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La peur du pouvoir

LA PEUR DU POUVOIR

Pour que la confiance se maintienne entre deux scrutins, il est nécessaire que les citoyens puissent évaluer le déroulement de la gouvernance et être assurés que leurs capacités créatives sont prises en compte. Quand leurs voix, et celles des autres citoyens, pourront être entendues et prises en compte, le clash des gilets jaunes prendra fin. Cette approche qualité est d’autant plus nécessaire que beaucoup des orientations majeures sont décidées à l’échelon européen et que leur bonne mise en œuvre dépend de chaque nation, de chaque région et de chaque commune. Mon expérience d’expert législatif m’a montré que ces aspirations se heurtent à un obstacle majeur : la peur de dépossession du pouvoir. Il est pourtant possible de dépasser cet obstacle avec :

  1. L’évaluation citoyenne orientée vers le partage des bonnes pratiques
  2. La libération de la création (à suivre)
      1. Mettre le citoyen au centre du marché unique

Le 16 février 2011, Alain Lamassoure organise au Parlement européen de Strasbourg un petit déjeuner avec plusieurs députés. Il s’agit de célébrer la fondation de la Fédération Eurefer. Auteur du rapport sur «  Le citoyen et l’application du droit communautaire  », M. Lamassoure soutient toutes les initiatives qui visent à placer « Le citoyen au centre du marché unique ». Il a rencontré quelques mois auparavant une équipe formée d’un expert législatif et de parties prenantes intéressés par la mise en œuvre des directives européennes. Il lui a semblé que le projet Eurefer s’inscrivait dans cette démarche.

Eurefer est une association qui se propose de représenter les parties prenantes (entreprises, syndicats, associations non gouvernementales, experts, citoyens…) pour assurer l’harmonie de la transposition des directives européennes dans les différents Etats membres de l’Union européenne. Cette association dispose du logiciel TaO (Transposition-assistée par Ordinateur) qui permet aux différentes administrations nationales de se coordonner entre elles, grâce à une vision en temps réel de la préparation des lois et règlements de transposition, ainsi que d’échanger les meilleures pratiques dans leur mise en œuvre.

Lors de ce petit-déjeuner, M. Lamassoure, qui a accepté d’être le Président d’honneur de la Fédération, introduit le projet d’un « Observatoire pour les Citoyens Européens ». Il suggère de modifier TaO afin qu’il permette à tous les citoyens dans les différents Etats de suivre et de comparer les dispositions nationales des transpositions qui les intéresse. La plateforme internet de l’Observatoire recueillera les évaluations données par chaque citoyen, au moyen de notes comparatives assorties de commentaires sur chacune des mesures nationales. Le logiciel calculera les moyennes. Ainsi dans chaque service public national concerné, les fonctionnaires pourront connaître l’évaluation et les préférences citoyennes.

, Figure 1 La Table unique de Concordance

Consulté le député allemand, qui participe à la réunion, est très favorable à l’introduction d’un processus d’amélioration continue dans la transposition des directives européennes. Il assure que la Commission qui s’occupe du marché intérieur au Parlement européen apportera son plein soutien au financement de la mise en place de l’Observatoire.

Figure 2 L'Observatoire des citoyens Européens

      1. Supplément de croissance de 2,6 % pour les années 2012-2020

Parallèlement à la préparation du marché d’étude pour le Parlement européen, la Fédération Eurefer s’efforce de développer la version beta du logiciel du Module d’évaluation Mutuelle. Elle choisit pour directive pilote la principale directive de l’Union européenne : la Directive sur les services. Dans la société post-industrielle où nous sommes entrés depuis plus de trois décennies, l’essentiel de la compétitivité et de la croissance, dont dépendent l’emploi et les finances publiques, se joue dans le secteur tertiaire. Le développement et la modernisation de ce secteur grâce à la mise en œuvre de la Directive ajoutera un supplément annuel de croissance de 2,6% par an sur la période 2012-2020 indique Michel Barnier dans un discours prononcé à La Haye le 19 octobre 2012.

La politique qualité développée dans l’administration américaine par MM. Clinton et Al Gore aux Etats-Unis a démontré son impact considérable. Dans le Manuel Qualité de Juran, le Vice-Président Al Gore explique comment il a procédé. En simplifiant les procédures et en modernisant l’organisation des services publics grâce à la pression des parties intéressées, la Présidence Clinton a réalisé un véritable miracle : elle a éradiqué les déficits du budget fédéral et les a transformés en excédents.

 

Figure 3 L'excédent budgétaire de l'administration Clinton

      1. L’échec de l’évaluation citoyenne

Pour améliorer la transposition, la Directive sur les services a organisé un « processus d’évaluation mutuelle ».  Il est demandé à chaque Etat membre d’établir un rapport sur la compatibilité de leurs législation avec ses exigences et de soumettre ces rapports à l’évaluation « des autres Etats membres et (de) toutes les parties intéressées ». Au vu des observations collectées, la Commission doit rédiger un « rapport de synthèse » accompagné de « nouvelles initiatives ».

 

Cette évaluation mutuelle aurait pu présenter un caractère révolutionnaire en associant les citoyens à l’évaluation de la mise en œuvre des directives qui les concerne. La notion de parties intéressées inclue en effet tous les citoyens concernés par l’application de cette directive. Cela n’a pas été le cas. Beaucoup d’Etats qui étaient en retard dans la transposition n’ont pas transmis leurs rapports d’évaluation. La procédure de l’évaluation à venir est restée confidentielle. Sur les 200 millions de citoyens concernés par la consultation, 71 personnes ont répondu.

Figure 4 La participation des citoyennes et des citoyens à la mise en oeuvre de la directive

De fait, compte tenu des expériences précédentes, on savait que la transposition – mises à part quelques exceptions – ne se déroulait pas dans de bonnes conditions. En fait, comme l’étude détaillée publiée plus tard aux Editions Springer (Stelkens and al., The Implementation of the EU Services Directive) allait le démontrer, l’esprit de simplification et de modernisation de la Directive a été détourné de sorte de ne toucher à rien, et ses effets bénéfiques sur les déficits publics, la croissance et l’emploi ne se sont pas réalisés.

Vu l’importance des enjeux, que cet échec soit passé sous silence est particulièrement choquant. Les directives européennes sont devenues une des principales sources des lois et règlements nationaux. Placer les citoyens au centre de l’Union européenne par l’évaluation mutuelle aurait pu être l’occasion d’un nouveau départ, d’une nouvelle légitimité.

Dans le processus de la transposition, la part laissée aux Etats membres, c’est-à-dire la mise en œuvre, est très importante ; voire plus importante que la directive elle-même, L’exemple de la Directive sur les services n’est pas unique. De fait, une part considérable des objectifs fixés par les directives ne sont pas réalisés. La manière dont les directives sont exécutées intéressent les citoyennes et les citoyens au premier chef. D’autant que, si on leur reconnaît un pouvoir d’évaluation dans leur mise en œuvre, ils pourront à cette occasion donner leur avis sur les objectifs de la directive elle-même. 

Cette mal gouvernance caractérisée s’explique par la peur du pouvoir de réduire ses marges de manœuvres – souvent injustement appelées souveraineté.

      1. Identifier les meilleures pratiques sur son smartphone

A l’occasion de la mise en œuvre du MeM, la peur du pouvoir va se manifester à nouveau. Pour démontrer les facilités apportées par le numérique, Eurefer met en ligne la plateforme MeM et développe une organisation de référents.

Le premier souci d’Eurefer a été de vaincre la complexité juridique de la législation et de rendre les directives et les transpositions lisibles pour tous les citoyens. Ceci est rendu possible par la « Table unique de Concordance » : chaque directive est découpée en une série de « dispositions élémentaires » dont chacune est désignée par un label particulier. Les mesures nationales de transposition sont découpées et rangées sous les mêmes labels. Un moteur de recherche du type Google permet aux citoyens d’accéder directement aux dispositions qui les intéressent (entretien du jardin d’enfants par exemple).

Se présentent sur leurs smartphones, la disposition de la directive recherchée, les mesures nationales correspondantes et les mesures nationales de l’Etat le mieux valorisé par les autres internautes. L’utilisateur peut s’il le désire consulter d’autres dispositions voisines de la directive, faire défiler les mesures des autres Etats pour les comparer à ses dispositions nationales. Il peut aussi lire les notes et les commentaires des autres internautes. Une fois qu’il a pu forger son opinion, il note la qualité de sa législation nationale soit par des étoiles (1 à 5) ou par un pourcentage (1 à 100) et justifie son évaluation par un commentaire. S’il considère que la bonne pratique mise en avant par les autres internautes n’est pas vraiment la meilleure, il peut réexaminer celle-ci, abaisser la note et motiver sa décision, puis valoriser celle qui a sa préférence.

Avant que les citoyens n’interviennent des Comités de référents (experts, entreprises, organisations non gouvernementales, représentants de l’administration) interviennent, pour chaque secteur concerné, au niveau européen et au niveau national pour donner un premier avis visant à éclairer les citoyens sur toutes les dispositions. Ces Comités de référents sont aussi réunis pour établir un rapport de synthèse des commentaires au vu des notes moyennes calculées par la plateforme.

Figure 5 La dynamique de l'évaluation citoyenne

1.5 La peur du pouvoir

L’équipe d’Eurefer a tenté de présenter son projet aux décideurs de la Commission de Bruxelles, du Parlement européen et de la République française. Malgré les hautes recommandations dont bénéficiait la Fédération et l’importante documentation fournie à ses interlocuteurs, obtenir des entretiens pour réaliser des démonstrations s’est révélé difficile. Par exemple, malgré l’injonction donnée par le Ministre Borloo, le Secrétaire Général du Ministère a refusé d’assister à une démonstration de la plateforme au motif qu’il ne voyait pas en quoi celle-ci pourrait apporter une « valeur ajoutée ». A deux reprises, lorsqu’il a été possible d’effectuer une démonstration fonctionnelle de la plateforme, les participants ont été étonnés, tant par sa facilité d’emploi, que par l’énormité des écarts de transposition qu’elle permettait de mettre en évidence.

Avec l’aide des étudiants de l’Ecole du Management de Strasbourg, la Fédération Eurefer a conduit une grande campagne d’information auprès des Parlementaires européens. Ceux-ci se sont montrés presque tous intéressés par le nouvel outil - il était destiné à améliorer la mise en œuvre des directives dont ils sont les principaux auteurs. Malgré l’appui de grands leaders, le Président de la Commission du Parlement chargé du marché intérieur, dont l’accord était indispensable, s’est opposé farouchement à la mise en œuvre de l’Observatoire des citoyens Européens.

Figure 6 Une des équipes de l'EM devant le Parlement européen

D’après les informations recueillies en coulisses, l’hostilité marquée par le pouvoir s’explique par la crainte de voir réduire « ses marges d’ingénierie politique  ». Cette hostilité avait déjà été rencontrée quand Robert McNamara avait voulu mettre en œuvre le Planning Programming Budgeting System (PPBS) dans l’administration américaine. La RCB (Rationalisation des Choix Budgétaires) s’était heurtée aux mêmes résistances en France.

On peut s’interroger sur le bien-fondé de la peur du pouvoir. Pour lui, mettre en œuvre l’évaluation mutuelle des citoyens revient tout simplement à écouter les citoyens, s’informer des meilleures pratiques du terrain et développer dans l’administration un principe d’amélioration continue. Dans le domaine de la santé, Simone Weil avait développé un plan formidable qui a permis aux hôpitaux français d’être parmi les meilleurs du monde. Comme dans les entreprises privées, le Zéro défaut devrait devenir l’objectif des administrations publiques.

Si Mr. Malcom Harbour, Président de la Commission du Parlement chargé du Marché Intérieur, avait dit oui à l’évaluation mutuelle, le sort de l’Union européenne aurait sans doute été différent. Les déficits publics et le chômage auraient disparu. Le referendum sur le Brexit n’aurait pas été positif. Un grand débat public permanent aurait été instauré avec les citoyens. Les Gilets jaunes auraient fait usage de leurs smartphones plutôt que des barricades.

      1. Beaucoup reste possible aujourd’hui

Aujourd’hui, la crise des gilets jaunes est avant tout une manifestation du mécontentement des citoyennes et citoyens. Comme l’indique dans une récente conférence François Séners, rapporteur général de la section du rapport et des études au Conseil d’Etat, « il y a 60% des citoyens en France et dans les autres pays comparables qui sont mécontents du fonctionnement de la démocratie, à peu près autant qui considèrent qu’ils ne sont pas suffisamment associés à la chose publique … et il y a très peu de dispositifs publics associant les citoyens à l’évaluation et au contrôle de la mise en œuvre des politiques publiques ».

Beaucoup reste possible aujourd’hui. Par exemple : en ce moment même, la Communauté urbaine de Bordeaux instruit le marché d’étude du Tableau des indicateurs et des labels Prieur. Michel Prieur a mis au point toute série d’indicateurs pour permettre de suivre les performances des régions, des Etats et des continents en matière de transition écologique. L’ONU peut reprendre ces indicateurs et ces labels, les directives du Paquet climat, le logiciel TaO et le système MeM, de sorte à ce que tous les Etats du monde puissent partager les bonnes pratiques et mettre en œuvre réellement les objectifs de la COP 21. Les marchés pour l’Europe seraient considérables. 100 milliards de dollars ont été budgétés à cette fin en 2020.

« Il n’est de richesses que d’êtres humains. » Une dynamique plus forte encore peut encore être conduite avec les citoyens. Nous verrons, dans un prochain article, comment la créativité de 7 milliards d’êtres humains, cruellement sous-exploitée actuellement, peut-être mise au service d’un Plan Global de Contrôle du Changement Climatique (PG3C), motiver nos concitoyens, changer nos modes de production polluants et permettre d’atteindre les objectifs impossibles, en l’état actuel des choses, que se sont assignés les dirigeants de la planète.

Alain Souloumiac

Expert législatif européen


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31 réactions à cet article    


  • gaijin gaijin 22 janvier 12:39

    « Expert législatif européen » 

    qu’on le pende !

    sans dec la dernière fois que j’ai mis un oeil sur un truc pareil c’est quand j’étais qualiticien : de la bouse de technocrate. çe type de démarche a foutu en l’air les entreprises , est en train de détruire les administrations ( genre hopitaux ) et on voudrait l’étendre a d’autres domaines ?

    non mais allo ?


    • lautrecote 22 janvier 17:10

      @gaijin
      vous devriez lui dire autrement, je pense qu’il n’a pas bien compris smiley


    • gaijin gaijin 22 janvier 18:46

      @lautrecote
      j’essaie comme ça ?
      https://www.youtube.com/watch?v=ii5jR9uC1s0
      mais j’ai peur qu’il ne comprenne pas ..je vais tenter de parler sa langue ....


    • lautrecote 23 janvier 09:58

      @gaijin
      effectivement, pas sûr qu’il comprenne !


    • gaijin gaijin 23 janvier 10:26

      @lautrecote
      je vais lui faire une présentation pp ( avec des flèches qui bougent en général ils aiment bien ...)


    • Attila Attila 22 janvier 16:13

      Citation de Jean-Claude Juncker : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »

      .

      Alors, la participation du citoyen européen c’est de l’enfumage !

      .


      • Alain SOULOUMIAC 22 janvier 16:36

        @Attila
        L’EVALUATION MUTUELLE EXIGENCE DE LA DIRECTIVE SUR LES SERVICES
        Comme l’indique l’article, l’évaluation mutuelle est une exigence énoncée par une directive européenne, prise en application des traités européens. Contrairement à l’affirmation de M. Attila, ce choix démocratique ne peut être considéré contraire aux traités européens.


      • Alain SOULOUMIAC 22 janvier 16:30

        APPROCHE BOUSEUSE ET NON TECHNOCRATIQUE

        Commentaire peu aimable dans un pays qui se réclame des droits de l’être humain et qui a aboli la peine de mort. Du reste, les motifs de la condamnation de M. Gaijin ne sont pas tout à fait clairs : il met en question le « type de démarche » prôné par l’article consacré à La peur du pouvoir, qu’il qualifie de « bouse de technocrate ».

        Le type de démarche que me reproche mon contradicteur prend sa source :

        1/ dans les travaux d’Edouard Deming. C’est le « technocrate » qui a défini l’approche qualité reprise par les normes ISO-9000.

        2/ dans la mise en oeuvre des principes Deming par le Vice-Président Al Gore qui, comme le rapporte l’article, a initié une politique de réformes administratives fondée sur la participation des parties prenantes.

        1/ Les travaux d’Edouard Deming sont à l’origine de l’exceptionnelle réussite économique du Japon (voir le livre de Morita, Made in Japan). Les normes ISO-9000 ont joué un rôle fondamental dans le redressement de nombreuses industries françaises dont l’automobile en général, et Renault en particulier.

        Certes, Deming ayant diffusé sa pensée au Japon à partir de 1947 et les français ayant repris ces principes au début des années 80, notre retard n’a pas encore été entièrement comblé en cette matière. L’approche que je préconise, fondée sur le partage des meilleures pratiques normatives européennes, aurait sans doute à cet égard des conséquences positives  on sait qu’une part non négligeable des progrès de l’industrie résulte des exigences normatives.

        2/ Les réformes administratives de M. Al Gore ont engendré une formidable politique de modernisation des services publics aux Etats-Unis. Cette politique a ceci d’exceptionnel qu’elle fait entrer les citoyens et les parties intéressées dans le dialogue avec les technocrates. Al Gore a réuni les fonctionnaires et les administrés pour examiner quelles exigences des technocrates étaient fondées  ceci a conduit à des divisions par 100. De cette confrontation sont nées d’énormes simplifications pour les citoyens.

        L’article montre les effets extraordinaires de cette politique sur les finances publiques de l’Etat fédéral (voir le graphique des déficits et des excédents). Concernant les difficultés des hôpitaux français, je crois aussi que l’approche bouseuse, que critique M. Gaijin, fondée sur la comparaison des meilleures pratiques régionales et européennes, pourrait aussi avoir des effets salutaires.

        Cette approche n’est en effet pas du tout technocratique. Elle vise à permettre à toutes les parties intéressées, en premier lieu aux citoyens, de comparer et de valoriser les meilleures pratiques du terrain.


        • gaijin gaijin 22 janvier 18:42

          @Alain SOULOUMIAC
          " on sait qu’une part non négligeable des progrès de l’industrie résulte des exigences normatives.

          « 
          mais sait on qu’une part non négligeable de la fermeture des industries en france ( le japon je ne sais pas j’y étais pas ) résulte des exigences normatives  ?

          parce que le système de deming ( et les autres qui s’ensuivent ) soufrent d’un oubli : la quantité d’énergie consommée par le système est exponentielle ....au départ ça donne effectivement des résultat et progressivement ça vampirise les ressources et conduit a l’effondrement ...mais le système ne s’évaluant pas lui même et reposant par ailleurs sur un présupposé erroné : » les mathématiques représentent le réel« d’autres causes sont trouvées : la conjoncture , la concurrence etc .....

           » Concernant les difficultés des hôpitaux français, je crois aussi que l’approche bouseuse, que critique M. Gaijin, fondée sur la comparaison des meilleures pratiques régionales et européennes, pourrait aussi avoir des effets salutaires.

          « 
          sauf que c’est en place depuis sarkozy ( appliquer ce qui réussit dans les entreprises en oubliant qu’on les a sinistrées ) et que ça conduit a
          1 épuisement des personnels
          2 gabégie organisationnelle
          3 baisse de la qualité des soins

           » Cette approche n’est en effet pas du tout technocratique.« 
          non ? c’est de l’humour ou vous ne vous en rendez réellement pas compte ?

           » Du reste, les motifs de la condamnation de M. Gaijin ne sont pas tout à fait clairs"
          j’ai donné , j’y ais même cru et dans mon expérience personnelle ainsi qu’ autour de moi ça conduit inévitablement aux mêmes résultats .....ça fait partie des modes de pensée qui conduisent aujourd’hui des gens a passer l’ hivers sur des ronds points ( associé a des méthodes de management perverses a base d’injonction contraire et autres joyeusetés ) 
          c’est plus clair ?
          wakarimasu ka ?


        • Attila Attila 22 janvier 19:23

          @Alain SOULOUMIAC
          "Concernant les difficultés des hôpitaux français, je crois aussi que l’approche bouseuse, que critique M. Gaijin, fondée sur la comparaison des meilleures pratiques régionales et européennes, pourrait aussi avoir des effets salutaires. « 
          Alors là, faut oser. les témoignages des personnels soignant sont nombreux : l’application des méthodes technocratiques abouti à un surcroît de travail administratif. Sans augmentation du nombre de personnel, un surcroît de travail administratif c’est une moindre présence des soignants auprès des malades, d’où une dégradation de la qualité des soins.
          J’ai lu le témoignage d’une sage-femme il y a quelques années :
           »Dans mon service, les médecins sont joignables par des bips. Quand les piles sont usées, ils doivent faire une demande sur une liasse en 3 exemplaire. Au bout de 3 semaines ils ont des piles neuves. Résultat : les médecins achètent eux-même les piles.
          Moi sage-femme, si j’ai besoin d’une poche de sang -produit dont la diffusion est strictement réglementée et surveillée— , il me suffit de passer un coup de téléphone et je reçoit la poche sang au bout de 10 minutes.
          Explication : les poches de sang sont fournies par circuit hors de la gestion de l’ingénieur qualité.
          "

          .


        • Alain SOULOUMIAC 22 janvier 19:48

          @Attila
          Bonsoir. J’ai bien noté les défaillances que vous signalez. Je transmets à un de mes amis qui est ingénieur qualité dans le domaine de la santé. J’espère qu’il entrera en contact avec vous. Mais évidemment c’est un problème structurel. Il faut trouver et mettre en oeuvre des remèdes permanents. Cordialement.


        • Attila Attila 22 janvier 22:29

          @Alain SOULOUMIAC
          C’est gentil mais ça fait quelques années que les médecins des structures n’ont plus de bip.

          .


        • GilbertMounier 5 février 11:28

          @Attila
          La démarche qualité gestion des risques repose sur l’analyse des dysfonctionnements au plus près des professionnels et des patients accompagnés

          L’exemple décrit par cette sage femme prouve que les services techniques sont contributeurs de la prise en charge de part la gestion des piles

          L’ingénieur qualité contribue modestement à la rencontre des tous ces acteurs dans un système partagé où chacun contribue à la prise en soins selon ses compétences et en cohérence avec tous 

          Merci M. Souloumiac de nous partager votre vision 

          G Mounier www.faqss.eu


        • Alain SOULOUMIAC 5 février 12:27

          @GilbertMounier
          LE ROLE FONDAMENTAL DES REFERENTS DANS LE PROCESSUS QUALITE
          Merci à Gilbert Mounier pour sa réponse à Attila.
          Dans la révolte des gilets jaunes contre le pouvoir, la critique du décideur unique est un thème généralement repris.
          La bonne gouvernance ne se décrète pas. C’est un processus de mise en oeuvre dans une organisation.
          La qualité est consensuelle. Le consensus réside dans la manière de répondre aux attentes.
          Ce n’est pas à un pouvoir unique de décider des réponses à apporter. Il revient aux parties prenantes de délibérer sur les attentes et sur la réponse qu’il convient de choisir. Cette délibération dépend pour une part importante des intermédiaires formés à ces débats sur le terrain que sont les référents (ingénieurs qualité). 
          Le rôle du pouvoir unique est de s’assurer que partout et à tous les échelons ce processus existe et que les moyens existent pour satisfaire à ses exigences.


        • Alain SOULOUMIAC 22 janvier 19:26

          @Gaijin

          L’HIVER SUR LES RONDS POINTS

          Oui, Gaijin a raison. Oui, c’est dur de passer l’hiver sur les ronds points. Oui, ce n’est pas pour rien. Oui, c’est un signal grave. Oui, cela ne va pas dans notre pauvre pays. Oui, on revient à la loi d’airain : burnout et salaires de misère. Oui, les gilets jaunes doivent être entendus. Oui, cela ne doit pas s’arrêter là. Oui, les citoyens ont le droit d’évaluer ce qui se passe et de demander des comptes. Oui, la technocratie qui s’abrite derrière des règlements dévoyés est pour une bonne part responsable.

          L’évaluation des citoyens doit pouvoir jouer de manière permanente pour l’éliminer. Tel est bien l’objet de mon article.

          Mais pas Deming, pas Al Gore. Deming c’est la traçabilité des dysfonctionnements que vous signalez et la politique d’amélioration continue. Les principes Deming condamnent sans appel l’épuisement du personnel, la gabegie organisationnelle et la baisse de qualité des prestations.

          Pas Al Gore. Al Gore, c’était la technologie au service du progrès et c’est, aujourd’hui, une lutte épuisante (il a 70 ans) et passionnée contre le réchauffement climatique. La route qu’il trace ouvre les chantiers de la croissance verte : les véhicules non polluants, les immeubles zéro énergie, l’alimentation bio... C’est la croissance et l’emploi.

          Une des grandes causes de la gabegie réside dans l’absence de protection du patrimoine technologique, dans le pillage de nos entreprises, dans les délocalisations débridées vers les pays à bas coût de main d’oeuvre qui reviennent ensuite détruire ce qui reste du tissu économique. Cela fait maintenant quarante ans que cela dure. On voit ce dépeçage se dérouler devant nos yeux et on ne réagit pas. J’espère avoir la chance d’en parler dans le second article consacré à la libération de la création citoyenne.


          • gaijin gaijin 22 janvier 19:34

            @Alain SOULOUMIAC
            « Les principes Deming »
            mais c’est pas les principes le problème ....le problème c’est les faits !
            trop de principes , trop de théorie et pas assez de bsp ( bon sens pratique )
            regardez le commentaire d’attila plus haut ...


          • Attila Attila 22 janvier 21:41

            @gaijin
            Derrière les principes, il y de l’idéologie et de la lutte pour le pouvoir. Dans les structures de santé, le type de logorrhée de l’auteur sert à noyer le poisson. Il y a un truc qui emmerde profondément les gestionnaire de santé, c’est la déontologie médicale qui bloque parfois l’application de leurs méthodes. Pour la contourner, ils inventent sans cesse de nouveaux « concepts » : « gouvernance en santé », « complexité en santé », « démarche qualité », etc.
            Le pire est que ça marche, les médecins d’aujourd’hui sont beaucoup plus soumis à l’administration.

            .


          • gaijin gaijin 23 janvier 10:24

            @Attila
            « Derrière les principes, il y de l’idéologie et de la lutte pour le pouvoir. »

            bien entendu
            « Le pire est que ça marche, les médecins d’aujourd’hui sont beaucoup plus soumis à l’administration. »
            c’est tout le principe je l’ai vu dans l’industrie : ne pas laisser gérer les choses par les gens qui disposent des compétences ....et peu importe les résultats vu que les administrateurs sont des robots interchangeables a une époque on « passait » un pdg par an , tous les mêmes ( des macrons je l’ai reconnu quand je l’ai vu la première fois ...et je me suis dit p.....la merde ) faisant tous les même discours hyper motivant a l’arrivée , appliquant les mêmes méthodes et obtenant les mêmes résultats ...( étonnant non ? )
            par contre aucun d’entre eux ne venait jamais « en bas » il préféraient leur monde virtuel de power point et d’histogrammes

            ( on n’avait jamais droit a un discours de départ non plus ....)
            personne ne semble leur avoir expliqué qu’une méthode permettant d’être plus compétitif que les autres ne fonctionne pas quand tous les autre appliquent la même .....


          • keiser keiser 23 janvier 09:23

            Intéressant, cette usine à Gaz franco-allemande Eurefer.

            Elle préconise une sorte de participation pour une meilleure compréhension.

            Et hier, les deux ultralibéraux ( la vieille et le jeune gérontophile ) ont fait exactement le contraire.

            " son Président d’honneur, a émis l’idée de construire un observatoire qui placerait les citoyens au centre de la gouvernance européenne. "

            Et ben bravo ! c’est réussi.

            La prochaine fois, ils nous apprendront le verbe enfumer en privilégiant la technique des usines à gaz.

            Elle est pas belle l’europe !? ...



            • Alain SOULOUMIAC 23 janvier 10:57

              @keiser
              LES ETOILES NE SONT PAS SEULEMENT DES USINES A GAZ
              Ce que l’article propose, c’est d’introduire la technique Trip advisor, Amazon et autres permettant au citoyen de noter la qualité des produits et services qu’ils ont expérimentés.
              Je ne vois pas ce qui vous faire dire qu’il s’agit là d’enfumage : il s’agit de donner aux citoyens le pouvoir de faire connaître leur satisfaction ou non sur les services politiques et administratifs qu’ils reçoivent
              et également d’indiquer leur préférence sur les services qui ont leur préférence et qu’ils pourraient recevoir.


            • keiser keiser 23 janvier 09:53

              « grâce à une vision en temps réel de la préparation des lois et règlements de transposition  »

              « Aucun parlementaire n’a lu la moindre trace de ce traité », s’énervait aussi le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, sur France 2, le 16 janvier. Et en effet, le texte en intégralité n’a été rendu progressivement public par le site spécialisé Contexte, puis par l’Elysée et par le ministère des Affaires étrangères, qu’à partir du 15 janvier. Désormais, tout le monde peut le télécharger et le lire en entier. ( Le Parisien )

              No comment.


              • Alain SOULOUMIAC 23 janvier 11:00

                @keiser
                Je ne saisis pas le sens de votre commentaire. Merci de préciser.


              • keiser keiser 23 janvier 11:17

                @Alain SOULOUMIAC
                 Salut
                je me serais trompé d’adresse en étant hors sujet ?
                Au début de l’article, vous parlez bien de « Eurefer » ?
                Qui serait une sorte de lien entre les euro-technocrates et le citoyen.
                Alors et au vu de ce qui vient de se passer avec le traité d’Aix la Chapelle.
                Il me semble qu’il y a comme un petit couac dans la communication.
                Et aussi que les deux protagonistes donnent l’impression d’avoir fait leur petite cuisine entre eux deux.
                En plus, si aucun parlementaire n’a pu avoir accès au texte du traité.
                Nous sommes loin des promesses de Eurefer.
                Enfin il me semble, n’est il pas ?
                Si j’ai tout faux, je retire tout ce que j’ai dit.


              • Alain SOULOUMIAC 23 janvier 12:19

                @keiser
                L’INGENIERIE POLITIQUE
                Vous avez très bien compris que l’article veut dire.
                La peur du pouvoir est la crainte pour lui de perdre ses facultés de décision discrétionnaire. Cette crainte explique toutes les réticences initiales des décideurs contre les politiques d’assurance qualité.
                L’assurance qualité tend à organiser un processus faisant en sorte que l’organisme, chargé de délivrer des produits ou services au bénéfice de tiers, assume le mieux possible cette tâche en fonction des besoins du terrain. Le décideur (ministre, magistrat, médecin, contremaître etc...) pense qu’il est dépossédé de son pouvoir et ne veut pas de ces processus. Ensuite dans la pratique, au vu des résultats, la plupart des décideurs se félicitent des gains procurés par le nouveau système.
                Eurefer dans cette affaire n’est qu’un intermédiaire. Les référents font en sorte d’informer les citoyens sur les décisions préparées ou prises par le pouvoir et, lorsque les citoyens ont émis leurs notes et commentaires, compilent ces appréciations, en effectuent la synthèse et la publient.
                Dans les échanges que j’ai eu sur ce projet, mes interlocuteurs m’ont souvent parlé de laisser libre jeu à « l’ingénierie politique ». Je me suis demandé ce que cachait ce terme. De manière plus triviale, il s’agit d’arbitrages fins, de cuisine et clientélisme ; de choses en général peu avouables. Ceci explique la peur du pouvoir : la peur de transparence.
                Pourtant, le premier souci du décideur politique, c’est d’être renommé ou d’être réélu. Il est clair que ses chances seront plus grandes si les citoyens sont satisfaits de son action. Comme les autres décideurs, une fois ses craintes vaincues, il devrait se féliciter de la valeur ajoutée par l’Observatoire des citoyens européens.


              • keiser keiser 23 janvier 20:14

                @keiser

                " Le décideur (ministre, magistrat, médecin, contremaître etc...) pense qu’il est dépossédé de son pouvoir et ne veut pas de ces processus. Ensuite dans la pratique, au vu des résultats, la plupart des décideurs se félicitent des gains procurés par le nouveau système. "

                C’est à mon tour de ne pas bien saisir.
                je travaille justement dans l’ingénierie ( génie civil ).
                Je ne considère pas être en possession d’un pouvoir particulier.
                C’est une chaine de compétences, pour arriver à un produit fini et livré correctement.
                Je ne vois pas en quoi Eurefer aurait une influence sur mon travail.
                Nous sommes assommés par des normes que des technocrates décident de nous faire appliquer ( DTU, RT, etc ... ).
                En cela, je ne vais pas me référer à Eurefer .
                Un exemple :
                Dernièrement un cerveau supérieur a décidé d’interdire les cheminées à foyers ouverts dans le neuf.
                Quelques mois plus tard, rétropédalage.
                Que de temps perdu, à cause de vos fameux décideurs.
                A la différence de votre ingénierie politique, nous sommes dans des applications réelles.
                Nous ne pouvons faire des pirouettes quand à un travail mal fait, qui justement, pourrait mettre cette chaine de compétences en difficulté.
                Et dans l’instant :
                J’entends un journaliste chroniqueur, nous parler à ce sujet de discontinuité spatiale.

                Mais ceci en toute cordialité, bien sur ... smiley


              • Alain SOULOUMIAC 24 janvier 08:16

                @keiser
                LA PEUR DE DEPOSSESSION
                En généralisant trop, j’ai rendu mon message un peu confus.
                La plupart des personnes responsables qui ont été confrontées à la mise en place d’un processus qualité s’y sont opposées. Elles ne comprenaient pas que des tiers (les qualiticiens, ici les référents) sans compétence dans leur matière viennent leur dicter une conduite. La qualité dicte certes des conduites, mais pas celles que les qualiticiens décident. Les qualiticiens cherchent à formaliser les exigences attendues par la demande, tracent les écarts et mettent en oeuvre de concert avec les responsables un processus d’amélioration continue pour répondre à ces exigences.
                Au début de la mise en place du processus, cette peur est générale et touche tous les responsables, quel que soit l’échelon auquel il se trouve dans la hiérarchie.
                Eurefer ne concerne que les décideurs politiques et administratifs. Ces décideurs agissent par voie de lois, de règlements, d’incitations fiscales et de services. Une plateforme numérique (Module d’évaluation Mutuelle) est mise en place pour permettre de recueillir les exigences attendues par les citoyens dans chacun des territoires concernés (les différents Etats membres de l’UE  parfois aussi les Régions). Les référents ne sont là que :
                1/ pour stocker dans la base les différentes données réglementaires et les rendre accessibles aux citoyens. 
                2/ rédiger les rapports faisant la synthèse des commentaires sur la moyenne des notes affectées à chaque mesure comparée.


              • gaijin gaijin 23 janvier 10:31

                " Pour que la confiance se maintienne entre deux scrutins, il est nécessaire que les citoyens puissent évaluer le déroulement de la gouvernance et être assurés que leurs capacités créatives sont prises en compte.

                plus simple : il faut des dirigeants qui la méritent la confiance !

                les méthodes d’enfumage sont usées jusqu’à la corde et ne fonctionnent plus ....


                • Alain SOULOUMIAC 23 janvier 11:17

                  @gaijin
                  PLEBISCITE ET DEMOCRATIE
                  Il existe des systèmes où on délègue à un individu la prise de décision. On espère que cet individu va prendre les bonnes décisions et honorer notre confiance.
                  Il y a d’autres systèmes où on organise la décision de plusieurs individus. On espère que la délibération de plusieurs sera meilleure que celle d’un seul.
                  Le test de la Nasa démontre que, sauf les cas d’extrême urgence, le second système est toujours supérieur.


                • gaijin gaijin 23 janvier 11:31

                  @Alain SOULOUMIAC
                  « Le test de la Nasa démontre que, sauf les cas d’extrême urgence, le second système est toujours supérieur. »
                  parce que la nasa travaille avec des individus a peu près équivalents ....
                  « mettez 20 cons dans un pièce ça ne fera toujours pas un prix nobel »
                  marc alevy : https://www.youtube.com/watch?v=ojesdVXrK3k
                  mais ça n’est pas la question : on parle de confiance ...la confiance s’ acquiert par l’honnêteté pas forcément par la performance ...une fois de plus ce que je reproche a votre modèle de pensée c’est de ne vous permettre de voir que le quantitatif et pas le qualitatif ....


                • Xenozoid Xenozoid 23 janvier 20:22

                  faut pas avoir peur,il faut le connaitre,le comprendre et le dresser, spécialiste ou pas,et surtout ceci ,ne rentre pas dans son jeu


                  • Alain SOULOUMIAC 24 janvier 11:34

                    PRECAUTION ET INNOVATION

                    Oui, il ne faut pas avoir peur. Ou plutôt, il faut reconnaître sa peur. La peur amène à refuser, à fuir et à se cacher. Elle interdit souvent de voir la solution. Une fois qu’on devient conscient que c’est la peur qui nous fait agir, on peut commencer à la connaître et à la comprendre. A ce moment on peut peser la valeur de la réaction, de l’interdiction et de l’empêchement d’agir qu’elle suscite. 

                    Alors, on devient libre. On peut prendre la bonne décision. On n’a pas besoin d’être spécialiste. Mais il faut au préalable connaître le terrain, obtenir toutes les informations et tous les avis nécessaires.

                    C’est bien l’idée de cet article.

                    Voir aussi :

                    https://lib54.wordpress.com/2013/09/22/pouvoir-de-la-peur-et-peur-du-pouvoir/

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