent (en fait, cela était possible depuis une loi votée au congrès en 1934 ; Kennedy n’a fait qu’étendre ce principe ; on est loin d’une attaque frontale contre la FED…). Quatre milliards, ça pèse peu face aux 533 milliards de dollars que la guerre du Vietnam a coûtés au contribuable américain et de la part qu’en ont tirée les géants de l’armement…[40]
Soral aime mettre en exergue le club du Siècle comme preuve du grand complot de la « Banque ». Mais un examen attentif de la liste des participants aux dîners du Siècle de janvier 2011 montre que sur les 131 hommes d’affaires présents[41], il y a autant de représentants des banques que d’entreprises industrielles ou de services. Il y a surtout ceux issus de grands groupes d’investissements financiers dont les activités sont multisectorielles, tels Lagardère, Aforge, le groupe Arnault (la société holding de Bernard Arnault, le quatrième homme le plus riche de la planète) ou encore LBO France. Qui n’a pas entendu parler du dîner du Fouquet’s du 7 mai 2007, le lendemain de l’élection de Sarkozy[42] ? On pouvait y voir le gratin des capitalistes français venus féliciter leur poulain qu’ils avaient réussi à faire élire : les Arnault, Bolloré, Bouygues, Dassault, Decaux, Frère et bien d’autres. Ce sont ces hommes qui dirigent la politique française dans l’ombre du gouvernement. Les portefeuilles d’actions de ces capitalistes montrent plutôt une imbrication complète entre capital financier et industriel et non la domination de l’un sur l’autre.
Voilà pour le sérieux de la « méthode » Soral. Après ça, il lui est aisé de nous faire prendre des vessies pour des lanternes… de différencier les « bons » capitalistes des « mauvais ».
 
Les salariés : « des minables qui font un travail de merde[43] »
 
Toute tentative de mettre fin à l’exploitation de l’homme par l’homme serait-elle illusoire ? « Criminelle ! » répond Soral : « Des deux révolutions du 20e siècle, la surréaliste et la communiste, que reste-t-il ? L’une a changé les objets de décoration sur les murs des bourgeois, l’autre notre arrogance quant à la possibilité de changer le monde autrement que sur le plan esthétique. Révolution futile selon l’ordre du désir, révolution ratée selon l’ordre de la production, deux échecs qui nous forcent à réfléchir sur les pièges jonchant le dur chemin qui mène à l’homme nouveau[44]. »
Soral défend une dialectique des équilibres entre dominants et dominés, ponctuellement rompus, mais toujours restaurés par une nécessité hissée au rang de loi de la nature. On est chez lui confronté à une vision cyclique et fataliste de l’histoire : il n’y a pas de progrès, c’est l’éternel retour de la domination. Rien de nouveau sous le soleil, il y a toujours eu des riches et des pauvres : « Les hommes ont des idées et ils sont obligés de vivre ensemble. Doués d’imagination par la fonction symbolique, mais aussi d’expression par le langage, ils sont portés par leur nature à discuter la Loi […] quelle que soit la puissance de la révélation, toute religion […] est-elle contrainte de justifier la Loi par la logique. Introduisant de fait, comme le ver dans le fruit, la raison dans la foi… C’est ce moment de basculement[45] » qui de manière répétée renverserait les anciennes élites pour en instaurer de nouvelles, portées par une foi tout aussi nouvelle, jusqu’à ce que le cycle recommence. Pas de progrès donc : éternelle domination des élites sur les masses, éternelle, car naturelle.
Soral ne veut donc pas mettre fin à l’exploitation. Cette dernière serait dans l’ordre naturel des choses. « La démocratie n’a jamais existé […] Seule différence avec l’ancienne version antidémocratique d’avant 1789 ? Le privilège de pouvoir être exploité par un ancien pauvre[46]. » « Esclaves noirs, serfs blancs, prolétaires… Le mensonge que les Afro-Américains ont subi en passant du sud au nord après la guerre de Sécession est à peu près le même que celui que subirent les serfs en passant du servage au prolétariat, après la Révolution. Mensonge démocratique recouvrant l’éternelle exploitation des humbles[47]. »
Il ne s’agit pas non plus de transformer la société, puisque c’est impossible : « il est intéressant de remarquer que de tout temps, sous tous les régimes : Égypte pharaonique, démocratie grecque, brahmanisme hindou, monarchie catholique… une oligarchie d’à peine 1 % de la population a toujours commandé à la masse des 99 % restants ; comme une meute de loups dominant un troupeau de moutons[48]. »
Pour Soral, il n’y a que des élites qui se battent entre elles (par petit peuple interposé et qui prend les coups) pour s’emparer de la machine de l’État, des médias, de l’appareil industriel, etc. Tout ça n’a pas grand-chose à voir avec Marx, car il n’y a pas de classes pour Soral, il n’y a que les élites et les masses ; l’occasionnelle référence à des luttes de classes n’est qu’un artifice de langage pour défendre la théorie du grand complot, des intrigues entre les élites pour la conquête du pouvoir. Des pouvoirs pour être précis : économique, étatique, médiatique, etc. La prise du pouvoir n’est qu’un remplacement par des élites plus jeunes, plus vertueuses et spartiates (c’est ce qu’il admire dans la combativité des sionistes…) des plus anciennes, dégénérées, empêtrées dans leurs contradictions.
Il n’a que mépris pour les ouvriers. À leur propos, il tient le même discours que le MEDEF : « Les 35 heures ne sont pas seulement un symbole de gauche, c’est-à-dire une mesure de gauche inefficace […] l’application des 35 heures pénalise systématiquement les PME au profit des multinationales […]. Pour les minables qui font forcément un travail de merde, les petits salariés pour qui aucune perspective ni aucun épanouissement ne peut plus venir d’un travail aliéné à l’extrême, moins de travail et toujours aussi peu d’argent ; soit l’espoir de rester de plus en plus longtemps à la maison devant la télé[49]. »
Ils sont les éternels perdants. « Je les respecte parce qu’ils font tout le boulot », dit-il, mais il tient surtout qu’ils restent à leur place : bosser pour entretenir les « producteurs de concepts », les parasites comme Alain Soral (comme il se définit lui-même d’ailleurs) : « Adolescent […] j’avais pour projet de ne rien faire, juste échapper le plus possible à l’impératif de production pour passer ma vie au café, à discuter et à regarder les filles[50]. » « En contemplant l’Histoire avec un peu de sérieux, on constate que le but permanent du genre humain fut toujours d’échapper au travail[51]. »
Sa conception du travail est celle de toutes les classes d’exploiteurs avant la Révolution industrielle : une conception de parasites, le travail vu uniquement et toujours comme avilissant, comme une déchéance. Conception aristocratique héritée de l’Antiquité grecque, selon laquelle l’homme libre est par définition un combattant ou un intellectuel, libéré de l’obligation de travailler parce qu’il possède des esclaves pour le faire à sa place. Pas étonnant qu’il estime un pouvoir fort nécessaire, sinon comment faire bosser ces fainéants de prolétaires ? « Le goût du travail bien fait, c’est la dignité de l’Homme. Un sens de l’excellence et du devoir gangrené par un détournement de la lutte des classes devenue alibi de la paresse et du sabotage. Un certain parasitisme syndical[52]. »
L’abolition de l’esclavage et du servage grâce aux luttes des paysans contre leurs seigneurs ; la Déclaration des droits de l’Homme en 1789 ; les conquêtes du mouvement ouvrier comme la fin du travail des enfants, le suffrage universel, les contrats de travail, la loi sur les huit heures, les libertés syndicales, la sécurité sociale ; la révolution d’Octobre, les États socialistes ; les indépendances des pays colonisés : tout ça n’existe pas dans le discours de Soral.
 
Le grand complot
 
Pour Soral, le rôle des masses devrait donc se limiter à soutenir de nouvelles élites plus vertueuses et plus solides face à la « Banque, [contre] l’Empire. Leur triomphe [des grands hommes] passant toujours et nécessairement par l’appui, la constitution de réseaux ». D’où les intrigues et les complots qui, à la mesure du renforcement de la cohésion et de l’influence de ceux-ci, donnent la victoire. Ils sont « la condition sine qua non de toute prise de pouvoir…[53] » Ceux qui rêvent que Soral voudrait faire un patient travail d’organisation, de conscientisation et de mobilisation des travailleurs pour rendre cette société plus juste en seront pour leurs frais. Non, lui et ses semblables veulent être califes à la place du calife : virer BHL et DSK car ce sont des juifs sans morale, parce que juifs. Tandis que lui et Le Pen seraient vertueux, parce que chrétiens et français authentiques…
Soral remet au goût du jour les théories organicistes sur la société de Maistre, Bonald et Burke[54], inventées au début du 19e pour s’opposer à l’universalisme républicain, enfant de la Révolution française. La société moderne serait absurde, elle rompt les équilibres naturels. Elle est donc vouée à disparaître « par un châtiment du sens. C’est juste une question de temps… Car tout système de domination [doit posséder] sa justification transcendante dans l’ordre symbolique […] aucun ordre absurde ne saurait être durable[55]. » Ou pour le dire autrement : toutes les sociétés complexes ont besoin d’ordre, donc de hiérarchie. Et qui dit hiérarchie, dit inégalité. Mais cette inégalité doit être fondée sur un discours qui semble légitime et basé sur une relation de réciprocité. Soral aime prendre à ce propos l’exemple de l’Ancien Régime basé sur trois ordres : ceux qui travaillent, ceux qui prient et ceux qui combattent et protègent. Il ne dit rien évidemment des impôts et corvées exorbitants exigés des paysans par l’Église et les seigneurs, ni que ces derniers décidaient seuls des lois et maintenaient le peuple dans une ignorance crasse. Ce n’est pas plus un « châtiment du sens » qui a mis fin à ce système, mais bien les soulèvements paysans et la Révolution française.
Lorsque Soral fait semblant de dénoncer le discours stigmatisant des médias à l’encontre des musulmans, il ne prône pas l’unité des travailleurs contre l’exploitation capitaliste. Non, tout progressiste se réduit à ce qu’il appelle « Des antiracistes gauchistes toujours immigrationnistes, par haine des peuples enracinés. Mais, désormais anti-islamistes, au nom de la défense de la laïcité. Tout cela voulu bien sûr par la toute-puissance de plus en plus visible du lobby sioniste […] une obscénité communautaire parfaitement illustrée par la prosternation générale du personnel médiatique et des instances républicaines, président de la République en tête, à l’annuel dîner du CRIF[56][57] » L’enjeu n’est donc pas d’unir les travailleurs, mais tous les vrais Français contre les dangers plus ou moins fantasmés du « mondialisme ». Bref, tout comme le FN, il vend aux capitalistes un discours et des méthodes de défense de l’ordre capitaliste qui seraient plus efficaces contre les mouvements sociaux que ceux de l’UMP et du PS.
Il veut nous resservir le vieux rêve fasciste d’un État fort et ultranationaliste afin d’abolir la lutte des classes sans mettre fin à la division de la société en classes et à l’exploitation : « Un luttisme de classe ne pouvant être contré, dans notre société bourgeoise de l’immanence et du profit, que par la solidarité nationale en remplacement de l’ordre divin[58]. »
Soral développe une théorie du grand complot comme moteur de l’histoire, l’action des réseaux de pouvoir en lieu et place de la lutte de classes : « La lutte du grand capital mondialiste, manipulant et finançant les révolutionnaires professionnels issus de la bourgeoisie cosmopolite […] pour empêcher la jonction populaire, elle authentiquement révolutionnaire de la petite bourgeoisie et du prolétariat national […] étant l’histoire cachée du mouvement ouvrier[59]. » Sa preuve ? Le ralliement au libéralisme de toute la gauche à partir des années 1970, qui coïnciderait avec la fin de la bourgeoisie nationale.
Résultat ? « La destruction finale de la classe moyenne — productive, lucide et enracinée — correspondant au projet impérial de liquidation de toute insoumission au Capital, par essence apatride[60]. » Les compromissions répétées des sociaux-démocrates avec l’ordre bourgeois, la désertion du combat anticapitaliste par le PCF : tout cela ne serait que le produit d’un grand complot de la « Banque », concocté il y a plus d’un siècle et dont les « maîtres du monde » auraient prévu toutes les étapes. La révolution d’Octobre en Russie et la chute du mur de Berlin ; tout aurait donc été goupillé à l’avance ? Tous les enchaînements de l’histoire devraient donc aboutir au « règne de la finance américaine sur le reste du monde, à travers la création de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. L’Empire[61]. » Il y avait donc un plan de domination au départ…
Toute cette longue, pénible et délirante démonstration, pour en arriver finalement à prôner comme alternative : le ralliement du monde du travail à l’impérialisme français contre le grand complot mondialiste américano-atlanto-judéo-maçonnique.
 
Marx : l’ennemi à abattre
 
Tout le discours de Soral sur la réconciliation de la droite des valeurs et de la gauche du travail masque mal que son véritable objectif est de réhabiliter le fascisme. Son rôle dans le jeu politique français : ratisser large, rallier un électorat d’origine immigrée, et ce, malgré la campagne anti-islam de Marine Le Pen, rallier des jeunes déçus des inconséquences d’une gauche qui se renie et est toujours plus libérale. L’objectif ? Un succès électoral pour le FN en 2012, ce qui accélèrerait le rapprochement UMP-FN. Le tout afin d’aboutir à une fascisation de l’État français qui fortifierait l’impérialisme franco-allemand, libéré de son alliance et de sa sujétion à l’impérialisme étasunien.
Le prolétariat se constitue de ceux qui survivent en vendant leur force de travail aux capitalistes possesseurs des moyens de production. Ils sont les producteurs de toutes les richesses et n’ont pourtant le droit de rien dire sur comment faire tourner la société. Le marxisme donne justement les clés pour sortir de cette soumission, il offre une perspective aux luttes éparpillées.
Que pense Soral du mouvement ouvrier ? « Classe potentiellement révolutionnaire de petits salariés incarnant le pouvoir réel, mais dénués de toute subjectivité subversive d’un côté ; classe traditionnellement révoltée, mais sortie de l’Histoire en même temps que de la production concurrentielle ou de la production tout court, de l’autre… »
Que pense-t-il du marxisme ? « Le marxisme a rencontré le problème de toutes les sciences humaines, qui est de ne pas être tout à fait exactes. […] Quoi qu’il en soit, les 10 % qui séparaient au départ Dieu de Marx (le second après Dieu) se mesurent à l’arrivée par l’écart entre le “socialisme réel” et le paradis ! » Assez tôt dans son livre Contre l’Empire, il doit quand même évoquer l’expérience de la construction du socialisme en URSS pour mieux pouvoir évacuer la seule tentative réussie d’une alternative anticapitaliste : « Le communisme soviétique étant, en théorie, la tentative de mettre hors d’état de nuire la domination oligarchique et privée de l’argent, par la socialisation intégrale des moyens de production sous contrôle public de l’État ». Une épopée qu’il qualifie de « juive en haut pour la volonté de domination, chrétienne en bas pour l’espoir de partage[62] ». Il réhabilite la vieille rengaine fasciste du complot judéo-bolchevique de domination mondiale. Encore une fois, le bon petit peuple (russe orthodoxe) a été manipulé par des élites (juives).
Il s’agit bien d’une attaque en règle contre le mouvement ouvrier révolutionnaire et les expériences des pays socialistes. Il lui faut dénigrer les expériences de construction du socialisme, tentatives de réaliser une société sans classes, pour pouvoir mieux défendre son modèle fasciste d’une société qui maintiendrait l’exploitation, mais avec la maigre consolation d’être dominée par une nouvelle élite autoproclamée plus vertueuse que l’ancienne. Avec un tel discours, il est donc tout à fait « politiquement correct » ! Il hurle en chœur avec tous les anticommunistes de la gauche sociale-démocrate à la droite UMP qu’il n’y a rien à tirer de l’expérience des pays socialistes.
Contre Marx, Soral défend Proudhon, Bakounine et Sorel, « Une société mutualiste de petits producteurs […] Une société aux antipodes aussi bien du socialisme marxiste-léniniste que du capitalisme bourgeois, tous deux fondés sur la fuite en avant technicienne, l’extrême division du travail et le salariat généralisé au service d’un État-patron (pour le socialisme) et d’un Patron-État (pour le capitalisme), ce qui revient au même…[63] » Soit le socialisme utopique contre le socialisme scientifique. Nous avons vu qu’il repousse l’utilisation de la méthode scientifique pour l’étude des sociétés. C’est la volonté contre la science, les mythes sont censés remplacer les faits, car l’histoire ne serait qu’une construction idéologique de l’élite des vainqueurs, de ceux qui ont le pouvoir. Tous les fascistes sont antimodernes, Mussolini aussi citait Proudhon et Sorel. Les nazis aussi ont flatté la paysannerie et le petit-bourgeois allemand avant de donner tout le pouvoir aux géants industriels.
 
Sur les fausses solutions fascistes
 
Le prolétariat est sans volonté propre ; toute tentative d’émancipation est illusoire ; l’exploitation et la division en classes ont toujours existé ; les masses sont toujours manipulées ; il n’est pas possible d’être objectif et scientifique en étudiant l’histoire… Qui donc est servi par un tel discours ?
Aujourd’hui, il n’y aurait plus de danger fasciste ; il y a des élites perverses et des élites vertueuses ; il y a des bons et des mauvais capitalistes ; ce qu’il nous faut c’est un État fort ; nous devons tous nous rassembler derrière la bannière tricolore… Quelle classe un tel programme défend-il ? Oui, c’est vrai, le fascisme s’est toujours posé en alternative au libéralisme. Mais il n’ambitionne nullement la fin de l’exploitation capitaliste.
L’impérialisme allemand et français est provisoirement allié à l’impérialisme américain pour faire face à la montée en puissance de la Chine, perçue comme une menace contre l’hégémonie étasunienne. Certains fascistes comme Soral estiment que l’Allemagne et la France doivent se détacher du lien atlantique et se constituer en superpuissance : c’était le projet de De Gaulle. Une telle option ne pourra se faire qu’au prix de lourds sacrifices payés par les travailleurs. Mais cela importe peu aux fascistes comme Soral, seule compte la grandeur de la France des capitalistes.
Les fascistes ont toujours vendu leurs services aux capitalistes, prétendant qu’ils étaient plus efficaces que les partis démocratiques pour mater le mouvement ouvrier : « J’aime Le Pen pour ça […] Ce sont encore des hommes […] toutes ces merdes du système UMPS […] J’aimerais bien voir le jour où ça va péter dans la rue, comment ils vont se comporter […] moi je suis prêt déjà à ça, pas eux[64]. » Alors que de grandes luttes sociales s’annoncent pour contrer l’austérité voulue par l’Europe des patrons, Soral et ses semblables sentent que leur temps est venu.
La réponse de la vraie gauche à la crise générale du capitalisme qui s’abat contre le monde du travail doit combattre le fatalisme entretenu par les médias bourgeois. Les soi-disant vérités sur les pays socialistes, sur les révolutions et les luttes qui ne changent rien, sur les boucs émissaires de la crise, tout cela est une construction idéologique empruntée par Soral au discours dominant de la bourgeoisie. Il prospère sur le fumier de La barbarie à visage humain de Bernard-Henri Lévy, sur les provocations racistes d’Éric Zemmour, sur le discours au karcher de Sarkozy.
Soral refuse aux opprimés toute initiative propre, toute velléité de sortir de leur condition d’exploités, tout rôle dans l’histoire. Or, Marx a démontré que c’est la lutte des classes qui est un des principaux moteurs de l’histoire. Et les faits ont démontré que les ouvriers étaient capables de prendre leur sort en main : pour sortir les enfants des mines, pour augmenter les salaires, pour ne plus travailler comme des forçats, pour se syndiquer et même prendre le pouvoir et tenter de construire le socialisme en URSS.
« Tout indique qu’un long processus initié au 18e siècle par une oligarchie bancaire mue par l’hybris de la domination approche de son épilogue. Ce Nouvel ordre mondial […] un gouvernement mondial sur les décombres des Nations. Cette oligarchie spoliatrice […] nomade aux procédés sataniques menant le monde à cet “âge sombre” décrit par la Tradition. 2012 : soit la dictature de l’Empire ou le début du soulèvement des peuples. La gouvernance globale ou la révolte des nations[65]. » 2012, échéance de l’élection présidentielle en France, voilà le moment où tout peut basculer. Les capitalistes n’ont qu’à bien se tenir, ils en tremblent déjà…
« Révolte des nations » contre l’ « Empire de la Banque » ? Ce qui se cache derrière cette fumisterie, c’est le projet fasciste de restaurer la « grandeur » de la France, alliée à l’Allemagne pour défier les États-Unis et soumettre les pays du tiers monde. Ce projet impérialiste sert les intérêts du grand capital français et leur propose la constitution d’un État fort et militariste sur les ruines de la sécurité sociale. Les travailleurs n’ont rien à gagner à suivre un tel programme. C’est ici qu’il faut être clair sur ce que l’on veut : soutenir l’impérialisme européen contre l’impérialisme américain ? Ou soutenir les luttes des travailleurs et des peuples opprimés contre tous les impérialismes ?
Ne laissons pas des Soral falsifier encore plus l’histoire que la bourgeoisie ne l’a déjà fait. La constitution d’un large front anticapitaliste et antifasciste nécessite pour être efficace que les organisations ouvrières en prennent la tête. Cela passe aussi par la lutte idéologique contre la pensée unique et contre cette fausse alternative qu’est le fascisme, car elle est le plan B de la bourgeoisie pour soumettre par la force le mouvement ouvrier. Si elle s’imagine qu’on va la laisser faire…
 
Maxence Staquet, 39 ans, est historien. Il enseigne dans un collège d’un quartier populaire de Bruxelles. Collaborateur de l'Inem, il est directeur de l'Université marxiste.
 


[2] Alain Soral, Abécédaire de la bêtise ambiante, Éditions Blanche, Paris, 2008, p. 13.
[8] Alain Soral, Comprendre l’Empire, op. cit., p. 180-182.
[14] Alain Soral, « Du communisme au nationalisme », allocution prononcée à Vénissieux le vendredi 2 mars 2007 (http://www.egaliteetreconciliation.fr/Du-communisme-au-nationalisme-2975.html).
[15] Selon l’heureuse expression de Zeev Sternhell, Ni droite, ni gauche : L’idéologie fasciste en France, Éditions du Seuil, Paris, 1983.
[17] Alain Soral, « Du communisme au nationalisme », op. cit.
[18] Ibid.
[19] Alain Soral, Abécédaire…, op. cit., p. 328-329.
[20] Ibid., p. 21.
[21] François-Xavier Verschave, Au mépris des peuples : Le néocolonialisme franco-africain, La Fabrique éditions, Paris, 2004.
[22] Alain Soral, Comprendre l’Empire, op. cit., p. 225.
[23] Ibid., p. 162-163.
[25] Alain Soral, Abécédaire…, op. cit., p. 33-34.
[26] Ibid., p. 192.
[27] Ibid., p. 449.
[29] Alain Soral, Comprendre l’Empire, op. cit., p. 176-179.
[30] Ibid., p. 195-199.
[31] Lire à ce propos l’article « De Gaulle, Charles » dans Alain Soral, Abécédaire…, op. cit., p. 297-300.
[32] Alain Soral, Abécédaire…, op. cit., p. 294
[33] Beate Landefeld, « La bourgeoisie s’européanise-t-elle ? » Études marxistes no 90, 2010, p. 71.
[37] Alain Soral, Abécédaire…, op. cit., p. 7.
[38] Alain Soral, Comprendre l’Empire, op. cit., p. 50.
[39] Ibid., p. 60.
[40] Ibid., p. 66-67.
[42] Lire à ce propos M. Pinçon et M. Pinçon-Charlot, Le président des riches, Paris, La Découverte, 2010.
[43] Alain Soral, Abécédaire…, op. cit., p. 28-29.
[44] Ibid., p. 435.
[45] Alain Soral, Comprendre l’Empire, op. cit., p. 80.
[46] Alain Soral, Abécédaire…, op. cit., p. 88-89.
[47] Ibid., p. 328.
[48] Alain Soral, Comprendre l’Empire, op. cit., p. 102.
[49] Alain Soral, Abécédaire…, op. cit., p. 28-29.
[50] Ibid., p. 11.
[51] Ibid., p. 103.
[52] Ibid., p. 466.
[53] Ibid.
[54] Voir Zeev Sternhell, Les anti-Lumières : Une tradition du XVIIIe siècle à la guerre froide, Gallimard, Paris, 2010.
[55] Alain Soral, Comprendre l’Empire, op. cit., p. 79-80.
[56] Conseil représentatif des institutions juives de France
[57] Alain Soral, Comprendre l’Empire, op. cit., p. 190-195.
[58] Ibid., p. 119.
[59] Ibid., p. 133.
[60] Alain Soral, Comprendre l’Empire, op. cit., p. 133-143.
[61] Ibid., p. 57-58.
[62] Alain Soral, Comprendre l’Empire, op. cit., p. 67-69.
[63] Ibid., p. 120-131.
[65] Alain Soral, Comprendre l’Empire, op. cit., p. 237-238.

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85 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 7 mai 2012 10:05

    Toutes les avancées sociales ont été le résultat de luttes dans lesquelles l’extrême droite n’a jamais pris part, au contraire ! Prétendre faire cohabiter « gauche du travail et droite des valeurs » pour une prétendue réconciliation nationale, comme l’écrit Soral, c’est simplement vouloir remettre la populace au travail pendant que la bourgeoisie s’occupe des valeurs du CAC40 ! Pour ces gens là, chacun doit rester à sa place....................
    http://2ccr.unblog.fr/2012/04/11/le-complot-des-conspirationnistes/


    • Al West 7 mai 2012 13:17

      Des partis de gauche comme de droite peuvent avoir des interets communs, notamment la souverainete nationale. C’est ce qu’on voit en Grece en ce moment, excelentissime article ici :

      http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/6-mai-2012-les-elections-grecques-116310

      Il y a toujours un clivage droite-gauche, notamment a propos de l’organisation economique, mais la question aujourd’hui est la suivante :

      Quel est le plus important : l’opposition profinance / antifinance, l’opposition liberaux / antiliberaux, l’opposition nationalistes / antinationalistes ou l’opposition proimmigration / antiimmigration ?

      Et c’est a mon sens toute la difficulte, parce qu’on aboutit a des choses pour le moins etranges. Exemple en France pour les quatre grands partis :

      FN : nationaliste liberal antifinance antiimmigration
      UMP : antinationaliste liberal profinance proimmigration
      PS : antinationaliste liberal profinance proimmigration
      FDG : nationaliste antiliberal antifinance proimmigration

      La question, dans tous les pays d’Europe et pas seulement en France, est de savoir si les extremes se divisent sur leur projet economique et migratoire ou se rassemblent sur leur projet nationaliste et antifinance. Dans le premier cas, ils ont deja perdu, dans le second, il y a peut-etre un espoir.

      Voila comment je le vois.


    • resistoyen 8 mai 2012 02:27

      Je n’arrive pas à croire qu’un commentaire aussi bidon soit si bien noté.


    • Guit'z Guit’z 13 mai 2012 16:36

      Comme les bourgeoises prennent leur pouvoir d’achat pour un quotient intellectuel de droit divin, les diplômés prennent leur tiédeur pour la température du monde.

       :->


    • bruenor bruenor 7 mai 2012 11:18

      Bon article bien argumenté,je « plussoie ».C’est un fait que le polémiste Soral même s’il prétend s’inspirer d’auteurs marxistes comme Glouscard ou Christopher Lasch quand ça l’arrange est bien plus proche idéologiquement de Drumont et de Maurras que de Jaurès ou de Lénine.


      • bruenor bruenor 7 mai 2012 22:45

        Oups ça m’avait échappé que le génial Soral ne lisait que des auteurs encore vivant -il doit avoir la science infuse ou encore étant aussi immortel il a du en causer avec Mathusalem quand il évoque le talmud qu’il prétend connaître.Soral s’inscrit dans une tradition nationaliste (voire ultra-nationaliste) et réactionnaire facile à identifier et dont il ne fait que réactualiser certains thèmes à sa façon.Vous devriez vous cultiver vous verrez ça ne fait pas de mal.


      • Montagnais Montagnais 7 mai 2012 11:30
        Excellent article, excellent travail, bien que partisan, en conclusion surtout.

        Je viens de dire sur un autre commentaire, qu’AgoraVox venait d’être transformé en Agoravox populace.. Mea culpa à la lecture de ce que vous avez produit. Quelques espoirs ne sont pas interdits.

        Votre texte servira de référence. On pourrait souhaiter des eclaircissements, sur l’Eurasie pas exemple, l’Axe Rome, Paris, Berlin Moscou..

        Plein d’autres questions, sur un Soral très-compliqué (en apparence).. 

        - « Tous les enchaînements de l’histoire devraient donc aboutir au « règne de la finance américaine sur le reste du monde... » écrivez-vous.

        Il serait préférable d’affirmer que : 

        - « Tous les enchaînements de l’histoire ont donc abouti au « règne de la finance américaine sur le reste du monde ».. C’est fait.

        - « Oui, c’est vrai, le fascisme s’est toujours posé en alternative au libéralisme. Mais il n’ambitionne nullement la fin de l’exploitation capitaliste » écrivez-vous.

        Il n’a jamais ambitionné la fin de l’exploitation capitaliste.. Puisqu’il il en a été l’habile construction, tout comme le communisme, son frère suçon !


        Il convient, à propos de fascisme, de parler au passé. Le capitalisme a réussi à construire le fascisme dans des sociétés ayant été engagées dans des guerres généralisées, des sociétés « militarisées ». 

        Ces conditions n’existent plus actuellement. Sans esprit militariste, point de fascistes. 

        Juste une société un peu « virile », comme celle de l’Amérique de notre époque. A noter cependant que l’Amérique est l’hétitière la plus ressemblante du fascisme historique. Les voisins sont armés et font flotter leur drapeau dans leur jardin ! Ils soutiennent toutes les guerres.. Je pense que chez vous, c’est extrêment rare.

        Vous en appelez à « La constitution d’un large front anticapitaliste et antifasciste ».. 

        Ajoutez-y « anticommuniste », il s’agit d’une indivisible Sainte-Trinité.

        A moins qu’on jette sur le communisme le regard de Brasillach : "le communisme, tout comme le christianisme, devra se perdre pendant un siècle ou deux avant de l’emporter définitivement. 

        Bien cordialement

        • Jean Valjean Jean Valjean 7 mai 2012 11:55

          Un très bon travail nécessaire !
          Surtout sur Agoravox qui se transforme souvent en Fachoravox tant les jeune disciples aussi aveugles qu’incultes et paumés sont fascinés par les propos « virils » et à l’emporte pièce de leur gourou.


          • Iren-Nao 7 mai 2012 11:56

            galimatias inbitable et confus, je n’ai pu aller au bout.

            Soral est tout de même plus clair.

            Article nauséabond non sans rappeler les heures les plus sombres des dictatures communistes.

            N’en déplaise a l’auteur il peut exister une droite qui ne soit pas pour autant un instrument de la haute finance.

            Encore un qui a le monopole du coeur

            Iren-Nao


            • Jola 7 mai 2012 21:24

              On dirait un article rédigé par un mec de science po ou de l’ena pour faire un exposé à ses camarades de l’UMPS. Ça sent la petite instrumentalisation pas très subtile à plein nez.


            • Txotxock Txotxock 7 mai 2012 12:00

              Déjà parler de « pensée » à propos de Soral... ça fout la trouille.


              • bruenor bruenor 7 mai 2012 12:07

                ..d’où les guillemets je pense.


              • Jean Valjean Jean Valjean 7 mai 2012 12:11

                C’est clair, qu’avec Soral on est toujours plus près des propos à l’emporte pièce de gros beaufs avinés que du penseur sociologue qu’il prétends être.
                -
                Les propos intéressants qu’il peut avoir parfois sont généralement piqués à des gens comme Clouscard ou Jean Claude Michéa.


              • Tietie007 16 juillet 2017 11:37

                @Jean Valjean

                Point de pinard mais sous subutex !


              • simplesanstete 8 mai 2012 02:18

                Mail à Paul Jorion today
                J’avais été censuré il y a 2 ans pour avoir décrit la même chose, la censure se relâcherait elle où la sénilité vous gagne, peut être les 2 à la fois, face à l’histoire, ce grand inconscient phénoménal ?Face it, you are corrupted through conformism, toujours en quête d’une place.
                Un grec écrit très clairement et simplement :
                C’est ainsi que le fascisme bancocrate est plus dangereux à mes yeux que celui des « néo-nazifiants » de toute sorte, et pour une raison évidente : c’est précisément ce premier fascisme qui est à l’origine du second, ainsi les larmes de crocodile au journal du soir ou au sein des instances de l’U.E. sur la percée de l’extrême droite en Europe, ne peuvent émouvoir que les lobotomisés du raisonnement politique.


              • Jean Valjean Jean Valjean 7 mai 2012 15:51

                "Et valjean (tes mots beaufs avinés, incultes, paumés me vont droit au coeur, essaye une fois un argument plutôt que l’insulte et le jugement du petit crétin qui se croit supérieur« 
                -
                C’est vrai que Soral argumente vachement quand il traite les journalistes de tarlouzes, qu’il affirme avoir »niqué« la femme de Guillon..., ou encore que les salariés sont des sous hommes, qu’un Juif (ou un »Youpin" quand il est en privé...) ne peut être que Sioniste...
                La liste pourrait être longue.
                -
                C’est vrai que je n’argumente pas, je l’ai déjà fait dans de multiples posts sur Ago.TV et j’en ai un peu marre de perdre du temps et de l’énergie au sujet de cet imposteur.


              • Talion Talion 7 mai 2012 23:02

                « C’est vrai que Soral argumente vachement quand il traite les journalistes de tarlouzes... »

                Soral ne traite pas les journalistes de « tarlouzes », mais il les traite de « prostituées qui tapinent pour l’oligarchie actuellement au pouvoir ».

                Il a très clairement précisé que pour lui un journaliste honnête devient très rapidement un chômeur.

                La nuance est donc de taille et il me semble que tout le monde ici sera difficilement en désaccord avec lui sur ce point...


              • LucasTrady LucasTrady 10 janvier 2013 08:53

                Sur ce point , je partage votre avis .


              • rahsaan 7 mai 2012 12:36

                Article très bien documenté et argumenté. La mise au point qu’il fallait sur Soral. Vous allez vraisemblablement vous prendre une avalanche de commentaires négatifs de la part des soraliens. 


                • Talion Talion 7 mai 2012 23:14

                  ...Pas seulement de la part des « soraliens »...

                  ...Mais également de la part de ceux qui viennent ici et ont horreur des hypocrites qui se foutent ouvertement de nos gueules en nous dégueulant une propagande que n’aurait pas renié Edward Bernays.

                  C’est terminé l’époque ou on pouvait en toute quiétude accumuler les raccourcis et les approximations sans craindre de voir l’auditoire aller vérifier la désinformation qu’on leur servait directement à la source...
                  Sur Internet, vérifier les déclarations des uns et des autres c’est simple comme un lien hypertexte.

                  Ici Monsieur ce n’est pas plateau de télé avec des experts de mes couilles qui assènent leurs « vérité » en comité restreint et sans contradicteur...

                  Ici un auteur qui nous prend pour des cons doit s’attendre à une volée de bois vert bien méritée !  smiley


                • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 9 mai 2012 18:13

                  Bravo Talion, c’est très bien dit. Un peu rude, mais très bien dit !


                • LucasTrady LucasTrady 10 janvier 2013 09:08

                  Que penser d’un Soral qui passe de l’extrême gauche au FN qu’il quitte en claquant la porte car il n’a pas obtenu ce qu’il désirait .
                  Pendant ses errances politiques , Soral nous imbibe d’une prose selon ses convictions passagères .
                  Certaines de ses idées sont intéressantes mais un peu plus de stabilité dans sa réflexion lui permettrait de gagner en crédibilité . 


                • Jimmy 7 mai 2012 13:11

                  le discours de Soral est clair et simple à comprendre, il met des mots sur ce que l’on ressent sans savoir l’exprimer

                  pour critiquer Soral l’auteur va chercher des raisonnements compliqués donc contestables, il faut se méfier comme la peste des articles trop longs genre discours du polit bureau, la vérité peut certes faire l’objet de pages et de pages de description mais elle peut également, contrairement au mensonge, s’exprimer en quelques mots


                  • lloreen 7 mai 2012 13:38

                    Révolution ou réaction ?
                    L’action.

                    APPEL DU DR RATH AUX EUROPEENS.

                    http://www.youtube.com/watch?v=zkooBI-HPCU&feature=player_embedded

                    Agirez-vous dans votre ville ou votre village pour l’objectif : cancer zéro ?

                    Il faut rester lucide.Sarkozy est parti mais ceux qui sont embusqués derrière les rouages du pouvoir sont encore bien là.

                    Et comme disait Amshel Mayer ( Rotshild ) : « Donnez-moi le pouvoir du contrôle de la monnaie et peu m’importe qui fait les lois »...

                    Je n’ai pas entendu Hollande remettre l’arnaque « légalisée » de l’argent-dette, l’escroquerie du siècle, en question...


                    • brieli67 7 mai 2012 21:43

                      du bon doctor RATH EN VOICI en voilà  



                      et ouvrez le Talk la discussion !!

                      HONTE A AGORAVOX DE LAISSER LES PROPOS DE CET INDIVIDU EN LIGNE 

                    • LucasTrady LucasTrady 10 janvier 2013 09:49

                      Sans défendre Hollande , il a les mains liées par les félons Traités de Maastricht et de Lisbonne .
                      Evidemment , ces traités sont confortables . Dans le genre c’est pas moi , c’est lui qui a signé ces « machins »

                      Lors de son premier discours de président , Hollande avait pourtant fait allusion à son ennemi la finance .

                      Démagogie et félonie , une fois de plus (et pas la dernière)
                       


                    • Duke77 Duke77 7 mai 2012 14:11

                      Article étrange. Au départ, quand on connais bien Soral, on se dit que ça commence plutôt bien. Les premières lignes sont bien vues et on imagine un article permettant au quidam qui ne s’est jamais penché sur Soral d’avoir une vue d’ensemble de la bête. Puis, on commence à lire des contre-vérités comme celle qui explique que Soral dénonce le complot d’une élite mondiale d’une façon toujours vague ?! Euh, il me semble pourtant qu’il s’exprime régulièrement sur ces points : a plusieurs reprises il a dit lui-même qu’il a les couilles, lui, de donner des noms et qu’il fallait dénoncer les acteurs du fiasco mondial : « JP Morgan, Rothschild, Rockfeller, et plus généralement tous les défenseurs du sionisme. » bref, des noms il en donne régulièrement sans oublier au passage de faire preuve d’un Ego gros comme une pasteque (principal défautde Soral à mon avis). Ensuite, l’auteur semble ne pas comprendre la démarche de Soral losqu’il passe du PC au FN. Pourtant le lien est simple : lutter contre les intérêts financiers supranationaux qui accumulent les richesses pour une minorité de milliardaires au détriment des populations perpétuellement endettés. Il est donc question de remettre en cause le système économique ultra-libéral qui est une porte grande ouverte aux magouilles des multinationales et aux évasions fiscales des grandes fortunes.

                      Bref, on peut être d’accord ou non avec Soral, mais ici l’auteur est soi mal informé soit de mauvaise foi.

                      • mortelune mortelune 7 mai 2012 15:00

                        je n’adhère pas au contenu de l’article mais j’ai le sentiment que vous êtes sincère c’est important aussi.
                        Je vous demande de prendre 17 mn pour voir cette vidéo qui montre pourquoi des Allemands ont peur, vraiment peur de la folie des groupes financiers et pharmaceutiques.
                        www.youtube.com/watch ?v=zkooBI-HPCU&feature=player_embedded

                        Quand vous aurez vu la vidéo lisez ceci (allez directement au paragraphe concernant François Sarkozy)

                        http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/zarko-et-ses-freres-115989

                        Vous comprendrez pourquoi je dis Merci à la majorité des français d’avoir viré Sarko

                        • lloreen 7 mai 2012 16:32

                          mortelune

                          votre premier lien affiche erreur 404
                          Pourriez-vous remettre un autre lien, s’il vous plait ?


                        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 7 mai 2012 18:40

                          Bonjour Mortelune et merci pour le lien,

                          on est le 7 mai, Une nouvelle pousse du jour, Nateriver, probablement sioniste, directement arrivée avec la dernière pluie sur Agoravox, essaie de discréditer la pensée de Soral, vieille connaissance respectée sur ce site. Surement que l’armada des commentateurs aux basques de l’auteur va tenter de blanchir cet article qui, à l’occasion égratigne la colonie française jugée agressive...Les plus agressifs colonisateurs sont faciles à reconnaitre, ils habitent des îles ( Angleterre ) ou presqu’îles ( Grèce ).

                          @lloren, http://www.youtube.com/watch?v=zkooBI-HPCU&feature=player_embedded
                          http://www.agoravox.fr/auteur/nateriver http://www.youtube.com/watch?v=ogxPrMc8AtU http://www.youtube.com/watch?v=ffma4lH_6iY


                        • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 9 mai 2012 18:19

                          Lisa Sion 2, je vous suis très bien sur l’analyse.

                          De toute façon, si je me rappelle bien, les bolchéviques ont bien été financé par les banquiers de l’Empire, n’est-ce pas ?

                          Ils sont agents du processus d’indifférenciation et d’unification mondialiste que dénonce Soral. Bref, sûr que l’auteur n’est pas de bonne foi.

                          Surtout pour aller raconter la connerie que l’inflation profite aux banques et ruine le petit peuple.

                          Il n’a RIEN compris ou c’est un MEGA menteur.

                          Je penche pour les deux


                        • HerveM HerveM 7 mai 2012 15:24

                          Et qu’imaginez vous donc ? Qu’une bande de bobo indignés va tenir tête à la finance anglo-américaine ? C’est à minima un axe Paris-Berlin-Moscou qu’il faudrait pour leur faire face. Pas moins, pas moins ! Et encore, il faudrait que cet axe soit tenu par une entité militaro-religieuse quasiment mysthique pour ne pas retomber dans le panneau du consumérisme.

                          Et pour faire mon salonard, je vais vous accorder que, malgré tout le mal que j’en pense, votre texte vaut un peu mieux que la propagande marxiste fadasse que l’on nous sert habituellement....


                          • Abdullah 7 mai 2012 15:53

                            Vous voulez vraiment dire historien ? Lui ? Maxence ? 
                            Je ne suis pas sûr du tout... Pourquoi ? Pourquoi cette énorme salade qu’il nous sert, pour nous sauver, nous les enfants d’immigrés crétins et paumés qui aspirerions à un Bac+3 et qui serions tenté de nous jeter dans les bras du fasciste Alain Soral ? Par souci de recherche de la vérité scientifique (le travail d’un vrai historien) ou pour manipuler et polluer le débat avec les éternelles falsifications et mensonges (le boulot de la plupart des tapins de l’actuel monde des médias et qui se disent journalistes) ?
                            Poser la question c’est déjà y répondre. A la lecture de cet article, je me dis juste « il s’est donné tout ce mal le Maxence ! Le pauvre ! » 


                            • lloreen 7 mai 2012 16:38

                              Il y a ce lien très intéressant que je vous transmets et qui éclaire qui sont ces quelques familles, qui se dissimulent derrière le cartel financier.
                              Un homme informé en vaut deux....

                              http://resistance71.wordpress.com/2011/06/03/oligarchie-financiere-les-huit-familles-derriere-le-cartel-banquier-prive-international-lennemi-des-peuples-a-un-nom-et-des-visages/

                              Pour contrer cette oligarchie mafieuse il n’y a QUE la solution islandaise : la souveraineté des peuples.

                              http://www.dailymotion.com/video/xqfqlr_la-revolution-islandaise_news

                              http://www.wikistrike.com/article-revolution-loin-des-medias-l-islande-reecrit-entierement-sa-constitution-99142021.html

                              Dénoncer les problèmes c’est bien.Appliquer les solutions c’est encore mieux !


                              • Hijack Hijack 7 mai 2012 17:07

                                Hum ! ...Quand cet article avant d’être publié a t-il été rédigé ??? ... car le dernier bouquin de Soral frise les 35 000 exemplaires et non 28 000, sans battage médiatique aucun, ni même une invitation ou un petit article ... rien, faut-il le préciser.


                                • Jean-Fred 7 mai 2012 17:48

                                  Merci pour cet article que j’ai lu consciencieusement et qui est très intéressant.
                                  Cela faisait un moment que je n’avait pas « marqué » un article d’Agoravox dans mon navigateur.

                                  Bon, ce n’est qu’à la fin qu’on comprend un peu mieux les motivations du rédacteur « Directeur de l’Université marxiste ». C’est vrai que Soral n’apprécie pas trop les marxistes qui semblent bien le lui rendre.

                                  Votre analyse permet en tout cas de se faire une « contre idée » des idées développées par Soral, c’est indispensable pour se faire une opinion du sujet étudié.

                                  Même si je n’adhère pas complètement à votre analyse, je ne peux que saluer votre effort de mettre au grand jour ce qui « pourrait se cacher » derrière la pensée Soralienne.


                                  • Titus Titus 7 mai 2012 21:06

                                    « L’objectif de Soral est de rallier un électorat jeune, déçu de la gauche et d’origine immigrée. »

                                    N’importe quoi. On voit que l’auteur n’a jamais rencontré ceux dont il parle. L’association rassemble des personnes issues de tous les horizons politique et de toutes origines sociale et culturelle. Ni le slogan de l’association (Gauche du travail, droite des valeurs : pour une réconciliation nationale), ni sa charte fondatrice ne font allusion aux immigrés.


                                    • Never Give Up Never Give Up 7 mai 2012 21:14

                                      Soral c’est le BHL de l’ext droite


                                      • Jola 7 mai 2012 21:48

                                        C’est vrai qu’ils sont bien opposés. La femme de Soral n’a pas débuté sa carrière en tournant dans des pornos, Soral n’est pas responsable des massacres racistes proférés en Lybie... En fait, il y a un homme intègre, moral, l’autre est nauséabond comme on dit dans les milieux de gauche.


                                      • Talion Talion 7 mai 2012 23:18

                                        Soral n’a pas non plus fait fortune grâce au trafic de bois précieux africain... C’est important à préciser.


                                      • Hijack Hijack 8 mai 2012 14:15

                                        Never Give Up

                                        .

                                        Soral n’a jamais été un fauteur de massacres ... comme en Libye, en Israel !


                                      • OrvilleMacSausage 7 mai 2012 21:17

                                        Dommage, pour une fois que quelqu’un entreprend de démonter Soral point par point (au lieu de hurler mécaniquement au péril rouge-brun), il le fait avec des œillères qui le discréditent, à savoir une analyse marxiste au premier degré (lutte des classes avec cent ans de retard / incompréhension de la composition sociale française actuelle / identification des lignes de fracture sur des bases intégralement idéologiques) et un entêtement pénible à vouloir insinuer que Soral n’est pas un véritable opposant au système parce qu’il ne dénoncerait pas l’impérialisme français. En vérité, Soral ne fait que soustraire le peuple de France aux aventures de ses élites ; même s’il laisse échapper une provocation quand il fait le bilan désastreux des anciennes colonies depuis leur indépendance, il faut garder à l’esprit qu’il est contre la Françafrique, et qu’il soutient notamment la démarche de Kémi Séba. Il ne perd jamais une occasion de soulever les tentatives d’ingérence étrangères, fussent-elles françaises ou non : les grands capitalistes apatrides n’ayant pas vraiment de drapeau... Ne pas faire la distinction entre les PDG de multinationales cotées en bourse et les patrons d’entreprises à échelle humaine, qui emploient et contribuent à créer de la richesse chez nous, c’est faire preuve d’un aveuglément qui ne se justifie que par la mauvaise foi. 
                                        Finalement, le propos de l’auteur aurait gagné à ne pas s’étaler sur tant de lignes, puisque le message essentiel, c’est « salauds de patrons, Soral facho ! ». Et toutes les précautions de présentation, recours aux citations et bibliographie ordonnée ne font pas illusion bien longtemps. Bien essayé.


                                        • OrvilleMacSausage 7 mai 2012 21:21

                                          Et ce n’est pas être un fanboy que de faire preuve de bon-sens. C’est un peu éculé, cette manie de parler de Gourou, de fan-club...

                                          [PS : mes excuses pour le paragraphe peu aéré...]


                                        • Déhellgé 7 mai 2012 21:18

                                          Très bon article, très fouillé. L’analyse est, je pense, juste, du moins pour ce que j’ai regardé de soral. Je trouve surtout très pertinente l’analyse sur la glorification de l’impérialisme européen, qui est à la réflexion toujours sous jacente dans ses propos. C’est vrai qu’avoir la pensée de fond du FN décortiqué c’est très utile. Pour combattre efficacement son ennemi, il faut le connaître et surtout le comprendre. Un grand bravo et un grand merci.


                                          • Jola 7 mai 2012 21:38

                                            Belle interprétation de gauchiste. Ça commence par une description à peu près honnête puis on s’enfonce dans la calomnie. Soral le fasciste... Fasciste le soral... Alain facho... facho Alain... On fini bien par comprendre que vous détestez Soral. Êtes vous sioniste ?


                                            • chapoutier 7 mai 2012 22:11

                                              soral est un facho qui veut sa propre chapelle


                                              • lulupipistrelle 8 mai 2012 01:03

                                                ..et un peine-à-jouir qui n’a même plus sa belle petite gueule d’antan...


                                              • Anaxandre Anaxandre 7 août 2012 23:59

                                                 Du vécu ou de la frustration ?...


                                              • Personne 7 mai 2012 22:27

                                                Merci pour cet article, il donne à réfléchir ! il m’a donné des éléments pour accueillir les prochaines manifestations de cet intellectuel avec plus de recul !


                                                • tf1Goupie 7 mai 2012 23:10

                                                  Ce qui est fatiguant c’est ce genre d’intellos dépassés qui veulent absolument plaquer leurs idéologies et autres théories poussièreuses sur la société d’aujourd’hui sans vraiment y arriver.

                                                  Et je répéte mes gammes sur le Grand Capital, la bourgeoisie, la lutte des classes, les puissants qui auraient inventé la société de consommation etc ...

                                                  On appelle cette espèce le Soralausore.


                                                  • CATP 7 mai 2012 23:10

                                                    c’est un article complexe auquel je ferai faute de moyens intellectuels cette seule critique : il présente un soral froid, fasciste, impitoyable. Quelqu’un qui ne connaitrait pas soral pourrait même frissonner d’horreur en le lisant. Or, soral est en fait un type plutôt sympa, humain, loin de ces outrances. C’est une sorte d’artiste et de phénomène de société. L’auteur lui est un marxiste à fond la caisse qui ne doit pas rigoler tous les jours smiley


                                                    • lulupipistrelle 8 mai 2012 01:05

                                                      ..bref tout le contraire de l’hystérique ravagé qu’on connait.


                                                    • toufiketc toufiketc 7 mai 2012 23:58

                                                      Simple réaction monsieur « l’historien » de « 39 ans » qui enseigne dans un collège « d’un quartier populaire ».

                                                      Je trouve trop de références au bas de l’article et beaucoup de pompage dans l’article lui-même. du coup, je m’aperçois cher monsieur l’historien, que la lecture est ennuyeuse. donc j’arrete.
                                                      une chose : soral n’a rien inventé, il ne fait que reprendre la plupart du temps un certain nombre d’idées dites de conspirationnistes et qui s’avèrent de plus en plus fondées.

                                                      mais vous monsieur l’historien je crois que vous vous cassez la tête sur une personne qui ne peut faire l’objet d’une étude historique car elle est vivante, la preuve est que vous pouvez aller le voir et discuter avec lui de lui justement dans un bar par exemple. vous vous rendrez compte ainsi que l’économie de l’écriture est utile dans certains cas meme si on est historien autoproclamé de 39 ans !


                                                      • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 8 mai 2012 00:00

                                                        « Soral tente de rallier aux idées d’extrême droite »

                                                        Je ne suis pas allé plus loin. Cette phrase prouvant que la suite de l’article n’avait aucun intérêt et que son auteur est un sot inculte parlant de ce qu’il ne connaît pas. 

                                                        • stef77260 8 mai 2012 02:08

                                                          Je trouve en premier lieu qu’ Alain Soral à la merite de s’exposer et de prendre les coups on ne peut lui enlevé cela .

                                                          Quand l’auteur de cet article stigmatise Soral comme un amoureux du capitalisme à la papa il relate une verité et c’est sur ce seul point ou je lui laisse du credit .

                                                          Quand il minimise les dominations de reseaux occultes et lobby anglo americano-israeliens l’auteur se décrédibilise ,toutes les analyses des resistants à la doxa mondialiste on fait de meme (Jovanovi, Hillard , Chouard, Drac etc etc...).

                                                           Alain Soral présente ses positions avec le mérite de l’honnêteté de ses idées j’en partage certaines et d’autres non mais dans un monde ou la prédations neo mondialiste financière est l’axe de bataille je trouve qu’il est un interet général des citoyens(humain moyen) de ce porter cote à cote en résistance.


                                                          • amedebout amedebout 8 mai 2012 04:17

                                                            « Beaucoup de gens croient penser alors qu’ils ne font que réorganiser leurs préjugés » explique Frédérick Rousseau...


                                                            • Aleth Aleth 8 mai 2012 06:29

                                                              @ l’auteur (qui a pondu son texte sans prendre la peine de réagir aux commentaires)

                                                              Que diriez-vous d’un débat en tête à tête avec Soral ? Enfin peut-être n’a-t-il pas que ça à faire... et vous non plus. Il n’est pas nécessaire d’être un « fanatique » (un soupçon de pragmatisme suffit) pour penser qu’Alain Soral demeure encore l’un des rares résistants à la pensée unique, au système politico-médiatique, au terrorisme intellectuel... et ça manque cruellement dans le PAF. Au fil du temps les « hérétiques » y ont été chassés, personae non gratae. A présent, au menu, discours aseptisés, fac-similés qui se passent de rédactions en rédactions. Les tenants et aboutissants, les enjeux véritables, sont volontairement ignorés (qui paye qui ?). Quels remparts avons-nous face à l’impérialisme, au mensonge, à la mascarade au quotidien, face à l’arrogance oligarchique ? Jusqu’ici tous les portes-voix ou presque avaient été confisqués. Fort heureusement via l’internet la donne a quelque peu changé.

                                                              Soral est un insoumis, il est libre, et représente selon moi l’un des meilleurs analystes du monde contemporain, ne vous en déplaise, et ce sur bien des sujets (politique/géo-politique, finance internationale, etc). Il décrypte l’actualité avec lucidité et sans langue de bois. Avec d’autres... Michel Drac, Aymeric Chauprade, Thierry Meyssan, Etienne Chouard, Pierre Hillard, Piero San Giorgio, Pierre Jovanovic, Salim Laïbi, Johan Livernette, Dieudonné et j’en passe... Soral participe ou contribue à sa manière à l’éveil des consciences et à la réconciliation des peuples. Il fait le travail inverse des intellectuels faussaires payés eux pour brouiller les cartes et semer la zizanie, tel BHL, son evil twin.

                                                              D’ailleurs il est l’un des rares encore une fois à avoir le courage de dénoncer un certain « groupe de pression » communautaire (sans amalgame avec l’entière « communauté ») qui dicte ses desiderata à la classe politique dirigeante française ou autres. Vous savez ce « lobby » qui abuse du deux poids deux mesures, ce « lobby » qui est parvenu à obtenir son propre Parlement européen à Bruxelles, ce « lobby » qui, en toute impunité, se faisant passer pour victime derrière des boucliers factices, prône une idéologie basée sur l’extermination de populations et le vol de terres ancestrales, sans que la communauté internationale ne bouge le petit doigt depuis plus d’un demi-siècle. Mais, par les temps qui courent, il n’est semble-t-il pas « politiquement correct » de mettre le doigt là où ça fait mal.

                                                              En aparté Soral met aussi en avant des oeuvres enrichissantes (ou de saines adresses) qui - comme par hasard - passent inaperçues dans les médias alignés. Son dernier ouvrage « Comprendre l’empire : demain la gouvernance globale ou la révolte des nations » s’est écoulé à 35.000 exemplaires sans aucune promotion dans ces médias vendus. BHL pour l’exemple, qui lui a partout pignon sur rue, ne parvient plus à vendre ses livres nauséabonds et insipides. Un juste retour des choses, un symbolique et réjouissant signe du destin (ce même BHL Botul qui va essayer de vendre à Cannes son film sur la Libye... quelle raclure... cynique jusqu’au bout !).

                                                              Bref... heureusement qu’il existe des personnalités comme Soral pour déblayer le terrain des idées préconçues et perverties, pour combattre l’idéologie dominante et prédatrice que les peuples subissent à longueur de temps au bénéfice de quelques uns.


                                                              • cavalieru 8 mai 2012 11:16

                                                                Cet article est une parfaite demonstration de la dynamique réactionnaire. L’auteur fini sont oeuvre avec la demande de ne pas laisser Soral falsifier l’histoire ! Donc un appel à la réaction. Un peu étrange comme conclusion d’un long article que se revendique scientifique. La science n’est pas une forme de militantisme, c’est une procedure afin d’acceder au savoir.
                                                                Effet secondaire positif de l’article : je me pose la question comment faire une critique intelligente de Soral smiley puisqu’il y a pour moi aussi des aspects dans son travail à mettre en question, nottamment la négligence quasi totale de la réalité techologique et scientifique du 21ème siècle. (Est-ce un mouvement social comme E&R obligé de ne que relier des informations concernant la dimension politico-economique ? Comment peut-on encore dissocier le social de la technologie de nos jours sans un grand risque de ne pouvoir finalement toujours que REAGIR ?)


                                                                • Buzz l'éclair Buzz l’éclair 8 mai 2012 13:00

                                                                  « Soral voudrait se faire passer pour un homme de gauche mais il déclarait en mai 2007 : «  Si Sarkozy applique le programme du Front national, j’irai lui baisser les pieds »…D’ailleurs, pour lui, Le Pen est un « anarchiste de droite  » (sic). Toujours en 2007, il exposait que l’espace politique qui se libère est à gauche….ajoutant : « j’en ai parlé avec le Président Le Pen, on est d’accord sur tout  ». Soral se veut donc désormais chef d’un mouvement politique dont la devise est «  gauche du travail et droite des valeurs  »….Le Pen disait lui aussi en avril 2002 « Socialement je suis de gauche, économiquement de droite et, nationalement, je suis de France.  » Il ne s’agit pas seulement de ratisser large comme tout bon démagogue mais de reprendre cette vieille posture qui fut toujours celle d’une certaine extrême droite : on pourrait être à la fois de gauche et de droite, car cette opposition se dissoudrait dans l’Idée nationale. »

                                                                  http://www.lesarkophage.com/f/index.php?sp=textes&zoom=7&PHPSESSID=4bd9d46a52c0e004164d33a6e6a2daa6


                                                                  • politzer politzer 8 mai 2012 15:03

                                                                    bonjour


                                                                    Excellente analyse de classe de l anti sémite et néo fasciste Soral. Limitée cependant par un certain dogmatisme propre au « marxisme de cabinet » qui escamote le rôle ( économique et politique) de l’immigration de peuplement, dans l offensive du capital contre le travail et donc rend impossible le ralliement des masses exposées au dumping économique (dont immigrées déjà intégrés notamment) à la lutte NB !) à la lutte unie contre l’esclavage salarié. Une telle position n est pas loin de celle du PCF et des gauchistes qui sont soit des traîtres au mouvement ouvrier soit les idiots utiles de l’impérialisme . 

                                                                    • lloreen 8 mai 2012 15:22

                                                                      Qui est le Dr Rath ?

                                                                      C’est un humaniste farouchement opposé au cartel pharmaceutique qui dénonce qui sont les vrais responsables des grands crimes contre l’humanité.

                                                                      http://www.dailymotion.com/video/xgfe4i_les-magouilles-de-l-industrie-pharmaceutique-dr-rath-1-4_lifestyle

                                                                      http://www4fr.dr-rath-foundation.org/

                                                                      Un citoyen qui s’engage et gagne à être connu.


                                                                      • aliante 8 mai 2012 15:46

                                                                        je dirais que le ps a enfermé les musulmans dans une prison victimaires , la droite les a culpabilisé et A Soral vient leur rendre visite au parloir


                                                                        • maxence staquet 8 mai 2012 20:58

                                                                          Certains me reprochent de ne pas réagir à leur commentaires. Mais je ne pourrais pas, il y en a beaucoup trop ! Je m’en réjouis d’ailleurs...

                                                                          Quelques remarques malgré tout :

                                                                          - On me reproche d’être partisan ... C’est ridicule, bien sûr que je suis partisan !! Ce qui ne m’empêche pas d’essayer d’être objectif et d’argumenter. Croire à la neutralité intellectuelle en politique est une imposture. Je ne pense pas que Soral me contredirait là-dessus...
                                                                          - A propos de Soral, un conseil : lisez-le sérieusement avant de dire que je déforme ses propos. Toutes les citations sont référencées, principalement tirées de ses livres. J’ai parfois l’impression que ses plus fanatiques partisans ne l’étudient pas vraiment, ils s’accrochent à l’une ou l’autre de ses déclarations prétendument anti-système sans essayer de comprendre à quelles conclusions pratiques mènent ses réflexions. 
                                                                          - Un internaute me reprend sur le fait que j’ai affirmé que Soral restait toujours dans le vague, et de le citer sur Morgan, Rothshild et Rockefeller. Mais tout ça est vieux d’un siècle ! Or son propos est de proposer grille de lecture pour le présent... Et oui, tout cela est vague. Relisez convenablement mon article, surtout les passages « du bon impérialisme » et « du bon capitalisme » : toutes ces infos sont accessibles.
                                                                          - Réponse à Hervew : oui, vous avez bien lu, jamais je n’accepterai de soutenir les capitalistes franco-allemands contre les capitalistes américains. Oui, la voie de la révolution authentiquement socialiste et populaire est longue est difficile. Rassembler la gauche malgré les errances social-démocrates demandera encore beaucoup d’effort. Mais malgré la défaite de 1989, le combat continue et le temps travaille pour nous. Soyez patient ... L’histoire vous réservera des surprises : allez donc voir le réarrangement des forces politiques en Grèce. Et ce n’est qu’un début. Quand on fait de la politique pour changer de régime, le premier principe c’est de ne jamais baisser les bras : comprenez que je ne suis pas seulement historien, je suis aussi un militant et je ne m’en cache pas.


                                                                          • aliante 8 mai 2012 22:52

                                                                            le plus difficile est de savoir avec qui A Soral veut se réconcilier ,chez ses amis du fn les gens ne sont pas tous egaux ,surtout si ils ont la peau sombre ,il denonce Melenchon d’etre un suppot du ps mais lui c’est aussi une dent du rateau du fn ,je pense que c’est un bon ecrivain ,un bon analyste mais politiquement parlant il est à coté de la plaque ,ou il prend ses reves pour des realités


                                                                            • zarathoustra 9 mai 2012 11:33

                                                                              Au risque de faire de la « discrimination raciste », je dirais qu’il n’y a qu’un historien belge pour croire que la révolution française est une révolte menée par et pour des paysans. 


                                                                              • morice morice 9 mai 2012 12:05

                                                                                À la fin de son livre, Comprendre l’Empire, Soral compare fascisme et communisme pour mieux défendre les expériences fascistes


                                                                                Il parle en connaissance de cause : il aura été les deux, et est aujourd’hui toujours... Fasciste....

                                                                                • 2012 13 mai 2012 01:53

                                                                                  De la supercherie en « Histoire »  : commencer la recherche par des conclusions pré-établies.

                                                                                  L’historien d’opérette à voulu trouvé un facho et il a trouvé (comme par enchantement) un facho. en économie on appelle une « prophétie auto-réalisatrice’

                                                                                  la dogma marxiste me surprend tristement : la récitation scolastique des marxises devient ironiquement pure négation de la dialectique. d’ailleurs en pur dialecticien, marx ne se considère pas lui-même comme  »marxiste". alors que penser des marxistes vivant des subventions du système ?

                                                                                  je ne suis pas loin de penser que le socialisme doit être nécessairement populaire et conservateur (luddisme) pour contrer la bourgeoise libérale et progressiste. la principale force révolutionnaire permanente est en réalité la bourgeoisie (marx et schumpeter). car l’exploitation intensive du Capital nécessite sans cesse la destruction des valeurs et des modes de vie traditionnels, des frontières. de cette destruction frénétique nait la valeur.

                                                                                  Alain tout comme Michéa et Orwell nous rappelle que nos avons deux hémisphères cérébraux.

                                                                                  Il y a comme une difficulté à surmonter pour les marxistes institués et la gauche plus généralement  : vouloir le progrès (consommer davantage ?) et en même temps refuser l’exploitation intensive du capital. pouvoir jouir sans entrave et refuser l’aliénation de la société de consommation. espérer un monde métissé tout en maudissant le libéralisme intégral soit la libre circulation des facteurs de production (capital et travail) . rever de révolution est être soi-même conformiste.

                                                                                  De ces contradictions, Alain Soral en tire naturellement les conséquences qui s’imposent à lui en tant qu’honnête homme et adopte un double mouvement dialectique : il est à la fois de gauche (économiquement et socialement) et de droite (moralement) tout comme le sont Michea et Orwell.

                                                                                  cette position critique, anticonformiste, est très cohérente et courageuse mais difficile à tenir. car cette position est prise simultanément entre deux feux celui de la gauche sociétalement libérale (mœurs) et de la droite socialement libérale, soient les deux faces du libéralisme.

                                                                                  tout comme ces auteurs, je pense que la recherche de la vérité est fondamentalement inconfortable car cela nécessite de lutter contre l’esprit du temps (à la gauche la censure intellectuelle et à la droite la mise à mort économique).

                                                                                  les petits scribouillards frustrés détesteront toujours les guerriers accomplis et par ressentiment et envie et finiront toujours par les poignarder dans le dos avec l’assentiment de leurs Maitres en l’échange de quelque rétribution monétaire ou symbolique (Bourdieu). c’est ainsi. tout comme cela en est ainsi de toutes les révolutions.

                                                                                  Merci à Alain Soral et à tous les éveilleurs de conscience pour le travail nécessaire mais ingrat que vous accomplissez malgré la censure, la calomnie, l’injure et les menaces  !

                                                                                  à tous et aux marxistes aussi, je dis : « soyez libres ne vous interdisez pas de penser ».


                                                                                  • mortelune mortelune 13 mai 2012 18:06

                                                                                    Votre éloge à la supercherie ne m’étonne pas de vous. Sans doute avez-vous quelques lacunes tant en économie qu’en sciences humaines sans oublier l’histoire.

                                                                                    Quand vous écrivez vous me faites penser à un sportif qui veut sauter une barre à 2m10 avec seulement 3 mètres d’élan. 

                                                                                    « ...en tant qu’honnête homme... » 

                                                                                    Soral est honnête ? « Honnête : outre sa signification principale et ordinaire, exprime aussi l’Ensemble des qualités personnelles et sociales que peut avoir un homme joignant à la distinction de la culture et de l’esprit la politesse des manières. »
                                                                                    Alors Soral est encore honnête ?

                                                                                    Soral n’est ni un homme honnête ni un éveilleur de conscience, il est plus simplement un opportuniste intelligent. Le FN ne manque pas d’opportunisme c’est vrai, avec Soral ils ont enfin trouvé un homme intelligent.

                                                                                    Vous voulez bien me faire une faveur ? Eviter de mêler Marx à cette histoire.



                                                                                  • maxence staquet 15 mai 2012 18:18

                                                                                    « Soyez libres, ne vous interdisez pas de penser » : C’est une plaisanterie, on croit rêver ? Qui essaye seulement de penser ici : moi au moins je ne trahis pas la pensée de Soral : je l’explicite et la critique.

                                                                                    Au risque de me répéter : avez-vous LU Soral ?

                                                                                    Dans son dernier livre, « Comprendre l’Empire » qui constitue de son propre aveu l’aboutissement et la quintessence de sa pensée, voici ses références :

                                                                                    • p.6  : Henri Béraud, journaliste écrivant à Gringoire de 1928 à 1943, évolue à l’extrême droite après le 6 février 1934. Anglophobe et antisémite. Condamné à mort pour intelligence avec l’ennemi en 1944, gracié.

                                                                                    • p.36  : Louis de Bonald, écrivain noble, partisan de la Restauration, défenseur de l’Ancien Régime dans la première moitié du XIXème siècle. Contre-révolutionnaire, partisan du droit divin et virulent critique de la déclaration des droits de l’homme.

                                                                                    • p.36  : Joseph de Maistre, avec Edmund Burke (philosophe favori de Bart de Wever), le principal penseur contre-révolutionnaire. Franc-maçon avéré et militant, il défend le pouvoir totalitaire de l’Église sur la société (contre la laïcité), nie l’individualisme des Lumières. Assimile comme Burke, la société à un organisme vivant qui peut tomber malade de ses excès (révolutionnaires). Il croît à l’intervention providentielle du divin dans les affaires humaines.

                                                                                    • p.46  : Lyndon LaRouche, homme politique américain, fasciste, complotiste, antisémite, escroc, condamné à cinq ans pour fraude (détournement de fonds).

                                                                                    • P.56  : Eustace Mullins, écrivain américain antisémite et philo-fasciste, disciple de d’Ezra Pound. Ce dernier, écrivain américain, grand soutien du régime de Mussolini, incarcéré lors de la libération de l’Italie. Il aurait éveillé l’attention de Mullins sur la domination juive des institutions bancaires mondiales en général et de la Fed en particulier.

                                                                                    • p.119  : Charles Péguy, écrivain, poète, dreyfusard anti moderne, catholique conservateur, mystique exalté, nationaliste, ...

                                                                                    • p.123  : Louis-Ferdinand Céline, écrivain antisémite et pro-nazi

                                                                                    • p.170  : René Guénon, ...

                                                                                    • p.170  : Julius Evola, ...

                                                                                    • p.171  : Charles Maurras, ...

                                                                                    • p.171  : Heinrich Himmler, ...

                                                                                    Et j’en passe : que des références d’extrême-droite. Alors qu’il ait les couilles de dire clairement : « oui je suis un fasciste et je l’assume ».

                                                                                    Quant à moi je suis communiste et je le dis, même si je pense qu’il faut faire le bilan critique de l’expérience soviétique, elle reste ma référence.

                                                                                    Et non, je ne suis certainement pas un libéral et je pense que le socialisme est LA SEULE alternative anticapitaliste à la société libérale et l’histoire l’a montré. Et oui, je pense que le fascisme N’EST PAS une alternative anticapitaliste et l’histoire de TOUTES les expériences fascistes l’a démontré (Italie de Mussolini, Allemagne nazie, Chili de Pinochet, Espagne de Franco, etc.).

                                                                                    Mais peut-être faut-il vraiment tout vous expliquer : le capitalisme repose sur la propriété privée des moyens de production et le moteur de l’économie c’est la recherche du profit. Le socialisme, c’est la propriété collective des moyens de production et l’économie est planifiée selon les besoins.
                                                                                    Bon, vous n’êtes pas d’accord et vous colportez tous les mensonges de la bourgeoisie sur l’histoire des pays socialistes. Vous dénigrez le mouvement ouvrier et la vraie gauche. C’est votre affaire. Mais ne vous étonnez pas que l’on dénonce vos fumisteries.
                                                                                    Car c’est bien le message de tous les fascistes aux capitalistes : « arrêtez de prendre ces tapettes de l’UMPS, avec la crise qui s’annonce, il vous faudra de vrais guerriers pour mâter les révoltes populaires, prenez-nous ! »
                                                                                    Et voici une citation exemplaire de Soral à ce propos (voir mon article, tout y est référencé) : « J’aime Le Pen pour ça […] Ce sont encore des hommes […] toutes ces merdes du système UMPS […] J’aimerais bien voir le jour où ça va péter dans la rue, comment ils vont se comporter […] moi je suis prêt déjà à ça, pas eux[64]. »


                                                                                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 15 mai 2012 18:28

                                                                                    Péguy ?????? Vas lire !!!!


                                                                                  • Babar Babar 13 mai 2012 01:55

                                                                                    Attention, attention mon détecteur de troll UMP-FN a explosé !!!

                                                                                    "ALERTE, ALERTE, ALERTE ! Il ne fait presque aucun doute que vous êtes face à un troll d’une puanteur remarquable. Fuyez le plus vite possible, fermez les issues et laissez-le agoniser dans sa propre putréfaction ! N’oubliez pas de bien vous laver les mains en repartant et désinfectez votre écran tant que vous y êtes."

                                                                                    http://www.petitcalomniateur.fr/


                                                                                    • 2012 13 mai 2012 02:10

                                                                                      ce quoi ce boulot de petit flic dénonciateur ?


                                                                                      • 2012 13 mai 2012 02:23

                                                                                        on appelle une preuve par l’exemple, non ? CQFD ?


                                                                                        • mortelune mortelune 13 mai 2012 17:39

                                                                                          Le FN met les bouchées doubles. Gilbert Collard à la ’propagande paysanne’ et Alain Soral à la ’propagande estudiantine’. Pour ratisser large les fachos ratissent large c’est le moins qu’on puisse dire. 

                                                                                          Le truc de ouf c’est que ça marche pas mal pour eux à en juger les posts sur plusieurs forums d’internet. Je savais qu’ils avaient mis un point d’honneur à buzzer le web de leurs sornettes. 
                                                                                          Leur truc à Soral est presque parfait puisqu’il s’introduit dans tous les milieux grace à sa carte de visite originale ’EX FN / EX COMMUNISTE’. 
                                                                                          Je reconnais qu’il n’est pas bête du tout et c’est la un point fort pour faire admettre aux crédules les bienfaits des frontistes à la botte de la famille lepen et de leur roi jean mari (je n’ai pas oublié les majuscules). « N’ayez pas peur des fascistes, vous verrez ils sont cool » ;o))
                                                                                          Brrrrr ! ça me rappelle vaguement la loge P2 dont les membres, dont faisaient parti Silvio Berlusconie et la mafia, avaient réussi à introduire les milieux de la franc maçonnerie. 
                                                                                          Un mot d’ordre commun : démolir le système actuel pour le remettre aux mains des mafieux. 
                                                                                          Comme les aristocrates de 1789 qui ont finalement pris la place occupée par la noblesse, les mafieux utilisent le peuple pour éviter de se trouver en première ligne et ainsi éviter les coups. 

                                                                                          Au final on a :
                                                                                          1789 > aristocratie contre noblesse
                                                                                          2012 > mafia contre aristocratie
                                                                                          Le blanchiment d’argent de la drogue et des ventes d’armes ça rapporte alors il faut bien l’investir quelque part.



                                                                                          • mortelune mortelune 13 mai 2012 17:45

                                                                                            La « pensée » d’Alain Soral : Révolution ou réaction ?

                                                                                            J’aurais plutôt mis comme titre : « Alain Soral l’enfumeur au service de la mafia »

                                                                                          • pouilleman 24 mai 2012 13:50

                                                                                            Ils ont une méthode très efficace pour troller les articles parlant d’eux. C’est la bonne vieille méthode instaurée par FdeSouche. Prend E&R par exemple, leur site est en majeur partie constitué de dépêches provenant d’autres sites, et c’est là la petite subtilité, c’est qu’ils laissent toujours le lien original vers l’article en question. Par conséquent, une bonne partie des fanboys vont s’engouffrer dans la brèche et polluer les articles qui vont pas dans leur sens.

                                                                                            Et c’est là le « génie » du truc : militants à la pelle pour pas un sous + trollage en masse des articles un peu critique = l’impression que internet a sombré dans la fachosphère !

                                                                                            Donc quand tu dis que ça marche pas mal pour eux à en juger le nombre de posts, oui et non. Certes ils sont peut-être nombreux (virtuellement parlant j’entend) mais tout ça provient surtout d’une très bonne stratégie de com’ (dont la plupart n’en ont même pas conscience).

                                                                                            Ce phénomène reste malgré tout limité à internet. Enfin bon, le jour ou je croiserai des militants E&R dans la vraie vie je changerai peut être d’avis... 



                                                                                          • arobase 13 mai 2012 20:50

                                                                                            je me suis plutôt intéressé à la « pensée » de Pierre François Treservac, tout aussi profonde que celle de ce soral. au moins lui (c’est le concierge de mon immeuble) tiens un discours très abordable et terre à terre.


                                                                                            son sujet du jour, c’était de râler contre ces jean-foutres qui entrent pisser dans les escaliers. pa anodin comme sujet !

                                                                                            • Psychophile Psychophile 13 mai 2012 21:46

                                                                                              C’est tellement rare de voir un réac comme Soral continuer à mener sa « croisade » malgré la censure ! Il offre une analyse critique, sans detours ni tabous et c’est tout à son honneur. Force est de constater qu’il ne déroge pas à sa pensée profonde et ne fait pas la courbette règlementaire imposée. Bref, son style direct et sa grande gueule n’occultent en rien son intelligence...

                                                                                              La France a besoin d’hommes et de femmes qui en ont, et lui en a ! N’en déplaise aux puritains et aux faux c... smiley


                                                                                              • Christoff_M Christoff_M 13 mai 2012 22:22

                                                                                                Ses lecteurs sont des jeunes et beaucoup sont d’origine immigrée !!!!

                                                                                                Ceci n’engage que vous propos totalement abusifs et affirmation mensongères...

                                                                                                Moi je m’intéresse à lui sans être ni partisan, ni inscrit politique, et je connais des gens de gauche et de droite autour de moi qui sont intéressés par ses analyses...

                                                                                                Cette manie française de vouloir classifier celui qui ne suit pas les troupeaux étiquetés bleu ou rouge !!

                                                                                                Moi je m’intéresse à lui car il a le courage de soulever des contradictions et des lièvres que la plupart des hypocrites soi disant engagés en politique n’osent même pas aborder en montrant par la leur coté calculateur et hypocrites, c’est pour cela aussi que Soral n’adhère plus aux partis politiques français qui ne sont que des pales images sans foi depuis leur adhésion à l’Europe des mafieux de la finance !!


                                                                                                • Christoff_M Christoff_M 13 mai 2012 22:32

                                                                                                  il a raison sur un point pourquoi les gens les plus démunis, les chômeurs mal lotis, les obligés des travaux pourris ne se regroupent pas et pourquoi aucun parti politique « classique » ne s’adresse à eux car nos nantis de la sphère mediatico politique sont des vendus aux mondialistes, des petits bourgeois vénaux sans ambition à part leur nombril et leur ventre...

                                                                                                  Tous ceux la n’ont qu’une peur c’est que les lésés de l’Europe mensongère et du mondialisme se soulèvent et constituent donc les parfaits gardiens de la société actuelle et les protecteurs de ceux qui tirent vraiment les rènes en coulisse...

                                                                                                  dans une société en apparence démocratique, mais de plus en plus inégalitaire et injuste ( dans le sens de la justice) faisant tout pour protéger une petite caste qui tient les colonnes du temple de la finance et des grands groupes ( jamais aussi riches) alors que l’on sert de la crise, de la rigueur et de la misère entretenue au bas de la pyramide, avec des discours enveloppants plein de morgue et de mépris, enveloppés dans des propos alambiqués...
                                                                                                  et pseudo économiques !!


                                                                                                  • romaeterna romaeterna 14 mai 2012 00:55

                                                                                                    C’est qui Soral ?

                                                                                                    le dernier poivrot à la mode du bar des sport ?

                                                                                                    • mortelune mortelune 14 mai 2012 01:45

                                                                                                      Oui ! et même temps qu’il boit il enfume. 


                                                                                                    • bruenor bruenor 15 mai 2012 08:48

                                                                                                      Soral est un polémiste doué qui a du bagout voilà tout.Sa pensée n’a rien d’original,son truc c’est de réactualiser le bon vieux truc du-complot-juif-qui gouverne-le- monde,si tout va mal c’est parce que les vilains réseaux juifs sionistes talmudiques (et talmudique = satanique forcément) et leur variante judéo-maçonnique-sans oublier les « kabbalistes » spéculateurs- (le judéo-bolchevisme étant un peu passé de mode depuis la chute de l’URSS) gouvernent le capitalisme en alliance-pour un peu plus de crédibilité-avec les protestants anglo-saxons « vétéro-testamentaires »le tout pour instaurer la dictature du « nouvel ordre mondial » en vue de préparer l’avènement de l’antichrist et du grand Israël.C’est pas dur à comprendre.Bien sûr cette vision est plus proche d’un roman d’Umberto Eco ou de Dan Brown que de la réalité mais aussi plus séduisante que le matérialisme historique (par exemple) ou que du style un peu universitaire de l’article ci dessus.


                                                                                                      • bruenor bruenor 15 mai 2012 08:49

                                                                                                        plus séduisante pour certains.


                                                                                                      • LucasTrady LucasTrady 10 janvier 2013 08:48

                                                                                                        Sur ce point , je partage votre avis .

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NateRiver


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